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 TARNAC : Coupat prisonnier politique ?

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GarfieldLove



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MessageSujet: TARNAC : Coupat prisonnier politique ?   20/1/2009, 08:27

Besancenot a été poursuivi en justice par la ste taser
espionné par la ste taser
accusé par un responsable de la poste
des syndicalistes sont menacés par sarkosy
des lycéens et manifestants sont arrétés et poursuivis pour outrages
on veut créer un climat de peur chez les militants et tout ceux qui n’acceptent pas l’ordre sarkosien et sa belle société libérale qui est train de s’effondrer
on durera plus lontemps qu’eux
Mam est en train de se déconsidérer avec cette affaire
c’est vrai qu’il est difficile de comprendre comment les flics qui suivaient julien n’ont pas le plus petit bout de preuve à apporter
s’ils en avaient croyez bien qu’on le saurait.

voir : Le père de Julien Coupat interviewé par Mediapart

http://www.dailymotion.com/video/k777lNPxhySeENUUl3
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gauchenationale



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MessageSujet: Re: TARNAC : Coupat prisonnier politique ?   20/1/2009, 11:29

Je rajouterais le père d'Anne-Lorraine qui a été écarté de la reconstitution du meurtre de sa fille (le meurtrier était effectivement un multi-récidiviste).

Il semblerait qu'ils pédalent de plus en plus dans la choucroute (alsacienne de préférence). Mais à quel prix... Evil or Very Mad
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GarfieldLove



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MessageSujet: Tarnac ou les fantasmes du pouvoir, par Gabrielle Hallez   23/1/2009, 08:24

J'ai été mise en examen et mise sous contrôle judiciaire suite aux arrestations du 11 novembre 2008. Sur les neuf personnes inculpées, Julien [Coupat] reste encore incarcéré. L'appel pour sa libération aura lieu dans les jours à venir. A nouveau l'attente. Le lent dégonflement de l'affaire continue, et une nouvelle étape a été franchie, vendredi 16 janvier, avec la sortie d'Yildune [Lévy]. Il en faudra d'autres.

Cette triste affaire aura au moins rappelé l'obsession du pouvoir : écraser tout ce qui s'organise et vit hors de ses normes.

Je ne voudrais pas qu'on puisse prendre cette histoire comme un événement isolé. Ce qui nous est arrivé est arrivé à d'autres, et peut arriver encore.

6h40 : braquée dans mon lit. Cagoulés, des hommes de la sous-direction de la lutte antiterroriste (SDAT) cherchent désespérément des armes en hurlant. Menottée sur une chaise, j'attends la fin des perquisitions, ballet absurde, pendant des heures, d'objets ordinaires mis sous scellés. Sachez-le, si cela vous arrive, ils embarquent tout le matériel informatique, vos brosses à dents pour les traces ADN, vos draps pour savoir avec qui vous dormez.

Après plus de huit heures de perquisition, ils me chargent dans une voiture. Direction : Paris-Levallois-Perret. Les journalistes cernent le village. Personne ne pourra manquer d'admirer le spectacle de la police en action, et les moyens imposants du ministère de l'intérieur quand il s'agit de sécuriser le territoire. Quand cinq flics arrêtent un type, ça peut sembler arbitraire, quand ils sont 150 et avec des cagoules, ça a l'air sérieux, c'est l'état d'urgence. La présence des journalistes fait partie de la même logique. Ce qui s'est passé là, comme les arrestations à Villiers-le-Bel, ce n'est pas un dérapage, c'est une méthode.

Levallois-Perret, locaux de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et de la SDAT. Des préfabriqués sur trois étages, superposition de cellules spéciales, caméras panoptiques braquées en permanence sur toi. Quatre-vingt-seize heures de garde à vue. Mais le temps n'est vite plus un repère. Ni heure ni lumière du jour. Je ne sais pas combien de personnes ont été arrêtées. Je sais seulement, après notre arrivée, les motifs de mon arrestation.

Les interrogatoires s'enchaînent. Une fois huit heures sans pause, va-et-vient de nouveaux officiers qui se relaient. Mauvaises blagues, pressions, menaces : "Ta mère est la dixième personne mise en garde à vue dans le cadre de l'opération Taïga, on va la mettre en détention", "Tu ne reverras plus ta fille". Leur bassesse n'est pas une surprise. Ils me questionnaient sur tout : "Comment vivez-vous?", "Comment êtes-vous organisés pour manger?", "Est-ce que tu écris?", "Qu'est-ce que tu lis?" Ils voulaient des aveux pour donner corps à leur fantasme de cellule terroriste imaginaire.

Un des officiers de la police judiciaire (PJ) m'a annoncé, lors de la perquisition : "Nous sommes ennemis." Ennemis peut-être, mais nous ne sommes pas leur reflet. Il n'y a jamais eu de cellule invisible, et nous n'avons que faire de "chefs" et de "bras droits". La police croit toujours que ce qu'elle traque est organisé à son image, comme en d'autres temps, où elle brandissait le spectre du syndicat du crime.

Un gendarme me lit un communiqué allemand, diffusé le 10 novembre en Allemagne, qui revendique les sabotages dans le cadre d'une action antinucléaire. Sabotages dont ils veulent nous accuser. Le communiqué apparaîtra dans le rapport de la SDAT transmis à la presse dès la première semaine, puis sera quasiment oublié.

Au bout de trois jours, un avocat peut venir assister le prévenu retenu sous le coup d'une procédure antiterroriste. Trois jours pendant lesquels tu n'es au courant de rien d'autre que de ce que la police veut bien te dire, c'est-à-dire rien ou des mensonges. Alors oui, ce fut vraiment un soulagement quand on m'a annoncé que je pouvais voir mon avocate. Enfin des nouvelles de ma fille et de l'ampleur médiatique de l'affaire. Nouvelles aussi du village et du comité de soutien créé dans les premiers jours qui ont suivi l'arrestation.

Puis ce fut le dépôt (lieu de détention avant de comparaître devant le juge). Là s'entassent des centaines d'hommes et de femmes dans la crasse et l'attente. Une pensée pour Kafka dans le dédale de la souricière, infinité de couloirs gris et humides dont les portes s'ouvrent sur les rutilantes salles d'audience. Je suis amenée jusqu'aux galeries toutes neuves de la section antiterroriste pour comparaître devant le juge d'instruction. Puis la prison.

Fleury-Mérogis – la plus grande d'Europe. Tous les charognards gardent cette prison, pigeons, corneilles, mouettes et de nombreux rats. Nous y sommes arrivées, Manon (Gilbert), Yildune et moi en tant que détenues particulièrement surveillées (DPS), ce qui implique des mesures de surveillance plus soutenues, comme, d'être chaque nuit réveillées toutes les deux heures, lumières allumées et sommées de faire signe. Fouilles intensives et répétées. Ce statut, seules les prisonnières politiques basques l'ont à Fleury, et Isa l'avait eu aussi, en détention depuis bientôt un an sous le coup d'une procédure antiterroriste [cette personne est soupçonnée d'avoir posé un explosif sous une dépanneuse de la Préfecture de police de Paris, en mai 2007]. Les fouilles au corps, le mitard, les petites humiliations, le froid et la nourriture dégueulasse : le quotidien de la prison est fait pour écraser.

Par un concours de circonstances favorables, Manon et moi sommes sorties assez rapidement. Circonstances favorables, c'est-à-dire : nous sommes blanches, issues de la classe moyenne, ayant eu l'opportunité de faire des études; grâce aussi à la multiplication des comités de soutien. Et puis, il y avait l'actualité, marquée par des événements révélateurs du climat politique actuel qui ne sont pas passés inaperçus (par exemple cette descente policière musclée dans un collège).

Je dis "rapidement", par rapport aux détentions préventives qui durent, pour la plupart, des mois et des années. Qui durent, notamment, pour ceux pour qui ne jouent jamais ces "circonstances favorables". La plupart immigrés, voués au mépris de la police et des magistrats.

Mais ce qui est encore séparé au-dehors arrive à se reconnaître entre les murs de la prison. Des solidarités se nouent dans l'évidence d'une hostilité commune. La radicalisation de la situation amène de plus en plus de gens à subir la répression et la détention. Des rafles dans les banlieues aux peines de plus en plus nombreuses pour des grévistes ou des manifestants lors de mouvements sociaux.

Finalement, la prison est peut-être en passe de devenir un des rares lieux où s'opère la jonction tant redoutée par M. Sarkozy : "S'il y avait une connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable", avait-il dit en 2006.

Gabrielle Hallez, mise en examen dans l'affaire de Tarnac


La cerise sur le gateau
!

Le témoin qui accusait Julien Coupat, dans l'enquête sur les sabotages des lignes SNCF à grande vitesse, d'avoir eu des intentions meurtrières a été récemment condamné par un tribunal de province pour '"dénonciation d'infractions imaginaires'", révèle, jeudi 22 janvier, le site d'information Mediapart. L'homme avait témoigné à charge, sous le couvert de l'anonymat, contre Julien Coupat, l'une des neuf personnes interpellées à Tarnac (Corrèze), le 11 novembre. Présenté par l'accusation comme le "leader charismatique et idéologue" d'un groupe clandestin "anarcho-autonome", Julien Coupat a été mis en examen le 15 novembre pour "direction d'une entreprise terroriste" et "destructions en réunion". Il est le seul toujours maintenu en détention.

L'homme, "qui a été à plusieurs reprises en contact avec Julien Coupat ces dernières années", s'était spontanément manifesté auprès des forces de police, disant "avoir d'importantes révélations" à faire sur l'ancien étudiant en sociologie. Dans leur rapport de synthèse qui a servi de base au parquet de Paris pour ouvrir une information judiciaire pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", les policiers de la sous-direction antiterroriste affirment que "le témoin attestait de la proximité du nommé Julien Coupat avec le mouvement Black Block et de sa participation à de nombreuses manifestations violentes menées en marge de grandes rencontres politiques, mais précisait également qu'à plusieurs reprises lors de réunions, Julien Coupat avait évoqué la possibilité d'avoir à tuer, précisant que la vie humaine a une valeur inférieure au pouvoir politique et que l'objectif final du groupe était le renversement de l'Etat".

L'homme, que Mediapart a interrogé, conteste "formellement" être le témoin sous X... Le site précise que la justice aurait désormais pris ses distances avec ce témoin, le jugeant "marginal" et estimant qu'il n'a fait qu'apporter des "éléments de contexte", l'informateur n'ayant pas été le témoin direct d'acte de sabotage.

source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/22/tarnac-un-temoin-a-charge-serait-un-mythomane_1145316_3224.html
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ziril
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MessageSujet: TARNAC LES AVOCATS S'EXPRIMENT   21/4/2009, 20:48

TARNAC LES AVOCATS S'EXPRIMENT...




Le 2 avril 2009, les avocats des neuf personnes mises en examen dans l'affaire de Tarnac tiennent une conférence de presse au siège de la ligue des Droits de l'Homme.

Dans cette première partie, Jean-Paul Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme compare l'affaire de Tarnac à l'affaire Dreyfus. Elle illustre un régime d'exception incompatible avec l'Etat de droit. Il condamne le délit d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste qui permet de faire passer n'importe qui pour des terroristes.

Me Irène terrel, avocate de quatre des prévenus parmi lesquels Julien Coupat, demande si celui-ci est détenu au nom de la raison d'Etat. Elle revient sur la circulaire à l'origine de l'affaire, qui instaure un délit d'opinion et une chasse à ceux qui pensent différemment.

1 http://leweb2zero.tv/video/reineroro_8249ecb0d35282e
2 http://leweb2zero.tv/video/reineroro_6349ecb35d04f57
3 http://leweb2zero.tv/video/reineroro_8549ecb88898dd4
4 http://leweb2zero.tv/video/reineroro_7349ecbc0022147

_________________
Rien n'est beau que le vrai: le vrai seul est aimable;
Nicolas Boileau épître IX.
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fermetabush



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MessageSujet: Re: TARNAC : Coupat prisonnier politique ?   22/4/2009, 14:15

sur Tarnac un article très intéressant de Jean-Claude Paye :

"L’affaire de Tarnac : symptôme d’une société psychotique" :
http://www.voltairenet.org/article159010.html
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c.isme



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MessageSujet: Re: TARNAC : Coupat prisonnier politique ?   19/4/2012, 01:00

Fin de partie pour Fragnoli
10 April 2012, by soutien11novembre


Citation :

Ca y est, Mr Fragnoli s’en est allé. Epuisé, au bout du rouleau, il a quand même eu la délicatesse de nous gratifier d’une ultime Fragnolade. A la suite de ses frasques dans le Canard Enchaîné, nos avocats avaient jugé bon de demander son départ en retraite anticipée. Tout le monde s’y accordait, Mr Fragnoli qui récemment encore imaginait une adaptation cinématographique de l’affaire de Tarnac où Brad Pitt jouerait son rôle, avait définitivement perdu la raison. Sa hiérarchie, mue par on ne sait quel incompréhensible bénévolat, lui proposa de prendre les devants plutôt que de subir une ultime humiliation qui aurait valeur de blâme. Le dos au mur, il a pris cette petite porte, non sans fragnoler haut et fort que la décision émanait de lui. Avec cet humour malade que ceux qui le cotoient lui connaissent, il alla jusqu’à déclarer qu’il en avait marre des attaques personnelles dans la presse. Les dizaines de journalistes qui ont pu l’entendre déblatérer ses petits ragots et ses petites médisances à propos de la vie personnelle des inculpés ont dû bien rire.

Certes, l’affaire de Tarnac n’était pas de son fait mais il a commis l’erreur de la faire sienne. Nombreuses furent les occasions pour lui de prononcer un non-lieu, d’en sortir la tête haute. Au lieu de cela, il a préféré couvrir les mensonges de la SDAT et se soumettre à la pression de sa hierarchie. Ne nous méprenons pas, dans l’affaire de Tarnac, Mr Fragnoli ne fût qu’un pion, méprisé et méprisable. Il se sera contenté de choisir le mauvais parti.

Ses petits arrangements avec Jean-Hugues Bourgeois le témoin psychiatrique, ses reconstitutions bidonnées, ces PV inventés par la SDAT auxquels il feignait de croire, ses refus de laisser un inculpé habiter chez un autre pour que son fils puisse subir une greffe de moelle osseuse, ses arrestations en pleine rue à bout touchant, ses élucubrations infinies sur sa propre page wikipedia, ses milles petites rumeurs nauséabondes qu’il distillait à chaque fois que son instruction allait mal (AZF, la vie personnelle des uns et des autres, ses mythos sur ses stylos SNCF, etc.), de tout cela, rien ne nous manquera.

On pourrait s’amuser de l’absurdité de l’homme ou s’indigner de sa mauvaiseté; nous nous contenterons d’attendre la suite, avec tout l’intérêt quelle mérite.

Un inculpé

PS: A la lecture de la dépêche AFP qui annonçait son déssaisissement, nous pouvions comprendre que Mr Fragnoli craignait une plainte de la part de Mr Torres du fait de la révélation de son nom à "la presse libre". Qu’il se repose en paix, nous ne faisons pas partie de votre famille.


source
http://www.soutien11novembre.org/spip.php?article572

Je vous est laisser cet article ici mais on retrouve d'autres sujets* sur cette affaire épique scénarisée par nos services très spéciaux.

*Edit Bardamu
Merci c.isme Smile J'ai fusionné le sujet que tu signalais ainsi qu'un autre doublon dans ce sujet.

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c.isme



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MessageSujet: Re: TARNAC : Coupat prisonnier politique ?   19/4/2012, 19:17

Merci Bardamu.

C'est de plus en plus pitoyable cette none-affaire. Je vous mets 3 petits articles vous allez comprendre.


Nouvelle arrestation dans l’affaire de Tarnac
23 février 2012


Citation :

Un homme d’une trentaine d’années a été arrêté jeudi matin à Rouen et placé en garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret dans le cadre de l’affaire "de Tarnac".

Proche de certains mis en examen, il est soupçonné d’avoir participé à la fabrication des crochets placés sur les caténaires SNCF en novembre 2008 pour interrompre la circulation des trains.

Ses compétences de forgeron et ses déplacements seraient au coeur des préoccupations des enquêteurs, d’après une source judiciaire. Il aurait déjà été interrogé trois fois.

Le juge d’instruction, Thierry Fragnoli, s’est rendu à Rouen avec des policiers de la Sdat pour interpeller cet homme au domicile de ses parents et conduire une perquisition dans l’atelier de son père, forgeron de métier. La garde à vue, qui a commencé à 7h45 jeudi matin, a été prolongée vendredi matin. Sous le régime de l’antiterrorisme, elle peut durer jusqu’à quatre jours.

Contacté par Les Inrocks, l’un des mis en examen tourne en dérision cette nouvelle arrestation :

"Pendant longtemps, nous soupçonnions le juge Fragnoli d’instruire uniquement à charge et d’avoir un grief personnel à notre encontre. Au vu du pétard mouillé qu’est cette nouvelle arrestation, on tend désormais à penser qu’il travaille pour la défense en s’acharnant à ridiculiser son enquête. Nous sommes évidemment prêts à parier une bouteille de whisky que notre ami sera relâché sans aucune charge d’ici quelques jours."

Dans cette affaire, dix personnes ont été mises en examen depuis novembre 2008 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Une première vague d’arrestations a lieu le 11 novembre 2008 en Corrèze, à Paris et à Rouen. Vingt personnes sont alors arrêtées, neuf mises en examen et certaines placées en détention provisoire, comme Julien Coupat, soupçonné de "diriger" l’association de malfaiteurs. Il est libéré six mois plus tard. Un an plus tard, un dixième homme est mis en examen. Pendant les trois ans d’instruction, d’autres personnes ont été arrêtées sans être poursuivies par la suite.

Les avocats des mis en examen contestent une grande partie des éléments retenus contre leurs clients et ont souligné à de nombreuses reprises les incohérences du dossier. Ils ont porté plainte en février dernier pour faux et usage de faux, subornation de témoins et interceptions téléphoniques illégales. Une information judiciaire a été ouverte à Nanterre et une autre à Limoges.

Mise à jour le 24 février à 12h45 avec la réaction de l’un des mis en examen.


http://www.lesinrocks.com/2012/02/23/actualite/nouvelle-arrestation-dans-laffaire-de-tarnac-112046




Affaire de Tarnac: Un policier oublie des documents liés à l'enquête lors d'une perquisition
Publié le 12 mars 2012

Citation :

JUSTICE - Des enquêteurs ont dû changer leur numéros de portable après cette «étourderie»...

C’est un policier étourdi qui a participé à une perquisition, le 23 février dernier, près de Rouen dans le cadre de l’affaire Tarnac. Selon Europe 1, un agent de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT) a oublié sur place une série de documents liés à l’enquête.

Rien de très important, a tempéré une source proche de l’enquête, selon laquelle ces documents n’étaient pas judiciaires mais ont simplement servi à préparer l’intervention (comme des photos de repérage, ou des plans). Toujours selon cette source, ces papiers n’ont ainsi «aucun intérêt après la perquisition». Des policiers, dont les coordonnées téléphoniques figuraient sur les documents, ont toutefois dû changer de numéros de portable.

L’enquête piétine

Un homme d’une trentaine d’années avait été interpellé lors de cette perquisition. Il était soupçonné d’avoir fabriqué les crochets utilisés pour saboter des lignes à grande vitesse, en octobre et novembre 2008. Il avait été remis en liberté le lendemain, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

L’enquête dans cette affaire dite de Tarnac – du nom du village de Corrèze où résidaient une partie des membres du groupe présumé auteur des faits – piétine depuis près de quatre ans. Une dizaine de suspects ont été poursuivis dans cette affaire mais tous – y compris le leader supposé du groupe Julien Coupat – ont été remis en liberté.
E.O.

http://www.20minutes.fr/societe/896479-affaire-tarnac-policier-oublie-documents-lies-enquete-lors-perquisition





Affaire de Tarnac : les étranges écoutes posées par France Télécom
04.04.2012 Par Laurent Borredon

Citation :

Il a soufflé comme un vent de panique, le 4 avril 2008, chez France Télécom. En cause, les "bretelles" d'écoutes posées le 25 mars sur la ligne de l'épicerie de Tarnac (Corrèze) et découvertes par un technicien dans le central téléphonique du village. Selon les informations du Monde, l'enquête menée par la police judiciaire de Limoges a permis d'établir que l'ordre de placer l'épicerie sur écoutes est venu directement d'un service de la direction générale du groupe France Télécom.

Il s'agit d'un des services chargés de gérer les demandes d'interceptions administratives des services de renseignement. Et c'est un technicien de l'opérateur qui avait posé le dispositif, très artisanal : l'équivalent de pinces crocodile, et deux fils qui dérivent de la ligne. Les policiers ont fait ces découvertes dans le cadre de l'information judiciaire ouverte par la juge d'instruction de Brive-la-Gaillarde, Cécile Lasfargues, le 3 janvier 2012, pour "atteinte au secret des correspondances" et "atteinte à l'intimité de la vie privée" à la suite d'une plainte des gérants du magasin.

Le donneur d'ordre ? Les services de renseignement qui suivaient alors avec attention ces jeunes gens qu'ils rangeaient dans la mouvance "anarcho-autonome", huit mois avant leur interpellation. Un spécialiste des écoutes chez France Télécom s'étonne toutefois de l'aspect rudimentaire du dispositif, posé, de surcroît, de travers : il a été découvert à la suite d'interférences sur la ligne.

La juge va maintenant devoir remonter le fil qui va de l'avis de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), à la signature, obligatoire, du cabinet du premier ministre, François Fillon, puis au groupement interministériel de contrôle (GIC) qui a le monopole du contrôle des interceptions administratives. "La CNCIS a une interprétation restrictive de la notion de terrorisme, assure Me William Bourdon, avocat des gérants du magasin. On a du mal à se convaincre qu'elle ait autorisé sur ce motif." A l'époque, Julien Coupat, considéré par les policiers comme le leader du groupe, et sa compagne, Yildune Lévy, ont bien été signalés par le FBI américain aux services français, après un passage de frontière illégal et une participation à une réunion anarchiste à New York, en janvier 2008, mais ils n'ont, juridiquement, aucun rôle dans l'épicerie.

PARANOÏA

Lorsque ces écoutes sont posées, on est assez loin du déferlement médiatique de l'"affaire de Tarnac" : neuf personnes interpellées devant les caméras, le 11 novembre 2008, puis mises en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste". Elles sont notamment soupçonnées d'avoir posé, en octobre et novembre 2008, des crochets métalliques sur des caténaires pour désorganiser les lignes de la SNCF.

En mars 2008, les jeunes gens, installés à Tarnac depuis le début des années 2000, s'occupent d'une épicerie-bar-restaurant et d'une ferme. Et la fiche de mission de Gilles C., technicien de France Télécom à Ussel, indique un simple dérangement, le 4 avril : depuis le 25 mars, le terminal de carte bancaire de l'épicerie de Tarnac, qui passe par la ligne téléphonique, ne parvient plus à transmettre. D'ailleurs, Gilles C. n'hésite pas à demander à l'un des gérants de l'accompagner dans le central téléphonique avec la machine à carte bancaire pour faire des essais. C'est interdit par le règlement, mais, après tout, si cela permet d'aller plus vite, quel est le mal ?

Pas de chance, le technicien découvre les deux fils qui dérivent de la ligne. "J'ai tout de suite compris qu'il ne s'agissait pas d'un simple piratage privé de téléphone mais de quelque chose de louche", a-t-il précisé aux enquêteurs. C'est toute sa mission qui déraille alors. Son chef lui demande d'enlever le dispositif et il quitte précipitamment Tarnac pour Ussel. Il laisse derrière lui d'autres branchements suspects.

Mais il n'a "pas fait dix kilomètres" que son responsable le rappelle : Paris est alerté et va l'appeler. Quelques minutes plus tard, un responsable des écoutes lui demande de raconter son histoire. Le lendemain, il est convoqué à la direction régionale, à Bordeaux. Interrogé, il fait un rapport. Jusqu'ici, tout va bien. Mais ça ne dure pas : la journée se termine par une mise à pied, à peine vingt-quatre heures après l'incident. Voilà pour le technicien Gilles C., qui finira par hériter d'un blâme et refuse depuis de parler de l'affaire.

Son responsable, Pascal C., a également eu les oreilles qui chauffent. Dès le premier coup de fil, il a "immédiatement pensé" à une interception téléphonique, a-t-il confié aux policiers lors de son audition, à l'automne 2011. Il appelle l'un des techniciens habilité à en poser. Celui-ci lui confie qu'"il en avait bien réalisé trois". Il retrouve d'ailleurs la trace de l'intervention dans l'application informatique, à la date du 25 mars. Il remonte la piste jusqu'à la direction générale, à Paris. Son interlocuteur parisien n'apprécie pas. Il parle "affaire sensible", "sécurité nationale". Les techniciens limousins ont mis les pieds dans le plat.

Quelques mois plus tard, l'"affaire" de Tarnac a éclaté. Nous sommes en 2009. Tous les mis en examen sont libres, à l'exception de Julien Coupat. Deux des jeunes filles, de retour de trois semaines de détention provisoire, décident de se pencher sur l'incident, qui prend maintenant une autre couleur. Leur but : récupérer le bordereau d'intervention du 4 avril 2008.

Mais il règne dans l'équipe de techniciens de France Télécom une certaine paranoïa. Ils ont peur, craignent d'être suivis. Il y a Benoît D., qui accepte de parler, mais loin de ses bureaux. A la jeune femme, il assure que tout a été effacé des bases de données... jusqu'à la date du 9 août 2008, ouverture officielle d'une écoute dans le cadre de la procédure judiciaire. Puis, il se ferme. Un dernier technicien lâche le morceau : leur direction, à Limoges, leur a interdit de parler. La petite enquête tourne court. Il faudra attendre deux ans pour que les policiers prennent le relais.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/04/pinces-crocodile-et-fils-de-derivation-les-etranges-ecoutes-posees-par-france-telecom_1680218_3224.html
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