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 Afghanistan, pavot et CIA

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gauchenationale



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MessageSujet: Afghanistan, pavot et CIA   18/1/2009, 17:58

Le président afghan, Hamid Karzaï, entrave la lutte contre le trafic de stupéfiants et protège les barons de la drogue, affirme un ancien diplomate américain dans une tribune à paraître dimanche dans le New York Times magazine. S’il est vrai que les ennemis taliban de Karzaï financent (leur insurrection) gràçe au commerce de drogue, beaucoup de ses partisans le font aussi”, écrit Thomas Schweich, chargé jusqu’au mois dernier auprès de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul de la lutte contre le trafic de drogue.

“La narco-corruption a atteint le sommet du gouvernement afghan”, ajoute-t-il, soulignant que les trafiquants achètent les faveurs de centaines de chefs de la police, magistrats et autres responsables.

Selon Thomas Schweich, le président Karzaï profiterait de la situation pour accuser les Occidentaux de tous les maux et être réélu en 2009. Il a répondu jeudi que l’explosion du trafic de drogue, considéré comme une menace pour la pérennité de l’Etat, n’était pas imputable à l’Afghanistan.

“Comme je l’ai dit il y a deux ans, l’Afghanistan n’est pas en cause (…) Désespérée, en guerre, la nation afghane (…) a été forcée de recourir à cela”, a dit le président afghan lors d’une conférence de presse aux côtés du secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer.

“Sans doute certains Afghans sont des trafiquants de drogue, mais la majorité d’entre (les trafiquants) font partie de la mafia internationale qui ne vit pas en Afghanistan” , a-t-il dit.

Hamid Karzaï a souligné que les autorités avaient emprisonné des centaines de criminels et demandé une solution sérieuse pour combattre cette menace.

Thomas Schweich, qui a démissionné du service des stupéfiants du département d’Etat le mois dernier, juge néanmoins que le gouvernement afghan n’est pas le seul fautif dans l’expansion du trafic.

Il reproche au Pentagone son refus d’envoyer des renforts et l’idée que l’éradication du trafic doit attendre la fin de la guerre, alors que c’est l’argent de la drogue, assure-t-il, qui entretient l’insurrection.

Il condamne enfin les réticences des alliés au sein de l’Otan à s’impliquer dans cette lutte. “Une étrange cabale d’Européens timorés, de médias aveugles, d’Afghans corrompus, d’officiers du Pentagone bornés, de démocrates aux motivations politiciennes et de taliban ont empêché la mise en oeuvre d’un programme anti-drogue efficace”, conclut-il.

La culture du pavot s’est rapidement développée depuis 2006 en Afghanistan. Le pays fournit actuellement 90% de l’héroïne mondiale. Selon Thomas Schweich, les destructions de champs de pavot cette année représenteront le tiers de celles de 2007.

Source : L’Express
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MessageSujet: Re: Afghanistan, pavot et CIA   14/7/2011, 22:33

L'Afghanistan s'apprête à inonder l'Europe d'héroïne

(C'est à présent le cas)

Mondialisation.ca, Le 14 septembre 2006
Par : Ria novosti


L'Afghanistan bat une nouvelle fois tous les records de production d'opium et s'apprête à inonder l'Europe d'héroïne de première qualité.

Selon les données publiées récemment par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la culture du pavot à opium a augmenté de 59 % cette année pour atteindre 165.000 hectares, contre 100.000 en 2005, la récolte globale d'opium brut devant s'élever à 6.100 tonnes.

A cela il faut ajouter que cette année, selon les experts afghans, l'opium est particulièrement riche en morphine: il faut seulement 7 kg d'opium brut pour fabriquer un kg d'héroïne.

Ce ratio est d'une rareté exceptionnelle. D'habitude, la fabrication d'un kg d'héroïne demande 10 à 15 kg d'opium. Ainsi, les 4.000 tonnes d'opium brut récoltées l'an dernier en Afghanistan, toujours selon l'ONUDC, ont permis de produire 400 tonnes d'héroïne. Cela veut dire qu'avec la teneur actuelle de l'opium en morphine les 6.100 tonnes d'opium brut pourraient donner plus de 870 tonnes d'héroïne. Un chiffre absolument fantastique.

Il est facile d'imaginer combien de tonnes de cette drogue dure de haute qualité viendront envahir les marchés russe et européen en 2006. D'autant plus qu'en Afghanistan le schéma comprenant la moisson de l'opium, sa transformation en morphine et en héroïne et, enfin, l'exportation des opiacés vers les pays consommateurs par les itinéraires fiables est réglé comme du papier à musique.

La question qui se pose est de savoir s'il est possible ou non d'endiguer l'afflux de la drogue afghane.

En Afghanistan, les mécanismes de lutte sont absents, qu'il s'agisse de mécanismes économiques ou militaires. Quant à la coalition antiterroriste internationale et à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), elles ont besoin d'un mandat spécial de l'ONU pour mener des opérations de destruction des semences de pavot à opium et des laboratoires de fabrication d'héroïne.

Les Etats-Unis, qui dirigent la coalition antiterroriste, ou l'OTAN, qui parraine l'ISAF, ne saisiront jamais le Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir le mandat nécessaire. Surtout les Etats-Unis qui, contrairement à l'ISAF, ne disposent d'aucun mandat onusien en Afghanistan. A quoi bon se brouiller avec la population locale, d'autant plus que les problèmes russes et européens liés à la drogue afghane leur sont complètement étrangers? "La hausse de la production de drogue observée en Afghanistan s'explique par la croissance de la demande en Europe et en Russie. Pour éradiquer le problème, il faut des efforts communs de la Russie et de l'Europe occidentale en Afghanistan", a notamment estimé le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld.

Les illusions sur l'assistance éventuelle de l'ISAF ont été dissipées par le directeur de l'ONUDC, Antonio Maria Costa, lors d'une conférence internationale sur la drogue afghane à Moscou. A son avis, l'engagement expérimental des troupes de l'ISAF mobilisées en 2005 pour détruire les cultures de pavot à opium et les laboratoires chimiques en 2005 n'ont pas eu l'effet escompté et ont aggravé les tensions avec la population locale. L'assistance de l'ISAF se résumera désormais à l'appui logistique et à la formation du personnel afghan.

M. Costa a également dissipé le mythe des "caravanes de la drogue" qui sillonnent l'Afghanistan à la barbe des Etats-Unis et de l'ISAF. Les "caravanes" existent, seulement il ne s'agit pas de la drogue, mais de ses précurseurs. Le précurseur est un réactif utilisé dans la fabrication d'un produit chimique toxique. Pour transformer une tonne d'opium brut en héroïne, il faut, selon les experts, 2 à 6 tonnes d'anhydride acétique.

Sur les 4.000 tonnes d'opium brut, l'Afghanistan a importé l'an dernier plus de 10.000 tonnes d'anhydride acétique, a précisé M. Costa. Une vraie "caravane", car il faut 500 camions de 20 tonnes pour transporter cette quantité d'agents chimiques.

L'anhydride acétique n'est pas d'origine afghane. Aujourd'hui, selon les experts, cette substance chimique n'est fabriquée qu'en Chine, en Inde et en Russie. Reste à savoir comment ces "caravanes" arrivent à passer inaperçues dans un Afghanistan à l'infrastructure routière sous-développée et dans les pays voisins.

Début juillet, les autorités afghanes ont dû reconnaître l'inefficacité des mesures appliquées dans le pays en vue d'enrayer la fabrication illégale de stupéfiants. La nouvelle loi sur la lutte contre la production de drogue adoptée l'an dernier, tout comme le ministère spécialement créé à cette fin, n'ont été d'aucun secours, et le problème reste entier.

Comment le résoudre? Un coordinateur de l'ONUDC pour l'Asie centrale a déclaré que "malgré les efforts déployés par les gouvernements centrasiatiques, le transit via cette région ne diminue pas".

L'opium afghan poursuit sa propagation malgré tout. La Russie et l'Europe occidentale n'ont qu'à espérer qu'avec l'extension annuelle de 50% des surfaces ensemencées de pavot à opium, la superficie des terres cultivables en Afghanistan se rétrécira. A ce jour, sur les 7 millions d'hectares de terres cultivables, seulement 165.000 ont été mis en valeur.


Mercredi 13 Septembre 2006

Source :

http://stopdrug-elites.blogspot.com/2007/07/lafghanistan-sapprete-inonder-leurope.html
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MessageSujet: Re: Afghanistan, pavot et CIA   14/7/2011, 22:42

Voici un livre D2J0 SORTIE EN 1998 concérnant ce trafique made in CIA :

La politique de l'heroine. l'implantation de la cia dans le trafic des drogues


Quatrième de couverture

En un demi-siècle, la production et la consommation d'héroïne n'ont fait que progresser pour atteindre actuellement des chiffres records. La responsabilité de cette situation est largement due à Ia CIA qui, de la Seconde Guerre mondiale au conflit afghan en passant par la guerre du Viêt-nam, s'est servie à grande échelle de la drogue pour financer ses actions clandestines. Résultat d'une enquête de plus de vingt ans, ce livre analyse les rapports troubles entre militaires, hommes de l'ombre, trafiquants de drogue, hommes politiques et policiers qui ont permis aux Etats-Unis d'asseoir leur pouvoir mondial notamment grâce à l'héroïne.

Commentaire d'un lecteur sur amazon :

Citation :
Comment présenter en quelques mots cette traduction d’un livre que les spécialistes considèrent à la fois comme la "bible" sur l'histoire du trafic international « moderne » des opiacés et l'ouvrage fondateur de la "Géopolitique des drogues"? On peut commencer par dire qu’il s’agit d’un véritable travail d’historien construit sur de très nombreuses sources d’archives et, ce qui est plus original, sur une multitude d’entretiens avec des acteurs clés. Très peu de place est ici laissée à la spéculation, le travers si fréquent des ouvrages traitant du trafic illicite de drogues, phénomène par essence caché et secret. Ajoutons que le cœur du livre, le moment « narcohistorique » à partir duquel l’auteur déroule l’écheveau de sa narration, c’est la guerre du Vietnam. Moment fondateur, nous dit McCoy, d’une relation entre le service de renseignement extérieur américain, la CIA, et le commerce international de substances prohibées qui, partant du Laos et de la Birmanie des années 1960/70 pour arriver à l’Afghanistan et à la Colombie des années 1980/90, nous entraîne entre-temps au Liban, en Turquie, au Nicaragua, aux États-Unis, en Sicile… et, bien sûr, en France, notamment sur le port de Marseille. La « French Connection », ses racines historiques et ses instrumentations (géo)politiques dans le cadre de la Guerre froide (notamment dès les grandes grèves marseillaises de 1947) font l’objet de longs développements, où McCoy nous révèle des aspects peu connus (pour ne pas dire cachés) de l’histoire de France. Mais au-delà, cet ouvrage dépeint l'un des pans parmi les plus contestables, de l'histoire mondiale du XXe siècle et de l'hégémonie américaine. A lire absolument.

Bon, je n'ai pas lu ce livre, cependant, pour toute personnes voulant investiguer sur ce sujet voici le page d'achat du livre :

http://ladylongsolo.com/033-la-politique-de-l-heroine.html
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MessageSujet: Re: Afghanistan, pavot et CIA   14/7/2011, 22:47

Le Pakistan exploite le pavot afghan...


Article du 19 avril 2005 de voltairenet.org


Depuis qu’il est placé sous contrôle des forces de stabilisation de l’OTAN, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot à opium. Cette marchandise est raffinée dans les laboratoires des services secrets pakistanais et fournit l’essentiel du Produit national brut de l’Afghanistan et du Pakistan, devenus tous deux des narco-États. Loin de profiter aux populations, cette manne est utilisée à l’achat d’armement états-unien en prévision de l’attaque de l’Iran.


Soldat pakistanais surveillant la destruction de paille de pavot

Immédiatement après l’attaque de l’Afghanistan par les États-Unis et le renversement de l’émirat auto-proclamé des talibans, le président George W. Bush envoya un émissaire spécial évaluer la situation. Dans son rapport, James Dobbins indiqua : « Les drogues sont la principale source d’argent pour financer la reconstruction, dépassant largement les aides internationales cumulées ». Cette observation ne s’est pas démentie. En trois ans, la production d’opium s’est développée en flèche. Elle s’étend aujourd’hui sur 130 000 hectares et représente 87 % de la production mondiale. Dans ce pays dévasté, il n’y a en fait pas d’autre sources de richesse, hormis les aides internationales, observe le professeur Barnett Rubin de la New York University [1].

Ce phénomène est unanimement déploré par les dirigeants internationaux. Il est pourtant impossible qu’il ait pris une telle ampleur sans l’approbation, au moins tacite, des nouveaux maîtres du pays, c’est-à-dire de l’armée des États-Unis et de l’OTAN. Cette collusion est désormais un secret de polichinelle, même si aucun responsable politique n’ose l’aborder en public. Une exception toutefois : le ministre de la défense français, Michèle Alliot-Marie, n’a pas hésité à exprimer son irritation dans les colonnes du Washington Post. Elle y regrettait que les GI’s ne se sentent pas concernées par ce trafic qui approvisionne le seul marché européen et le laissent se dérouler sous leurs yeux, alors même qu’ils demandaient l’aide militaire des Européens pour stabiliser le pays [2].

Pour comprendre ce que cache cette vaste tartufferie, un retour en arrière et quelques explications techniques sont nécessaires.

Pour représenter une valeur marchande, la gomme du pavot doit être raffinée, puis distribuée sur un marché solvable. La culture ne se développe donc qu’une fois adossée à des laboratoires locaux et à des réseaux internationaux. Contrairement au raffinage de la cocaïne, celui de l’héroïne nécessite une logistique importante, donc une organisation centralisée éloignée des cultivateurs. Une telle structure de production ne peut exister à l’insu du pouvoir politique.
Ainsi, la culture spéculative du pavot est apparue en marge de la guerre civile à la suite d’une décision politique. Le patron des services secrets français, Alexandre de Marenches, s’est vanté d’avoir imaginé le financement de la lutte des moudjahidines contre les Soviétiques par la production de drogues et de l’avoir conseillé à son homologue états-unien. Quoi qu’il en soit, la culture s’est développée dans les années 80 au nord, le long de la frontière afghano-pakistanaise et le raffinage souvent au Pakistan même, sous le contrôle de l’ISI (services secrets militaires). Faisant subir aux Soviétiques ce qu’ils avaient enduré au Vietnam, les États-uniens renvoyaient l’héroïne en Afhanistan pour la faire consommer par les soldats soviétiques et démoraliser leur armée.

Loin de prendre fin au retrait des troupes soviétiques, la guerre civile devint dans les années 90 une guerre de tous contre tous. Des chefs de guerre, regroupant des bandes armées ethniques, se livrèrent bataille au gré d’alliances éphémères, chacun d’entre eux finançant ses propres troupes en organisant la culture du pavot dans la zone de territoire qu’il contrôlait ; l’ISI pakistanaise conservant une autorité au-dessus de la mêlée grace au monopole du raffinage. Les États-uniens, qui continuaient à surveiller la distribution, veillèrent à en faire écouler une grande partie en Iran pour saper la société révolutionnaire islamique.

En 1992, Washington tenta de mettre fin à la guerre civile afghane, qu’il avait provoquée, en asséchant son financement, donc en fermant les raffineries pakistanaises. La Maison-Blanche dépêcha d’importantes équipes de la DEA (Drug Enforcement Administration) à Islamabad, mais il était trop tard. Les efforts du général Asif Nawaz se révélérent infructueux : l’économie pakistanaise elle-même était devenue dépendante des drogues.

Dans la période précédant l’attaque de l’Afghanistan par les États-Unis, la majeure partie du territoire afghan était gouvernée par la confrérie des talibans, soutenue à bout de bras par l’ISI. La secte s’était constituée unilatéralement en émirat et se finançait exclusivement par la culture du pavot. Les talibans et leur hôte, Oussama Ben Laden, imaginèrent une casuistique selon laquelle l’islam interdirait aux musulmans de consommer des drogues, mais pas d’en produire pour les infidèles. Ils négociérent à l’ONU avec Pino Arlacchi et avec les États-Unis et acceptèrent de détruire des récoltes contre de substantiels dédommagements, de sorte que, selon les périodes, ils vivaient de l’opium ou de subventions.
Au Nord du pays, le commandant Massoud et son Front islamique [3] agissent identiquement.

Les accords de destruction de récolte passés entre les talibans et l’ONU provoquèrent une grave crise économique pour le système de raffinage de l’ISI pakistanaise. La dissension atteignit rapidement son point de rupture, provoquant un retournement du Pakistan contre les talibans, au moment où les États-Unis entraient eux aussi en conflit avec la confrérie, mais à propos de la construction d’un pipe-line en ce qui les concerne.



C’est aujourd’hui un poncif de la presse occidentale que de prétendre qu’Oussama Ben Laden, ennemi public n°1 des États-Unis, est toujours en vie et se cache dans les zones tribales de la frontière afghano-pakistanaise. Il importe peu de savoir si cette imputation est exacte ou non, on se contentera d’observer que si tel était le cas, l’armée états-unienne devrait être intervenue depuis longtemps pour l’en déloger, le faire prisonnier et le traduire en justice. Pourtant il n’en est rien, tandis que les rapports officiels assurent que cette zone tribale abrite des centres de raffinage. En définitive, on laisse donc entendre que Ben Laden coule de paisibles jours, reconverti en baron de la drogue au Waziristan. Quoi qu’il en soit, avec ou sans Ben Laden, l’ISI pakistanaise conserve le monopole du raffinage et les profits réalisés alimentent les caisses du gouvernement du général Perez Mouscharraf.

De fait, l’économie du Pakistan est extrêmement faible. Les exportations se limitent à des fibres textiles et à des œufs. Pourtant l’État est très riche, au point de pouvoir acheter des chasseurs-bombardiers aux États-Unis et des bâtiments de guerre. Loin d’exiger des explications du général Mouscharraf, lors de son dernier voyage dans la région, la secrétaire d’État Condoleezza Rice s’est félicitée de vendre des F-16 dernier cri à Islamabad qui n’a aucun autre moyen de les payer que d’exploiter l’opium afghan. Chacun ferme les yeux sur un système auquel il participe, ou a participé, d’autant que l’Iran est devenu la nouvelle cible, que l’armée pakistanaise sera indispensable pour frapper Téhéran et que les opérations coûteront cher. Il n’est pas inutile de rappeler que l’envoyé spécial du président Bush, James Dobbins, dont nous citions en début d’article l’évaluation de la situation, est précisément le président de la Rand Corporation, le lobby du complexe militaro-industriel états-unien.



[1] Sur la situation générale, voir « Afghanistan 2004 », Voltaire, 20 janvier 2004.
[2] « Afghanistan’s Drug Boom », par Michèle Alliot-Marie, Washington Post, 6 octobre 2004. Nous avions par ailleurs traité ce texte dans les Tribunes Libres Internationales du 7 octobre 2004.
[3] Pour les besoins de la communication globale, le Front islamique sera précipitamment rebaptisé Alliance du Nord avant que Washington ne renverse les talibans.

Source :

http://www.voltairenet.org/Le-Pakistan-exploite-le-pavot

AUTRES ARTICLES A LIRE :

Craig Murray : « Les États-Unis contrôlent le trafic de l’héroïne afghane »


http://www.voltairenet.org/Craig-Murray-Les-Etats-Unis

Les barons de l’héroïne par la grâce des États-Unis...

http://www.voltairenet.org/Afghanistan-les-barons-de-l


Dernière édition par lorelianeGTQ le 14/7/2011, 23:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Afghanistan, pavot et CIA   14/7/2011, 23:16

La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan...



Par F. William Engdahl


L’un des aspects les plus remarquables du programme présidentiel d’Obama, c’est que, dans tous les États-Unis, peu de gens ont remis en question, dans les médias ou ailleurs, la raison de l’engagement du Pentagone dans l’occupation militaire de l’Afghanistan. Il existe deux raisons fondamentales, dont aucune ne peut être dévoilée ouvertement au grand public.


Derrière tous les débats officiels trompeurs sur le nombre de troupes nécessaires pour « gagner » la guerre en Afghanistan, si 30 000 soldats de plus sont suffisantes ou si le besoin est au moins 200 000, le but réel de la présence militaire étasunienne dans ce pays pivot d'Asie centrale est éclipsé

Pendant sa campagne présidentielle de 2008, le candidat Obama a même affirmé que l'Afghanistan, et non pas l'Irak, est l’endroit où les États-Unis doivent faire la guerre. Sa raison ? Parce que, selon lui, c'est là que l'organisation Al-Qaïda est retranchée et c’est la « vraie » menace pour la sécurité nationale. Les raisons de l'implication étasunienne en Afghanistan sont tout à fait différentes.

L'armée US occupe l'Afghanistan pour deux raisons : principalement pour rétablir et contrôler la plus grande fourniture mondiale d’opium des marchés internationaux de l'héroïne et utiliser la drogue comme arme contre ses adversaires sur le plan géopolitique, tout particulièrement, la Russie. Le contrôle du marché de la drogue afghane est capital pour les liquidités de la mafia financière en faillite et dépravée de Wall Street.


La géopolitique de l'opium afghan

D’après un rapport officiel de l'ONU, la production d'opium afghan a augmenté de façon spectaculaire depuis la chute du régime taliban en 2001. Les données du Bureau des drogues et des crimes des Nations-Unies montrent qu’il y a eu plus de cultures du pavot pendant chacune des quatre dernières saisons de croissance (2004-2007), qu’en une année sous le régime taliban. Plus de terres sont dédiées à l'opium à présent en Afghanistan que pour la culture du coca en Amérique latine. En 2007, 93% des opiacés du marché mondial provenaient d'Afghanistan. Ce n'est pas par hasard.


Il a été démontré que Washington à choisi soigneusement le controversé Hamid Karzaï, un chef de guerre pachtoune de la tribu Popalzai, longtemps au service de la CIA, revenu de son exil aux États-Unis, fabriqué comme une mythologie hollywoodienne autour de sa « courageuse autorité sur son peuple. » Selon des sources afghanes, Hamid Karzaï est aujourd'hui le « Parrain » de l'opium afghan. Ce n’est apparemment pas par hasard s’il a été et reste aujourd'hui encore l'homme préféré de Washington à Kaboul. Pourtant, même avec l'achat massif de votes, la fraude et d'intimidation, les jours de Karzaï en tant que président pourraient se terminer.


Longtemps après que le monde a oublié qui est le mystérieux Oussama Ben Laden et ce qu'est Al Qaida, sa prétendue organisation terroriste, -- ou se demande même s'ils existent -- la seconde raison de la fixation de l’US army en Afghanistan apparait comme un prétexte pour créer une force de frappe militaire étasunienne permanente avec un série de bases aériennes fixes en Afghanistan. L'objectif de ces bases n'est pas de faire disparaître les cellules d'Al Qaïda qui pourraient avoir survécu dans les grottes de Tora Bora ou d'éradiquer un « taliban » mythique, qui, selon des rapports de témoins oculaires, est en ce moment composé majoritairement d’habitants afghans ordinaires en lutte une fois encore pour débarrasser leurs terres des armées occupantes, comme ils l’ont fait dans les années 80 contre les Soviétiques.


Pour les États-Unis, la raison des bases afghanes, c’est d’avoir dans leur ligne de mire et d’être capables de frapper les deux nations du monde qui, réunies, constituent aujourd'hui la seule menace à leur pouvoir suprême sur le monde, à l’America's Full Spectrum Dominance (domination US sous tous ses aspects), comme l’appelle le Pentagone.


La perte du « Mandat Céleste »

Le problème pour les élites* au pouvoir à Wall Street et à Washington, c’est le fait qu'ils soient désormais enlisés dans la plus profonde crise financière de leur histoire. Cette crise est indubitable pour le monde entier, et le monde agit en faveur de sa propre survie. Les élites étasuniennes ont perdu ce qui est connu dans l'histoire impériale chinoise sous le nom de Mandat Céleste. Ce mandat est donné à un souverain ou à une élite régnante à condition qu'ils dirigent leur peuple avec justice et équité. Quand ils règnent tyranniquement et comme des despotes, en opprimant leur peuple et en en abusant, ils perdent ce Mandate Céleste.


Si les puissantes élites riches du privé qui ont contrôlé les politiques essentielles, financière et étrangère, la plupart du temps au siècle dernier au moins, ont eu un jour le mandat céleste, il est évident qu'elles l’ont perdu. L'évolution interne vers la création d'un État policier injuste, avec des citoyens privés de leurs droits constitutionnels, l'exercice arbitraire du pouvoir par des non élus, comme le ministre des Finances Henry Paulson et maintenant Tim Geithner, qui volent des billions de dollars du contribuable sans son consentement pour renflouer de la banqueroute les plus grandes banques de Wall Street, des banques jugées « trop grosses pour couler, » tout cela démontre au monde qu'elles ont perdu le mandat.


Dans cette situation, les élites au pouvoir sont de plus en plus désespérées de maintenir leur contrôle sur un empire mondial parasitaire, faussement appelé « mondialisation » par leur machine médiatique. Pour maintenir leur domination, il est essentiel que les États-Unis soient capables de rompre toute coopération naissante dans le domaine économique, énergétique ou militaire, entre les deux grandes puissances de l'Eurasie qui, en théorie, pourraient présenter une menace au futur contrôle de l’unique superpuissance : la Chine associée à la Russie.


Chaque puissance eurasienne complète le tableau de contributions essentielles. La Chine est l'économie la plus robuste du monde, une énorme main-d'œuvre jeune et dynamique, une classe moyenne éduquée. La Russie, dont l'économie ne s'est pas remise de la fin destructrice de l'ère soviétique et des grossiers pillages au cours de l'ère Eltsine, possède toujours des atouts essentiels pour l’association. La force de frappe nucléaire de la Russie et son armée présentent la seule menace dans le monde d'aujourd'hui à la domination militaire des États-Unis, même si ce sont en grande partie des reliquats de la Guerre Froide. Les élites de l'armée russe n'ont jamais renoncé à ce potentiel.


La Russie détient également le plus grand trésor du monde en gaz naturel et d’immenses réserves pétrolières dont la Chine a impérieusement besoin. Ces deux puissances convergent de plus en plus à travers une nouvelle organisation créée par elles en 2001, connue sous le nom d'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). En plus de la Chine et de la Russie, l’OCS inclut les plus grands pays d'Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.


Le but allégué de la guerre des États-Unis contre à la fois les talibans et Al Qaïda, consiste en réalité à installer leur force de frappe militaire directement en Asie centrale, au milieu de l'espace géographique de l'OCS montante. L'Iran est une diversion. La principale cible, c’est la Russie et la Chine.


Officiellement, Washington affirme bien sûr avoir établi sa présence militaire en Afghanistan depuis 2002 pour protéger la « fragile » démocratie afghane. C'est un argument singulier, quand on voit la réalité de sa présence militaire là-bas.



En décembre 2004, lors d'une visite à Kaboul, le ministre de la Guerre Donald Rumsfeld a finalisé ses projets de construction de neuf nouvelles bases en Afghanistan, dans les provinces de Helmand, Herat, Nimrouz, Balkh, Khost et Paktia. Les neuf se rajoutent aux trois bases militaires principales déjà installées à la suite de l’occupation de l'Afghanistan pendant l'hiver de 2001 à 2002, prétendument pour isoler et éliminer la menace terroriste d'Osama Ben Laden.



Le Pentagone a construit ses trois premières bases sur les aérodromes de Bagram, au nord de Kaboul, son principal centre logistique militaire ; de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan ; et de Shindand, dans la province occidentale de Herat. Shindand, sa plus grande base afghane, est construite à seulement 100 kilomètres de la frontière iranienne, et à distance de frappe contre la Russie et la Chine.



L'Afghanistan est historiquement au cœur du grand jeu anglo-russe, la lutte pour le contrôle de l'Asie centrale au 19ème siècle et au début du 20ème. La stratégie britannique était alors d'empêcher à tout prix la Russie de contrôler l'Afghanistan, ce qui aurait été une menace pour le joyau de la couronne impériale britannique, l’Inde.



L'Afghanistan est de même considéré par les planificateurs du Pentagone comme hautement stratégique. Il constitue une plate-forme d’où la puissance militaire étasunienne pourrait menacer directement la Russie et la Chine, ainsi que l'Iran et les autres riches pays pétroliers du Moyen-Orient. Peu de choses ont changé sur le plan géopolitique en plus d'un siècle de guerres.



L'Afghanistan se trouve sur une position extrêmement vitale, à cheval sur l'Asie du Sud, l'Asie centrale et le Moyen-Orient. L'Afghanistan est aussi situé le long de l’itinéraire envisagé pour le pipeline pétrolier, depuis les champs pétrolifères de la mer Caspienne jusqu’à l'océan Indien, où la société pétrolière étasunienne, Unocal, avec Enron et Halliburton de Cheney, avaient été en négociation pour les droits exclusifs du gazoduc d’acheminement du gaz naturel du Turkménistan à travers l'Afghanistan et le Pakistan, vers l’énorme centrale électrique à gaz naturel d’Enron à Dabhol près de Mumbai (Bombay). Avant de devenir le président fantoche des États-Unis, Karzai avait été un lobbyiste d'Unocal.


Al Qaïda n'existe pas en tant que menace

La vérité, concernant toute cette tromperie autour du but réel en Afghanistan, devient claire si on examine de plus près la prétendue menace d’« Al Qaïda » là-bas. Selon l'auteur Erik Margolis, avant les attentats du 11 septembre 2001, le Renseignement étasunien accordait assistance et soutien à la fois aux talibans et à Al Qaïda. Margolis affirme que « La CIA projetait d'utiliser Al Qaïda d’Osama Ben Laden pour inciter à la révolte les Ouïgours musulmans contre la domination chinoise, et les talibans contre les alliés de la Russie en Asie centrale. »



Les États-Unis ont manifestement trouvé d'autres moyens pour soulever les Ouïgours musulmans contre Pékin en juillet dernier, par l’intermédiaire de leur soutien au Congrès mondial ouïghour. Mais la « menace » d’Al Qaida demeure le pivot d’Obama pour justifier l’intensification de sa guerre en Afghanistan.



Mais, à présent, James Jones, le conseiller en sécurité nationale du Président Obama, ancien général de Marine, a fait une déclaration, enterrée opportunément par les aimables médias étasuniens, sur l’évaluation de l’importance du danger représenté actuellement par Al Qaïda en Afghanistan. Jones a déclaré au Congrès, « La présence d'Al Qaïda est très réduite. L'évaluation maximale est inférieure à 100 exécutants dans le pays, aucune base, aucune capacité à lancer des attaques contre nous ou nos alliés. »



À toutes fins utiles, cela signifie qu’Al Qaïda n'existe pas en Afghanistan. Diable...



Même au Pakistan voisin, les restes d'Al Qaïda ne sont presque plus décelables. Le Wall Street Journal signale : « Chassés par les drones étasuniens, en proie à des problèmes d'argent, et trouvant plus de difficultés à attirer les jeunes Arabes dans les montagnes sombres du Pakistan, Al Qaïda voit son rôle rapetisser là-bas et en Afghanistan, selon des rapports du Renseignement et des responsables pakistanais et étasuniens. Pour les jeunes arabes qui sont les principales recrues d’Al Qaida, ‘’il n'est pas romantique d’avoir froid et faim et de se cacher’’, a déclaré un haut responsable étasunien en Asie du Sud. »



Si nous comprenons les conséquences logiques de cette déclaration, nous devons donc conclure que la raison pour laquelle de jeunes soldats allemands et d'autres de l'OTAN meurent dans les montagnes afghanes n'a rien à voir avec « gagner une guerre contre le terrorisme. » Opportunément, la plupart des médias choisissent d'oublier le fait qu’Al Qaïda, dans la mesure où cette organisation a existé, était une création de la CIA dans les années 80. Elle recrutait et formait à la guerre des musulmans radicaux de la totalité du monde islamique contre les troupes russes en Afghanistan, dans le cadre d'une stratégie élaborée par Bill Casey, chef de la CIA sous Reagan, et d'autres, pour créer un « nouveau Viêt-nam » pour l'Union Soviétique, qui aboutirait à la défaite humiliante de l'Armée Rouge et l'effondrement final de l'Union Soviétique.



James Jones, le patron du National Security Council, reconnaît à présent qu'il n'y a pratiquement personne d’Al Qaida en Afghanistan. Peut-être serait-il temps d’une explication plus honnête de nos dirigeants politiques sur la véritable raison de l'envoi d’autres jeunes en Afghanistan, pour mourir en protégeant les récoltes d'opium.


Ndt : Le mot élite est un euphémisme de plus en plus utilisé ces derniers temps pour désigner un individu qu’aucune valeur humaine n’embarrasse dans la réalisation de ses ambitions. C’est devenu un synonyme de psychopathe.

Article original en anglais : America's Phoney War in Afghanistan, publié le 21 octobre 2009.


Traduction : Pétrus Lombard


F. William Engdahl est l'auteur de plusieurs ouvrages en anglais dont deux sont traduits en français :


OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim (le livre original en anglais, Seeds of destruction)

[center]

et Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain. Il est joignable depuis son site.


http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=William+Engdahl+

Pour contacter l'auteur : www.engdahl.oilgeopolitics.net

Sources :

http://stopdrug-elites.blogspot.com/2010/06/la-geopolitique-derriere-la-guerre.html

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15909

Merci DC pour l'aide Smile

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MessageSujet: Re: Afghanistan, pavot et CIA   14/7/2011, 23:32

Trafic d'Opium OTAN French Conection Sarko


Qui gère le trafic mondial d'héroine ? les talibans ?
Source:

http://www.dailymotion.com/dailycensorship
(merci Dailycensorship;-)

Voir aussi:
Les Sarkozy chez un narko trafiquant:
http://www.dailymotion.com/video/x8nd3d_les-sarkozy-chez-un-narcotrafiquant_news
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MessageSujet: Re: Afghanistan, pavot et CIA   11/10/2011, 05:41

Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE : « Le trafic de drogue en Afghanistan est assuré par des militaires américains »
par Ian Hamel - publié le mercredi 7 septembre 2011

Citation :

C’est un ouvrage particulièrement dense que nous livre Alain Chouet, ancien chef de service de sécurité à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), interviewé par Jean Guisnel, journaliste au Point, spécialiste des questions militaires. « Au cœur des services spéciaux » (*) ne se contente pas de mettre les pieds dans les plats. L’ouvrage piétine carrément certains plats, notamment en ce qui concerne le printemps arabe.

Oussama Ben Laden a été tué à Abbottabad, au Pakistan. Alain Chouet prend plaisir à rappeler qu’il s’agit d’un centre de vacances de l’armée, avec ses hôtels et son golf, où « tout le monde se connaît », Abbottabad étant réservé aux gradés pakistanais et à leurs familles. Que faut-il en déduire ? Qu’Oussama Ben Laden était gardé bien au frais par le régime d’Islamabad depuis des années.

Pourquoi a-t-il été éliminé en 2011 ? Barak Obama, plus éclairé que son prédécesseur, a compris que le fondateur d’Al-Qaida ne servait plus à rien. L’intervention occidentale en Afghanistan depuis 2001 est un échec total. Comme les taliban vont de toute façon revenir au pouvoir à Kaboul, autant faire croire qu’on les invite à la table des négociations, maintenant qu’ils ne sont plus associés à des « terroristes internationaux ». Et politiquement, Obama a gagné des points pour sa réélection en 2012.

80 à 90 % de la morphine base

L’ancien responsable de la DGSE rappelle qu’en 2002, l’Occident a mis sciemment en place en Afghanistan un gouvernement fantoche et mafieux, avec à sa tête, Hamid Karsai, le plus minable des « parrains ». Les chefs de bandes afghans se sont ensuite répartis « les rentes du pouvoir, les revenus du pavot, la manne de l’aide internationale ». Pour rappel, 80 à 90 % de la morphine base mondiale provient d’Afghanistan.

Le plus compliqué n’est pas de produire de l’opium, mais de l’exporter vers les consommateurs, sachant que l’Afghanistan n’a pas de débouché maritime. Contrairement à ce que croit l’opinion publique, la drogue ne rejoint pas l’Europe et les Etats-Unis par des routes défoncées et de vieux rafiots rouillés, mais par les voies aériennes, les gros porteurs de l’armée américaine. Et celle-ci contrôle tous les aérodromes du pays…

L’ancien chef du renseignement de sécurité ne dit pas que c’est l’armée américaine qui assure le trafic. Mais plus sûrement des militaires, qui arrondissent ainsi leurs soldes, et surtout les mercenaires engagés dans les sociétés militaires privées « pour assurer des tâches de logistique, d’intendance, de transport et même d’engagement opérationnel ».

Pression sur les armées

Les chapitres consacrés au « printemps » arabe risquent de faire grincer quelques mâchoires. « Les Arabes et les musulmans sont comme tout le monde, ils préfèrent la démocratie et la liberté à la dictature et à la répression », insiste Alain Chouet, soulignant que les habitants du Nord de l’Afrique n’ont pas attendu 2011 pour se révolter. Il y a eu des émeutes et des manifestations en Tunisie en 1969, 1978, 1980, 1984, 2000, en Egypte en 1968, 1977, 1986, 1987, 1995. Et qu’en Libye, les tentatives de coups d’Etat militaires contre Kadhafi « étaient quasiment mensuelles pendant la décennie 1980 ».

Seulement voilà, l’Occident ne s’en préoccupait pas et les médias n’en parlaient guère. Qu’est-ce qui a changé cette année ? Non seulement l’Europe et les Etats-Unis se sont intéressés à la contestation dans le monde arabe, mais ils sont intervenus… indirectement. Du moins en Tunisie et en Egypte, en faisant pression pour que les armées ne jouent plus leur rôle traditionnel de répression.

Visées sur la Cyrénaïque

Au lieu de jeter les dictateurs dehors en envoyant des soldats américains, comme George Bush en Afghanistan et en Irak, Barak Obama préfère faire jeter aux orties les dictateurs « par leur propre armée », assure l’ancien responsable des services spéciaux français. Pessimiste en ce qui concerne la Tunisie, très pessimiste pour l’Egypte, Alain Chouet est carrément alarmiste quant au devenir de la Libye.

Il souligne que la révolte a débuté le 15 février en Cyrénaïque, dans la région de Benghazi, « avec l’apparition brutale de civils armés ». Or, curieusement, les observateurs étrangers ne se sont pas demandés comment des centaines d’hommes sont apparus « armés de canons B7 et B10 sans recul, de canons bitubes anti-aériens, des mitrailleuses de 500 et 800, des lance-roquettes individuels ».

L’auteur de « Au cœur des services spéciaux » n’exclut pas que le haut commandement égyptien ait pu recevoir la promesse de la part des Américains que la Cyrénaïque, riche en pétrole, soit un jour rattachée à l’Egypte, surpeuplée, et qui manque cruellement de ressources.

http://oumma.com/Alain-Chouet-ancien-responsable-de

DGSE = 543,8 millions d’euros par an_ patron actuel Erard Corbin de Mangoux sous l'autorité de Gérard Longuet (ministre de la Défense et des Anciens combattants depuis le 27 février 2011.)



http://alain.chouet.free.fr/
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MessageSujet: Re: Afghanistan, pavot et CIA   21/2/2013, 15:09

Merci pour le partage ! Bien

http://www.lelibrepenseur.org/2013/02/19/ce-que-les-usa-on-fait-en-afghanistan/



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de leurs propres âmes et celles de leurs familles».
C'est bien cela la perte évidente. [S.39 - V.15]
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Afghanistan, pavot et CIA
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