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 Chronique de la fin annoncée du dollar.

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MessageSujet: Chronique de la fin annoncée du dollar.    1/10/2009, 10:54

Bonjour tout le monde,

J'ai pensé qu'il serait intéressant de commenter en toute simplicité la mort du dollar à laquelle nous assistons en lui dédiant un sujet.

Quelque soit le temps que prendra cette agonie amorcée, que ce soit 1, 5 ou 10 ans, je sais que le sujet intéresse et ce post ne se veut-être que commentateur et témoin "oculaire" de l'Histoire de la fin du règne du billet vert.

C'est pour cela que je n'ai pas voulu le poster dans "actualité" mais plutôt lui dédier une place de choix dans le corps de la rubrique "Crise Financière Actuelle".

Ainsi il sera agréable de lire dans un post centralisé toutes les analyses, les avis et les informations concourant à l'actualité de cette monnaie-papier en déclin.


J'ouvre donc le bal avec l'article qui suit :

Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale, a vivement critiqué la politique monétaire américaine menée par Ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale, et a prédit le déclin du billet vert sur la scène internationale.

Les Etats-Unis ne devraient pas prendre pour acquis que leur monnaie va demeurer dominante à l’échelle internationale dans les prochaines années, selon M. Zoellick.

«Ils feraient une erreur s'ils considéraient comme acquise la position du dollar comme devise de réserve dominante. Si l'on se projette dans l'avenir, il y aura de plus en plus d'alternatives au dollar américain", a-t-il expliqué, lors d’un discours tenu à l'université John-Hopkins de Washington.

Quelles monnaies pourraient rivaliser avec le dollar américain? L'euro, le yuan, voire les Droits de tirage spéciaux (DTS, l'unité de compte du Fonds monétaire international), selon lui.

«Bien sûr, le dollar américain est et restera une monnaie majeure. Mais l'avenir du billet vert dépendra fortement des prochains choix économiques des Etats-Unis», a-t-il poursuivi.

Parmi ces choix, M. Zoellick a cité ceux de «résoudre ses problèmes de dette sans recours à l'inflation», d'«établir un discipline à long terme sur les dépenses et le déficit budgétaire» et de «rétablir une capacité saine du secteur financier à apporter innovation, liquidité et rendements, sans produire le même risque de grosses bulles et d'effondrement».


Source : les affaires.com

http://www.lesaffaires.com/article/0/economie/2009-09-28/498621/le-billet-vert-est-en-peteacuteril--selon-robert-zoellick-.fr.html
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MessageSujet: Le Déclin du Dollar.   3/10/2009, 13:38

Bonjour tout le monde,

Je continue donc dans la rubrique avec le résumé d'un livre de Addison Wiggin auteur de deux best-sellers ("L'inéluctable faillite de l'économie américaine" et "L'empire des dettes").

Son dernier livre : "Le Déclin du Dollar".


"Les investisseurs les plus intelligents de la planète -- des gens comme Warren Buffett, Jim Rogers, John Templeton et George Soros, ont déjà pris des positions qui leur permettront de profiter de la situation du dollar.

Selon Warren Buffett, la valeur du dollar va probablement décliner durant les 10 prochaines années.

Le fonds de Buffett, Berkshire Hathaway, a gagné 100 millions de dollars grâce au real brésilien l'an dernier.

Le milliardaire George Soros prévoit un nouveau déclin du dollar cette année, et s'attend à voir les autres devises grimper. Soros appelle la situation du dollar "une période d'incertitude accrue".

Ils ne sont pas les seuls dans cette position.


Le légendaire investisseur Jim Rogers a déclaré à CNBC : "je sais qu'ils peuvent faire tourner les planches à billets éternellement, mais ce n'est pas bon pour le monde, l'inflation n'est pas bonne pour le monde, une devise qui s'effondre n'est pas bonne pour le monde. Cela ne fait qu'entraîner une récession pire encore, en fin de compte".

Même l'ancien président de la Fed, Paul Volcker, s'est exprimé. Lorsqu'on lui a demandé s'il prédisait "une crise du dollar", il a déclaré : "je n'ai pas besoin de la prédire. Nous y sommes".

Nous n'aurions pas pu mieux dire...

Personne ne peut prédire avec exactitude quand un marché va s'effondrer -- et le dollar ne fait pas exception. Mais une chose est sûre... le billet vert a des problèmes. Ce n'est pas terminé, et en tant qu'investisseur français, vos placements seront affectés. C'est inévitable.

Ne vous y trompez pas : le dollar US est au bord du gouffre. Pourtant, la plupart des investisseurs ne voient rien venir...

Les prix de l'alimentation et de l'énergie grimpent, le dollar est pris de faiblesse : quelque chose doit céder. Et vous ne pouvez pas vous permettre d'ignorer de tels signaux.

Les prix du carburant laminent le revenu disponible de la majorité des consommateurs américains. La chute du marché de l'immobilier, la crise du crédit et une volatilité boursière échevelée mènent toutes à des conditions de marchés sans précédent, et à des craintes de récession.

Les législateurs américains ont permis à "des excès de prêts subprime" de se répandre, faisant naître ce que Paul Volcker appelle "la mère de toutes les crises".

Le déficit commercial des Etats-Unis atteint environ 710 milliards de dollars par an, et continue de se creuser.

Pendant ce temps, les baisses de taux de la Fed ont contribué à aggraver l'effondrement du billet vert.

Nous atteignons un point de rupture.

Les banques asiatiques contrôlent votre richesse future

Chaque jour qui passe, la Chine gagne du pouvoir sur l'avenir financier de la planète -- le vôtre y compris.

Les grandes banques asiatiques possèdent en effet des milliers de milliards de dollars dans leurs réserves. Ce qui signifie que l'Asie a le pouvoir de déterminer la quantité d'inflation qui se passe aux Etats-Unis.

Non seulement ça, mais la main d'œuvre asiatique est bon marché : par conséquent, l'industrie américaine ne progresse plus -- en termes d'emplois, de production ou de profits -- depuis plus de 10 ans.

Dans la mesure où les devises étrangères sont liées au dollar, il est dans l'intérêt de tous de maintenir la valeur du dollar élevée. Mais en fin de compte, les banques centrales asiatiques pourraient laisser le dollar chuter afin de contenir l'inflation dans leurs propres pays. Et plus ces banques centrales contrôlent de dette US, plus elles contrôlent le dollar.

Lorsque les investisseurs étrangers commenceront à se débarrasser de leurs dollars, le marché boursier sera heurté de plein fouet. Les prix s'effondreront à mesure que les investisseurs étrangers se débarrassent des actions US.

Ce n'est que le début

Difficile à imaginer, n'est-ce pas ? La devise de réserve mondiale engagée dans une chute vertigineuse, hors de tout contrôle. Et pourtant...

* La Fed ne peut pas contrôler la valeur du dollar US par rapport à d'autres devises, pas plus qu'elle ne peut contrôler le pouvoir d'achat.

* La dette des entreprises et des crédits à la consommation continue d'augmenter, atteignant des niveaux record !

* L'Oncle Sam continue de dépenser : le 7 novembre 2007, la dette gouvernementale américaine a dépassé les 9 000 milliards de dollars. Cela représente environ 30 000 $ pour chaque homme, femme et enfant vivant aux Etats-Unis !

Il est important de comprendre que ces 37 dernières années, le gouvernement américain a eu la permission d'imprimer de l'argent. Et vu la tournure que prennent les choses, le gouvernement US va faire ce qu'ont fait tous les gouvernements par le passé : imprimer trop de devise, causant l'effondrement du dollar."


Source :

http://www.publications-agora.fr/pack/declindudollar.html
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MessageSujet: Les derniers soubresaut d'un condamné à mort.   4/10/2009, 16:08

Bonjour tout le monde.


Voilà un article qui aurait pu porter comme titre :

"Les derniers soubresaut d'un condamné à mort."

On devrait avoir pendant quelques années ce genre de spasmes sur cet agonisant qu'est le billet vert.



"Paris soutient Washington sur le dollar fort avant le G7.


L'ensemble de la communauté internationale a besoin d'un dollar fort et le message du secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner sur l'importance d'une devise américaine forte doit être entendu, a déclaré Christine Lagarde.

La ministre française de l'Economie, qui s'exprimait en marge de la réunion informelle des ministres des Finances de l'Union européenne, organisée à Göteborg, en Suède, a par ailleurs indiqué qu'elle espérait qu'un débat ait lieu sur cette question dès ce week-end, au G7 d'Istanbul.

"Tout le monde a besoin d'un dollar fort (...) On va pouvoir un peu parler, j'espère, du dollar dans les jours qui viennent, à Istanbul par exemple", a-t-elle déclaré à la presse.

"Je me réjouis d'ores et déjà qu'il (Timothy Geithner) soit favorable à un dollar fort. J'espère qu'il sera entendu", a-t-elle ensuite ajouté en référence aux déclarations jeudi du secrétaire américain au Trésor soulignant la nécessité pour son pays d'un billet vert fort.

"Un dollar fort est très important pour ce pays. Je le pense vraiment et il est important que les gens le reconnaissent", a-t-il déclaré lors d'un forum, outre-Atlantique.

Jeudi également, les ministres des Finances et les banquiers centraux de la zone euro avaient indiqué qu'ils se rendraient à la réunion d'Istanbul avec un message commun sur les changes.

Ils s'étaient eux aussi plaints de la trop grande volatilité existant sur le marché des changes, alors que la monnaie unique s'est appréciée de 4,35% depuis le début de l'année et pèse sur les capacités exportatrices européennes.

"Il y a un très fort sentiment sur le fait que nous avons un intérêt partagé dans un système financier international fort et stable et que la volatilité excessive et les mouvements désordonnés des taux de change ont des implications négatives pour la stabilité financière et économique", avait déclaré le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, qui participera lui aussi au G7.

Dimanche dernier, la ministre française de l'Economie Christine Lagarde avait déjà estimé qu'il était hors de question que l'euro paie les pots cassés d'un ajustement entre le dollar et le yuan.

Julien Toyer"



Source :

http://fr.news.yahoo.com/4/20091002/tbs-lagarde-dollar-7318940.html
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MessageSujet: le dollar pourrait s'en ressentir dans les mois qui viennent, au risque de devenir incontrôlable.   5/10/2009, 08:09

Le quasi mutisme du G7 sur les changes implique un dollar faible.

par Andrew Torchia

ISTANBUL (Reuters) - Le Groupe des Sept (G7) n'ayant rien apporté de neuf sur la question des taux de change, le dollar pourrait s'en ressentir dans les mois qui viennent, au risque de devenir incontrôlable.

Dans les moments qui ont précédé la réunion des grands argentiers du G7 samedi à Istanbul, des discussions très poussées se sont tenues quant à l'opportunité de faire savoir clairement au marché que le G7 n'autoriserait pas le dollar à partir en vrille, ont dit plusieurs sources du G7.

Ce ne sont pas tant les taux de change en eux-mêmes qui préoccupent les autorités - l'excédent commercial de la zone euro a, par exemple, atteint les 12,6 milliards d'euros en juillet - mais le risque de voir la tendance baissière du dollar devenir incontrôlable si les taux de la Réserve fédérale restent toujours aussi bas ou si les USA ne font rien pour mettre un terme au gonflement de leurs dettes, expliquent des responsables du G7.

Mais le communiqué final du G7 ne comportait rien qui témoigne d'un engagement plus fort sur les changes, se contentant de confirmer celui publié à l'issue de la réunion d'avril dernier.

"Une instabilité excessive et des mouvements désordonnés au niveau des taux de change ont des implications négatives pour l'économie et la stabilité financière. Nous continuons de surveiller de près les marchés des changes et de coopérer lorsque cela s'impose", dit le communiqué.

Le G7 "ne s'immiscera pas dans la tendance baissière de fond du dollar", résume Chris Turner (ING), anticipant un dollar tombant à 1,55 par euro d'ici la fin de l'année contre 1,45 actuellement.

Pressé par les Européens, le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a pourtant martelé le message habituel des autorités américaines, à savoir que les USA avaient intérêt à avoir un dollar fort.

Mais il a également dit qu'il fallait un nouveau modèle de croissance au niveau mondial, en vertu duquel les Américains dépenseraient moins et épargneraient plus, tandis que d'autres pays, tournés essentiellement vers une croissance par l'exportation, se réorienteraient vers leur demande intérieure.

Une forte baisse du dollar passerait pour un bon moyen d'y parvenir, car elle doperait les exportations des USA et permettrait au moins en théorie de réduire leur imposant déficit commercial; c'est du moins ainsi que le marché des changes peut comprendre le message.

POTS CASSÉS

Un autre élément est susceptible de plomber le dollar dans les mois qui viennent: le fait que le G7 n'ait toujours pas fait de progrès apparents en vue de persuader la Chine de laisser s'apprécier le yuan.

Un yuan plus fort aurait pour effet théorique de réduire le déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine, ce qui épargnerait aux USA la peine de laisser le dollar se déprécier vis-à-vis des autres monnaies pour rééquilibrer leurs comptes.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a fait référence à cette perspective cette semaine lorsqu'elle a dit qu'il était hors de question que l'euro paie les pots cassés d'un ajustement de la parité dollar/yuan.

Mais la Chine a maintenu le yuan pratiquement étale contre le dollar depuis que la crise financière a pris toute son ampleur en juillet 2008 et certains contrats de change à terme induisent une hausse du yuan de 2,8% seulement contre le dollar sur les 12 mois à venir.

Rien dans le communiqué du G7 ne montre que la situation ait progressé sur ce plan. Le G7 se contente de réaffirmer que la réforme des changes que la Chine promet d'engager depuis des années "doit aboutir à une appréciation continue" du yuan, sans horizon temporel défini.

Une semaine plus tôt à Pittsburgh, le Groupe des Vingt, qui inclut, outre les pays du G7, des puissances économiques émergentes comme la Chine et l'Inde, n'avait pas davantage insisté sur les changes et encore moins sur le yuan.

Version française Wilfrid Exbrayat


Source :

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE5930BW20091004?sp=true
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MessageSujet: Les faiseurs d'Histoires ont parlé.   5/10/2009, 14:20

Article que je classerais par rapport au sujet dans les spasmes sporadiques mais voyez plutôt.


"Le dollar ne devrait pas chuter par rapport à l'euro - Trichet.


ISTANBUL, 5 octobre (Reuters) - La nécessité de rééquilibrer l'économie mondiale ne veut pas dire du tout que le dollar doive se déprécier par rapport à l'euro, a déclaré lundi Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE).

Prié de dire sur Reuters Television si un tel rééquilibrage devait se traduire par un dollar plus faible et un euro plus fort, il a répondu :

"Cela ne suppose pas du tout de modification dans la position bilatérale entre le dollar et l'euro, pas du tout", a déclaré Jean-Claude Trichet.

(Brian Love, version française Benoit Van Overstraeten)"


Source :

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL572288720091005
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MessageSujet: La baisse du dollar porte l'or à un plus haut historique !!!   6/10/2009, 21:39

La baisse du dollar porte l'or à un plus haut historique


LONDRES (Reuters) - L'or a atteint un nouveau plus haut historique mardi, au-dessus de $1.040 l'once, en réaction d'un nouvel accès de faiblesse du dollar.

Le dollar a pâti d'une information de presse, cependant démentie, selon laquelle les Etats arabes du Golfe envisageraient de libeller les transactions pétrolières dans une autre devise que le billet vert.

L'or a aussi bénéficié de craintes liées à un regain d'inflation, les investisseurs s'interrogeant après la décision de la banque centrale australienne de relever les taux d'intérêt.

L'once d'or spot a atteint 1.043,45 dollars, contre 1.016,65 dollars lundi en fin de séance à New York.

Le contrat à terme sur l'or à échéance novembre a aussi battu des records au-dessus de $1.041. L'or coté en euro a franchi les 700 euros l'once pour la première fois depuis le début avril.

"Dans un environnement où les taux d'intérêt sont pratiquement à zéro, le coût incrémental d'une migration vers l'or est nul. L'or est plus intéressant pour les investisseurs", a déclaré Jack Ablin, directeur des investissements à la banque privée Harris, à Chicago.

Jan Harvey, version française Danielle Rouquié et Sonia Manueco


Source :

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE5950VX20091006
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jayabs



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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    7/10/2009, 03:16

Il y a beaucoup de gens qui pensent que les chinois sont derrière cette hausse du cours de l'or. Il faut peut être y voir un lien avec la visite a Washington du Dalai Lama.

B.Obama vient d'annuler sa rencontre avec le tibétain...les chinois ont ils LE moyen de pression? Il semble bien que oui.

Les grandes puissances (Lybie, Izrael, Iran, Russie, Chine, USA, Bresil, Suisse, Japon etc)se livrent une guerre "larvée" de grande ampleur. Economico-climato-politico-ballistique.

Les informations de ces dernieres semaines sont intéressantes a tous les niveaux.Il y a bcp de recoupement a faire...

Ils devient flagrant que la toute puissance des USA est une illusion les cartes sont totalement redistribuées, attention tout de même au dernier baroud d'honneur...
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    7/10/2009, 08:53

A l'heure actuelle les chinois sont ceux qui souffriraient le plus d'une dépréciation du dollar car ils en possèdent des milliers de milliards.

Alors ils commencent à se recycler de façon massive mais c'est seulement dans le temps que l'effet levier se fera ressentir et où le choix sera alors prit de limiter la casse en abandonnant le dollar.

Là ils se regardent tous (Chine, Moyen-Orient, Russie etc...) guettant le moindre signe d'abandon du dollar chez le voisin pour en faire autant et ainsi limiter ses propres pertes en échangeant avant une dépression trop accrue de la monnaie dû à son abandon massif.

C'est quand on est blessé qu'on est le plus dangereux et le billet vert est gravement atteint. Je me rappelle qu'aux alentours de février 2008 les américains ont coupé les câbles sous-marins des connections internet de tout le moyen-orient car ceux-ci avaient déjà menacé de quitter l'indexation dollar-pétrole.

Aujourd'hui les Etats-Unis se démènent pour convaincre le monde que le dollar est toujours une valeur sûre et il est à présager qu'ils tenteront quelques infamies avant de laisser la devise sombrer dans le gouffre de l'Histoire.

Les informations qui suivront sur ce sujet seront toutes aussi actives je pense. On vit vraiment la fin de l'ère dollar et toutes les puissances le savent mais n'en parlent pas franchement comme on ne parlerait pas forcément de la finalité d'un malade en phase terminale.
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MessageSujet: La faiblesse du dollar propulse l'or à ses plus hauts.   7/10/2009, 11:00

mercredi 7 octobre 2009 10h27

L'or atteint de nouveaux records avec la baisse du dollar

LONDRES (Reuters) - L'or a atteint mercredi un nouveau plus haut historique sur les marchés spot et à terme en raison de la faiblesse persistante du dollar.

A 08h15 GMT, l'or spot a grimpé jusqu'à 1.045,85 dollars l'once. Le contrat décembre sur l'or a par ailleurs atteint 1.046,80 dollars l'once sur le marché américain Comex.

Veronica Brown et Humeyra Pamuk, version française Gwénaelle Barzic

source:
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59609620091007
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MessageSujet: L'euro vaudra 1,50 dollar fin 2009, selon un tiers des analystes   7/10/2009, 18:09

mercredi 7 octobre 2009 17h29

L'euro vaudra 1,50 dollar fin 2009, selon un tiers des analystes

par Nigel Davies

LONDRES (Reuters) - Un tiers des analystes en devises interrogés dans le cadre d'une enquête Reuters s'attendent à voir l'euro atteindre 1,50 dollar d'ici à la fin de l'année.

Les prévisions des analystes pour l'année 2009 ont été largement démenties par une hausse de plus de 4% de l'euro face au dollar le mois dernier. De nombreux analystes commencent à anticiper un mouvement prochain vers 1,50 dollar.

Si quelques stratèges pensent que ce niveau sera atteint dès le mois prochain, 23 analystes sur 63 sont d'avis que l'euro dépassera 1,50 dollar avant la fin de l'année 2009, les investisseurs cherchant à se diversifier dans d'autres devises et la Réserve fédérale américaine étant encore bien loin du moment où elle relèvera ses taux d'intérêts.

Le billet vert a également souffert de la publication cette semaine d'un article faisant état de discussions confidentielles entre des pays du Golfe, la Russie, la Chine, le Japon et la France pour remplacer le dollar par un panier de devises pour la cotation du pétrole, information démentie notamment par la Russie et l'Arabie Saoudite.

Cela étant, les médianes des estimations des professionnels pointent vers un euro qui se maintiendrait autour des niveaux actuels de 1,47 dollar au cours des prochains mois, et qui reviendrait à 1,44 dollar d'ici un an, juste au-dessus de son niveau de début septembre.

Le mois dernier, les analystes avaient indiqué que l'euro vaudrait entre 1,40 dollar et 1,42 dollar sur l'ensemble de l'année.

"L'analyse technique suggère qu'une hausse à 1,50 dollar ne peut pas être exclue si le pic de septembre à 1,4844 dollar est à nouveau atteint", a déclaré Kenneth Broux de Lloyds TSB.

D'autres analystes ont indiqué que l'euro serait également soutenu par des rapatriements d'actifs autour de la fin de l'année, des banques européennes souhaitant renforcer leur bilan. Le Fonds monétaire international s'était récemment exprimé dans ce sens.

VERS UNE INTERVENTION DE LA BANQUE DU JAPON ?

Un mouvement largement au delà du niveau de 1,50 dollar semble cependant peu probable.

Si quatre analystes voient l'euro à 1,55 dollar ou au dessus d'ici trois mois, de nombreux stratégistes ont déclaré que l'Union européenne et les Etats-Unis partageaient un intérêt commun, celui d'empêcher l'euro de se renforcer beaucoup plus et le dollar de se déprécier encore davantage.

Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, a déclaré lundi lors d'un entretien à Reuters Television que la nécessité de remédier aux déséquilibres de l'économie mondiale ne veut "absolument pas" dire que le dollar devrait se déprécier face à l'euro.

Une reprise économique progressive doublée d'une forte hausse des marchés boursiers ont poussé les investisseurs à se porter sur des devises à haut rendement.

Le dollar australien a été l'un des principaux bénéficiaires de cette tendance. Il s'est apprécié fortement lorsque l'Australie est devenu mardi le premier pays du G20 à relever ses taux d'intérêts depuis le début de la crise.

La monnaie japonaise a atteint cette semaine un plus haut de huit mois et demi vis-à-vis du dollar, ce qui n'a que légèrement modifié les prévisions du mois dernier sur le yen pour l'année à venir.

Et ce malgré une hausse de plus de 4% le mois dernier qui a alimenté les conjectures sur une éventuelle intervention de la banque centrale japonaise pour limiter la hausse de la monnaie.

Dans une enquête réalisée avant l'affaiblissement du yen cette semaine, les analystes ont estimé qu'il y avait une chance sur quatre pour que la Banque du Japon (BoJ) se décide à intervenir.

Les analystes restent convaincus que la tendance sur le yen s'inversera, et que la monnaie japonaise s'établira à 92 yens pour un dollar dans trois mois et à 99 yens d'ici un an, soit quelques yens de moins que la prévision de 101 yens donnée en septembre.

Seule une petite amélioration est attendue pour la livre, qui a perdu autour de 4% par rapport au dollar depuis un pic mi-septembre et plus de 4% vis-à-vis de l'euro sur un mois.

D'après les analystes, la livre devrait s'apprécier à 1,65 dollar d'ici un an et s'établir autour de 87 pence pour un euro.

Version française Sonia Manueco


Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE5960R820091007?sp=true
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MessageSujet: La faiblesse du dollar encore et toujours. (là il est vraiment dans une mauvaise passe !!!)   8/10/2009, 11:51

jeudi 8 octobre 2009 11h31

Nouveau record de l'or à plus de 1.050 dollars l'once

par Chikako Mogi

TOKYO (Reuters) - L'or a dépassé le seuil de 1.050 dollars l'once jeudi sur le marché spot, inscrivant un nouveau record pour la troisième séance consécutive en réaction à la faiblesse persistante du dollar, qui accroît son attrait de valeur refuge.

Le prix du métal jaune affiche une hausse d'environ 20% depuis le début de l'année, alimentée par la dépréciation de la devise américaine et les craintes de résurgence de l'inflation.

L'once d'or a atteint 1.059,00 dollars sur le marché spot et se traitait autour de 1.055 dollars à 9h10 GMT.

"Les investisseurs se tournent vers l'or en tant que couverture face à la faiblesse du dollar", constate Adrian Koh, analyste de Phillips Futures, à Singapour.

Le contrat à terme sur l'or pour une livraison en décembre était lui aussi en hausse, à 1.055,40 dollars l'once.

Sur le marché physique, les ventes restent limitées en Asie, ce qui incite à penser que les consommateurs anticipent une poursuite de la hausse des cours.

"Les gens ne veulent pas vendre à ces niveaux-là", explique Ronald Leung, directeur de Lee Cheong Gold Dealers, à Hong Kong, pour qui l'or pourrait monter jusqu'à 1.600 dollars l'once.

"Je crois que la tendance est à la hausse, mais attention au risque de correction", ajoute-t-il toutefois.

Cette tendance de fond favorable au métal jaune s'explique par la volonté de plus en plus perceptible de grands investisseurs, y compris des banques centrales, de diversifier leurs investissements pour réduire leur exposition au dollar.

Les cours de l'or avaient plongé de près de 20% en octobre 2008 alors que les investisseurs vendaient l'ensemble des catégories d'actifs pour amasser des liquidités au coeur de la tempête financière déclenchée par la faillite de Lehman Brothers.

Mais, comparé à d'autres actifs, l'or s'est globalement bien comporté alors que d'autres matières premières, comme les marchés actions, touchaient leurs plus bas niveaux depuis plusieurs années.

L'OR, DEVISE STABLE ET RECHERCHÉE

"Globalement, l'or a été acheté car il a été réévalué en tant que devise stable", explique Osamu Ikeda, de Tanaka Kikinzoku Kogyo, le plus gros vendeur d'or du Japon.

Une part importante de la hausse de l'or ces derniers mois s'explique par la faiblesse du dollar. La devise américaine a perdu environ 14% de sa valeur depuis mars face à un panier de référence composé de six autres grandes monnaies. Dans le même temps, le prix de l'once d'or a augmenté de 13% environ.

"Etant donné l'évolution de son prix comparée à d'autres actifs et la perte de confiance dans le dollar, de plus en plus de fonds ont commencé à intégrer l'or dans leurs portefeuilles d'actifs", constate Shuji Sugata, de Mitsubishi Corp Futures & Securities.

Cette évolution s'explique aussi par la multiplication des fonds indiciels (ETF) indexés sur l'or, qui a modifié la perception du métal jaune par nombre d'investisseurs.

"Avant les ETF, tout était lié à l'équilibre entre l'offre et la demande et à l'aspect devise, au lien inverse entre l'or et le dollar. Le lancement des ETF a constitué un facteur de soutien supplémentaire pour l'or, juste au moment où le scepticisme augmentait quant à la prééminence du dollar", explique Shuji Sugata.

Le plus gros ETF mondial indexé sur l'or, le SPDR Gold Trust, a vu ses avoirs atteindre 1.134,03 tonnes au 1er juin, soit une hausse de 44% sur un an, alors que le cours de l'once progressait de 16% sur la même période.

La multiplication du nombre d'investisseurs intervenant sur le marché pourrait avoir pour conséquence une volatilité accrue des cours.

"Je pense que les variations à la hausse vont être beaucoup plus rapides, que l'on atteindra 1.100 dollars très prochainement et que l'on ira beaucoup plus haut au cours des prochaines années", déclare Peter McGuire, directeur de Commodity Warrants Australia.

Version française Marc Angrand


Source:
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE5970AN20091008?sp=true
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    8/10/2009, 12:27

NOTE IMPORTANTE au sujet de la montée de l'or :

Ce qu'il faut comprendre au sujet de la hausse de l'or c'est que le premier facteur impliquant cela est la baisse du dollar.

En effet on peut noter que l'once d'or est en hausse de 0.93 % par rapport au dollar et de 0.36 % par rapport à l'euro aujourd'hui en comparaison à hier en exemple.

Si il est vrai que l'or se renforce de plus en plus dans le titre de "valeur refuge" sa montée récente est plus à mettre en corrélation avec la chute du dollar qui inexorablement s'effondrera quel qu'en soit le temps que ça prendra.
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    8/10/2009, 21:18

Le dollar dégringole après les nouvelles de sa cession




Le prix de l'or au plus haut niveau après que la publication du Independant ai lancé les marchés globaux dans la frénésie.


Le prix de l'or augmentent sur les marchés mondiaux à cause des craintes que l’ancien ordre économique, basé sur la suprématie du dollar US, pourrait s’effondrer.

Une nouvelle alerte a poussé le coût du précieux métal à un niveau jamais vu auparavant. Le dollar a brusquement chuté après l’article d’hier dans The Independant, que les Etats Arabes du Golfe prévoient secrètement de cesser de commercer le pétrole en dollars, et un haut fonctionnaire de l'ONU a déclaré que les Etats-Unis devraient être déposés de leur position comme principale source de réserves de devise pour les autres pays.

Les developpements viennent sur la spéculation que l'administration Obama opère une politique de négligence mineure du dollar, machinant une dévaluation qui pourrait aider à réparer certains des dommages économiques provoqués par la récession.

Ce n’est pas seulement à cause de l'effondrement du système de Bretton Woods en 1971, que l’or est considéré comme l'équivalent d’une devise mondiale, mais The Independant rapporte aussi, qu’il pourrait faire partie d'un panier de devises qui seraient utilisées pour le commerce du pétrole d’ici la fin de la prochaine décennie.

Aram Shishmanian, directeur exécutif du World Gold Council, a indiqué : « L'instabilité financière et économique des 18 derniers mois, a ramené, d’un certain point de vue, l’or à son rôle historique et, continue à augmenter sa proéminence auprès des conseillers politiques, des banques centrales, et des investisseurs à travers le monde.

De par le monde, les investisseurs s’intéressent à l'or comme alternative au dollar et aux autres actifs Américains, craignant que la devise américaine ne soit inexorablement dirigée à la baisse.

L'index du dollar - qui mesure la force du billet vert par rapport aux autres devises – a chuté hier de 0,7% et le dollar était inférieur à toutes les principales devises, excepté la Livre Britannique.

La dette du gouvernement Américain - qui s’élève à $11860 milliards (£7450 milliards) après que les recettes fiscales se soient effondrées avec la récession et, que le Trésor ait dépensé des milliards pour tirer vers le haut le système bancaire - sera plus facile à rembourser si la valeur du dollar était moindre. Les économistes ont noté que les Etats-Unis ont résisté à la pression de faire la promesse de protéger la stabilité des devises mondiales dans un communiqué du FMI le week-end passé, suscitant la préoccupation croissante que l'administration Obama pourrait se satisfaire de voir le dollar chuter. Ce qui rendrait les exportations Américaines plus concurrentielles et pourrait susciter un renouveau des emplois manufacturiers.

Les autres gouvernements du monde dépendent de la position US, car ils détiennent des milliers de milliards de dollars de réserves servant à les protéger contre la crise financière. Ils voient la valeur de ses réserves décliner, mais commencent à permuter ces réserves pour l'or ou pour d'autres devises, ce qui pourrait inonder les marchés mondiaux avec des dollars dont personne ne veut, et rendre la valeur du billet vert encore plus bas qu’elle ne l’est déjà. La situation est particulièrement sensible pour les nations productrices de pétrole, qui sont payées en dollars pour leurs exportations et qui détiennent, par conséquent, des réserves élevées en dollar.

Les pays Arabes du Golfe ont commencé à s’organiser - avec la Chine, la Russie, le Japon et la France - pour se séparer du dollar dans le commerce du pétrole, pour un panier de devises comprenant le Yen Japonais, le Yuan Chinois, l'Euro, l’Or et une nouvelle devise prévue pour les nations du Conseil de Coopération du Golfe, qui inclut l'Arabie Saoudite, Abu Dhabi, le Koweït et le Qatar.

Des réunions secrètes ont déjà été tenues par les Ministres des Finances et les gouverneurs des Banques Centrales en Russie, en Chine, au Japon et au Brésil, pour travailler sur l'accord, qui signifiera que le pétrole n'aura plus de prix indiqué en dollars. La révélation a suscité les démentis publics hier. Le gouverneur de la Banque Centrale Saoudien, Muhammad Al-Jasser, a dit : « Le futur est entre les mains de Dieu. Aujourd'hui, les conditions sont bonnes pour l'arrangement que nous avons. » Le Ministre des Finances Japonais, Hirohisa Fujii, a déclaré qu'il « ne sait rien à ce sujet ».

Dennis Gartman, le gourou des investissements Américains a écrit dans le quotidien Gartman Lettre, disant que personne ne doit être étonné d'entendre des démentis. « Nous sommes certains que les porte-paroles de chaque nation chercheront à nier que de telles réunions se sont produites, proclameront qu'aucune décision de la sorte n'a été prise, qu’il n’est dans l’intérêt de personne de tenir de telles réunions ou de prendre de telles décisions, » a-t-il dit à des clients étant donné que l'histoire du Independant a fait grand bruit. « Les marchés paniqueront et pas qu’un peu.
»

Simon Johnson, ancien chef économiste au FMI, a dit que les pays impliqués calculeront qu'il n'est pas dans leurs intérêts de conduire le dollar vers le bas, en érodant sa position en tant que devise pour le commerce international des biens et comme monnaie de réserve pour les banques centrales.


« Ce serait seulement une grande nouvelle pour les USA. Les Etats-Unis souhaitent un peu de dévaluation, quoiqu'ils ne veulent pas le montrer, » a-t-il dit. « Leurs discours pour une politique du dollar fort ne sont que des paroles en l’air, mais si quelqu'un d'autre sert de technicien à la dévaluation, ce serait un heureux événement pour les USA. »


source: http://www.alterinfo.net/Le-dollar-degringole-apres-les-nouvelles-de-sa-cession_a37703.html
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MessageSujet: Les cours du pétrole ont fini en nette hausse   8/10/2009, 21:21

jeudi 8 octobre 2009 21h03

Les cours du pétrole ont fini en nette hausse


NEW YORK (Reuters) - Les cours du pétrole ont fini en hausse jeudi avec le rebond des marchés boursiers pariant sur la reprise économique et la faiblesse du dollar.

Sur le New York Mercantile Exchange, le brut WTI pour livraison novembre a gagné 2,12 dollars ou 3,05% à 71,69 dollars le baril, après avoir évolué entre 69,17 et 72,55 dollars.

A Londres, le Brent a gagné 2,59 dollars à 69,79 dollars.

Le baril avait abandonné près de 2% mercredi après la hausse plus forte que prévu des stocks d'essence et de produits distillés la semaine dernière aux Etats-Unis.

Robert Gibbons, version française Gwénaëlle Barzic et Danielle Rouquié


Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59713C20091008
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MessageSujet: La faiblesse du dollar inquiète l'Amérique   12/10/2009, 11:37

lundi 12 octobre 2009 09h21


La faiblesse du dollar inquiète l'Amérique


La faiblesse du billet vert provoque une remise en cause de chacun de ses privilèges exorbitants, en tant qu'instrument de mesure, de paiement et de réserve.

L'or au plus haut de son histoire, les pays exportateurs de pétrole qui agitent la menace de se faire payer dans d'autres devises, la Chine menant campagne sans relâche pour créer d'autres instruments de réserve où placer son épargne : le dollar est sur la sellette. Non seulement il est faible, ce qui tend à devenir une mauvaise habitude, mais ses privilèges exorbitants et sa place dans l'économie mondiale font désormais l'objet de remises en cause radicales. Car le billet vert n'est pas seulement la devise de la nation la plus importante par son produit intérieur brut (26 % du PIB de la planète). Il bénéficie de prérogatives, inscrites dans aucun texte international, mais qui sont le fruit de longues habitudes.

Changes flottants

Certes, il ne joue officiellement plus aucun rôle de pivot, depuis l'abolition en 1971 du système de gold exchange standard. En 1944, les accords de Bretton Woods en avaient fait la seule devise convertible en or, les autres fixant leur taux de change par rapport au dollar. Cette prééminence, l'Amérique a dû y renoncer le 15 août 1971, conséquence de la guerre du Vietnam qui a miné ses finances. Pourtant, malgré l'adoption du système de changes flottants à partir du milieu des années 1970, qui a mis - théoriquement - toutes les monnaies sur un même pied d'égalité, le billet vert a gardé des fonctions exceptionnelles. Sous trois aspects. En tant qu'instrument de mesure, il demeure la monnaie de cotation pour la quasi-totalité des matières premières, de l'or au pétrole. Il est également l'étalon pour les prix de l'aéronautique, voire pour la plupart des produits de high-tech. Il en résulte que plus de 50 % du commerce international se font en dollars, premier moyen de paiement au monde. Quant à la troisième fonction d'une monnaie, qui est de garder la richesse, le billet vert est là aussi l'instrument roi : 62,8 % des réserves de changes des banques centrales de la planète sont placés en dollars (en bons du Trésor des États-Unis). Mais c'est un retrait par rapport aux 65 % du début d'année, vient d'annoncer le FMI.

La constatation n'est donc pas seulement verbale, elle devient réalité. L'once d'or à 1 051 dollars exprime la défiance vis-à-vis de l'étalon. Et de même que l'euro avait été une réponse à l'instabilité du dollar des années 1970 et 1980, la constitution d'une zone monétaire asiatique, encore dans les limbes, serait un autre défi.


Source :
http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2009/10/31/04004-20091031ARTFIG00044-le-dollar-attaque-sur-trois-fronts-.php


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MessageSujet: La débâcle du dollar serait un désastre pour la planète   12/10/2009, 17:48

lundi 12 octobre 2009 17h20


La débâcle du dollar serait un désastre pour la planète


Barack Obama, le président américain, s'est vu attribuer le prix Nobel de la paix en récompense de ses efforts dans le domaine de la "diplomatie internationale". En revanche, la politique de relance massive qu'il pratique assidûment dans son propre pays expose le monde entier à une distorsion du marché des devises extrêmement dangereuse.

La chute récente du dollar a été très brutale. Depuis mars, il a perdu 15 % de sa valeur en taux de change effectif, même s'il reste supérieur de 7 % à l'étiage atteint en avril 2008. Si les mots avaient le pouvoir de soutenir le cours des devises, il n'y aurait pas à s'inquiéter : les patrons du Trésor américain comme de la Réserve fédérale (Fed) ont rappelé publiquement la nécessité d'un dollar fort.

Or si les courtiers en devises écoutent attentivement les discours, ils se fient surtout aux actes. En ce moment, si les spéculateurs peuvent tirer avantage de taux d'intérêt de base quasi nuls, le déficit budgétaire américain - il représentera probablement 10 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, doit aussi les faire réfléchir.

Quand une devise est bon marché, il devient intéressant de s'en servir pour emprunter des capitaux que l'on investira ensuite dans une monnaie plus lucrative. C'est cette pratique du carry trade qui tire le billet vert vers le bas.

Le déficit budgétaire américain est gigantesque, et aucune stratégie n'a été clairement définie pour le réduire : les courtiers ont donc toutes les raisons de redouter les effets inflationnistes de l'affaiblissement du dollar, car les responsables politiques pourraient trouver cette solution bien plus confortable que d'augmenter la pression fiscale.

Si les Etats-Unis n'étaient pas les champions mondiaux des échanges commerciaux et de l'endettement, et si le dollar n'était pas la monnaie de réserve de référence, on se soucierait assez peu à l'étranger des méthodes radicales expérimentées par le gouvernement américain. Mais ce n'est pas le cas : le monde entier est dépendant du billet vert. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les banques centrales se soient mobilisées pour l'empêcher de dévisser trop violemment.

Un pari perdant

Et tant que les opérations sur les devises ne feront pas l'objet de contrôles, la seule manière efficace d'empêcher le dollar de dégringoler est d'en acheter. Comme la balance commerciale américaine est déficitaire depuis de nombreuses années, les banques centrales détiennent d'ores et déjà plus de billets verts qu'il n'est raisonnable d'un point de vue économique. Elles pourraient bien se lasser un jour de ce pari visiblement perdant, qui consiste à miser sur une devise peu rémunératrice émise par un Etat qui emprunte sans compter.

Ceux qui oeuvrent à la paix savent bien que la menace de la destruction ne dissuade pas toujours de s'engager dans la guerre. La débâcle du dollar serait un désastre économique pour la planète tout entière, et pourtant, rien ne nous garantit qu'elle ne se produira pas.

(Traduction de Christine Lahuec)
Edward Hadas


Source :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/12/la-debacle-du-dollar-serait-un-desastre-pour-la-planete_1252730_3234.html#xtor=AL-32280184
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MessageSujet: La faiblesse du dollar profite aux matières premières.   12/10/2009, 18:07

lundi 12 octobre 2009 17h55


Le pétrole atteint son niveau le plus haut en 6 semaines


LONDRES (Reuters) - Le pétrole grimpait lundi de plus de 2%, à un plus haut de six semaines proche de 74 dollars le baril, soutenu par un certain optimisme quant à l'allure de la reprise économique et par la baisse notable des températures aux Etats-Unis.

Le prix du baril bénéficie aussi de la faiblesse du dollar et de la révision à la hausse des prévisions de demande de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Le contrat novembre sur le brut léger américain prenait 1,43 dollar (+1,99%) à 73,20 dollars vers 15h45 GMT après être monté à 73,84 dollars, son plus haut niveau depuis août. Le baril de Brent de la mer du Nord gagnait à la même heure 1,26 dollar (+1,8%) à 71,26 dollars.

"La rupture au-dessus des 70 dollars est importante car elle entraîne le marché dans un nouveau flux haussier d'échanges", a dit Christopher Bellew chez Bache Commodities, à propos du Brent.

"L'amélioration des chiffres sur la demande chinoise publiés la semaine dernière, la résistance du marché des actions et de l'or, ainsi que le dollar faible ont tous contribué à ce mouvement haussier des prix du pétrole".

Malgré la révision à la hausse des prévisions de demande pour l'année prochain, certains indicateurs montrent que les principaux exportateurs continuent de limiter l'approvisionnement du marché.

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, maintiendra ses quotas de fourniture de brut stables en direction de l'Asie et de l'Europe en novembre, a ainsi déclaré lundi une source proche du secteur.

Les cours du pétrole devraient aussi rester influencés par les marchés actions, ont estimé des analystes.

"Il y a beaucoup d'avis positifs sur le marché en raison de l'anticipation d'une nouvelle hausse sur les marchés des actions cette semaine, ainsi que de l'amélioration des prévisions de la demande d'énergie de l'AIE", a dit Ben Westmore, analyste matières premières à la National Australia Bank.

Les résultats de certaines des plus grandes sociétés américaines seront publiées cette semaine, une manière pour certains opérateurs de marché de vérifier si les fondamentaux économiques justifient une poursuite de la hausse des actions observée depuis maintenant sept mois.

Version française Mathilde Cru, édité par Marc Angrand


Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59B0MO20091012?sp=true
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MessageSujet: Dollar faible: un risque pour l'économie, un défi pour la banque centrale   12/10/2009, 20:24

lundi 12 octobre 2009


Dollar faible: un risque pour l'économie, un défi pour la banque centrale


De Rob LEVER (AFP) – Il y a 4 heures

WASHINGTON — Le nouvel affaiblissement du dollar crée un dilemme pour les autorités américaines qui cherchent à soutenir les exportations d'une économie encore fragile sans pour autant rogner la confiance dans le billet vert.

La devise américaine a flirté la semaine dernière avec son plus bas niveau de l'année face à l'euro, depuis 10 mois face au yen, minée par les craintes sur les déficits américains et par la faiblesse des taux d'intérêt, qui rendent la monnaie peu rémunératrice.

Elle a aussi pâti de son statut de valeur refuge alors que se manifestent les premiers signes de reprise.

Sa baisse a ravivé les spéculations sur l'abandon du dollar en tant que référence pour les prix du pétrole et menace son statut de monnaie de réserve.

Selon Donald Rataczak, économiste pour Morgan Keegan, la banque centrale américaine (Fed) pourrait devoir répondre aux pressions en faveur d'un relèvement des taux, actuellement quasi nuls, pour aider à corriger les déséquilibres mondiaux entre monnaies.

Certains analystes estiment que les autorités américaines, malgré des déclarations réitérées en faveur d'un "dollar fort", se satisfont de voir la devise s'affaiblir, parce que cela soutient les exportations américaines.

D'autant que les craintes de voir les prix augmenter ne sont pas fortes, le risque d'inflation étant moindre que celui de la déflation, selon eux.

Toutefois, cette stratégie pourrait se retourner contre les Etats-Unis si le dollar devait perdre la confiance des investisseurs, ce qui serait un nouveau coup porté au système financier mondial.

Trois banques centrales asiatiques ont même commencé à intervenir pour soutenir le dollar, a noté Joseph Brusuelas, du site d'analyse de Moody's Economy.com.

Les commentaires du président de la Fed jeudi ont tout de même un peu calmé les spéculations et redonné quelques forces au dollar: Ben Bernanke a en effet laissé entendre qu'il allait resserrer la politique monétaire dès que l'économie repartirait.

"Tant qu'il n'y a pas d'effondrement soudain mais que cela reste un affaiblissement graduel, la Fed va vraisemblablement prendre son temps et profiter des conséquences positives d'un dollar faible", estime toutefois Kathy Lien, de Global Forex Trading.

La politique de taux zéro de la Fed maintenue depuis décembre a fait naître des inquiétudes sur l'utilisation du dollar comme monnaie de "carry-trade", une technique spéculative qui consiste à emprunter du dollar et à investir dans des obligations souveraines d'autres pays rémunérées à 3% ou plus.

La situation a donné lieu à "des pressions considérables de la part du Japon, de la France, de l'Allemagne et de l'Italie, qui s'inquiètent de l'affaiblissement rapide du dollar parce qu'ils dépendent beaucoup des exportations", relève Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, enseignant désormais à l'université du MIT.

Mais pour M. Johnson, le dollar faible "est un coup de chance incroyable pour l'administration Obama", qui pourrait aider à la reprise.

"Si le dollar reste faible ou baisse encore, nos constructeurs de voitures, de machines, de turbines vont bientôt réembaucher et on va enfin avoir une croissance de l'emploi dans le balbutiement de la reprise", explique-t-il.

D'autres estiment que les inconvénients prendront le dessus.

"L'histoire des pays qui ont tenté de dévaluer leur monnaie pour atteindre la prospérité n'est pas brillante. Une monnaie faible dans le temps finit par demander des taux d'intérêt plus élevés pour attirer les investisseurs pour alimenter la croissance et l'emploi. Cela apporte aussi de l'inflation par la voie des échanges commerciaux", prévient Joseph Brusuelas.


Source :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iL9WLnazr6Oahg0dJ1n7W661xWjQ
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MessageSujet: « L'euro va payer durablement la faiblesse du dollar »   13/10/2009, 08:23

lundi 12 octobre 2009


« L'euro va payer durablement la faiblesse du dollar »


Le dollar va-t-il rester durablement faible ?

Oui, j'en suis convaincu. L'épisode d'appréciation du dollar au plus fort de la crise s'expliquait par le statut spécifique du billet vert. Les obligations d'Etat américaines sont considérées comme les actifs les plus sûrs et les plus liquides au monde. Quand les investisseurs, fuyant le risque, ont cherché des liquidités, ils se sont rués sur le dollar. Mais cet épisode est révolu. Les « fondamentaux » de l'économie américaine ont repris le dessus et penchent clairement en faveur d'un dollar faible. L'apurement du surendettement des ménages, en particulier, va durer des années, et la montée du taux d'épargne pèsera sur la consommation, donc sur la croissance.


La BCE est-elle vraiment inquiète de l'appréciation de l'euro ?

J'ai senti une certaine inquiétude dans les propos de son président, Jean-Claude Trichet, jeudi, à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs. Peut-être cette nervosité est-elle davantage liée à la rapidité de la baisse du dollar qu'à la baisse elle-même ou au niveau des devises. Mais je pense que l'inquiétude touche aussi les Etats-Unis. Les autorités américaines ne veulent à aucun prix d'une crise de confiance dans le dollar, qui les obligerait à relever les taux d'intérêt. Or les débats qui s'intensifient sur la fin du rôle du dollar comme monnaie de réserve dominante les préoccupent, même s'ils savent bien qu'à terme le statut du dollar sera de plus en plus concurrencé par l'euro, puis par le yuan.


Les monnaies asiatiques restent cependant faibles. Pourquoi ?

A l'opposé du dollar, elles devraient s'apprécier, car c'est en Asie que les perspectives de croissance sont les plus fortes : grâce à la vigueur de son économie au cours de la crise, la Chine a gagné quatre ans dans son processus de rattrapage des pays industrialisés. Si le yuan ne s'apprécie pas comme il le devrait, c'est qu'il n'est pas convertible. C'est une question de temps cependant. Les dirigeants chinois ont déclaré qu'en 2020 la place de Shanghai sera en concurrence avec Londres et New York ! Il faut les prendre au sérieux. L'avenir est à une très forte appréciation du yuan, à l'image du deutsche Mark dans l'après-guerre. Mais cela ne peut se faire que progressivement : pour l'instant, le sous-développement du marché chinois des capitaux interdit la convertibilité de la monnaie. A mesure que le marché de la dette publique se développera, la Chine rendra plus autonome sa politique monétaire et de change. D'ici là, l'euro risque de payer la faiblesse du dollar.


Y compris lorsque l'économie américaine va redémarrer ?

Cela dépendra du rythme respectif de reprise des économies européenne et américaine. Personne ne sait aujourd'hui qui, de la Réserve fédérale ou de la Banque centrale européenne, va tirer la première, autrement dit laquelle des deux relèvera avant l'autre ses taux d'intérêt. Si c'est la BCE, l'euro pourrait monter jusqu'à 1,60 ou 1,70 dollar. On doit d'ailleurs s'attendre à une certaine volatilité des marchés durant cette période d'incertitude sur la reprise, selon les déclarations des uns et des autres.


L'euro fort peut-il alors mettre en péril la reprise ?

C'est un obstacle, oui, mais l'impact des changes varie selon les pays. Les plus touchés sont ceux qui exportent beaucoup en dehors de la zone euro, ce qui est plus le cas de l'Allemagne que de la France, par exemple. Cela dépend aussi de la spécialisation des économies et de la capacité de leurs entreprises à vendre des produits peu sensibles aux prix. Autrement dit, le bouclier numéro un contre un euro fort, c'est l'innovation.


PROPOS RECUEILLIS PAR CATHERINE CHATIGNOUX, Les Echos


Source :
http://www.lesechos.fr/info/inter/020167634883--l-euro-va-payer-durablement-la-faiblesse-du-dollar-.htm


Dernière édition par Réveillé le 13/10/2009, 08:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Le dollar bientôt à 1,50 contre euro   13/10/2009, 08:26

mardi 13 octobre 2009


Le dollar bientôt à 1,50 contre euro


Cette fois, on y va. Le pronostic d’un dollar à 1,50 contre euro va se concrétiser d’un un instant à l’autre…Pourquoi tant de haine contre le billet vert ? Hier, les échanges ont été limités par la fermeture du marché japonais et du marché des changes à Chicago et la plupart des cambistes s'attendaient à ce que la monnaie américaine recule encore davantage dans les prochains jours. Soutenu jeudi et vendredi par les propos de Ben Bernanke, le président de la Fed, laissant entendre que les taux d'intérêt américains pourraient être augmentés, le dollar retrouvait sa tendance baissière dans les échanges électroniques. Pourtant, regardez, disent les économistes de change, l'appétit pour le dollar continue, les ventes de bons du Trésor américains (T-Bonds) ne soulèvent aucune difficulté, les taux sur les marchés américains sont bas. L'argument implicite est celui-ci : «où mettre ailleurs son argent?» disent les blogueurs. On ne remplace pas si facilement l'Amérique, première économie mondiale, place large et sécurisée. Mais le dollar baisse...


CHANGES : 1,50, vite ! Après un répit pendant le week end, l'euro est reparti en hausse face au dollar lundi dans l'attente de résultats d'entreprises cette semaine, tandis que la livre sterling touchait des plus bas depuis plusieurs mois après un rapport prédisant des taux bas en Grande-Bretagne jusqu'en 2014.
A 21H00 GMT (23H00 HEC) l'euro cotait 1,4771 dollar contre 1,4727 vendredi vers 21H00 GMT. La monnaie unique européenne progressait aussi face au yen à 132,75 yens contre 132,20 vendredi. Face à la devise nippone, le billet vert avançait un peu à 89,85 yens contre 89,77 yens vendredi. Enfin, la livre reculait face à l'euro à 93,48 pence pour un euro et face au billet vert à 1,5799 dollar.
A SAVOIR : les échanges ont été limités par la fermeture du marché japonais et du marché des changes à Chicago, et la plupart des cambistes s'attendaient à ce que la monnaie américaine recule encore davantage dans les prochains jours.
Soutenu jeudi et vendredi par les propos du président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, laissant entendre que les taux d'intérêt américains pourraient être augmentés, le dollar retrouvait sa tendance baissière dans les échanges électroniques.
"Avec peu de nouvelles aux Etats-Unis aujourd'hui, il faut regarder du côté des actions. Les marchés boursiers étant généralement en hausse, le dollar pourrait rester sous pression", a observé Nick Bennenbroek, de Wells Fargo Bank.
Soupçonnée par certains d'être maintenue à un niveau bas pour favoriser les exportations, la monnaie américaine a perdu près de 20% face à l'euro depuis le mois de mars, après avoir bénéficié de son rôle de valeur-refuge au plus fort de la crise.
"En fait, la majorité des participants sur le marché étant toujours enclins à vendre du billet vert, il faudrait soit un regain de volatilité sur le marché soit une correction du marché boursier pour enrayer la chute du dollar cette semaine", a ajouté l'analyste.
Pour les analystes de Barclays Capital, "la poursuite (du recul du dollar) dépendra cette semaine des résultats des banques -JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Citigroup, Bank of America- et de la rhétorique des banques centrales".
Les minutes de la dernière réunion de la Fed sont attendues mercredi, de même que des discours de membres de la Banque centrale européenne (BCE), alors que la saison des résultats est en train de gagner en intensité aux Etats-Unis.
La livre sterling a nettement reculé lundi et touché un plus bas depuis mars face à l'euro et depuis mai face au dollar, alors qu'un rapport du Centre for economics and business research (CEBR) a prédit des taux bas (inférieurs à 2%) jusqu'en 2014 en Grande-Bretagne et une livre pouvant tomber au dessous du niveau de l'euro.
A NOTER : les marchés réexaminent les situations des trois grandes économies, Etats-Unis, Europe, Japon et se demandent, après le geste de l’Australie, quel sera le premier à durcir sa politique monétaire? Une petite modification des taux directeurs de la Fed, la BCE ou la Banque du Japon peut entraîner des flux gigantesques de basculement des opérateurs. Aux Etats-Unis, le président de la Fed de New-York, William Dudley, a prononcé le mot «déflation» - « D » word - ce qui signifie que la banque centrale américaine pourrait conserver plus longtemps une politique «accommodante» de taux bas. Cela a suffit pour que les marchés concluent que la détention de bons du Trésor américain portera longtemps un faible intérêt (actuellement entre 0% et 0,25%, contre 0,1% au Japon et 1% en Europe). Donc guère attrayant pour détenir ainsi du billet vert…
Mais les économistes ne croient pas au dérapage du dollar. «La baisse du dollar n'est pas inquiétante», disent les analystes d’Exane BNP Paribas. En général, les pronostics des analystes techniques comme zonebourse.com sont en fait limités à une très légère baisse du billet à 1,50 dollar pour 1 euro avant qu'il ne remonte dans un an à 1,45, au fur et à mesure que la reprise économique se confirmera.

PETROLE : ascension lentement, mais surement. Les prix du pétrole étaient en baisse mardi, dans les échanges électroniques en Asie, en raison de prises de bénéfices consécutives à la hausse de la veille, selon des analystes.
Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre perdait 41 cents à 72,86 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre abandonnait 22 cents à 71,14 dollars.
A SAVOIR : les prix du brut avaient terminé en nette hausse lundi à New York, à plus de 73 dollars, dans un marché affichant son optimisme sur une amélioration de la demande en pétrole, favorisée par une possible reprise économique mondiale et par un dollar en baisse.
Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) annonce avoir relevé ses prévisions en matière de demande de pétrole pour 2010, évoquant une amélioration des perspectives économiques mondiales.
Dans son rapport mensuel, l'AIE dit tabler désormais sur une hausse de la demande représentant 1,42 millions de barils par jour l'année prochaine, soit 150.000 de plus que lors de sa précédente estimation.
Les stocks de pétrole dans les pays de l'OCDE sont tombés à l'équivalent de 60,7 jours de consommation à fin août, contre 61,4 jours à fin septembre.
A NOTER : Un possible contrat GNL (gaz naturel liquéfié) entre Total et l'Iran pourrait être signé et portant sur une valeur de 5,1 à 5,4 milliards d'euros, selon un responsable du secteur pétrolier iranien cité lundi 12 octobre par la chaîne publique IRIB.
Reza Kasaiezadeh, directeur général de la Compagnie nationale d'exportation de gaz iranienne, a souligné que cela représenterait une diminution par rapport à un précédent contrat évalué à 12 milliards de dollars.
En juillet dernier, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, avait déclaré que les négociations entre l'Iran et le groupe pétrolier français en étaient au point mort, sans pour autant être interrompues. Un peu avant, en juin, Téhéran avait indiqué vouloir confier le développement d'un gisement gazier au chinois CNPC au détriment de Total. L'agence de presse ISNA, avait rapporté dimanche, toujours en citant Reza Kasaiezedah, que la compagnie nationale iranienne, CNPC et Total allaient bientôt se rencontrer pour évoquer le développement d'un champ gazier. "Total a annoncé sa disponibilité pour rejoindre les Chinois dans la partie en amont de la phase 11 de South Pars", a déclaré Reza Kassaïzadeh, selon le site de la télévision d'Etat.
L'Iran dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz mais l'essentiel de sa production est consacré à sa consommation intérieure. Le champ gazier offshore de South-Pars recèle environ 14.000 milliards de m3 de gaz, soit environ 8% des réserves mondiales.
Les investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures sont limités en raison des sanctions frappant le pays.


Source :
http://conjoncture.blogs.challenges.fr/archive/2009/10/13/le-dollar-bientot-a-1-50-contre-euro.html
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MessageSujet: le dollar toujours sous pression   13/10/2009, 08:59

mardi 13 octobre 8h36


le dollar toujours sous pression


La parité euro/dollar reste perchée proche des 1,48 entre banques ce mardi matin, à 1,4785 dans un marché qui reste fébrile en attendant la vague de publications des trimestriels (T3) des groupes US. Rappelons que la pression s'était renforcée sur le billet vert la semaine dernière après les rumeurs d'abandon de la devise américaine comme monnaie de référence sur le marché pétrolier et depuis que la Banque centrale australienne a relevé ses taux, mardi dernier, devenant le premier pays du G20 à agir en ce sens depuis le début de la crise...

Le président de la Fed, Ben Bernanke, avait calmé le jeu de son côté en indiquant que la banque centrale US était prête à relever ses taux quand les perspectives économiques se seraient "suffisamment redressées". Ce qui ne semble pas encore être le cas, puisque Bernanke a ajouté qu'il s'attendait à "mener une politique monétaire accommodante pendant une longue durée". "A un moment donné, toutefois, quand la reprise économique se confirmera, nous devrons resserrer notre politique monétaire pour prévenir l'émergence d'un problème d'inflation" avait précisé Bernanke...


Source :
http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news.hts%3Fmenu%3Dnews_actualites&idnews=FPS091013_20353132&numligne=0&date=091013
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MessageSujet: Le dollar va-t-il se crasher?   13/10/2009, 09:59

mardi 13 octobre 2009


Le dollar va-t-il se crasher?

Les économistes n'y croient pas. Mais il leur est déjà arrivé de se tromper...


Grosses ventes de dollars la semaine passée sur les marchés de change. Et grosse inquiétude corrélative: la monnaie américaine peut-elle glisser puis, les opérateurs spéculant toujours dès lors qu'ils perçoivent un mouvement, peut-elle décrocher et filer vers l'abîme?

Répondons d'entrée: il y a très peu de chances mais ce n'est pas impossible quand même. Très peu de chance parce que les grandes autorités monétaires ont dit qu'elles souhaitent une stabilité des monnaies. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), pour la première fois, a élévé le ton: les banques centrales ne resteront pas inactives. Très peu de chances, surtout, parce que 65% des réserves mondiales de change sont en dollars (contre 25% en euros et 3% en yens) et qu'une chute du billet vert appauvrirait beaucoup de monde à commencer par la Chine.

La Banque de Chine détient 2 000 milliards de dollars, une dévaluation de 10% coûterait à Pékin 200 milliards de dollars: une paille de riz! Encourager le recul de la monnaie américaine n'est donc pas du tout dans l'intention chinoise. La stratégie de Pékin, autant qu'on puisse la deviner, est plutôt de laisser le yuan glisser avec le dollar dans une chute lente (la réévaluation du yuan a été stoppée depuis juillet) mais en parallèle de diversifier progressivement ses réserves. Cela prendra un peu de temps mais on a observé en lisant les statistiques du FMI (Fonds monétaire international) qu'au deuxième trimestre les banques centrales du monde entier ont accumulé 100 milliards de réserves supplémentaires dont 40% seulement en dollars et 50% en euros. En clair, c'est parti! La Chine accumule sûrement beaucoup d'euros et délaisse le billet vert.

Côté américain, le discours officiel de la Maison-Blanche est de moins en moins crédible. Selon tous les communiqués et ce depuis 14 ans: le gouvernement américain est «pour un dollar fort». Larry Summers, conseiller économique et Tim Geithner, le secrétaire au Trésor d'Obama, l'ont encore répété il y a quelques jours. Ce discours a toutes les raisons d'être mis en doute. Les pressions des industriels sont fortes pour que l'administration «laisse filer» si elle veut parvenir à réaliser le souhait présidentiel de «réindustrialiser» l'Amérique, de favoriser sa compétitivité et rétablir un équilibre commercial.

Dans les mois qui viennent, la question est simple: ce mouvement qu'on peut appeler «la baisse orchestrée du dollar» est-il contrôlable par les Chinois et les Américains? Bien entendu, le G20 de Pittsburgh s'est bien gardé de discuter de ce sujet brûlant mais il aurait dû plutôt que de le laisser au G2, Washington-Pékin.

Les raisons qui plaident pour une baisse du dollar sont bien connues depuis dix ans. Elles sont lourdes. Les Etats-Unis continuent d'importer massivement de l'épargne mondiale ce qui affaiblit leur monnaie. Auparavant, c'étaient les ménages qui s'endettaient, aujourd'hui, avec la crise, c'est l'Etat fédéral: le déficit budgétaire va frôler les 1 500 milliards de dollars cette année (soit 9,9% du PIB contre 3,2% en 2008). Quant au déficit commercial, il s'est réduit mais uniquement à cause de la baisse du prix du pétrole. La crise n'a rien résolu sur ces déséquilibres structurels. Depuis début mars, le dollar a perdu 12% face à un panier des principales devises.

Cette faiblesse met le billet vert en position de décrochage permanent. Il en suffit de peu. Le mouvement s'est accéléré la semaine passée parce que la Banque centrale d'Australie a relevé ses taux par surprise, ce qui a fait comprendre aux marchés que la reprise n'avait pas partout la même intensité et que les politiques monétaires allaient se désynchroniser. Les petits pays, ceux qui sont les plus sensibles à l'inflation, changent de direction et décident d'abandonner les politiques «accommodantes» (favorables à la reprise). Ils remontent leurs taux. Première conséquence: les marchés vont pouvoir s'amuser à nouveau, emprunter là où les taux sont faibles pour placer là où ils sont supérieurs. C'est le «carry trade», il est reparti comme avant crise.

Deuxième conséquence: les marchés réexaminent les situations des trois grandes économies, Etats-Unis, Europe, Japon. Quel sera le premier à durcir sa politique monétaire? Une petite modification des taux directeurs de la Fed, la BCE ou la Banque du Japon peut entraîner des flux gigantesques de basculement des opérateurs. Or, Aux Etats-Unis, le président de la Fed de New-York, William Dudley, a prononcé le mot «déflation» ce qui signifie que la banque centrale américaine pourrait conserver plus longtemps une politique «accommodante» de taux bas. Cela a suffit pour que les marchés concluent que la détention de Bonds du Trésor américain portera longtemps un faible intérêt (actuellement entre 0% et 0,25%, contre 0,1% au Japon et 1% en Europe).

Alors à quand le dérapage du dollar? Les économistes n'y croient pas. «La baisse du dollar n'est pas inquiétante», écrit Exane BNP Paribas. En général, les pronostics sont une très légère baisse du billet (à 1,50 dollar pour 1 euro) avant qu'il ne remonte dans un an (à 1,45), au fur et à mesure que la reprise se solidifiera. Regardez, disent les économistes de change, l'appétit pour le dollar continue, les ventes de T-Bonds ne soulèvent aucune difficulté, les taux sur les marchés américains sont bas. L'argument implicite est celui-ci: «où mettre ailleurs son argent?» On ne remplace pas si facilement l'Amérique, première économie mondiale, place large et sécurisée. C'est vrai.

Et pourtant le dollar baisse...

Eric Le Boucher


Source :
http://www.slate.fr/story/11565/dollar-crasher-euro-monnaies-trichet
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MessageSujet: Nouveau record historique de l'or en réaction à la faiblesse du dollar   13/10/2009, 13:28

mardi 13 octobre 2009 12h16


Nouveau record historique de l'or


LONDRES (Reuters) - L'or a atteint un nouveau record historique mardi, au-dessus de 1.066 dollars l'once.

Le cours de l'or grimpe ces temps-ci en réaction à la faiblesse du dollar contre l'euro, qui augmente l'intérêt du métal fin comme actif alternatif.

Des analystes remarquent aussi que l'amélioration de la demande physique en or, après une année morose en raison de la crise mondiale, soutiennent les cours. Le récent renchérissement du pétrole renforce cette tendance.

L'once d'or s'est traité jusqu'à 1.066,70 dollars pour le contrat à échéance en décembre coté sur le Comex, avant de revenir autour de $1.064,50 vers 10h00 GMT.

Au fixing du matin à Londres, l'or était à 1.064,50 dollars l'once, nouveau record historique, après $1.055,25 en fin de séance lundi à New York.

Version française Dominique Rodriguez


Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59C07920091013
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MessageSujet: Le pétrole en hausse en réaction à la faiblesse du dollar.   13/10/2009, 15:00

mardi 13 octobre 2009 14h36


Le pétrole en hausse, soutenu par le dollar et les actions


par David Sheppard

LONDRES (Reuters) - Le pétrole est en hausse pour la quatrième séance consécutive, à plus de 74 dollars le baril, toujours soutenu par un certain optimisme quant à l'allure de la reprise économique et par la faiblesse du dollar.

Le contrat novembre sur le brut léger américain prenait 0,96 cent à 74,23 dollars vers 11h30 GMT après avoir clôturé lundi à un plus haut de sept semaines à 73,27 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord gagnait à la même heure, 1,06 dollar à 72,42 dollars.

Avec la publication cette semaine des résultats de certaines des plus grandes entreprises américaines, le pétrole suivra sans doute à nouveau l'évolution de Wall Street où une ouverture étale est attendue, les futures d'indices étant quasiment inchangés après la parution des résultats de Johnson & Johnson.

Autre élément de soutien, le rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui prévoit une demande de pétrole de l'Opep plus forte que prévu l'an prochain.

"Nous révisons à la hausse notre fourchette de prévisions pour le pétrole entre 70 et 80 dollars pour le reste de l'année, contre 65 à 75 dollars (auparavant)", a dit Sumisho Sano de SCM Securities à Tokyo.

"Le sentiment du marché est modérément positif et bien que les fondamentaux ne justifient pas nécessairement des cours plus élevés, la tendance faible du dollar a été un gros facteur de soutien. Des températures froides aux États-Unis ont également fortement soutenu les prix".

La demande de fioul domestique aux USA sera plus élevée cette semaine que la normale, alors que la première vague saisonnière de froid touche le nord-est et le Midwest, a fait savoir lundi le National Weather Service américain.

Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59C0E920091013
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MessageSujet: Jean-Paul Fitoussi : "Le dollar risque de se déprécier encore par rapport à l'euro"   13/10/2009, 19:34

mardi 13 octobre 18h24


Jean-Paul Fitoussi : "Le dollar risque de se déprécier encore par rapport à l'euro"


Karim : Est-ce le dollar qui est faible ou l'euro qui est vraiment fort ?

Jean-Paul Fitoussi : Je n'aime pas les notions de faible ou de fort pour caractériser une monnaie. Comme un taux de change est un rapport entre deux monnaies, par définition, si l'une est jugée trop basse, l'autre est jugée trop haute. En l'espèce, de quoi s'agit-il ? Il s'agit d'une correction de déséquilibres globaux que la crise financière a mis en évidence, à savoir le déficit énorme des échanges extérieurs des Etats-Unis. Il faut cependant souligner que ce déficit a coexisté avec des valeurs relativement élevées ou relativement basses du dollar.

De sorte que pour expliquer cette "faiblesse" du dollar, il faut se référer à un élément supplémentaire. Et cet élément, c'est la vigueur du plan de soutien américain à son économie. Si l'on a l'impression que tout cela fait que l'euro est "fort", c'est tout simplement parce que l'euro, n'ayant pas de stratégie propre, subit les stratégies de change conduites dans les autres pays. Les Etats-Unis souhaitent réduire leur défict extérieur, les Chinois et autres pays asiatiques ne souhaitent pas voir leur monnaie s'apprécier par rapport au dollar, ce qui fait de l'euro la seule monnaie à capacité d'appréciation s'il n'y a pas de stratégie des autorités européennes pour l'éviter.

Rachid : Comment expliquer l'attractivité de la dette des Etats-Unis malgré l'état désastreux de leurs finances publiques ?

Jean-Paul Fitoussi : Cet état désastreux s'explique par la vigueur du plan de relance américain. Je ne le qualifierais donc pas de désastreux. D'autre part, la politique américaine a acquis une certaine crédibilité. Le dollar est encore la principale monnaie de réserve du monde. De surcroît, si les Asiatiques soutiennent leur monnaie, c'est-à-dire qu'ils évitent son appréciation, ils ne peuvent le faire qu'en achetant des bons du Trésor américain.

KiKiTiTi : Si le dollar perd un jour son statut de monnaie universelle, quelles seront les alternatives : un panier de monnaies disparates, un retour à l'étalon d'or ?

Jean-Paul Fitoussi : Le dollar n'est pas une monnaie universelle, c'est la principale monnaie de réserve. Et c'est cela qui explique en partie la situation dans laquelle se trouvent les Etats-Unis. Le paradoxe avait été identifié dans les années 1950, déjà, par un économiste qui s'appelait Robert Triffin. Dès le moment où il existe une monnaie internationale de réserve, il faut que le pays qui l'émet en crée suffisamment pour alimenter les besoins en liquidités du monde. Et cela implique quasi mécaniquement qu'il soit en permanence en déficit. Mais en même temps, et c'est le paradoxe, il faut que ce déficit n'atteigne pas la crédibilité de sa monnaie, ne fasse pas perdre confiance dans le dollar. Mais on voit bien que l'un implique l'autre.

Il se trouve que la dépréciation actuelle du dollar sert les intérêts américains. Il faut enfin souligner qu'elle n'est pas d'une telle ampleur que la menace d'un effondrement soit devenue plus probable qu'avant la crise.

Je rappelle que l'euro avait déjà atteint une valeur proche par rapport au dollar avant la crise.

Karim : Comment les Etats-Unis, pour rester compétitifs, parviendront-ils à convaincre les Chinois de réévaluer le yuan ?

Jean-Paul Fitoussi : Ces choses ne se décrètent pas. Les Chinois réévalueront le yuan lorsque cela sera de l'intérêt général du pays, lorsque, d'une part, la demande intérieure chinoise sera devenue plus dynamique, et, d'autre part, les réserves en devises détenues par la Chine seront davantage diversifiées. Parce qu'apprécier le yuan aujourd'hui par rapport au dollar serait pour la Chine perdre une part importante de la valeur de ses réserves. Les choses ne sont donc pas mécaniques. Ce que l'on sait, c'est que le consommateur américain ne pourra pas rester pour l'éternité le consommateur en dernier ressort. C'est-à-dire celui qui accepte que le déficit américain reste au niveau où il est aujourd'hui.

Ce qui signifie aussi qu'il faut que d'autres pays pratiquent des politiques expansionnistes, et notamment l'Europe, mais aussi la Chine. Quand je dis "mais aussi la Chine", c'est parce que c'est un tout petit pays relativement à l'Europe, en termes de valeur de son PIB. J'oubliais le Japon, qui est un pays important. Car on sait très bien que dans l'économie mondiale, dire qu'un pays est en déficit, c'est dire que d'autres pays sont en excédent. En tout cas tant qu'il n'y aura pas de commerce vis-à-vis des autres planètes du système solaire. Donc le problème du déficit américain est un problème global.

Etienne : Si le dollar perd son statut, ce qui est sans doute probable, est-ce que les institutions mondiales, l'ensemble des nations, vont commencer à réfléchir sur une monnaie unique mondiale, une devise universelle ?

Jean-Paul Fitoussi : Une monnaie mondiale unique, non, mais une monnaie de réserve unique, oui. Monnaie mondiale unique signifierait un euro universel. Une monnaie de réserve unique est une monnaie que les banques centrales détiennent parmi les autres monnaies qu'elles détiennent. Or cette monnaie existe, ce sont les droits de tirage spéciaux du FMI. Il suffit que l'on fasse croître ces droits de tirage spéciaux selon les besoins du monde en liquidités pour régler le problème.

Car le fait, pour une nation comme les Etats-Unis, d'émettre la monnaie de réserve n'est pas nécessairement favorable, n'est pas nécessairement un avantage. En effet, cela oblige les Etats-Unis à être en déficit et de créer de la monnaie dont il savent qu'elle sera thésaurisée, qu'elle sera conservée dans les cassettes des banques centrales, notamment chinoise, et qu'elle ne servira pas à alimenter en retour des transactions. Ce ne sont pas ces dollars, qui finissent dans les réserves des autres pays, qui vont alimenter une demande vis-à-vis des productions américaines. Et aujourd'hui, les Etats-Unis comprennent beaucoup mieux l'inconvénient inhérent à leur statut d'émetteur de la monnaie de réserve. Aujourd'hui, le monde comprend mieux que la généralisation de l'usage des droits de tirage spéciaux représente un bien meilleur outil de gestion de la stabilité du monde.

Hibou : A mon avis, pour éponger la dette abyssale des Etats-Unis vis-à-vis des autres pays, un moyen très efficace pour les Américains serait de provoquer une forte inflation. Existe-t-il alors une probabilité significative de voir le dollar devenir une monnaie de singe et, dans ce cas, quels seraient les risques pour nous de la zone euro ?

Jean-Paul Fitoussi : Si la monnaie américaine devient une monnaie de singe, on ne voit pas pourquoi les autres pays la détiendraient. Et de facto, le dollar ne serait plus une monnaie de réserve. Quant à l'inflation provoquée par les Etats-Unis : dans les circonstances actuelles, il se peut que même s'ils le souhaitaient, ils n'y parviendraient pas. Car il existe une menace sérieuse, plus qu'on ne le dit généralement, de déflation aux Etats-Unis. Certes, une forte dépréciation du dollar pourrait permettre d'éviter cette déflation et réduirait l'attractivité du dollar comme monnaie de réserve. Pour autant, l'euro deviendrait-il la monnaie de réserve ?

La philosophie européenne semble s'y opposer. Je disais que si une nation émet une monnaie de réserve, il faut qu'elle accepte d'être en déficit extérieur structurel. Or le déficit extérieur n'a absolument pas bonne réputation en Europe. On ne voit pas l'Europe souhaiter vraiment que l'euro devienne la monnaie de réserve. C'est la raison pour laquelle je pensais qu'il fallait en créer une de toute pièce. Et comme son embryon existe, les droits de tirage spéciaux du FMI, il faudrait l'utiliser.

EL : Faut-il investir dans l'or rapidement ? Le dollar sera mort avant fin 2009, est-ce que l'or sera une transition ? Ou sera-t-il dévalué ?

Jean-Paul Fitoussi : Je ne fais aucune prévision sur les taux de change depuis que je suis économiste. Il me semble que toutes les prévisions qui avaient été faites se sont révélées erronées, sauf sur de très courtes périodes. Et aujourd'hui, on n'a jamais été aussi incertain de l'avenir depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale. Mais si reprise il y a aux Etats-Unis, si reprise il y a en Europe, très probablement le prix de l'or baisserait. Car ce qui explique l'augmentation du prix de l'or, c'est aussi le manque d'opportunités d'investir.

Michelr : Les spécialistes savent que le dollar vit sans doute sa dernière année. Quand donc va arriver l'amero ?

Jean-Paul Fitoussi : Peut-être qu'à long terme il y aurait une monnaie du continent américain comme il y a presque partout l'euro sur le continent européen. Je ne crois pas voir ce moment arriver de mon vivant. Et je ne crois pas nécessairement que le monde irait mieux s'il n'y avait que trois ou quatre monnaies d'entités très riches. Car il y aurait toujours le même dilemme : qui émet la monnaie de réserve ? Mais il me semble que le moment optimal est arrivé pour mettre en œuvre ce que l'on souhaitait mettre en oeuvre dès la fin de la seconde guerre mondiale. Je rappelle qu'alors Keynes souhaitait que l'on créât une monnaie de réserve internationale. Or aujourd'hui, on voit qu'il y a des inconvénients majeurs à conserver le système actuel. Pour tout le monde, les Américains comme les autres. Et on constate qu'en même temps, on a les prémices d'une monnaie de réserve. Dont d'ailleurs le G20, à sa réunion de printemps, a souhaité que l'on en augmente la quantité. Pourquoi ne pas continuer dans cette voie ?

Fantomas : Va-t-on assister à la création par les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) d'une monnaie de réserve commune pouvant concurrencer le dollar ?

Jean-Paul Fitoussi : La concurrence entre monnaies n'est pas nécessairement une bonne stratégie. On voit mal comment il pourrait y avoir une monnaie commune entre le Brésil et la Russie. Il faut qu'il y ait une certaine proximité géographique pour légitimer une monnaie unique qui serve en même temps de monnaie de réserve et de transaction. Donc on pourrait très bien imaginer une monnaie du Mercosur, et la Chine et l'Inde représentent à eux seuls des continents et n'ont pas besoin d'alliés géographiques pour créer une monnaie. Leur monnaie a vocation à voir sa puissance augmenter au fur et à mesure de leur développement. Lorsque l'Inde aura rattrapé disons la moitié du niveau de vie européen, la monnaie indienne sera la monnaie d'une population de deux milliards d'habitants. L'euro ne serait alors que la monnaie d'une population de 500 millions d'habitants, dans la meilleure des hypothèses.

SixX : Pourquoi nous n'avons rien entendu lors du G20 à propos du dollar ? Est-ce un sujet tabou ?

Jean-Paul Fitoussi : Le problème est que la crise est globale. Et qu'en principe, dans une crise globale, l'action sur les taux de change équivaut à une action non coopérative, pour ne pas dire une forme atténuée de protectionnisme. Une crise globale exige des réponses globales, et plus ces réponses sont brouillées par des variations erratiques des taux de change, moins elles sont efficaces et plus elles risquent de conduire à une guerre commerciale. Voilà pourquoi il n'est pas souhaitable de mettre la valeur d'une monnaie à l'ordre du jour d'une conférence internationale. En revanche, il est essentiel de mettre à cet ordre du jour la création d'une monnaie de réserve internationale. C'est une tout autre problématique.

Youpi : Peut-on réellement décider d'une monnaie de réserve ? Si les banques centrales vendent leurs dollars et achètent des euros, la monnaie européenne deviendra de facto monnaie de réserve, même si l'Europe s'y oppose, non ?

Bien sûr, mais encore faut-il, pour qu'une monnaie soit une monnaie de réserve, qu'elle soit émise en quantité suffisante. Pourquoi le mark n'est-il jamais devenu une monnaie de réserve ? Précisément parce que l'Allemagne souhaitait être un pays à excédent extérieur. Donc elle n'émettait pas une quantité suffisante de marks. Si les banques centrales souhaitent détenir beaucoup plus d'euros et que l'euro n'était pas émis en plus grande quantité, alors le taux de change de l'euro exploserait. Ce qui découragerait les banques centrales extérieures à la zone euro et serait pour la zone euro une victoire à la Pyrrhus.

Houba : Quel avenir à court, moyen et long terme voyez-vous pour le dollar ?

Jean-Paul Fitoussi : Le dollar risque de se déprécier encore par rapport à l'euro dans le court terme. Donc il faut espérer que la croissance chinoise et indienne soit suffisamment forte pour tenir le choc. En même temps, il faut espérer que la zone euro ait une politique suffisamment expansionniste pour atténuer l'inconvénient de l'appréciation de sa monnaie.


Source :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/13/jean-paul-fitoussi-le-dollar-risque-de-se-deprecier-encore-par-rapport-a-l-euro_1253578_3234.html#xtor=AL-32280184
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