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 Pétition contre la suppression du rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté )

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ziril
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MessageSujet: Pétition contre la suppression du rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté )   14/11/2008, 13:16

Sauvons les rased
(Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté )




3000 professionnels de RASED supprimés
des milliers d'élèves en difficulté sur le carreau !

Non à la suppression pure et simple de 3000 professionnels (postes E et G) des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté !
Cette mesure va priver des dizaines de milliers d'élèves des aides spécialisées, qui ne couvriraient plus tout le territoire, et conduira à terme à la suppression des RASED.

La brutalité de cette décision vient souligner la contradiction d'une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l'échec scolaire une « priorité. » La mise en place des deux heures d' « aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d'Aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

Nous exigeons le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l'éducation nationale)
Nous exigeons l'abandon de la suppression des 3000 postes.
Nous demandons l'ouverture immédiate de discussions sur le devenir et le développement des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.


Pétition à l'initiative de :
SNUipp FSU SGEN-CFDT SE-UNSA SUD éducation SNUDI FO SMedEN FO FNAME FNAREN AFPEN FERC-CGT

Organisations soutenant cette initiative :
AVENIR-ECOLES CRAP Cahiers pédagogiques AGSAS ICEM UDAS






--------------------------------------------------------------------------------





Actuellement 135517 signatures

PS: Ma femme travail a l'education nationale et en gros, pour que cette petition ait du poid, il faudrait 200000 signatures!
Juste une petite signature pour au moins les faire chier et au mieux les faire reculer!
A votre bon coeur messieurs dames! Smile

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Rien n'est beau que le vrai: le vrai seul est aimable;
Nicolas Boileau épître IX.
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ziril
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MessageSujet: Re: Pétition contre la suppression du rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté )   14/11/2008, 13:25

En complement une lettre d'un instituteur a son inspecteur!


"Je refuse d'obéir !" (Lettre d'un instituteur à son inspecteur)

Colomiers, le 6 novembre 2008

Monsieur l'Inspecteur,


Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En
conscience, je refuse d'obéir.
Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de
déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé qui désespère de plus en plus
d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du
quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se
succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a
pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de
notre métier est aussi de faire oeuvre de raison, de critique et de jugement.
Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education
Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce
gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui
aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui,
depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à
l'échec scolaire.
Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne
participerai pas à ce démantèlement
. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.

1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils
tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans
les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation
dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui
privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en
difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir
fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation,
tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions
immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique
d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront
évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des
résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la
mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse
et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les
programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.

2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction
morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et
aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par
coeur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui,
plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif
et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.

3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des
bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de
désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en
difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce
dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de
nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et
montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du
groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail
différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté
doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de
toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif
est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je
n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement
organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet
théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et
le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.

4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des
élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques
destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif
populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de
soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés
par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à
appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec
bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont
supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je
respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que
je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de
transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.

5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas
autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de
grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève
afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie
clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de
grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à
l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de
faire grève.

Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit :
« Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est
possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit,
libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. […]
Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.
Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses
ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.
Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité.
Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »
Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par
nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et
motivation. Aujourd'hui, c'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté
pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de
refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en oeuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables
et efficaces.
Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous,
ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.

Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments
déterminés et respectueux.

Alain REFALO
Professeur des écoles
Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)
Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education
Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-
Garonne.

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MessageSujet: Re: Pétition contre la suppression du rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté )   14/11/2008, 13:27

Pour comprendre ce que Darcos veut detruire:

Les objectifs du RASED s'inscrivent dans ceux fixés par les textes du 30 avril 2002 qui confirment les principales caractéristiques des aides spécialisées définies dès 1990. Le RASED participe à l'adaptation simultanée du milieu scolaire à l'enfant et de l'enfant au milieu scolaire. Il contribue à prévenir et à réduire les difficultés d'apprentissages ou relationnelles que les enfants rencontrent à l'école. En conséquence, il apporte un éclairage spécifique aux maîtres et aux parents. Il fournit, à l'intérieur de l'école, des aides spécialisées aux élèves en difficultés scolaires et/ou personnelles. Les aides spécialisées sont requises lorsqu'une réponse pédagogique suffisamment efficiente du maître de la classe et du conseil de cycle n'a pu être apportée. Elles ne se substituent pas à l'action du maître de la classe, elles l'accompagnent, voire, la prolongent dans le souci d'instaurer ou de restaurer le désir d'apprendre. Pour ce faire, une collaboration étroite doit s'établir entre les maîtres spécialisés et les enseignants. Cette aide peut être apportée à tout niveau (maternelle et élémentaire).
L'aide spécialisée est adaptée à chaque élève en difficulté. Après une étude et une évaluation des difficultés de l'enfant, un projet d'intervention est proposé non seulement à l'élève, à l'enseignant mais aussi aux parents. À chaque fin de trimestre, l'enfant est évalué et le projet réadapté en fonction des résultats obtenus.
Les Rased sont aujourd'hui menacés d'extinction par la nouvelle politique éducative du ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos

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