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 Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)

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GarfieldLove



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MessageSujet: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 09:03

Techniques d'interrogatoires de la police (au cas ou ...)

[justify]Une série d'auditions et une arrestation (voir http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=100354) ont eu lieu ces dernières semaines dans le cadre de l'enquête sur ce que les juges, flics et journalistes appellent « la mouvance anarcho-autonome francilienne ». Il semble important de décrire quelques-unes des tactiques d'interrogatoire employées par les flics pour obtenir ce qu'ils ont envie d'entendre. Ces auditions en appellent d'autres, sans doute rapidement car juges et flics semblent être dans une phase active des investigations. Toutes ces auditions ont aussi permis de confirmer la manœuvre politique sous-jacente à cette instruction visant à qualifier de terroriste tout un ensemble de pratiques et de points de vue critiques. Rappelons que cinq personnes sont mises en examen dans cette affaire (Ivan, Bruno, Damien et les deux de Vierzon), qu'Ivan, Bruno et la fille arrêtée à Vierzon sont incarcérées et que les deux autres sont sous contrôle judiciaire, le garçon arrêté à Vierzon venant d'être libéré après quatre mois de préventive.

Pour l'instant les auditions n'ont concerné que les personnes mises en examen, leurs familles ainsi que des proches qui ont fait des demandes de parloir. Dans ce dernier cas, se rendre à l'audition était une condition indispensable (mais parfois insuffisante) à l'obtention du permis de visite. Rappelons que l'on peut ne pas se rendre à un interrogatoire lorsqu'on est convoqué en tant que témoin (surtout lorsque la convocation est notifiée par un simple courrier ou par téléphone, comme ce fut le cas ici), que ça peut être un délit mais que ce n'est pas systématique car c'est compliqué pour eux de poursuivre tout un ensemble de témoins qui ne se présentent pas. Il y a un intérêt collectif évident à ne pas se rendre à ces auditions dont les résultats ne sont utilisés qu'à charge dans ces affaires.

Les auditions des proches et des membres des familles ont eu lieu à la brigade criminelle, Quai des Orfèvres à Paris. Pour l'instant seuls les mis en examens ont été auditionnés chez la juge antiterroriste en charge de cette affaire, Marie-Antoinette (ça s'invente pas !) Houyvet, qui est assistée d'un autre juge, Edmond Brunaud. A la brigade criminelle c'est le « groupe Menara » qui s'occupe de l'affaire, du nom de leur chef, un flic qui se présente d'abord sympa et respectueux de la procédure, puis qui joue souvent le rôle du méchant dans les interrogatoires tout en finissant ses gueulantes pour mettre la pression d'une petite remarque en s'inventant une proximité avec les interrogés (par exemple : « Moi aussi j'ai des enfants » aux parents, ou « Moi aussi je viens de tel endroit »). Bref du classique de flic.

L'idée de ce texte est donc aussi de décrire des techniques souvent employées dans les interrogatoires car mieux préparés, il est plus facile de les voir venir et de ne pas se faire avoir. Ca concerne aussi bien les mis en cause dans les affaires que leurs proches (familles, potes qui demandent des parloirs…). Avec les familles, au-delà d'en apprendre éventuellement sur les faits, les flics tentent de retracer un parcours de vie pour construire un profil à des fins judiciaires qui pourrait expliquer « comment il ou elle a pu en arriver là, c'est-à-dire devenir terroriste ». De là tout un ensemble de questions pour déceler des manifestations précoces de cette prédestination au terrorisme : « Comment était-il (ou elle) à l'école, au collège, au lycée ? », « Avait-il (ou elle) des amis ou était-il ou elle asocial ? », « se battait-il (ou elle) souvent ? », « quelle est son orientation sexuelle ? ». De plus, de nombreuses questions semblent anodines mais peuvent souvent être utilisées à charge dans un sens ou dans l'autre ; un « bon élève » te place rapidement dans la catégorie des idéologues manipulateurs, un « mauvais élève » dans celle des asociaux précoces et des rétifs à toute autorité, alors choisis ton camp camarade ! Ca peut sembler caricatural mais plusieurs indices laissent entendre de telles interprétations, surtout, comme c'est le cas dans cette affaire, quand le dossier ne repose sur aucun fait (même si ces « parcours de vie » sont très fréquents dans les affaires criminelles de toutes sortes). Les flics utilisent également une tactique consistant à endormir un peu l'interrogé au milieu de questions un peu bidons avant de rebondir subitement sur des trucs plus intéressant pour eux : « A-t-il (ou elle) fait des voyages ? », « quels sports pratiquait-il (ou elle) ? » puis de demander « Mais avec qui faisait-il (ou elle) tout ça ? Vous venez de dire qu'il avait des amis, vous vous souvenez bien de certains noms ? ». En ayant répondu aux précédentes questions, il est plus difficile (mais pas impossible évidemment) d'esquiver les suivantes. On peut citer également la tactique des « questions guidées » où tu comprends déjà très bien vers où le flic veut te mener dans la manière de poser la question : "Qu'est-ce que tu penses du squatt de la rue X ou Y ?", le flic présuppose déjà que tu connais tel ou tel lieu et n'importe quel type de réponse viendra au moins confirmer cette hypothèse. Ils peuvent aussi répéter plusieurs fois la même question ou insister lourdement sur un point précis.

La base dans les interrogatoires, utilisée presque systématiquement, c'est la tactique du flic gentil et du flic méchant. Le premier est celui qui parle le plus, met en confiance, pose ses questions gentiment, est serviable et se montre compréhensif (« Je comprends que ce soit dur pour vous », « Vous savez, de vous à moi, je n'aime pas interroger les familles » ou « Moi aussi je trouve que cette affaire prend des proportions délirantes »). Et puis il y a le flic méchant, celui qu'on n'avait pas trop remarqué depuis le début, qui ne parlait pas, qui n'est pas tout le temps dans la pièce, qui fait des aller-retours, puis qui surgit à un moment clé (moment de doute, d'hésitation avant une réponse) en se mettant très proche de l'interrogé, en gueulant et en lui mettant un gros coup de pression : « Je crois que vous n'avez pas compris ou vous êtes ! », « Vous n'avez pas l'air de vous rendre compte de la gravité des faits ! », « Vous (ou votre enfant selon les cas) allez passer une bonne partie de votre (sa) vie au trou ! ». Dans cette affaire au Quai des Orfèvres c'est souvent le même Menara qui se charge de cette performance théâtrale. En sachant qu'elle se produit presque à chaque fois, cette technique d'intimidation tombe vite à l'eau et Menara devient un personnage comique plutôt ridicule à vociférer tout seul. Evidemment il n'y a rien de systématique, parfois les flics sont tous sur le registre « gentils » ou tous « méchants », souvent aussi ils changent de registre au fil de l'interrogatoire, encore plus si c'est une garde-à-vue, au gré des réactions de l'interrogé et de ce qui leur donne le plus de résultats.

Les autres tactiques sont également assez classiques. Plusieurs personnes peuvent être convoquées en même temps et auditionnées séparément et simultanément. Des flics font des allers-retours entre les deux pièces et traquent les contradictions entre les déclarations. Outre l'intimidation, les flics insistent sur la proximité notamment avec les parents en instaurant des rapports du type : « Vous savez, pour votre enfant ce n'est pas trop tard, il (ou elle) peut s'en sortir, mais il (ou elle) est mal entouré… Pour le sortir de là, parlez-moi de ses fréquentations. ». Les flics essaient aussi le registre de la culpabilisation des mauvais parents « Vous ne savez pas où il (ou elle) habite ? Mais vous ne vous intéressez plus à lui (ou elle) ! ». Il leur arrive aussi de laisser l'auditionné seul dans le bureau, ou avec des personnes qui semblent s'affairer à autre chose, ceci dans le but de voir son comportement. Les interrogatoires sont aussi des tests de personnalité, le flic sur le côté qui n'a pas parlé de tout l'interrogatoire ne vous a peut-être pas lâché du regard en guettant vos expressions ou les manifestations de votre visage. Dans un commissariat, dans le bureau d'un juge ou d'un flic, on est toujours en territoire ennemi, ne l'oublions pas. Evidemment la meilleure des tactiques consiste à tout faire pour éviter ces moments et à ne rien déclarer mais on n'a pas toujours le choix… Le cas de la garde-à-vue est plus spécifique, dans l'immense majorité des cas il vaut mieux ne rien déclarer en garde-à-vue, encore plus lorsqu'elle a lieu dans le cadre d'une instruction en cours. Il existe tellement de cas où les gens se sont enfoncés ou en ont enfoncé d'autres en croyant bien faire en déclarant des choses en garde-à-vue. Tout ce qui vient d'être dit dans ce texte s'applique évidemment à la garde-à-vue et il faut rajouter quelques éléments plus spécifiques. Premièrement, t'as pas accès au dossier en garde-à-vue, tu n'y as accès qu'au moment où tu es déféré au parquet, c'est-à-dire quand t'es conduit au tribunal, que ce soit en vue d'une comparution immédiate ou d'une mise en examen. Cet élément est primordial, surtout si le motif de la garde-à-vue est sérieux et si elle se déroule dans le cadre d'une affaire déjà instruite, comme c'est le cas ici. Il vaut mieux garder d'éventuelles déclarations pour le juge d'instruction, à la fin de la garde-à-vue et après avoir vu le dossier avec ton avocat.

a suivre ...
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GarfieldLove



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MessageSujet: Que faire au cas ou ... interrogatoire de police (suite et fin)   2/2/2009, 09:04

suite ...

Pendant une garde-à-vue (48 heures maximum en régime normal, 144 heures en régime antiterroriste ou criminalité organisée avec dans ces deux derniers cas pas d'avocat avant 72 heures, avocat qui de toute façon n'a pas accès à ce moment au dossier), les flics rajoutent quelques registres outre tous ceux qu'on vient d'évoquer. Ils utilisent souvent la tactique du « de toutes façons, on sait déjà tout », qui te pousse à confirmer certaines accusations minimales en te disant qu'ils le savent déjà et qu'ainsi tu crédibilises ta position vis-à-vis de la justice, un « je vous ai tout dit » qui laisse l'impression de sauver l'essentiel en te disant « ce que je leur ai dit, ils le savaient déjà ». Il existe plein de cas où c'est faux, où ils jouent de leur impression de toute-puissance pour te faire confirmer des choses qu'ils ignorent. Ca vaut même pour des questions de base du type « Avez-vous eu déjà affaire à la police et à la justice ? Ca sert à rien de nous le cacher on le retrouvera ! », ce qui est parfois faux car ils ne retrouvent pas toujours tout dans leurs fichiers, ou ils le retrouvent de manière erronée ou incomplète. S'il ne faut pas tomber dans le piège de la toute-puissance policière, il faut aussi se garder de l'inverse, c'est-à-dire du « Ils sont à la masse, je vais les baratiner, je maîtrise parfaitement mon discours ». En garde-à-vue tu ne sais jamais ce qu'ils savent et ce qu'ils ignorent et même s'ils sont souvent à la masse, ils sont quand même bien formés et rôdés aux interrogatoires et risquent bien plus de te piéger si tu te lances dans des déclarations de toutes façons hasardeuses et très risquées pour toi et pour les autres mis en cause.

Ils jouent sur la fatigue, la lassitude, l'angoisse des heures passées enfermées en cellule à attendre son sort. Six jours seuls dans un trou c'est long, ça donne parfois la mauvaise idée de tenter des choses pour espérer en sortir. Les flics se servent évidemment de toutes ces heures, c'est même le principe de la garde-à-vue. Ils insistent beaucoup sur le fait qu'il est dans ton intérêt de parler, que tu as l'opportunité de te justifier : « Moi je veux bien te croire que t'as rien à voir avec ça, mais il faut que tu t'en expliques, sinon le juge il va te mettre au trou direct et là t'en prends pour des années ! », « Je ne te comprends pas, tu as l'occasion de t'expliquer, pourquoi tu saisis pas cette occasion ? Je crois que t'as pas compris le fonctionnement de la justice, en déclarant rien t'enfonces ton cas c'est clair, vraiment je te comprends pas… ». Une des techniques les plus perverses qu'ils emploient consiste à organiser un chantage entre les gens si plusieurs personnes sont arrêtées en même temps, « Ah tu veux pas parler ?

Et bien à cause de toi on vous garde tous, toi et tes potes, alors qu'eux ont bien voulu coopérer, et bien à cause de toi vous allez tous en reprendre pour 24 heures de plus, je vais leur dire, ils vont être contents de toi ! ». Evidemment à ce moment là, tout seul en cellule, tu sais pas comment ça se passe pour les autres, tout ce que les flics disent est souvent faux mais malheureusement cette technique est dure à supporter quand on n'y est pas préparé et les tentations de déclarer quelques trucs en espérant améliorer la situation de tout le monde sont fortes mais complètement illusoires. D'une manière générale, ils tentent souvent de te faire croire que vous avez des intérêts communs, que vous pouvez coopérer pour aller dans le même sens, en oubliant pas de rajouter fréquemment « En tout cas c'est sûr et certain que si tu dis rien tu vas en taule pour des années avec ces chefs d'inculpation ! ».

Les flics pratiquent souvent la falsification des preuves ou des déclarations, surtout si plusieurs personnes sont arrêtées en même temps, pour mettre la pression ou instiller le doute dans l'esprit des personnes arrêtées : « Ah toi tu parles pas ? Tu vas prendre cher, surtout que ton pote s'est mis à table, tu veux voir ces déclarations ? En plus il parle de toi ! ». Il arrive aussi qu'ils fassent croire qu'ils ont un élément évident te confondant, « Tu vois cette cassette vidéo ? Et bien dessus il y a un enregistrement où je viens de te voir dans une situation bien compromettante, va falloir que tu t'expliques ! », alors que c'était complètement bidon et que la cassette ne contenait rien du tout. Il existe aussi quelques variantes propres à chaque situation, du type « Cette garde-à-vue et cette possibilité de t'exprimer c'est l'occasion pour toi de parler de tes convictions politiques, considère que c'est une tribune ! » ou « Toi et tes potes vous êtes ridicules, les grands caïds ils ne se comportent pas du tout comme vous, avec eux au moins on peut discuter, vous, vous me faites pitié, des vrais gamins avec vos cachotteries et votre refus de coopérer… ».

Signalons que toutes ces situations viennent d'expériences réelles, très récentes pour la plupart. Il peut sembler plus qu'évident de rappeler toutes ces techniques de flics bien anciennes mais il est tout aussi évident de rappeler que la grande majorité des condamnations pénales est encore basée sur les déclarations, donc sur les interrogatoires, que ce soient les aveux, les contradictions, les témoignages, les balances… L'autre point important concerne le raisonnement politique et judiciaire qui sous-tend toute cette histoire. Ainsi cinq personnes sont mises en examen pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste » et « l'entreprise terroriste en l'espèce, c'est la mouvance anarcho-autonome francilienne ». Cette mouvance (terme très peu précis qui permet donc une interprétation très ouverte) se définit selon eux comme un regroupement informel d'un noyau de 50 à 100 personnes entourées de quelques centaines de sympathisants en Ile-de-France, qui se retrouve derrière le mot d'ordre « La haine de l'État bourgeois, de l'économie capitaliste et de ses appareils » et qui se manifeste principalement dans la lutte anti-carcérale et contre les centres de rétention. Les cinq mis en examen le sont donc sous le régime antiterroriste pour leur proximité supposée avec cette mouvance, donc avec ce mot d'ordre ou pour leur participation à des moments de lutte contre les prisons ou les centres de rétention. Ce raisonnement permet donc que toute déclaration, tout tract ou brochure critique de l'État, du capitalisme ou de l'enfermement soit associé à cette mouvance et fait donc de son détenteur un terroriste potentiel.

EN GROS : NE RIEN DIRE, SILENCE TOTAL PENDANT 144 HEURES SI IL LE FAUT (PRATIQUE DU YOGA).

Il faut bien distinguer l'objectif de cette manœuvre, elle ne va évidemment pas déboucher sur l'enfermement des millions de personnes qui critiquent l'Etat, le capitalisme ou les centres de rétention mais elle offre aux autorités un cadre judiciaire extrêmement large qui lui laisse les mains complètement libres pour réprimer et enfermer toute une partie de la contestation qui les dérange. Cela influe déjà sur les cinq mis en examen, « On a trouvé chez vous des tracts et des brochures critiques de la prison, ceci prouve donc votre appartenance à la mouvance anarcho-autonome et ceci, en tant que mouvance déclarée terroriste, justifie votre mise en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste ». Le procès d'intention et d'opinion joue à fond, ajoutons à ça les récentes déclarations (suivies d'actes) des flics sur leur volonté de prendre l'ADN de tout ce qui ressemble de près ou de loin pour eux à un « gauchiste » et on voit bien les réels objectifs de cette construction d'un nouvel ennemi de l'intérieur : isoler une partie des révoltés et ficher toujours plus de monde. Pour éviter les malentendus, précisons que ces manœuvres (incarcération, fichage ADN) ne sont pas nouvelles ni propres à un milieu particulier, il y a déjà 700 000 personnes au Fichier des empreintes génétiques, et par exemple les récentes révoltes dans les quartiers ont eu pour conséquences des descentes de centaines de flics dans des cités et des incarcérations « préventives » par dizaines. Nous assistons simplement à une extension et à une intensification de ces logiques, à la création de différentes catégories d'« ennemis de l'intérieur » par l'Etat qui répond à l'accroissement des tensions sociales sur tout le territoire.
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On lâchera rien, tout continue

Solidarité avec les prisonniers, avec les révoltés
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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 18:54

Le lien ne marche plus Sad
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smodelajungle



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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 19:09

merci pour l'info
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liberty



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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 19:12

le site a été censuré... No Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Sad Sad
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GarfieldLove



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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 19:17

Dieu est mort, paris.indymedia.org aussi… Plus que big-brother qui bouge encore un peu !

-Pour ceux qui ont connu et fréquenté paris.indymedia.org, il se trouve aujourd’hui que ce site est depuis quelques semaines aux abonnés absents. Que l’on clique direct sur www.paris.indymedia.org , ou qu’on passe par les moteurs de recherche, c’est idem, on ne réveille même pas son fantôme; inconnu au bataillon, exit l’énorme fond d’excellents articles qui en faisaient la renommée; le tout disparu sans aucun motif, sans le moindre commentaire -le néant quoi ! -Alors pour ceux, qui comme moi en furent de fidèles utilisateurs des années durant, serions-nous bien en droit d’attendre quelque explication sur la liquidation de la boutique qui pourtant se présentait comme site associatif d’obédience alter-mondialiste et qui surtout était très populaire de par son concept même.

Mais, face à l’opacité de cet obscurantisme qui a toujours prévalu sur le pedigree même d’indymedia.paris, sur ses fondements, ses statuts, son administration…, devrions-nous de surcroît rester éternellement (peut-être pour 2 ou 3000 ans de plus encore?) dans cette ignorance engendrée par le mensonge, l’hypocrisie ou la cupidité d’une petite poignée de gros blaireaux qui s’y est toujours entendue quand il s’agit de plonger l’humanité dans l’obscurantisme des mystifications, des mythomanies ou des mythologies (chacun étant libre ici de retenir l’acception qui lui convient le mieux pour définir l’universalité du piège à cons dont nous sommes aujourd’hui à l’apothéose) ?

Certes, on s’attend bien à ce qu’ici quelque agent à la solde de big-brother vienne nous expliquer doctement qu’I.M.P (indymedia.paris) a été la malheureuse victime de son succès, puisque le succès de ce site reposait justement sur le concept d’open-publishing (faculté pour tout internaute d’y publier un article ou d’y poster un commentaire, le tout immédiatement accessible à tous en temps réel; -la modération n’intervenant qu’à-postériori). Bien évidemment le revers de cet open-publishing, c’est que c’est aussi la porte ouverte à toute sorte de littérature indésirable, -articles ou posts racistes, haineux, injurieux…, ces spams qui y fleurissaient de manière récurrente, et qui restaient accessibles et lisibles par tout visiteur en attendant que la modé n’intervienne pour écarter cette inévitable et récurrente lie.

Toutefois, eu égard à la haute qualité des contributions qui fusaient de tous horizons, puis des débats qui en résultaient ensuite, ce qui constituait quand même l’essentiel, et donc l’épine dorsale du site, -ce qui en faisait toute sa force, tout l’intérêt et le dynamisme; -on est en droit de se poser la question si dans une saine et vigoureuse démocratie le Citoyen digne de ce nom ne peut, et ne doit supporter quelques instants la vue de la lie qui est aussi la marque des plus fins nectars, et ce, en attendant que l’homme de l’art ne vienne la décanter et l’en débarrasser ?

A cette dernière question, personnellement je réponds que si bien sûr, car même le plus subtil des philosophes ou des poètes, puisse t-il bien caresser l’amour du monde, le voir dans toute sa splendeur, sa beauté, son harmonie, se délecter de tous ses parfums les plus délicats; -même un tel homme a, chaque jour à voir et à humer une toute autre de ses productions à laquelle la nature le contraint ; car comme dit le proverbe : ‘’l’amour est un feu qui dévore, mais l’envie de chier est encore plus fort !’’ -Tout ça pour dire que Non, un pourcentage de spams éphémères (aussi abjects et répugnants puissent-ils être) ne saurait constituer un motif valable de fermeture du moindre espace de débat public dans une démocratie, surtout quand cette dernière en est aussi cruellement dépourvue que la nôtre ! -Prétendre et soutenir le contraire relève tout simplement du pire mépris à l’égard des Citoyens qu’on renvoie ainsi à l’infantilisation la plus primaire, puisque de la sorte, on les juge incapables de se forger leur propre opinion sur un sujet aussi grossier que le bon goût ou non de la merde.

-En clair en avilissant de la sorte l’opinion publique, c’est la démocratie qu’on bafoue et piétine éhontèment; -et là sur ce point, j’attends que tous les vautours pénalistes, ces ignobles fossoyeurs de la démocratie, eux toujours si prompts à s’emparer du plus futile des motifs afin d’intenter des procès minables pour faire taire la moindre expression publique et imposer leur nauséabonde bien-pensance; -que ceux-là viennent donc me démontrer le contraire s’ils ne sont pas les scélérats que je dénonce ici; -qu’ils me disent si les athéniens auraient fermé et se seraient privé de l’Agora au motif que quelques pauvres d’esprit venaient y proférer de temps à autre quelques insanités, ou y cracher leur venin ?

Qui plus est, on sait pertinemment que les spammeurs sont très souvent des pros de la chose, ceux-là mêmes qui pour faire perdurer leur statut de sempiternelles victimes ont tout intérêt à l’alimenter eux-mêmes en s’auto-victimisant par ce procédé du false-flag très en vogue actuellement en politique. Cette dernière remarque n’étant en rien une absolution ou une excuse pour les fachos, réacs, imbéciles racistes qui existent effectivement bel et bien, et trouveront toujours sur le net l’espace adéquat pour y déverser impunément leurs vomissures.

Cet abusif alibi du spam étant ici mis de coté; si on ajoute au mystère de la disparition d’indymedia.paris, les pannes inexpliquées qui des jours ou des semaines durant, rendaient le site tout aussi inaccessible qu’il l’est aujourd’hui, et ce chaque fois que survenaient dans le monde des évènements sur lequel le système ne souhaitait pas s’étendre ou voir contredite Sa version des faits; -sur ces étranges, fort secrètes et silencieuses zones d’ombre inopinées d’indymedia.paris.org, ainsi que sur son opportune disparition ultime, on peut dès lors supputer assez objectivement qu’I.M.P n’était en fait qu’une des officines attrape-gogos faisant partie intégrante du système. En effet, malgré les jolies histoires que paris.indymédia. racontait sur sa génése, ses statuts, son administration, personne n’a jamais pu aller vérifier quoi que ce soit de tangible sur ces points, tandis qu’au contraire fin 2004 une malencontreuse fuite sur le site même nous apprenait qu’indymedia.paris.org était une boutique appartenant à publicis.

Si de la sorte, on peut donc déduire qu’IMP était au net ce que Philippe Val et son torche-cul-hebdo sont à la presse papier, -des traîtres de la pire espèce, car je veux dire par là que si on va se procurer le figaro, libération, le monde ou 20 minutes, on sait qu’on va alors lire un organe du système ultra-libéral mondialisé, et il n’y a donc là aucune tromperie sur la marchandise, aucune roublardise, tandis que je vois des gens (certes très rares) lire charlie hebdo en s’imaginant qu’ils ont entre les mains un journal libertaire, ou de gauche radicale et avant-gardiste, alors même que son taulier est un facho-réac de la pire espèce. Or, il en était de même avec paris.indymedia.org, site qui ne cessait de se targuer d’être la référence en matière de contestation alter-mondialiste mais qui en réalité ne supportait surtout pas une voix dissidente qui ne soit pas celle de la dissidence bien encadrée et sous contrôle de ses dociles laquais. Et comme le veut l’adage: ‘’-il y a pire que le bourreau… c’est son valet !’’

Aussi, on connait pertinemment les facultés du système à tout récupérer pour en faire commerce, jusqu’à récupérer y compris ses propres détracteurs, sa propre contestation. Dès lors, on comprend mieux que n’ayant jamais réussi à anesthesier des Citoyens de mon espèce qui ne se sont jamais laissé intimider par toute sorte de menaces ou de pressions, Citoyens qui n’ont donc jamais fermé ni leurs yeux, ni leurs gueules, les tauliers d’IMP aient fini par jeter l’éponge et se tirer en catimini, les oreilles basses et la queue entre les pattes. Ceci contrairement aux médias papier ou audiovisuels qui eux peuvent encore tout à loisir sélectionner et étouffer les réactions de leurs lecteurs ou auditeurs lorsqu’ils les jugent indésirables ou pas assez conformes à leur système de bien-pensance. Enfin bon, laissons donc crever à petit feu ces derniers dans leur médiocrité, et si ce torpillage d’indymedia.paris.org est là une jolie bataille de gagnée contre la dernière arme la plus sophistiquée du système, ce n’est pas encore pour autant la guerre qui est gagnée, et on se gardera donc bien ici de tout triomphalisme prématuré.

L’emploi du mot guerre ici n’est pas fortuit, car à l’image du IIIème reich qui déjà avait bien compris que pour conquérir le monde, et le tenir sous son joug, il suffit de formater et surtout divertir les opinions et consciences en conséquence, donc pour cela se doter des moyens-médias adéquats, ce pourquoi Hitler créa le ministère de la propagande, avec Goebbels à sa tête.

-Dès lors où sa puissance médiatique est suffisamment puissante pour agir telle les phares de la camionnette qui aveuglent la nuée de moustiques dans la nuit la plus obscure, un tel pouvoir peut paisiblement se livrer à toutes sortes de manipulations et atrocités génocidaires, que ce soit par fours crématoires, ou par la lente asphyxie de populations qu’on ghettoïse, qu’on affame, opprime et étouffe par l’érection de murailles dont on l’encercle impunément, puisqu’on a rendu les opinions publiques totalement aveugles et apathiques par ce très puissant bourrage de mou médiatique.

a suivre ...
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GarfieldLove



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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 19:17

suite ...
Certes, le procédé n’a rien d’innovant, et pour éclairage de ce point, on relira toujours avec plaisir l’allégorie de la caverne de Platon qui n’a jamais été autant d’actualité et surtout jamais été mise en œuvre à une telle échelle planètaire que celle qu’on connaît depuis septembre 2001. Pour autant, si plus doué que moi, Platon en si peu de lignes, a fort bien décrit l’aliénation des esprits, l’anesthésie collective des consciences par la seule fascination des images (ou du message) que leur envoie un média, ce brave Platon n’est en rien l’inventeur de cette diffusion de l’obscurantisme puisqu’elle se trouve (cette diffusion) être la racine même de notre civilisation qui est plutôt à rechercher à partir du pharaon Akhénaton l’inventeur du monothéisme .

Précédant à la rédaction de la bible, les manuscrits de la mer morte (ou rouleaux de Qumran) vieux de plus de 2000 ans, sont un chef-d’œuvre de ce genre média. Qu’on se contente seulement d’en lire le rouleau de la guerre (Armageddon) , et il est stupéfiant de voir comment on comprend alors le fonctionnement du monde actuel, pour peu qu’à chaque fois qu’on y rencontre le terme ‘’trompettes’’, on remplace celui-ci par ‘’médias’’. En effet sur le champ de bataille de la conquête impérialiste que décrit et prône ce document, la trompette est l’instrument de diversion des masses, celui qui permet la progression de cet impérialisme. Or aujourd’hui, rien n’a changé puisque c’est toujours la même raison pour laquelle on nous enfume médiatiquement en permanence, que ce soit avec des histoires de 11/09 et de terrorisme islamique, d’ADM (Armes de Destruction Massive) qui n’ont jamais existé ailleurs que dans l’esprit de ceux qui initient ces conflits; -ou bien encore d’histoires de ‘’pipoles’’ qu’on nous sert en lieu et place de débat politique.

Qui plus est, actuellement où l’on assiste à l’apothéose du capitalisme (dernier avatar et fin en soi de cette civilisation obscurantiste), puis à son éclatement, voilà qu’à mesure que son édifice vole en éclats, on découvre que ce dernier système lui aussi ne reposait sur rien d’autre que des effets d’annonces, un écran de fumée quoi !

Alors voilà, en ces temps de grands bouleversements, de chaos indescriptible, il est temps de prendre conscience que c’est non seulement à la disparition d’un modèle de société à laquelle nous assistons, mais c’est bel et bien le terme de cette civilisation fondée sur l’obscurantisme que nous vivons… la fin d’un monde quoi !

Au beau milieu de cette apocalypse, ceux qui nous y ont mené; ceux-là ont encore (par leur seule hégémonie sur les moyens politico-médiatiques) l’outrecuidance de se prévaloir comme nos guides, nous propulsant par là-même plus sûrement encore vers leur néant originel.

D’où l’urgente nécessité qu’il y a désormais de reprendre COLLECTIVEMENT le destin de notre Humanité en mains, et me semble t-il, le net est ici le 1er outil tout indiqué pour nous ré-approprier l’embryon d’un véritable débat public, puisqu’il nous suffit pour cela aujourd’hui de ne pas nous laisser intimider par big-brother qui, repu-gavé est déjà bien has-been depuis un bout de temps, totalement submergé qu’il est lui-même par les évènements de ce chaos qui lui ont déjà mis un pied dans la tombe.

C’est pourquoi, et pour autant qu’il était entre ces mains impies, il reste le souvenir du fort bel outil qu’était ce site de paris.indymedia.org, et si, en étant parvenu à le faire taire, c’est bien la preuve qu’un tout petit nombre d’Hommes debout peuvent vaincre les pires tyrans (1); -il serait à mon sens fort souhaitable qu’un site techniquement identique et aussi performant puisse voir le jour, mais entre les mains de vrais Citoyens cette fois.

Alors, si à l’image de Siné qui plutôt que de s’incliner devant ce système a fait sécession en créant l’excellentissime Siné-Hebdo, il y a parmi mes lecteurs une poignée de motivés, des bidouilleurs de génie pour concevoir ce site, une petite escouade d’Hommes & Femmes encore debout pour l’administrer et le gérer sous forme associative, faites-nous signe, car par les temps qui courent, on a plus besoin que jamais d’un vrai grand espace de débat public qui ne soit pas un outil de plus aux mains de tous ces négateurs du monde visés dans cet article, et je peux vous assurer par expérience que des talents aussi brillants qu’inconnus aujourd’hui grouillent parmi nous, Le Peuple, et ne manqueront pas d’apporter leurs contributions, baillonnés qu’ils sont encore, et ce depuis trop longtemps. Alors, pour peu qu’on mette en place Le Moyen…!

-Et, c’est bien là, par une telle émulation spirituelle et intellectuelle (dont on nous prive aujourd’hui), la voie pour voir prochainement le monde marcher fraternellement de nouveau dans la lumière naissante de cette nouvelle ère que l’on sent poindre à mesure que sous nos yeux ébahis et incrédules s’écroule par pans entiers, et bientôt les ultimes ruines de cette civilisation du mensonge.

Platon (encore lui) ne disait-il pas : ‘’Les plus profondes ténèbres renferment une promesse d’aube’’; à-moins que ce ne soit le Grand Midi de Nietzsche qui s’apprête à sonner imminement ?

Attention toutefois, accrochez-vous bien car on est maintenant entré dans une zone de très fortes turbulences, un cataclysme comme personne n’en a encore jamais connu, et qui hélas va encore faire beaucoup de victimes, mais au milieu du chaos, je ne vous dis pas la douce volupté qu’il y a de se sentir Homme Libre déclarant dans le vent mauvais: ‘’-Philosophir, c’est pourrir le pire et mourir de rire !’’

Alors, allumeurs de promesse d’aube, sonneurs de Grand Midi, anars (les vrais, pas les bobos), humanistes, motivés de tous poils…; -impatient de vous rencontrer, mais techniquement incompétent, je vous attends pour le créer ce site, et n’étant pas dupe qu’en grand enculeur de mouches qu’il est, big-brother risque encore de sévir ici sur ce modeste blog pour contrarier le projet; -dans le seul but de le niquer une fois de plus le big-troll, je mets donc cet article en copyleft pour que vous en fassiez bon usage, et avoir le plaisir de le (puis, de nous) retrouver ultérieurement en bonne place sur le net !

NB: Pour commenter cet article, il n’est pas nécessaire de donner vos coordonnées; vous pouvez aussi mettre votre pseudo en guise du nom, mais il semble que tout ceci soit facultatif (dommage que ce ne soit pas indiqué plus clairement).

En guise d’au-revoir à bientôt, Chers Compagn(es)ons d’arme de la pensée, vaillants combattants de l’ennemi à pensée unique, je ne résiste pas au plaisir de laisser ici le mot de la fin à Etienne de la Boëtie qui dans son Discours sur la servitude volontaire du peuple et conditions de sa libération nous disait:

-‘’De sa servitude sous un tyran, le peuple porte l’entière responsabilité, puisque sans broncher, sans mot dire, il accepte passivement d’obéir et de courber sous le joug. Pour se libérer du tyran, il n’est pas nécessaire de le tuer, il suffit de ne plus l’écouter, il n’est alors plus rien et il s’écroule.”

Philippe Lecerf, alias Philou Zoffe.

NB: Pour accéder aux autres articles de ce blog, cliquer sur son titre ‘’Se tirer d’une tyrannie…’’ dans le bandeau bleu en haut de cette page. Puis faites défiler les articles qui s’empilent à la suite.

Contrairement à ce qui est indiqué de façon rédhibitoire, vous pouvez laisser un commentaire anonymement, il n’est nullement obligatoire de renseigner les champs demandant vos coordonnées. Vous pouvez aussi laisser un pseudo dans la case NOM, sinon votre commentaire apparaitra comme suit : -Anonyme a écrit…

Désolé pour ces conditions d’utilisation quelque peu archaïques et inconfortables, mais avant que les Citoyens de base puissent s’exprimer et se faire entendre avec toute la dignité que devrait leur conférer une Démocratie qui se respecte, il y a encore quelques jolies batailles à mener, ce que nous tentons de faire à notre modeste niveau, ici avec ce pauvre moyen.
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Bardamu
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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 19:32

Bravo couecav68 pour ce post très très intéressant que je transmets de suite à tous mes contacts. C'est tout à fait le genre le d'infos utiles, concrètes et pratiques que devraient connaitre tout le monde et dont on devrait discuter en famille ou en société.

L'ignorance engendre la peur et c'est en grande partie sur la peur que jouent les flics pour gagner des points. Ils ont bien sûr d'autres méthodes notamment, pour ne citer que les plus banales, l'humiliation, la gifle et le bottin.

A une époque bien lointaine, mes potes militants et moi nous nous sommes payés quelques séances de baffes entre nous histoire de nous endurcir... Ça ne nous a jamais vraiment servi mais je peux vous dire qu'on s'était bien fendu la g...... !!

Plus sérieusement, merci beaucoup pour ces informations...
Faîtes circuler Exclamation
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Aurelien



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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   2/2/2009, 23:14

Et si Indymédia ne servait qu'à relever les adresses IP des contestataires afin de les placer en garde à vue pour complicité de malfaiteur et d'entreprise térroriste ?
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GarfieldLove



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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   3/2/2009, 07:17

Tout est possible, il faut faire le tri entre la parano et la prudence, d'ou l'interet du partage de l'experience.

J'ai penser la meme chose que toi avec stan maillaud et le mouvement RRR

http://smrrr.wordpress.com/2009/01/08/voeux-pour-2009/#comment-63

et
http://smrrr.wordpress.com/2009/02/02/seconde-video/

Si ont signe cette pétition, ca va créer un vivier "d'arnacho-gauchiste -autonome - refusant le portable et vivant a la cambrousse" dans lequel l'état de sarko viendra puiser ces victimes pour l'exemple et les bruler sur le bucher de l'infamie terrrrrrorrriste !

N'empeche que je vais signer, copier, et distribuer cette pétition.

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Béres



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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   3/2/2009, 08:15

j'ai tapé le lien j'ai enlevé paris, donc l'hébergeur marche ya aucun problème sute le site donc de l'hébergeur j'ai tappé paris pour tomber normalement sur le lien donné pus aut et regarder sur quoi je suis tombé Oo

https://publish.indymedia.org/earth/servlet/OpenMir

"Échec de la connexion sécurisé

publish.indymedia.org utilise un certificat de sécurité invalide.

Le certificat n'est pas sûr car l'autorité délivrant le certificat est inconnue.

(Code d'erreur : sec_error_unknown_issuer)


* Ceci peut-être dû à un problème de configuration du serveur ou à une personne essayant d'usurper l'identité du serveur.

* Si vous vous êtes déjà connecté avec succès à ce serveur, l'erreur est peut-être temporaire et vous pouvez essayer à nouveau plus tard."
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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   28/12/2011, 11:00

Fouilles, contrôles d'identité, amendes... :

neuf choses à savoir



« Vos papiers s'il vous plait », « Rangez vous sur le côté », « Videz vos poches »... La loi, l'ordre, la sécurité, le code de la route : on nous rabâche tellement nos devoirs qu'on en oublie nos droits. Voilà neuf choses que nous ne sommes pas toujours obligés de faire.


1
Seul un policier ou un gendarme peut exiger vos papiers




« Vos papiers s'il vous plait » « Vous d'abord ! » Police municipale, contrôleurs SNCF et RATP ou agents de sécurité ne sont pas habilités à faire un contrôle d'identité, sauf flagrant délit d'infraction. Ils peuvent vous demander une pièce d'identité, mais rien ne vous oblige à la leur fournir.

Cependant, s'ils font du zèle, ils ont le droit de vous retenir (sans contact) jusqu'à l'arrivée de la police judiciaire qui, elle, y est habilitée. Pour le reste, lorsqu'il s'agit bien de la gendarmerie et de la police nationale, on ne peut déroger à un contrôle d'identité.

Comme on peut le lire sur Service-public.fr , il en existe trois types :

le contrôle judiciaire, « lié aux recherches ou poursuites d'infraction »
le contrôle dans le cadre de la convention de Schengen, qui « permet de vérifier le respect de l'obligation de détention, port et présentation des titres et documents obligatoires »
le contrôle administratif, dont le but est de « prévenir toute atteinte à l'ordre public » : il peut avoir lieu dans une rue ou une gare et concerner toute personne, quel que soit son comportement.

Autrement dit, les gendarmes et les policiers peuvent vous demander vos papiers en toute occasion.


2
On n'est pas obligé d'avoir sa carte d'identité sur soi




Avoir en permanence sur soi sa carte d'identité nationale n'est pas obligatoire . Cependant, tout individu doit pouvoir justifier de son identité à tout moment.

Faute de carte d'identité, on peut présenter un passeport, un permis de conduire, un état civil, un livret de service militaire, un visa, une carte de séjour, une carte professionnelle, ou encore une carte vitale, voire même un témoignage.

Les forces de l'ordre peuvent quand même se réserver le droit de faire une vérification d'identité, particulièrement si il n'y a pas de photo sur le document.

Que ce soit au poste ou sur place, une vérification d'identité ne peut pas dépasser quatre heures, pendant lesquelles on peut prévenir le procureur de la République, un avocat, un témoin, ou sa grand-mère.

Enfin, seul un ordre du juge d'instruction ou du procureur autorise la prise de photo et/ou d'empreintes. A noter, en accord avec l »article 78-3 du code de procédure pénale , si vous n'êtes l'objet d'aucune enquête, votre vérification d'identité ne doit pas être fichée et tous les éléments, procès verbal compris, doivent être détruits dans les six mois.

Sachez que toute vérification d'identité donne lieu à un procès verbal. Si vous n'êtes pas d'accord avec ses termes, vous n'êtes pas obligé de le signer et pouvez faire appel a un avocat pour porter plainte pour voie de faits.


3
Ne fouille pas qui veut comme il veut




Même lors d'un contrôle d'identité dans les règles , les fouilles ne sont pas autorisées au delà de la palpation dite « de sécurité ».

Donc, hormis vous palper par dessus les vêtements de la tête au pied, on n'a pas le droit de vous vider les poches ou de fouiller votre sac : pour cela, il faut une commission rogatoire signée par un juge ou un ordre du procureur de la République.

Comme l'indique Me Claire Boutaud de la Combe, avocat en droit pénal et droit routier :

« Seuls les officiers de police judiciaire sont habilités à effectuer des fouilles corporelles, lesquelles ne sont pratiquées qu'en cas d'infraction flagrante ou, en cas d'enquête préliminaire, avec l'accord exprès de la personne.



L'officier qui opère la fouille doit être du même sexe que la personne et la fouille doit être faite dans un commissariat ou une gendarmerie. »

Ladite « fouille corporelle » a pour but le retrait de tout objet dans les vêtements et dans les bagages à main ou pour constater des traces sur le corps.

La fouille peut nécessiter que la personne retire ses vêtements et que les cavités internes du corps soient examinées. Dans ce cas, un médecin est appelé pour effectuer l'examen.

Tous les policiers ne sont pas de la police judiciaire, vous êtres en droit demander sa carte à un agent. Manifestations, douanes et plan Vigipirate font exception car elles tombent sous le joug de l'action préventive.

Bon à savoir. A l'aéroport, les agents de sécurité dépendent d'organismes privés. La loi ne les autorise qu'à opérer une inspection visuelle de vos bagages. Ils ne peuvent les fouiller qu'avec votre consentement.

Enfin, toute fouille doit donner lieu à un procès verbal. Si vous n'êtes pas d'accord avec ses termes, vous n'êtes pas obligé de le signer et pouvez faire appel a un avocat pour porter plainte.


4
La fouille d'une voiture est réglementée




Comme pour la fouille corporelle, la fouille du véhicule nécessite une commission rogatoire et doit être faite par un officier de la police judiciaire.

Aussi, la fouille du véhicule doit être effectuée en présence du conducteur ou du propriétaire du véhicule. Sans commission rogatoire, une fouille peut se faire dans deux cas de figure :

s'il existe « une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner » qu'un des occupants a commis ou tenté de commettre un crime ou délit flagrant ;
pour « prévenir une atteinte grave à la sécurité des personnes et des bien », ce qui élargit beaucoup le champ des possibilités. Reste que, sans autorisation du conducteur ou commission rogatoire, la fouille est illégale.

Toutefois, la police peut exiger de contrôler votre roue de secours, et donc vous faire ouvrir votre coffre sans commission. Les zones de frontières et les postes de douane font là aussi exception.

Bon à savoir. D'après l »article 78-2-2 du code de procédure pénale, le véhicule ne peut être immobilisé que le temps strictement nécessaire au déroulement de la fouille.

Une fois la fouille réalisée, si elle n'est pas concluante, les forces de l'ordre doivent vous laisser partir. Me Claire Boutaud de la Combe avocat en droit pénal et droit routier précise :

« L'article L.233-2 du code de la route dispose : “le fait pour tout conducteur de refuser de se soumettre à toutes vérifications prescrites concernant son véhicule ou sa personne est puni de trois mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende.”



Toutefois, ce texte ne permet pas aux officiers de police judiciaire de procéder à la fouille du véhicule. Ce texte leur permet uniquement de vérifier si le véhicule est en règle et si le conducteur est apte à conduire. »

5
On est en droit de refuser un scanner corporel sans être interdit de vol



La finalité de départ à beau être sécuritaire, les armes ne sont pas les seules mises à nu par le scanner corporel. Prothèses, implants, parties génitales, formes...

Tout y passe. A ce délicat flirt avec la protection de la vie privée s'ajoute que certains appareils utilisent les rayons X, dont les effets sur la santé soulèvent beaucoup de questions.

Comme l'indique Me Olivier Proust, avocat aux barreaux de Paris et de Bruxelles,

« La Commission Européenne a procédé à une brève période d'essai de ces dispositifs (les premier scanners on été installés en France en 2010), avant d'adopter de nouvelles règles d'encadrement entrés en vigueur en Décembre 2011 et applicables aux pays de l'Union. »

Les rayons X seront donc interdits dans les aéroports de l'Union européenne et le règlement stipule que le passager doit être parfaitement informé des conditions d'utilisation des scanners et du dessein de leur utilisation.

D'après le projet de rapport déposé en février 2011 et adopté en novembre par la commission européenne, les images du scanner doivent être anonymes, ne doivent pas être conservées, copiées ou imprimées.

Aussi, et surtout, si le passager ne souhaite pas passer au scanner corporel, il doit alors être soumis à un autre type de contrôle comme la palpation et le détecteur de métaux.

On ne peut donc pas vous refuser l'accès au vol dans les aéroports de l'Union européenne.


6
La police ne peut entrer chez vous sans autorisation



« Ouvrez s'est la police ! » Oui, et alors ? Comme pour la fouille, sans commission rogatoire ou flagrant délit, pas de perquisition sans votre accord.

Mais la perquisition prévoit aussi d »autres contraintes .Elle doit être faite en votre présence, ou en présence d'un témoin. Doit aussi être présent un officier de police judiciaire et la police ne peut en aucun cas commencer une perquisition entre 21 heures et 6 heures du matin (sauf affaire de stupéfiants).

Même en cas de tapage nocturne, la police n'a pas le droit de pénétrer dans votre domicile.

Bon à savoir. Si on trouve chez vous des armes ou des stupéfiants, même si ce n'est pas l'objet de la perquisition, c'est un flagrant délit. Comme pour une fouille, une perquisition doit donner lieu à un procès verbal.

Si vous n'êtes pas d'accord avec ses termes, vous n'êtes pas obligé de le signer et pouvez faire appel a un avocat pour porter plainte pour voie de fait ou violation de domicile.


7
A vélo, trottinette ou en tracteur ? On ne peut pas vous retirer des points de permis




Tous égaux face au guidon. Par le simple principe d'égalité face à la loi, il n'y a pas de raison pour que les cyclistes détenteurs du permis de conduire soient plus pénalisés qu'un cycliste sans permis pour une même infraction commise à vélo.

Me Claire Boutaud de la Combe avocat en droit pénal et droit routier explique :

« Le Conseil d'Etat a rappelé dans deux arrêts du 8 décembre 1995 qu'il ne pouvait y avoir de retrait de points sur un permis de conduire que pour les infractions commises par des conducteurs de véhicules pour la conduite desquels un permis de conduire est exigé, exception faite des contraventions commises par d'autres personnes, notamment par des passagers, lesquels ne sont pas nécessairement titulaires d'un permis de conduire. »

Donc, en vélo, en cyclomoteur, au volant d'une voiture sans permis, ou même sur un tracteur agricole, on ne peut pas vous retirer de points. Bien sûr, personne n'est dispensé d'amende.

« Si toutefois des points étaient malencontreusement retirés du permis du cycliste verbalisé, il conviendrait de faire un recours gracieux envoyé en recommandé avec accusé de réception auprès du ministre de l'intérieur, Fichier national des permis de conduire, Place Beauvau, 75800 Paris »

Bon à savoir. En cas de responsabilité dans un grave accident, ou de prise de guidon en état d'ébriété, un juge peut décider d'une suspension de permis de conduire, voire d'une annulation.


8
Le stage de récupération des points n'est pas toujours obligatoire




S'il existe des cas de stages obligatoires, notamment dans le cadre du permis probatoire (trois ans après obtention, ou deux si conduite accompagnée), le stage de récupération des points est fondamentalement volontaire et peut être effectué tous les ans, explique Me Claire Boutaud de la Combe. Ce stage permet de récupérer quatre points.

Pour un titulaire d'un permis probatoire à six points, le stage n'est obligatoire qu'en cas de perte de trois points ou plus. Il permet dans ce cas notamment de demander un remboursement de l'amende après réalisation.

Les stages de récupération des points ne sont pas à confondre avec des stages de sensibilisation à la sécurité routière qui sont eux obligatoires car ordonnées pas décision de justice et ne permettent pas de récupérer de points.


9
Attention, faire respecter ses droits peut avoir un coût



Faire respecter ses droits c'est bien, mais attention, ne le faites pas n'importe comment ni quand. Réclamer la présence d'un officier de police judiciaire pour prouver votre identité (point 1) peut vous coûter de précieuses heures.

Refuser de signer un PV (point 3) peut vous coûter de l'argent. Un avocat comme Me Bouteau de La Combe, peut facturer 200 euros de l'heure à 3 000 euros d'honoraires forfaitaires, prix augmentant avec l'ancienneté et la réputation du juriste.

Reste que vous pouvez toujours choisir de vous défendre seul, ou faire appel à l'aide juridictionnelle .

http://sos-crise.over-blog.com/article-fouilles-controles-d-identite-amendes-9-choses-a-savoir-95175140.html (liens cliquables sur l'article source)

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MessageSujet: Re: Que faire en cas de contrôle ou interrogatoire de police (arrestation, repression en manifestation, garde à vue)   15/3/2012, 23:10

nemandi a écrit:



Voici une analyse pertinente de The Plot 911 sur le comportement à avoir des foules lors de manifestations avec présence, voire charge, des "forces de l'ordre".




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