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 Chronique de la fin annoncée du dollar.

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MessageSujet: Le dollar au plus bas depuis 14 mois !   13/10/2009, 21:49

mardi 13 octobre 2009 21h04


Les cours du pétrole finissent en hausse avec l'Opep...


NEW YORK (Reuters) - Le pétrole a terminé en hausse mardi sur le marché new-yorkais, progressant ainsi pour sa quatrième séance consécutive, porté par le recul du dollar et la révision à la hausse par l'Opep de ses prévisions de demande pour 2010.

Le contrat novembre sur le brut léger américain a fini sur une progression de 88 cents, soit 1,2%, à 74,15 dollars le baril, après avoir oscillé entre 72,83 et 74,47 dollars, un plus haut en séance depuis le pic de l'année 2009 de 75 dollars atteint le 25 août.

Au même moment, l'échéance novembre sur le Brent prenait 105 cents (+1,47%) à 72,41 dollars.

La demande pour le brut extrait par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui produit un tiers du brut consommé, devrait s'inscrire à 28,39 millions de barils par jour (bpj) en 2010, 300.000 de plus que ce qu'elle prévoyait dans ses dernières prévisions.

"L'économie mondiale semble désormais entrer dans une nouvelle phase, passant d'une phase où il fallait contenir la crise à une période de reprise", explique l'Opep dans son rapport.

De son côté, le dollar a touché un plus bas de 14 mois face à l'euro et un panier de monnaies, le repli du billet vert, monnaie d'échange du marché de l'or noir, donnant toujours un coup de pouce aux cours du brut.

Robert Gibbons, version française Benoit Van Overstraeten


Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59C0WR20091013
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MessageSujet: Corrélation Or-Dollar   14/10/2009, 12:14

mercredi 14 octobre 2009



Nouveau record historique de l'or, baisse du dollar


LONDRES — L'once d'or a touché un nouveau record historique à 1.070,80 dollars mercredi matin, sur le marché au comptant de Londres, dopée par une nouvelle glissade du billet vert, qui aimantait les spéculateurs vers les matières premières libellées en dollars.

"L'afflux d'investissements (spéculatifs) continue à doper les prix des matières premières. L'or a touché 1.070 dollars et le pétrole s'échange à plus de 75 dollars", a commenté James Moore, analyste du cabinet Bulliondesk.

La poussée des prix des matières premières est essentiellement dictée par la faiblesse du dollar, tombé mercredi à 1,49 dollar pour un euro, son niveau le plus faible en 14 mois.

"Avec une activité record des spéculateurs sur le marché du Comex, les prix de l'or sont particulièrement sensibles aux mouvements des devises", précise

Natalia Naqvi, analyste chez Barclays Capital, rappelant que la demande des investisseurs (par opposition aux acheteurs industriels et aux bijoutiers, ndlr) prend une importance croissante sur le marché de l'or.

Ces investissement se font de manière privilégiée par le biais des ETPs (Exchange-traded products), des fonds cotés en Bourse et adossés à une réserve d'or.

"Les participations détenues par les 16 principaux fonds ETPs ont atteint un niveau record de 1.758,7 tonnes hier (lundi)", précisait-elle.


Source :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gb3javu8NP4A8OwfGKks1RdJiZNg
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MessageSujet: Nouveaux records historique quasi quotidien pour l'or.   14/10/2009, 12:17

mercredi 14 octobre 2009 10h59


La chute du dollar pousse l'euro, l'or et le pétrole à de nouveaux plus hauts.


Avec un billet vert tombé à 1,49 dollar pour 1 euro, les matières premières, or et pétrole en tête, profitent de l'intérêt spéculatif des investisseurs.

La glissade du dollar se poursuit et avec elle la spéculation sur les matières premières. Ce mercredi, l'once d'or a ainsi touché un nouveau record historique à 1.070,80 dollars, après avoir déjà atteint un plus haut la veille.

La poussée des prix des matières premières est essentiellement dictée par la faiblesse du billet vert, tombé à 1,49 dollar pour un euro, son niveau le plus faible en quatorze mois. Considéré comme une valeur refuge en temps de crise, le dollar est désormais délaissé par les cambistes au profit de devises plus risquées dans le sillage des signes de reprise économique.

Avec une monnaie américaine affaiblie, les investisseurs se ruent vers les matières premières libellées en dollars. De fait, le pétrole profite aussi de cet intérêt spéculatif. Le baril de WTI américain est revenu ce mercredi au niveau des 75 dollars, son niveau le plus élevé depuis un an. Le baril de Brent de la mer du Nord s'échange à plus de 73 dollars.

latribune.fr


Source :
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20091014trib000433172/la-chute-du-dollar-pousse-l-euro-l-or-et-le-petrole-a-de-nouveaux-plus-hauts.html
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MessageSujet: Clash des enjeux : Les causes de cette faiblesse persistante du dollar ne sont pas réellement établies.   14/10/2009, 12:24

mercredi 14 octobre 10h54


Le dollar poursuit sa chute


L’euro prolonge sa montée face au dollar mercredi à 1,490 après avoir atteint son plus haut niveau depuis quatorze mois mardi face à la monnaie américaine.

L’euro poursuivait sa montée face au dollar mercredi à 1,490, alors que les investisseurs commencent à s’inquiéter des perspectives de reprise de l’économie américaine. A 08H00 GMT (10h00 à Paris), l’euro cotait 1,490 dollar, soit un plus haut depuis l’été 2008.

Les causes de cette faiblesse persistante du dollar ne sont pas réellement établies. Alors que certains investisseurs attribuent les pertes du billet vert à une baisse de la demande en actifs refuge, d’autres accusent la faiblesse de la reprise de la première économie au monde, plus lente qu’espérée.

« Je pense que la montée de l’euro est liée au manque de confiance dans la reprise de l’économie américaine », a ainsi estimé Marito Ueda, de FX Prime. « Les derniers indicateurs américains étaient négatifs. L’emploi en particulier a du mal à repartir et a déçu les investisseurs », a-t-il ajouté.

Dans la journée de mardi, le vice-président de la banque centrale américaine Donald Kohn avait laissé entendre que rien, à ses yeux, ne justifiait pour l’instant une hausse de taux rapide aux Etats-Unis. Signe supplémentaire que l’économie américaine reste fragile, alors que l’Australie est devenu le premier pays à avoir redressé son taux directeur depuis la crise en annonçant la semaine dernière une hausse de 0,5% du taux. D’autres banques centrales pourraient lui emboiter le pas, laissant les Etats-Unis au banc des économies qui tardent à retrouver le chemin de la reprise.

Conséquence inhérente à cet état de fait : le pétrole atteint des records annuels en franchissant à la hausse les 75 dollars le baril sur les marchés asiatiques. Tout comme l’once d’or qui enchaîne les plus hauts historiques avec un pic au dessus des 1.070 dollars enregistré ce matin sur les marchés.


Source :
http://www.jdf.com/taux-devises/2009/10/14/02009-20091014ARTJDF00007-le-dollar-poursuit-sa-chute.php
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MessageSujet: Départ pour l'explosion de l'or et du pétrole ???   14/10/2009, 13:36

mercredi 14 octobre 2009 12h34


Nouveau record de l'or, le pétrole au plus haut de 2009


SINGAPOUR/TOKYO (Reuters) - L'once d'or a dépassé les 1.070 dollars mercredi, un nouveau record historique pour le métal fin, et le pétrole brut américain a franchi la barre des 75 dollars le baril pour la première fois de l'année en réaction, notamment, à la faiblesse persistante du dollar.

Le dollar est tombé à son point le plus bas depuis 14 mois contre l'euro et contre un panier de devises de référence.

Les anticipations des investisseurs, qui jugent probable le maintien de taux d'intérêt bas pendant une période prolongée, pèsent sur le dollar. L'attrait de l'or s'en trouve renforcé, tandis que l'intérêt des matières premières, dont les cours sont libellés en dollar, s'en trouve renforcé pour les investisseurs.

Les perspectives de reprise économique, avec notamment des résultats et prévisions encourageants d'Intel mardi et des chiffres meilleurs que prévus du commerce chinois mercredi, qui étayent l'idée d'un net rebond de la production dans le pays, soutiennent également cette tendance haussière des marchés des matières premières.

Les importations chinoises de cuivre ont augmenté de 23% en septembre, alors que les analystes s'attendaient à une baisse.

"Les volumes des importations (chinoises) sont beaucoup plus importants que prévu", a déclaré Li Ye, analyste chez Star Futures. "Ce pourrait être une bonne nouvelle pour le marché, plutôt faible à l'heure actuelle."

Le cours du cuivre était en hausse de 2% à 6.260 dollars la tonne dans la matinée.

L'optimisme ambiant a également un impact sur les cours du pétrole, en hausse pour la cinquième journée consécutive.

"Le caractère soutenu de la demande chinoise joue bien un rôle dans la hausse du prix du baril, mais à l'heure actuelle le dollar a clairement un effet entraînant", a cependant précisé David Moore, chargé de la stratégie commodities chez Commonwealth Bank of Australia à Sydney.

"Je pensais que le prix de l'or avait atteint un plafond, mais il est clair qu'il bénéficie encore de la faiblesse du dollar", a-t-il ajouté.

L'OR À $1.066 AU FIXING

L'or sur le marché spot s'est établi à 1.066 dollars au fixing du matin à Londres après avoir atteint un pic de 1.070,40 dans la matinée. Le lingot a gagné 21% en 2009.

"Nous sommes au dessus des 1.060 dollars, et l'étape suivante pourrait être les 1.070-1.080 dollars. Il est très difficile d'évaluer un plafond", a déclaré Adrian Koh, analyste chez Phillip Futures à Singapour.

"Tant qu'il n'y a pas de changement fort dans les fondamentaux du dollar, le billet vert va continuer à se déprécier et tout le monde va se reporter sur la valeur refuge de l'or."

Le caractère très accommodant des politiques monétaires dans le monde fait craindre un regain d'inflation aux investisseurs, ce qui accentue encore les pressions à la hausse sur l'or.

Si l'or a récemment battu des records, le métal précieux est encore loin de son record ajusté de l'inflation, que des analystes chez GFMS ont estimé à 2.079 dollars l'once.

L'or entraîne d'autres métaux dans son sillage. L'argent a dépassé mardi les 18 dollars l'once pour la première fois depuis juillet 2008. Le platine a atteint un plus haut de 13 mois jeudi à 1.0361,50 dollars.

Jennifer Tan et Chikako Mogi, version française Sonia Manueco


Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59D0DK20091014?sp=true
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MessageSujet: La zone euro paie très cher l'addition d'un dollar trop faible   14/10/2009, 16:46

mercredi 14 octobre 2009 15h59


La zone euro paie très cher l'addition d'un dollar trop faible


Jean-Claude Trichet aime à se dire "très satisfait de la politique de dollar fort suivie par les Etats-Unis". Pourtant, le président de la Banque centrale européenne (BCE) aurait encore plus de raisons de se réjouir si cette politique était une réalité, et non un fantasme.

L'extrême faiblesse du billet vert est le troisième instrument de relance pour l'économie américaine, après les mesures fiscales et monétaires. La récession serait bien plus grave aux Etats-Unis si le dollar n'était pas aussi bon marché. Réciproquement, la force de l'euro coûte très cher aux pays membres de la zone euro.

Le produit intérieur brut (PIB) américain a péniblement réussi à croître de 0,4 % en 2008. Sans une augmentation de 5,4 % des exportations et une baisse de 3,2 % des importations, il aurait au contraire reculé de 0,8 %.

Le dynamisme du commerce extérieur a perduré au premier semestre 2009, alors que les échanges mondiaux étaient littéralement en train de s'effondrer. Les importations américaines ont diminué encore plus que les exportations. Lorsque le dollar faiblit, il devient plus difficile pour les entreprises étrangères d'être compétitives sur l'énorme marché que forment les Etats-Unis.

Dans la zone euro, le mécanisme joue dans l'autre sens. Au dernier trimestre 2008, la "contribution du commerce extérieur à la croissance", c'est-à-dire le ratio calculé en rapportant le différentiel de croissance entre les exportations et les importations à la variation du PIB, a coûté un point de croissance aux économies de la zone.

C'est essentiellement parce que les performances commerciales sont mauvaises que le recul du PIB allemand sera deux fois plus accentué que celui du PIB américain cette année (5 %). Le gouvernement allemand anticipe une croissance limitée à 0,75 % en 2010, alors que les économistes annoncent une progression trois fois plus importante aux Etats-Unis.

La force de l'euro impose également un lourd tribut aux pays de la zone les plus vulnérables qui n'ont guère l'habitude de dépendre des exportations. En Espagne et en Irlande, la crise du marché immobilier condamne l'économie à exporter davantage, à remplacer certains produits importés par des produits nationaux, et à stimuler le tourisme.

Les handicaps sont lourds. L'euro est trop fort, même pour une Allemagne championne de la compétitivité. Dans des pays d'envergure moindre comme l'Espagne, l'Irlande et quelques autres, l'inflation des salaires et des prix a fait que la compétitivité a cédé du terrain face à celle de l'Allemagne. Il ne faut donc pas s'étonner de voir les prévisions indiquer que ni l'Espagne ni l'Irlande ne sortiront de la récession avant 2010. La zone euro n'a pas fini de souffrir.

Ian Campbell (Traduction de Christine Lahuec)


Source :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/14/la-zone-euro-paie-tres-cher-l-addition-d-un-dollar-trop-faible_1253818_3234.html#xtor=AL-32280184
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    15/10/2009, 09:38

Le dollar perd son statut de monnaie de réserve face à l'Euro et au Yen






La crise du dollar de Ben Bernanke a pris une nouvelle ampleur hier alors que le billet vert était relégué d'une manière choquante au second plan par l'Euro et le Yen, ces 2 monnaies pourraient s’affirmer comme les nouvelles devises de réserve auprès des banques centrales.

Selon Barclays Capital, sur les trois derniers mois, les banques ont déposé 63% de leurs nouvelles réserves en Euros et en Yen -- pas en dollar -- une inversion quasi totale de la domination du dollar dans les réserves, La part du dollar dans les nouvelles réserves auprès des banques centrales a chuté à 37% -- comparé au 66% d’il y a une décennie.

Actuellement, le dollar occupe environ 62% des réserves de devise auprès des banques centrales -- son plus bas niveau, a indiqué le Fond Monétaire International.

Bernanke pourrait entrer dans l’histoire de l'économie comme l’homme qui a tué le billet vert sur la table d'opération.

Après avoir imprimé des milliers de milliards de nouveaux dollars et de nouveaux bons, pour stimuler l'économie Américaine, le chef de la Reserve Fédérale est maintenant à la lutte contre 2 monstres bien distincts qui pourraient dévorer l'économie – l’inflation vorace d'une part, et une récession périlleuse de l'autre.

« Il est dans la pire crise jamais connue, » a déclaré Peter Schiff, président d'Euro Pacific Capital. « Je crains qu'il ne soit le Président de la Fed qui soit à l’origine d’un effondrement global. »

Les investisseurs et les banques centrales snobent le dollar car le billet vert est maintenu à un trop faible taux d'intérêt et à cause du montant important de dollars dans l'économie globale.

Ils maugréent qu'ils ont prêté aux USA des montants record pour couvrir la dette en hausse, mais sont remboursés dans une devise qui vaut 10% de moins sur les seuls trois derniers mois. Dans une décennie, elle aura baissé de presque un tiers.

Hier, le dollar a obtenu une performance mitigée, chutant légèrement Vendredi face à la Livre Britannique de $1,5801 à $1,5846, mais progressant face à l'euro de $1,4779 à $1,4709 et face au Yen de 89,85 Yens à 89,78.

Les économistes pensent que la rébellion du marché contre le dollar progressera jusqu'à ce que Bernanke commence à augmenter les taux d'intérêt d’à peu près zéro à quelques unités, et retire la pléthore de devise répandue.

« C’est un moyen de remédier à la situation, mais cela va également étouffer toute croissance économique Américaine, » a déclaré Schiff. « L'économie est habitué aux faibles taux d'intérêt et aux liquidités. »

Les économistes avertissent qu'un bond des taux d’intérêt entamera les stocks et handicapera le marché de l’immobilier déjà en crise.

« L'autre choix de Bernanke est de garder les taux à zéro, d'imprimer encore plus de billets et de vendre plus de dette, mais nous aurons alors une inflation à 3 chiffres qui pourrait détruire l'économie comme nous la savons.

« Le stimulus est ce qui est toxique -- nous nous empoisonnons et l'économie globale avec nous. »




source: http://www.alterinfo.net/Le-dollar-perd-son-statut-de-monnaie-de-reserve-face-a-l-Euro-et-au-Yen_a37973.html
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    15/10/2009, 18:27

[quote="Réveillé"]lundi 12 octobre 2009 09h21


La constatation n'est donc pas seulement verbale, elle devient réalité. L'once d'or à 1 051 dollars exprime la défiance vis-à-vis de l'étalon. Et de même que l'euro avait été une réponse à l'instabilité du dollar des années 1970 et 1980, la constitution d'une zone monétaire asiatique, encore dans les limbes, serait un autre défi.

deja l'euro en 70-80?
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    15/10/2009, 18:48

Salut NCCO,


NCCO a écrit:
deja l'euro en 70-80?


Bien sûr que non, l'analyse explique tout simplement que les dangers de l'instabilité du dollar déjà dans les années 70 a nécessité le besoin pour l'Europe de répliquer par la création inéluctable d'une monnaie pouvant faire face au dollar en cas d'affaissement total de celui-ci et sans avoir la prétention de devenir une monnaie de réserve condamnant ainsi celle-ci aux perturbations d'un déficit extérieur.
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    16/10/2009, 09:55

Réveillé a écrit:
Salut NCCO,


NCCO a écrit:
deja l'euro en 70-80?


Bien sûr que non, l'analyse explique tout simplement que les dangers de l'instabilité du dollar déjà dans les années 70 a nécessité le besoin pour l'Europe de répliquer par la création inéluctable d'une monnaie pouvant faire face au dollar en cas d'affaissement total de celui-ci et sans avoir la prétention de devenir une monnaie de réserve condamnant ainsi celle-ci aux perturbations d'un déficit extérieur.
faut peut etre aussi admettre que les petites monaies nationales pesetas, lires etc avant l euro n'etaient pas rentables pour les financiers.
ILs leur est plus facile de jongler avec une monaie unique. car si avant un placement etait fait dans une petite monaie qui ce cassait la G. l'investisseur supportait le poid de son mauvais placement.
Grace à l'europe, c'est l'europe qui prend en charge les dettes des ex mauvais pays. Les financiers n'ayant plus le risque de devoir reflechier à qui est quoi et qui fait quoi
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    16/10/2009, 09:58

NCCO a écrit:
Réveillé a écrit:
Salut NCCO,


NCCO a écrit:
deja l'euro en 70-80?


Bien sûr que non, l'analyse explique tout simplement que les dangers de l'instabilité du dollar déjà dans les années 70 a nécessité le besoin pour l'Europe de répliquer par la création inéluctable d'une monnaie pouvant faire face au dollar en cas d'affaissement total de celui-ci et sans avoir la prétention de devenir une monnaie de réserve condamnant ainsi celle-ci aux perturbations d'un déficit extérieur.
faut peut etre aussi admettre que les petites monaies nationales pesetas, lires etc avant l euro n'etaient pas rentables pour les financiers.
ILs leur est plus facile de jongler avec une monaie unique. car si avant un placement etait fait dans une petite monaie qui ce cassait la G. l'investisseur supportait le poid de son mauvais placement.
Grace à l'euro, c'est l'europe qui prend en charge les dettes des ex mauvais pays. Les financiers n'ayant plus le risque de devoir reflechier à qui est quoi et qui fait quoi

Mais d'un autre coté, si l'euro concerne une bonne partie de l'europe, l'europe y avait deja été abonnée au moyen age, une grande partie de son territoire n'avait elle pas l'ecu comme monnaie? et au temps de Jules la monnaie italienne n'etait elle pas répendue un peu partout? (trou de memoire scolaire)
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MessageSujet: La faiblesse mondiale menace la reprise mondiale.   16/10/2009, 11:45

vendredi 16 octobre 2009


La faiblesse du dollar menace la reprise mondiale

Vendredi 16 octobre dans la matinée, l'euro se situait à quelques encablures du seuil de 1,50 dollar. A 1,4967 dollar, il était à son plus haut niveau depuis quatorze mois. Et les experts le voient déjà atteindre rapidement le seuil de 1,51 dollar, voire 1,55 en raison de l'optimisme des investisseurs sur la reprise, qui les incite à prendre des risques en investissant hors des Etats-Unis.

Depuis plusieurs semaines, la planète s'alarme de la chute du dollar qui se poursuit inexorablement, entraînant l'envolée des autres monnaies. Les ministres des finances canadien et néozélandais ne cessent de rappeler leurs inquiétudes concernant la hausse de leurs propres devises. Plusieurs pays d'Asie sont intervenus, le 8 octobre, sur le marché des changes pour acheter des dollars afin de freiner la progression de leur monnaie.

Jeudi, le ministre des finances japonais, Hirohisa Fuji, a déclaré que "le travail d'un gouvernement est de stabiliser la valeur de sa monnaie", précisant que lors des derniers sommets des pays du G7 et du G20, il avait rappelé à ses homologues qu'ils devaient éviter les dévaluations compétitives.

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, s'est une nouvelle fois alarmé des effets d'une excessive volatilité des taux de changes, la qualifiant d'"ennemi" pour l'activité économique. Il a rappelé qu'il était "extrêmement important" que les autorités américaines prônent leur volonté d'avoir un dollar fort.

L'Europe s'inquiète de la vigueur de l'euro –qui a gagné 18,6 % face au dollar depuis mars. Cette bonne santé risque de handicaper l'espoir d'une reprise pour 2010. Si on est loin du record de 1,60 dollar atteint en juillet 2008, le taux de change de l'euro pondéré par les échanges commerciaux, lui, est déjà au plus haut depuis cette même date, traduisant une dégradation de la compétitivité de la zone euro en matière d'exportations au niveau mondial.

INCANTATIONS VERBALES

"Ce type d'intervention orale ne freinera pas la hausse de l'euro puisqu'il s'agit surtout de la baisse du dollar, jugent les économistes de Natixis. Et les autorités américaines ne semblent pas gênées par la dépréciation du dollar, qui leur permet de réduire leurs déséquilibres plus facilement."

Tout comme la Chine, qui a lié sa monnaie au dollar, les Etats-Unis profitent de la baisse du billet vert pour relancer leurs exportations au moment où la demande interne, moteur de la croissance, pâtit de la remontée de l'épargne.

L'Amérique se contente pour le moment d'incantations verbales, rappelant sa volonté d'avoir d'un dollar fort. Jeudi, interrogé sur la chaîne de télévision CNBC, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a même évité de répondre à une question sur l'action du gouvernement pour empêcher la baisse du billet vert. Il s'est étendu sur le fait que le dollar s'était révélé être la monnaie refuge par excellence au plus fort de la crise. "C'est quelque chose de très important" et nous "devons faire en sorte" que cela dure, a-t-il indiqué.

Dans son rapport semestriel sur les changes, le département américain du Trésor s'est aussi abstenu d'accuser la Chine de manipuler sa devise. Il souligne juste que Pékin constitue des réserves de change à un rythme qui menace les efforts de réduction des déséquilibres économiques mondiaux.

"Pour autant, la baisse du dollar n'est bonne pour personne, jugent les experts de Natixis. Les Etats-Unis n'ont en particulier pas intérêt à un dollar trop faible car ils doivent continuer à attirer les capitaux pour financer leur déficit courant. Et les pays asiatiques ne peuvent continuer à accumuler des réserves de changes indéfiniment car cela contribue à alimenter les bulles sur certaines classes d'actifs (matières premières…)."

Selon eux, la pression internationale pourrait mettre fin à la baisse du dollar. "En Europe, les milieux patronaux pourraient faire pression sur les politiques, qui agiront à leur tour. Enfin, pour stabiliser le dollar, il faudra d'abord que la Réserve fédérale mette fin à sa politique monétaire non conventionnelle, c'est-à-dire pas avant 2010."

Le financier milliardaire américain George Soros a estimé, jeudi, que la situation sur le marché des devises était "chargée de danger" et a plaidé pour une régulation mondiale sur les changes.


Cécile Prudhomme


Source :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/16/la-faiblesse-du-dollar-menace-la-reprise-mondiale_1254687_3234.html#ens_id=1216746
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MessageSujet: Une information lourde de sens qui m'a échappé hier !!!   16/10/2009, 12:05

jeudi 15 octobre 2009



Pékin et Moscou soutiennent un commerce régional sans dollars


La Russie, la Chine et les pays d'Asie centrale envisagent de se passer du dollar pour leurs échanges régionaux.

La Russie, la Chine et les pays d'Asie centrale regroupés au sein de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont le sommet annuel s'est tenu hier à Pékin, envisagent de se passer du dollar pour leurs échanges commerciaux, notamment de pétrole. Cette proposition, qui devrait faire l'objet d'une discussion plus formelle d'ici à la fin de l'année lors d'un sommet financier de l'OCS au Kazakhstan, a de quoi alimenter la rumeur récurrente d'un effort concerté des rivaux des Etats-Unis pour faire perdre au dollar son rôle dominant. Rumeur relancée récemment par un article du quotidien britannique « The Independent » (démenti par les gouvernements concernés) selon lequel les monarchies arabes, la Russie, la Chine, mais aussi la France (?!), le Brésil et le Japon conspiraient pour remplacer le dollar par un panier de monnaies, l'euro, le yen et le yuan, sur le marché du pétrole.
Portée limitée

Le projet évoqué hier à Pékin peut d'autant plus faire couler de l'encre qu'il émane d'une organisation qui essaye de s'affirmer face aux Etats-Unis sur le plan géostratégique et sécuritaire en un embryon d'Otan oriental. Mais, si cette proposition peut provoquer quelques émotions à Washington ou ailleurs, elle n'a toutefois qu'une portée très limitée. En effet, les échanges entre la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et le Kirghizstan ne représentent qu'une minuscule portion, inférieure à 0,3 %, du commerce international. D'ailleurs, même si l'ensemble des exportateurs de pétrole demandaient à ne plus être payés en billets verts, cela ne représenterait qu'une goutte d'eau comparé au montant des réserves de dollars détenues par les principaux pays de la planète, qui confèrent au billet vert son statut. En outre, facturer le pétrole en rouble ou en yuan conduirait inéluctablement à une hausse de ces devises, affaiblissant au passage la compétitivité russe ou chinoise,… ce qui ne fait certainement pas partie des plans de Pékin (mais correspond aux
demandes répétées des pays
occidentaux).
Financement d'infrastructures

Peinant à trouver sa raison d'être sur le plan économique depuis sa création en 2001 (quoique Pékin soit le deuxième fournisseur et le sixième client de Moscou tandis que la Russie est le huitième débouché des Chinois et leur cinquième fournisseur), l'OCS a aussi annoncé hier le lancement d'un fonds commun pour le financement d'infrastructures dans l'énergie (les membres de l'OCS disposent de la moitié des réserves prouvées de gaz de la planète et d'un sixième de celles de pétrole), les transports et les télécommunications. Le montant de la participation de chacun sera déterminé ultérieurement. Et, si les membres de l'OCS, où l'Iran, l'Inde et le Pakistan disposent d'un siège d'observateur, se sont dits déterminés à « approfondir la coopération mutuelle » et à « coordonner les mesures anticrise », ils n'ont divulgué aucun détail. Même la ligne de crédit de 10 milliards de dollars offerte en juin par Pékin aux pays d'Asie centrale pour les aider à surmonter la récession n'a fait l'objet d'aucune confirmation officielle.

YVES BOURDILLON, Les Echos


Source :
http://www.lesechos.fr/info/inter/020173314182-pekin-et-moscou-soutiennent-un-commerce-regional-sans-dollars.htm
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MessageSujet: Pétrole : l'abandon éventuel de la devise américaine suscite le scepticisme   16/10/2009, 19:13

vendredi 16 octobre 2009



Pétrole : l'abandon éventuel de la devise américaine suscite le scepticisme


Changer d'unité de compte permettrait aux grands pays producteurs du Moyen-Orient de stabiliser leurs revenus. Mais ce basculement apparaît impossible sur le plan géopolitique.

L'affaiblissement du billet vert a fait resurgir un vieux débat sur les marchés pétroliers. Les pays du Golfe et la Chine réfléchiraient à l'idée de ne plus facturer le pétrole en dollars et de les remplacer par un panier de devises et d'or, selon la presse anglo-saxonne. Evoquée à plusieurs reprises ces dernières années, cette idée laisse la plupart des experts sceptiques. « Les opérateurs pétroliers et les marchés financiers sont totalement indifférents à l'idée d'abandonner le dollar comme unité de compte car ils disposent des outils leur permettant de basculer facilement d'une devise vers une autre », explique le président de l'Institut Français du Pétrole, Olivier Appert.

La situation des grands pays producteurs de pétrole est différente. Leurs ventes sont réalisées en dollars mais leurs achats se font essentiellement en euros. Un changement de devise aurait donc un avantage évident pour les poids lourds de l'Opep. Il permettrait de stabiliser leurs revenus lorsque le billet vert s'affaiblit. Certains pays comme l'Iran ont d'ores et déjà libellé leurs transactions dans d'autres devises qu'en dollars.

Pour autant, un changement d'unité de compte de l'ensemble du marché n'est pas une hypothèse prise au sérieux par les spécialistes. « Il y a une dimension géopolitique dans les relations entre grands pays producteurs et consommateurs dont il faut tenir compte », explique Harry Tchilinguirian, analyste pétrolier chez BNP Paribas. « Je vois mal des pays producteurs comme l'Arabie saoudite soutenir cette approche. Ce serait considéré comme une mesure d'agression par les Etats-Unis », ajoute Olivier Appert.
Une certaine légitimité

Qui plus est, l'affaiblissement du billet vert a souvent un impact positif sur les cours du pétrole. Les gestionnaires de fonds cherchent alors à protéger la valeur de leurs actifs, en renforçant le poids des matières premières dans leur portefeuille. Au cours des derniers jours, ce phénomène a permis au baril de pétrole de franchir la barre des 75 dollars pour la première fois depuis un an. Dopé par la chute du dollar, le baril de « sweet light crude » a encore gagné hier 2,07 dollars en séance, à 77,25 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Avant de réfléchir à un changement d'unité de compte, il faut aussi relativiser le poids des pays émergents, et notamment de la Chine, sur le marché du pétrole. L'empire du Milieu achète aujourd'hui un volume de pétrole qui équivaut à un tiers de la consommation américaine. En comparaison, la « zone dollar », c'est-à-dire les Etats-Unis et les pays dont les monnaies sont indexées au dollar, représente de l'ordre de 40 % à 50 % de la consommation mondiale de pétrole selon l'IFP. De quoi donner une certaine légitimité au dollar pour rester la monnaie de référence des pétroliers.

E. G., Les Echos


Source :
http://www.lesechos.fr/info/inter/020175390446-petrole-l-abandon-eventuel-de-la-devise-americaine-suscite-le-scepticisme.htm
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MessageSujet: La faiblesse du dollar devrait peser sur la reprise européenne   17/10/2009, 15:57

samedi 17 octobre 2009



La faiblesse du dollar devrait peser sur la reprise européenne


De Sophie LAUBIE (AFP) – Il y a 5 heures

BRUXELLES — Les pays de la zone euro se retrouvent pris au piège de la baisse du dollar, qui fait les affaires de l'administration Obama mais hypothèque en Europe les chances d'une reprise économique s'annonçant déjà très faible.

La monnaie unique européenne s'est rapprochée de 1,50 dollar cette semaine. Elle a atteint jeudi 1,4968 dollar, son plus haut depuis quatorze mois face au billet vert.

Après avoir grimpé fin 2008 avec la crise grâce à son statut de valeur refuge, le dollar est retombé tout au long de cette année, permettant à l'euro de grimper d'environ 18% face au dollar depuis début mars.

Et ce mouvement a "toutes les chances de se poursuivre", selon Véronique Riches-Flores, économiste à la Société Générale.

L'affaiblissement du dollar est dû à l'optimisme des investisseurs sur la situation économique, qui les pousse à se tourner vers des monnaies plus rémunératrices, mais aussi à des raisons de fond, comme la remise en question de l'avantage de l'économie américaine, explique-t-elle.

Les responsables de la zone euro s'inquiètent de cette évolution.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a de nouveau dénoncé jeudi les effets d'une excessive volatilité des taux de changes, qu'il a qualifiée d'"ennemi" pour l'activité économique.

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker s'est dit de son côté "très heureux" d'entendre l'administration américaine répéter "qu'un dollar fort est dans l'intérêt de l'économie" des Etats-Unis.

Les Européens ne cessent d'exhorter les Américains à ne pas laisser baisser le dollar, mais sans grand effet.

Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a soigneusement évité de répondre jeudi à une journaliste lui demandant ce que son gouvernement faisait pour empêcher la baisse du billet vert sur le marché des changes.

De quoi alimenter à nouveau côté européen le soupçon que les Etats-Unis s'accomodent de la faiblesse du dollar. Elle sert en effet les intérêts économiques américains en soutenant les exportations nationales, rendues moins chères, et constitue donc un élément de reprise économique après la récession.

Pour la zone euro, l'appréciation de la monnaie unique risque en revanche de pénaliser ses exportations et d'étouffer le timide début de reprise économique.

La Commission européenne prévoit jusqu'ici une sortie de la récession au troisième trimestre dans la zone euro, mais avec des incertitudes élevées pour la suite.

Si l'appréciation de l'euro devait se poursuivre, "nous risquons tout de même (...) de ralentir la reprise économique en Europe", a déclaré M. Juncker.

Une inquiétude relayée par les économistes.

La hausse de l'euro "va avoir des conséquences néfastes sur une économie qui en est toujours aux premiers stades de la reprise", estime Daragh Maher, économiste chez Calyon.

Cette situation pèse sur les performances des pays traditionnellement les plus exportateurs, comme l'Allemagne.

Le ministre allemand de l'Economie Karl-Theodor zu Guttenberg a cependant jugé que la faiblesse du dollar face à l'euro n'était "pas un motif de préoccupation" en ce qui concerne la compétitivité des exportations allemandes.

Selon Véronique Riches-Flores, l'effet pourrait être "modéré" à court terme sur l'économie européenne car la croissance des exportations reste encore faible. Mais "à un peu plus long terme", elle "pose un gros problème", notamment pour l'Allemagne, juge-t-elle.

Seule consolation: la faiblesse du dollar diminue à court terme la facture des matières premières importées en Europe, et compense par conséquent la hausse des prix du pétrole.


Source :
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jjarsqso7tLFAM_YAB-b-y132k8Q
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MessageSujet: Il faut sauver le soldat Dollar, par Pierre-Antoine Delhommais   17/10/2009, 15:59

samedi 17 octobre 2009 14h18



Il faut sauver le soldat Dollar, par Pierre-Antoine Delhommais


La scène se passe à Moscou, au début des années 1990. Le patron de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, boit un verre au bar d'un grand hôtel avec des amis banquiers centraux et s'avise de laisser un pourboire en dollars. "Si vous aviez des deutsche marks, je préférerais", lance alors le serveur russe à un Greenspan médusé.

Vingt ans plus tard, la défiance vis-à-vis du billet vert atteint des niveaux jamais vus. Et plus seulement dans les palaces moscovites. Des réunions secrètes - pas assez secrètes, comme par hasard, pour ne pas faire la "une" des journaux - se seraient tenues pour remplacer le billet vert comme monnaie de facturation du pétrole.

Depuis des mois, aussi, des officiels chinois évoquent la nécessité de trouver une nouvelle monnaie de référence internationale. La meilleure défense est encore l'attaque. Ce pilonnage en règle est encore le meilleur moyen pour Pékin de faire oublier la sous-évaluation délibérée et monumentale (environ 40 %) du yuan.

Quant aux économistes, ils prédisent volontiers l'effondrement du billet vert, reflet de la déchéance d'une Amérique mortellement infectée par les subprimes. Châtiée pour ses excès passés, punie pour ses vices. Et surtout incapable de s'adapter à ce nouveau modèle de croissance qui voudrait que l'Américain moyen ne se déplace plus en 4 × 4 mais à vélo, épargne au lieu de consommer.

Nombreux sont ceux qui se délectent à l'avance de cette mort annoncée du billet vert, une sorte de rêve monétaire de l'antiaméricanisme - "ce socialisme des imbéciles", selon la formule de Jacques Julliard. Imbéciles et suicidaires.

Il faut sauver le soldat Dollar, d'abord parce qu'un krach du billet vert aurait pour premier effet de dévaster les économies européennes : l'euro monterait au ciel, les exportations s'effondreraient, la croissance s'écroulerait, le chômage exploserait. Il ruinerait les pays émergents, qui verraient fondre la valeur de leurs réserves de change. Pékin est à la tête de près de 2 300 milliards de dollars d'avoirs de change et on n'ose imaginer quelle serait la réaction du peuple chinois si ce pactole, amassé après des décennies d'efforts, venait à se volatiliser.

Ensuite, parce qu'il n'existe pas, aujourd'hui, d'alternative sérieuse au dollar. N'est pas monnaie de réserve, n'est pas devise dominante qui veut. Petit tour d'horizon des prétendants au trône. Le yen ? Il a laissé passer sa chance dans les années 1980, quand le Japon était en plein boom et rachetait l'Amérique. Mais l'éclatement de la bulle immobilière et boursière a stoppé net son internationalisation.

L'euro ? Les économistes Chinn et Frankel prédisent qu'il dépassera, dès 2015, le dollar dans les réserves mondiales (aujourd'hui, il n'en représente qu'un quart contre deux tiers pour le dollar). Les atouts de l'euro ? La taille de son économie et de sa population, sa stabilité politique, la crédibilité de la Banque centrale européenne (BCE). Ses handicaps ? Une croissance structurellement molle, mais aussi les réticences de la BCE à faire de l'euro une grande monnaie de réserve, de peur de perdre le contrôle de la masse monétaire. Enfin, et surtout, l'incapacité de l'Europe à exister comme grande puissance diplomatique, militaire et politique. "Les grandes puissances ont de grandes devises", a écrit un jour le Prix Nobel d'économie Robert Mundell. Mais, à l'inverse, on pourrait ajouter : pour devenir une très grande devise, il faut avoir derrière soi une très grande puissance. Ce que, à l'évidence, l'Europe n'est pas.

Le yuan ? Il a pour lui le formidable dynamisme de l'économie chinoise et le potentiel de croissance d'un pays de 1,35 milliard d'habitants. Mais il a contre lui tout le reste : sa non-convertibilité, des marchés financiers sous-développés, des contrôles de capitaux à tous les étages, et son régime politique. Après tout, mieux vaut encore subir la domination monétaire d'une démocratie affaiblie que celle d'une dictature en pleine santé. Question de goût.

Une nouvelle monnaie ancrée sur les fameux DTS - droits de tirage spéciaux - du FMI ? La Chine et la Russie encouragent cette idée - donc méfiance -, qui ferait de Dominique Strauss-Kahn le grand banquier central de la planète. Les adversaires de ce système mettent en avant sa complexité, les difficultés de pilotage et le fait qu'il ne peut y avoir de monnaie mondiale sans gouvernance mondiale.

Le retour à l'étalon-or ? Ce serait la plus raisonnable des solutions, la plus à même de procurer une stabilité au système monétaire international, mais personne n'en veut, surtout pas les gouvernements, tant elle mettrait à mal la gestion politique de la monnaie.

Alors ? Le dollar se meurt peut-être, mais vive le dollar ! Comme l'écrit l'économiste américain Benjamin Cohen, à propos de l'avenir des monnaies de réserve, " le dollar est le pire des choix, à l'exception de tous les autres". Et les Etats-Unis risquent de conserver ce "privilège exorbitant", qui agaçait tant le général de Gaullle, de disposer de la seule monnaie-monde. Privilège exorbitant, sans doute, mais aussi lié à des atouts exorbitants, ce que ne disait pas le général, tellement aveuglé par la grandeur de la France. Onze des treize lauréats du Nobel 2009 sont américains, un record. Dans les grands hôtels de Moscou, les serveurs auraient bien tort de bouder les pourboires en dollars.

Courriel : delhommais@lemonde.fr
Pierre-Antoine Delhommais



Source :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/17/il-faut-sauver-le-soldat-dollar-par-pierre-antoine-delhommais_1255282_3232.html#xtor=AL-32280184
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MessageSujet: Re: Chronique de la fin annoncée du dollar.    17/10/2009, 16:40

On voit que le Pierre-Antoine Delhommais en question travaille pour l'ImMonde...
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MessageSujet: Pétrole: Chavez ne veut plus du dollar   17/10/2009, 23:21

samedi 17 octobre 2009 21h52



Pétrole: Chavez ne veut plus du dollar


Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré samedi que plusieurs pays dont le sien, la Russie et l'Iran avaient proposé de ne plus utiliser le dollar en tant que monnaie de transaction dans le commerce du pétrole. "Nous en avons parlé à l'Opep. Le Venezuela est d'accord, et il y a d'autres pays, comme l'Iran et la Russie qui ont aussi proposé cette idée", a-t-il dit aux journalistes en marge d'un sommet en Bolivie des présidents de gauche d'Amérique latine. Dans un récent article, le quotidien londonien The Independent avait écrit que certains pays du Golfe envisageaient la création d'un panier de devises pour remplacer le dollar.


Source :
http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Petrole-Chavez-ne-veut-plus-du-dollar-143146/
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MessageSujet: Les USA vont devoir vivre selon leurs moyens, dit Geithner   18/10/2009, 13:35

dimanche 18 octobre 2009 09h28



Les USA vont devoir vivre selon leurs moyens, dit Geithner


WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis devront vivre selon leurs moyens une fois que l'économie aura redémarré pour préserver la confiance du monde dans le statut du dollar, estime le secrétaire au Trésor Timothy Geithner.

Ces commentaires surviennent alors que l'administration Obama a fait état vendredi d'un déficit budgétaire record de 1.400 milliards de dollars (940 millions d'euros) pour l'exercice fiscal clos fin septembre, triplé par rapport à celui de l'année fiscale précédente.

A 10% du produit intérieur but (PIB) il s'agit du plus gros déficit américain depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le sauvetage de l'économie et de certains des plus grands noms de la finance du pays ont pesé sur les finances publiques. La Maison blanche a prévu des déficits supérieurs à 1.000 milliards de dollars jusqu'à l'année fiscale 2011.

"Les déficits à venir sont trop élevés et le président s'est engagé à travailler avec le Congrès pour les ramener à un niveau tenable avec la reprise économique", a déclaré Timothy Geithner dans un communiqué accompagnant ces données fiscales.

Timothy Geithner et d'autres responsables politiques discuteront des perspectives économiques et budgétaires et de l'avenir de la réforme de la réglementation financière lors d'un sommet Reuters qui aura lieu du 19 au 21 octobre à Washington.

Vendredi, Timothy Geithner a déclaré que le rôle de monnaie de réserve du dollar impliquait des responsabilités particulières, dont la nécessité de contrôler l'inflation et d'assainir les finances publiques.

Par ailleurs, le conseiller économique de la Maison blanche Lawrence Summers a indiqué que les sociétés financières qui avaient contribué à précipiter la crise économique allaient devoir se plier à une supervision plus stricte de leur activité pour éviter qu'une telle situation se reproduise.

"Les établissements financiers ayant bénéficié de l'aide du gouvernement peuvent, devaient et doivent utiliser ce moment pour réfléchir à ce qu'ils peuvent faire pour leur pays, en acceptant la nécessaire régulation pour protéger le peuple américain", a déclaré Lawrence Summers devant un parterre de financiers.

"Wall Street n'a pas été une petite partie de la cause de la crise et Wall Street doit faire partie de la solution", a déclaré Summers, qui préside le Conseil économique national.

"Il n'est pas un établissement financier qui existe aujourd'hui qui ne soit pas le bénéficiaire direct ou indirect des milliers de milliards de dollars de soutien du contribuable", a-t-il déclaré.

"Cela à un rapport direct avec la nature changeante du contrat social entre le secteur financier et l'économie au sens large."

Glenn Somerville et Walter Brandimarte, version française Danielle Rouquié



Source :
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE59H01320091018?sp=true
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MessageSujet: Pour "éliminer la dépendance du dollar" : l’ALBA lance le SUCRE   18/10/2009, 23:21

dimanche 18 octobre 2009



Pour "éliminer la dépendance du dollar" : l’ALBA lance le SUCRE


Réunis à Cochabamba (Bolivie), les membres de Alliance Bolivarienne por les Amériques (ALBA) ont donné le coup d’envoi au Système Unitaire de Compensation Régionale (SUCRE), "devise virtuelle" destinée à contrer la suprématie du dollar dans la région.

L’objectif est clairement affiché dans la déclaration finale signée par les représentants d’Antigua et Barbuda, le Venezuela, Cuba, la Bolivie, la Dominique, l’Équateur, le Nicaragua, le Honduras et Saint-Vincent-et-les-Grenadines, : le SUCRE naît pour devenir un "instrument pour conquérir la souveraineté monétaire et financière, l’élimination de la dépendance du dollar US dans le commerce régional, la réduction des asymétries et la consolidation progressive d’une zone de développement partagé".


Le "photo de famille" du VII Sommet

Annoncée à plusieurs reprises, cette intégration monétaire fait écho à la création récente de la Banque du Sud dont l’un des objectifs est aussi l’obtention d’une plus grande autonomie financière du sous-continent.

C’est dans le cadre de son VIIè Sommet que l’Alliance Bolivarienne por les Amériques (ALBA) a décidé de donner le coup d’envoi au rêve qui, pour les plus optimistes, devrait donner naissance à terme à une véritable monnaie unique. Le principe du sucre - nommé ainsi en hommage au héros de l’indépendance sud-américaine Jose Antonio Sucre (1795-1830) - avait été adopté lors d’un précédent sommet de l’Alba réalisé au Venezuela.

- Dans la vidéo : l’annonce du projet lors du Sommet de Caracas (novembre 2008).





Source :
http://www.lafrancolatina.com/spip.php?article1457
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MessageSujet: Distribution de "journaux" loool.   19/10/2009, 00:54

Bonsoir ou plutôt bonjour tout le monde.

Il est 00h50 du lundi matin et le "paper boy Réveillé" vous distribue déjà les news.

Si ça c'est pas de la réactivité alors !!!

A tout de suite pour 4 à 5 articles qui viennent tout juste de tomber.
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MessageSujet: La baisse du dollar, un facteur d’inflation   19/10/2009, 00:57

lundi 19 octobre 2009


La baisse du dollar, un facteur d’inflation



Golfe Les monarchies pétrolières de la région ne devraient pas désindexer leur monnaie du billet vert en dépit de l'érosion du taux de change de ce dernier.

La baisse du dollar va alimenter l'inflation dans les monarchies pétrolières du Golfe, mais ne les conduira pas forcément à désindexer leur monnaie du billet vert, estiment des analystes.
Avec cette baisse continue, les importations d'Europe et d'Asie des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont les monnaies sont indexées sur le dollar, pèseront plus lourdement sur leurs économies. « La conséquence la plus directe d'un dollar faible sera une facture plus élevée pour les produits importés », relève Paul Gamble, directeur des recherches de la banque Saudi Jadwa Investment.

« Cela ne se traduira pas immédiatement par plus d'inflation car les liens entre les économies locales et mondiale sont suffisamment lâches pour permettre de garder l'inflation sous contrôle », a-t-il déclaré à l'AFP.
« Néanmoins, une chute persistante du dollar peut éventuellement se traduire par plus d'inflation qui sera exacerbée par la hausse des matières premières servant de valeur refuge au billet vert affaibli », a-t-il ajouté.
Depuis mars, le dollar a perdu 18 % par rapport à l'euro, et des experts prédisent un mouvement de baisse à long terme. Parallèlement, le baril de pétrole a gagné 75 % depuis qu'il avait chuté à 34 dollars début 2009.
Le Koweït est le seul pays du CCG à indexer sa monnaie sur un panier de devises qui reste toutefois dominé par le dollar, ce qui explique le recul du dinar. L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar et Oman voient leurs monnaies, totalement indexées sur le dollar, reculer davantage.
L'impact le plus visible de la baisse du dollar sera la hausse des prix des produits alimentaires dans le Golfe, a souligné Amrith Mukammala, analyste au Kuwait Financial Centre (Markaz). « Un dollar faible va augmenter les prix des importations, notamment celles des produits alimentaires », a-t-il déclaré à l'AFP.
« Le taux d'inflation est déjà en hausse dans le CCG et la tendance sera accentuée en décembre », a encore dit M. Mukammala, estimant toutefois qu'il ne sera pas aussi fort qu'en 2008 lorsqu'il avait été de deux chiffres dans cinq des six pays du Conseil, avec Bahreïn pour seule exception.
Le taux d'inflation moyen dans le CCG a été calculé à 2,9 % à fin 2009 contre 10,8 % en 2008, mais il doit grimper en 2010, soutenu par la hausse du prix du pétrole et le retour de la croissance économique.
La forte inflation des deux dernières années a relancé le débat sur l'indexation des monnaies locales sur le dollar. « On s'attend à un maintien des taux d'intérêt américains à un niveau très faible et à une relance des économies du Golfe, ce qui fera apparaître une disparité entre les taux américains et les taux dont auront besoin les économies du Golfe », a noté M. Gamble.
« Si cela s'accompagne d'une inflation rampante, stimulée par un dollar faible, le débat sur l'opportunité du maintien de l'indexation va resurgir », a-t-il dit.
Les pays du CCG ont écarté jusqu'ici une désindexation, et quatre d'entre eux se préparent à lancer une monnaie unique également indexée sur le dollar.
La Bank of America Merrill Lynch a estimé dans un récent rapport ne pas craindre une désindexation l'année prochaine du moment que la dépréciation des monnaies du Golfe sera compensée par la hausse du prix du pétrole. « Nous ne voyons pas de changement (...) et pas de rupture de lien avec le dollar », a souligné la banque dans son rapport de projection couvrant l'année 2010.



Source :
http://www.lorientlejour.com/category/%C3%89conomie/article/634935/La_baisse_du_dollar,_un_facteur_d%27inflation.html
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MessageSujet: La crise est-elle derrière nous ?   19/10/2009, 00:59

lundi 19 octobre 2009



La crise est-elle derrière nous ?


Martine LIGNIERES-CASSOU proposait au Monte-Charge à Pau une rencontre avec Jacques Le CACHEUX, universitaire à l’UPPA et Science Po Paris sur le thème : La crise est-elle derrière nous ? Beaucoup de questions soulevées, peu de solutions envisagées. La crise semble bien plutôt devant nous. A moins que cela n’en soit une nouvelle !

Jacques Le CACHEUX est un brillant pédagogue faisant des références historiques permanentes. La crise de 29, avant, pendant, après. Tout est maîtrisé. Le diagnostic de la crise actuelle est clair.

L’argent prêté par les banques à des clients non solvables aux Etats-Unis, l’absence de contrôle du système bancaire dans ce pays là depuis les années Reagan, la politique laxiste de la banque centrale américaine qui laisse volontiers filer le $. Les ingrédients étaient là. La réaction a été la bonne avec des plans de relances partout dans le monde. Plus ou moins importants selon les zones.

Le résultat : la chute a été enrayée. Le PIB ne baisse plus. En France, on parle même d’augmentation de 0,2 ou 0,3% ce qui, ajoute Jacques Le CACHEUX, est toujours zéro... "On a arrêté de tomber mais nous ne remontons pas pour autant".

Il faut s’attendre dans les années qui viennent à une augmentation du chômage, une baisse de nos exportations avec la valeur de l’euro qui monte.

Non, la reprise n’est pas là malgré les médias qui parlent d’éclaircies. "Quand on voit une éclaircie au bout du tunnel, méfions-nous qu’il ne s’agit pas d’un train qui arrive dans l’autre sens !".

Les sommets de Londres et de Pittsburgh ont accouché de belles déclarations mais rien n’a été réellement fait pour faire reculer la place grandissante du règne du profit par rapport à celle décroissante des salaires. Seuls les paradis fiscaux et, encore de façon homéopathiques, ont été "traités".

La Banque Centrale Européenne a montré ses limites en ne réagissant que trop tard en baissant les taux d’intérêts (octobre 2008). En juillet, elle les augmentait alors que tout le monde savait... L’euro qui pourrait être une arme forte à la disposition de l’Europe reste monnaie régionale. Le règne du dollar est toujours le même. Qui veut y toucher quand on sait l’importance des réserves de la Chine ou des Pays du Golfe en dollar ?

Mise en cause de l’Europe à nouveau faîte a propos du manque de coordination des politiques budgétaires.

On sent bien que pour l’économiste, l’absence de pouvoir national sur les évènements en cours pose problème. La "formidable" interdépendance des nations est telle que nous dépendons tous d’un même système planétaire qui provoque un nivellement des salaires vers le bas par la concurrence des pays émergents et comme personne ne remet en cause le libéralisme ambiant.

Bref le diagnostique n’est pas rassurant.

Alors les solutions. D’abord, il convient de mieux contrôler les risques en recréant des pare-feux dans le système bancaire pour éviter les effets dominos de l’automne 2008. Il s’agit de rendre les banques autonomes les unes des autres.

Si dans les années 60, la croissance profitait au plus grand nombre, ce n’est plus le cas depuis de longues années ; la part de du profit devenant toujours plus importante dans le système au dépens des salaires. Il y a lieu de corriger cela. Jacques le CACHEUX nous dira pas comment. Au plus, il nous parlera d’une "planification indicative à la française" pour réorienter le partage profit-salaire. Il finira par lâcher que, si la piste européenne n’est pas très encourageante, c’est bien de ce côté là qu’il faut pourtant chercher.

Quand au déficit budgétaire, s’il parait "énorme", il est pas "si grave". Il représentera 85% du PIB en fin 2010 et 8% du budget. Les japonais sont à 220% du PIB. Alors... le monde a besoin de pouvoir placer dans les bons du trésor "sécurisants" des états. Raymond BARRE, le père la Rigueur, aurait probablement réagit fermement à cette affirmation. En tout cas, la lutte contre le déficit public ne semble pas prioritaire. Ce qu’il l’est, c’est plutôt de retrouver de nouveaux axes de croissance et ce sera la "conversion carbone" ou "conversion verte".

Il s’agit de réinventer un mode de croissance où la production de carbone sera systématiquement chassée. Si l’on ne fait pas cela, la planète terre ne voudra plus de nous. La lutte contre les effets de serre doit procurer les relais de croissance.

Remplacer l’énergie fossile par d’autre énergies (les vertes), favoriser par l’impôt et les taxes tout ce qui va dans ce sens. Détruire les bâtiments publics, privés producteurs de carbone, les remplacer par des bâtiments "verts". Modifier tous les moyens de transports pour les passer du fossile au vert etc... Repenser nos façons de consommer. A t-on réellement besoin de manger des fraises en décembre ?

Une "guerre" à lancer contre les émissions avec des aides extrêmement incitatives pour aller dans ce sens et des pénalisations au moins aussi importantes pour ceux qui continent à produire du carbone. La taxe carbone est un premier pas dans ce sens.

Cela dit, on sens bien que si l’idée est là, d’ici à la réalisation, il y a un long chemin et l’humanité pourra t-elle attendre face aux enjeux climatiques ?

De la conférence de Copenhague sur le développement durable, il sortira de belles déclarations généreuses et rien ne sera fait.

Pire, alors qu’invariablement le prix du pétrole va repartir à la hausse, cette source d’énergie va se trouver remplacée par une autre particulièrement bien répandue sur la planète : le charbon ; énergie très polluante qui va faire grimper les émission carbone à toute vitesse.

La conférence s’achève par la demande de Martine LIGNIERES-CASSOU faîte à Jacques le CACHEUX de revenir pour parler, cette fois là, de "croissance verte" et de "conversion carbone".

Pour le public, cette rencontre a soulevé beaucoup de questions et peu de pistes. Un sentiment que la mondialisation fait que notre avenir n’est plus particulièrement entre nos mains.

La lueur d’espoir. Au fur et à mesure que les coûts de transports vont gripper. La donne va changer, les productions vont être relocaliséees. L’interdépendance des économies va baisser. Notre avenir repassera, peut-être, alors plus entre nos mains...

- par Bernard BOUTIN



Source :
http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=2987


Dernière édition par Réveillé le 19/10/2009, 01:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Evolution du cours du pétrole, du dollar et problématique du financement de l’économie algérienne (IV)   19/10/2009, 01:01

lundi 19 octobre 2009



Evolution du cours du pétrole, du dollar et problématique du financement de l’économie algérienne (IV)


C'est exactement ce qui se passe dans la crise actuelle....

Vers fin 2008, la valeur des actifs étrangers détenus par les Etats-Unis est tombée à 85 % du PIB, si bien que la position extérieure nette est tombée à moins - 37 % du PIB.

Mais, l'apparence ne doit pas faire illusion. La résistance relative, malgré le dérapage actuel du dollar face à l'euro, est liée à la liquidation par les investisseurs américains de leurs positions sur les marchés financiers internationaux et à la politique monétaire chinoise.

En effet, pour le premier cas, les agents privés ont vendu massivement les actifs qu'ils détenaient à l'étranger. Concernant les bons de Trésor, représentant environ 45 % de la dette totale externe des Etats-Unis, ils sont concentrés, surtout, au niveau de la Banque centrale de Chine. Au 1er mars 2009, sur 2 000 milliards de dollars de réserves de change chinoises (20% du PIB), dont une grande partie libellée en dollars, la Chine détient 712 milliards de dollars de bons du Trésor (selon les statistiques américaines). Malgré certaines déclarations contre l'hégémonie du dollar, la Chine continue à être un gros acheteur de bons du Trésor.

2.2- Impact sur la valeur des importations et les réserves de change. Mais existe un élément déterminant ayant un impact sur le financement et le pouvoir d’achat des réserves de change de l’Algérie, c’est l’évolution du cours du dollar et de l’inflation mondiale, bien que n’existe pas une corrélation à 100% entre la baisse/hausse du dollar et le cours du pétrole.

Une importante étude financière, réalisée par Blombergen en date du 08 mai 2009, concernant les bons du Trésor, confirme mes études 2007/ 2008 concernant les risques de dépréciation des bons du Trésor Algérien, du fait que début mai 2009 la Fed ayant acheté pour 590 milliards USD d’obligations, et que le prix des bons de Trésor américain baisse sensiblement. Aussi, le premier impact négatif est sur les réserves de change libellées en dollars qui se déprécient, et notamment avec le risque, comme montré précédemment, de la dépréciation des bons de Trésor américain.

Avec des taux d’intérêts directeurs allant vers zéro, dont la dernière en date est celle de la BCE (1% contre 0,25% pour la FED, idem pour la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon, taux se rapprochant de zéro ) et malgré la déflation mondiale (environ 1% de taux d’inflation), quel est le rendement réel des placements des réserves de change Algérien à l’étranger qui, selon le ministre des Finances, lors de la session de l’APN, l’a estimé à 135 milliards de dollars, soit plus de 80% de nos réserves de change. La politique monétaire, dont la cotation du dinar qui dépend des fluctuations des monnaies clefs, mais la politique de la Banque centrale n’est pas claire, dévaluant récemment le dinar algérien tant par rapport au dollar que par rapport à l’euro, entre 15/20%, sous prétexte de réduire les importations, alors que ces deux monnaies n’évoluent pas dans le même sens.



Source :
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=81942&idc=7&date_insert=20091019
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MessageSujet: C'est le dollar qui plonge mais c'est l'Europe qui va trinquer   19/10/2009, 14:10

lundi 19 octobre 2009 12h10



C'est le dollar qui plonge mais c'est l'Europe qui va trinquer


Depuis le mois de mars, le dollar s'effondre à nouveau. L'euro vaut aujourd'hui près de 1,5 dollar et pourrait continuer à se renforcer dans les mois qui viennent. C'est un casse-tête pour la Chine et une mauvaise nouvelle pour l'Europe. Explications.

Le dollar grimpait au début de la crise, pourquoi baisse-t-il ?

Au début de la crise financière pourtant, la monnaie américaine, qui baissait depuis 2006, était remontée à 1,3 euro. Elle était encore perçue comme une monnaie refuge face à l'avalanche des mauvaises nouvelles économiques et financières.

Mais depuis début 2009, le déficit abyssal du Trésor américain fait aussi peur que les autres. Et l'économie des Etats-Unis ne rassure personne. Les Américains qui n'épargnaient presque rien et s'endettaient pour continuer à consommer malgré des salaires stagnants, se remettent à mettre de l'argent de côté. Ce qui signifie qu'ils ne devraient pas reprendre leur rythme de consommation d'avant la crise.

Or, compte tenu de sa masse, la consommation américaine est un facteur important de la croissance mondiale. Sans elle l'économie planétaire ne retrouvera pas aisément son dynamisme. Et le Trésor américain aura du mal à retrouver des recettes fiscales pour rembourser sa dette et en payer les intérêts.

La monnaie américaine se déprécie donc par rapport à toutes les autres, sauf deux : la livre sterling britannique (parce que les finances britanniques sont en piètre état) et le yuan chinois (parce que les autorités maintiennent volontairement une parité fixe avec le dollar, pour ne pas renchérir leur produits sur le marché américain).

Le dollar peut-il perdre son rôle de monnaie mondiale ?

Rebondissement la semaine dernière : les autorités chinoises, russes,
brésiliennes et arabes des pays du Golfe ont annoncé qu'elles seraient
favorables à ce que l'on crée un panier de monnaie intégrant, en plus
du dollar, d'autres monnaies comme l'euro, et même l'or.

Aujourd'hui, plus de 50% des exportations mondiales sont facturées en dollars. Les réserves des banques centrales sont à plus de 65% en dollars (25% en euros) et le dollar intervient pour 85% dans le marché des changes.

Or, pour les pays pétroliers et les autres pays émergents exportateurs de matières premières comme le Brésil, la baisse du dollar, leur monnaie de facturation sur laquelle sont basées leurs recettes d'exportation, est très pénalisante.

Ils se sont donc réunis avec la Chine et la Russie pour proposer qu'une nouvelle monnaie de facturation soit créée, une monnaie composite, un « panier » de monnaies composé de dollars mais aussi d'euro, d'autres monnaies et même d'or. Leurs recettes d'exportation seraient alors mieux protégées contre la baisse d'une monnaie, et, aujourd'hui, du dollar. Cette seule annonce a suffi à accélérer un peu plus la plongée de la monnaie américaine.

Mais les chances d'aboutir d'un tel projet ne sont pas évidentes. Les monarchies du Golfe ne tiennent pas à fâcher les Etats-Unis ; elles ont besoin de leur « amitié » politique et militaire.

La Chine a-t-elle intérêt à voir le dollar chuter ?

Les Chinois ont « accroché » leur monnaie au dollar. Pourtant, Pékin n'a pas intérêt à ce qu'il baisse trop, car une grande partie de
ses énormes réserves en devises, près de 2 000 milliards, est libellée
en dans cette devise. Quand il baisse, ces réserves fondent donc en valeur relative et elle s'appauvrit.

On assiste donc à un petit jeu de barbichette entre les Etats-Unis et la Chine. C'est elle qui, en plaçant ses réserves sous forme de bons du Trésor américain depuis des années, finance le déficit budgétaire des Etats-Unis. C'est donc elle qui, durant la période d'euphorie financière antérieure à la crise, a alimenté le marché monétaire américain et a permis aux banques américaines de prêter sans compter.

Elle a financé un déficit qui a permis aux américains de vivre à crédit et avec une balance commerciale négative, en particulier du fait… des importations issues de Chine.

Compte tenu de leurs réserves, les Chinois auraient intérêt à ce que le dollar cesse de baisser. Mais ils ne veulent toujours pas provoquer la réévaluation du yuan, pour ne pas freiner des exportations (qui sont en train de ralentir parce que les américains consomment moins). Donc ils font baisser le yuan parallèlement au dollar.

Par ailleurs, comme l'Asie est restée la zone économiquement la plus dynamique, les investisseurs des pays développés se ruent vers elle. Ils apportent des dollars, des euros, des yens japonais contre des monnaies de ces pays asiatiques, ce qui a fait monter le cours de ces monnaies par rapport au dollar, abaissant donc la compétitivité des exportations de ces pays.

Ces derniers temps, leurs banques centrales ont donc acheté des dollars sur le marché des changes pour tenter d'enrayer la baisse de la monnaie américaine. En vain !

L'Europe, grande perdante de ce jeu sino-américain

Pour l'instant, le principal perdant dans ce jeu, c'est évidemment l'euro. Il ne cesse de s'apprécier par rapport au dollar ce qui signifie que les exportations des pays de la zone euro sont entravées. Cela nuit principalement aux Allemands. Mais si la marche de la « locomotive » allemande est freinée, c'est le train européen qui est touché.

Que faire ?

Est-il possible d'inverser le mouvement ? Il faudrait pour cela :

* que l'on voit de vrais signes positifs dans l'économie américaine
* que la banque centrale américaine relève ses taux
* que la banque centrale européenne, à l'inverse, poursuive plus loin la baisse du taux sur l'euro

Aucun de ces trois facteurs n'est acquis. La conjoncture américaine n'est pas encore franchement positive et l'emploi, donc les revenus des ménages, donc la consommation, en sont loin.

Ben Bernanke, le président de la FED, affirme qu'il est partisan, comme le gouvernement américain, d'un dollar fort. En relevant ses taux sur le dollar il attirerait un peu plus les capitaux sur cette monnaie.

Mais il ne le fait pas , car il ne veut pas, par ailleurs, freiner les exportations américaines. Il n'est pas aussi cynique que le secrétaire Connaly au Trésor qui, en 1971, disait aux européens « le dollar, c'est notre monnaie et c'est votre problème ». Mais c'est tout comme…

Enfin, Jean Claude Trichet, président de la banque centrale européenne, aura du mal à baisser encore le taux sur l'euro, par peur du retour de l'inflation lors de la reprise. De plus, la gestion du taux de change de l'euro par rapport aux autres monnaies n'est pas de son ressort, d'après le traité de Maastricht, mais des seize gouvernements de la zone euro. Autant dire de personne !

Toutefois, si l'inflation reste proche de zéro comme en France aujourd'hui, et si les Allemands prennent vraiment peur pour leurs exportations, il pourrait être poussé à baisser son taux. Il faut le souhaiter car, autrement, l'euro sera vraiment la victime du jeu de barbichette sino-américian.

Par Jean Matouk



Source :
http://www.rue89.com/matouk/2009/10/19/cest-le-dollar-qui-plonge-mais-cest-leurope-qui-va-trinquer
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