Anti Nouvel Ordre Mondial

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 L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote

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Solstice



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   5/10/2011, 18:49

saladdin a écrit:
Pire encore voilà une liste avec le nom et les photos de soldats sionistes impliqués dans des crimes de guerre:
http://s242816488.onlinehome.us/criminals2/

Chouette, des photos du peuple élu de Dieu! Dieu permet-il de tuer des innocents ? Jésus Christ a répondu à cette question il y a 2 millénaires, et ces abrutis de sionistes s'imaginent encore être digne du peuple élu. Qu'ils périssent tous dans l'enfer de Dante....

Dante condamne comme hérétiques tous les hommes assez présomptueux pour faire de leur pensée et de leur volonté propres la mesure de toute chose.
http://www.philophil.com/philosophe/dante/enfer/enfer.htm

http://www.lankaart.org/article-gustave-dore-dante-67537029.html


Dernière édition par Solstice le 5/10/2011, 18:52, édité 3 fois
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Bardamu
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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   5/10/2011, 18:50

Cette liste a déjà été publiée sur le forum, je crois que c'était en lien avec le sujet sur Gaza, mais peu importe;
Tu sais Saladdin, cette liste à la source douteuse ne me plait pas du tout parce qu'elle limite les criminels de guerre israéliens à ces 200 personnes et focalise notre attention sur eux seuls. Il ne faut pas qu'elle nous fasse oublier que l'ennemi est foutrement plus nombreux et qu'il ne porte pas forcément l'uniforme de Tsahal ou même vit en Palestine occupée.

Du directeur de chaîne à France Télévision qui a passé sous silence le massacre de 2008 (et tellement d'autres choses !) en passant par tous nos politiques soumis aux diktats du CRIF et de ses agents de propagande et de désinformation, sans parler des bi-nationaux qui comme Bruel/Benguigui ou Klarsfeld font leur service en Palestine , il y a de quoi en faire des listes de criminels !!

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Dernière édition par Bardamu le 6/10/2011, 18:02, édité 1 fois
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saladdin



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   5/10/2011, 20:14

Bardamu a écrit:
Cette liste a déjà été publiée sur le forum, je crois que c'était en lien avec le sujet sur Gaza, mais peu importe;
Tu sais Saladdin, cette liste à la source douteuse ne me plait pas du tout parce qu'elle limite les criminels de guerre israéliens à ces 200 personnes et focalise notre attention sur eux seuls. Il ne faut pas qu'elle nous fasse oublier que l'ennemi est foutrement plus nombreux et qu'il ne porte pas forcément l'uniforme de Tsahal ou même vit en Palestine occupée.

Du directeur de chaîne à France Télévision qui a tu le massacre de 2008 (et tellement d'autres choses !) en passant par tous nos politiques soumis aux diktats du CRIF et de ses agents de propagande et de désinformation, sans parler des bi-nationaux qui comme Bruel/Benguigui ou Klarsfeld font leur service en Palestine , il y a de quoi en faire des listes de criminels !!
Je suis totalement d'accord, ça rejoint un peu ce qu'a dit le résistant palestinien Abou Daoud, le chef du commando de la prise d'otage de Munich:
« Nous n'avons pas visé de civils israéliens. Certains d'entre eux avaient participé aux guerres et avaient tué beaucoup de Palestiniens. Un pianiste ou un athlète, n'importe quel Israélien est un soldat. »
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Bardamu
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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   5/10/2011, 22:08

saladdin a écrit:

Je suis totalement d'accord, ça rejoint un peu ce qu'a dit le résistant palestinien Abou Daoud, le chef du commando de la prise d'otage de Munich:
« Nous n'avons pas visé de civils israéliens. Certains d'entre eux avaient participé aux guerres et avaient tué beaucoup de Palestiniens. Un pianiste ou un athlète, n'importe quel Israélien est un soldat. »

Comme il est bon de lire des propos aussi empreints de sagesse et de pure lucidité Amour

Tu te dis totalement d'accord avec moi, et bien laisse moi te dire que ce n'est pas réciproque du tout ! C'est à cause de raisonnements de cette nature que d'une part on justifie un terrorisme aveugle et que de l'autre on trouve normal de liquéfier au phosphore blanc des femmes et des enfants.
En tout cas Saladdin, que tu ais écrit cela bêtement ou en y ayant pensé très fort, dans un cas comme dans l'autre ces propos sont outranciers et sujets à caution, sans parler du fait qu'ils discréditent le forum.

Carton jaune et dernier avertissement Attention

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Solstice



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   11/10/2011, 11:07

LA POURRITURE SIONISTE EN ACTION.
(cette vidéo ne devrait pas rester très longtemps en ligne...)

la guestapo juive israelienne s'en prend à une famille palestinienne...
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DesEspoirs



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   19/10/2011, 22:45

Citation :


L’escrimeuse tunisienne Sara Besbes pointe son épée au sol


Un grand coup de chapeau à Sara Besbes qui est arrivée en finale au championnat mondial d’escrime, qui se déroulait à Catane, (Sud de l’Italie) et a refusé de concourir contre la joueuse israélienne Noam Mills.

Cela a fait la "une" des journaux italiens et le tour des médias palestiniens. La championne tunisienne, qui vient d’une grande famille d’escrime à tourné mardi 11 octobre son épée vers le sol et est restée un long moment sans bouger sur le podium, affirmant ainsi son intention de boycotter la joueuse israélienne, sans même avoir à prononcer un mot.

Sa concurrente israélienne n’a pas caché son désarroi face à ce geste courageux.

La grande fleuretiste, considérée comme la meilleure du continent africain, fut à 17 ans la première escrimeuse africaine à participer aux quarts de finale d’un tournoi individuel olympique d’escrime lors des JO-2008, à Pékin.

Il s’agit du deuxième geste de boycott durant ces mondiaux, puisque dimanche dernier un fleurettiste iranien s’est volontairement retiré de la compétition face à un adversaire israélien.

De grands moment qui rappellent le boycott pratiqué contre l’Afrique du Sud de l’Apartheid, à l’occasion des compétitions sportives.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-escrimeuse-tunisienne-Sara-Besbes-pointe-son-epee-au-sol-8626.html
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lorelianeGTQ



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   20/10/2011, 12:19

Solstice a écrit:
LA POURRITURE SIONISTE EN ACTION.
(cette vidéo ne devrait pas rester très longtemps en ligne...)

la guestapo juive israelienne s'en prend à une famille palestinienne...

Vidéo supprimer, la censure a fait vite, est-il possible de retrouver cette vidéo?

Je cherche le documentaire de "1 oeil (maçonnique) sur la planète", sur l'état palestinien. Trouve pas, mais je crois qu'il y a beaucoup à dire la dessus, c'est en grande majorité une propagande onusienne.

Réédition : j'ai retrouver le documentaire, il se trouve ici :

http://novusordoseclorum.discutforum.com/t7264-la-communaute-juive-se-dit-ecoure-par-un-reportage-de-france-2

Solstice a écrit:
Reportage trouvé, j'ai l'impression que c'est du lourd ( j'ai pas encore regardé). Laughing

Un Oeil Sur La Planete:
Un Etat palestinien est-il encore possible ?
#http://www.megaupload.com/?d=LSVRJPXS

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nemandi



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   20/10/2011, 16:50

Voici le lien multiupload de l'émission un œil sur la planète sur la Palestine:

*http://www.multiupload.com/1TIHQBBCDH
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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   3/11/2011, 13:46

Israël Une Menace Nucléaire Pour La France Avec L’Aide De L’Allemagne


Alors que les bobos verts antinucléaires en France se concentrent sur le nucléaire civil et cherchent des poux dans la tête de leurs complices du PS pour récupérer un maximum de sièges aux législatives 2012 une véritable course mondiale aux armes nucléaires est engagée selon un rapport de l’analyste britannique Ian Kearns révélé par le quotidien britannique The Guardian . Israël pointe ses missiles nucléaires intercontinentaux Jericho 3 sur Paris et d’autres capitales européennes baladent ses sous marins « Made In Germany »- 3+ 2 +( 1 ?) - à têtes nucléaires à proximité de notre Côte d’Azur et a lancé une campagne d’intimidation via ses «avant postes militaires » (ambassades) : sanctions unilatérales renforcées (pétrole banque transports…) sinon Bomb Bomb Bomb Iran. De toute évidence ce n’est pas l’Iran qui nous menace mais bien Israël et son chantage continuel à l’Apocalypse nucléaire.


Israël Une Menace Nucléaire Pour La France Avec L’Aide De L’Allemagne


Selon un rapport «Beyond the United Kingdom: Trends in the Other Nuclear Armed States» de l’analyste et spécialiste britannique Ian Kearns récemment remis à la Commission Trident - une commission britannique chargée d’évaluer le nucléaire militaire anglais et sa modernisation - et que le quotidien britannique The Guardian* a pu consulter les puissances nucléaires mondiales projettent de dépenser 800 mille milliards de $ pour moderniser leurs arsenaux nucléaires militaires. Les US a eux seuls -alors qu’ils sont endettés jusqu’au cou - comptent dépenser 700 mille milliards de $. Autres pays à relancer la course aux armements nucléaires : Israël, la France, la Russie, la Chine, le Pakistan, l’Inde, et bien sûr la Grande Bretagne. Israël, Le Pakistan, L’Inde, ne sont pas signataires du TNP.

Selon ce rapport Israël est entrain d’améliorer ses capacités de frappes nucléaires. Le régime sioniste travaille actuellement à l’amélioration de la portée de ses missiles nucléaires Jericho 3 et de ses missiles nucléaires de croisière embarqués à bord de ses sous-marins (Israël grâce à l’aide de l’Allemagne posséde 3 sous marins Dolphin dons de l’Allemagne post nazie équipés d’armes nucléaires deux autres sont actuellement en construction achetés à un prix très avantageux et la construction d’un sixième est en discussion).

Pour les missiles nucléaires Jericho 3 Israël prévoit de les doter d’une portée transcontinentale, c'est-à-dire avec une capacité de toucher une cible située à 8000KM de distance. Pour avoir une idée la distance Tel Aviv Paris est de 3300KM. On est en droit de se poser la question de savoir pourquoi le régime sioniste a besoin de développer des missiles à tête nucléaire de longue portée ce d’autant plus que son programme nucléaire n’est soumis à aucun contrôle. Autrement dit toute la France sera sous la menace de frappes nucléaires israéliennes mais cela vaut aussi pour Bruxelles la capitale de l’UE qui abrite aussi le QG de l’OTAN.

Israël cherche aussi à développer les capacités de ces missiles de croisière à tête nucléaire embarqués dans ses sous marins et qui constituent sa deuxième force de frappe généreusement fournie par l’Allemagne. Ses 3 sous marins d’active équipés d’ogives nucléaires hantent les fonds marins l’un d’entre eux serait au large du Golfe Persique ou en Mer Rouge l’autre probablement en Méditerranée et le troisième en rade à Haifa.

Campagne israélienne d’intimidation à partir de ses avants postes militaires/ambassades

Depuis mi Septembre les agents sionistes officiels dans les pays occidentaux ont reçu pour mission de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils adoptent immédiatement des sanctions renforcées unilatérales vis-à-vis de l’Iran parce que Téhéran continue de développer son programme nucléaire.

Selon la campagne de propagande israélienne développée déjà depuis plusieurs années Téhéran chercherait à construire une bombe atomique ou tout du moins à acquérir le savoir faire pour. Le « Printemps arabe » la guerre en Libye et les attaques armées pour déstabiliser la Syrie ont relégué au second plan le programme nucléaire de l’Iran.

Selon des télégrammes envoyés aux ambassades et divulgué par les médias israéliens il devient urgent de relancer la campagne contre Téhéran. Le ministère des affaires étrangères israélien sous tutelle du fasciste Lieberman a donc envoyé ses ordres. Ainsi on peut lire :

« lI faut mettre l’accent sur le progrès significatif qui a eu lieu sur tous les points du programme nucléaire iranien spécialement concernant l’enrichissement de l’uranium. »

Il faut insister pour dire que «le programme iranien est militaire et que compte tenu des rapports de l’AIEA il existe une peur croissante que les Iraniens sont entrain de développer une tête nucléaire pour des missiles balistiques ».

Jusqu’à présent le programme nucléaire iranien - le plus surveillé au monde notamment avec des visites imprévues sur des sites et le contrôle par l’AIEA de l’enrichissement à 20% de l’uranium à des fins civiles - a fait l’objet de rapports de l’AIEA qui concluaient tous après visites sur place que rien ne montre que ce programme nucléaire est détourné à des fins militaires.

Les ambassadeurs israéliens ont été chargés de dire aux ministères des affaires étrangères des pays occidentaux et des US et aux bureaux des premiers ministres qu’il restait peu de temps pour stopper le programme nucléaire iranien par la voie diplomatique.

Autrement dit Israël fait du chantage à une attaque contre les installations nucléaires iraniennes comme moyen de pression sur les pays occidentaux.

Cette campagne a été initiée en parallèle à des pressions faites par les US sur l’AIEA pour que son prochain rapport qui doit être rendu public le 8 Novembre accuse Téhéran de tenter de construire une bombe atomique en se basant sur des documents fournis par les agences d’espionnage américaines. Ces «preuves » que l’Iran accuse Washington d’avoir fabriqué de toutes pièces avec l’aide d’autres services d’espionnage notamment du Mossad israélien si elles étaient utilisées par l’AIEA discréditeraient encore plus l’Agence accusée d’être manipulée par les US.

Les US et Israël espèrent que l’AIEA cédera aux pressions en publiant un rapport alarmiste et accusateur et ont déjà prévu -preuve que l’objectif est bien de manipuler l’Agence ce qui inclus la fourniture de ces « preuves » - une campagne mondiale pour isoler l’Iran. Les ambassadeurs israéliens ont récemment discuté de nouvelles sanctions contre l’Iran avec les responsables gouvernementaux américains, français britanniques et allemands. Ces sanctions incluent l’interdiction de tout contact avec la banque centrale d’Iran l’interdiction d’acheter du pétrole brut iranien de même que des sanctions contre les compagnies aériennes et maritimes iraniennes .

Selon un responsable du ministère des affaires étrangères israélien :

«C’est maintenant le moment d’intensifier les mesures contre l’Iran. Les pressions ont une influence sur l’Iran et les circonstances actuelles nécessitent que nous augmentions la pression. Les Iraniens mettent au point une infrastructure qui leur permettra d’avoir le savoir faire indispensable pour construire des têtes nucléaires d’ici peu. Si l’Iran atteint ce point de non retour les conséquences seront graves - spécialement dans un contexte d’affaiblissement de la stabilité régionale suite au Printemps arabe ».

Les ambassadeurs israéliens ont également reçu l’ordre de mettre l’accent sur l’affaire récente de la prétendue tentative d’assassinat de l’ambassadeur saoudien aux US par l'Iran une affaire montée de toute pièce par le FBI et devenue la risée partout dans le monde.

De plus aveugler par leur égocentrisme ethno politique les Israéliens ne tiennent pas compte de la détérioration rapide de la situation économique aux US et en Europe qu’une crise d’approvisionnement en pétrole pourrait accentuer avec notamment la Grèce sortant de la zone Euro suivi rapidement par l’Espagne le Portugal l’Italie.

Les Américains et les Européens ont d’autres chats à fouetter que l’Iran pour le moment la colère gronde dans les rues de New York à Athènes. Des révoltes sociales sans précédents pourraient éclater tant le ras le bol est intense et les manigances du gouvernement israélien pourraient se retourner contre lui alors même qu’Israël est déjà bien isolé à cause de son arrogance et de son intransigeance sur la scène internationale. Cela risque aussi de se retourner contre les Américains sionistes (Juifs et Chrétiens) accusés de brader voire trahir les intérêts de leur pays pour satisfaire les intérêts d’un pays étranger.

Les sanctions exigées par les Israéliens pourraient avoir un effet négatif boomerang sur les économies des US et des pays européens. Tel Aviv prône des sanctions unilatérales sachant qu’au CSONU la Russie et la Chine imposeront leur veto sur toute nouvelle résolution contre l’Iran. De plus ces pays sont également intervenus discrètement à Vienne auprès de l’AIEA pour faire comprendre que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Agence de montrer ouvertement sa subordination aux américano sionistes. Les intérêts économiques de la Russie et de la Chine sont directement visés par ses sanctions, Russes et Chinois sont en position de force face aux US et l’UE considérablement affaiblis économiquement. Des changements auront également lieu à la tête de la Russie et de la Chine de même que des élections présidentielles sont prévues en France et aux US en 2012.

Reste à savoir si Israël conscient de la fluctuation de tous ces paramètres politico économiques désespérant de voir pris en compte ses exigences de sanctions vis-à-vis de l’Iran ne franchira pas la ligne rouge en bombardant les installations nucléaires iraniennes, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s’étant fixé comme objectif principal pour son mandat d’attaquer l’Iran.

http://sos-crise.over-blog.com/article-israel-menace-nucleaire-pour-la-france-ses-chantages-role-allemagne-87864209.html


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Panisse



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   3/11/2011, 15:23

Bonjour monsieur Brun, Il y a un truc qui me chagrine dans cet article c'est quand il est écrit "Israël pointe ses missiles nucléaires intercontinentaux Jericho 3 sur Paris et d’autres capitales européennes baladent ses sous marins « Made In Germany »- 3+ 2 +( 1 ?) - à têtes nucléaires à proximité de notre Côte d’Azur "
Dans l'article du guardian il n'est nullement question de cela.
Ces affirmations sont justifiées par la longue portée des missiles Jehrico. Dans ce cas là on peut dire que tout pays possédant des sous-marins a ses missiles pointés sur Paris et d'autres capitales européennes et vient à proximité de la Côte d'Azur.
Ca ne me parait pas sérieux comme raisonnement.
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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   3/11/2011, 15:48

Bien vu Maistre Panisse Bien Sérieux manque d'objectivité sur ce coup là!! En même temps, comme tu le soulignes, nous sommes bel et bien sous la menace des ogives israéliennes, c'est une donne qui doit peser dans la gestion du conflit israélo-palestinien par nos politiques, sans aucun doute. Cruelle ironie d'ailleurs quand on sait le rôle de la France dans la genèse du nucléaire israélien !

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   3/11/2011, 16:20

Bardamu a écrit:
Cruelle ironie d'ailleurs quand on sait le rôle de la France dans la genèse du nucléaire israélien !

L'aide française à la création puis à la constitution d'un arsenal nucléaire israelien date de l'époque de la 4ème République.
Est-ce qu'on soupçonne des hommes politiques français juifs au pouvoir ou proche du pouvoir d'y avoir sciemment contribué ?
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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   3/11/2011, 16:33

L'axe franco-israélien

Article wiki Jesais pas
LIEN

Pour revenir aux sources du programme atomique, il convient de citer le contexte de la coopération diplomatique et militaire très soutenue qui existait entre la France et l'État hébreu au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci entrant de le cadre des Protocoles de Sèvres. En sus des amitiés personnelles qui liaient les socialistes Guy Mollet et le général Kœnig aux travaillistes israéliens, Paris avait rapidement considéré l'État hébreu comme un allié au Proche-Orient. En effet, vu l'influence française déclinante avec la fin de la tutelle sur le Levant (Liban et Syrie), les ambitions panarabistes de l'Égypte de Nasser et la concurrence avec les États-Unis et le Royaume-Uni sur le contrôle des hydrocarbures, il lui fallait s'appuyer sur un État qui lui permettait de garder un pied dans la région.

Une alliance sacralisée dès 1956 avec la crise de Suez, durant laquelle Israël appuya son allié européen contre l'Égypte. En récompense de ces liens étroits, la France fournit très discrètement à Israël la technologie pour construire un réacteur dans la région de Dimona, qui entrera en fonction entre 1962 et 1964. Celui-ci est est considéré, par une grande partie des experts, comme un site de fabrication d'armes nucléaires. Le gouvernement israélien s'est toujours refusé à tout commentaire sur le sujet, s'en tenant à une politique d'ambigüité délibérée. Parallèlement à la construction du site de Dimona, à laquelle des ingénieurs français ont participé, des scientifiques israéliens sont soupçonnés d'avoir été conviés à participer aux essais nucléaires français dans le désert algérien.

Parmi les principaux artisans supposés de cette acquisition de l'atome par Israël, il convient de citer Shimon Peres. En 1953, il est nommé directeur général du ministère de la défense. Dans cette fonction, il s'implique particulièrement dans l'achat d'armes pour le jeune État d'Israël. Il se rend en France en 1954 et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Peres sont efficaces et il réussit à acquérir, auprès de la France, outre le premier réacteur nucléaire de Dimona, le Mirage III, un avion de combat à réaction auprès de l'avionneur français Dassault.

Une autre info non sourcée :
La première bombe atomique israélienne fabriquée en France ‎en 1974

La publication des documents confidentiels de la CIA après ‎‎34 ans montre que la première bombe atomiques israélienne a été ‎fabriquée en France en 1974 avant d'être transférée dans les ‎territoires occupés. Ces documents sont une très petite partie du ‎volumineux document « Top Secret » préparé en 1974. Malgré leur ‎publication après 32 ans, les autorités américaines n'ont pas encore ‎accès à toutes les informations au sujet de cette bombe. Selon ce ‎rapport, le mot « Top Secret » figurerait sur les chapitres de tout ‎document qui concerne le programme nucléaire israélien
http://www.alterinfo.net/La-premiere-bombe-atomique-israelienne-fabriquee-en-France-8206en-1974_a15690.html

Un autre article intéressant ici :
http://www.observatoiredesreligions.fr/spip.php?article275&artsuite=8


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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   8/11/2011, 22:36

Info ou Intox ?

Sarkozy à Obama

"Netanyahou est un menteur"



C'est ce qu'a affirmé le président français à son homologue américain lors d'une conversation "off".


Nicolas Sarkozy et Barack Obama lors du G20

Nicolas Sarkozy a traité le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de "menteur" lors d'une conversation privée, le 3 novembre au G20 à Cannes, avec le président américain Barack Obama, qui a répondu devoir "traiter avec lui tous les jours", affirme le site Arrêt sur images.

"Je ne peux plus le voir, c'est un menteur", a lancé le président français. "Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !", a rétorqué Barack Obama, selon le site, qui rapporte leurs propos sans préciser s'il existe un enregistrement sonore de ces déclarations.

L'échange Sarkozy-Obama, qui s'est tenu à huis clos, aurait dû rester off mais est parvenu aux oreilles de journalistes de façon fortuite, selon Arrêt sur images.

Reproche d'Obama à Sarkozy sur la Palestine

L'organisation ayant remis aux médias avec un peu d'avance les boîtiers permettant la traduction de la conférence de presse Obama-Sarkozy, certains journalistes y ont branché rapidement des casques ou oreillettes de téléphone portable, réussissant à capter quelques échos de la conversation privée, selon le site.

Interrogés par l'AFP, plusieurs journalistes ont confirmé ces propos.

Arrêt sur images affirme encore, sans citer de déclarations précises, que Barack Obama aurait reproché à Nicolas Sarkozy lors de cet entretien de ne pas l'avoir prévenu qu'il allait voter en faveur de l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, alors que les Etats-Unis y étaient fermement opposés.

Le Nouvel Observateur - AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20111108.OBS4062/sarkozy-a-obama-netanyahou-est-un-menteur.html

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   11/11/2011, 19:03

Un exemple à suivre...

Jeunes juifs lucides et conscients...


En anglais, désolé, traduction sommaire sous la vidéo...


Je m'appelle....

Je suis objecteur de conscience

Je refuse de servir dans l'armée israélienne parce que c'est une armée qui occupe un peuple, les palestiniens.

( Ils parlent des checkpoints, de l'occupation, des arrestations arbitraires, des meurtres, des destructions de maisons et de toute la tragédie palestinienne )

Nous allons/irons? en prison pour défendre notre position et avons besoin de votre soutien. Signez la lettre de soutien (site Jewish Voice for Peace)

Palestiniens, israéliens, musulmans, juifs, chrétiens, athées, nous devons tous nous dresser contre la violence d'où qu'elle vienne.

Lien : http://december18th.org/


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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   20/11/2011, 21:20

Le Monde vu d'Israël



cyclops

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   27/11/2011, 09:45

Aline de Diéguez

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

AUX SOURCES DU SIONISME


" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )



L'oignon sioniste et le bernard-l'hermite





1 - Du légume au mythe
2 - Naissance du syndrome du bernard l'hermite
3 - "Otez-vous de là que je m'y mette!"
4 - Les effets magiques de l'oignon sioniste
5 - L'aliénation de nos cervelles
6 - Ajout tardif de la volute victimaire
7 - Un sadisme institutionnalisé
8 - Résistance



Lien vers les autres pages de ce dossier sur les sources du sionisme : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/sommaire_chaos.html




1- Du légume au mythe

Tout le monde connaît la jolie boule charnue appelée oignon. Les tuniques - c'est ainsi qu'on appelle les feuilles épaissies s'enveloppant les unes dans les autres - sont harmonieusement disposées en couches concentriques. Une dernière couche de fines pelures allant du blanc au pourpre emprisonne les réserves de cet astucieux miracle de la nature. Mais si vous vous avisez de peler cette petite merveille de la botanique, une huile essentielle, particulièrement volatile et âcre, vous fera pleurer à chaudes larmes.

Tel est l'exact portrait du sionisme. Sous la fine pelure de la fameuse "démocratie" israélienne encore moins "démocratique" que l'Etat-apartheid d'Afrique du Sud, d'épaisses couches concentriques de mythes religieux, politiques, historiques révèlent leurs juteuses réserves d'arguments. Plus on pèle l'oignon sioniste, plus on découvre les réserves charnues de mythes s'empilant les uns sur les autres et plus l'odeur sulfureuse des allyles mensongers envahit la planète, pique les yeux, colle aux mains, brûle les cœurs et affole les cerveaux.

Dans les chapitres précédents je me suis attachée à la rude entreprise de retirer d'abord la fine pelure religieuse qui nimbe la totalité de l'idéologie sioniste. Sans cette aura religieuse qui donne son sens à l'entreprise, jamais le mouvement sioniste n'aurait pu prendre pied en Palestine. J'ai pris soin d'éviter toute utilisation de termes théologiques afin d'accéder, par delà l'idéologie biblique, à la réalité politique la plus nue possible et débarrassée des falbalas et des masques qui déguisent les actions politiques en innocentes constructions religieuses. J'étais persuadée que c'était la seule manière de comprendre et de faire comprendre toute l'étendue du drame politique que vivent aujourd'hui les Palestiniens, ces victimes innocentes de la répétition d'un scénario dont on connaît désormais la date de sa rédaction et même les principales modifications du texte au cours des siècles.

C'est pourquoi j'ai entrepris de débarrasser l'oignon sioniste, couche après couche, des moelleuses protections religieuses dont il s'enveloppe afin de parvenir au petit germe verdâtre qui se prélasse en son centre et qui figure la source de vie de ce juteux légume, à savoir une politique de conquête territoriale acharnée, grossière et brutale, déguisée en un messianisme gémissant de victime professionnelle, pourtant assise sur un arsenal de deux à trois cents missiles nucléaires et qui, néanmoins, continue de saturer l'atmosphère avec ses déplorations sur les menaces qui pèsent sur sa sécurité.


2 - Naissance du syndrome du bernard l'hermite

J'ai donc commencé par montrer, grâce aux travaux des archéologues et des exégètes modernes, que les grands héros de la fiction biblique sont des créatures symboliques et mythologiques qu'on retrouve à peine modifiées dans d'autres récits théologiques communs à tous les peuples de la grande région du bassin oriental de la Méditerranée. On sait aujourd'hui à quel moment les scribes de la petite province judéenne ont nationalisé ces fictions et ont constitué les membres de ce groupe en chouchous d'une sorte de gardien intersidéral du cadastre terrestre, lequel aurait glissé à l'oreille d'ancêtres à l'ouïe particulièrement fine, le conseil, et même l'ordre, d'exterminer le peuple autochtone afin de s'approprier justement ce petit bout de terre-là, sur lequel il aurait pointé, volontairement ou non, nul ne sait, son auguste doigt et bien que ce lopin fût déjà habité depuis plusieurs siècles.


Bernard l'hermite, squattant un domicile , © Foto Natura

Les obéissants bernards-l'hermitt de l'antiquité ont raconté en ces termes comment ils ont fait main basse sur le territoire et les maisons d'un autre peuple sur ordre du surnaturel: "Lors donc, Jahvé, ton Dieu te fera entrer dans le pays qu'il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob de te donner: villes grandes et belles que tu n'as pas bâties, maisons pleines de toutes sortes de biens que tu n'as pas remplies , citernes creusées que tu n'as pas creusées, vignes et oliviers que tu n'as pas plantés, et tu mangeras et te ressassieras. " [Deutéronome, 6,10, trad. Osty]

Nos lois et nos principes ont beau être déclarés universels, nous constatons jour après jour avec quelle légèreté il excluent dans la pratique quotidienne le groupe privilégié blotti à l'intérieur de son oignon divin et ne concernent donc que les peuples ordinaires - c'est-à-dire 99,999% de l'humanité - qui se nourrissent modestement de blé, de riz, de choux, de carottes ou de navets qu'ils se sont harassés à semer et à partager entre eux, alors que pour les dévoreurs d'oignons divins, tout est simple et clair, le surnaturel a pourvu à tout : territoire, lois, privilèges, tout chez eux est particulier, supérieur, exceptionnel, "supplémentaire" comme l'écrivait l'un de leur éminents rabbins.
Voir : VI - Le messianisme biblique à l'assaut de la Palestine


3 - "Otez-vous de là que je m'y mette!"

Car c'est bien sur la juridiction surnaturelle de l'oignon mythique qui établit qu'un groupe humain qui se déclare "peuple élu" en vertu d'une adhésion à une fiction façonnée dans la lointaine province de Judée entre le Ve et le VIIIe siècle avant notre ère, que repose l'essence de l'idéologie sioniste. J'ai donc essayé de me projeter dans le passé et de remonter le temps.

Il n'est ni psychologiquement plaisant, ni politiquement productif de dire la vérité et de d'accepter de reconnaître que les ancêtres furent banalement semblables à tous les humains de l'époque, qu'ils ont trimé sur la terre, se sont battus férocement et se sont comportés en rusés voyous et en bretteurs, à l'égal de toutes les autres tribus de la région, qu'ils ont joué des coudes pour se tailler un lopin afin de poser quelque part leurs tentes et leur barda et qu'ils furent, à un certain moment de leur histoire, suffisamment forts et malins pour se choisir un territoire déjà habité, en application du célèbre syndrome du bernard-l'hermite, plutôt que de se donner la peine d'en construire un à partir de rien, mais qui leur fût propre, de préférence encore désertique, ce qui ne devait pas manquer à l'époque dans la région. Comme l'écrivait le juif converti Saül, devenu l'apôtre Paul, dans sa Lettre aux Galates , 4:16 "Suis-je devenu votre ennemi parce que je vous dis la vérité ? "

J'ai compris que la partie de la fiction nationale rédigée en premier et intitulée Deutéronome - la supposée "première loi" étant attribuée à un personnage mythique - est tout entière une entreprise d'innocentement du forfait spoliateur originel et de peinture d'un portrait glorieux et idéal d'ancêtres suffisamment forbans pour avoir réussi à mettre la main sur des villes déjà construites et des jardins parfaitement cultivés et soigneusement entretenus, comme leur épopée le révèle involontairement. C'est pourquoi on pourrait intituler cette reconstitution du passé Les aventures des Hébreux au pays des merveilles.

C'est à cette époque et dès l'origine de la sédentarisation qu'est née, dans cette population, la première manifestation du syndrome du bernard-l'hermite, qui consiste à affirmer que le pays et les maisons volés vous appartiennent en vertu d'un acte notarié chu de la galaxie. Une rechute, particulièrement nocive, s'est à nouveau traduite, à la fin du XIXe siècle, par une violente fièvre guerrière, une frénésie d'assassinats et une irrépressible expansion territoriale.

En termes de décryptage biblique, on peut donc dire que les directives romanesques données par un "dieu" à un prétendu "peuple choisi" ou "élu" sont une invention astucieuse du mécanisme de purification du groupe, symbolisée par la notion connue de nos jours sous le nom de "bouc émissaire". Cette notion est devenue une métaphore, mais à l'origine la dramaturgie de l'envoi d'un animal portant sur son dos tous les péchés des Judéens était parfaitement réelle et concrète. Mourant de faim et de soif dans le désert, ce pauvre quadrupède était censé enterrer avec sa carcasse la masse des forfaits privés et publics dont il charriait le fardeau sur son dos. "Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché, il les mettra sur la tête du bouc; puis il le chassera dans le désert." (Lévitique, 16)

Pourquoi avoir choisi un bouc et non un bœuf, un taureau ou un bélier, tous mammifères mâles et à l'échine plus robuste? Tous ceux qui ont eu l'occasion d'approcher de cet animal ont expérimenté à la fois son agressivité et surtout l'odeur pestilentielle que dégagent ses hormones sexuelles. Ce caractère nauséabond aux narines humaines, mais délicieux et attirant à celles des femelles de la race, ne pouvait que refléter le MAL en soi dont il était l'incarnation démoniaque.



The Scapegoat (Bouc émissaire), tableau de William Holman Hunt (1827-1910)


Mais la notion de "bouc émissaire" a également fonctionné de manière bénéfique et transformé un forfait en bienfait. En effet, la fiction biblique n'a pas pointé du doigt les vrais responsables du péché originel de la tribu, au contraire, elle s'en est lavé les mains et, par un mécanisme de transfert positif et d'innocentement du groupe, elle a expédié le dispensateur des grâces dans la stratosphère, d'où il pouvait commodément continuer à servir d'alibi aux pulsions guerrières et conquérantes d'une population belliqueuse, qui disait hier agir au nom des commandements de l'au-delà et qui le répète aujourd'hui. Ainsi, deux mille sept cents ans après la création de ce généralissime en chef de l'origine de la politique de conquête de l'actuel Etat, les sionistes purs et durs, enfermés dès la plus tendre enfance dans la casemate de leur oignon doctrinal et drogués en permanence par les allyles sulfureux qu'il dégage, continuent de se demander ce que des "Arabes" font sur une terre qui leur a été "donnée" par leur dieu.
Voir : 1 - La Bible et l'invention de l'histoire d'Israël

Après avoir éliminé la fine, mais résistante, pelure qui protège l'oignon sioniste, j'ai pu, dans les chapitres suivants, démonter le fonctionnement de l'architecture concentrique des mythes politico-religieux qui nourrissent l'édifice sioniste.


4 - Les effets magiques de l'oignon sioniste sur le reste du monde

Le quidam ordinaire ne peut qu'être stupéfait et même admiratif devant l'efficacité du gigantesque appareil de propagande qui a réussi à faire ingurgiter à la quasi-totalité de la planète la pertinence politique d'un oignon idéologique lequel, au gré des besoins du moment, a réussi à amalgamer à ses tuniques surnaturelles la grossière pâtée colonialiste dont se nourrissaient les peuples les plus puissants à la fin du XIXe siècle et à malaxer le tout en une bouillie théorique indigeste et aussi collante que le scotch du Capitaine Haddock. C'est ainsi qu'un ardent colonialisme de peuplement conjugué à un nationalisme messianique fanatique a déferlé sur la Palestine à partir du début du XXe siècle.

En effet, c'est ne rien connaître du contexte politique des évènements, de la psychologie des peuples et de la manière dont naissent et évoluent les grands mouvements de l'histoire, qui toujours serpentent longuement dans les souterrains des psychismes et du temps avant d'apparaître à la lumière, de croire que le sionisme est une idéologie coloniale exclusivement politique, surgie ex nihilo à partir de la "bible" fondatrice de Herzl - L'Etat juif - et de même nature que les épopées coloniales de la France, de l'Angleterre, de l'Allemagne ou de l'Italie à la fin du XIXe siècle.

Comme je l'ai déjà signalé:
Voir : V - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire

un puissant mouvement sioniste d'essence religieuse existait déjà depuis des décennies dans certaines couches de la société. Ses effluves s'étaient répandus dans de nombreux pays européens, ainsi que dans les marches des provinces asiatiques qui comptaient de puissantes communautés de fidèles du dieu biblique. Des contacts entre des groupes, pourtant ethniquement divers, avaient permis d'unifier les mentalités. Il faut dire que toutes ces populations se nourrissaient des mêmes commentaires de la fiction originelle dans lesquels leurs notables religieux avaient déversé toute la haine et tout le mépris qu'ils éprouvaient à l'encontre des tenants d'autres dieux - notamment des chrétiens et des musulmans. Ce concentré de détestation à l'égard du genre humain et appelé Talmud, imprégnait profondément les cervelles et créait une mentalité commune aux consommateurs gloutons et jamais rassasiés de ce brouet.

En effet, entre le sionisme messianique des prophètes et le sionisme politique tardif de Herzl, de grands laboureurs du jardin sioniste, comme le médecin polonais Léon Pinsker (1821-1891) auteur en 1882 de la brochure Auto-émancipation et président des "Amis de Sion" ou le fondateur du sionisme social, Moshe Hess (1812-1885) ainsi que des rabbins influents comme le Prussien Tsvi Hirsh Kalisher (1795-1874) qui prônait un retour à Sion dans une perspective messianique, ou le Serbe Alkalaï Yehouda (1795-1874) avaient rempli à ras bord les esprits d'une ferveur messianique.




Il a donc suffi qu'un journaliste aigri par ses échecs d'intégration en Europe - Theodor Herzl - qu'un très efficace homme d'influence auprès du gouvernement anglais - Chaim Weizmann - que de richissimes banquiers capables de corrompre le congrès et le gouvernement américain tout entier depuis le début du XXe siècle - notamment Bernard Baruch - et celui de sa gracieuse majesté - Lionel Walter Rothschild et consorts - unissent leurs efforts avec une pluie de richissimes acolytes pour que l'oignon sioniste pût efficacement être planté en Palestine. Il y prospéra si magnifiquement qu'il prit rapidement la taille d'une citrouille, puis d'une montgolfière et se trouve en passe de se métamorphoser en un nuage radioactif pestilentiel qui menace la planète entière.




5 - L'aliénation de nos cervelles

Il fut un temps où cette arrogance nous indignait. Nous nous sommes même permis d'adresser des remontrances officielles aux contrevenants à nos idéaux sous la formes de plusieurs centaines de "résolutions", lesquelles n'ont rien "résolu" puisqu'elles n'ont même pas pu pénétrer dans des cervelles déjà remplies à ras bords de vapeurs alliacées. Autant en emporte le vent et nous nous sommes bien gardés d'insister.

Petit à petit, nous nous sommes platement résignés et l'accoutumance venant, c'est tout juste si nous avons osé exprimer à haute voix que nous étions vexés de ce mépris de nos institutions et de nous-mêmes. Mais sans que nous y prenions garde, les vapeurs de l'oignon sioniste ont fini par s'infiltrer insidieusement dans nos propres cervelles et lorsque le peuple divin a trop ouvertement piétiné nos principes et que le sang des enfants Palestiniens a éclaboussé nos écrans de manière récurrente, c'est tout juste si nous avons éprouvé un léger sentiment de gêne, que nous nous sommes empressés d'enfouir au plus profond de notre for intérieur, car nous n'osions plus exprimer ouvertement la moindre critique.



Exploit sioniste durant l'opération "Plomb durci" Décembre 2008/Janvier 2009


Nous avons momentanément ouvert un œil réprobateur lorsque les missiles directement pilotés à partir de la galaxie ont transformé en bouillie sanguinolente une grosse masse de la population palestinienne et pulvérisé les coûteuses infrastructures que nous avions généreusement offertes aux habitants de Gaza. Comme dans un jeu vidéo, nous payons, nous construisons et le peuple élu tue et détruit. Nous n'osons même pas lui présenter la facture du montant de ses déprédations.

D'ailleurs, nous nous sommes bien gardés de nous indigner ouvertement de ce que tous nos éminents dirigeants européens se soient, comme un seul homme, précipités dans les bras des tueurs en chef et ont fêté leur exploit en banquetant avec eux dans une mise en scène parodiant la Cène de notre bien-aimé prophète. Nous avons regardé, sidérés, mais nous n'avons pas bronché. La vapeur sulfureuse de l'oignon sioniste nous avait anesthésiés, transformés en zombies décérébrés, domestiqués.

Au moment où les bombes au phosphore pleuvent sur Gaza




Banquet à Jérusalem des joyeux drilles
Berlusconi, Merkel , Sarkozy, Olmert, le Tchèque Topolanek, Brown et Zapatero
le 18 janvier 2009


Lorsque notre consulat à Gaza a été bombardé et que toute la famille de notre représentant officiel a été si gravement blessée que la femme de notre consul a perdu son futur bébé, le magnifique silence de tout ce qui dans notre beau pays tient une plume ou un micro, ne nous a même pas surpris. Cette fois, nous avons compris que nous étions définitivement domptés. Notre gouvernement a d'ailleurs adressé une missive plaintive à notre dompteur dans laquelle il gémissait sur le "besoin de sécurité" de notre agresseur.

Un de nos représentants officiels a éprouvé un léger gratouillis quelque part, souvenir de notre défunte dignité, et a convoqué l'ambassadeur des bombineurs. Rien n'a filtré de cette réunion et personne n'a entendu parler de protestation officielle ou de demande de réparations.


6 - Ajout tardif de la volute victimaire

D'aucuns insistent aujourd'hui uniquement sur la volute victimaire, ajoutée en 1945 à l'ensemble des mythes existants, voulant faire croire au monde que le l'Etat sioniste a été créé pour la seule et unique raison de servir de refuge aux victimes rescapées de la deuxième guerre mondiale et aux héroïques passagers de l'Exodus. Rien n'est plus faux. En effet les premières actions du mouvement sioniste datent de la fin du XIXe siècle.

Certes, le drame vécu par une population juive innocente répartie dans tous les Etats européens et qui, d'ailleurs, n'a pas trouvé auprès de ses dirigeants internationaux, chaudement à l'abri aux USA et en Angleterre, les secours qu'elle était en droit d'espérer, a accéléré la création officielle de l'Etat sioniste. Car les grands mamamouchis du sionisme se sont montrés d'un silence et d'une inertie remarquables durant le nazisme et certains ont même collaboré avec le racisme hitlérien.

Très influents auprès des gouvernements anglo-saxons depuis le début du XXe siècle,
Voir : Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza- Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House

l'intervention des grands notables sionistes auprès des alliés occidentaux aurait pu modifier le cours des évènements - je reviendrai ultérieurement sur ce point - mais ils s'en sont bien gardés. Leur objectif n'était pas de sauver des co-religionnaires déjà raflés ou âgés, mais d'assurer par n'importe quel moyen le peuplement de la Palestine avec des immigrants jeunes, vigoureux et en bonne santé, comme l'a explicitement reconnu leur "second Moïse", David Ben Gourion. La panique provoquée chez les survivants par les persécutions nazies a magnifiquement joué le rôle attendu: "Le peuplement du pays - tel est le seul sionisme véritable; tout le reste n'est qu'illusion, verbiage creux et simple passe-temps", clamait Ben Gourion.

Voir Chroniques de la Palestine occupée19 - Le sionisme, une chutzpah cosmique

Le même Ben Gourion ajoutait: "Si je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant sur la terre d'Israel, je choisirais la dernière solution parce que, devant nous, il n'y a pas que le nombre de ces enfants mais le calcul historique du peuple d'Israel." (Cité pages 855-56 du Shabtai Teveth de Ben-Gurion dans une version légèrement différente).

Voir :VI - Le messianisme biblique à l'assaut de la Palestine

Ce drame a donc permis une installation foudroyante de la propagande sécuritaire et une manière d'officialisation politique - d'ailleurs acquise grâce à l'utilisation de moyens quasi frauduleux - par un organisme international. L'édredon de la déploration est simplement venu s'ajouter aux tuniques idéologiques déjà bien en place et ne constitue qu'une annexe mythique supplémentaire, insérée légèrement de biais, dans le grand ensemble de l'oignon sioniste.



Tranche d'oignon avec ses volutes annexes


Cette tragédie est surtout utilisée de nos jours comme ADM de premier rang (arme de destruction massive) contre tout opposant à l'Etat colonisateur et comme moyen de pression et de chantage contre les Etats européens auxquels il est reproché de n'avoir pas protégé leurs citoyens juifs. Les mêmes procureurs virulents passent naturellement comme chat sur braise sur les motivations intéressées de leurs propres meneurs. Ainsi, la population palestinienne, devenue "chair à brimades et à tortures" - au sens où on parlait, durant la première guerre mondiale de "chair à canons" - est la véritable victime de la deuxième guerre mondiale. Elle subit, en effet, depuis des dizaines d'années un tenace génocide quotidien, larvé et sournois, opéré avec constance à bas bruit par d'anciennes victimes que l'oignon sioniste a métamorphosées en impitoyables bourreaux.



7 - Un sadisme institutionnalisé

La pelure religieuse qui enveloppe l'idéologie sioniste dans sa totalité a permis la création d'un univers clos sur lui-même, un ghetto psychologique, qui permet à un sadisme social institutionnalisé et à des formes de cruautés physiques et psychiques spécifiques de s'épanouir avec une bonne conscience inimaginable dans une société normale, laquelle conserve quelques inhibitions liées à des réflexes d'une morale naturelle qu'on trouve même chez les animaux et qui se trouve annihilée dans une société fondée sur un colonialisme messianique.
Voir : 12 - Le territoire, les rats et les hommes

Comme l'écrivait Blaise Pascal dans ses Pensées, "Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse " (139, 1670).

Seul un gouvernement d'idéologues et de fanatiques gavés d'épaisses couches idéologico-religieuses peut légitimer que des tortures les plus sadiques soient exercées sur les innombrables citoyens palestiniens raflés à la pelle, y compris sur des enfants, et supervisées par les médecins traîtres à leur serment d'Hippocrate; seuls des citoyens à la tête en forme d'oignon, appelés "colons", et agissant impunément en hordes fanatisées, peuvent déraciner ou incendier, sous la protection de "forces de l'ordre" complices des milliers d'oliviers afin de priver des familles palestiniennes de leurs maigres ressources et d'effacer la trace de vies et d'activités antérieures à leur atterrissage sur la terre d'autrui; seuls des soldats à l'esprit embrumé par les vapeurs pestilentielles de la mythologie sioniste peuvent trouver du plaisir à lancer la nuit des grenades assourdissantes à travers des vitres fracassées, à tirer de leur lit de paisibles villageois palestiniens, puis de vandaliser les maisons les unes après les autres, pendant que d'autres lascars trompent leur ennui aux check points en enchaînant pendant des heures, en plein soleil, des hommes ou des adolescents qui leur auraient "manqué de respect", ou jouent à les étrangler en pariant sur celui qui résistera le plus longtemps, alors que d'autres compères encore volent tranquillement des commerçants, s'amusent à briser des vitrines et autres bagatelles distrayantes de même farine.

C'est pourquoi il faut admirer le courage d'une poignée de citoyens allergiques aux vapeurs alliacées et qui réussissent à émerger de la fange sioniste. Ils ont créé l'association "Rompre le silence" qui en recueillant une masse accablante de témoignages de soldats sur les horreurs auxquelles ils se sont livrés, ont enfin permis qu'un public, malheureusement encore insuffisant, découvre la face luciférienne de "l'armée la plus immorale du monde".

L'administration civile n'est en reste dans le concours du plus grand cynique et du pervers le plus tordu que se livrent les divers secteurs du gouvernement sioniste. Ne vient-elle pas de planifier le déplacement forcé des Palestiniens du Sinaï et, après avoir détruit leurs habitations, de leur proposer de s'installer sur une puante décharge d'ordures? Les nouveaux Job condamnés à vivre sur les ordures sionistes et qui, tel le Job biblique sont abandonnés de tous, n'ont plus qu'à prier pour que les foudres célestes frappent au coeur cette inhumaine Sodome.



Bédoins palestiniens dont les maisons ont été détruites,
priés de s'installer sur la décharge d'ordures d' Abou Dis


Le sadisme des brimades et des abus, outre le défoulement d'individus ivres d'idéologie suprématisme, d'un sentiment de puissance né d'un droit de vie et de mort sur tout Palestinien, assuré qu'il est d'une impunité quasi-totale ou exceptionnellement sanctionnée par de si légères sanctions que leur dissuasion est nulle, ce sadisme sans limites, dis-je, vise à maintenir au-dessus de la tête de toute la population palestinienne, un gourdin déjà levé, prêt à s'abattre au hasard et selon le bon plaisir du quidam qui décide d'en user, sur l'échine ou les membres de n'importe qui. Cette terreur institutionnalisée et encouragée par les autorités militaires a pour fonction prévue de créer un état de terreur permanente de nature à pousser à l'exil les habitants originels du territoire dont la seule présence entrave la réalisation du rêve messianique.

"Je suis la loi, je suis Dieu" ! a lancé un officier israélien à un groupe de cueilleurs d'olives, qui protestaient contre des contrôles abusifs et qui, par bonheur, étaient épaulés par des volontaires internationaux qui ont pu recueillir et faire connaître au monde ces paroles ailées.

L'armée sioniste n'est donc plus au service de l'Etat, ni même à celui de Jahvé, elle est Jahvé en action. Comme pour tout dieu qui se respecte, les décisions de ce dieu-là sont incompréhensibles aux simples mortels. Dieu est omniscient, omnipotent et omniprésent. Aucun destin, si négligeable soit-il en apparence, n'échappe à la vigilance de son œil de lynx. Ainsi, il peut souverainement se pencher sur des destins individuels et décider qu'un ancien prisonnier âgé de quatre-vingt deux ans et libéré de ses geôles dans le cadre des échanges du précieux soldat Shalit et après une incarcération de trente ans, ne pourra retourner chez lui qu'après une nouvelle peine de bannissement de onze ans. Dieu est prudent et comme il sait que seuls les sionistes sont génétiquement bons alors que tous les Arabes sont génétiquement mauvais, un "terroriste" arabe même nonagénaire reste un terroriste et il devrait remercier le dieu sioniste qui lui fait la grâce de lui permettre de regagner son foyer lorsqu'il atteindra son quatre-vingt treizième printemps.

Les institutions divines du sionisme ont pu démasquer une autre manifestation de la nature vicieuse des Arabes. Elle est illustrée par cette femme qui pensait pouvoir rejoindre son mari libéré des geôles dans le cadre du même accord et condamné au bannissement dans un Etat voisin. Nenni, Dieu veille, même une courte visite peut être dommageable au précieux Etat sioniste. Ces deux filous n'allaient-ils pas en profiter pour planter le germe d'un nouveau terroriste? Heureusement Dieu pense à tout et veille à la précieuse sécurité de son Etat bien-aimé. Sa prudence a évité la naissance probable d'un nouveau terroriste.

Et c'est ainsi que Jahvé est grand, Alleluïa!


8 - Résistance

Le destin des Palestiniens dépend de leur capacité de s'immuniser contre les vapeurs de l'oignon sioniste. Parmi ses allyles les plus perfides, il faut compter ceux qui ont produit ce qu'on appelle "l'industrie de la négociation". Ses vapeurs vénéneuses ont conduit à la création sur le terrain, en Cisjordanie, d'un corps officiel de vermines institutionnalisées tapies dans tous les secteurs de la société: politique, administratif, économique et sécuritaire.

Voir :La métamorphose d'un être humain en vermine

Ce Président et tous ces ministres sans Etat, ces conseillers de l'abandon et de la lâcheté, ces spécialistes du néant, ces juges dépourvus de conscience, ces sbires d'une police au service de l'occupant, ces industriels sans éthique qui investissent dans la construction de colonies spoliatrices, toute cette bourgeoisie administrative ou affairiste qui s'enrichit et prospère sur la misère du peuple, tous ces complices directs et indirects, aspirés par les mythes du colonisateur, sont objectivement des traîtres à la cause palestinienne.

Si la résistance de l'Angleterre au nazisme était légitime, ou celle de la France après quatre ans seulement d'une occupation qui aurait semblé bien légère aux Palestiniens, combien l'est mille fois plus la résistance d'un peuple en voie d'anéantissement après plus d'un demi-siècle de bombardements, d'assassinats, de tortures, de spoliations, de dispersions, de trahisons. C'est pourquoi l'extrait du discours de Churchill au peuple anglais lors des bombardements nazis serait la meilleure réponse du peuple palestinien à l'oignon sioniste et à ses propres compradores:

" Vous demandez : " Quel est notre but ? Je réponds par un mot : la victoire. La victoire à tout prix. La victoire malgré toute la terreur. La victoire même si la route doit être longue et dure, parce que sans notre victoire il ne peut y avoir pour nous de survie, il faut bien le comprendre, pas de survie. (…) Nous défendrons notre pays quel qu'en soit le prix. (…) Nous nous battrons dans les champs. Nous nous battrons dans les rues. Nous nous battrons dans les collines. Nous ne nous rendrons jamais."

Ces principes sont déjà ceux de l'héroïque combat des résistants palestiniens. Parmi ses nombreux héros je voudrais rappeler deux magnifiques figures de femmes. N'oublions pas Dalal Mughrabi, cette très jeune fille, à peine sortie de l'adolescence et tuée à la tête d'un groupe de combattants par l'actuel ministre de la guerre, Ehud Barack, alors simple capitaine, lequel s'est ensuite acharné à piétiner son cadavre.




Dalal Mughrabi


Je termine par un chaleureux hommage à Alham al Tamimi, heureusement vivante et libérée au cours du dernier échange de prisonniers contre l'hyper précieux Shalit et après dix années de souffrances dans les geôles sionistes.


Alham al Tamimi


P.S.

Le 24 novembre 2011, un accord de "partenariat" a été signé entre le tenant de la résistance et celui de la collaboration. Il s'agit de la troisième tentative. L'avenir dira si c'est enfin la bonne et si la nouvelle donne régionale et internationale aura mis un peu de plomb, durci ou pas, dans les cervelles des larons complaisants du colonisateur, après dix-huit ans de la vaine comédie des "négociations". Nous saurons rapidement si les solennelles proclamations d'union "dans l'intérêt du peuple palestinien tout entier" de la part d'une "Autorité" dépourvue de légitimité, de pouvoir et d'autorité, résisteront au tarissement du pactole et aux menaces diverses proférées par le colonisateur et son sponsor.

Notes

[1] Benjamin Barthe : D’anciens soldats israéliens racontent les dérives de l’occupation à Hébron
Voir: http://www.france-palestine.org/article9158.html

[2] Voir: Un officier israélien : "Je suis la loi, je suis Dieu" !
http://www.alterinfo.net/Un-officier-israelien-Je-suis-la-loi-je-suis-Dieu-_a65523.html

Bibliographie

Professor Abdel-Wahab Elmessiri:
The function of outsiders : http://weekly.ahram.org.eg/1999/435/op2.htm
The kindness of strangers: http://weekly.ahram.org.eg/1999/436/op2.htm
A chosen community, an exceptional burden : http://weekly.ahram.org.eg/1999/437/op5.htm
A people like any other : http://weekly.ahram.org.eg/1999/438/op5.htm
Learning about Zionism: http://weekly.ahram.org.eg/2000/476/eg6.htm

Mario Liverani, La Bible et l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006

Arno J. Mayer, De leurs socs, ils ont forgé des glaives, Histoire critique d'Israël, Fayard 2009

Ernest Renan, Histoire du peuple d'Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887

Douglas Reed , La Controverse de Sion

Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard 2008, coll. Champs Flammarion 2010

Avraham Burg, Vaincre Hitler : Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste , Fayard 2008

Ralph Schoenman, L'histoire cachée du sionisme, Selio 1988

Israël Shahak, Le Racisme de l'Etat d'Israël , Guy Authier, 1975

Karl Marx, Sur la question juive

SUN TZU, L'art de la guerre

Claude Klein, La démocratie d'Israël,1997

Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif. Fayard, 2002


http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/oignons/oignon.html

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   2/12/2011, 00:42

ziril a écrit:
Israël rase la demeure historique du mufti Amin al-Husseini




La destruction de l’hôtel Shepherd, à Jérusalem-Est, en vue de la construction d’une nouvelle colonie juive soulève une polémique plus importante qu’à l’habitude. La presse souligne que la décision des autorités israéliennes est un camouflet de plus au président Obama qui leur avait enjoint de « suspendre » la colonisation. Cependant, les commentateurs occidentaux passent sous silence le caractère historique de cette nouvelle annexion.

Ce bâtiment n’est autre que l’ancienne résidence du mufti Mohammad Amin al-Husseini (1895-1974), leader de la révolte palestinienne contre la colonisation britannique. Il fut confisqué par l’Etat d’Israël durant l’exil du mufti, puis vendu au roi des casinos de Floride, Irving Moskowitz, lequel l’a cédé à l’organisation sioniste Ateret Cohanim qu’il parraine, afin qu’il soit rasé et que des logements réservés aux juifs soient installés à sa place.

Depuis sa création, l’Etat d’Israël a entrepris de discréditer le mufti Mohammad Amin al-Husseini et de détruire toute trace de lui. La propagande sioniste lui reproche de s’être installé en Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale, oubliant de préciser qu’il n’avait d’autre choix après que Londres ait ordonné son assassinat. Traqué, le mufti avait erré au Liban, en Irak, en Italie, avant de se résoudre à s’installer en Allemagne.



source: http://www.voltairenet.org/article168077.html



Des malades qui s'acharnent sur le moindre symbole et même sur les cadavres affraid

Après la mort de Hess, la prison de Spandau fut détruite sur décision des forces d'occupation de Berlin, les soviétiques voulant notamment éviter d'en faire un lieu de "pèlerinage".


il y a plusieurs mois, la tombe de Rudolf Hess a été détruite et les ossements déterrés et brûlés par le gouvernement allemand de merkel sauer.

Entendu récemment: franco va être déterré et ses os jetés on ne sait où.
Edit Bardamu : http://novusordoseclorum.discutforum.com/t6421p330-topic-specimen-kali-yuga#73927 Wink



ratman a écrit:
DES MILITAIRES EN ROSE POUR LE TOURISME HOMOSEXUEL



....Des militaires en rose, c’est ce qu’Israël a trouvé de mieux pour tenter de redorer son image, à l’occasion du Festival International du Tourisme de Berlin.

"Le gouvernement israélien lancera sa campagne de promotion du tourisme rose de Tel Aviv, à l’occasion du Festival International du Tourisme de Berlin (ITB) du 9 au 11 mars prochain. (« Tel Aviv et ses vibrations gay – de la liberté, du rire, du fabuleux)", se vante Israël.....

http://www.europalestine.com/spip.php?article5928


normal, les homos israéliens expliquent que du point de vue religieux, puisque que Eve a été formée à partir d'Adam, alors ce n'est pas un péché d'aimer directement l'homme... Evil or Very Mad





(notez l’allusion scatophile avec le chocolat fondu)




lol!
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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   14/12/2011, 11:29

Tentative d'arrestation d'un chef militaire israélien à Bruxelles



Yitzhak Ben-Israel, criminel de guerre propre sur lui
Beurk


De David Cronin :


Le 8 décembre au matin, j'ai tenté d'arrêter un stratège militaire israélien coupable de développer des armes destinées à tuer des Palestiniens.

Yitzhak Ben-Israel, ancien chercheur dans l'armée d'Israël et au Ministère de la défense se tenait devant la salle de réunion d'un hôtel de luxe bruxellois quand je suis arrivé. Je suis passé devant lui et me suis dirigé vers le bureau pour m'enregistrer afin d'assister à une conférence intitulée « Technologie et terrorisme » que ce personnage devait animer.

[Voir (en anglais) : http://www.jpost.com/topic/Yitzhak_Ben_Yisrael ]

« Bonjour, dis-je à la femme derrière le bureau, mon nom est Cronin.

- Cronin ?, dit un homme en costume sombre qui venait de s'approcher, vous êtes David ? (Je n'avais pas donné mon prénom.

- C'est juste, répondis-je. »

La femme et lui jetèrent un coup d’œil rapide sur la liste et m'affirmèrent que mon nom n'y figurait pas. Quand j'ai expliqué que j'avais envoyé un e-mail exprimant le souhait d'être présent à la conférence, ils m'ont répondu qu'il s'agissait d'un événement privé.

« Mais cela est financé par l'Union européenne. Et cela a été annoncé publiquement sur Internet, insistai-je. »

La conversation continua inutilement pendant un moment jusqu'à ce que l'homme me dise :

« Vous voulez la police ? La police est là. » (Je n'avais nullement demandé la police). » Je me suis retourné et deux hommes venaient d'arriver.


« Faites-vous partie de la sécurité de l’hôtel ?, demandai-je.

- Non, nous sommes les services de renseignement belges, me répondit l'un des deux fonctionnaires.

- Cet homme, juste là, c'est Ben-Israel, lançai-je en le montrant du doigt, je suis venu pour lancer une arrestation citoyenne à l'encontre de cet homme. M. Ben-Israel, vous êtes accusé de crimes contre l'humanité. Je vous demande de vous rendre par vous-même aux deux officiers de police ici présents. »


Un des officiers me demanda de m'identifier. « Mon nom est David Cronin, je suis journaliste indépendant, dis-je, je crois sincèrement que M. Ben-Israel a développé des armes dont le but est de tuer des Palestiniens. »


J'ai essayé d'entrer dans les détails, mais les deux policiers était déjà en train de me faire descendre les escaliers. Dans le hall de l'hôtel, ils m'ont demandé mes papiers et ont noté mes coordonnées. Je leur ai demandé qu'ils enregistrent une déclaration de ma part où j'aurais pu expliquer pourquoi Ben-Israel devait être arrêté. Bien qu'ils aient accepté d'écouter mes arguments, ils ont refusé de prendre une déclaration formelle et à la place ils voulaient me faire visiter le poste de police.



QUI EST BEN-ISRAEL ?



Général en retraite, Ben-Israel, est impliqué dans le développement des armes les plus horribles de l'arsenal israélien. Il y a des preuves flagrantes qu'il a fourni son expertise à une équipe israélienne qui a adapté les armes étasunienne DIME (Dense Inert Metal Explosive) pour une utilisation sur Gaza. En 2006, Ben-Israel a indiqué qu'il était au courant des test de DIME, une arme qui arrache les membres et cause de sévères brulures. Il fit l'éloge de cet arme dans une interview à la télévision italienne, déclarant : « une des idées est de permettre de frapper les cibles sans entraîner de dommages sur d'autres personnes. »


Des témoignages, rassemblés dans les hôpitaux de Gaza que Israël a attaqué fin 2008-début 2009, affirment la présence de métaux inhabituels dans les corps des victimes de bombardements. Ceci indique que le DIME a pu être utilisé durant cette assaut qui a duré trois semaines, l'opération plomb durci.


Ben-Israel a reçu trois récompenses en Israël pour avoir aidé à inventer des armes. En 1972, il a été honoré pour son rôle dans la réalisation du système de bombe de l'avion F-4E fourni à Israël par l'entreprise d'armement McDonnell Douglas. Quatre ans plus tard, il gagna un prix similaire pour sa contribution à l'élaboration d'une nouvelle technologie pour l'armée israélienne : le système C4 conçue pour permettre au commandement militaire de diriger plusieurs opération en même temps. Et en 2002, il remporta le Prix de la défense d'Israël pour un « projet introduisant un nouveau concept de conflit armé ».



LA REJOUISSANCE D'ASSASSINER



Membre de la Knesset (parlement israélien) entre 2007 et 2009, il a été un fervent supporteur de l'Opération plomb durci. Dans un article d'opinion, paru en 2009 sur le site Ynet, il s'est réjoui de la manière dont Israël s'était passé des règles du combat armé qu'il avait l'habitude de jouer (selon lui) : « Avant, c'était comme si le côté faible (Hamas, Hezbollah) pouvait attaquer les citoyens de manière ininterrompue, pendant qu'Israël hésitait à utiliser sa puissance militaire substantiel (avion de chasse, tank et missiles guidés) par peur de blesser des civils. Mais l'opération récente a montré que même les mosquées utilisées par les groupes terroristes ne sont plus un obstacle pour Israël. »


Il est écœurant de voir que quelqu'un qui se réjouit de l'assassinat massif de civils puisse être un invité à une conférence sponsorisée par l'Union européenne.


Comme je l'ai écrit il y a quelques jours, un autre crime commis par Ben-Israël est qu'il siège au conseil d'administration de l'Université Ariel située dans une colonie en Cisjordanie. Les représentants européens savent que ces établissements violent la 4ème convention de Genève de 1949 qui interdit à une puissance occupante de transférer ses populations civiles dans des territoires qu'elle occupe.


Ben-Israel parut quelque peu perplexe quand je me suis confronté à lui aujourd'hui. Il n'a certainement jamais rencontré telle tentative auparavant qui le déclarait responsable de ses crimes. Hé bien, il faudrait qu'il s'habitue à ce genre d'action ! Lui ou d'autres membres de la politique d'Israël et de son élite militaire doivent s'attendre à faire face à la justice. Partout où qu'ils aillent.


David Cronin



Traduit par Cédric Rutter

http://sos-crise.over-blog.com/article-tentative-d-arrestation-d-un-chef-militaire-israelien-a-bruxelles-92405403.html

http://electronicintifada.net/blog/david/my-attempt-arrest-israeli-weapons-chief

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   28/12/2011, 14:45

Aux infos depuis deux jours, à la radio dans les journaux sur le Net et bien sûr dans les journaux télévisés, on nous parle de deux "français" responsable d'avoir tué accidentellement une jeune femme de 25 ans dans un accident de la route suivi d'un délit de fuite.

Pas un mot sur leur identité, flou artistique soigneusement entretenu par les médias, il faut avoir recours à la presse sioniste pour apprendre le nom de ces deux crapules, Eric Rubik (ou Robik) et Claude Isaac.

C'est quand même pratique cette double nationalité quand même !! Quand ces français là commettent un crime en France, ils partent se réfugier en Israël et inversement quand ils sont impliqués dans un crime en Palestine occupée, ils échappent aux poursuites en regagnant la France !!


http://femininisrael.com/deux-chauffards-francais-ecrasent-une-israelienne-et-prennent-la-fuite-pour-la-france-traduit-par-david-goldstein/

Deux chauffards francais franco-israéliens écrasent une israélienne et prennent la fuite pour la France


Les amis et la famille de Lee Zeitouni - qui était âgée de 25 ans – qui a ete renversée et mortellement blessée par des chauffards en fuite au volant d’une jeep BMW sont sous le choc de cette perte. C’était une fille tres mince, »160 cm pour 50 kg », explique son amie en larmes. « Quand une voiture percute un corps aussi petit et le fait voler comme ça, et elle a été percutée par une grosse jeep, on comprend a quelle vitesse il roulait ».


Lee était sportive et éducatrice de fitness. Elle avait remporte une bourse d’etude pour étudier la médecine a étranger mais elle avait choisie de rester en Israel. »je lui ai parle au téléphone jeudi, et elle voulait que l’on se voit », explique son amie Hila Shir, « malheureusement cela n’a pas été possible a cause de mon travail ». « Et alors hier matin… » finit elle la gorge serrée.


Même la directrice de la salle de sport ou elle travaillait est complétement bouleversée. « Elle etait en chemin pour le travail, on m’a appelée pour me dire qu’elle n’était pas arrivée et je me suis dit que ce n’était pas son genre. Je l’ai appelée et son téléphone était éteint. J’ai même appelé sa mère. Puis on m’a dit qu’il y avait eu un accident. Je suis sortie et je l’ai reconnue a la bague qu’elle avait a son orteil. C’est terrible, une fille extraordinaire et jolie, irremplaçable ».

Le chauffard et son ami se sont enfuis a Paris

D’après les éléments de l’enquete menée par la police, les suspects seraient le propriétaire de la jeep Eric Robik, citoyen français age de 38 ans, et son ami, qui conduisait lors de l’accident, Claude Isaac, aussi de nationalité francaise et age de 40 ans. Les deux français sont des hommes d’affaires qui séjournaient en toute légalité en Israël avec des visas de touristes.


Ils etaient sortis se distraire jeudi soir dans la région de Tel-aviv, et en rentrant chez eux Isaac, qui conduisait la jeep, a percute Lee en l’a tuant sur le coup. Ils se sont enfuis en grillant plusieurs feux rouges, et sont arrives au parking du luxueux immeuble de Tel-aviv ou ils résidaient. La bas ils ont dissimule la voiture dans le parking souterrain.


Juste après cela, et avant que la police ne decouvre l’identite des chauffards, les deux ont rassemble leurs affaires et se sont enfuis avec leurs familles sur un vol en direction de Paris avec escale à Genève. Les enqueteurs de l’equipe des enquêtes speciales de la region de Tel-aviv ont reussi a joindre par telephone les deux chauffards, et font de gros efforts – y compris avec l’aide d’Interpol – pour les ramener en Israel pour les interroger, et cela meme si lors de l’entretien téléphonique ils ont promis de revenir seuls.

Il n’y a malheureusement pas d’accords d’extradition entre la France et Israël

Un mandat d’arret international a deja ete emis contre les deux suspects. L’officier de police charge de l’affaire a declare a « Hadashot 2″ : « ils ont rassemble leurs affaires et ont pris la fuite. Leurs identites sont connues, et s’il le faut nous demanderons l’aide de la police francaise pour les attraper. L’anneau se resserre autour d’eux, et il vaudrait mieux qu’ils se rendent et qu’il reviennent en Israël ».


Traduit de l’hebreu par David Goldstein HAABIR HAISRAELI De Paris a Ashdod
http://www.mako.co.il/news-israel/local/Article-68b7948d9a87231017.htm&sCh=31750a2610f26110&pId=2082585621

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   29/12/2011, 21:14

Ovadia Yossef: la plus haute autorité raciste d'Israël



Il est très facile de faire passer les insultes proférées par Ovadia Yossef pour le énième dérapage d’un vieillard. Cette excuse est trop commode. De même, le fait qu’il s’en prenne à tout le monde et pas seulement aux Arabes ne le dégage d’aucune responsabilité. Ovadia Yossef, nous dit-on, est un sage de la Torah, le dernier grand maître de sa génération, vénéré par de nombreux laïcs. Cet homme, nous explique-t-on, connaît par cœur les livres sacrés et maîtrise toutes les subtilités de la loi judaïque. Fort bien. Pourtant, les discours prononcés à la synagogue Yazdi, à Jérusalem, frappent par leur pauvreté.

C’est ça, le maître de la Torah ? C’est ça, le chef d’un mouvement politique qui pèse sur les décisions de l’Etat d’Israël ? C’est ça, l’homme chez qui tous les dirigeants israéliens, à de rares exceptions, se précipitent pour obtenir quelque insigne faveur ? Cette personnalité qui pèse tant sur l’agenda israélien n’est pourtant qu’un raciste, doublé d’un misogyne patenté. Après l’ouragan qui a frappé La Nouvelle-Orléans, il a déclaré : “Là-bas, ce sont des Nègres. Les Nègres ont-ils apporté la Torah ? Yallah, un ouragan s’est abattu sur eux et les a noyés, parce qu’ils n’ont pas de dieu.” Il s’est moqué d’Obama en le traitant d’“esclave”. A une autre occasion, il a décrété que “marcher entre deux femmes, c’est marcher entre deux ânes”. A propos de Shulamit Aloni [dirigeante historique de la gauche pacifiste et laïque], il a déclaré : “Le jour où elle mourra, il faudra organiser un festin.” Les Noirs et les femmes ne sont pas les seuls à faire les frais de son éloquence. Si un religieux comme [le ministre de la Justice] Yaakov Neeman a dû subir ses anathèmes, ce n’est rien à côté de Yossi Sarid [ancien dirigeant de la gauche], à propos duquel Yossef a déclaré : “C’est le mal incarné. Il faut l’extirper de ce monde, le pendre haut et court.” Son sermon sur Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, et ses amis s’inscrit donc dans une suite logique : “Puissent-ils disparaître de la Terre. Puisse Dieu envoyer un fléau aux Palestiniens, ces enfants d’Ismaël, ces vils ennemis d’Israël.” Au moins, voilà les Palestiniens en excellente compagnie.

http://jacobdemeknes.blogspot.com/2011/12/ovadia-yossef-la-plus-haute-autorite.html

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   31/12/2011, 22:39

Les Juifs tunisiens refusent de quitter la Tunisie pour Israël

R. Bismuth : Les Juifs ne veulent pas partir, laissons-les tranquilles, en Tunisie, il y a des Tunisiens, un point c’est tout


L’appel lancé le 7 décembre, par le vice-Premier ministre israélien, Silvan Shalom, natif de Gabès, qui a enjoint aux Juifs tunisiens d’émigrer dans l’État hébreu, n’a pas trouvé d’écho, ceux-ci ne l’entendent pas forcément de cette oreille…

‘’J’appelle les Juifs vivant en Tunisie à venir s’installer en Israël le plus rapidement possible’’,avait-il déclaré Silvan Shalom.

‘’L’appel de Shalom n’a aucun sens, ce sont des bêtises’’, estime de son côté Roger Bismuth, le chef de la communauté juive de Tunisie, dans un entretien téléphonique avec Jeune Afrique : ‘’Les Juifs de Tunisie ne veulent pas partir, laissons-les tranquilles’’

Selon M. Roger Bismuth, l’appel de Shalom ne sera pas entendu : ‘’Dans la communauté, personne n’a l’intention de partir. Moi-même, je suis chez moi ici, j’ai participé à la lutte nationale comme tous les Tunisiens. J’ai 85 ans, je travaille depuis soixante et onze ans en bonne intelligence avec tout le monde. Et je continuerai à le faire dans n’importe quelles circonstances. ‘’

Il conclue, catégorique :’’Téléphonez à M. Shalom pour qu’il cesse de raconter des balivernes ! J’en ai assez d’entendre disserter sur la religion des gens. En Tunisie, il y a des Tunisiens, un point c’est tout.’’

Les Juifs tunisiens sont conscients d’une réalité : ici, ils sont et seront toujours chez-eux comme ils l’ont été auparavant !


________
Deux autres articles sur Israel

Israël demande 350.000€ aux bédouins pour payer les destructions de villages illégaux
http://lesmoutonsenrages.fr/2011/12/29/israel-demande-350-000e-aux-bedouins-pour-payer-les-destructions-de-villages-illegaux

CERN : de l’infiniment petit à l’infiniment immoral...
http://www.alterinfo.net/CERN-de-l-infiniment-petit-a-l-infiniment-immoral_a63926.html?print=1
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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   2/1/2012, 01:43

les israéliens n'aiment pas les français mais les français les aiment a fond

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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   17/1/2012, 18:52

Aux sources du sionisme

La chimère du "Grand Israël"


" La violence ne vit pas seule, elle est incapable de vivre seule : elle est intimement associée par le plus étroit des liens naturels au mensonge. La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence."

Final du discours de remerciement écrit par Alexandre Soljenitsyne à l'occasion de la cérémonie au cours de laquelle devait lui être remis le prix Nobel.



Parmi les multiples couches de tuniques mythologiques qui se sont superposées au cours des siècles jusqu'à former l'oignon compact de la puissante fiction du sionisme, je vais essayer d'extraire et d'analyser la plus juteuse des volutes mensongères, la source de l'édifice sioniste et la cause principale de la violence inouïe exercée sur le terrain à l'encontre du peuple autochtone, à savoir le mythe d'un "grand Israël", gros cadeau de leur divinité personnelle et que les sionistes d'aujourd'hui rêvent de reconquérir en se ré - appropriant "leur" terre, "leur" patrie rêvée.

Jamais le jugement du grand écrivain russe n'a trouvé un plus juste terrain d'application que celui de l'idéologie sioniste et notamment dans la volute rappelée ci-dessus de la mythologie alliacée. C'est, en effet, dans le terreau du double mensonge historique d'une fiction déguisée en religion que le sionisme politique plonge de profondes racines auto-légitimantes. Les mensonges martelés dans toutes les langues de la terre par le groupe humain qui s'est auto-proclamé "peuple élu", ont fini par s'incruster dans les cervelles desdits "élus" et ont même fini par contaminer d'autres cervelles. Répétés de génération en génération, ils sont parvenus à en éliminer tout esprit critique sur les origines et l'incongruité de la mythologie fondatrice.

En effet, et parallèlement à ceux des "élus", ces pieux mensonges paralysent les neurones des "non-élus", lesquels, par ignorance, par esprit moutonnier, par intérêt, par peur des représailles, ont fini par intérioriser, eux aussi, la fiction biblique revue et appliquée aujourd'hui par les sionistes avec une violence délivrée de toute inhibition, de toute humanité et de toute retenue juridique ou politique, puisque jamais critiquée ou sanctionnée.

Comme l'écrivait Mark Twain: "La vérité n'est pas difficile à tuer. Un mensonge bien présenté est immortel - A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal." (écrivain américain, 1835-1910)


1- Quand et dans quelles circonstances est né le rêve du "Grand Israël"?
2 - Qu'est-ce qu'une "alliance"?
3 - Les coulisses du théâtre biblique
4 - Le rôle du principal rédacteur du scénario
5 - Comment ressusciter le dieu Jahvé?
6 - Les conditions de l'existence d'un dieu dans l'histoire
7 - Avantages et inconvénients politiques du fanatisme religieux
8 - Les créateurs de dieux
9 - Les héroïques explorateurs des coulisses du théâtre religieux
10 - Les frontières du " Grand Israël "
11 - Israël , un Etat-Chimère




1- Quand et dans quelles circonstances est né le rêve du Grand Israël?

Lorsque les scribes judéens exilés au bord de l'Euphrate, après la conquête de la Judée par le roi Nabuchodonosor, imaginèrent l'épisode de leur fiction dans lequel un personnage mythique - Abraham - était le héros principal, ils lui prêtèrent un rêve fabuleux dans la narration intitulée Genèse. C'est ainsi qu'au cours d'un "profond sommeil" (Gn 15,12), le héros eut "une vision" (Gn 15,1). De plus, il entendit une voix, qu'il attribua à son dieu, laquelle lui proposait une "alliance" (Gn 15,18).

"Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés. En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abraham." (Gn 15, 17-18)

Tous les hommes rêvent; pénétrer le sens des rêves a, depuis l'origine des temps, fasciné l'humanité, notamment, on le comprend aisément, ceux des puissants, en raison des conséquences politiques qui en résultaient. En effet, loin des interprétations sexuelles qui ont envahi un post-freudisme contemporain mal digéré, les humains y voyaient, dans l'antiquité, une forme de prémonition, d'irruption directe des dieux dans la politique. Ils utilisaient ce stratagème afin de délivrer incognito un message aux dirigeants du monde. C'est donc au moyen des rêves que les dieux dévoilaient aux vivants leur avenir. Mais comme ce message était rarement limpide, il s'agissait de le décoder. Cette activité capitale et subtile était confiée à des devins, dont le rôle politique qu'ils exerçaient auprès des rois en faisait les personnages les plus influents de la cour. De même, les Grecs de l'antiquité croyaient que l'éternuement signait la présence, à cet instant-là, d'un esprit divin.

Il n'est donc pas étonnant que les rédacteurs de la Genèse aient utilisé le stratagème d'un rêve comme véhicule de l'action de leur dieu, ce procédé, banal à l'époque, permettait de délivrer un message d'une manière jugée convaincante par tout le monde.

Si l'on s'en tient au contenu du texte de la Genèse, on apprend donc qu'un dieu venait d'intervenir dans les affaires d'un peuple qui n'existait pas, puisque le vieillard centenaire gratifié par ce rêve n'avait pas encore de descendants et que c'est à cette descendance potentielle et putative qu'était destiné le gros cadeau territorial.

Rembrandt, Portrait d'Abraham, détail.


2 - Qu'est-ce qu'une alliance?

Faire "alliance" avec un être supposé omnipotent est un ressort littéraire utilisé par de nombreux auteurs dans les fictions romanesques. Ainsi, dans La Guerre du feu, l'auteur nous fait assister à une sorte de voyage initiatique de trois messagers, partis affronter la fureur d'un monde sauvage, afin de reconquérir le précieux Graal de la tribu des Oulhamrs. En effet, les cages dans lesquels le feu était conservé avaient été détruites durant un sanglant affrontement avec une tribu voisine et les Oulhamrs vaincus et décimés, privés de leur source de vie, se trouvaient réduits à un sort pitoyable.

Lorsque, dans leur quête, les vaillants guerriers croisent un troupeau mammouths, l'astucieux Naoh et ses deux compagnons, poursuivis par un groupe de féroces humanoïdes auxquels ils ont réussi à voler les précieuses constructions de pierre plates, ils choisissent de se mettre sous la protection d'une sorte de dieu de la nature. Il s'agit, pour eux, de signer une manière de pacte d' alliance avec le grand mammouth en chef du troupeau, en lequel ils voient le maître de tout ce qui vit sur la terre, en d'autres termes, un dieu. En signe d'humble allégeance et de reconnaissance de son pouvoir, Naoh offre à la puissante divinité poilue un gros tas soigneusement lavé des délicieuses racines souterraines de nénuphars, dont il avait observé que la grosse bête en raffolait. Pour consolider l'alliance, il renouvelle chaque jour son hommage.

Grand mammouth laineux, représenté dans la grotte de Rouffignac en Dordogne


L'alliance est donc une sorte de pacte commercial établi, soit entre égaux, soit entre un féal et son seigneur. Dans toute alliance existe un échange: dans le roman de Rosny aîné, on comprend que, séduit par l'offrande quotidienne de racines de nénuphar, le dieu mammouth en vient à protéger les guerriers Oulhamrs et ira jusqu'à écrabouiller sous ses grosses pattes velues leurs cruels ennemis.

Quid de l'échange dans l'alliance proposée à un personnage nommé Abraham par le dieu Jahvé dans la fiction biblique? On voit que, dans le récit de la Genèse, l'initiative en revient au dieu, lequel choisit de se manifester pendant le sommeil du rêveur et alors que ce dernier, avant de s'endormir, avait bien procédé au classique sacrifice d'animaux rituellement coupés en deux par le milieu - "partagés", dit le texte - c'est-à-dire qu'il avait offert à sa divinité l'équivalent du gros tas de racines de nénuphars que les guerriers Oulhamrs offraient au dieu mammouth.

Lors de son apparition durant le rêve, le dieu prend la précaution de décrire minutieusement son cadeau afin d'en faire saisir toute l'importance au bénéficiaire, le tout soigneusement enveloppé dans le scientillant papier-cadeau, si je puis dire, du halo impressionnant d'une "fournaise fumante" et de "flammes", mise en scène aussi éblouissante que terrifiante, digne de tout dieu qui se respecte et soucieux de manifester sa puissance par des phénomènes météorologiques impressionnants.

"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Égypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate, le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens." (Gn 15,18).

Eretz Israël , carte de 1695


3 - Les coulisses du théâtre biblique

Pour comprendre le sens de la scène décrite ci-dessus, il faut s'arracher à l'avant-scène du grandiose spectacle de l'épopée et à la fascination qu'exerce sur les esprits le contenu du récit brillamment collationné et mis en forme à partir de bribes de légendes et de récits empruntés aux mythologies égyptienne et mésopotamienne. Réécrits, recomposés et globalement unifiés en dépit d'un certain nombres de contradictions résiduelles, les récits ont été adaptés à la mentalité et au type d'éloquence que permettait la langue sémitique, ainsi qu'au mode de fonctionnement psychologique de la population à laquelle il était destiné.

Ainsi, lorsque les documents existent, il est instructif d'observer la manière dont se fait le passage de la réalité historique à la fiction biblique. J'ai montré, par exemple, dans le chap. II ( L'invention des notions de "peuple élu" et de "terre promise", § 3 http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/inventions/invention.html ) comment un document assyrien (Cylindre de Taylor) concernant le siège de Jérusalem du temps du roi Ezéchias s'était trouvé transsubstantifié en termes bibliques dans 2R 18, 13-16 près de deux siècles plus tard par les rédacteurs lors de l'exil à Babylone. La métamorphose de la réalité historique est encore plus spectaculaire avec l'Edit de Cyrus, par le scribe Esdras dans Esdras, 1,1-5, que j'ai décrite dans le chap.IV, (Comment le cerveau d'un peuple est devenu un bunker , § 6-7 http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/bunkers/bunker.html ). L'imaginaire à l'état pur est à l’œuvre lorsqu'aucun document ne peut servir de point de départ à la métamorphose en texte théologique.

Or, dans la mesure où c'est sur la pierre d'angle de la fiction biblique interprétée dans le sens le plus concret et le plus grossier - à savoir la fiction de la propriété de la terre de Palestine attribuée à une tribu spécifique en vertu d'une décision de leur propre dieu - que le peuple autochtone est la victime d'une violence inouïe depuis des décennies, il est capital de de tenter de déconstruire le mythe prétendument fondateur de la légitimité morale et politique des conquérants-colonisateurs accourus du monde entier.

Grâce la publication des travaux très importants d'audacieux exégètes, de linguistes et d'archéologues contemporains, cette entreprise est enfin devenue possible. Elle permet de plonger sans risques excessifs dans la fosse d'orchestre et d'explorer les coulisses du théâtre biblique à la recherche des cordes, des poulies, des jeux de lumière et de toute la machinerie sonore qui rendent la représentation tellement brillante et convaincante qu'elle semble plus vraie que le vrai. Il en est ainsi de toute représentation théâtrale réussie, dont on sait qu'au théâtre, la vérité est une vérité de théâtre.


4 - Le rôle du principal rédacteur du scénario

Il s'agit donc d'abord de rechercher les auteurs du récit, lequel n'est évidemment pas tombé de la stratosphère, et d'analyser les conditions dans lesquelles celui-ci a été rédigé, puis porté à la connaissance des fidèles de ce dieu.

J'ai décrit dans le chapitre IV ( Comment le cerveau d'un peuple est devenu un bunker (§ 10 à 14) le retour d'un Esdras pathétique rassemblant sur le parvis d'un temple grossièrement remis en état, la maigre population des exilés revenus en Judée, auxquels se sont joints des groupes de pauvres hères demeurés sur place et que Nabuchodonosor n'avait pas jugés dignes de figurer dans le groupe des déportés. C'est à ce public de gens simples et ignorants que le scribe Esdras a lu, pour la première fois, et à la suite, la totalité des cinq Livres du Pentateuque ou Thora, c'est-à-dire la Genèse, l'Exode, le Lévitique , les Nombres et le Deutéronome, seul livre dont certains Judéens connaissaient une première version depuis le règne du roi Josias.

Il est, en effet, désormais établi que la rédaction du texte de la Genèse est postérieure à la grande défaite l'armée judéenne à Meggido et à la mort du roi Josias, le grand réformateur du javhisme, qui avait imposé et codifié officiellement un premier état du culte de ce dieu à l'intérieur de son petit royaume.

Or, depuis le grand désastre de Meggido, le dieu Jahvé est en perdition. Conformément à l'esprit de l'époque, la déroute d'une armée était vécue comme le signe de l'impuissance du dieu, qui était censé combattre à sa tête. C'était donc, dans l'esprit des populations de l'époque, le dieu Jahvé lui-même qui, à la tête de l'armée de Josias, avait été vaincu par le dieu égyptien, lequel avait permis la victoire de l'armée du pharaon Nechao II sur les troupes de Josias.

A la suite de cette défaite, les Judéens dépités et furieux d'avoir un dieu aussi faible, aussi peu fiable et aussi ingrat à l'égard d'un roi qui avait tant fait pour son culte, étaient retournés au culte d' idoles multiples et le royaume de Juda, auquel le roi Josias avait donné un éclat et une unité politiques tels qu'il n'en connut plus jamais de semblables durant sa courte existence, était tombé, avec le règne des successeurs incapables de ce roi, dans une décrépitude politique de plusieurs décennies dont la puissance babylonienne a su profiter.

En effet, toute l'œuvre théologico-politique de Josias, le véritable instaurateur du jahvisme, était détruite, le temple inauguré par Ezéchias - et non par Salomon - et embelli par son arrière-petit fils, Josias, avait été mis à sac et son trésor avait pris, lui aussi, le chemin de Babylone. La destruction de Jérusalem signait la fin de l'indépendance du petit royaume de Juda qui devint la province perse de Yehoud, selon la terminologie araméenne et les Judéens furent désormais nommés Yehoudim, ce qui fut traduit par Juifs.

J'ai détaillé dans le chap. II ( L'invention du "peuple élu" et de la "Terre Promise" ) les circonstances de l'immense drame politique et théologique que fut la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor et le transport à Babylone de l'élite des habitants du royaume de Juda, à savoir le roi, sa famille, les fonctionnaires du temple et tous les artisans, notamment ceux qui étaient spécialisés dans la métallurgie et le travail des métaux, dont le nouvel empire avait un urgent besoin afin de renforcer son armée.

Le vide n'avait évidemment pas tardé à être comblé par une immigration de populations des cités environnantes, arrivées avec leurs dieux particuliers et qui ont ajouté, comme il était d'usage à l'époque, le culte du dieu local à leur panthéon, ce que a conduit la religion de la petite Judée à un polythéisme de fait, et l'a ramenée à une situation antérieure à la première réforme religieuse hénothéiste du roi Ezéchias.

Idole assise représentant sans doute la Grande Déesse Mère,
Lac de Gennesareth (Tibériade) - 6000 av. JC


Durant cette période, le dieu Jahvé, noyé au milieu d'une foule d'autres collègues, avait bien failli se trouver relégué, à l'instar de ses célestes contemporains, dans les oubliettes de l'histoire. L'exil à Babylone signait l'acmé de sa déroute, puisque cette fois, Jérusalem était en ruines, le temple rasé et la société du petit royaume entièrement décapitée. C'était, pour les Judéens, une catastrophe équivalente à la perte des précieuses cages de pierres plates dans lesquelles les primitifs Ouhlamrs entretenaient les braises de leur source de vie.


5 - Comment ressusciter le dieu Jahvé?

Il s'agissait donc pour les scribes-lévites exilés à Babylone de rafistoler les cages de pierres plates, de ranimer les braises de la tribu et de tenter de ressusciter le dieu vaincu et moribond. Ils s'y employèrent avec ardeur et le succès que l'on sait. C'est à cette occasion que le Deutéronome, rédigé du temps de Josias, a subi une manière de toilettage théologique afin de l'intégrer aux quatre premiers livres du Pentateuque - ou Thora dans la terminologie du judaïsme - et que le Deutéronome rénové prit place en cinquième position.

De nombreux rédacteurs s'attelèrent à cette tâche, comme en témoignent les différents styles d'écriture dont on peut suivre la trace dans les chapitres successifs.

Ils entreprirent, dans le chapitre intitulé Genèse, de tout reprendre à zéro et se mirent en devoir d'expliquer l'origine de l'humanité, autrement dit, celle du peuple hébreu - ce qui, dans leur esprit, était une seule et même chose, puisque seuls les Hébreux étaient, à leur yeux, des "hommes". D'ailleurs, le Talmud l'exprime avec la délicatesse qui caractérise une multitude de ses jugements: "Les Israélites seuls sont appelés hommes, mais les idolâtres , auxquels appartiennent les chrétiens, qui adorent une idole, viennent de l'esprit impur et sont appelés cochons". (Jalqût Reûbeni, 10b.) Dans l'ensemble des recueils regroupés sous le nom de Thora, le destin du reste de l'humanité ne fait en aucune manière partie des préoccupations des scripteurs. Les peuples environnants ne sont cités qu'en tant qu'ennemis à vaincre, à exterminer, à piller ou à utiliser.

Dans l'Exode, les rédacteurs de l'exil babylonien reprirent le récit d'évènements qui figuraient déjà dans le texte rédigé par les lévites du temps du temps du roi Josias, mais ils y ajoutèrent des variantes, ce qui explique les innombrables doublons et les contradictions entre les récits d'un même évènement, comme par exemple le récit des rencontres de Moïse et de Jahvé ou des entretiens qui leur sont attribués.

Comme ces rédacteurs étaient des fonctionnaires du culte, ils s'employèrent, dans le Lévitique, à codifier leur propre rôle futur. C'est ainsi que figure dans ce texte une interminable et minutieuse énumération des actes sacerdotaux, des devoirs et des privilèges des prêtres - les lévites - ainsi que celle des obligations des fidèles. Afin de plaire au dieu Jahvé, tout le monde était contraint de se plier à un rituel soigneusement élaboré. En somme, il s'agissait de renouveler quotidiennement et selon des règles strictement établies, le gros tas de racines de nénuphars à offrir en hommage au céleste mammouth en chef et de bien préciser comment les laver et les présenter afin qu'elles fussent agréables aux papilles du maître du monde. Apprivoisé par les hommages de sa tribu bien-aimée, le dieu serait prêt, lorsque la nécessité se ferait sentir, à écraser de ses grosses pattes velues tous les ennemis de ses chouchous.

Dans le quatrième et dernier chapitre ajouté, les Nombres, les interminables listes généalogiques, les dénombrements et les recensements des Israélites de sang pur manifestent l'esprit de clan et de ségrégation d'une petite tribu exilée, repliée sur elle-même et obsédée par la non pollution des lignées. Le ver était introduit dans le fruit. La pulsion d'une mise en évidence de la nécessité de maintenir la pureté raciale des familles inaugurait la politique drastique de purification ethnique qui sera mise en application d'une main de fer par les grands épurateurs que furent Esdras et Néhémie lors de leur retour à Jérusalem, comme je l'ai décrit ci-dessus. Elle n'a jamais cessé d'obséder les fidèles de ce dieu.

Son application sur le terrain par Esdras et Néhémie a été d'autant plus facilement couronnée de succès que le petit peuple demeuré sur place, privé de ses cadres royaux et sacerdotaux, a vivoté misérablement pendant un demi-siècle et n'avait pas les moyens de résister psychologiquement à des lois présentées par des envoyés de l'empereur et des sortes de porte-parole de la divinité. Néhémie, devenu un important fonctionnaire à la cour de Babylone représentait officiellement l'empereur Artaxerxès. Il était ce qu'on appellerait aujourd'hui un "homme d'influence", comme le fut l'Attali de M. Mitterrand ou le Gaino de M. Sarkozy. Tel un envoyé de l'AIPAC américain ou des riches banquiers de la City de nos jours, il est arrivé dans la province misérable et ruinée les poches pleines d'argent, de cadeaux et de promesses. Les moyens financiers dont l'avait gratifié l'empereur Artaxerxes se sont révélés de nature à renforcer considérablement la puissance de conviction des arguments théologiques d' Esdras.

L'actuelle politique de ségrégation raciale de l'Etat d'Israël se situe donc dans continuité directe des écrits babyloniens et les Palestiniens en vivent quotidiennement les conséquences pernicieuses.


6 - Les conditions de l'existence d'un dieu dans l'histoire

Dans l'alliance dont les Judéens ont appris l'existence par la bouche d'Esdras - en même temps que celle du lointain ancêtre auquel ils devaient cette faveur - que recevait le dieu en échange de son cadeau territorial? Quel plat délectable les supposés descendants du dépositaire de la promesse surnaturelle faite au rêveur offraient-ils à leur dieu à ce moment-là de leur histoire?

Ils lui offraient l'essentiel, la condition absolue pour qu'un dieu puisse continuer à jouir d'une existence politique, donc historique, à savoir leur fidélité et leur adoration.

En effet, qu'est-ce qu'un tyran sans vassaux sur lesquels exercer sa tyrannie? Qu'est-ce qu'un dieu sans fidèles et sans manifestations concrètes de leur adoration? Lorsque plus personne n'a adoré Mardouk, Mardouk est mort. L'adoration des fidèles est l'oxygène des dieux. Lorsque le dieu chrétien a capturé les fidèles de Jupiter, Jupiter est mort, Isis, Osiris, Amon Râ n'ont plus de fidèles, Mardouk n'a plus d'adorateurs, Odin, Wotan, Frija, gisent au fond des mers glacées du septentrion, Camos, Melqarth, Hadad, Baal, tous ces collègues de Jahvé, qui régnaient en maîtres sur les cités voisines de la Judée, ont même totalement disparu de la mémoire des hommes. Les Cananéens n'ont pas eu l'imagination assez fertile pour se faire attribuer leur territoire par Camos.

C'est la foi des fidèles et l'organisation concrète du culte qui fournissent aux dieux les conditions de leur existence. C'est donc à Babylone que furent mises au point les conditions de la renaissance du dieu Jahvé et que les lévites-notaires rédigèrent les clauses du contrat de l'"alliance" renouvelée entre le dieu et les Judéens. Les rédacteurs de l'exil ont exprimé dans ces textes leur propre vision de l'avenir de la communauté judéenne et institutionnalisé les formes fondamentales du nouveau et véritable monothéisme juif. Le polythéisme qui sévissait encore avant l'exil fut définitivement banni. C'est à Babylone et durant le demi-siècle de l'exil que le groupe de Judéens semble avoir rompu de façon définitive avec le culte des cippes et des dieux locaux.

En revanche, l'organisation de la séduction - ou de la corruption - de la divinité fut, dans le nouveau jahvisme soigneusement organisée. En effet, les pactes ou les alliances étaient, dans toutes les religions, accompagnés d'offrandes ou de sacrifices solennels au cours desquels des animaux de boucherie en grand nombre était égorgés. Les Judéens ont maintenu cette tradition. Les animaux étaient coupés par moitié et l'on disposait les moitiés en face les unes des autres. Un feu mystérieux censé circuler au milieu des bêtes dépecées signalait l'acceptation par la divinité de l'offrande et du pacte. C'est ainsi que dans l'épisode de la Genèse cité ci-dessus et décrivant le songe d'Abraham, "des flammes passèrent entre les animaux partagés", ce qui signifiait donc que le dieu Jahvé avait agréé le sacrifice et en était satisfait. "Ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abraham." (Gn 15, 17-18)

Mais on n'imaginait pas qu'il pût ne pas y avoir réciprocité et que le dieu serait assez méchant, assez intéressé et assez glouton pour dévorer la viande sans rien donner en échange. C'est pourquoi les scribes de l'exil babylonien avaient signifié que l'alliance avec leur dieu se trouvait scellée par l'octroi d'un gigantesque territoire. De même que pour un sans-abri avoir un toit à soi constitue le rêve le plus précieux, un groupe humain déraciné, déplacé de force, ne trouve rien de plus précieux à désirer qu'une patrie, et une patrie puissante, riche, capable de s'opposer aux empires environnants. On comprend donc aisément que les Judéens exilés se soient fait attribuer par leur dieu la propriété d'un vaste territoire, source de richesse et garant de leur sécurité future.

Le texte de la Genèse lu par Esdras au peuple rassemblé devant le Temple constituait en quelque sorte l'acte notarié officiel qui scellait à la fois la possession de la terre et la renaissance dans l'histoire d'un dieu qui avait failli disparaître corps et biens. Ce cadeau effaçait le handicap psychologique qu'avait représenté la défaite de Meggido, la mort du roi Josias, la destruction du temple et la déroute de l'exil. Tout en retrouvant le privilège de compter de nouveau des fidèles ardents, sans l'existence desquels il serait mort le dieu Jahvé les retrouvait enchaînés comme ils ne l'avaient jamais été auparavant par un câblage de règles et d'obligations impératives dont ce peuple ne devait plus jamais sortir.


7 - Avantages et inconvénients politiques du fanatisme religieux

Le fanatisme ritualiste instauré à Babylone fut, durant les cinq siècles qui suivirent, la source de la renaissance et de la cohésion de la société judéenne. Sans la poigne de fer des religieux, appelés zélotes ou pharisiens, l'exil en Babylonie aurait signé l'arrêt mort du dieu Jahvé et la disparition de la société judéenne qui se serait fondue dans les nombreuses ethnies voisines - les Cananéens, les Philistins, les Egyptiens, les Perses, les Assyriens, les Hyksos et plus tard les Grecs et les Romains qui avaient occupé le territoire durant plusieurs millénaires avant l'arrivée tardive - vers -1 100 - de tribus d'Hébreux. Les chaînes religieuses ont soudé l'ethnie reconstituée après le retour des exilés.

Mais l'expérience historique démontre que le fanatisme religieux fut la cause profonde de la décadence politique de la province et finalement de sa disparition comme acteur autonome dans l'histoire. Il fut, en effet, à l'origine de tous les grands malheurs qui, avec une régularité stupéfiante, frappèrent le groupe et empêchèrent ce peuple de prendre réellement racine en Palestine et d'habiter, au sens chtonien, la terre qu'il avait conquise environ un millénaire avant notre ère.

En effet, des révoltes périodiques des des fanatiques religieux émaillèrent à intervalles quasi réguliers l'histoire de la Judée, provoquant à chaque fois une catastrophe sociale et la destruction du pays. Les plus connues sont celles de Judas Maccabée en -162 contre les conquérants grecs à la suite de l'édification d'un autel dédié à Zeus au cœur du temple de Jérusalem.

Représentation de Judas Maccabée


Puis vint la grande révolte de 66 à 73 contre l'empire romain suscitée une fois de plus par les Pharisiens et qui aboutit à une guerre meurtrière de quatre années contre les légions de Titus qui assiégèrent, pillèrent puis détruisirent Jérusalem et le temple d'Hérode en 70, ainsi que les places fortes de Gamla et de Massada.

Malgré l'opposition du clergé officiel, une troisième révolte religieuse suscitée par le fanatique Simon Bar-Kokhba, un temps considéré par les juifs comme leur messie, souleva le peuple en 132 contre l’empereur romain Hadrien qui avait cru pouvoir construire un édifice dédié à Jupiter sur l'emplacement du temple. Il fallut deux ans de guerre acharnée et l'envoi de douze légions pour que les Romains parvinssent à venir à bout de la rébellion.

On pouvait appliquer à la capitale de la Judée la célèbre phrase de Caton l'ancien légèrement modifiée: Cartago delenda est (Carthage doit être détruite). Cette fois, Ierusalem deletta est, Jérusalem était détruite. Cette défaite signait la fin de la présence des juifs à Jérusalem, désormais interdits de séjour dans la ville, qui fut rasée sur ordre d'Hadrien. L'empereur fit édifier sur le site une ville romaine, Ælia Capitolina. Mais les juifs n'étaient pas chassés de l'ensemble de la province, seule la capitale leur était interdite. Néanmoins, c'est à partir de ce moment qu'est né le mythe d'un "peuple juif chassé de la totalité de sa patrie" et condamné à errer dans le monde.

Bas-relief romain représentant le pillage du temple de Jérusalem
à la suite de l'écrasement de la révolte de Simon Bar Kochba



Je rappelle pour mémoire une guerre quasi oubliée de la mémoire des historiens, menée entre 115 et 117 par des juifs, mais en dehors du territoire de la Judée et appelée guerre de Kitos ou de Quiétus du nom du général romain chargé par l'empereur Trajan de mater les mutins. Des villes entièrement juives ou à forte majorité juive en Cyrénaïque, en Egypte, en Grèce, à Chypre, en Asie Mineure, en Arménie, en Mésopotamie, en Abiadène, se soulevèrent avec un ensemble qui prit de court les Romains. Des hordes fanatisées se répandirent dans les contrées comme une traînée de poudre et détruisirent tous les temples "païens" qu'ils rencontraient, ainsi que les thermes et tous les édifices civils symboles du pouvoir romain, tout en exterminant au passage la population grecque et romaine des villes ravagées.


La cavalerie maure du général Lusius Qietus représentée sur la Colonne trajane

La répression des Romains fut terrible et sanglante. La population des innombrables juifs qui s'étaient volontairement expatriés dans le bassin de la Méditerranée et qui avaient quasiment constitué des enclaves autonomes, fut décimée. Tout en prenant place dans la suite des révoltes récurrentes de la Judée, cet épisode prouve de plus qu'il a existé depuis les origines une très importante diaspora judéenne volontaire. La destruction des villes révoltées eut également des conséquences désastreuses pour le mouvement chrétien naissant qui, à l'origine, se développait principalement en milieu juif, les Romains ne faisant pas de différences entre ces deux mouvements religieux.

On ne peut comprendre ces révoltes qu'en ayant présente à l'esprit l'horreur des populations juives, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Judée, pour tout ce qui rappelait le polythéisme et le culte des idoles, dont ils s'étaient eux-mêmes débarrassés depuis le retour d'exil, ce qui ne les a pas empêchés de sacraliser leur propre lieu de culte, considéré comme la "maison de Jahvé". La présence de statues de dieux étrangers ou de conquérants foulant le parvis de leur temple représentait à leurs yeux une profanation insupportable. C'est pourquoi ces révoltes étaient aussi prévisibles qu'inexpiables face à des empires à la fois polythéistes et pour lesquels les divinités étaient si parfaitement incarnées dans le marbre des statues qu'il arrivait qu'une ville enchaîne son dieu afin de ne pas se le faire voler par une cité concurrente. Face à ce type d'idolâtrie, le monothéiste juif qui interdisait toute représentation de son dieu, témoignait d'un réel progrès spirituel.

Mais, on voit, de nos jours, qu'un vestige de maçonnerie, non pas du temple, c'est-à-dire de l'édifice abritant le "saint des saints" et de l'autel situé devant lui, sur lequel le prêtre sacrifiait les animaux de boucherie, ni même des bâtiments annexes rattachés au sanctuaire, mais d'un simple mur de soutènement d'une gigantesque terrasse destinée à accueillir la foule des riches pélerins accourus depuis la quasi totalité des villes du bassin de la Méditerranée et dont l'astucieux roi Hérode avait compris que les pélerinages etaient sa principale source de richesse, que ce vestige de fondations, dis-je, destiné à compenser la déclivité du terrain, est devenu un lieu de culte vénéré et quasiment idolâtré.

Prières au pied du mur d'Hérode


L''idolâtrie chassée par la porte trouve toujours le moyen de se faufiler par la fenêtre. Si le roi iduméen haï de son vivant par toute la population et notamment par les Pharisiens en raison de ses turpitudes, mais surtout parce qu'il n'était pas juif et qui, d'ailleurs, s'empressait d'oublier, lors de ses très nombreux séjours en Grèce et à Rome, la fine pellicule de judaïsme qu'il affichait à l'intérieur de son royaume, si ce roi bâtisseur hellénisé, passionné d'architecture qui, sacrilège des sacrilèges éleva un temple à l'empereur romain Auguste en Samarie, fit construire des théâtres, des amphithéâtres, des thermes à Sidon, à Damas, à Laodicée, un aqueduc à Ascalon, des gymnases dans des villes grandes et petites, dont on sait que la nudité des participants y était la règle au grand dam des Pharisiens, ce roi qui finança largement le renouveau des jeux olympiques en Grèce, qui gratifia Athènes, Lacédémone, Nicopolis, Pergame et d'innombrables autres cités du bassin méditerranéen de ses largesses, si ce roi-architecte revenait sur terre, il considèrerait probablement avec une stupeur ironique qu'un morceau de maçonnerie, fruit de sa mégalomanie architecturale, dont seules les sept premières rangées de pierres à partir du sol ont été mises en place par ses soins et qui n'avait aucune destination religieuse - le centre et le haut datant des omeyyades et des croisés - que ce reste de fondation, dis-je, est devenu l'objet d'une vénération passionnée de la part de religieux qu'il tenait de son vivant en si piètre estime.

voir V - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire, § 14-15. http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/chaudrons/chaudron.html


Une expérience historique calamiteuse de nature apparemment semblable fut répétée au début du XXe siècle lorsque la puissante et riche colonie juive des Etats-Unis d'Amérique "déclara la guerre à l'Allemagne" en 1933, pour reprendre le titre des journaux de l'époque; mais cette insurrection était, en réalité, très différente en ce qu'il ne s'agissait nullement d'un soulèvement populaire d'origine religieuse, mais d'une décision politique et économique prise en toute connaissance de cause quant à ses conséquences prévisibles, par les décideurs financiers anglo-saxons. Un boycott sévère de ses exportations et un embargo sur ses importations accablèrent une Allemagne déjà exsangue après la défaite de 1918 et les conditions léonines qui lui avaient été imposées par le traité de Versailles.

Le mouvement sioniste était officiellement né à Bâle en 1897 et la lettre adressée à Lord Rotschild en 1917 et connue sous le nom de "Déclaration Balfour", lui avait donné des ailes. Ce n'étaient plus des décisions cultuelles qui mobilisaient les cerveaux des dirigeants du mouvement sis à Londres et à Washington, mais des motivations politiques beaucoup plus concrètes. J'y reviendrai ultérieurement.

J'ai d'ailleurs montré dans le texte sur l'analyse du destin et de l'action de l'homme de l'ombre - le Colonel House - qui dirigeait la tête et la politique du président Woodrow Wilson, comment les puissants banquiers et autres décideurs de la loge maçonnique B'nai Brith, ainsi que des nombreuses et puissantes organisations communautaires juives étaient déjà à la manoeuvre lors des négociations du traité de Versailles en 1919. Le boycott des produits allemands décrété en 1933 s'inscrivait dans la continuité de la polique anglo-saxonne amorcée au milieu du XIXe siècle .

Voir : Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza - Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/house.html


En revanche, ce que cet évènement, que les historiens s'efforcent d'occulter avec un bel ensemble, eut de commun avec les précédentes insurrections, c'est qu'une fois de plus, c'est la population juive ordinaire qui eut à subir de terribles représailles d'un régime nazi rendu enragé.

Comment ne pas faire un parallèle avec la politique de pressions et de sanctions économiques ravageuses imposées aux populations civiles par les mêmes puissances financières, hier à l'Irak et aujourd'hui à l'Iran?


Vendredi 24 mars 1933: "La Judée déclare la guerre à l'Allemagne"




Pour plus de détails sur cet épisode, voir V - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire, §16: D'un désastre à l'autre
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/chaudrons/chaudron.html


L'histoire se révèle un serpent qui se mord la queue. En effet, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Depuis 1945, le balancier s'était hardiment élancé en direction d'un triomphe du sionisme à la fois au Moyen-Orient et dans tout l'Occident. Mais des signes de plus en plus nombreux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Etat surgi en 1947, indiquent que le balancier de Chronos a amorcé - lentement - son mouvement en sens inverse. Alors que le messianisme religieux conquérant fut longtemps le moteur incontesté de la légitimité psychologique des colons qui affluaient en Palestine, l'Etat sioniste est en train de découvrir qu'il est sapé de l'intérieur par le développement exponentiel d'un fanatisme religieux qui mine la société et ruine l'image d'une démocratie moderne qu'il s'efforce d'imposer sur la scène internationale.

On a pu lire dans le Jérusalem Post du 4 novembre 2011 les propos alarmistes d'un ancien chef du Mossad, Efraim Halevy, lequel a déclaré qu'"Israel's true existential danger comes from within". M. Efraim Halevy a été rejoint à la fois par l'ancien chef d'Etat-major de la Tsahal piteuse de la deuxième guerre du Liban, Dan Halutz et par un autre ancien directeur directeur du Mossad, Meir Dagan. Ces ex-responsables des services secrets et de l'armée considèrent en coeur que, contrairement aux aboiements alarmistes de MM. Netanyahou et Lieberman, ce n'est pas l'Iran et y compris sa potentielle bombinette qui, face aux deux à trois cents missiles à tête nucléaire de l'Etat hébreu, représentent une "menace existentielle" pour cet Etat, mais la multiplication des fanatiques religieux dans tous les corps de l'Etat et notamment dans une armée en principe mixte, alors que tous ces hyper religieux et hyper fanatiques sont férocement misogynes et n'acceptent pas de combattre dans des régiments dans lesquels figureraient des femmes, pourtant elles aussi astreintes à un service militaire de deux ans et qui occupent également des postes de commandement .

Soldat de la secte haredim


L'histoire est facétieuse. L'Etat sioniste est peut-être en train d'être dévoré par le cancer de son propre mythe fondateur mensonger, à moins que son hubris le porte à une folie militaire qui, plus rapidement que le cancer du fanatisme religieux, l'entraînera - et le reste du monde avec lui - dans une nouvelle catastrophe inouïe.


8 - Les créateurs de dieux

Le cerveau des hommes est ainsi fait qu'ils se croient en permanence sous le regard ou en communication avec des forces mystérieuses, plutôt redoutables et méchantes, qu'il s'agit d'apprivoiser, de séduire ou de corrompre en leur offrant ce qu'on jugerait soi-même le plus précieux. C'est ainsi que les peuples anciens ont longtemps offert en sacrifice à leur dieu leur enfant premier-né. Puis, les humains ont sacrifié des animaux de boucherie, les plus beaux, les plus parfaits et les plus gras, dont on brûlait les parties qu'on trouvait soi-même les plus délicieuses. L'inauguration du temple par le roi Hérode fut accompagnée d'un sacrifice de trois cents boeufs. Les bouchers-sacrificateurs opéraient jour et nuit. Dans toutes les religions se trouve exposé, et conformément à la psychologie de chaque peuple, tout l'arsenal des rites et des prières par lesquels les humains établissent leurs relations privées ou collectives avec le surnaturel.

Naturellement, les scribes de l'exil babylonien n'étaient pas conscients en toute lucidité du mécanisme à la fois théologique et politique qu'ils avaient élaboré. Personne n'est en mesure d'éclaircir vraiment ce qui est conscient et ce qui ne l'est pas, de démêler le mélange de sincérité, de poésie, mais aussi d'esprit politique et même de rouerie qui habite les rédacteurs de textes religieux. Qu'est-ce que l'inspiration religieuse? La question est sans réponse, mais ce qui est certain, c'est qu'il s'agit toujours d'esprits politiques et même de très fins politiques et de connaisseurs des conditions de la vie en société. En général, le juge de paix est le succès ou l'échec. C'est lui qui décide de l'avenir de l'entreprise dans l'histoire, donc de la définition de ce qui sera tenu pour la vérité ou pour l'erreur.

Ainsi, pour les juifs, le christianisme est une secte qui a réussi à s'imposer et le Talmud n'a pas de jugements assez violents, méprisants et même carrément répugnants pour désigner Jésus et les chrétiens : Gittin 57a. dit que "Jésus est dans l'enfer, bouillant dans des excréments." Quant à Sanhedrin 43a. , il écrit que "Yeshu le Nazaréen a été exécuté parce qu'il a pratiqué la sorcellerie."

De nos jours, les temps sont devenus plus difficiles pour les créateurs de dieux. Alors que Jahvé est la divinité d'un petit peuple spécifique dont l'étroit champ d'action se résume à un seul groupe humain restreint et, à l'origine, à l'étroit territoire qu'il occupait, comme ce fut le cas pour tous les dieux locaux de l'époque, les deux monothéismes qui ont succédé à la religion de Jahvé à partir du bassin de la Méditerranée, ont élargi leur espace religieux, politique, psychique et géographique et se sont ouverts à la totalité du globe terrestre, car leur message concernait dorénavant tous les hommes de bonne volonté. Les adeptes d'une secte ésotérique qui a sévi dans les années 1980, et appelée Ordre du temple solaire (OTS), avaient cru qu'ils pourraient ouvrir davantage encore leur territoire mental, occuper l'espace intersidéral et délocaliser le centre de leur prédication sur Sirius. La tentative a échoué, mais il était logique qu'elle ait été tentée à l'heure où l'astronomie ouvre l'espace interstellaire aux rêves des hommes. Peut-être le temps des dieux extérieurs à la conscience des humains est-il en train de s'achever sous nos yeux.


9 - Les héroïques explorateurs des coulisses du théâtre religieux

Jusqu'à ces deux dernières décennies, tous les commentateurs des écrits fondateurs du judaïsme - mais également du christianisme ou de l'islam, nés du même terreau - étaient polarisés sur le contenu des textes du Pentateuque. Personne ne doutait que les récits relatés étaient véridiques au sens historique du terme, que les personnages avaient existé en chair en os, qu'ils s'étaient manifestés dans les circonstances décrites dans les textes bibliques et que l'histoire de la Judée se confondait avec celle de l'humanité. Bossuet avait la certitude que la Bible était un livre d'histoire et que Dieu avait bien créé le monde il y avait quatre millénaires.

Renan lui-même ne contestait pas la chronologie globale des évènements et l'existence historique des personnages rapportés dans la Bible. mais comme il était un philologue averti et professeur d'hébreu au Collège de France, il avait constaté, par exemple, que la deuxième partie du texte attribué à Isaïe n'était visiblement pas du même auteur que la première et que ces deux textes ne dataient pas de la même époque. Il avait également noté que la syntaxe et la grammaire des textes du Pentateuque ne pouvaient pas dater de l'époque à laquelle on s'imaginait que Moïse avait vécu et que le Livre attribué au prophète Daniel est un apocryphe. Bien que certaines parties de son Histoire du peuple d'Israël soient dépassées, son tome I, dans lequel il étudie les relations entre la géographie, la langue et la naissance progressive du jahvisme, sont irremplaçables. "Les racines sémitiques sont sèches, inorganiques, absolument impropres à donner naissance à une mythologie. [...] Chez les Sémites, ce n'est pas seulement l'expression, c'est la pensée même qui est profondément monothéiste. Les mythologies étrangères se transforment entre les mains des Sémites en récits platement historiques." (T.1, pp. 48-49) On comprend par quel processus linguistique la fiction ressemble à un exposé historique.

Or, une véritable révolution copernicienne est intervenue récemment dans notre compréhension des textes bibliques. Alors que les exégètes anciens se contentaient, soit de paraphraser les textes bibliques, soit de rechercher dans l'histoire évènementielle des éléments de confirmation des récits religieux, la prise à revers contemporaine, si je puis dire, qui a consisté pour les savants européens et anglo-saxons actuels à effectuer un véritable travail de critique des textes et à retrouver les traces qui permettent de les situer dans le contexte historique qui a présidé à leur rédaction, a permis de mettre en évidence les matériaux littéraires qui correspondent à l'époque à laquelle ils ont été rédigés. On peut dorénavant dater cette rédaction avec une quasi certitude.

L'extraordinaire travail d'érudition et de précision de Mario Liverani (La Bible et l'invention de l'Histoire), par exemple, aboutit à une remise en cause drastique de l'histoire antique de la Judée et, par voie de conséquence, conduit à une réécriture implacable de l'histoire de l'Israël moderne telle qu'elle a été imposée par David Ben Gourion depuis la création de cet Etat.

Voir : David Grün, alias Ben Gourion, et la naissance de l'"Etat juif"
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/palestine/ben_gourion/gourion.html


Comme c'est sur l'arrière-monde mythologique dans lequel la fiction biblique s'est métamorphosée en religion, puis la religion en histoire, que repose la légitimation de la narration sioniste, il est évident que les analyses des exégètes contemporains ne pouvaient que susciter un rejet féroce de la part du personnel politique et religieux israélien, puisqu'il anéantit l'exceptionnalisme de type théologique qui fonde la légitimité morale de la création de leur Etat. "Si Dieu ne nous a pas donné cette terre, nous sommes des brigands", reconnaissent d'ailleurs les dirigeants israéliens.

Un bouleversement aussi radical de notre compréhension de l'histoire des textes bibliques, donc de l'histoire réelle de la région, rencontre également des oppositions vigoureuses en dehors du judaïsme. Par ricochet, la remise en question de la narration biblique et de certains de ses héros symboliques affecte les deux autres monothéismes qui en ont adopté certains épisodes et certains personnages. C'est ainsi que la traduction française de l'ouvrage du grand exégète et historien italien, Mario Liverani, cité ci-dessus et publié par un éditeur catholique - les éditions Bayard - s'est trouvée flanquée d'une préface prudentissime d'un tenant de l'ancienne école et spécialiste de l'analyse narrative du Pentateuque, le Père Jean-Louis Ska, Professeur d'Ancien Testament à l'Institut biblique de Rome: "Un historien critique peut, écrit-il, douter qu'Abraham ait eu un fils alors qu'il était centenaire. (…) Ce n'est pourtant pas une raison suffisante pour jeter au rancart les récits bibliques de la Genèse comme étant des tissus de mensonges…".

En somme, concède cet éminent ecclédiastique, l'esprit critique n'a le droit de s'exercer que dans les marges. Il se voit assigner des frontières à ne pas franchir: il s'agit de conserver l'essentiel de la narration, de ne rien bouleverser du fond tout en donnant magnanimement le droit d'aménager quelques détails qui sembleraient par trop invraisemblables aux contemporains. On pourrait par exemple rendre un peu plus vraisemblable l'âge auquel le vieux couple du patriarche aurait conçu un fils et excuser le péché véniel du rédacteur biblique qui a porté cet exploit à la centaine pour des deux époux.

En revanche, même si des découvertes archéologiques irréfutables démontrent le contraire, il serait interdit de nier que Salomon vivait dans un palais somptueux, qu'il aurait construit un temple mirifique ou que David régnait sur un immense royaume, car cela mettrait à bas des pans entiers de la fiction biblique et le désastre contaminerait les écrits des évangiles chrétiens qui ont essayé de faire bénéficier le fondateur du christianisme et sa mère du prestige mythique attaché à la mémoire de ce roi et en font des descendants de "la Maison royale de David".

Voir : 1 - La bible et l'invention de l'histoire d'Israël
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/histoires/histoire.html

C'est ainsi qu'en dépit de la "richesse foisonnante de détails" fournis sur les personnages de David et de Salomon, écrivent dans Les rois sacrés de la Bible (p.115), les archéologues juifs américains Finkelstein et Silberman - que personne ne saurait soupçonner d'être hostiles à Israël - la "Maison royale de David" n'a existé que dans l'imagination des scribes de l'exil. Dans La Bible dévoilée, les mêmes auteurs concluent que "l'image que l'on se fait de Jérusalem à l'époque de David, et davantage encore sous le règne de son fils, Salomon, relève, depuis des siècles, du mythe et de l'imaginaire romanesque. "(p.208) "Il s'agit de la peinture d'un passé idéalisé, d'une sorte d'âge d'or nimbé de gloire." (p.201)

Les deux personnages David et Salomon, si importants dans l'imaginaire des Israéliens d'aujourd'hui ont, certes, existé, mais plutôt comme chefs de bande ou chefs de villages, car "à l'évidence, la Jérusalem du Xe siècle était un petit village de montagne qui dominait un arrière-pays à l'habitat dispersé" (La Bible dévoilée, p.118) écrivent nos archéologues. D'ailleurs la totalité de l'Israël de l'époque (environ 1000 ans avant notre ère) ne comptait que quelques milliers de fermiers et d'éleveurs.

Mais pour autant, il ne s'agit nullement de "jeter au rancart les récits bibliques", comme le craint le Révérend Père Ska. Bien, au contraire, il nous faut essayer d'en comprendre la signification historique à un autre niveau et d'affiner l'interprétation anthropologique et psychanalytique de documents particulièrement révélateurs du fonctionnement du cerveau des concepteurs, de celui des fidèles et qui bouleversent de fond en comble notre ap-préhension de l'histoire d'un pays et d'une région dont la fiction biblique constitue la pierre d'angle et une manière fond de commerce politique.

En effet, l'arrière-monde religieux du discours sioniste repose sur une revendication littérale des mythes bibliques. Or, celle-ci induit la colonisation de la totalité de la terre de Palestine… pour commencer. Mais ce n'est là qu'un effet secondaire de la pathologie principale qu'est la croyance en la possession légitime de la terre par décret divin. C'est donc avant tout la déconstruction rationnelle de l'ensemble des mythes bibliques qui dynamitera les mythes sionistes et qui redonnera au peuple palestinien la légitimité historique sur la terre qu'il habite de génération en génération depuis toujours.

Que dire de la cohérence mentale des dirigeants de la classe politique mondiale qui se gargarisent d'idéalités universelles, d'invocations à la Liberté, à la Démocratie, au Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tous principes applicables à tous les peuples de la terre, sauf aux possesseurs légitimes de la Palestine, priés de déguerpir et d'offrir leurs maisons et leurs propriétés à une foule d'immigrants se réclamant d'une "alliance" conclue en rêve avec un dieu par un personnage de fiction - le patriarche Abraham. Même ceux qui se déclarent athées ne veulent pas renoncer au bénéfice matériel de ce pacte. "Cette terre est à nous, clament-ils à tue-tête, c'est notre dieu qui nous l'a donnée".

C'est cette chimère auquel le sionisme est accroché qu'il cherche aujourd'hui à concrétiser et à mettre en application sur le terrain.


10 - Les frontières du " Grand Israël "

"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Égypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate" , dit le texte. Pourquoi avoir choisi les deux grands fleuves pour limites du territoire offert par le notaire céleste? Les Judéens des VIe et Ve siècles avant notre ère, date à laquelle à été inventée l'"alliance" et le cadeau, entretenaient évidemment des liens commerciaux avec les territoires voisins et notamment le royaume des Pharaons - naturellement, la fuite des esclaves hébreux relatée dans le livre de l'Exode est purement imaginaire et n'a jamais été confirmée par la moindre preuve historique. D'ailleurs les Cananéens, les plus anciens habitants de la région, ont entretenu, durant les nombreux siècles qui précédèrent l'arrivée dans la région des conquérants hébreux, des liens étroits économiques et politiques avec la terre des pharaons et connaissaient parfaitement la géographie de la région. En revanche, les scribes-rédacteurs du temps de l'exil babylonien, même s'ils avaient entendu parler de l'existence d'un "fleuve d'Egypte", mais ils n'ont pas été capables de le nommer.


La chimère du "Grand Israël"


En revanche, et par la force des choses, ils savaient qu'ils se trouvaient au bord du "fleuve Euphrate".

On comprend donc que, dans l'esprit des auteurs de la fiction littéraire, le "Grand Israël" correspondait à la totalité du monde qui leur était connu à l'époque et ils se sont mentalement installés entre les deux grands empires d'Egypte et de Babylone. Si Nabuchodonosor avait transplanté les Judéens au bord de la Mer Caspienne, le "Grand Israël" se serait étendu "du fleuve d'Egypte à la mer Caspienne".

C'est donc au nom du récit d'un rêve prêté au héros d'une fiction, dont on connaît la date, les circonstances de sa rédaction et la manière dont il a été porté à la connaissance du peuple par le scribe Esdras lors de son retour de Babylone en -459, que le mouvement politique sioniste poursuit aujourd'hui la chimère secrète de s'approprier l'est de l'Egypte, toute la Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie, la moitié de l'Irak, le nord de l'Arabie saoudite et le Koweït.



11 - Israël , un Etat-Chimère

L'étymologie du mot chimère renvoie au grec KHIMAIRA et désigne la jeune chèvre d'un an qu'on immolait avant un combat en l'honneur d'Artemis Agrotera, "la déesse de la natutre inviolée, des corps intacts, des coeurs libres de passion". (André Bonnard, Les dieux de la Grèce).

Durant le Moyen-Age, la chimère était le symbole de désirs irréalisables, d'où le sens actuel de l'adjectif "chimérique". De nos jours, le mot chimère est utilisé dans son sens dérivé d'illusion. C'est d'ailleurs en ce sens que je l'ai sous-entendu dans le titre de ce texte. En effet, l'actuel Etat sioniste caresse une illusion, un rêve, un projet chimérique qu'il ne parviendra pas à concrétiser en dépit de tout son attirail nucléaire. Chacune de ses victoires est une victoire à la Pyrrhus. Telles les dents semées par le dragon, chacune donne naissance à des régiments d'ennemis.

Mais le mot "Chimère" - avec sa majuscule - désigne également un animal fantastique particulièrement méchant et imprévisible, de la mythologie grecque, qu'Homère a évoqué dans le Livre VI de l'Illiade. Monté sur le cheval ailé Pégase, le beau Bellérophon a réussi à vaincre ce monstre de Lycie, à corps de chèvre, à double tête de lion et de chèvre et dont la queue portait à son extrémité une tête de serpent - de dragon disent parfois les textes.

Chimère


Quel est le rapport entre ces trois sens du même mot? C'est d'abord la présence de l'image de la chèvre qui a donné son nom à la bête fantastique; mais cette bête est si bizarre qu'elle semble une illusion des sens. Cette irréalité matérielle, mais porteuse de sens, s'appelle un mythe.

Or, ce mythe représenté par l'étrange animal composite appelé Chimère, dont les têtes étaient dirigées en sens contraire - ce qui le rendait redoutable dans toutes les directions - était un monstre terrible qui crachait le feu et dévorait les humains. Il symbolisait la cruauté et le mal. Mais l'astucieux Bellérophon monté sur son cheval ailé, Pégase, a découvert le point faible de la bête: au moment où elle crachait ses flammes, il a jeté dans une de ses gueules grande ouverte un morceau plomb que son propre feu a fait fondre et qui a provoque sa mort en durcissant ses entrailles.

Voilà comment la monstrueuse Chimère de la mythologie grecque donne un rendez-vous symbolique à la dernière expédition meurtrière d'Israël contre les encagés de Gaza. La Chimère sioniste a eu beau cracher ses flammes meurtrières par toutes ses gueules et en tous lieux de Cisjordanie et de Gaza, c'est son propre feu, c'est-à-dire l'arrogance de son orgueilleuse puissance militaire, qui a révélé au monde entier de quelle cruauté et de quelle inhumanité elle était capable. C'est dans les entrailles de la Chimère sioniste que le plomb de son immoralité est en train de durcir.



Les nouveaux Bellérophon et les Pégase de l'exégèse scientifique moderne sont les alliés les plus précieux des Palestiniens. Ce sont leurs travaux qui permettront aux esprits éclairés de quitter le marécage mythologique dans lequel barbote la politique internationale - ou dans lequel elle feint de barboter.

Déshabiller l'hypocrisie politique, peler une à une les tuniques de l'oignon afin de révéler qu'en son coeur gît un Etat férocement colonialiste, au service de son idéologie messianico-impérialiste et des intérêts de l'empire américain, tel est le travail urgent à réaliser afin de neutraliser la nouvelle Chimère crachant le feu et dévoreuse d'enfants palestiniens qui s'est installée au coeur du Moyen-Orient. Toujours aussi benêts, les Européens commencent à peine à se rendre compte comment les financiers de la City et de Wall Street tirent les ficelles de la crise dans leur dos et agitent sous leurs yeux le chiffon rouge d'un dragon en carton peint, afin de leur faire oublier la menaçante bien réelle de la Chimère sioniste.

La destruction du camouflage religieux d'une politique devenue froidement impérialiste contraindra, dans la foulée, les serviteurs sincères du dieu Jahvé et leurs ouailles à interpréter leurs textes fondateurs dans un sens véritablement religieux, c'est-à-dire spirituel, et à retrouver la morale universelle qui, au plus profond, est commune à la quasi totalité des religions de la planète.

C'est donc au prix de l'anéantissement du mensonge historique fondateur que commencera enfin à se fissurer, le bouclier derrière lequel se tapit la violence politique sa compagne, qu'évoquait le grand Soljenitsyne dans son discours de remerciement à l'occasion de la remise de son prix Nobel, puisque mensonge et violence vont toujours de compagnie.

Bibliographie

Professor Abdel-Wahab Elmessiri:
The function of outsiders : http://weekly.ahram.org.eg/1999/435/op2.htm
The kindness of strangers: http://weekly.ahram.org.eg/1999/436/op2.htm
A chosen community, an exceptional burden : http://weekly.ahram.org.eg/1999/437/op5.htm
A people like any other : http://weekly.ahram.org.eg/1999/438/op5.htm
Learning about Zionism: http://weekly.ahram.org.eg/2000/476/eg6.htm

Mario Liverani, La Bible et l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008

André Bonnard, Les dieux de la Grèce

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006

Arno J. Mayer, De leurs socs, ils ont forgé des glaives, Histoire critique d'Israël, Fayard 2009

Ernest Renan, Histoire du peuple d'Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887

Douglas Reed , La Controverse de Sion

Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard 2008, coll. Champs Flammarion 2010

Avraham Burg, Vaincre Hitler : Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste , Fayard 2008

Ralph Schoenman, L'histoire cachée du sionisme, Selio 1988

Israël Shahak, Le Racisme de l'Etat d'Israël , Guy Authier, 1975

Karl Marx, Sur la question juive

SUN TZU, L'art de la guerre

Claude Klein, La démocratie d'Israël,1997

Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif. Fayard, 2002

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/chimeres/chimere.html

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Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio                                                                    
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Aurelien



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MessageSujet: Re: L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote   22/1/2012, 10:48

Grosse CATA pour les sionistes ! Le site du CRIF a été hacké, il s'agit d'une organisation avec d'immenses ramifications internationnales donc contraire aux intérets nationnaux.
La liste de ses correspondants a été publiée, 13 000 noms, adresses, émails telechargeables en fichier txt :

Part 1
http://pastebin.com/ApM1i4Ex

Part 3

http://pastebin.com/whDdQ5D0


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L' entité sioniste, cette colonie appellée "israël" n' a plus la cote
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