Anti Nouvel Ordre Mondial

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 se libérer de la sécurité sociale

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lions_of_tawhid

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MessageSujet: la sécurité sociale, systéme de controle des citoyens?   6/5/2008, 19:34

Salam


Colin Powell a dit sur la chaîne Fox News, le 17/06/2001 :
"Retrouver les scientifiques russes pourrait poser un problème, dans la mesure ou la Russie ne possède pas de système de sécurité sociale comme celui dont nous disposons ici en Amérique, et qui nous permet de surveiller, de suivre ou de capturer tout citoyen américain." (http://www.sightings.com)
{Magazine, Nexus, No 17, 11-12/2001}


il l'a dit, la sécurité sociale permet d surveiller, de controler tous les citoyens affraid

est ce une autre arme du gouvernement mondial? scratch
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sarooman

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MessageSujet: la secu   6/5/2008, 22:25

la secu oui mais aussi ton portable ton pc ta carte bleu et tout autre système pré-pucé on est a d'abris de rien avec leur système de contrôle sur paris la sncf a mis en place le passe navigo et sa leur permet de connaitre en temps réel tous déplacement d'un usager je te laisse deviner comment te vend un gps

salam ya akhi
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lions_of_tawhid

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   7/5/2008, 13:21

sarooman a écrit:
la secu oui mais aussi ton portable ton pc ta carte bleu et tout autre système pré-pucé on est a d'abris de rien avec leur système de contrôle sur paris la sncf a mis en place le passe navigo et sa leur permet de connaitre en temps réel tous déplacement d'un usager je te laisse deviner comment te vend un gps

salam ya akhi

sans oublier la carte fidélité etc etc...
bof, on est coincé, je ne vois pas comment sortir de cette cage Neutral
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8522588



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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   7/5/2008, 15:57

Merci pour ta réponse le chat

je tapellerai le chat c'est plus joli que Apo... et plus facile à écrire

POSITIVONS OUAH OUAH OUAH !! Une des clés,

sunny Very Happy
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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   10/5/2008, 08:52

affraid

Là, déjà chez nous en étude Là à côté de chez nous
http://recherche.midipyrenees.fr/IMG/pdf/Document_orientation_APSHS2008.pdf

cyclops Arrow
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mars72



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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   10/5/2008, 11:38

Bonjour,
pour ma part j'ai décidé depuis plusieurs mois de payer en liquide mes achats, c'est déjà quelque part un moyen de combatre leur prochain mis e en place de leur RFID, plus de paiement par carte pucé, c'est déjà un peu de liberté de gagner
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mireille

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MessageSujet: se libérer de la sécurité sociale   2/8/2009, 10:30

Bonjour,

j'ai besoin de conseils pour me défaire du système "sécurité sociale et mutuelle"
certains d'entre vous ont-ils fait ce pas ?

sans avoir encore entrepris une telle démarche, ça me semble simple à priori pour moi et les membres de ma famille qui se placent hors système, sans emploi, sans étude, et majeurs,
cela me semble plus délicat avec un enfant qui suit des études, un accident est si vite arrivé ... avec appel aux pompiers et envoi direct à l'hôpital pour soulager l'établissement scolaire de toute responsabilité,

il y a aussi la responsabilité personnelle par rapport à son enfant mineur en cas d'urgence, la possibilité d'être accusé de non assistance à personne en danger
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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   30/12/2009, 02:39

Pourquoi vouloir se defaire du système de protection sociale qui est un des plus performant au monde ?

Le travail est très saint pour l'équilibre surtout s'il est passionnant. A mon humble avis, il me semble c'est un avantage/une protection d'être protégé en cas d'accident du travail, ou d'arrêt pour cause de congé maternité, d'invalidité, maladie ect.
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Aurelien

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 00:53

Moi j'ai pratiquement jamais eu de sécu.
Pas de probléme ! Je ne m'en porte pas plus mal. Certains toubibs cherchent à me faire peur avec le prix de la journée en salle de réanimation en cas de grave accident(7000 euros!!), je leur ai dit qu'à ce prix là, c'était pas la peine de me reveiller. Sleep
Je cotise pas non plus aux caisses de retraite ni ne paye d'impots d'aucune sorte et je les emm.......tongue

_________________
"si vous n'etes pas prets à mourir pour cela retirez le mot "liberté" de votre vocabulaire."
Malcolm X.
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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 02:20

Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as en vérité avec ce système de sécurité sociale qui a mon sens est envié par les pays etrangers. Serais-ce une caractéristique de l'identité française ? Bizarrement, Obama et les siens tendent vers ce système... Pour une meilleure harmonisation euro-atlantique ?

Quand tu dis que tu n'as jamais eu de sécu tu préciser ?

Aujourd'hui un homme agé de 70 ans analphabète algérien avec qui je discutais m'a montré un document expliquant qu'il pouvait se pourvoir en cassation s'il contestait la décision de la juridiction d'appel.
Nous parlions de tout et de rien et lorsque j'ai lu ce courrier j'ai appris qu'il allait être expulsé. Il est entré en France il y a 9 ans et ils n'ont pas attendu un an de plus les malins. Celui-ci a invoqué un cancer de la prostate pour rester ici stipulant qu'il ne pourrait être convenablement soigné en Algérié. Le refus du juge est catégorique. Son avocat commis d'office n'a rien donné comme argument pertinent. Tous çà pour dire que cet homme est très inquiet. Les traitements coûtent 10000 euros et en Algérie j'ignore s'il va avoir des aides financières. En tous cas, si l'avocat avait été un peu plus fute-fute il aurait demandé des sous pour financer son retour et son traitement en Algérie. L'avocat n'aurait pu mieux utiliser les articles de la Convention européenne des droits de l'homme... Mais il est commis d'office... Mais il ne va jamais accepter d'etre expulsé. A suivre...

Si vous connaissez un moyen de guerir du cancer de la prostate faites tourner l'info... J'aimerais bien au moins lui donner un espoir de guerison.
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cervesia

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 02:48

moi aussi je voudrais bien me débarrasser de la sécu .... un fichage de moins... et pas des moindres...
en ne prenant que le strict minimum de médocs et en complétant avec des plantes ça devrait le faire tant qu'on attend pas après leurs sous...
par contre en ayant des enfants tu pourrais être emmerdée par la ddass qui se croit maitre de tout en ce qui concerne nos enfants....
ou alors changer de pays ??? scratch
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geranium

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 13:05

Bjour et meilleurs voeux à vous tous même si j'ai quelques heures d'avance ... Pour une fois hihi

Alors se défaire de la sécu et de la mutuelle
J'entends bien en ce qui concerne le fichage des données nous concernant avec le dossier électronique qui apporte de bonnes et de mauvaises choses !

Pour ma part j'apprécie poa du tout que l'on est accés à tant d'info me concernant mais comme mon pédigré médical est chargé je dois reconnaitre que cela m'arrange bien des fois ... Et vi mémoire de poisson rouge alors c'est tout de même un plus pour moi !
j'ai bien un petit cahier où je note mais suffit de l'oublier et je sais plus !

Je peux comprendre ton choix mais je ne peux le valider
Vois tu moi j'ai plus le choix !
Je suis accro à ce système de santé non poa que je lui reproche rien, mais que financièrement c'est impossible pour moi de suivre !

Petit ticket de caisse en mensuel pharmacie :124€ soit en annuel 1488 €
Petit ticket de caisse Annuel médecin : 306 €
Petit ticket de caisse Annuel examen : 1100 € en moyenne
et là dedans je ne compte poa les aléas et les séjours hospitaliers !!!
Dentaire et ophtalmo ne sont poa non plus prit en compte dans mon calcul car cela varie d'une année à l'autre ...
Mais cela coute de suite bonbon !!! c'est à coup de 120 € l'acte terminé
en dentaire sans qu'il n'y ai de prothèse dentaire et l'ophtalmo tu tables sur 45€ la visite de contrôle !

Je ne me considère poa dans les plus gravement malade je suis comme monsieur et madame tout le monde, j'ai un terrain génétique qui m'a poa donné le meilleur mais poa pour autant du lourd !
Et j'ai mes merdes, qui sont propres à ma vie, mes accidents et la faute à poa de chance ...
Donc mon budget médical Annuel tourne pour 2009 autour de 3039 €
Même si je travail, car mon état me le permet encore ! je ne peux poa lâcher une telle somme !!!


Si je je retirais mes différents traitement ma vie serait infernale !!
la vie de ceux qui m'entoure aussi !

Et tout ce qui de la bobologie je le traite comme Cervésia par la phyto ou les remèdes de grand mère qui fonctionnent tout aussi bien sans les effets secondaires et sans me couter la peau du derrière !

Notre système de santé est poa sans boulettes et pour être dans ce domaine professionnel je peux te confirmer qu'il mérite un grand nombre de carton rouge !!!
Mais il est loin d'être négligeable ...

Un accident de la vie est si vite arrivé ! Les conséquences peuvent être lourde ...
C'est poa trop la pathologie qui devient grave mais son coût !
Et là j'accuse les établissements de santé et les labos ....


Prenons MR X, il vient d'avoir un infarctus ! poa grave en soit si bien timé !
6 jours d'hospitalisation donc 4 en réa ! un voyage en hélico ! un mois en centre de repos/ réeducation et un mois et demi sans salaire ...
Faut avoir les reins solides et un matelas bien chargé pour ne poa dépendre de la sécu et de la mutuelle ...
Et je te donne poa le montant de la facture ton petit coeur cesserait de battre ...

Alors pour ce qui concerne un enfant cela devient vite une somme rondelette ... rhino/otite/gastro/ ... et je cause poa du reste et des casses cous ....

Alors ma réponse est simple : Es-tu joueuse ?
Car ton choix est un coup de poker ...
Je ne connais poa vos âges respectifs ... mais à 20 30 voir 40 si on a un bon patrimoine génétique familial c'est possible
Dans le cas contraire c'est impossible !!!

Bonne chance pour ta réflexion
flower
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Bardamu
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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 13:46

Marrant de voir que le post initial de Mireille date du 20/06/2008 Laughing J'espère que depuis elle a trouvé des arguments pour rester affiliée à sa Caisse de Sécu.
Mireille, comme géranium, je ne peux pas ignorer les problèmes économiques liés au fonctionnement de notre système de santé. Je n'ignore pas non plus que le "trou de la Sécu" est un leurre, qu'il n'existe que pour tenir le peuple en otage et le manipuler (Quel meilleur exemple que l'affaire des vaccins en cours!!), et dans l'immense gâchis dont nous sommes à la fois les témoins et les acteurs involontaires, seuls les multinationales et les élites y trouvent leur compte!!

Un déficit budgétaire justifie-t'il pour autant à lui seul de remettre en cause l'idée de base qui a participé à la création de la Sécurité Sociale ? Faut-il conserver en l'améliorant un système qui repose sur des valeurs fondamentalement justes et fraternelles ou bien aller dans le sens du mondialisme en détruisant, entre autres, ce même système et en imposant une médecine qui ne sera plus accessible qu'aux riches ?

Je pense que nous devons nous battre pour le maintien de ce système de santé mais cela participe à mon sens d'un combat plus large, celui qui nous conduit à refuser l'idée d'une gouvernance mondiale et donc la destruction de toutes nos valeurs nationales, qu'elles soient politiques, religieuses, morales, géographiques ou institutionnelles...

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
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geranium

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 14:04

Bjour Bardamu,

Et vi je vous suis le problème est bien plus large ...
et OUI LE TROU DE LA SECU EST FICTIF ....
il permet d'éponger les autres désastres comme la retraite ...
Mais d'ailleurs où qu'ils sont tout nos sous ???

Car je vous rappelle que vous avez versé votre quote part pour en bénéficier ...
Vous aller me dire le tabac tue oui mais on se finance largement nos soins avec 80% de taxe à la louche ! et il tue des jeunes le bougre donc poa de retraite à débourser ...

AH ça va poa dans la même poche !!!
des boulettes et des coquilles y en a des tonnes mais on est poa les plus mal logé ....

Allez vous faire soigner un diabète aux US ou en Angleterre c'est de suite moins simple !!!
Pourtant on peut poa systématiquement vous accuser d'en être la cause par négligence, il peut être un "cadeau de famille"
chez nous c'est prit en charge à 100 %

Alors on peut poa toujours cracher dans la soupe et continuer les j'accuse !!!

Faut protéger notre système de santé et lui rendre un visage et une dimension humaine !!!
Je vous ferai poa le topo désastreux de certains départements ...Pourtant ça se barre sérieusement en couille ! oups
plus d'un an pour un rdvs d'ophtalmo !
6 mois pour un gynéco avec du bol madame cigogne l'aura livrée avant que vous ayez eu un rdvs au rythme ou cela va ...

Etre bénéficiaire de la CMUC et être traité en paria ça c'est honteux !!!

Alors comme dit Bardamu on retourne aux fondements et on révise son serment d'hypocrite et on revient à Hypocrate !

Des soins de qualités pour tous !!! Et sans passer à la caisse bordel ! Oups

Et dire que j'étais jeune et encore étudiante quand on on a manifesté pour "touche poa à ma santé" ne me réjouit poa quand je vois le déclin et la tournure que cela prend ....
flower
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Bardamu
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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 14:13

geranium a écrit :
Faut protéger notre système de santé et lui rendre un visage et une dimension humaine !!!
cheers Tout est dit !! Qu'on se le dise !!
Merci géranium

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geranium

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 14:55

Embarassed rhho poa de Maarci allons !!!

faut juste voir qu'hier j'étais fraiche comme un gardon et que je le suis moins et demain on en cause même poa ...
lol!

sauf que l'on est tous du même moule !
et y en a qui rame financièrement poa toujours de leur faute ....
mais ramer à cause de sa santé ou de son âge là ça coince !!!

On choisit poa la maladie elle s'invite et elle regarde poa toujours le noms sur la porte ...

Que 2010 vous protège de ces tracas, il n'est en ce monde de bien de plus précieux ...

Un handicap, un accident, une maladie dans une famille peut faire chavirer le navire alors si les finances s'en mélent on va droit au remake de titanic mais sans DICAPRIO arffff

flower flower
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mireille

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 20:35

Ouah ! toutes ces réponses ! merci c'est sympa,
peu importe le temps passé depuis mon post initial, ce genre de décision se mûrit lentement,
mes questions correspondaient à celles de cervesia (je ne changerai pas de pays je pense), et ma démarche touchait le rapport à la peur et à la liberté qu'évoque Aurélien,
je suis encore "affiliée" Bardamu, et tout à fait sensible aux propos échangés avec geranium sur la fraternité,
mais bon, je me soigne seule, à mes risques et avec toute ma responsabilité,
et je ne consulte pas : pas de diagnostic pas de maladie et pas de poisons prescrits

... prendre soin tout simplement

Aurélien, si tu repasses par ici, il est donc possible de se désengager ?
l'affiliation ss (sécurité sociale) n'est donc pas obligatoire ?
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Aurelien

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   31/12/2009, 21:34

Citation :
Aurélien, si tu repasses par ici, il est donc possible de se désengager ?
l'affiliation ss (sécurité sociale) n'est donc pas obligatoire ?

Je ne suis pas juriste donc ce que j'avance est à prendre avec reserve.

En théorie avec les nouvelles lois européennes, la sécu n'est plus obligatoire cad qu'on peut choisir de cotiser uniquement à des mutuelles privées.
Mais en pratique celui qui se désengage et ne paye plus ses cotisations sera impitoyablement trainé en justice quitte à voir ses biens saisis.

Les cotisations sont calculées à partir du salaire donc salarié doit OBLIGATOIREMENT cotiser (la loi européene comptant pour du beurre).
Il existe cependant une astuce pour les patrons de SARL (mon cas il y a bien longtemps):
Ils peuvent travailler 2 ans sans rien cotiser, il suffit que le second associé soit majoritaire (+de 50% des parts), le gérant devient de ce fait un salarié, s'il décide de ne pas se verser de salaire, il y a ZERO cotisations à payer (ni sécu, ni URSSAF, ni retraite), il réalise donc une économie d'environ 8000 euros sur 2 ans soit le montant du capital de la SARL.
En France, 75% des SARL sont montées afin d'échapper aux prélevements sociaux, le FISC tolére 2 ans ce genre de montage, aprés il faut mieux se verser un salaire sinon c'est contrôle fiscal assuré.

J'espére que je ne vous ait pas embrouillés avec cette explication, les gens que je connais qui n'ont pas réussi à la saisir ont fini par faire faillite et à la rue car ils ont fait confiance au systéme, ils ont tout déclaré, ont payé avec tous leurs gains et se sont fait N...... (c'est pratiquement impossible de gagner à ce jeu).
Moi, j'ai tout laisser tomber, je n'ai même pas fait de déclaration de revenus, ni de TVA, ni fait de comptabilité, j'avais trop la fléme, le FISC envoie une dizaine de lettres et aprés il abandonnent.
Même chose pour les huissiers (même s'il deviennent plus incisifs depuis quelques années).

Pour conclure, Sécu, FISC, huissiers sont des agents du systéme destinés à vous faire peur et à vous faire croire qu'il est impossible de vivre de maniére autonome sans subir le joug de leur contrôle.
Je suis la preuve vivante que l'on peut vivre à l'aise en toute indépendance sans travail, ni compte en banque, ni sécu, ni retraite, le truc c'est de ne pas s'inquiéter, ce qui doit arriver arrivera le bien comme le mal. sunny
Si je doit me soigner les dents, je paye (même avec la sécu j'aurais payé de toutes façons), en cas de probléme plus grave nécéssitant une opération, j'irais en Thailande ou en Russie, en même temps ça me fera des vacances et je rapporterais de ces pays de quoi financer les dépenses.
Pour le reste, j'ai l'argent colloidal et quelques notions en medecine.

PS: Evidemment, les salariés n'ont aucun moyen d'échapper aux institutions.
Leur salaire peut être prélevé à la source, leur compte bancaire saisi pour une pécadille. Ce sont des esclaves, je n'envie pas leur sort.

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geranium

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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   1/1/2010, 14:17

En moyenne, les Américains dépensent énormément d'argent pour leur santé (18% du PIB contre 11,5% en France). Mais ces dépenses sont inégalement réparties. Pour ceux qui ne sont pas couverts par une assurance (plus de 46 millions d'Amércains, 16% de la population), le risque d'être mal soigné, ou d'être ruiné par un problème de santé, est grand.

Barack Obama s'est engagé à réformer ce système injuste, mais son projet, plutôt minimaliste comparé aux systèmes européens, est qualifié de « socialiste » par les Républicains, qui menacent sérieusement de le faire dérailler cet automne. Cet explicateur vous permettra de mieux comprendre l'enjeu de cette polémique, qui risque se conclure par le premier grand échec du président américain.

Comment sont actuellement couverts les Américains ?

En France, chacun cotise à l'assurance maladie, organisme géré par le patronat, les syndicats et l'Etat. Cet organisme rembourse les dépenses des assurés sociaux.

Rien de tel aux Etats-Unis. La population se divise en plusieurs groupes. Le total fait plus de 100% parce que certains Américains sont couverts de plusieurs façon (ex : medicare et assurance).

*

Ceux qui sont couverts par la puissance publique (25% de la population) :

Deux programmes, qui coutent plus de 4% de point de PIB, sont en place :

1) Medicare pour les plus de 65 ans et les invalides, sans condition de ressource. Son coût est de plus de 200 milliards de dollars.

2) Medicaid pour les pauvres. Medicaid coiffe une cinquantaine de systèmes, un par Etat. L'Etat fédéral le cofinance.

*

Ceux qui sont couverts par une assurance fournie par l'employeur (60%) :

C'est le cas de l'essentiel des Américains. Le système ressemble à nos mutuelles complémentaires, sauf qu'elles ne sont pas complémentaires. Lorsque l'assurance est fournie par l'employeur, elle fait partie de la rémunération du salarié : ce dernier ne paye qu'une partie (exemple : 30%) des cotisations. Le partenaire-assureur peut être un « HMO », assureur s'appuyant sur un réseau de prestataires de soins (l'assuré ne peut consulter que les praticiens du réseau).

Ce système est devenu extrêmement coûteux pour les entreprises.

*

Ceux qui s'assurent directement (10%) :

S'ils ne bénéficient pas d'assurance d'entreprise, les Américains peuvent s'assurer individuellement auprès d'organismes. Mais c'est hors de prix.

*

Ceux qui ne sont pas du tout couverts (plus de 16%) :

Parce qu'ils ne sont pas assez pauvres pour être couverts pour Medicaid (ou mal informés) et parce qu'ils ne pas assez riches pour s'offrir une assurance individuelle. En cas de pépin de santé, ils doivent payer les frais directement (ils se présentent comme « self payer »), ce qui peut être extrêmement coûteux. En cas de gros problème, dans certaines villes, ils peuvent être admis dans des hôpitaux publics.

Que propose le plan Obama ?

Il ne bouleverse pas le système. Il maintient l'assurance privée mais propose de mettre en place un régime alternatif (c'est-à-dire concurrent des assureurs) qui permettrait de peser sur les coûts, et ainsi d'améliorer la couverture des Américains tout en facilitant la maîtrise des dépenses.

*

Aux Américains sans couverture maladie, de nouvelles assurances santé seraient proposées à des prix abordables. Cela passerait par un organisme servant d'intermédiaire entre assureurs et assurés.

*

Les employeurs auraient le choix entre contracter une assurance privée comme aujourd'hui, ou alors payer une cotisation à un nouveau système.

Qui pilotera le nouveau système ?

C'est une des questions au cœur de la polémique. L'idée de départ, reprise par les commissions de la Chambre des représentants, était de confier la gestion à un organisme public. Les opposants au projet, ont accusé les démocrates de vouloir subrepticement imposer un « payeur unique » public comme dans certains pays d'Europe ou au Canada.

Pour calmer ces critiques, des sénateurs ont proposé de mettre en place une organisation coopérative à but non lucratif, chargée d'une mission d'intérêt général : une sorte de grosse mutuelle. L'administration Obama n'y est pas hostile.

Qui s'oppose à la réforme, qui la soutient ?

La ligne de front n'est pas tout à fait la même qu'en 1994, lors de la première grande tentative (avortée) de réforme.

*
Le front des opposants :

-Les idéologues conservateurs : ils considèrent généralement que la redistribution est contraire à l'idéal américain de « responsabilité » : l'argent que l'on gagne par son travail ne doit pas être dépensé pour d'autres.

A la pointe du combat contre « l'Obamacare », diverses organisations comme Americans for Prosperity (et sa succursale Patients United Now), Freedom Works, ou encore Independance Institute au Colorado… (Voir leurs vidéos)



-Une partie des assureurs privés, qui craignent la concurrence d'un organisme public.

-Une partie des médecins et autres professionnels de la santé (qui avaient déjà contribué à torpiller la réforme Clinton, il y a quinze ans).

-Evidemment les Républicains, qui ont trouvé dans l'affaire un bon angle de tir contre Obama : cela peut-être « son Waterloo », se disent-ils. Leur message martellé aux Américains : la réforme, coûteuse (1000 milliards sur dix ans), va entraîner une hausse massive des impôts et un rationnement des soins.

La lutte contre cette réforme « socialiste » permet de ressouder la droite, divisée après la défaite de John McCain. L'ex-candidate à la vice-présidence Sarah Palin, dénonce le « mal absolu » et met en garde contre la mise en place de « commissions de la mort » (« death panels ») peuplées de bureaucrates choisissant qui pourrait être soigné et qui devrait être sacrifié…

*
Ceux qui soutiennent :

-La grande majorité des démocrates, même si ceux-si sont divisés entre la gauche du parti, qui est pour une réforme musclée, et son aile conservatrice, (les « blue dogs ») qui rêve d'édulcore le projet à coup d'amendements.

-Les grands groupes industriels (automobile, aviation…) qui espèrent que cela les déchargera le poids de la couverture maladie.

-L'American Medical Association (association de médecins) et certains groupes hospitaliers

-Une partie de l'industrie pharmaceutique. C'est le cas du Pharmaceutical industry trade group and Families USA et du Pharmaceutical Research and Manufacturers of America. qui ont ressuscité et détourné « Harry et Louise » (un spot de pub dirigé contre la réforme Clinton en 1994)

Où en est la réforme ?

Barack Obama avait volontairement laissé les contours de sa réforme dans le flou, pour ne pas empiéter sur les prérogatives du Congrès.

*

A la Chambre des représentants, les trois commissions qui ont planché sur la question appuient l'idée d'un système d'assurance-maladie public.
*

A Sénat, la commission des finances doit s'entendre d'ici au 15 septembre.

Les travaux parlementaires reprennent en septembre. L'idée est d'adopter la réforme avant la fin de l'année. La bataille risque d'être très dure. Il y a quinze ans, Bill Clinton avait échoué à imposer une telle loi, et sa défaite avait brutalement et durablement amoindri ses élans réformateurs…

SOURCE : http://www.rue89.com
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GarfieldLove

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MessageSujet: Des pans entiers de la Sécurité sociale livrés aux assurance   3/2/2011, 07:54

Des pans entiers de la Sécurité sociale livrés aux assurance


Auteur : Jean-Jacques Chavigné - Source : Le blog de Gérard Filoche

46 millions d’habitants des Etats-Unis ne disposent, aujourd’hui, de strictement aucune assurance maladie. La réforme de l’assurance maladie annoncée dans le programme de Barak Obama devait permettre d’en finir avec cette dramatique anomalie dans le pays le plus riche du monde.

C’était sans compter avec le lobby des assurances privées qui a réussi à faire reculer Obama et à lui faire abandonner son projet d’accroître largement la part des financements publics de l’assurance santé. Il lui a fallu, pour l’essentiel de sa réforme, s’en remettre aux assurances privées et à quelques mesures régulatrices. Résultats, selon deux chercheurs de l’OFCE, Christine Rifflart et Vincent Touzé[1] : cette réforme laisserait toujours, en 2019, « 23 millions de résidents américains sans assurance ».

Et ce n’est pas fini, le lobby des assureurs privés qui a largement contribué au financement des « Tea parties » et de la victoire des Républicains à la chambre des Représentants compte bien maintenant sur ces nouveaux élus pour détricoter, un à un, tous les fils de la fragile réforme d’Obama.

La leçon de cette courte histoire est évidente : quand la santé d’un pays est entre les pattes des assurances privées, il est extrêmement difficile de leur faire lâcher prise quelque en soit l’intérêt pour la santé publique. C’est pourtant le moment que choisissent Sarkozy et son gouvernement pour tenter de livrer aux assureurs privés des pans entiers de notre Sécurité sociale.


Le recul des retraites par répartition ferait le bonheur des assureurs privés

Dans leur offensive contre nos retraites, en 2010, le gouvernement Sarkozy et le Medef ont un triple objectif : ne pas augmenter le déficit public et garder à la France la note « AAA » que lui attribuent les agences de notations, ne pas augmenter les cotisations sociales patronales, accroître la place, laissée par un nouveau recul de la retraite par répartition, aux assurances privées et à leurs fonds de pension.

Les fonds de pension sont pourtant une catastrophe pour les retraites, qu’ils soient individuels ou qualifié de plan de retraite d’entreprise (PERCO). Les somme qu’ils recueillent sont jouées en bourse et instaurent une « retraite-casino » qui, au cours des 20 dernières années, a réduit à la portion congrue les pensions de million de salariés japonais, britanniques ou des Etats-Unis. Au gré de l’éclatement de la bulle immobilière de Tokyo, des faillites de gigantesques entreprises telles que Maxwell, Enron, Worldcom ou Tyco, de l’éclatement de la bulle spéculative sur les nouvelles technologies de l’information et, surtout, du désastre de la dernière crise financière.

Mais le gouvernement comme le MEDEF se soucient comme d’une guigne du sort des retraités. Ce qui compte pour eux, ce sont les profits que les banques et les assurances privées réaliseront grâce au placement de leurs fonds de pension ou autre « épargne-retraite ». Ils ne peuvent plus supporter qu’un champ annuel de plusieurs centaines de milliards d’euros soit laissé à la solidarité, au salaire indirect. Il leur faut, à tout prix, se faire une large place dans le financement des retraites. Les groupes privés, comme le fameux groupe Malakoff-Médéric qui a pour délégué général Guillaume Sarkozy (le frère aîné de Nicolas), jouent maintenant des coudes pour s’emparer du magot et profiter du recul (momentané) des retraites par répartition.

Le MEDEF ne veut d’ailleurs pas en rester là. Ce sont maintenant les retraites complémentaires, l’ARRCO et l’ARGIC, qu’il veut faire reculer, à leur tour, pour laisser une place toujours plus importante aux fonds de pension. Sachant très bien la réalité du rapport de force après l’énorme mobilisation de l’automne 2010, le Medef a choisit de reculer temporairement en « sécurisant » les retraites complémentaires jusqu’à fin juin 2001. Mais au-delà de ce délai le patronat reprendra l’offensive car il n’a jamais accepté de financer la retraite complémentaire entre 60 et 65 ans. En 2000, seule la mobilisation de 2 millions de salariés du privé avait obligé le MEDEF a céder alors qu’il avait déclaré mettre fin à ce financement. Il a renouvelé sa menace en 2009 et compte bien profiter de toute fragilisation du mouvement social, de toute division syndicale, de tout silence de la gauche et particulièrement du PS pour imposer ses objectifs.

Le financement de la dépendance et le début de la fin du monopole de la Sécu

Le 16 novembre dernier, Nicolas Sarkozy annonçait que le chantier du financement de la dépendance serait bouclé à l’automne 2011. L’intervention de Sarkozy avait bien commencé. Il s’agissait, affirmait-il, de créer une nouvelle branche de la Sécurité sociale, un « 5ème risque » qui viendrait s’ajouter a la retraite, la famille, la santé et aux accidents du travail. « Une première fois depuis la Libération » soulignait le président.

Elle continuait plutôt mal car Sarkozy refusait d’emblée toute augmentation des cotisations sociales, toute augmentation de ce qu’il appelle les « prélèvements obligatoires ». Un concept forgé de toutes pièces par les néolibéraux et qui n’a de sens que pour ces derniers et les intérêts qu’ils défendent. Qui, à par eux, en effet, souhaiterait que sa retraite ou ses dépenses de santé soient financés par des prélèvements facultatifs et donc aléatoires ?

L’augmentation de la CSG et des cotisations sociales patronales étant exclue, il ne resterait plus que trois solutions. Faire payer les familles. Permettre à la Sécurité de récupérer les sommes avancées sur les successions des personnes dépendantes. Avoir recours aux assurances privées.

Mais toutes les familles ne pourront pas payer. Beaucoup de successions ne rapporteront rien et de nombreuses personnes ne pourront s’acquitter des primes d’assurance. Il faudra donc faire appel à un financement public pour les plus démunis. Plusieurs députés UMP ont déjà proposé une nouvelle « journée de solidarité », un nouveau lundi de Pentecôte travaillé mais non payé, ce qui reviendrait à faire financer la part publique du financement de la dépendance par les seuls salariés.

L’intervention de Sarkozy se terminait très mal car il ne résistait pas au désir de marquer sa préférence pour le recours aux assurances privées. La dépendance des personnes âgées, affirmait-il, est « le plus souvent un risque assurable qui peut être couvert en partie par des produits financiers innovants ». « Innovants » signifie, dans le langage codé des néolibéraux, qu’une incitation fiscale viendrait encourager la souscription d’une assurance privée. Visiblement, le déficit budgétaire et la dette publique ne pèsent plus très lourd aux yeux de la droite quand il s’agit d’accroître les profits de la banque-assurance.

Cette piste a été largement reprise par le rapport que la députée UMP Valérie Rosso-Debord vient de présenter au Parlement et qui propose de rendre obligatoire, dès l’âge de 50 ans, la souscription d’une assurance perte d’autonomie auprès de sociétés d’assurances ou de mutuelles.

C’est aux deux bouts de la chaîne, d’ailleurs, que les capitaux privés veulent recueillir le pactole de ce qu’elles appellent, avec cette belle absence de cynisme qui est leur trait distinctif, « l’or gris ». Depuis un certain temps déjà, en effet, le secteur privé met la main sur une part croissante de l’accueil en maison de retraites. Selon la Fédération hospitalière de France (FHF), entre 2003 et 2007 les places dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes « ont été créées à 61 % par des établissements privés ». Le refus de créer suffisamment de places dans le secteur public pour répondre aux besoins sociaux fait le jeu des intérêts privés alors que les sommes restant à la charge des personnes accueillies s’élèvent, en moyenne, à 1 430 euros par mois dans le secteur public et à 2 007 euros dans le secteur privé. Partout, sous l’impact de la concurrence, les ratios d’encadrement minimal en personnel sont battus en brèche. Le bien-être des personnes âgées dépendantes n’est plus qu’un objectif secondaire, la rémunération des actionnaires devient la priorité et impose rapidement sa loi au secteur privé comme au secteur public.

La proposition de Nicolas Sarkozy est donc particulièrement inquiétante. D’autant plus inquiétante que risque de s’ouvrir la possibilité pour les assurances privées (sociétés d’assurances et mutuelles) de financer la dépendance dès le premier euro.

Une telle solution signifierait le début de la fin du monopole de la Sécurité sociale, sous prétexte d’instaurer une cinquième branche ! Elle constituerait un danger immédiat non seulement pour le financement de la dépendance mais aussi pour celui de l’Assurance maladie. Cela fait des années, en effet, que les assurances privées refusent d’être des « payeurs aveugles » et exigent de pouvoir financer les dépenses de santé dès le premier euro afin d’avoir les moyens de structurer leurs propres réseaux de soins, avec leurs médecins, leurs kinés, leurs cliniques, leurs centres d’imagerie médicale, leurs propres critères de remboursement et de prise en charge…

Un aperçu, même rapide, de l’évolution du système des Health Maintenance Organizations (HMO), des réseaux de soins mis en place aux Etats-Unis par les compagnies d’assurance devrait pourtant nous vacciner à tout jamais contre une telle catastrophe.



L’assurance-maladie solidaire rognée par les deux bouts

En mai 2004, le ministre de la santé de Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy faisait un one-man show télévisé, un véritable spectacle de prestidigitation qui escamotait la réalité de la réforme de l’assurance-maladie votée par le Parlement : la fin des pouvoirs des Conseil d’Administration où siégeaient des représentants des syndicats et la remise de la réalité du pouvoir aux mains d’un directeur de l’UNCAM, nommé directement par le conseil des Ministres. A l’écouter, la réforme se limitait à un euro de plus par feuille de soins…

Quelques années ont passé et la machine infernale mise en place par Douste-Blazy et la droite a commencé à produire ses effets aussi bien du côté du financement de l’assurance-maladie que de l’organisation du système de soins. Ce sont des pans entiers de ces deux éléments indissociables de l’assurance-maladie dont le gouvernement Sarkozy veut accélérer la livraison aux cliniques privées, aux assurances privées (sociétés d’assurance ou mutuelles dont les pratiques sont de plus en plus similaires).

L’offre de soin

Fin 2003, le gouvernement Raffarin mettait fin à la carte sanitaire nationale, rayant ainsi toute possibilité d’un droit égal à la santé sur l’ensemble du territoire national.

Au même moment, ce gouvernement instaurait la « Tarification à l’activité » (T2A) qui mettait progressivement en concurrence l’hôpital public et les cliniques privées en avantageant outrageusement ces dernières.

Les Agences Régionales de l’Hospitalisation s’appuyaient largement sur les effets de cette loi pour restructurer le secteur hospitalier au profit des cliniques privées.

La création des Agences Régionales de la Santé (ARS) en 2010 ajoutait aux pouvoirs des anciennes ARH, les pouvoirs des Directions régionales des Affaires sanitaires et sociales (DRASS), les pouvoirs des Unions régionales des caisses d’Assurance maladie et ceux de la branche santé des caisses régionales d’assurance maladie (CRAM).

Les directeurs généraux des ARS (souvent issus du secteur privé) ont donc maintenant les pouvoirs les plus étendus pour supprimer les services hospitaliers ou les hôpitaux de proximité qu’ils estiment non rentables et restructurer le secteur hospitalier au profit des cliniques privées dans lesquels s’investissent maintenant massivement les capitaux privés.

L’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament est du ressort de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dont le scandale du Médiator a mis en évidence le manque de neutralité. L’Union fédérale des consommateurs Que choisir a calculé, en effet, que 71 % des personnes qui siègent à l’Afssaps travaillent également pour un laboratoire. Le rédacteur en chef de la revue « Prescrire », le médecin généraliste Bruno Toussaint, estime que « la plupart des médicaments qui arrivent sur le marché n’apportent aucun progrès thérapeutique, critère qui n’est pas exigé pour une autorisation sur le marché (AMM ». Ce système qui laisse croire à une efficacité supérieure du nouveau médicament souvent plus coûteux vient plomber les comptes de l’Assurance-maladie.

Le tarif de la consultation des généralistes vient de passer à 23 euros. Mais s’en tenir à cet aspect le plus voyant serait occulter la multiplication des dépassements d’honoraires dont le remboursement intégral sera le fait d’assurances complémentaires privées onéreuses rendant illusoire l’égalité d’accès aux soins. Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française déclarer, à ce propos « Les dépassements d’honoraires demandés, y compris dans le secteur public, sont considérables. Je considère par exemple que demander un dépassement pour être opéré plus rapidement d’une tumeur cancéreuse est indécent. Je ne peux l’admettre »[2].

Les médecins libéraux resteront libres de s’installer là où ils le souhaitent, tant pis s’il y a deux fois plus de médecins spécialistes en PACA qu’en Picardie. Il ne faut faire nulle peine, même légère, aux médecins qui sont la clientèle électorale de base de l’UMP.

Quant aux « autres biens médicaux » qui vont du biberon aux technologies de l’IRM, leurs coûts augmentent chaque année à un rythme très élevé. Mais cela ne semble être le souci, ni du gouvernement Sarkozy, ni du directeur de l’Uncam. Qu’importe ce que cela coûte à l’Assurance maladie puisque ce sont des grands groupes privés qui en profitent !

Le financement

La droite et le Medef ne souhaite pas la fin de l’assurance-maladie. Pour deux raisons. D’abord parce que le risque que courrerait alors la cohésion sociale se transformerait vite en risque politique. Ensuite parce que l’assurance-maladie est une vache à lait de toute première qualité pour le secteur privé (médicaments, technologies médicales, cliniques, médecins libéraux…). Comme tous les néolibéraux, ils veulent donc assurer un filet de sécurité mais en finir avec le monopole de la Sécurité sociale pour faire de la place aux assurances privées.

En France, l’assurance maladie obligatoire rembourse 75 % des dépenses de santé, les sociétés d’assurance et les mutuelles 15 % et il reste 10 % à la charge directe des patients.

Aux Etats-Unis, 45 % des dépenses de santé sont financées par des organismes publics (Medicare, Medicaid…), 33 % sont financés par les assurances privées et 22 % restent à la charge directe du patient.

C’est une évolution de la prise en charge des dépenses de santé se rapprochant de la situation des Etats-Unis que visent, à terme, la droite et le Medef. Qu’importent les conséquences désastreuses pour la santé.Aux Etats-Unis, en effet, non seulement 46 millions de résidents ne disposent d’aucune couverture santé mais les couvertures santé fournies par les systèmes publics sont largement insuffisantes et c’est en fonction des assurances privées qu’ils ont les moyens de souscrire que la grande majorité des Américains peuvent bien ou mal se soigner (ou ne pas se soigner). C’est la médecine à dix vitesses !

Un récent rapport du « Groupe travail Santé du Medef » daté du 2 novembre 2010 reprenait à son compte les objectifs du rapport Chadelat d’avril 2003. Le patronat a de la suite dans les idées.

L’objectif principal de ce rapport est de faire « bouger le curseur » du financement de l’assurance-maladie. Pour y parvenir, le rapport préconisait l’instauration de trois étages de prise en charge des dépenses de santé.

Le premier étage était celui de l’assurance maladie obligatoire (AMO) qui rembourserait une partie seulement des « soins utiles ».

Le deuxième étage, celui de l’assurance complémentaire de base (ACB) était facultatif afin de ne pas peser sur le niveau des « prélèvements obligatoires ». Il correspondait aux financements réalisés par les assurances complémentaires (sociétés d’assurance et mutuelles). Une aide aux financements des cotisations versées par les ménages étaient accordée sous condition de ressources.

Le troisième étage, celui de l’assurance maladie complémentaire (AMC) accueillait une couverture complémentaire « haut de gamme », entièrement à la charge des ménages.

Il était difficile de mieux théoriser la fin de toute perspective de droits égaux à la santé et la progression systématique vers un système de santé à l’Américaine.

La loi Douste-Blazy de 2004 a permis à la droite et au Medef de faire le premier pas décisif en direction des objectifs fixés par le rapport Chadelat. Depuis, en particulier depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, le « curseur » n’a cessé de bouger au détriment de l’assurance maladie obligatoire et aux profits des assurances privées.

Pour faire bouger ce curseur, le gouvernement et l’UNCAM n’ont pas ménagé leurs efforts. Les franchises « médicales » ont été multipliées, le forfait hospitalier a augmenté, de très nombreux médicaments ont été déremboursés pour laisser la place aux « nouveaux médicaments » plus onéreux et sans plus d’efficacité des laboratoires pharmaceutiques, les honoraires médicaux ont augmenté …

Douste-Bazy expliquait doctement en 2004 que sa loi avait pour but de recentrer l’assurance maladie sur les risques « lourds ». Nous n’en sommes plus là aujourd’hui, car c’est directement aux patients souffrants d’affection de longue durée (ALD) que s’en prend maintenant le gouvernement Sarkozy.

Le recul de l’assurance-maladie obligatoire aurait dû entrainer une augmentation des prestations de remboursement des assurances complémentaires privées (sociétés d’assurance et mutuelles) de 27 % entre 2001 et 2008, selon les calculs de l’UFC/Que choisir. Curieusement, comme le souligne cette association, c’est de 44 % que les primes des contrats des complémentaires-santé ont augmenté ! Il faut bien rémunérer les actionnaires des sociétés d’assurances et financer les restructurations et les campagnes de publicité des mutuelles.

Pour accentuer son offensive contre l’Assurance maladie, le gouvernement s’appuie sur l’augmentation du déficit de l’assurance maladie qui atteindrait 11,4 milliards d’euros en 2010. Mais d’où provient ce déficit ? D’abord, de façon structurelle, à la persistance du chômage de masse et au refus d’augmenter les cotisations sociales patronales qui n’ont augmenté que de 1,8 % au cours des 20 dernières années contre 8,3 % pour la CSG ou les cotisations sociales salariales. Ensuite, conjoncturellement, par la crise économique fruit de la crise financière qui s’est traduite par une montée rapide du chômage, la baisse de la masse salariale et des ressources de l’assurance-maladie.

Mais cela, le gouvernement Sarkozy ne veut pas en entendre parler. Pas plus qu’il ne veut entendre parler du rôle de « stabilisateurs économiques » joués par les prestations sociales qui ont, pourtant, permis d’éviter un écroulement de la demande des entreprises au plus fort de la crise 2008-2009. Pour eux, la crise financière, la responsabilité des banques et des spéculateurs a complètement disparu de l’horizon. Seul reste le déficit, consciemment construit, pour servir de levier aux attaques contre l’assurance-maladie obligatoire.

Pour une Sécurité sociale solidaire : imposer le partage des richesses

Sarkozy, la droite, le Medef veulent la fin de la Sécurité sociale solidaire, la fin du principe « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». Ils veulent que chacun soit pris en compte selon ses moyens.

La Sécurité sociale a pourtant été instaurée en 1945, alors que notre pays sortait, ruiné de la seconde guerre mondiale. Avec une France vingt fois plus riche aujourd’hui, à qui peut-on sérieusement faire croire qu’il n’est pas possible de financer une Sécurité sociale solidaire de très haut niveau ?

Le seul obstacle (mais il est de taille), c’est le refus de la droite et du Medef de partager les richesses. Dans 40 ans, le nombre de retraités, de personnes âgées dépendantes aura presque doublé. Mais dans le même temps, selon les chiffres du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), la richesse de notre pays, son PIB, aura, lui aussi, doublé (avec une croissance de 1,7 % par an) et la productivité du travail aura fait de même. Cela représente une augmentation de richesse de 2 000 milliards d’euros (constants, une fois l’inflation neutralisée). Il est donc tout à fait possible de financer une Sécurité sociale solidaire, de garder la retraite à 60 ans, de financer la dépendance et de permettre à l’assurance-maladie de financer à 100 % les dépenses de santé afin d’en finir avec les franchises et autres tickets modérateurs qui sont autant d’obstacles aux soins.

A deux conditions. La première, c’est que les dividendes des actionnaires ne captent pas la part des richesses qui devraient revenir, au cours des 40 prochaines années, aux retraités, aux malades, aux personnes âgées dépendantes. La meilleure façon pour y parvenir est d’augmenter les cotisations sociales patronales. Cela ne poserait aucun problème de « compétitivité » des entreprises : il suffirait de compenser l’augmentation des cotisations sociales par la baisse des dividendes pour que les prix n’augmentent pas. Cela n’aurait aucun inconvénient (sauf pour les actionnaires) puisque les dividendes sont versés après que les entreprises aient financé leurs investissements productifs. Cela aurait même un énorme avantage, celui d’empêcher que se gonflent la masse des capitaux flottants improductifs qui vont spéculer contre les dettes publiques.

La deuxième, c’est de restructurer le système de soins autour de l’Hôpital public, en faisant entrer dans le secteur public cliniques et maisons de retraites privées, tout en instaurant un contrôle public étroit de la filière du médicament (des laboratoires aux officines privées en passant par les grossistes et les autorisations de mise sur le marché) et de celle des « autres biens médicaux », sans oublier la remise en cause progressive du paiement à l’acte, la suppression du secteur II et des dépassements d’honoraire des médecins libéraux.

Jean-Jacques Chavigné
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MessageSujet: Re: se libérer de la sécurité sociale   18/6/2012, 10:11


Dr Moulinier - Révélations sur la Sécurité Sociale



Lien vers la pétition

http://www.reponsesbio.com/2012/06/05/sauvons-les-medecines-naturelles/

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
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