Anti Nouvel Ordre Mondial

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 Qu'est-ce que le sionisme ?

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gauchenationale

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MessageSujet: Qu'est-ce que le sionisme ?   29/11/2008, 15:44

La figure du messie est centrale dans le judaïsme, son attente se confond, chez les juifs, avec l’instauration de l’Empire global et d’un monde de « Paix », où toutes les frontières, toutes les nations, tous les conflits, sociaux, nationaux, religieux, auront disparu pour laisser place au « royaume de David », dans lequel les peuples du monde entier seront à genoux devant le peuple élu. Les textes sont assez clairs à ce sujet. Dans cette perspective, chaque juif a le devoir de rester dans la diaspora, de s’introduire dans toutes les nations, dans les moindres recoins de tous les pays du globe, afin d’y « élever des étincelles » et de travailler à « unifier Dieu ». On a ainsi pu constater, avec le célèbre romancier « péruvien » Mario Vargas Llosa, que les tribus de la forêt équatoriale ne seraient pas épargnées .

D’un autre côté, les attentes messianiques nourrissent aussi l’espoir d’un retour à Sion et de la reconstruction du Temple. Jamais cette espérance du retour ne s’est éteinte chez les juifs, qui ont toujours prié, tournés vers Jérusalem. Durant dix-neuf siècles, depuis la destruction du Temple par les légions romaines de Titus, ils ont psalmodié à l’infini leur nostalgie : « l’An prochain à Jérusalem ». Cette incantation a été répétée au point de devenir le leitmotiv de la Synagogue : on la retrouve dans sa prière, dans sa liturgie, dans ses fêtes et dans ses célébrations. L’attente messianique ne se confond donc pas seulement avec l’espoir d’un monde unifié, mais aussi avec l’espoir d’un « retour des exilés » en Palestine.

Cette espérance s’est concrétisée à maintes reprises dans l’histoire, mais il est vrai que ce fut parfois à leurs corps défendant. Ainsi, en 1391, dans « l’Espagne des trois religions », la résistance espagnole prit corps et se manifesta par une vague de violence qui obligea de nombreux juifs à quitter le pays. Certains parmi eux allèrent en Palestine. Ils pensaient, écrit Stephen Sharot, « que leur migration était un moyen de provoquer la venue du Messie ». La plupart des prophétesses et des prophètes apparus à cette époque prédirent que le messie arriverait prochainement et emmèneraient les convertis en Palestine, sur des nuages ou sur les ailes d’anges.

Une autre migration fut également stimulée par des espoirs messianiques après la conquête de Constantinople par les Turcs en 1453. Mais l’émigration la plus importante est celle qui concerne les juifs expulsés d’Espagne en 1492. Des dizaines de milliers d’entre eux partirent s’installer dans l’Empire ottoman. Stephen Sharot écrit : « ils croyaient que l’expulsion était un moyen de rédemption, dès lors qu’elle débouchait sur la concentration des Juifs dans l’Empire turc, plus proche de la Palestine . » C’est aussi cette idée qu’énonce le célèbre Isaac Bashevis Singer dans son roman intitulé L’Esclave : « Quand le rédempteur viendrait, les Juifs de la Terre d’Israël seraient les premiers à le saluer . »

Les attentes millénaristes de cette époque se maintinrent encore au moins une trentaine d’années après l’expulsion d’Espagne. Dans les années 1520, David Reubeni suscita lui aussi des espérances messianiques. Grâce à l’influence d’un riche banquier juif, il avait obtenu une audience du pape, puis du roi du Portugal, en vue de faire la conquête de la Palestine, toujours entre les mains des Turcs. Trois ans après, c’est avec Salomon Molkho qu’il se rendit à Ratisbonne pour demander à l’empereur germanique d’organiser une expédition. L’empereur les fit jeter en prison tous les deux.

Un peu plus tard, toujours au XVIe siècle, ce fut au tour de Joseph Nassi de porter les espérances des juifs d’un retour à Sion et d’une vengeance contre « Edom » (la chrétienté). Il était l’héritier de la richissime famille Mendès, qui avait fui le Portugal pour gagner Constantinople, où le sultan l’avait accueilli à bras ouverts. Nassi gagna sa faveur et fut, pendant une quinzaine d’années, selon l’historien juif Léon Poliakov, à même « d’infléchir la politique étrangère ottomane, de décider même de déclarations de guerre et de conclusions de paix ». Ennemi juré de la chrétienté, et spécialement de l’Espagne, il poussa le sultan à faire la guerre au roi catholique . Il s’était aussi érigé en protecteur des juifs.

En 1561, le Sultan lui fit cadeau de la ville de Tibériade et des terres avoisinantes, afin d’y créer une sorte de foyer ou de refuge juif. Nassi s’employa à restaurer la ville, l’entoura d’une muraille, mais peu de juifs vinrent s’y installer et le projet n’aboutit pas, « faute de l’adhésion spontanée des masses juives à ce “sionisme politique” avant la lettre », écrit Poliakov. Joseph Nassi fut ensuite du premier cercle des conseillers du sultan après la grande défaite navale turque à Lépante, en 1571.

Au siècle suivant, le Messie d’Israël apparut enfin en Turquie en la personne de Sabbataï Zevi. Les juifs de toute l’Europe et du pourtour méditerranéen purent se réjouir : ils n’avaient pas attendu en vain au cours de tous ces siècles. Certains abandonnèrent leur maison et leurs biens, refusaient de faire le moindre travail et proclamaient que « le Messie allait arriver pour les transporter sur un nuage jusqu’à Jérusalem. D’autres jeûnèrent des jours durant, refusant même la nourriture à leurs petits enfants . » On sait ce qu’il advint de ce Sabbataï Zevi, « vrai Messie d’Israël », mais qui préféra la conversion à l’islam sous la menace du sultan de lui faire subir le châtiment suprême.

A la fin du XVIIIe siècle, les troubles générés par la révolution française échauffèrent évidemment les esprits, et de nombreux juifs ─ talmudistes et hassidiques ─, pensèrent qu’ils vivaient enfin l’époque bénie de la venue du messie. « Leurs espoirs de rédemption imminente, écrit Stephen Sharot, étaient centrés sur l’année 5600 (1840), date mentionnée par le Zohar comme pouvant être celle de l’arrivée du messie ». Bien évidemment, leurs attentes furent déçues une fois de plus.

A la même époque, Yehuda Alkalaï, prédicateur sépharade, près de Belgrade, soutenait que l’établissement de colonies juives en Terre sainte était une préparation nécessaire à la rédemption. Le rabbin Zvi Hirsh Kalischer (1795-1874), de Posen, en Pologne, exprima lui aussi des idées similaires. Leurs idées eurent certes peu d’échos, mais contribuèrent à légitimer le mouvement sioniste qui apparut dans les années 1880, et qui aboutira à la création d’un « foyer juif » en Palestine en 1917, puis à la création de l’État d’Israël en mai 1948. On constate que l’idée sioniste ne date pas du XIXe siècle, mais s’enracine donc dans le passé le plus lointain.

La Rédemption vu par les sionistes

La vision idéaliste et révolutionnaire du mouvement sioniste travailliste dans les années 50 laissa peu à peu la place à une vision eschatologique et religieuse de l’État d’Israël. Après leur guerre victorieuse contre les Arabes en juin 1967, certains Israéliens se plurent à penser qu’Israël était l’instrument que Dieu s’était choisi pour la Rédemption de Son peuple. Leur chef de file était le fameux rabbin Zvi Yehouda Ha Cohen Kook. Dans un livre intitulé Les Religions meurtrières, publié en 2006, Elie Barnavi jette un regard critique sur sa doctrine, qui professe que : « … la terre d’Israël est sainte, saints les arbres qui y poussent et les pierres qui la jonchent et les maisons qui s’y dressent », que « nul n’a le droit d’en céder aux Gentils la moindre parcelle » et que « leur devoir sacré est de la peupler. » (Eli Barnavi, Les Religions meurtrières, Flammarion, 2006, p. 72.)

La guerre de Kippour en octobre 1973 mit un terme à ce triomphalisme des Israéliens et ébranla leurs sentiments de sécurité, de force et d’autosuffisance. On sait que les difficultés que traversait alors le pays furent perçues par les juifs pieux comme « une des douleurs de l’enfantement du messie ». C’est dans ce contexte que fut constitué en 1974 le Gush Emunim (le Bloc de la Foi), qui intégra les thèmes nationalistes dans un cadre messianique religieux. Les chefs du Gush Emunim, élèves du rabbin Kook, soutenaient que le processus messianique de Rédemption du peuple juif avait commencé et que la mitsva la plus importante du moment était la colonisation de la Terre d’Israël. Pour le Gush Emunim, écrit Stephen Sharot, « le peuple juif détient un droit sacré sur la Terre d’Israël et c’est son devoir sacré de reprendre possession du pays et de le peupler en chacune de ses parties. » Stephen Sharot, in Shmuel Trigano, La Société juive à travers l’histoire, tome I, Fayard, 1992, p. 303.

C’est au sein de ce groupe que l’on commença à considérer que les mosquées du mont du Temple étaient le principal obstacle arabe au processus de Rédemption, et que leur destruction devait être le principal objectif. Mais une autre tendance du Gush Emunim s’est rapprochée des haredim, ou ultra-orthodoxes, et de leur messianisme plus passif.

Internationalisme, antisonisme et judaïsme

Cette conception eschatologique du judaïsme qui intègre l’État d’Israël comme élément du processus de Rédemption est néanmoins jugée par de nombreux juifs comme dangereuse pour l’ensemble du judaïsme. Pour eux, ce messianisme sécularisé dénature l’idéal religieux ancestral du peuple élu. Jean-Christophe Attias, qui est une des principales figures intellectuelles de la communauté juive de France, écrit en 2001 : « Le sionisme prône une rupture avec une attitude passive des juifs, qui depuis trop longtemps attendent le Messie. Il prône une prise en main du destin juif par les juifs eux-mêmes, une volonté de réaliser sur terre et maintenant, et par des moyens humains, quelque chose qui, jusque-là, avait été un horizon encore vague entre les mains de Dieu ». Certains milieux orthodoxes, conscients de la gravité de la rupture que constitue ce projet de libération séculière, demeurent donc hostiles au sionisme, qui serait « une véritable profanation de l’idéal religieux ». Pour eux, « les sionistes compromettent gravement la mission d’Israël en exil . »


Dernière édition par gauchenationale le 29/11/2008, 15:46, édité 1 fois
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gauchenationale

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le sionisme ?   29/11/2008, 15:44

Voici encore ce que déclarait en 1968 le rabbin Elmer Berger, qui était le président de la Ligue pour le judaïsme aux Etats-Unis : « La tradition prophétique montre clairement que la sainteté de la terre ne dépend pas de son sol, ni celle de son peuple, de sa seule présence sur ce territoire. Seule est sacrée, et digne de Sion, l’Alliance divine qui s’exprime dans le comportement de son peuple. Or l’actuel État d’Israël n’a aucun droit à se réclamer de l’accomplissement du projet divin pour une ère messianique... C’est là pure démagogie du sol et du sang… Le totalitarisme sioniste… en fait un peuple parmi les autres et comme les autres . » Et précisément, les juifs ne tiennent pas du tout à être un peuple « comme les autres ».

On a aussi beaucoup entendu parler du mouvement Netorei Karta lors de la conférence révisionniste de Téhéran des 11 et 12 décembre 2006. Certains de ses responsables s’étaient affichés à cette occasion aux côtés du président iranien devant les caméras du monde entier. Mais si les antisionistes arabes peuvent à bon droit se réjouir de ce soutien à la cause palestinienne, les nationalistes occidentaux feraient bien de regarder de plus près ces curieux personnages à barbes, caftans et papillotes, au lieu de s’extasier complaisamment, et avec beaucoup de naïveté, devant les adeptes de cette secte de fanatiques.

Il faut en effet bien comprendre que l’État d’Israël n’est qu’un élément mineur dans le processus de Rédemption auquel travaillent les juifs du monde entier. Israël est un refuge. Ce fut d’abord un refuge pour les anciens militants communistes, épuisés d’avoir mis tous les pays d’Europe à feu et à sang pendant la période de l’entre-deux guerres. C’est aujourd’hui un refuge pour les juifs qui ne peuvent plus supporter le déchirement identitaire entre leur judéité et leur fidélité au pays d’accueil. C’est encore un refuge pour les retraités, et un refuge pour les nombreux juifs « persécutés » par la justice de leur pays, milliardaires peu scrupuleux ou malfrats « à la petite semaine », qui bénéficient en Israël d’un lieu de villégiature définitif, assurés qu’ils sont de ne jamais être extradés . Mais la plupart des juifs restent dans la diaspora, et surtout dans les pays occidentaux, dans lesquels leur travail de « rédemption » est beaucoup plus efficace, notamment à travers le domaine financier et la propagande médiatique en faveur de la société multiethnique et de l’Empire global.

Voici ce qu’en dit Elie Wiesel, qui exprime l’opposition au sionisme de son poète juif assassiné, pétri d’internationalisme prolétarien : « De deux choses l’une : ou bien vous êtes religieux, et il vous est interdit de rebâtir le royaume de David avant la venue du fils de David ; ou bien vous ne l’êtes pas, auquel cas le nationalisme juif mettrait en péril les Juifs qu’il prétend sauvegarder… Un État juif en Palestine serait un ghetto, or nous sommes contre les ghettos… Nous sommes pour une humanité sans frontières… Plutôt que de retrancher les Juifs de l’humanité, nous tentons de les y intégrer, de les souder ensemble ; il ne suffit pas de libérer le Juif, libérons l’homme, et le problème sera résolu . »

L’échec du soviétisme a déterminé par la suite le ralliement de nombreux intellectuels juifs du monde entier à la société libérale sans frontière. Guy Konopnicki, un ancien communiste, s’exprime : « Je ne puis… partager la nouvelle aspiration des juifs à se banaliser en devenant à leur tour une nation-État aux frontières définies, écrit-il. Le judaïsme dont je me réclame reste celui de l’errance, du cosmopolitisme, il n’a ni terre, ni racines, il est de partout et de nulle part, comme mon patrimoine culturel . » L’ancien leader de mai 68, Daniel Cohen-Bendit abonde dans ce sens : « Le Juif, dit-il, demeure pour moi celui de la diaspora qui vit partout dans le monde et non dans un pays où les juifs sont majoritaires. A partir du moment où ils ont un État et une nationalité, ce ne sont plus des Juifs comme on en connaît depuis vingt siècles mais des Israéliens. » Cependant, les sentiments de ces intellectuels et hommes politiques sont fortement ambivalents et paradoxaux. L’ancien ministre socialiste Bernard Kouchner résume la situation en quelques mots : « Je connais plein de Juifs qui n’iraient pas vivre en Israël, mais qui veulent que l’État d’Israël existe . »

Diaspora et antisionisme de façade

L’antisionisme qu’affichent certains hommes politiques et artistes « engagés » n’est effectivement bien souvent qu’apparent. Sur ce plan, comme sur bien d’autres, les intellectuels juifs préfèrent avancer masqués. On sait, par exemple que les juifs communistes et d’extrême-gauche ont toujours été parmi les principaux opposants à l’État d’Israël. Le directeur de presse Jean Daniel (Bensaïd) a pu l’écrire très clairement : « Toutes les organisations gauchistes sont dirigées en Europe par des juifs antisionistes . » Mais l’antisionisme de ces militants a ses limites.

On sait, en effet, que l’URSS avait pris fait et cause pour le monde arabe dès 1949, et que le régime soviétique dénonça par la suite le sionisme sous toutes ses formes. Les nombreux juifs engagés dans les mouvements communistes se trouvèrent donc dans une situation inconfortable. Pour nombre de ces intellectuels « de gauche », ce fut un déchirement. En 1967, au moment de la guerre des Six Jours, il fallut bien faire un choix, comme nous l’explique Marek Halter : « Dans les milieux intellectuels, cela paraissait contradictoire, écrit-il. On nous qualifia de sionistes et on nous accusa d’être objectivement les valets de l’impérialisme américain. » En 1968, Marek Halter rencontrait Alain Krivine (beau-père de Besancenot), le chef de la Ligue communiste révolutionnaire, une formation trotskiste : « Juif, écrit-il, je crois qu’il comprenait parfaitement notre lutte et nos motivations ; et, malgré les idées qu’il défendait, il pensait que nous pouvions avoir raison. » Et Marek Halter fait ici un aveu : « Combien de Juifs engagés dans les mouvements d’extrême-gauche m’ont dit avoir eu peur en 1967 pour l’existence d’Israël, ajoutant ironiquement : “Main¬tenant qu’il n’y a plus de danger pour son existence physique, nous pouvons être anti-israéliens . »

Cette fidélité secrète à Israël a aussi été exprimée rétrospectivement par un autre militant communiste « antisioniste » de l’époque, Guy Konopnicki : En 1967, écrit-il, « je l’avoue, j’ai été deux fois soulagé quand Israël a pris l’offen¬sive. Comme communiste, parce que je pouvais condamner l’agres¬sion impérialiste. Comme juif, plus secrètement, parce que je ne pouvais ignorer qu’une victoire arabe ne pouvait être qu’un massacre… »

Dans la salle du 120 rue Lafayette, siège historique du PCF, j’intervenais, aux côtés de Guy Hermier, en juif de service, pour dénoncer la malfaisance du sionisme, devant une assemblée des jeunes et des étudiants communistes. C’était le septième jour, comme dans la Genèse ! Il n’y avait plus de risques. La veille, oh, la veille… Le sixième jour, j’ai avoué mon soulagement et même ma fierté à un autre schizophrène d’alors, mon camarade Alexandre Adler. Nous avons en riant fêté ensemble cette victoire de l’ennemi de classe ! » Ce type d’affirmation, qui fait jubiler les « antisionistes » pro-palestiniens, permet de reléguer à l’arrière-plan la puissance des communautés juives dans l’ensemble du monde occidental. C’est encore ce syndrome de projection que nous décelons dans ce propos : « Rares [sont les] Israéliens qui ont quelque chose à dire qui ne soit pas de la propagande ou du mensonge. » Les manigances de ces juifs israéliens, écrit-il encore, « servent à justifier la puissance des Juifs, à justifier la domination des Juifs en entretenant pour les cent millénaires à venir l’image du Juif victime. » Et Philip Roth vitupère encore une fois contre « l’insupportable arrogance » de ces juifs Israéliens, comme si les juifs de la diaspora étaient exempts de touts ces défauts, que nous retrouvons pourtant dans nombre de textes des intellectuels juifs de toutes les époques et de toutes les nationalités.

Le contorsionisme intellectuel

Dans un « Manifeste » publié en 2006 et gentiment intitulé Pour l’éradication du sionisme, Mondher Sfar, un antisioniste militant de la branche pro-palestinienne la plus radicale, fait preuve de « contorsions intellectuelles ». Sous la plume de Mondher Sfar, le fondateur du sionisme, Theodore Herzl, devient un « antisémite », puisque celui-ci considérait que les juifs étaient des étrangers « dans leur pays » et que la mythique Sion était leur véritable patrie. C’est ce qui permet à Mondher Sfar d’écrire : « Le seul vrai antisémite est bien le sioniste, de la même manière que le vrai antisémite est un sioniste : de Balfour à Hitler en passant par Eichmann, tous avaient un dénominateur commun : le sionisme. » (p. 33). Le génie de l’embrouille ?

Sfar entend donc dénoncer « l’imposture antisémite du sionisme. » (p. 32), car le sionisme est bel est bien, écrit-il, une « idéologie raciste antisémite » (p. 4). Les sionistes, racistes et antisémites, sont donc « disqualifiés, écrit-il, pour accuser qui que ce soit d’antisémitisme, tant qu’ils ne se sont pas débarrassés de leur propre antisémitisme, vrai et grave racisme. Et ils ne pourront se débarrasser de leur antisémitisme qu’en condamnant leur idéologie nationaliste juive. » En somme, Mondher Sfar propose de revenir à la situation d’avant 1917 (la déclaration Balfour) pour faire disparaître l’antisémitisme dans le monde. C’est une proposition que l’on pourrait qualifier à bon droit de « hasardeuse » ou d’« illusoire » ─ si l’on ne souhaite pas être désobligeant ─, voire de « franchement farfelue », si l’on préfère être plus proche de la réalité.

Mondher Sfar entend aussi lutter contre le racisme, et pas seulement le racisme juif ; c’est même d’ailleurs à cela qu’on le reconnaît pour ce qu’il est : « la pureté raciale sémite, écrit-il, est aussi illusoire que la pureté raciale aryenne » (p. 31). Ne croirait-on pas entendre ici Edgar Morin, Alain Minc, Guy Sorman ou Jacques Attali ? En somme, l’objectif de Mondher Sfar est le même que celui du poète juif assassiné d’Elie Wiesel : « l’intégration du judaïsme dans l’humanité. » (p. 7), car, comme chacun sait, le judaïsme est « porteur de valeurs universelles » (p. 4) et il n’y a guère que les antisémites qui ne s’en rendent pas compte, incapables qu’ils sont de comprendre les bienfaits du judaïsme mondial, continuant à attribuer aux juifs un « supposé caractère étranger » (p. 20) et des intentions malveillantes : « L’antisémite, écrit Mondher Sfar, prête au judaïsme une intention politique imaginaire » (p. 33).

Ceux qui ont lu Psychanalyse du judaïsme savent que certains intellectuels juifs ont pour habitude d’user de la technique de l’inversion des termes, notamment lorsqu’il s’agit de s’épancher sur le phénomène antisémite. En guise de conclusion, on pourra donc simplement reprendre l’un des propos de ce contorsioniste qu’est Mondher Sfar (cité plus haut), mais en remettant la phrase à l’endroit. Cela nous donne : Les antisionistes sont « disqualifiés pour accuser qui que ce soit de sionisme, tant qu’ils ne se seront pas débarrassés de leurs propres juifs. Et ils ne pourront se débarrasser de leurs juifs qu’en condamnant leur idéologie cosmopolite juive. » Amusant, non ?

Dans un livre intitulé La Haine antisémite, publié en 1991, Serge Moati donne la parole à Moshé Cohen, le chef du Betar parisien. On se rend compte ici que Mondher Sfar n’a peut-être pas tout à fait tort de dénoncer la parenté de discours entre les nationalistes français et les juifs sionistes. Voici ce que déclare ce Moshé Cohen : « Notre but est de retourner sur la terre de nos ancêtres, la terre d’Israël. La vocation du Bétar est de donner aux jeunes une éducation sioniste : “Vous êtes nés en France ou ailleurs, mais n’oubliez pas que votre histoire, vos racines et votre avenir se trouvent en Israël.” » Et Moshé Cohen poursuit : « Nous prônons le retour vers Sion, le retour à Jérusalem, capitale éternelle de l’État d’Israël. Avec, à terme, la fin de la diaspora. Un juif en France est une personne déplacée. Il est, de toute façon, attaché à Israël. »

Mais tout n’est pas si simple, puisque Serge Moati note que le Bétar, en France, ne s’oppose pas seulement aux antisionistes arabes, mais aussi aux nationalistes français. Le journaliste prend ici ses distances avec un mouvement qui prône la violence : « La droite sioniste en France, écrit-il, s’oppose par la violence à la droite nationaliste et antisémite », et il ajoute : « Les discours juxtaposés se ressemblent. Etrangement. Dangereusement . » Serge Moati oublie cependant peut-être un peu vite que les Français sont ici chez eux, et l’on ne voit pas bien en quoi ils devraient tolérer d’être agressés dans leur propre pays par des gens qui s’y sentent étrangers. Mais il est vrai que sionistes ou pas, les juifs semblent se jouer des frontières dès lors qu’il ne s’agit pas des leurs. Une fois encore, il faut bien constater que leur plus incontestable génie, depuis trois mille ans, est bien celui de se mettre tout le monde à dos.

Hervé Ryssen
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tiktak



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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le sionisme ?   29/11/2008, 16:03

salut gauche nationale.
La question est intéressante mais ça donne pas envi de tout lire tellement c'est long

Le sionisme renvoi au prieuré de Sion à l'époque des croisades et des Templiers.
Les templiers ont trouvé un trésor dans les décombres de temple de Salomon à Jerusalem.

Ce trésor a donné richesse et pouvoir aux Templiers qui devinrent avares et vicieux. Il garderent leur trésor caché au public. L'Eglise les a chassé et les Templiers ont juré de se venger contre la Religion.

Les neo-templiers d'aujourd'hui ont le role de faire disparaitre les croyances du monde grace a leur secret remontant aux croisades. Ils veulent tuer la Religion, ce qu'ils ont réussit plus ou moins avec le catholicisme.

Je ne vais pas m'étendre mais je vous conseille certains écrits d'Harun Yahya sur le sujet.

PS: beaucoup confondent anti-sionisme et antisémitisme. Ca n'a rien a voir. Faites toujours le rapprochement entre Sionisme, prieuré de sion et satanisme.
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Qu'est-ce que le sionisme ?
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