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 Haïti : au-delà des effets d’annonce.

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GarfieldLove

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MessageSujet: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   22/1/2010, 07:29

Alors que les Etats-Unis profitent du chaos consécutif au tremblement de terre pour envahir et occuper Haïti, comme ils le firent de 1915 à 1934, la presse internationale présente la misère qui frappe ses habitants comme une fatalité comparable au séisme. Sophie Perchellet et Eric Toussaint rappellent qu’il n’en est rien. Depuis le XIXe siècle, lorsque les esclaves durent indemniser leurs maîtres, jusqu’aux oukazes du FMI, la pauvreté est le fruit de l’exploitation.


L’une des plus grandes opérations d’aide de l’histoire risque fort de ressembler à celle de l’après tsunami de 2004 sauf si un modèle de reconstruction radicalement différent est adopté. Haïti a été partiellement détruit suite à un violent séisme de magnitude 7. Chacun y va de sa larme et les médias, en nous abreuvant d’images apocalyptiques, relayent les annonces d’aides financières que les généreux Etats vont apporter. On entend qu’il faut reconstruire Haïti, ce pays où la pauvreté et « la malédiction » s’abattent. Aujourd’hui donc, on s’intéresse à Haïti. Les commentaires ne vont pas au-delà du terrible tremblement de terre. On nous rappelle précipitamment que c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète mais sans nous en expliquer les causes. On nous laisse croire que la pauvreté est venue comme ça, que c’est un fait irrémédiable : « c’est la malédiction qui frappe ».


Il est indiscutable que cette nouvelle catastrophe naturelle entraîne des dégâts matériels et humains tout autant considérables qu’imprévus. Une aide d’urgence est donc nécessaire et tout le monde est d’accord sur ce point. Pourtant, la pauvreté et la misère ne trouvent pas leurs sources dans ce tremblement de terre. Il faut reconstruire le pays parce que celui-ci a été dépossédé des moyens de se construire. Haïti n’est pas un pays libre ni même souverain. Au cours des dernières années, ses choix de politique intérieure ont été réalisés par un gouvernement qui est constamment sous la pression d’ordres venus de l’extérieur du pays et des manœuvres des élites locales.


Haïti est traditionnellement dénigré et souvent dépeint comme un pays violent, pauvre et répressif dans le meilleur des cas. Peu de commentaires rappellent l’indépendance acquise de haute lutte en 1804 contre les armées françaises de Napoléon. Plutôt que de souligner la démarche humaine et le combat pour les Droits de l’Homme, la sauvagerie et la violence seront les caractéristiques assimilées aux Haïtiens. Edouardo Galeano parle de la « malédiction blanche » : « A la frontière où finit la République dominicaine et commence Haïti, une grande affiche donne un avertissement : El mal paso - Le mauvais passage. De l’autre côté, c’est l’enfer noir. Sang et faim, misère, pestes. » [1]


Il est indispensable de revenir sur la lutte d’émancipation menée par le peuple haïtien, car en représailles à cette double révolution, à la fois anti-esclavagiste et anti-coloniale, le pays a hérité de « la rançon française de l’Indépendance » correspondant à 150 millions de francs or (soit le budget annuel de la France de l’époque). En 1825, la France décide que « Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la caisse fédérale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d’année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité. » [2]
Cela équivaut à environ 21 milliards de dollars d’aujourd’hui. Dès le départ, Haïti doit payer le prix fort, la dette sera l’instrument néo-colonial pour entretenir l’accès aux multiples ressources naturelles de ce pays.


Le paiement de cette rançon est donc l’élément fondateur de l’Etat haïtien et a débouché sur la constitution d’une dette odieuse. En termes juridiques, cela signifie qu’elle a été contractée par un régime despotique et utilisée contre les intérêts des populations. La France puis les Etats-Unis, dont la zone d’influence s’élargit à Haïti, occupée par les marines états-uniens dès 1915, en sont pleinement responsables. Alors qu’il aurait été possible de faire face aux douloureuses responsabilités du passé en 2004, le rapport de la Commission Régis Debray préfère écarter l’idée d’une restitution de cette somme en prétextant qu’elle n’est pas « fondée juridiquement » et que cela ouvrirait la « boîte de Pandore » [3]. Les requêtes du gouvernement haïtien en place sont rejetées par la France : pas de réparations qui tiennent. La France ne reconnaît pas non plus son rôle dans l’ignoble cadeau qu’elle fît au dictateur « Baby Doc » Duvalier en exil en lui offrant le statut de réfugié politique et donc l’immunité.


Le règne des Duvalier commence avec l’aide des Etats-Unis en 1957 : il durera jusqu’en 1986, date à laquelle le fils « Baby Doc » est chassé du pouvoir par une rébellion populaire. La violente dictature largement soutenue par les pays occidentaux a sévi près de 30 ans. Elle est marquée par une croissance exponentielle de sa dette. Entre 1957 et 1986, la dette extérieure a été multipliée par 17,5. Au moment de la fuite de Duvalier, cela représentait 750 millions de dollars. Ensuite elle monte, avec le jeu des intérêts et des pénalités, à plus de 1 884 millions de dollars [4]. Cet endettement, loin de servir à la population qui s’est appauvrie, était destiné à enrichir le régime mis en place : il constitue donc également une dette odieuse. Une enquête récente a démontré que la fortune personnelle de la famille Duvalier (bien à l’abri sur les comptes des banques occidentales) représentait 900 millions de dollars, soit une somme plus élevée que la dette totale du pays au moment de la fuite de « Baby Doc ». Un procès est en cours devant la justice suisse pour la restitution à l’Etat haïtien des avoirs et des biens mal acquis de la dictature Duvalier. Ces avoirs sont pour l’instant gelés par la banque suisse UBS qui avance des conditions intolérables quant à la restitution de ces fonds [5]. Jean-Bertrand Aristide, élu dans l’enthousiasme populaire puis accusé de corruption avant d’être rétabli au pouvoir comme marionnette de Washington et finalement d’en être chassé par l’armée états-unienne, n’est malheureusement pas innocent en ce qui concerne l’endettement et les détournements de fonds. Par ailleurs, selon la Banque mondiale, entre 1995 et 2001, le service de la dette, à savoir le capital et les intérêts remboursés, a atteint la somme considérable de 321 millions de dollars.


Toute l’aide financière annoncée actuellement suite au tremblement de terre est déjà perdue dans le remboursement de la dette !


Selon les dernières estimations, plus de 80 % de la dette extérieure d’Haïti est détenue par la Banque Mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID) à hauteur de 40 % chacune. Sous leur houlette, le gouvernement applique les « plans d’ajustement structurel » remaquillés en « Documents Stratégiques pour la Réduction de la Pauvreté » (DSRP). En échange de la reprise des prêts, on concède à Haïti quelques annulations ou allégements de dette insignifiants mais qui donnent une image bienveillante des créanciers. L’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PTTE) dans laquelle Haïti a été admise est une manœuvre typique de blanchiment de dette odieuse comme cela été le cas avec la République démocratique du Congo. On remplace la dette odieuse par de nouveaux prêts soi-disant légitimes. Le CADTM considère ces nouveaux prêts comme partie prenante de la dette odieuse puisqu’ils servent à payer cette antique dette. Il y a continuité du délit.


En 2006, quand le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris acceptèrent que l’initiative PPTE s’élargisse à Haïti, le stock de la dette publique extérieure totale était de 1.337 millions de dollars. Au point d’achèvement de l’initiative (en juin 2009), la dette était de 1.884 millions. Une annulation de dette d’un montant de 1.200 millions de dollars est décidée afin de « rendre la dette soutenable ». Entre temps, les plans d’ajustement structurel ont fait des ravages, notamment dans le secteur agricole dont les effets ont culminé lors de la crise alimentaire de 2008. L’agriculture paysanne haïtienne subit le dumping des produits agricoles étasuniens. « Les politiques macro-économiques soutenues par Washington, l’ONU, le FMI et la Banque mondiale ne se soucient nullement de la nécessité du développement et de la protection du marché national. La seule préoccupation de ces politiques est de produire à bas coût pour l’exportation vers le marché mondial [6] ». C’est donc scandaleux d’entendre le FMI dire qu’il « se tient prêt à jouer son rôle avec le soutien approprié dans ses domaines de compétence ». [7]


Comme le dit le récent appel international « Haïti nous appelle à la solidarité et au respect de la souveraineté populaire » : « Au cours des dernières années et aux côtés de nombreuses organisations haïtiennes, nous avons dénoncé l’occupation du pays par les troupes de l’ONU et les impacts de la domination imposée par les mécanismes de la dette, du libre-échange, du pillage des ressources naturelles et de l’invasion par des intérêts transnationaux. La vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles – due en grande partie aux ravages causés à la nature, à l’inexistence d’infrastructures de base, et à l’affaiblissement de la capacité d’action de l’Etat – ne devrait pas être considérée comme étant sans lien avec ces politiques qui ont historiquement sapé la souveraineté du peuple. »


Il est maintenant temps que les gouvernements qui font partie de la MINUSTAH [Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), site officiel.]], des Nations unies et en particulier la France et les Etats-Unis, les gouvernements latino-américains, revoient ces politiques qui s’opposent aux besoins élémentaires de la population haïtienne. Nous exigeons de ces gouvernements et organisations internationales qu’ils substituent à l’occupation militaire une véritable mission de solidarité, et qu’ils agissent pour l’annulation immédiate de la dette qu’Haïti continue de leur rembourser. » [8]


Indépendamment de la question de la dette, il est à craindre que l’aide prenne la même forme que celle qui a accompagné le tsunami qui a frappé, fin décembre 2004, plusieurs pays d’Asie (Sri Lanka, Indonésie, Inde, Bangladesh) [9] ou encore l’après-cyclone Jeanne en Haïti en 2004. Les promesses n’ont pas été tenues et une grande partie des fonds ont servi à enrichir des compagnies étrangères ou les élites locales. Ces « généreux dons » proviennent pour la majorité des créanciers du pays. Plutôt que de faire des dons, il serait préférable qu’ils annulent les dettes d’Haïti à leur égard : totalement, sans conditions et immédiatement. Peut-on vraiment parler de don quand on sait que cet argent servira en majeure partie soit au remboursement de la dette extérieure soit à l’application de « projets de développement nationaux » décidés selon les intérêts de ces mêmes créanciers et des élites locales ? Il est évident que, sans ces dons dans l’immédiat, il ne serait pas possible de faire rembourser cette dette dont la moitié au moins correspond à une dette odieuse. Les grandes conférences internationales d’un quelconque G8 ou G20 élargi aux IFI ne feront pas avancer d’un iota le développement d’Haïti mais reconstruiront les instruments qui leur servent à asseoir le contrôle néo-colonial du pays. Il s’agira d’assurer la continuité dans le remboursement, base de la soumission, tout comme lors des récentes initiatives d’allégement de la dette.


Au contraire, pour qu’Haïti puisse se construire dignement, la souveraineté nationale est l’enjeu fondamental. Une annulation totale et inconditionnelle de la dette réclamée à Haïti doit donc être le premier pas vers une démarche plus générale. Un nouveau modèle de développement alternatif aux politiques des IFI et aux accords de partenariat économique (APE signé en décembre 2009, Accord Hope II …), est nécessaire et urgent. Les pays les plus industrialisés qui ont systématiquement exploité Haïti, à commencer par la France et les Etats-Unis, doivent verser des réparations dans un fonds de financement de la reconstruction contrôlé par les organisations populaires haïtiennes.
_____________
*Membres du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM).
_____________

[1] « Haïti : la malédiction blanche, par Eduardo Galeano, CADTM, 6 avril 2004.

[2] « L’ordonnance de Charles X qui contraignit les Haitiens à payer leur liberté », Réseau Voltaire.

[3] Rapport au ministre des affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, du Comité indépendant de réflexion et de propositions sur les relations franco-haïtiennes, janvier 2004. Ce document, rédigé par Régis Debray, préparait l’intervention militaire états-unienne pour enlever le président Aristide et la complicité française pour le séquestrer en Afrique. Voir : « La CIA déstabilise Haïti », « Coup d’État en Haïti », « Paris relâche le président haïtien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 janvier, 1er mars, 16 mars 2004. Et « Jean-Bertrand Aristide, un an après », par Claude Ribbe, Réseau Voltaire, 27 février 2005.

[4] « Haiti : Enhanced Initiative for Heavily Indebted Poor Countries— Completion Point Document », International Monetary Fund, Country Report No. 09/288, septembre 2009.

[5] « Le CADTM exige que la restitution des fonds Duvalier et l’annulation de la dette haïtienne soient totales et inconditionnelles », communiqué du CADTM, 25 février 2009.

[6] « Haïti : Le gouvernement mène une politique anti-paysanne et contre la production agricole », communiqué de la Plate-Forme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), 13 octobre 2009.

[7] « [Haïti : la communauté internationale et les ONG se mobilisent-°http://www.liberation.fr/monde/0101...] », Libération, 13 janvier 2010. Les conditions attachées aux prêts du FMI à Haïti sont dans la droite ligne du Consensus de Washington : augmenter les tarifs d’électricité et refuser toute augmentation de salaires des fonctionnaires publics.

[8] « Haïti nous appelle à la solidarité et au respect de la souveraineté populaire », Appel international, 15 janvier 2009.

[9] Voir Damien Millet et Eric Toussaint, Les Tsunamis de la dette, coédition CADTM-Syllepse, Liège-Paris, 2005.
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Sidy



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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   22/1/2010, 15:27

Toujours des sujets très instructifs, Moby
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GarfieldLove

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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   22/1/2010, 17:46

si en plus ont rajoute les armes seismiques et le faite que les Amerloques ont débarquaient comme si ils le savaient d'avance ...
a qui profite le crime ? confused Suspect Suspect Suspect Suspect Suspect
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fermetabush

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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   23/1/2010, 09:59

http://www.reopen911.info/News/2010/01/22/cynthia-mac-kinney-haiti-est-convoitee-depuis-longtemps/


Cynthia McKinney: Haïti est convoitée depuis longtemps

Published on janvier 22, 2010 par Blue Rider



Saisissant contraste cette semaine : entre le constat lucide et émouvant de l’ex représentante de la Georgie au Congrès américain Cynthia Mac Kinney, voix du comité national du Green Party qu’elle
représenta aux élections présidentielles de novembre 2008, et au même
moment les bavardages de David Pujadas, ce lundi 18 janvier à 20h00 sur
France2…

David Pujadas au journal de 20h sur France 2

Reportage à l’appui, France 2 met véritablement en scène des
Haïtiens enthousiastes en guenilles qui brandissent des drapeaux
promotionnels immaculés aux couleurs flambant neuves des Etats-Unis.
Une vraie "révolution colorée". Le discours de l’animateur du club
médiatique hexagonal n’hésite pas à encenser les "sécuriseurs" kakis.
Et le lendemain 20h00, cette fois David Pujadas met les points sur les
i : Ce sont les autochtones qui ne veulent pas des Américains, qu’on se
le dise. Les officiels haïtiens évoquent d’ailleurs – frileusement-
leur départ dès la fin des opérations de "sauvetage". Tandis que M.
Sarkozy célèbre notre collaboration exceptionnelle – mais sans les
avions de MSF - avec les Etats-Unis… la faim et les pillages s’étendent.

Que signifient ces reportages très "approximatifs"? Une salve de réponses préventives face au net bruissant d’interrogations géopolitiques
autrement plus vitales à long terme, que l’apitoiement spontané sur un
malheur bien sûr trop énorme? Faute de moyens et de temps, nous en
resterons aux conjectures et aux visions intuitives, qui ont le mérite
de faire résonner mieux encore les interrogations autorisées de Cynthia
MacKinney, auxquelles nous nous associons avec compassion.

L’ex-députée Cynthia McKinney



Un concentré de Katrina qui n’est pas le bienvenu
par Cynthia McKinney, publié sur le site du Green Party
La réponse du Président Obama à la tragédie en Haïti a été robuste
en déploiement militaire, et chétive avec ce dont les Haïtiens ont le
plus besoin : de la nourriture, des secouristes avec leurs équipements
spécialisés, des docteurs et des installations médicales avec leurs
équipements, et des ingénieurs, de l’équipement lourd, et du matériel
de manutention lourd. Tristement, le Président Obama déploie les
Présidents Bush et Clinton, et des milliers de Marines et de soldats
américains. Par contraste, Cuba a envoyé plus de 400 médecins sur
place, et s’apprête à en envoyer davantage ; les Cubains, les
Argentins, les Islandais, les Nicaraguayens, les Vénézuéliens et tant
d’autres sont déjà à l’ouvrage sur place –sauvant des vies et
s’occupant des blessés. Le Sénégal a offert des terres aux Haïtiens
désireux de se réinstaller en Afrique.

Les Etats-Unis, le jour qui suivit la tragédie, confirma qu’un
corps expéditionnaire entier de Marines était envisagé pour « aider à
rétablir l’ordre », alors que le « désordre » venait d’être causé par
un tremblement de terre qui frappait Haïti ; Haïti n’avait pas enduré
un tremblement de terre depuis ceux de 1751, 1770, 1842, 1860, et 1887.
Cependant, je me souviens des rapports « bidons » de chaos et de
violence qui conduisirent au déploiement d’effectifs militaires, y
compris de Blackwater, à la Nouvelle-Orléans à la suite de l’Ouragan
Katrina. Un survivant de Katrina remarqua que les gens avaient besoin
de nourriture et d’abris, alors que le gouvernement envoyait des hommes
armés. A mon grand regret, à ce qu’il semble, nous sommes repartis pour
un tour. Depuis le tout début, l’assistance américaine en Haïti m’est
apparue plus comme une invasion que comme une opération de sauvetage
humanitaire.

Le lendemain de la tragédie, un avion de transport C130 avec à son
bord une équipe d’intervention militaire atterrissait à Haïti, tandis
que le reste de l’équipe était attendu pour un atterrissage peu de
temps après. Le but déclaré de cette équipe était de déterminer quelles
étaient les ressources militaires nécessaires.
Une équipe spéciale opérationnelle de l’AIR FORCE était aussi
attendue pour fournir le contrôle du trafic aérien. A cette heure, les
reportages signalent que les forces américaines n’autorisent pas
l’arrivée des équipes d’assistance –l’ombre de Katrina partout à
nouveau-

Sur ordre du Président Obama, des appareils militaires
« survolèrent l’Ile pour cartographier les dommages ». Donc, la
première contribution américaine à l’aide humanitaire nécessaire en
Haïti fut celle de drones de reconnaissance dont les équipages sont
plus habitués à chercher des sites d’armes cachées et des batteries de
missiles sol-air que des infrastructures détruites. La portée de la
réponse américaine est vite devenue limpide : un porte-avion, des
navires militaires de transport, 4 avions-cargos C130 airlifts, et des
évacuations vers Guantanamo. A la fin du deuxième jour, selon le
Washington Post, les USA avaient évacué vers Guantanamo environ 8
blessés graves, en plus des employés de l’ambassade américaine qui
avaient été déclarés prioritaires par l’ambassadeur américain et son
encadrement».


Le CVN70 "USS Carl Vinson" est en Haïti
navire amiral de l’Opération "Unified Response".
Il fait partie de la 4ème flotte qui opère en Caraïbe,
basée à Jacksonville, FL., réactivée en 2008 par Obama

Le troisième jour, nous avons appris que d’autres navires, y
compris des destroyers, se dirigeaient vers Haïti. Fait remarquable, le
Washington Post rapporta que la force permanente d’intervention qui
coordonne la réponse américaine à des événements migratoires massifs
depuis Cuba ou Haïti avait pris en charge les événements, mais n’avait
pas encore déclenché ses opérations. Ce détail, intéressant en lui-même
et pour ses effets, montre que ces deux pays sont assistés par une
force permanente d’intervention, mais le traitement de leurs
ressortissants est très différent : les Cubains reçoivent
immédiatement les autorisations du gouvernement américain, tandis que
les Haïtiens sont soumis à l’internement.

L’Amiral commandant les gardes-côtes James Watson IV rassura les
Américains « Notre effort en ce moment est d’empêcher cela, et nous
allons travailler avec le département de la défense, le département
d’Etat, la FEMA, et toutes les agences du gouvernement fédéral pour
minimiser le risque d’Haïtiens qui voudraient fuir leur pays », a-t-il
déclaré. « Nous voulons leur procurer ces denrées de secours pour
qu’ils puissent vivre à Haïti. »

A la fin du quatrième jour, les Etats-Unis annoncèrent qu’ils avaient évacué plus de 800 ressortissants.

Pour ceux qui ont suivi les événements en Haïti avant ce tragique
tremblement de terre, il faut noter que plusieurs sujets sont très
préoccupants :

1/ L’exil permanent du prêtre-président Jean Bertrand Aristide,
élu démocratiquement et apprécié, et pourtant destitué deux fois ;

2/ L’inexplicable occupation permanente du pays par des troupes des nations unies
qui ont tués des Haïtiens innocents et ne sont certainement pas là pour
la « sécurité » (je ne les ai vus personnellement que sur les routes
qui mènent aux zones de populations peu habitées ponctuées de plages
magnifiques) ;

3/ La construction de la cinquième plus grande ambassade américaine du monde à Port-au-Prince, en Haïti ;


L’Ambassade américaine à Port-au-Prince (mission Douglas Doebbler, 21 juin 2008)

4/ des contrats et des licences d’extraction minière et
d’exploitation portuaire, incluant la privatisation des ports en eaux
profondes d’Haïti, parce que certains transferts maritimes off shore de
pétrole ne seraient pas possibles aux USA pour des raisons
environnementales et d’autres considérations ; et

5/ une présence extensive des ONG en Haïti qui pourrait très bien
s’avérer non nécessaire si, au lieu de cela, des politiques appropriées
de la part des Etats-Unis et d’autres pays permettaient au peuple
haïtien de se ménager un espace d’autodétermination politique et
économique.

C’est pourquoi je citerai ici les écrits de Maitre Marguerite Laurent,
que j’ai rencontrée en sa qualité d’avocate du Président destitué
d’Haïti Jean-Bertrand Aristide. Maitre Laurent nous a rappelé l’existence de pétrole
off shore et d’autres richesses minérales, ainsi que la réhabilitation
d’une vieille idée d’utiliser Haïti et une raffinerie qui reste à
construire comme terminal de transfert vers les superpétroliers
américains. Maitre Laurent, connue aussi sous le nom d’Eizli Danto du
réseau de Leadership des avocats haïtiens (HLLN), écrit :

« Il y a des preuves que les Usa ont trouvé du pétrole en Haïti il
y a des dizaines d’années, et en raison des circonstances
géopolitiques, et des intérêts économiques, les milieux d’affaires en
présence à cette époque décidèrent de préserver le pétrole haïtien en
réserve pour le moment où le pétrole du Moyen-Orient viendrait à se
raréfier. Tout ceci est détaillé par Maitre Georges Michelin dans un
article daté du 27 Mars 2004, retraçant l’histoire des explorations
pétrolières et des réserves de pétrole en haïti, et dans les recherches
de Maitres Ginette et Daniel Mathurin.

« Il y a aussi de bonnes preuves selon lesquelles ces mêmes
compagnies pétrolières américaines et leurs trusts d’entreprises
d’ingénierie et de défense ont dressé les plans, il y a des dizaines
d’années, pour utiliser les ports en eaux profondes d’Haïti soit pour
des raffineries de pétrole, soit pour développer des centres de
stockage de pétrole ou des dépôts où le pétrole brut pourrait être
stocké pour être transféré dans des pétroliers plus petits capables de
desservir des ports américains et de la Caraïbe. Ceci est détaillé dans
un article sur la plantation Dunn à Fort-Liberté en Haïti.

« Eizli, de HLLN, attire l’attention sur ces 2 articles sur les
ressources pétrolières, et sur le travail des docteurs Ginette et
Daniel Mathurin, afin de fournir un éclairage que personne ne pourrait
trouver dans les médias mainstream, ni nulle part ailleurs, sur les
raisons économiques et stratégiques pour lesquelles les USA ont
construit leur cinquième plus grande ambassade au monde –cinquième
seulement derrière les ambassades américaines de Chine, d’Iraq, d’Iran,
et d’Allemagne – dans la minuscule Haïti, peu après le changement de
régime de 2004 en Haïti opéré par M.Bush. »



Le palais présidentiel à Port-au-Prince

Malheureusement, avant le déclenchement de la tragédie, et malgré
les demandes à l’administration d’activistes à l’intérieur même des
USA, le Président Obama ne s’est pas occupé de stopper la déportation
d’Haïtiens à l’intérieur même des Etats-Unis, ni de leur allouer un
statut temporaire de réfugiés (TPS), les exposant au péril d’être
déportés à l’expiration de leurs visas. Cela fut corrigé le troisième
jour de la tragédie du tremblement de terre en Haïti, avec la
déclaration du 15 janvier 2010, qui autorise Haïti à rejoindre le
Honduras, le Nicaragua, la Somalie, le Salvador, et le Soudan en temps
que pays [dont les ressortissants sont éligibles au statut] de réfugié.

La nomination de Georges Bush à l’effort de sauvetage d’Haïti par
le Président Obama résonne selon moi comme un direct du gauche en
pleine figure. Après la performance de Bush dans le sillage de
l’ouragan Katrina, et le fait qu’aujourd’hui encore, personne n’a donné
les moyens aux survivants de l’ouragan Katrina qui veulent retourner
chez eux de s’y rendre, cette nomination pourrait être de bon augure
pour rassembler des fonds, mais je doute qu’elle aboutisse à de bonnes
choses pour le peuple haïtien. Après tout, le coup contre lui, et le
kidnapping du Président Aristide se produisirent sous l’œil d’une
présidence Bush.

En définitive, ceux qui apprécient la littérature française
connaissent Alexandre Dumas, l’un des auteurs les plus appréciés, fils
d’un esclave haïtien, et Victor Hugo qui a écrit : « Haïti est une
lumière » [en français dans le texte] Eh oui, Haïti est vraiment une
lumière pour des millions de gens : Une lumière dans les affres et la
méthodologie de l’esclavage ; une lumière dans une rébellion d’esclave
réussie, une lumière dans l’esprit de la nation, et les notions de
liberté, de droits de l’homme, et de dignité humaine. Haïti est une
lumière. Et un exemple qui fait trembler les ennemis de la libération
noire. C’est précisément parce que Haïti a mis en lumière le génie
diabolique d’individus qui ont exercé leur pouvoir sur d’autres, et la
capacité des hommes, par l’unité et la volonté, à dépasser cette
malédiction, que certains éléments dans le monde ont été en guerre avec
Haïti depuis 1884, année même de la création de Haïti en République.

Je ne suis pas surprise devant le racisme vitriolé de « révérend » Pat Robertson.
Les commentaires de Robertson font écho exactement aux déclarations
faites par l’Etat-major de Napoléon lorsque les Haïtiens l’emportèrent.
Mais en 2010, les déclarations de Robertson révèlent bien plus : Les
Haïtiens ne sont pas les seuls à connaitre l’importance du combat
contre la haine, l’impérialisme, et la domination européenne.

Ce peuple africain agaçant, insistant, définitivement non
occidental, sur ce morceau de terre qu’on appelle Haïti, connait son
histoire et sait qu’il a défait militairement l’empire qui dirigeait le
monde à cette époque, la France de Napoléon, et les élites qui à cette
époque le soutenaient. Il sait qu’il a défait les armées d’Angleterre
et d’Espagne.

Les Haïtiens savent qu’ils ont utilisé leur statut d’Etat libre
pour aider à la libération de Latino-américains d’Espagne, en finançant
et en combattant aux côtés de Simon Bolivar ; leur exemple inspira
leurs frères et sœurs africains encore en esclavage sur le continent
américain ; et avant que les Haïtiens n’aient été libérés, ils
livrèrent bataille contre les Britanniques aux Etats-Unis durant sa
guerre d’indépendance, et gagnèrent une bataille décisive à Savannah,
Géorgie, où j’ai rendu visite à la statue qui commémore cette victoire.

Les Haïtiens savent que la France a imposé des réparations pour
leur émancipation, et Haïti les a payées entièrement, mais le Président
Aristide a demandé à la France de rendre l’argent (21 milliards en USD
de 2003).

Les Haïtiens savent que leur « frère », alors secrétaire d’Etat
Colin Powell, a menti au monde sur le kidnapping et la seconde
destitution de leur président (malheureusement, ce ne serait pas la
dernière fois que M. Colin Powell allait mentir au monde).

Les Haïtiens savent trop bien que des noirs hauts placés aux Etats-Unis sont capables de les aider puis de les trahir.

Les Haïtiens savent aussi que les Etats-Unis installèrent leurs
amis politiques et même leurs propres soldats sur le sol haïtien
lorsqu’ils estimèrent que c’était nécessaire. Tout cela dans un effort
pour contrôler l’esprit haïtien indomptable qui dirige une lumière si
nécessaire en direction du reste du monde opprimé.

Alors que les larmes du peuple d’Haïti se mêlent aux miennes, et
que je me rappelle de leur incroyable capacité à aimer, mon cœur brisé
et mes yeux humides n’affaibliront pas ma capacité à comprendre le
grave danger auquel doivent faire face maintenant mes amis en Haïti.



Mardi 19 janvier 2010, J+7, US Marines, Leogane, Haîti

Je tremble à l’idée que les politiques de « refoulement »
auxquelles croient certains conseillers en politique étrangère autour
d’Obama pourraient utiliser une présence prolongée de l’armée
américaine en Haïti comme tremplin pour le « refoulement » de zones
d’Amérique latine qui se sont libérées de la domination néo-coloniale
états-unienne. Je ne supporterais pas que cela ait été même simplement
tenté sous la présidence de Barack Obama. Nous devons tous avoir les
yeux grands ouverts sur Haïti et d’autres parties du monde qui baignent
dans le sang à la suite de la marche en avant incessante de la machine
militaire états-unienne.

Ainsi, en souvenir de la date de naissance de Martin Luther King,
Jr., je remarque que ce fut l’opération illégale « Lantern Spike » de
notre propre gouvernement qui étouffa la promesse et la lumière du
docteur Martin Luther King, jr. Chaque avion d’assistance humanitaire
qui est dérouté par l’armée américaine (à ce jour de CARICOM, la
communauté de la Caraïbe, MSF, Brésil, France, Italie, et même la croix
rouge) –comme ce fut le cas dans le sillage de Katrina- et l’arrivée
prévue de 10 000 soldats ce même jour [ndlr lundi 18 Janvier 2010],
sont des signes durables de la menace existentielle qui plane
maintenant sur le peuple vaillant et fier de la République d’Haïti.

"le silence est l’arme de destruction massive la plus mortelle."


Lundi 18 janvier 2010, un Blackhawk de la 82nd Airborne Division
largue de la nourriture et de l’eau à la Cite Soleil à Port-au-Prince

traduction Bluerider pour ReOpenNews, déclaration originale sur le site du Green Party



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Réseau Voltaire / Cynthia McKinney dénonce dès 2002 l’omerta de l’administraion Bush
TV Libre / interview de Cynthia McKinney
Le Grand Soir / réflexions d’Etant Dupain
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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   23/1/2010, 19:11

Certains scientifiques et militaires commencent à parler en petité comité d'essais d'armes sismiques. L'intervention extrêmement rapide du contingeant US laisse dubitatif; surtout quand on a en mémoire Katrina..
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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   23/1/2010, 19:14

la ya 1 lievre de soulevé ! non ?
une evidente prise de pouvoir
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ARMIZA



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MessageSujet: Info Haiti :   25/1/2010, 04:04

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MessageSujet: Selon les armées russes, les Etats Unis ont provoqué le tremblement de terre à Haiti   25/1/2010, 07:15

Sur le fondement d’une étude des armées russes, le président du Venezuela, Hugo Chávez Frías, a évoqué la possibilité que les Etats-Unis aient provoqué la série de tremblement de terre de la semaine dernière aux Caraïbes, dont celui qui a dévasté Haïti. Avec ses homologues bolivien et nicaraguayen, il a demandé la convocation en urgence du Conseil de sécurité pour examiner ces imputations et l’invasion « humanitaire » d’Haïti par les troupes états-uniennes.

Un rapport de la flotte russe du Nord [transmis au gouvernement du Venezuela] indiquerait que le séisme qui a dévasté Haïti est clairement « le résultat d’un essai par l’US Navy de son arme sismique ».

La Flotte du Nord observe les mouvements et activités navales états-uniennes dans les Caraïbes depuis 2008, lorsque les Etats-Unis annoncèrent leur intention de reconstituer la Quatrième flotte dissoute en 1950. La Russie y avait répondu un an plus tard en reprenant dans cette région les exercices de sa flotte constituée autour du croiseur atomique lance-missiles Pierre le Grand, interrompus depuis la fin de la Guerre froide.

Depuis la fin des années 70, les Etats-Unis ont considérablement avancé leurs recherches sur les armes sismiques. Selon ce rapport, ils utilisent désormais des générateurs impulsionnels, à plasma et à résonance combinés à des bombes à onde de choc.

LIRE TOUT L’ARTICLE (très intéressant !) : http://www.voltairenet.org/article163625.html

Un rapport russe précis, une intervention d’Hugo Chavez et d’autres éléments d’informations troublants expliqués avec des schémas … Nous sommes loin d’une nouvelle théorie conspirationniste abacadabrante comme on en trouve trop souvent sur internet …

Cette affaire est d’autant plus curieuse quand on sait que, le lendemain du passage de Chavez sur la télévision russe, l’Iran a été victime d’un séisme de 4,2 degrés sur l’échelle de Richter suivi de quarante répliques (chiffre rond) dans une ville à une centaine de kilomètres de Téhéran … VOIR SUR : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/21/01011-20100121FILWWW00558-iran-panique-apres-un-seisme-de-42.php
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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   11/12/2010, 19:22

Haiti: Le cholera a été importé




Citation :

France info - 29 Novembre 2010
Source + article: http://www.france-info.com/monde-ameriques-2010-11-29-le-cholera-a-ete-importe-en-haiti-selon-un-specialiste-francais-500228-14-16.html


PS: Sinistres cyniques! Nous avons une dette envers vous. Vous nous faites sortir de notre candeur naturelle à pas de géants. La votre est envers Dieu...
La Géhenne sera un lieu de résidence des plus agréable pour vous monstres qui nous faites pitié.

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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   12/12/2010, 11:28

Conclusion : c'est un acte de guerre
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ziril
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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   12/12/2010, 11:50

MOBY37 a écrit:
Conclusion : c'est un acte de guerre


Motivé certainement par le désir de s'approprier les riches ressources Haïtiennes. (Affligeant de banalité et de cynisme!)

Haïti regorge de ressources en matières premières

Article placé le 21 jan 2010, par Antoine Decaen (Buenos Aires)

En cherchant un peu sur le web, on peut trouver un grand nombre d’indicateurs qui expliquent que Haïti, la plus petite partie de Hispaniola (l’autre, et plus grande partie de l’île, étant la République Dominicaine ou Saint-Domingue) représente un potentiel énorme en ressources pétrolières, aurifères, mais également en Iridium (métal rare du groupe du Platine qui est actuellement utilisé dans l’industrie militaire : missiles nucléaires, mais aussi dans le développement de l’industrie liée à la conquête de l’espace : fusées, système de mise en orbite, etc…).



A la lumière de ces éléments, on pourrait facilement en déduire que la volonté et l’énergie déployées par Washington pour déployer rapidement entre 12 et 15.000 soldats sur le sol haïtien dans une mission qui, comme l’annonce le haut commandement militaire US, se prolongera dans le long terme.

Dans les années 70 des travaux géophysiques ont été entrepris en divers points d’Haïti. Les forages ont signalé la présence d’huile et de gaz révélateurs de l’existence de pétrole. Des réservoirs de pétrole ont été localisés dans les sédiments marins entre 6000 à 7000 mètres de profondeur dans le Canal de la Gonâve et spécifiquement dans la Baie de Rochelois à l’Ile de la Gonâve.

Parmi les zones d’intérêt potentiel, citons le Plateau Central, la partie terrestre de la Plaine du Cul-de-Sac et la Grande Caïmite. « L’état actuel des connaissances accumulées sur le potentiel pétrolier haïtien est suffisamment satisfaisant pour attirer des investissements. » conclut le rapport No 3 du Bureau des mines d’Haïti.

Mais pourquoi ne peut-on pas exploiter le pétrole d’Haïti et soulager la misère du Peuple haïtien ?

La raison est d’ordre politique. Haïti est considérée comme l’arrière-cour du Grand Voisin (les USA bien sur). Le pétrole haïtien est inclus dans leurs réserves au cas d’une pénurie mondiale causée par la Guerre ou l’épuisement de cette ressource naturelle non renouvelable sur les autres Continents.

En 1949, le Gouvernement de Dumarsais Estimé avait déjà tenté d’exploiter les gisements pétrolifères haïtiens en faisant appel à la « Atlantic Reffining Company » (ATRECO). Les travaux de forage ont été exécutés avec l’assistance du Ministère de l’Agriculture et des Ressources Naturelles et du Développement Rural sous la supervision de l’Agronome Jean David.

Encore aujourd’hui, si l’on se rend sur la localité de Caradeux, entre l’Aéroport International et Pétion-Ville, on peut voir les traces des Derricks qui ont oeuvré dans la zone. La bouche du puit est scellée avec une plaque en cuivre portant la date de forage et le nom de la ATRECO.

L’ordre formel fut donné par Washington de cesser immédiatement les travaux, ATRECO fut dédommagée. Adieu pétrole haïtien!

Il n’est pas superflu de mentionner qu’en 1975 le Gouvernement de Jean Claude Duvalier a fait appel à la Crux Limited pour l’exploration des dites ressources pétrolières repérées dans la rade de Port-au-Prince près de la Gonâve, aussi bien qu’à Grande Saline.

L’INAREM ou Institut National des Ressources Minières dont le Coordinateur fut Henri P.Bayard a entamé des recherches pendant près de 6 mois de Port-au-Prince jusqu’à la frontière dominicaine comme l’aire possible du forage entrepris par la ATRECO dans la Plaine du Cul-de-Sac.

Ce puit se trouverait sur la route vicinale qui sort de Caradeux pour aller à la chapelle Ste Marie de Pétion-ville.

Des échantillons ont été prélevés et analysés dans le laboratoire du Bureau des mines. Les ingénieurs ont établi l’existence d’une nappe de pétrole sous-marine contiguë aux gisements pétrolifères du Venezuela (la capacité de cette nappe est estimée par certains, 5 fois supérieure à celle de son voisin continental). Une fois de plus, la Compagnie Crux Limited a été forcée d’abandonner les travaux d’exploration, pour les mêmes raisons qu’ATRECO en 1949 .

Quelques années plus tard, un ingénieur géologue haïtien, ministre des Mines a tenté de reprendre les travaux de concert avec les autorités vénézuéliennes, et si ce n’est grâce à la vigilance de la police vénézuélienne, il serait mort suite à une tentative d’assassinat dans la chambre d’hôtel où il se trouvait lors de son séjour au Venezuela pour mettre les accords au point.

De plus, l’ex-président de la Raffinerie Dominicaine de Pétrole (REFIDOMSA), Leopold Espaillat Nanita, a expliqué que l’une des solutions pour que l’Etat haïtien puisse sortir de cette dette externe sans fin, mais aussi, afin de résoudre ses problèmes socio-économiques, se trouverait dans l’exploitation de ces gisement aurifères ainsi que ceux d’autres minéraux que possède le territoire voisin de la République Dominicaine.

Espaillat Nanita a révélé que les études et les recherches géologiques réalisées sur le sol haïtien indiquent que cette nation possède conjointement avec Saint-Domingue, possiblement le terrain aurifère non exploité le plus grand du monde.

De même, il existe un gisement (en seconde position après l’Afrique du Sud, le principal fournisseur mondial), d’un minerai peu connu : l’Iridium, utilisé dans la construction de navettes spatiales, missiles tactiques et autres engins. Ces deux ressources sont suffisantes pour alléger la « pauvreté » du peuple haïtien…

Espaillat Nanita, qui est également architecte, dénonce le fait que ces ressources sont peu connues en raison d’une « conspiration » des multinationales, qui prétendent enlever aux Haïtiens leurs richesses naturelles.

L’ex-président de REFIDOMSA a dit que dans cette « conspiration », sont impliqués certains holdings pro-USA mais aussi des fonctionnaires d’Etat qui se dédient à entretenir la pauvreté et l’indigence en Haïti.

Dans ce sens, il appuie les déclarations du tout récent Premier ministre désigné, Jean-Max Bellerive, sur la recherche de nouvelles alternatives qui faciliteront la création d’emplois et attireront des investisseurs étrangers dans le plus petit des deux pays qui se partagent l’île d’Hispaniola au lieu de compter exclusivement sur la République Dominicaine.

Espaillat reconnaît qu’il existe en Haïti une classe nationaliste formée principalement d’hommes politiques et d’intellectuels – à laquelle appartient Bellerive (Désigné Premier ministre le 30 octobre 2009 par le président René Préval) – intéressée à ce que les problèmes d’Haïti trouvent des solutions sur son propre territoire et non dans une autre partie du monde, comme par exemple chez son voisin (Saint-Domingue).

L’ex-fonctionnaire de l’énergie a fait ces déclarations au cours d’un entretien réalisé par le programme de radio « Dejando huellas » sur Dominicana FM.

Sources : Jean Erich René et Espacinsular.org

Traduction et mise en forme : Chevalier Jedi pour Mecanopolis

source: http://www.mecanopolis.org/?p=12802

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MessageSujet: Re: Haïti : au-delà des effets d’annonce.   19/12/2010, 18:27

L’ONU enquêtera sur l’origine du choléra

L’ONU mettra sur pied un comité scientifique international pour enquêter sur l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti. Mais, à Montréal, des citoyens d’origine haïtienne estiment que c’est plutôt la mission onusienne qui devrait faire l’objet d’une enquête.

Lors d’une conférence de presse donnée vendredi au siège de l’ONU, à New York, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé la création d’un comité qui serait composé d’épidémiologistes et de microbiologistes.

« Le comité sera entièrement indépendant et aura pleinement accès à toutes les installations et à tout le personnel de l’ONU », a indiqué le secrétaire général de l’organisation.
M. Ban a expliqué la création de ce comité, initié en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), par les nombreuses hypothèses qui circulent. « Il reste des questions et des inquiétudes légitimes qui exigent la meilleure réponse que puisse apporter la science », a-t-il déclaré.

Plusieurs Haïtiens attribuent l’épidémie aux Casques bleus népalais, basés dans la région de l’Artibonite, où des centaines de personnes ont été infectées. Le mois dernier, des manifestants ont même attaqué des soldats de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Les responsables de l’ONU ont déjà rejeté cette hypothèse, arguant que les mesures sanitaires de la base étaient irréprochables.
La semaine dernière, une équipe de scientifiques américains et haïtiens concluait que la bactérie responsable du choléra avait probablement été importée d’Asie du Sud et qu’elle ressemblait à une souche décelée au Bangladesh. Quelques jours plus tôt, un épidémiologiste mandaté par la France rapportait de son côté que l’épidémie, importée d’Asie, avait débuté près d’un camp de la MINUSTAH.

Depuis le début de l’épidémie, en octobre dernier, plus de 91 000 personnes ont contracté la maladie, et plus de 2400 en sont mortes.
La diaspora haïtienne à Montréal réclame une enquête… sur la MINUSTAH
Des Montréalais d’origine haïtienne réclament de leur côté de toute urgence la tenue d’une commission d’enquête sur la MINUSTAH, qu’ils qualifient de « force d’occupation ». Ils en ont fait la demande, dans une lettre, au secrétaire général de l’ONU.

Lors d’un point de presse donné vendredi, le politologue Wilson Saintelmy a déploré l’absence de changements concrets apportés par la MINUSTAH, malgré une présence de six ans dans le pays.

Créée en 2004, la MINUSTAH a le mandat d’aider les autorités haïtiennes à coordonner les efforts humanitaires et à faire la transition vers la démocratie, et de contribuer au maintien de la sécurité publique.
« Après avoir englouti près de 3 milliards de dollars dans cette mission, le sort du paysan, le sort du citoyen ordinaire haïtien n’a pas changé », a-t-il dénoncé.

Trois milliards de dollars pour une bureaucratie transnationale, que la population observe, qui vit comme une véritable jet-set en Haïti alors que cette population, elle, croupit toujours avec moins de 2 $ par jour.
C’est un non sens!

— Le politologue Wilson Saintelmy
Si la population haïtienne était à l’origine contente de l’arrivée de l’ONU dans le pays, ce n’est plus le cas aujourd’hui, alors que la mission s’est révélée inefficace, a ajouté le président-directeur général de la radio haïtienne CPAM de Montréal, Jean-Ernest Pierre.
« On dit que c’est une mission de stabilisation, on se demande ce qui s’est stabilisé en Haïti depuis la venue de la MINUSTAH en 2004 », a laissé tomber M. Pierre, en entrevue à l’émission 24 heures en 60 minutes.
Selon lui, cette mission n’a pas contribué à améliorer les choses. « Aujourd’hui, la situation est pire qu’en 2004 », a-t-il soutenu.
Le fiasco des élections de novembre, entachées d’allégations de fraude, illustre selon lui les errements de la mission.

« Il y a quelqu’un qui ne sait pas faire son travail de stabilisation », a-t-il commenté. M. Pierre a rappelé que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la MINUSTAH, Edmond Mulet, avait pourtant affirmé que le scrutin pourrait se dérouler sans problème.

L’éclosion du choléra n’aide en rien la situation, a-t-il poursuivi. « Tous les indicateurs » convergent vers le contingent népalais de la MINUSTAH. « Toutes les recherches qui sont déjà publiées » prouvent qu’il aurait « une part de responsabilité, à tout le moins ». La création par l’ONU d’un comité d’enquête sur l’origine de l’épidémie de choléra ne le rassure pas. « LA MINUSTAH ne peut pas être juge et partie à la fois », croit-il.

Source :

http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=14520

Origine de la source :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/12/17/009-haiti-comite-cholera.shtml
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Haïti : au-delà des effets d’annonce.
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