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 L'Occultisme en question

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Jean-Charles.

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MessageSujet: L'Occultisme en question   6/11/2008, 11:24

Dans le flot d'informations fournies par le forum, il y'a une récurrente qui concerne les loges occultistes comme la Franc-Maçonnerie, Skull and Bones, les Illuminati. Cependant, force est de constater que passée la seule citation de ces groupes, le flou total s'abat quant à leur origine et à leur doctrine réelle. La solution de facilité consiste alors à tout mettre dans le même sac. C'est une erreur.

Pour bien saisir les enjeux, il faut considérer l'Histoire du monde comme une perpétuelle lutte mages blancs et mages noirs. Lutte totale ayant tous les terrains de combat possibles. C'est, en effet, à très haut niveau que ce joue tout. Bien entendu, cette réalité échappe à la masse grise, ni bonne ni mauvaise, terriblement influençable et les mouvements vaguement occultistes qui fleurissent ça et là ne sont pas concernés par le présent sujet.

Un point central de l'histoire de ces loges dans l'histoire moderne est la mise à mort par l'Eglise catholique du Catharisme et, peu après, des Templiers. C'est deux mouvements furent les dépositaires d'un occultisme blanc bien en contradiction avec les enseignements de Rome, en particulier sur le thème central de la Réincarnation...

D'un côté, la sève spirituelle découlant de la clairvoyance, de l'autre le froid dogme.

Je vous propose donc un aperçu de la doctrine Cathare car elle est en lien avec ce qui deviendra la Franc-Maçonnerie.



_______________________________________







Citation :
Le Catharisme

« Nos sabem que em de Deu
e totz le mons es pausatz en malignitat *»



Il est peu d’endroits de notre terre européenne qui se revête d’une aura plus héroïque et tragique que Montségur, cette citadelle du vertige campée sur son pic en terre d’oc et qui défia si longtemps la toute-puissance des papes et de leurs armées ; de leur terrible Inquisition aussi. On ne saurait évoquer ce nom sans évoquer du même coup la tragédie qui l’inscrivit à jamais dans l’Histoire : l’épopée de la Croisade et de ce qui en fut l’âme, le Catharisme.

Beaucoup d’entre nous connaissent, en effet, au moins l’essentiel, de ce que fut l’atroce "croisade" et la trace sanglante qu’elle laissa sur l’Occitanie, mais bien peu
cependant se font une idée claire de ce qui la motiva : une tradition religieuse enracinée à la source même du christianisme originel, en dénégation radicale de ce que prétendait être, depuis sept siècles, l’Eglise de Rome.




Contrairement à ce que pensent aujourd’hui beaucoup de nos amis, la "Croisade" contre les Cathares ne fut pas une simple entreprise de spoliation militaire hypocritement fondée sur un vague prétexte d’hérésie dogmatique, mais bien, au contraire, la réaction brutale et féroce d’une Eglise parée des oripeaux du vieil Empire constantinien, face à une conception spirituelle remettant de fond en comble en question sa puissance temporelle et son hégémonie sur les âmes. Réaction par le fer et par le feu d’une autorité toute matérialiste donc, entièrement fondée sur l’ancien droit romain face à une société occitane en pleine régénération spirituelle sous l’influence d’une tradition remontant aux sources mêmes du christianisme ésotérique.

LE CHRISTIANISME ESOTERIQUE

Qu’est-ce que ce christianisme ésotérique, cette force spirituelle suffisamment invincible, jusque chez les humbles, pour que l’Eglise de Rome n’ait eu d’autres moyens de l’extirper que par la terreur, le massacre et les supplices ? Le simple fait de poser cette question terrible illustre déjà le fait que l’Eglise de Rome usurpait, depuis des siècles, sa qualité de chrétienne. Nos jeunes (et moins jeunes) "Païens" si enragés contre les "Chrétiens" feraient bien d’y réfléchir.

On a raconté beaucoup d’âneries sur le catharisme et, en premier lieu, les Catholiques. Le mot en lui-même, du grec katharos, enferme l’idée de pureté, de purification, condition préalable et sine qua non de l’antique initiation païenne autrefois, de cette si mystérieuse initiation dont on n’a plus aucune idée de nos jours, et qui fut pourtant le fondement, la source, partout de par le monde, du paganisme ancien véritable. Car l’Initiation, n’en déplaise à nos bons ecclésiastiques, ne fut, en aucune manière, une spécificité païenne ; les premiers Chrétiens la pratiquèrent couramment depuis celle de Lazare-Jean par le Christ Lui-même ; mais cela nous entraînerait trop loin... La place nous étant limitée, je vais donc ici "couper à travers champs", si je puis dire.

Au XIIème siècle, lorsqu’un théologien catholique, docteur ou non, souhaitait éclaircir un point de doctrine, il commençait par se référer « aux Ecritures », qu’il disséquait en subtiles analyses – qu’on songe aux querelles byzantines sur le sexe des anges ! – on réunissait ensuite colloques ou conciliabules, et l’on votait enfin la bonne réponse à la majorité ; la vérité, comme vous le savez, se trouvant toujours dans le plus grand nombre...

Le Cathare confirmé, lui, ne procédait pas ainsi. Il ne lui serait jamais venu à l’esprit de rechercher une vérité spirituelle, en premier lieu dans des livres ou par des "raisonnements", si subtils fussent-ils, mais directement à sa source, c’est-à-dire dans le monde spirituel lui-même, dans la réalité suprasensible elle-même et ce, par le moyen de ce qu’on appelait, en ce temps-là, chez eux, le Consolament, autrement dit la révélation clairvoyante directe des faits recherchés, par purification morale et imposition des mains en vue de l’éveil intérieur. En fait, ce que toute l’Antiquité païenne désigna toujours sous le nom d’"Initiation", ni plus ni moins. Vous avez là, en raccourci l’essentiel de ce qui différenciait l’Eglise romaine, temporelle, exotérique, de l’Eglise spirituelle, ésotérique, des Cathares. Celle-ci platonicienne, et celle-là aristotélicienne, tirant sa référence de St Augustin, ancien auditeur manichéen dépité de n’avoir jamais été jugé digne d’être initié.

SOUS LE SIGNE DU GRAAL

Il convient donc d’énoncer maintenant brièvement, sans langue de bois, ce qu’était l’Initiation justement : l’évolution progressive et secrète de l’être intérieur en vue d’établir une relation consciente avec le monde spirituel, et ce par le développement méthodique des facultés de perception supra-sensorielles de l’Homme. Voilà, clairement défini, ce qu’on entendait, en ce temps-là, par Initiation : ce qu’on appelait, à l’origine, chez les premiers chrétiens, la disciplina arcani, les "mystères" chrétiens – les vrais – dans la droite ligne de ceux d’Eleusis ou d’Ephèse, si vous voulez, pas ces creuses postulations dogmatiques ex cathedra que Rome affubla plus tard de ce nom pour tenter de faire pièce à tout ce qui pouvait, de près ou de loin, se rattacher à l’ancienne Gnose objet de toutes ses malédictions.

Profane et jaloux de son emprise sur les âmes, le clergé romain ne pouvait accepter que des individus libres pussent se relier (lat. religere / religio) au monde spirituel indépendamment de sa toute puissante autorité, et puiser ainsi à sa source une Connaissance Spirituelle – ou Gnose – en contradiction souvent profonde avec sa propre dogmatique – à commencer par l’enseignement de la réincarnation que professèrent pourtant longtemps sans états d’âme plusieurs d’entre les plus éminents Pères de l’Eglise (en fait jusqu’en 553). C’était, pour ce clergé ambitieux, cupide et tout préoccupé de puissance temporelle, tout simplement inacceptable. Il fallut rien moins que cinq croisades pour extirper cette vieille sagesse.

En quoi consistait-elle ? Nous l’avons dit : avant tout, en une expérience spirituelle directe de la présence divine dans l’aura de la terre, mais aussi, surtout, de ce qui avait changé dans cette réalité spirituelle par rapport aux anciens mystères du fait de l’Incarnation de l’entité solaire du Christ à l’aube de notre ère.

C’est cette expérience du Logos intérieurement vécue jadis par Paul sur le chemin de Damas que renouvelait, à des degrés divers le Consolament cathare. Et c’est cette transmission initiatique directe, ininterrompue, qui devait se répandre ensuite, par Denis l’Aréopagite jusqu’à St. Clément d’Alexandrie et Origène, d’une part, et, par Mani surtout, jusqu’à l’autre bout du Turkestan chinois, d’autre part. Ce fut là, mille ans plus tard, via les Albanais du Caucase et les Bogomiles des Balkans, ce qu’héritèrent ces Cathares albigeois pour qui la mort dans le feu parut toujours infiniment préférable à l’eau bénite des pharisiens mitrés de Rome. Un secret qu’il fallut enfouir, mille ans durant, sous le symbole du Saint Graal et du Sang.




Ce qu’il faut bien comprendre dans le catharisme, c’est qu’il fut une résurgence pleine de sève du christianisme ésotérique originel en radicale opposition avec le catholicisme, un christianisme initiatique par conséquent, et comme tel rigoureusement fondé sur une tripartition en trois ordres humains selon le corps, l’âme et l’esprit : les croyants, les auditeurs et les initiés proprement dits – hommes ou femmes – les parfaits ou bons-hommes. De ces trois catégories de l’Eglise cathare, seuls ces derniers, disons le tout de suite, faisaient vœu de chasteté, tout autre membre de l’Eglise étant libre de s’unir à une femme et de fonder une famille qu’aucun sacrement du mariage ne vint jamais "sanctifier". Le véritable « mariage » étant, en l’occurrence, l’union consciente de l’âme avec sa propre « forme de Lumière » (ou hiérogamie), autrement dit le « deux en une seule chair », au sens propre du terme, de l’ancienne Initiation païenne (ce que les Nordiques désignèrent notamment comme l’union, post mortem ou non, de l’âme avec sa Valkyrie).

LA LOI DES REINCARNATIONS

Brosser un aperçu, même sommaire, de cette grandiose Weltanschauung dépasserait largement le cadre de ce bref article. On peut cependant, sans la trahir, en citer les points essentiels :

- Un seul Dieu génère – non pas le monde physique – mais le Plérome spirituel des Neuf Hiérarchies divines, la 10ème, en gestation, étant l’Homme, à l’origine cosmique.

- Un double Principe entraîne l’évolution des êtres : celui du Bien, le Christ solaire, et celui du Mal, Satan (Ahrimane). Ce dernier crée le monde physique « avec la permission de Dieu » et y enferme les âmes humaines séduites par Lucifer « dans des tuniques de peau », c’est-à-dire dans des corps de chair mâles et femelles, morcelant ainsi le Grand Homme cosmique, Adam (l’Ymir nordique), en une multitude d’âmes individuelles désormais confrontées à l’erreur et au mal, certes – mais, de ce fait, aptes à le vaincre en développant petit à petit leurs propres forces de conscience et d’amour envers l’univers. (Il n’y a donc pas "péché originel" au sens catholique du terme, mais épreuve du feu si l’on peut dire, Dieu ne pouvant pas ne pas avoir prévu que la créature humaine encore innocente ne pourrait, tout d’abord, que succomber à la force séductrice d’une entité aussi supérieure à elle que Lucifer).

- La purification s’effectue dès lors, d’une part selon ce que la sagesse aryenne désigne comme la loi du Karma, au fil de multiples incarnations alternativement féminines et masculines, et, d’autre part, en s’unissant progressivement au corps de vie du Christ en vue de reconstituer le « second Adam », c’est-à-dire, en définitive, en vue d’achever la création de la dixième Hiérarchie. L’Homme devenant alors, en quelque sorte, co-rédempteur de la Nature entière.

Voilà ce que l’on peut dire ici, très partiellement, de cette religion cathare qui fit trembler Rome, et qui prolongeait, en fait, sans solution de continuité, l’ancienne sagesse païenne et notamment celle de Zarathoustra (le vrai, pas celui de Nietzsche). Ce Zarathoustra perse annonçant, dans le 19ème yasht du Zend Avesta, l’Incarnation de Celui « qui descendra sur le Sauveur victorieux et sur ses apôtres quand viendra le vivant Triomphateur de la Mort » ; ce qui devait s’accomplir pour les Manichéens cathares, non à la naissance de Jésus comme l’enseignent les Catholiques, mais lors du baptême dans le Jourdain, trente années plus tard, à l’endroit le plus bas de la terre, au plus profond de l’empire minéral du "Prince de ce monde".

Telle fut, pour l’essentiel, cette religion qui restera probablement la plus persécutée de toute l’Histoire – non point parce qu’elle bouleversait l’ordre féodal établi (les Cathares ne possédaient rien, ni n’ambitionnèrent jamais quelque pouvoir politique que ce soit, ce qui leur acquit justement, d’ailleurs, la bienveillance des autorités civiles) – mais bien parce que leurs mœurs pures et leur désintéressement juraient par trop avec l’arrogance et la corruption du clergé de Rome dont tout le peuple – y compris les nobles et les soldats – se détournait en masse ; à la grande fureur de la Papauté et de ses acolytes. La « Sainte » Inquisition y mit rapidement – avec l’obligeant concours du bras séculier – bon ordre. Par la torche et le glaive. Vous connaissez la suite.

W. Helm

* « Nous savons que nous sommes d’origine divine et que le monde entier est au pouvoir du Malin ». (I Epitre de Jean, 5, 19)
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Aurelien

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   6/11/2008, 13:18

Il faudrait plus de posts de ce genre, l'occultisme etant la colonne vertébrale du NOM.
Il faudrait aussi plus poster sur les thémes historiques car tout ce que l'on nous enseigne à l'école n'est que pure fumisterie.

Un petit détail me turlupine dans la doctrine cathare, c'est la présence du personnage de Lucifer.
Içi il est assimilé à Satan et de plus à l'origine ce n'est pas un personnage biblique.
On a traduit une fois "étoile du matin" en " Lux Feres" (celui qui apporte la lumiére) dans un passage concernant un ange déchu.
Des centaines d'années ont passés et l'église continue sciemment à les confondre surement pour mieux nous tromper.
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Jean-Charles.

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   6/11/2008, 17:05

Répondre à cette question n'est pas sans embarras car il faut, pour se faire, aborder avant le thème de Clairvoyance. Pourquoi ? Parce que polémiquer des heures durant sur la bipolarité du mal ou non, c'est en revenir à la querelle sur le sexe des anges que dénonce l'article sur les Cathares.

Qu'est ce que la Clairvoyance. Pourquoi est-elle si peu répandue ?

Le terme de clairvoyance est souvent, à une époque où les termes, à force de se confondre, finissent par ne plus rien vouloir dire, utilisé comme synonyme de perspicacité. Or son sens véritable est "éveil des organes de perception spirituelle". C'est à dire pour être clair, de la faculté de percevoir directement les mondes supérieurs immatériels, "l'au-delà".

A l'origine, tous les hommes la possédaient et le simple fait de l'affirmer n'est pas sans conséquence sur l'enseignement officiel de la préhistoire. Cette clairvoyance ne se perdit que progressivement vers - 3000 avjc. C'est ensuite que l'homme sombra dans l'age noir dans lequel nous vivons mais qui n'est pas définitif (en réalité il est même déjà fini...). Par toutes sortes de techniques variant selon les ages et les peuples, certains individus purent maintenir, jusqu'à un certain degré, la clairvoyance. C'est de ces hommes que naquirent les castes de prêtres. Puis, peu à peu, il ne resta que quelques Clairvoyants marginalisés et le dogme régna par le fer...

C'est de cette Clairvoyance que les Cathares purent affirmer la dualité du mal en deux entités diamétralement opposées : Satan (aussi appelé par son nom perse d'Ahriman) et Lucifer.

Je poste d'abord un sujet en rapport avec ce que je viens de donner. la dernière partie concerne la fameuse pyramide, objet et symbole de bien des phantasmes.


Dernière édition par Jean-Charles. le 6/11/2008, 17:18, édité 1 fois
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Jean-Charles.

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   6/11/2008, 17:07

Citation :
Sagesse païenne - Foi chrétienne


Dans le cadre de l'actuelle expansion de la revue, et compte tenu de l’intérêt soutenu d'un nombre, semble-t-il, important de nos jeunes (et moins jeunes) lecteurs pour le paganisme et la spiritualité « Sang et Sol » qui s’y rattachait autrefois directement, nous nous sommes interrogés sur l’opportunité de "débroussailler" quelque peu cette question touffue, mais dont beaucoup se font aujourd'hui une idée tout à fait fausse ou bien trop naïve. Nous nous proposons donc d'évoquer ici ce sujet au fil d'une série d'articles — et ce, non du point de vue mythologique incessamment repris dans les ouvrages dits de référence — mais selon l'optique de l'ésotérisme ancien véritable qui, comme on le verra, ne signifie pas forcément verbiage abscons ou charabia.

Il faut bien savoir, en effet, qu'avant d'être une mythologie, la science des dieux païens fut d'abord "religion", c'est-à-dire, ainsi que le mot l'indique, au sens propre du terme "l'art de se relier au monde spirituel" en vue d'en rapporter une connaissance stable autant que sûre: la Connaissance par excellence.

Que faut-il entendre par "Spirituel", mot souvent très vide en ces temps matérialistes, sinon tout à fait fumeux pour beaucoup? En donner une définition abstraite de plus n'apporterait pas grand chose, car l'abstraction intellectuelle, au sens rationaliste du terme, est précisément ce qui retranche l'esprit humain du Spirituel et le "gèle" dans l'idée morte, autrement dit dans le matérialisme justement. Une autre approche est nécessaire. Elle peut se déduire de la célèbre histoire de la pomme dont la chute aurait permis au bon Newton de formuler les lois de la gravitation universelle, base de notre orgueilleuse science actuelle, laquelle, si elle explique en effet fort bien les lois qui font tomber les pommes des arbres, ne parvient toutefois nullement à expliquer ce qui les y fit "monter" auparavant...

Car si ce sont bien les lois de la matière inerte – c'est-à-dire morte – qui font tomber les pommes sur le crâne des honnêtes gens, ce sont au contraire celles de la Vie qui les ont fait monter ; le second processus étant infiniment plus difficile et délicat que le premier ! Tout scientifique actuel sait faire tomber une pomme et vous l'expliquera volontiers, mais aucun, soyez-en sûrs, ne parviendra de nos jours à faire pousser la moindre reinette sur la branche d'un pommier mort...

Les lois de la matière actuellement si bien maîtrisées par ce qu'il est convenu d'appeler la "Science" ne concernent en réalité (quoi qu'en puissent laisser penser certaines manipulations) que le minéral inerte et rien d'autre. Le domaine du Vivant lui échappe désormais – et c'est heureux ! – entièrement, car le Vivant est déjà du domaine de l'Esprit dont il est, en quelque sorte, le premier degré, le stade intermédiaire.

Aujourd'hui, en cet Âge Sombre où nous vivons, la conception dite scientifique de la Matière se réduit donc, en tout et pour tout, au minéral et pour tout dire au cadavre que les petits malins s'échinent à scaneriser, disséquer, voire viviséquer en petits morceaux. Il faut insister là dessus. Il n'en fut pourtant pas toujours ainsi. « Qui brise quelque chose pour découvrir ce qu’elle est a déjà quitté la voie de la sagesse » fait dire Tolkien à son Gandalf. Les anciens Sages le savaient bien jadis qui considéraient la Matière, non seulement en son règne minéral, mais dans la totalité de ses quatre règnes minéral, végétal, animal et humain et voici pourquoi.





• LES QUATRE RÈGNES

Lorsque les clairvoyants d’autrefois considéraient une pierre ils n’y voyaient qu’un corps physique. Mais lorsqu’ils portaient les yeux sur une plante s’y ajoutait alors quelque chose d’autre, quelque chose dans laquelle les Grecs voyaient une parcelle de l’Éther de Vie du monde, d'où la désignation de corps (ou forme) éthérique qu'ils lui donnèrent. Si, de l'arbre, ils tournaient ensuite leur regard sur l'animal, ils en percevaient encore bien les corps éthérique et physique, mais également un troisième élément sensitif ou sensible que la clairvoyance antique désigna comme l'anima, l'âme, et lorsqu'ils considéraient enfin l'Homme un quatrième élément très individualisé se dévoilait alors à leur regard intérieur qu'ils nommèrent pneuma, "souffle (divin)" ou esprit. C'était là jadis, dans les cercles initiés du "paganisme", en quelque lieu que ce fût, la base de la connaissance humaine.

Un homme (ou une femme*) n'était donc pas du tout, à cette époque, ce que l'on en dit aujourd'hui : un corps physique charnel, alliage temporaire d'eau, de carbonate de chaux etc., mais un ensemble de quatre éléments : le corps physique proprement dit et sa forme-éther vivante intimement unis, le jour, à une enveloppe suprasensible, l'âme, et à ce que l'on peut appeler l'étincelle-esprit différenciant précisément l'homme de l'animal.

Mais ce que les Anciens remarquèrent encore c'est que ces quatre éléments constitutifs de l'Homme se dissociaient au cours du sommeil: les corps physique et éthérique étant alors abandonnés tout à la fois par l'âme et par l'esprit lors de l'endormissement, lesquels plongeaient à cet instant dans la substance purement spirituelle du monde, en en rapportant ainsi les forces vivifiantes au réveil. La mort pour eux n'étant en cela rien d'autre que l'abandon du corps physique, non seulement par ses éléments psycho-spirituels supérieurs, mais aussi par cet élément purement vital dont la dissolution dans l'éther ambiant lors du trépas entraînait ipso facto la décomposition physico-chimique de ce qui devenait alors fort justement la "dépouille" mortelle, le cadavre ou la momie, comme vous voudrez.

Voilà ce qu'était, très succinctement exposé, la conception ésotérique de l'Homme depuis des millénaires et des millénaires, de l'extrême occident à l'extrême orient. Toute sagesse véritable reposait donc, où que ce fût dans le monde, sur cette conception fondamentale – parce que évidente en ce temps-là! – de l'aura humaine : de l'Homme en tant que "petit monde", en tant que microcosme en face du macrocosme universel dont il est le reflet.


Dernière édition par Jean-Charles. le 6/11/2008, 17:10, édité 1 fois
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Jean-Charles.

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   6/11/2008, 17:08

Citation :
• LES TROIS MONDES

Car il faut bien dire que les anciens initiés païens n'étaient pas sans se rendre compte que si l'âme et l'esprit se dégageaient du corps pendant le sommeil, et plus tard à l'instant de la mort, ce n'était évidemment pas — car leur clairvoyance ne leur permettait aucun doute à ce sujet — pour disparaître dans le néant, mais en vertu seulement d'une affinité propre à chacun de ces trois éléments : corps, âme, esprit (sôma, psychè, pneuma). Ils remarquèrent en effet, et ce dès les périodes les plus reculées de la protohistoire, que si le corps appartenait bien à la Terre, l'âme et l'esprit, eux, se "dilataient" en quelque sorte dans une réalité tout à la fois non-spatiale et supra-physique de l'être:

- l'âme dans ce qu'ils appelèrent le "monde des âmes" ou "monde éthérique-astral" (le Sidh, le Tir na'm-Beo des Celtes, l'Ile des Pommes enfin !), tout de métamorphose**, de désir et de mobilité, à l'image de la vie intérieure elle-même et de son corrélatif analogique exact : la Mer ;

- l'esprit, lui, dans ce qu'ils appelèrent le "monde des esprits", c'est-à-dire empli de pensée vivante et d'êtres purement spirituels, innombrables, modestes ou grandioses, en harmonie hiérarchique absolue parce que emplis de ce qui leur insuffle conscience, permanence et vie, et que l'on mit à peu près partout en rapport analogique avec le Souffle unissant tout sous le Ciel – d'où le mot "esprit" justement.

Ce sont ces Trois Mondes se compénétrant l'un l'autre et pourtant dissemblables que la sagesse nordique désigne, entre autres, sous les noms de Midgard, d'Utgard et d'Asgard : le Midgard ou "Monde du Milieu", parce que enveloppé des deux autres comme le corps est lui-même enveloppé de l'âme et de l'esprit, ou comme la Terre l'est elle-même de la Mer et du Ciel. Ce Ciel où, comme chacun le sait, résident les dieux.

Cette distinction entre les mondes physique, psychique et spirituel semblera peut-être étrange à certains, mais c'est pourtant une donnée parfaitement universelle que toute personne se réclamant du "Paganisme" se devrait au moins de connaître avec intelligence sous peine de discourir dans le vide en se gargarisant de vains mots. L'ésotérisme a toujours très nettement distingué ces trois "mondes" – ou ces trois états de l'être, si vous préférez – ne serait-ce que par l'observation de l'attitude des âmes "au delà" du seuil de la mort : très subjectives et particulièrement tournées vers elles-mêmes et leur vie intérieure au cours de la première phase de leur existence désincarnée, de plus en plus objectives et tournées vers l'univers dans la contemplation de ses mystères au cours de la seconde. Ces choses ne furent pas toujours ignorées.

Ce qu’il faut avant tout retenir de ces "mondes" c'est surtout la non-spatialité des deux supérieurs (psychique-astral et spirituel) et leur compénétration mutuelle en trois cercles de même centre, si l'on peut s'exprimer ainsi. Tout homme vit, en effet, à chaque instant, mais sans le savoir, dans les trois mondes à la fois — tout à la fois dans le Midgard, comme en Utgard et dans la rayonnante Asgard — à ceci près qu'il n'a généralement conscience que du premier. Seul l'éveil de la clairvoyance, qu'elle soit atavique ou fruit de l'Initiation, permet d'élever progressivement la conscience au niveau des deux autres et d'abord à la clairvision du second, monde élémentaire de la couleur et de la Vie sans limite où toute forme procède d'une autre en une infinie métamorphose : le Tir na'm-Beo des vieilles légendes celtiques, domaine, avant tout, de ces êtres "élémentaires" fondant la Nature tout entière : Kobolds, Nixes, Elfes de Lumière et de Feu des anciens Scandinaves, que le vieux Paracelse nommait gnomes, ondines, sylphes et salamandres et sans lesquels rien ne vivrait ni ne pousserait ici bas, pas même la plus humble fleurette sur la bande médiane d'une autoroute. Nous reviendrons peut-être un jour là dessus.



Ce n'est qu'en élevant sa conscience à la contemplation des niveaux encore supérieurs à ce monde-là que l'ancien initié, druide, brahmane ou throtte, pouvait enfin découvrir le fondement véritable des mondes inférieurs et rencontrer ces Êtres souverains qui précédèrent les hommes dans le cours de l'Évolution : ceux que nous sommes accoutumés de désigner, au sens propre du terme, comme les dieux. Ces dieux beaucoup plus réels, proches et vivants que ne pourront jamais le rêver les plus farouches tenants du "néo"-paganisme.

Nous tenterons de faire un peu plus de lumière sur cet éveil de la supra-conscience justement, ce fondement de l'Initiation païenne dans toutes les sociétés antiques évoluées — au nord, chez les Aryens, comme au sud chez les Sémites — et nous verrons en quoi ces deux types de sagesse différèrent radicalement jusqu'au début de notre ère, et dans quelle mesure elles contribuèrent à forger les âmes humaines au fil de leurs diverses incarnations. De quelle manière enfin les initiés de l'Antiquité se devaient d'expérimenter successivement ces deux formes très divergentes d'initiation religieuse.



Ces quelques précisions liminaires pour dégager le plus clairement possible ce qui constitua, partout en ce monde, les grands fondements de cette Connaissance humaine qui fut à la source du paganisme antique, antérieurement donc à ce qu'il est convenu d'appeler le christianisme. Ce christianisme, n'ayons pas peur des mots, aujourd'hui en pleine faillite, et qui meurt tout simplement de s'être jadis retranché de ses sources païennes vitales précisément, stupidement déraciné par son propre clergé ignare et cupide : arbre sec sans fruit ni sève.

Car il faut bien dire que la sagesse païenne fut autrefois quelque chose de grandiose, assurément – et de loin ! – la plus prodigieuse entreprise humaine jamais réalisée sur cette terre. On se fait de nos jours une idée incroyablement niaise de ce qu'elle fut. On peut dire, en effet, qu'elle fut avant tout une Connaissance – en même temps qu'une renaissance de l'esprit humain à des niveaux de conscience dont on n'a pas idée dans le minable univers d'épicier où nous nous confinons à l'heure actuelle. Accession, investigation et conquête de la sagesse des mondes spirituels supérieurs, voilà ce que fut l'essence du paganisme antique : ce que l'on désignait en Grèce sous le nom d'Initiation aux mystères.

L'Initiation, ce fut, en particulier, de tous temps, dans toutes les civilisations dignes de ce nom, le développement des facultés de perception suprasensible de l'homme en vue de l'élargissement de sa connaissance des mondes supérieurs. C'est donc ce développement méthodique et secret de l'être en vue d'établir une relation consciente avec le monde spirituel que l'on désignait, dans l'Antiquité, sous le nom d'Initiation – ainsi que les différentes techniques d'éveil y conduisant.

Il y eu toujours deux sortes d'initiation : celle dite de la voie d'en-haut et celle de la voie dite d'en-bas qu'il convient de bien distinguer sous peine de ne rien comprendre au paganisme. La première concernait la relation de l'homme avec l'univers, et la seconde de l'homme avec lui-même.

- Dans celle dite d'En-Haut le sujet devait essentiellement apprendre à pénétrer derrière l'écran des apparences sensibles du monde et de la nature — ce que la sagesse aryenne védique désignait très exactement comme la Maya, l'Illusion matérielle voilant la réalité spirituelle intrinsèque des choses. Cette vision directe du spirituel dans la nature, l'Homme la possédait à l'origine de naissance, héréditairement transmise de père en fils et de mère en fille à travers le sang des générations : d'où sa préservation scrupuleuse au moyen du système des castes sauvegardant précisément la transmission de ces facultés tout aristocratiques. Elle avait autrefois pour symbole ésotérique le caducée d'Hermès-Mercure, baguette ailée enspiralée du double Serpent ascendant.

- Dans celle dite d'En-Bas le sujet se devait d'expérimenter une voie toute différente et inverse. Fermant systématiquement les sens au monde extérieur et se tournant résolument vers l'intérieur de lui-même à la recherche de son Moi réel ensorcelé, enfoui, caché derrière ce qu'on désignait comme "au-delà de la mémoire". Cette voie initiatique avait pour attribut ésotérique le thyrse de Dionysos, baguette (magique !) enspiralée de lierre et surmontée d'une pomme de pin, image de la glande pinéale où se situe le Troisième Œil***.


Dernière édition par Jean-Charles. le 6/11/2008, 17:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   6/11/2008, 17:09

Citation :
Ce sont ces deux voies d'éveil à la Connaissance que les contes ou les mythologies traduisirent sous divers symboles à la fois subtils et très rigoureux dont, en particulier, celui de la Tour montant au Ciel (et révélant des horizons insoupçonnés), et celui, inverse, du Puits plongeant "aux Enfers" de l'être ainsi qu'à ses trésors. À ses trésors, mais aussi à ses gardiens dont l'homme ordinaire n'a généralement nulle conscience et qu'il lui fallait pourtant impérativement vaincre — au prix de sa vie souvent — pour acquérir, et bien surtout maîtriser, tout à la fois sa clairvoyance et les pouvoirs en résultant. La conquête de ces deux voies exposait en effet, jadis, à un double danger motivant justement le fameux secret de l'initiation. En voici l'essentiel :

Condition nécessaire au développement de l'intellect, le mélange des sangs devait cependant inexorablement conduire au fil des siècles à l'extinction progressive de ces facultés de clairvoyance ataviques, et des techniques hautement secrètes furent alors élaborées en vue de pallier précisément ces déficiences. Ce sont ces techniques qu'on rattache habituellement à l'Initiation.

Les initiés de l'antiquité avaient en effet remarqué que le corps physique constituait d'expérience le principal obstacle à la clairvoyance suprasensible, formant, en quelque sorte, automatiquement écran opaque, si l'on peut dire, à la vision du spirituel, et c'est ainsi qu'ils furent conduits à mettre au point ce qui constitua principalement la technique fondamentale de l'Initiation (disons à partir du début du troisième millénaire avant J.C.) : la "Mise au Tombeau" et le franchissement du Seuil des morts.




Certains se diront que ces mots sont encore symboliquement employés aujourd'hui dans diverses loges ou cercles à prétention occulte, c'est vrai, mais il faut bien savoir que ceci correspondait, en ce temps-là, à une réalité à prendre au pied de la lettre. Une réalité qui fit s'attacher partout un frisson d'épouvante à l'initiation suprême et voici pourquoi:

Forts de cette expérience que le corps physique constituait le principal obstacle à l'Illumination – c'est-à-dire à la contemplation directe des univers spirituels – les initiés des premiers âges convinrent que le seul moyen de surmonter l'entrave du corps physique était d'en interrompre temporairement l'activité en en réduisant au maximum les fonctions vitales — ce qui les contraignit alors à conduire le futur initié jusqu'aux extrêmes limites de la vie, aux frontières mêmes du royaume des morts par conséquent, en le plongeant artificiellement dans un état tout à fait semblable à la mort, au point même de le préserver de la putréfaction en le déposant, au sens propre du terme, dans le sépulcre (Ceux qui visiteront la grande pyramide de Gizeh pourront se faire une idée d'un tel sarcophage initiatique dans la chambre centrale ; il ne contint jamais de momie et fut - et pour cause - conçu dès l'origine sans couvercle).




C'était cela l'initiation jadis. On conviendra que nous sommes là très loin des mômeries pseudo-symboliques du Grand Orient. L'initiation c'était vraiment affronter la mort ; et elle n'était pas rare.

D'aucuns penseront peut-être que je m'expose un peu trop au soleil sans chapeau pour écrire de pareilles énormités, mais c'est pourtant bien ce que fut à cette époque-là – encore que sous des modes variables – l'initiation païenne. Ce qui précède vous permettra notamment de savoir, à défaut de comprendre, comment les choses se passaient :

Le futur initié (épopte) était en effet plongé artificiellement dans une transe profonde analogue à la mort au cours de laquelle les prêtres dégageaient par théurgie – non seulement le corps astral de l'homme, ainsi que cela se passe normalement dans le sommeil – mais également la partie supérieure de son enveloppe éthérique, porteuse de la mémoire, occasionnant ainsi l'état létal recherché.

Cette opération s'accomplissait impérativement sur un espace de trois jours au cours desquels l'entité psycho-éthérique de l'homme, libre d'entraves, s'épanouissait ou plongeait dans la substance spirituelle du monde, mais c'est alors que survenait, selon la nature de l'initiation pratiquée, le double écueil fatal à surmonter :

En effet, confronté d'emblée à l'embrasement spirituel universel, dans le cas de la grande initiation de la Voie d'En-Haut, l'esprit de l'initié courait le risque presque immédiat de se consumer, de se disloquer dans la folie. D'autre part, confronté directement à la vision de son propre être spirituel ainsi qu'à son propre univers intérieur, sur la Voie dite d'En-Bas, il courait aussitôt le risque de succomber très vite à un égoïsme exacerbé confinant au démoniaque le plus noir (en dire plus n'aurait pas sa raison d'être ici). D'où l'intervention, à laquelle il est souvent fait allusion dans les textes antiques, de douze prêtres-initiateurs pour — soit renforcer le Moi du sujet lors de son expansion dans les mondes supérieurs — soit pour l'atténuer d'autant dans le cas de sa descente au fond des abîmes de son être. Je simplifie évidemment à l'extrême, mais il faut bien comprendre qu'il serait oiseux de chercher à plus approfondir ici ce qui demanderait de longs développés (que je serais d'ailleurs moi-même bien empêché de révéler in extenso – et c'est fort bien ainsi).

Voilà donc, extrêmement condensé, l'essentiel de ce qu'était autrefois l'initiation païenne antique dont on parle souvent d'abondance, mais sans jamais en dire quoi que ce soit de précis. Je conclurai maintenant ce volet en ajoutant que ces deux formes d'initiation, radicalement divergentes, on le voit, se trouvèrent, de ce fait, à la source de cette sagesse païenne dont la Mythologie ne nous offre qu'une image délibérément voilée. La première conduisant l'homme à la confrontation avec les dieux solaires : Olympiens grecs, Asouras perses ou Ases nordiques — et la seconde à celle des dieux dits lunaires : Titans grecs, Devas perses ou Vanes scandinaves, elles menaient alors à l'expérience (c'est-à-dire à la connaissance et non point seulement au simple savoir) de l'Univers et de l'Homme, du macrocosme et du microcosme ainsi qu'à leurs mystères respectifs – qui n'en faisaient plus, d'ailleurs, au stade ultime de l'initiation, qu'un seul.

La première de ces deux voies fut celle que les anciens Guides attribuèrent aux peuples indo-européens : c'est la voie solaire que la sagesse aryenne plaçait sous le signe de Zeus et d'Apollon, l'A[s]oura-Mazda perse, l'Étoile des mages. La seconde fut celle que les mêmes Guides attribuèrent aux Sémites égypto-chaldéens, et notamment aux Hébreux de l'Ancien Testament, avec mission de l'explorer jusqu'à la venue du Dieu Vivant. C'est celle que les Sages plaçaient sous le signe de Kronos-Saturne et de Dionysos-Mithra, le Porte-Lumière des mondes d'en-bas - Lucifer (à ne pas confondre avec Satan).

On peut s'en tenir là pour l'instant. Nous verrons la prochaine fois de quelle manière le Christianisme se trouvait être le prolongement tout naturel de l'immémoriale sagesse païenne, tout en renouvelant intégralement les fondements mêmes de l'antique Initiation. De quelle manière aussi ce même Christianisme – ésotérique par nature – se vit détourner de son sens et réduire au silence au temps de Constantin, pour être finalement anéanti par le fer et par le feu au cours de la tristement célèbre "Croisade" contre les Cathares. Dans quelle mesure enfin, et comment, la foi chrétienne renaîtra — non plus de la sève épuisée de l'ancienne Initiation païenne — mais d'une expérience intérieure strictement individuelle que la Voyante de l'Edda et le Crépuscule des dieux annoncent déjà.

W. Helm

*A titre indicatif, le corps éthérique d'une femme est mâle et inversement chez l'homme.
**La fixité formelle n'existe, en effet, qu'au plan physique ; dans le monde animique-astral (où la "mort" n'existe evidemment pas, c'est la métamorphose qui règne, dont la Mythologie regorge d'exemples.
***L'Oeil cyclopéen des Grecs, organe atrophié de nos jours (depuis le Vème s.av.JC environ) au profit du développement de l'intellect, mais appelé à régénération dans les temps à venir. C'est ce que les orientaux désignent comme l'oeil de Shiva-Lucifer. Songez aux Arimaspes d'Hérodote et relisez le conte de Grimm La petite à un oeil, celle à deux yeux et celle à trois.
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Jean-Charles.

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   10/11/2008, 00:16

Tiens j'aurais espéré quelques réactions. Bon.
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Nourdine

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   10/11/2008, 00:38

Merci!!!

Jean-Charles. a écrit:
Tiens j'aurais espéré quelques réactions. Bon.

J'ai mis ce sujet dans mes favoris en attendant d'avoir le temps Wink bounce
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 11:19

salut a toi anthalior.j'ai lu tout tes commentaires,et je dois reconnaitre que j'ai bien rigolé,t'es plutôt drôle comme mec (dans le bon sens du terme).les gens comme toi sont utiles car il peuvent servir de fusibles (les reptiliens, moi aussi j'ai un gros doute).seulement tu ne peux pas te cantonner à simplement critiquer à tord et à travers.
dans le post :"l'occultisme en question"tu dis:
"même les experts en symbôlogie ne comprendrons jamais ce qui est appris au fil du temps par les vrai ésotéristes ^^"
les vrais esoteristes? c'est qui?tu sais des trucs?
déballe ta science,copain!
qu'on soit moins con quand on ira au lit ce soir!
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ziril
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 11:45

Anthalior a eté banni pour flood!

14 messages en moins de 16 minutes, que des commentaires sans aucuns interet! C'est de la polution.

Le but du forum est l'information!

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 12:16

le glaive de la justice a frappé.
tu vois ,le pot de terre ,ziril,le pot de terre!
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ziril
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 13:07

Tu sais pot de terre pot de fer. Tout ceci est relatif a la perception que nous en avons. J'ai bien compris ton point de vue, mais ce n'est pas le mien! Pour qu'ils soient le pot de fer, ils ont besoin du peuple divisé. Mais si le peuple informé et conscientisé se rebellait contre ses maitres, il n'en ferait qu'une bouchée! (qui tient les armes? Qui est la force de travail? Qui meure pour leurs ideologies? Le peuple!)
Actuellement ils sont le fer, mais comme des alchimistes par la force de la verité, nous pourrons (j'espere) bientot changer le fer en terre et vis-versa!

Sans parler d'une aide considerable, malgré son impalpabilité: "la providence!"

Non, vraiment, je ne partage pas ton point de vue. Mais je le respecte... Wink

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 13:33

en fait,je faisais de l'ironie! à propos du décé d'anthalior ,décédé de mort violente pour rébellion à l'ordre public!
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 13:48

quand tu dis:
qui tient les armes? Qui est la force de travail? Qui meure pour leurs ideologies? Le peuple!
c'est beau ,c'est fort ,c'est grand,belle envolée lyrique.
la realité est autre,aujourd'hui ,le peuple aime bien son petit confort,sa petite télé,drucker le dimanche aprés-midi,sa petite retraite et pour les plus jeunes,les bedaux,les jeux vidéo,les gonzesses,la défonce quoi!

pillule bleu ou pillule rouge?faites le test autour de vous.vous serez étonné par le nombre de schtroumpfs.
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gauchenationale

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 13:58

ziril a écrit:
Anthalior a eté banni pour flood!

14 messages en moins de 16 minutes, que des commentaires sans aucuns interet! C'est de la polution.

Le but du forum est l'information!

Ziril les fautes j'en fais aussi mais quand même Embarassed

Pour Anthalior oser mettre l'image d'une pauvre enfant d'irak défigurée par les américains déjà... surtout pour jouer les fanfarons c'est sans commentaires... Ensuite et surtout :

En « management », influencer signifie : « modifier le comportement d’une cible sans avoir recours à la contrainte ou à la coercition. Dans ce cas, les individus ciblés agissent de leur plein gré, consciemment ou pas, alors que dans le cas de la contrainte ils agissent consciemment contre leur gré. »

En gros tu prend 8 à 10 gols-mon ou "intellectuels", tu permets à ceux-là de changer la perception d'une cible (regardez ce forum c'est un dépotoire, regardez ce président c'est un dictateur, regardez ce laïcard baassiste c'est un affreux terroriste d'Al Qaida, regardez ce sont des méchants, etc. etc.) et la cible est de fait discrédité. Cet idiot qui se croit intelligent a raison sur un point : ne tombons jamais dans la caricature car elle est toujours prêté par nos ennemis. C'est vrai quoi, ne lui ressemblons pas !

Le pire c'est qu'aujourd'hui les gens sont tellement cons qu'ils pensent le faire en rebelle sans même réaliser qu'il n'y a pas plus mouton comme attitude...
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 14:36

oui et pour ce qui est de ces même mouton il y'a la super bergerie.les hôpitaux psychiatrique.
a grand coup de loxapac,de terraléne,et d'aldol. allez soutenir une thése conspirationniste devant un psychiatre,vous allez voir qu'il va vous trouvez une maladie.
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ziril
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 14:50

berurier a écrit:
quand tu dis:
qui tient les armes? Qui est la force de travail? Qui meure pour leurs ideologies? Le peuple!
c'est beau ,c'est fort ,c'est grand,belle envolée lyrique.

Triste realité, point d'envolée lyrique!

berurier a écrit:

pillule bleu ou pillule rouge?faites le test autour de vous.vous serez étonné par le nombre de schtroumpfs.

Le nombre de schtroumpfs comme tu dis, a tendance a baisser. Pas de maniere significative mais la tendance est la. Suffira juste du nombre suffisant pour que les autres se reveillent.

gauchenationale a écrit:
Ziril les fautes j'en fais aussi mais quand même Embarassed

Mon ego n'est pas suffisamment important pour que j'attache de l'importance a ce genre de remarque (de la part d'anthalion sur mon orthographe, pas la tienne Wink ). Non, si j'ai bani anthalion c'est purement et simplement pour la teneur de ces comentaires personnelles. Qui etaient denué d'interet. Et le nombre de ces messages. A force d'experiences, cela devient plus facile pour moi de faire la difference entre ceux qui essaient d'informer ou qui font des commentaires sinceres et ceux qui ne sont la que pour passer leurs nerfs ou nous discrediter!

Je peux bien sure me tromper, mais pour anthalion, c'est peu probable...

PS: et comme tu dis, sa photo aussi etait en decallage avec ses propos. Bref, tout cloché! En plus il m'a fait une remarque sur mon orthographe, ca c'etait le seau d'eau qui a fait debordé l'vase! Razz Razz Razz

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gauchenationale

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   13/11/2008, 14:54

ziril a écrit:
En plus il m'a fait une remarque sur mon orthographe, ca c'etait le seau d'eau qui a fait debordé l'vase! Razz Razz Razz

Rah le salaud ! Si je le choppe... Laughing
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   14/11/2008, 00:57

Serait il possible de menacer JeanCharles de divulguer ses connaissances occultes,tout cela est passionnant ,
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   14/11/2008, 00:58

on ,enfin j',redemande
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   14/11/2008, 01:00

Si il avait des liens pour approfondir le sujet sur les cathares, jsui preneur
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   14/11/2008, 10:56

Je pense que cet article est certainement le meilleur pour donner un aperçu concis mais précis de ce que fut le Catharisme dans sa réalité. Pour aller plus loin, je propose ce livre :



http://dhdc2917.over-blog.com/article-17263801.html

On peut aussi jeter un oeil dans "survivance et immortalité de l'âme" de Deodat Roché, si toutefois on peut mettre la main dessus. (Voir, par exemple sur Ebay parfois)

On peut toujours poser des questions ; si je ne sais y répondre moi-même je demanderai à quelqu'un de mes contacts qui maîtrise ce sujet.
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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   19/11/2008, 15:28

merci Jean-Charles pour ce post.
Si tu est toujours à l'écoute, plusieurs questions me viennent à l'esprit.
Tout d'abord la doctrine selon laquelle il y aurait 2 humanités se cotoyant sur terre est elle fondée ?
Pour résumer, seule une minorité d'êtres à part auraient le potentiel de se libérer de leur corps charnels, les autres étant dépourvus d'esprit seront assimilés au sein d'une ame collective.
Il y aurait donc des humains à part entiére et des "animaux à forme humaine".
Cela pourrait expliquer l'élitisme de René Guenon et celui des talmudistes..

Deuxiéme point, pourrait tu nous donner quelques sources ?
Il semble que le net ainsi que les rayons de biblihothéque aient étés purgés des informations cruciales concernant les thémes ésotériques.

Petite anéctote :
Un jour dans un marché au puces, j'ai trouvé un livre édité par la caisse des dépots traitant de "la confiance".
Entre autres choses, j'y ai appris que le terme crédit venait du latin crédo terme lui même emprunté aux aryens. Le "Kred " signifiait la part de pouvoir magique d'un individu.
Ce Kred pouvait être transmis par imposition des mains.
Plusieurs personnes pouvaient le transmettre à un seul.
On retrouve d'ailleurs cette pratique dans la bible (et DBZ !) lol! et elle ressemble aussi a celle des cathares.

Interloqué je me suis renseigné sur google au sujet des aryens et obtenais en tout et pour tout 3 réponses futiles au lieu des dizaines de milliers habituelles.
J'en ai déduit que les banquiers disposent d'une documentation sortant de l'ordinaire et qu'il existe une censure au sujet des capacités réelles de l'être humain.
Toutes les infos sur ces sujets sont donc les bienvenues.
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Jean-Charles.

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MessageSujet: Re: L'Occultisme en question   19/11/2008, 22:19

aurelien1818 a écrit:
merci Jean-Charles pour ce post.
Si tu est toujours à l'écoute, plusieurs questions me viennent à l'esprit.
Tout d'abord la doctrine selon laquelle il y aurait 2 humanités se cotoyant sur terre est elle fondée ?
Pour résumer, seule une minorité d'êtres à part auraient le potentiel de se libérer de leur corps charnels, les autres étant dépourvus d'esprit seront assimilés au sein d'une ame collective.
Il y aurait donc des humains à part entiére et des "animaux à forme humaine".
Cela pourrait expliquer l'élitisme de René Guenon et celui des talmudistes..

réponse :



R.STEINER a écrit:
Il sommeille en tout homme des facultés grâce auxquelles il lui est possible d'acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs. Mystiques, gnostiques, théosophes, ont de tout temps affirmé l'existence d'un monde des âmes et d'un monde des esprits, pour eux aussi présents que celui qu'on peut physiquement voir de ses yeux et toucher de ses mains. Si bien que chacun est en droit à tout moment de se dire: Je puis faire aussi les expériences dont parlent ces hommes, si je stimule certaines forces qui sommeillent encore en moi aujourd'hui. Il ne peut donc s'agir que de savoir comment s'y prendre pour éveiller en soi ces facultés. Ceux-là seuls qui les possèdent déjà peuvent donner des conseils à cet égard. Depuis qu'il existe une race humaine, il a existé des Écoles où des hommes doués de ces facultés supérieures guidaient ceux qui cherchaient à les éveiller en eux. Leur enseignement, et la discipline qu'il impose, sont dits ésotériques ou occultes.

Citation :
Deuxiéme point, pourrait tu nous donner quelques sources ?

La seule source valable en occultisme, c'est justement la source : le monde spirituel lui-même et donc les révélations que peut offrir la clairvoyance :



http://wn.rsarchive.org/Books/GA010/French/CSN1985/GA010_index.html
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MessageSujet: L'Occultisme en question   20/11/2008, 13:35

Merci à toi Jean-Charles de partager ce genre de choses avec nous!

Etant moi-même très intéressé sur le mouvement cathare (je comprends mieux pourquoi mon père voulait absoluement que je lise MontSégur à 16 ans...c'était pas le moment mon esprit n'était plus prêt...

Ca me fait un livre de plus à lire...je m'en sors pluuuuus lol!

J'ai lu le début c'est très très intéressant merci de continuer à nous donner de la matière à reflexion (tout comme les autres).

Sentant les choses réellement s'accéléré, il est plus que nécessaire de lire un maximum.
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