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 Chronique de l'affaire de Karachi!

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Solstice

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MessageSujet: Re: Chronique de l'affaire de Karachi!   25/10/2011, 14:08

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nonwo



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MessageSujet: Re: Chronique de l'affaire de Karachi!   31/10/2011, 22:08

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Bardamu
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MessageSujet: Re: Chronique de l'affaire de Karachi!   24/4/2012, 23:38

Le point de vue de Ziad TAKIEDDINE

J'accuse et je dénonce






En ces jours, où notre pays va faire un choix essentiel pour son avenir, j’accuse et je dénonce le fonctionnement d’un système qui sape les fondements de notre démocratie et bafoue les droits élémentaires du justiciable.


Après plusieurs mois d’un harcèlement judiciaire permanent dans le cadre de mises en examen injustifiées et injustifiables, tant en droit qu’en fait, j’ai décidé de porter sur la place publique les éléments attestant de l’état de déliquescence du système mis en place par le pouvoir et de la façon dont ce dernier entend, pourtant, le faire perdurer, pour son bénéfice exclusif et personnel.


En effet, afin de surmonter la crise tant économique que morale qui chaque jour affaiblit l’unité nationale, il est essentiel de mettre à bas le système actuel caractérisé par une corruption généralisée touchant le plus haut niveau de l’Etat.


La situation atone de l’économie française marquée par une baisse sensible de la demande intérieure aurait du conduire le pouvoir à prendre des décisions aussi courageuses qu’intelligentes pour relancer la croissance, en mettant l’accent sur les contrats internationaux dans les secteurs où la France a toujours été performante (principalement l’armement, les transports et l’énergie).


Souvenons-nous des paroles du président candidat expliquant qu’il irait chercher la croissance avec les dents en soulignant l’importance de ces grands contrats à l’exportation.


Or comment dans un tel contexte expliquer et justifier les choix ineptes en matière de politique étrangère effectués depuis 2007 et qui ont conduit à la perte de plusieurs contrats pour ne citer que les plus fameux :


- échec lors de la vente de réacteurs nucléaires à Abu Dhabi par le trio Areva/EDF/Total,

- fiasco retentissant d’Alstom, pourtant grandissime favori, lors de l’appel d’offre du TGV Médine la Mecque ;

- absence de notre pays dans le cadre des récents achats d’armement de l’Arabie Saoudite pour plus de 400 milliards de dollars !!!


Je dénonce l’incapacité du pouvoir qui uniquement, guidé par la nécessité d’occuper de façon permanente l’espace médiatique, n’a jamais pris le recul nécessaire à une analyse approfondie, seule à même de permettre la prise de décisions efficaces et structurantes pour notre pays.


Quelles sont les raisons qui ont poussé le pouvoir à privilégier la Libye, la Syrie et le Qatar , en ignorant de toute sa morgue l’Arabie Saoudite ? Alors même que ce pays reste l’acteur central et la seule puissance de nature à influencer efficacement les intérêts occidentaux dans le golfe et le monde arabo-musulman par sa position géographique, ses ressources et son leadership « moral ».


A ce titre, les récentes dénégations du Président actuel quant à sa volonté, réelle et établie, de procéder à la vente de réacteurs nucléaires à la Libye sont aussi vaines que ridicules. Ce sont vos décisions ayez au moins le courage de les assumer.


Je vais, pour ma part, en donner les raisons à nos compatriotes et dénoncer ainsi les personnes qui ont, depuis plusieurs années, dicté la politique étrangère de notre pays : Messieurs Claude Guéant, Bernard Squarcini, et Ahmed Djouhri qui se fait appeler Alexandre.


J’accuse en effet ce triumvirat d’avoir capté l’appareil de l’Etat et sous le motif de le servir, agir in fine pour des intérêts personnels.


La composition hétéroclite de ce triumvirat laisse, au premier abord, songeur. En effet, quel lien peut il unir un haut fonctionnaire à l’image immaculé, le policier le plus influent de France depuis sa nomination à la tête de la DCRI et un ancien petit caïd de la banlieue parisienne, devenu l'intermédiaire "officiel" de quelques gros contrats français à l'export?

La réponse est aussi simple qu’évidente : l’argent pas pour la France mais pour eux et vraisemblablement pour la personne qui les a mis en place !!!


La gestion du dossier Libyen l’illustre au plus haut point.


En juillet 2007, à peine élu Président de la République, Nicolas Sarkozy a rendu visite au colonel Kadhafi à Tripoli. Ce dernier sera reçu en visite officielle à Paris en décembre de la même année.


Quelques mois plus tard, Cecilia Sarkozy fera l'aller-retour pour ramener les cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien détenus dans les geôles libyennes, dans les conditions que j’ai largement détaillées dans mon ouvrage.

Dans le même temps, sous le prétexte d'une nécessitée d'une collaboration et d’échange d’informations avec les services de renseignement libyens devenus "partenaires" obligés de la France, Bernard Squarcini "rentre en scène" en sachant pertinemment que le retour d'informations n'allait jamais être "exploitable".

Mais pour le « triumvirat », peu importe, le but était de mettre en place un partenariat à sens unique avec la Libye, identifié comme un fromage, grassement financé par l'Emir du Qatar l'ami depuis 2007 de Nicolas Sarkozy (200 mds de dollars), pour les industriels français, qui par le plus grand des hasards ont tous le même intermédiaire, membre du "triumvirat" : Alexandre Djouhri.


Il est pour le moins surprenant de constater que systématiquement Alexandre Djouhri soit missionné par les plus grandes sociétés française sur des dossiers pour lesquels son track record semble peu performant (en ce qui concerne l’Arabie Saoudite pour le moins si l’on se réfère aux échecs des contrats Miksa et du TGV Médine la Mecque où son partenaire historique, le groupe Al Bugshan, a été tout aussi efficace que lui !). Seule la volonté de s’attacher les bonnes grâces du pouvoir le justifie.


Le schéma est simple et bien rodé : les groupes français mandate Alexandre Djouhri, ce dernier facture alors son intervention pour obtenir des contrats d’ores et déjà financés par le Qatar. A charge pour Alexandre Djouhri de gratifier utilement ses bienfaiteurs membre du fameux triumvirat et de disposer à leur égard de moyens de nature à acquérir les fidélités et obligeances des personnes ainsi récompensées.


Je dénonce, dans ces conditions, tant les déclaration de Monsieur Guéant qui n’hésite pas à propos d’Alexandre Djouhri de dire, dans Le Nouvel Observateur du 24 avril 2011: « Il a une connaissance de l’économie et des affaires qui est utile à notre pays. », que celles de Monsieur Squarcini qui également dans le même périodique, en 2010, indique “Djouhri sert notre pays et le bleu, blanc et rouge.. Bien sur, il fait des affaires pour lui, mais il en fait profiter le drapeau”.

Drapeau dans lequel il se drape afin de bénéficier d’une impunité totale.

A cet égard, je dénonce et j’accuse une justice aveuglée qui, malgré mes demandes répétées d’actes, refuse sans motif d’entendre Alexandre Djouhri dans cadre de l’enquête sur le contrat SAWARI II, qui m a valu d’être mis en examen des chefs de complicité et de recel d’abus de biens sociaux et de blanchiment.


Alors même que le détournement de1.500.000.000 francs soit 228.673.530 d’euros n’est intervenu que grâce à Alexandre Djouhri et au profit de son partenaire historique le groupe Al Bugshan et plus précisément les sociétés Parinvest et Issham.


J’accuse et je dénonce une justice qui, sur des faits vieux de plus de 16 ans :

- m’a convoqué à 10 reprises en l’espace de cinq mois ;

- m’a « entendu », sans même m’écouter, pendant plus de 70 heures

- et ce pour tenter obtenir des aveux sur des faits que je n’ai jamais commis ;

- tout en refusant de me confronter à mes seuls accusateurs Messieurs Aris et Menayas.

Seule une justice aux ordres, désirant faire taire un témoin gênant, peut se livrer à un tel harcèlement à l’égard d’un justiciable, qui doit pourtant bénéficier d’un traitement identique et équitable comme n’importe lequel de ses compatriotes.

Et seul un système implacable et déterminé est en mesure d’imposer de telle pratique à une justice dépassée, dépourvue de tout moyen et manipulée.


J’accuse et je dénonce, les méthodes exécrables de ce triumvirat, qui gère la France depuis 2007, n’hésitant pas à recourir aux intimidations, pressions, harcèlement, écoutes téléphoniques, perquisitions et multipliant les atteintes à la vie privée des citoyens.


J’accuse et je dénonce la volonté farouche de ce triumvirat de m’éliminer par tous moyens me privant de mes droits, bafouant mon honneur, m’interdisant d’exercer mon activité professionnelle et me supprimant un à un tout soutien.


Sans doute est-ce un hommage du vice à la vertu.


Un homme seul tel que je le suis serait il si puissant et dangereux pour le système en place ?


J’ai tendance à le penser !


Et c’est pourquoi j’accuse et je dénonce ce système qui, jour à après jour, détruit notre pays, asservi ses élites, instrumentalise sa justice et le conduit imperceptiblement à sa ruine.


Ce système est à bout de souffle, ensemble unissons nos efforts pour y mettre un terme et permettre à notre pays de porter ses valeurs intemporelles.

24/ 04 / 2012

http://www.takieddine.fr/

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Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
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MessageSujet: Re: Chronique de l'affaire de Karachi!   14/7/2013, 20:48

Karachi: Takieddine aurait reconnu avoir financé la campagne de Balladur en 1995 - 26/06
http://www.dailymotion.com/swf/x11a8f3




Affaire Karachi: "Des éléments prouvent le financement illégal de la campagne d'Edouard Balladur" – 27/06
http://www.dailymotion.com/swf/x11bgey

Hum rien de vraiment neuf en fait.

_________


Présidentielle de 1995 :
M. Balladur soupçonné d'avoir détourné les fonds spéciaux de Matignon


LE MONDE | 24.07.2013 à 10h43 • Mis à jour le 24.07.2013 à 16h05 | Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Citation :
Pour Edouard Balladur, le spectre de la Cour de justice de la République (CJR) se rapproche inexorablement. En délivrant, le 18 juillet, un réquisitoire supplétif pour "détournement de fonds publics" et "recel" aux juges chargés du volet financier de l'affaire de Karachi, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, le parquet de Paris a conforté les soupçons de malversations entourant le financement, en 1995, de la campagne présidentielle de l'ancien premier ministre. Nicolas Bazire, l'ex-directeur de son cabinet à Matignon, qui dirigea aussi sa campagne, est déjà poursuivi dans ce dossier.

Le délit de "détournement de fonds publics", dont sont désormais saisis les juges, vise le recours, par le premier ministre-candidat, aux fonds secrets, qui auraient abondé de manière illicite sa campagne présidentielle. Le réquisitoire du parquet répondait à une ordonnance du 26 juin des juges. Outre les fonds spéciaux, la campagne de M. Balladur aurait également bénéficié de "rétrocommissions" issues de ventes d'armes fin 1994 au Pakistan et à l'Arabie saoudite.

AVEUX TARDIFS DE L'INTERMÉDIAIRE ZIAD TAKIEDDINE

Homme-clé du dossier, l'intermédiaire Ziad Takieddine, écroué le 31 mai, a réitéré les 5 et 8 juillet ses accusations de financement illicite. Les juges viennent de lui accorder sa remise en liberté contre une caution de 4,3 millions d'euros.

Les aveux – tardifs – de l'intermédiaire Ziad Takieddine, reconnaissant avoir reversé aux proches de M. Balladur une partie des sommes perçues en marge de la vente, fin 1994, de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite, s'ajoutant aux témoignages attestant le recours illicite aux fonds spéciaux pour subvenir aux dépenses de la campagne du premier ministre en 1995, les magistrats instructeurs ne devraient donc avoir d'autre choix, à la rentrée, que de se dessaisir au profit de la Cour de justice de la République (CJR). Cette juridiction est en effet la seule habilitée à enquêter – puis, le cas échéant, juger et condamner – sur un ministre pour des faits commis dans l'exercice de ses fonctions.

Lire aussi : M. Takieddine réitère ses accusations sur le financement de la campagne de Balladur en 1995
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/24/m-takieddine-reitere-ses-accusations-sur-le-financement-de-la-campagne-de-balladur-en-1995_3452791_3224.html

Le cas de M. Balladur pourrait lui être soumis, de même que celui de son ancien ministre de la défense, François Léotard, ouvertement suspecté d'avoir tout fait pour imposer les intermédiaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir dans plusieurs contrats d'armement, en contrepartie du versement de rétrocommissions. L'homme-lige de M. Léotard, Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller à la défense entre 1993 et 1995, est déjà poursuivi pour "abus de biens sociaux et recel".

TÉMOIGNAGES ACCRÉDITANT L'UTILISATION DE FONDS "SECRETS"

Depuis son déclenchement, fin 2010, l'enquête des juges Van Ruymbeke et Le Loire a accumulé les documents et témoignages accréditant l'utilisation par l'équipe de M. Balladur, lors de la campagne présidentielle, de ces fameux fonds "secrets" mis à la disposition des ministres, dont le gouvernement de Lionel Jospin décida la suppression en 2001.

Par exemple, en novembre 2011, Frédéric Aucher, un ancien gendarme, militant RPR de longue date, avait expliqué aux policiers de la division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIF) dans quelles conditions il était devenu, début 1995, secrétaire général de la campagne de M. Balladur. "Lorsque l'on m'a demandé de venir à la campagne et que M. Pierre Mongin m'a demandé de quitter mon poste du ministère de la coopération, il m'a dit qu'il compenserait ma perte de salaire par une enveloppe de fonds secrets de Matignon, avait-il révélé. En fin de mois, Pierre Mongin me remettait des espèces. Le montant a évolué au fil des mois. Le premier mois, j'ai eu 30 000 francs, puis 50 000 francs à deux reprises."

M. Aucher s'est dit certain qu'il s'agissait des fonds secrets, car cela lui avait "été présenté comme cela par M. Mongin", précisant que " tous les billets étaient d'un montant de 500 francs". En décembre 2012, l'ex-trésorier de la campagne de M. Balladur, René Galy-Dejean, avait été encore plus explicite s'agissant d'un dépôt suspect de plus de 3 millions de francs en liquide, en avril 1995, sur le compte de l'AFICEB (Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur). Il avait assuré avoir été convoqué par Pierre Mongin à Matignon en ces termes : "Arrivé dans son bureau, avait rapporté M. Galy-Dejean, il me montre plusieurs boîtes en carton et me dit : 'Voilà 3 millions en petites coupures'. C'est cette somme que j'ai apportée à la cellule trésorerie."

DE FORTES SOMMES EN LIQUIDE SUR LE COMPTE DE CAMPAGNE

Concernant l'origine de ces fonds, l'ancien trésorier avait confié : "Je garde en tête la phrase plusieurs fois publiquement prononcée par M. Balladur : 'J'ai utilisé tous les moyens légaux qui étaient à ma disposition'." En clair, il s'agissait selon M. Galy-Dejean de fonds spéciaux.

La publication de ce témoignage dans Le Monde du 10 janvier avait provoqué une vive réaction de M. Mongin. L'actuel PDG de la RATP avait démenti "vigoureusement" avoir "jamais remis cet argent à M. Galy-Dejean", et annoncé le dépôt d'une plainte contre l'ex-trésorier pour "dénonciation calomnieuse". Les révélations de M. Galy-Dejean avaient toutefois valu à M. Mongin d'être reconvoqué par les juges, le 16 janvier, cette fois en qualité de témoin assisté, statut entre celui de témoin et de mis en examen.

Autre témoignage gênant pour M. Balladur, celui de l'ancien chauffeur de M. Galy-Dejean. Jean-Louis le Guevel a déclaré à la police, le 19 mars, s'être rendu début 1995 à Matignon chercher des fonds secrets. "Nous sommes rentrés par l'accès livraisons de Matignon. J'ai garé la voiture en marche arrière, devant l'entrée de service, à l'abri des regards. M. Galy-Dejean et [son assistant] M. Alexandre Galdin (...) sont restés à Matignon environ une demi-heure. Ils sont sortis et, je m'en souviens précisément, avec quatre sacs en jute provenant de la Banque de France (...). J'ai tout. de suite compris qu'ils venaient de récupérer une somme d'argent à Matignon et que c'était pour la campagne de M. Balladur."

Un récit qualifié de "faux" devant les policiers par M. Galdin, qui a toutefois fait part de ses doutes sur l'arrivée de fortes sommes en liquide sur le compte de campagne. M. Balladur, lui, a toujours nié tout financement illicite : le 28 avril 2010, il avait affirmé devant une mission d'information parlementaire que la plupart des fonds en espèces dont sa campagne bénéficia avaient été recueillis "lors de centaines de meetings", auprès "des militants, des sympathisants", via notamment la vente de pin's et autres t-shirts à sa gloire...


http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/07/24/presidentielle-de-1995-m-balladur-soupconne-d-avoir-detourne-les-fonds-speciaux-de-matignon_3452790_3224.html


Dernière édition par c.isme le 3/8/2013, 03:15, édité 3 fois (Raison : BFMTV a rendu privée ces 2 vidéos + article LeMonde)
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MessageSujet: Re: Chronique de l'affaire de Karachi!   7/1/2014, 22:28



Thierry Gaubert : entre casinos Barrière et Karachi
(frère de Patrick Gaubert, LICRA)


Citation :
21 septembre 1994 : signature du contrat de ventes de sous-marins Agosta,entre le Pakistan et le groupe de défense DCN  (devenu désormais DCNS), contrat que certains  et non des moindres  considèrent comme étant à l’origine  de l’attentat de Karachi.


21 septembre 2001 : catastrophe dite AZF à Toulouse.


Simple  coïncidence de dates me direz-vous ? … et pourtant, il  pourrait y avoir tout de  même un point commun entre les deux évenèments, ou plutôt un personnage : Thierry Gaubert.


Lequel a  été placé en garde à vue par le juge Renaud Van Ruymbeke … le 21 septembre 2011 … dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Karachi, suite aux déclarations de sa femme, la princesse Hélène de Yougoslavie affirmant que son mari aurait accompagné, en Suisse, Ziad Takieddine pour « aller chercher des valises “volumineuses de billets” », en 1994 et 19955, lesquels  auraient pu servir à financer  la campagne présidentielle du Premier ministre d’alors, Edouard Balladur.


Concernant  ses « relations intimes » avec  l’attentat de Karachi, précisons tout d’abord que la  cour d’appel de Paris a validé lundi l’enquête sur le volet financier de l’affaire, enquête  qui avait et contestée par Ziad Takieddine, Nicolas Bazire  et Thierry Gaubert, tous trois mis en examen. C’est en effet  ce qu’a  déclaré  Me Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l’attentat.


«C’est une validation complète de la procédure et un désaveu cinglant pour les mis en examen. Les familles des victimes sont extrêmement satisfaites de cette décision», a par ailleurs indiqué l’avocat.


Les trois protagonistes mis en examen avaient quant à eux par eux froids aux yeux pour ni plus ni moins mettre en cause le travail des juges. Ils  avaient estimé en effet avoir travaillé pendant plusieurs semaines «hors saisine», en dehors du champ de leurs investigations. Forts de leurs arguments, leurs avocats  avaient demandé la levée de la mise en examen de leurs clients et l’annulation de l’enquête. Carrément …  C’était sans compter sur l’indépendance de la justice …


Rappelons  qu’en novembre 2011, Thierry Gaubert avait  été mis en examen  dans le cadre de l’affaire Karachi pour « subornation de témoin ». L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est en effet soupçonné d’avoir fait pression sur son épouse, Hélène de Yougoslavie, dans le cadre de l’enquête sur le volet financier de l’affaire Karachi.

La déposition de cette dernière s’était avérée très gênante pour son époux, avec qui elle est engagée dans une procédure de divorce.  Il s’agit de la deuxième mise en examen de Thierry Gaubert dans ce dossier. L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a en effet déjà été mis en examen pour recel d’abus de biens sociaux par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, qui enquêtent sur un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995


Frère de l’ancien président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme Patrick Gaubert, Thierry Gaubert est apparu dans la presse people pour avoir épousé Diane Barrière, héritière des casinos Barrière– aujourd’hui décédée -puis la princesse Hélène de Yougoslavie. Nous y reviendrons …
Thierry Gaubert s’est mis au service de Nicolas Sarkozy au début des années 80, rappelle le quotidien « Libération ». Après sa victoire à la mairie de Neuilly, il prend en charge ses relations publiques. Puis Sarkozy l’intègre dans son équipe au ministère, le nommant chargé de mission au budget, puis directeur de cabinet à la communication. Avec Brice Hortefeux, Thierry Gaubert est alors qualifié de «Sganarelle» de Nicolas Sarkozy, homme à tout faire.


- Thierry Gaubert … et le contrat Agosta


Mais ce qui intéresse désormais la justice … c’est que Thierry Gaubert a exercé les fonctions  de chef adjoint du cabinet du ministre du budget de 1993 à 1995 … période  durant laquelle a été signé le contrat Agosta par François Léotard, alors ministre de la Défense, tandis  que   Nicolas Sarkozy était le ministre du budget  en exercice.


En novembre 2010, histoire d’affirmer au et clair que la société Heine – vraisemblablement au coeur du montage financier qui aurait permis le versement de rétro-commissions dans ladite affaire de Karachi  – a été créée avec les plus hauts appuis politiques et à des fins peu louables, Jean-Marie Boivin, mandataire de ladite société, a assigné aux prud’hommes de Paris la Direction des constructions navales (DCN)  pour obtenir le paiement de frais d’avocats.


Précisons que les sociétés luxembourgeoises Heine et Eurolux ont été créées avec l’aval de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget d’Edouard Balladur. Ces différentes structures auraient permis de faire transiter des commissions sur des contrats d’armements.


Créée en 1994 au Luxembourg, Heine était utilisée par DCN International, émanation de l’entreprise d’Etat DCN (aujourd’hui DCNS), en vue notamment de régler des commissions à des intermédiaires dans le cadre de ventes d’armes à l’étranger. Parmi eux : l’homme d’affaires d’origine libanaise, Ziad Takieddine, soupçonné dans l’affaire liée à la vente des sous-marins Agosta.


Dans un rapport de synthèse établi par la police luxembourgeoise, les enquêteurs – agissant dans le cadre d’une commission rogatoire internationale délivrée par deux juges parisiens – estiment que plus de 76 millions d’euros ont transité entre 1994 et 2004 entre DCNI et Heine SA.


Les enquêteurs – luxembourgeois – estiment quant à eux  que « le bénéficiaire économique de ces deux sociétés est l’Etat français« , ajoutant qu’après avoir transité par le Luxembourg, les sommes de 76 millions d’euros ont pris le chemin de comptes offshore, notamment à l’Ile de Man. Vu les montants en jeu, le rapport exclut que cet argent ait pu rémunérer des services de consultants  .« Il ne s’agissait de rien d’autre que de corruption par l’intermédiaire d’une société luxembourgeoise faisant écran, de la part d’une entreprise française, DCNI, vers les pays où elle convoitait les marchés« , peut-on lire dans le rapport.Le rapport de synthèse de la police luxembourgeoise, daté du 19 janvier 2010 fait également état du rôle central de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et bientôt chef de campagne d’Édouard Balladur, dans la constitution et la gestion de la société Heine.


- Quand l’accident de Diane Barrière mettait en péril l’empire des casinos


En juillet 1995, un avion privé qui transporte Diane Barrière-Desseigne, l’ancienne épouse de Thierry Gaubert,  la fille adoptive de Lucien Barrière, l’ « empereur des casinos », se crashe en Vendée. Alors âgée de 38 ans, la riche héritière, gravement brûlée voit ainsi sa vie brisée, sa santé chancelante mettant en péril la santé  de sa société,  chose qui n’est pas entierement pour déplaire à son concurrent de toujours, le groupe Partouche.


Elle restera tétraplégique jusqu’à sa mort le 18 mai 2001. Ce sont son mari, Dominique Desseigne,  ami de Nicolas Sarkozy (toujours le même !!!) et patron du célèbre Fouquet’s, et ses enfants, Alexandre, 19 ans, et Joy, 16 ans qui héritent du puissant groupe Lucien Barrière.


En juin 2008, la justice reconnaissait enfin  la responsabilité de l’Etat dans l’accident, à la suite d’une  bataille juridique menée par Dominique Desseigne. La cause première du crash — une panne de kérosène —indiquait que la préparation du vol n’avait pas été faite selon les règles (notamment l’obligation de s’assurer que l’avion dispose de suffisamment de carburant pour rejoindre sa destination). Enfin, la compagnie impliquée, Centre Aff’ Air, n’était pas habilitée à transporter des passagers …


Si les autorités aéronautiques, le bureau régional de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), étaient au courant, le JDD avait alors laissé entendre qu’ils avaient fermé les yeux,  le journal précisant même que Centre Aff’ Air avait été montée « avec le concours de la Chambre de commerce et d’industrie et du Conseil générale de l’Indre pour développer l’activité économique du département ».


La 1ère chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait validé la mise en examen d’un fonctionnaire de la DGAC et la cour administrative d’appel de Paris avait finalement reconnu la responsabilité de l’Etat, considérant que la DGAC n’avait exercé qu’une surveillance très insuffisante sur la compagnie Centre Aff’ Air, même si l’on ne saurait lui attribuer la responsabilité entière du crash, compte tenu des fautes de pilotage de l’équipage.


Par le retrait forcé de sa présidente, le groupe avait alors  été gravement atteint  par des luttes intestines, des choix stratégiques trop longtemps différés et une procédure judiciaire. Devant également  compter alors sur la lassitude de ses deux principaux actionnaires, Accor et la Compagnie générale des eaux. Le n° 1 français des casinos, avec 2 milliards de francs de chiffre d’affaires en 1995 (1,3 milliard après le prélèvement de l’Etat), « pourrait bien finir par éclater »  s’était alarmé  alors la presse.


Mais  quel rapport avec  la catastrophe AZF me direz-vous ?  Les casinos Barrière …


 - Un casino Barrière sur les cendres d’AZF à Toulouse


Tout compte fait, la catastrophe dite AZF, survenue à Toulouse le 21 septembre 2001 aura eu quelques aspects positifs. Certes, pas pour tout le monde… Mais c’est tout de même grâce aux surfaces  libérees» par l’explosion de l’usine Grande-Paroisse (TOTAL) que le Casino Barrière a pu s’implanter … Aubaine également  pour la mairie qui va ainsi bénéficier de royalties somptueuses dégagées par l’exploitation du site.


Ironie du sort, tabou ? Si beaucoup d’éléments sont mis en avant pour lutter contre l’implantation du casino, pas une voix n’ose invoquer la décence et les plaies encore ouvertes d’AZF, voire la remise en cause de l’emplacement du pole chimique, où le maintien des activités voisines de l’usine SNPE (Sociéte Nationale des Poudres et Explosifs). Les 2 x 2 voies de la rocade étant pourtant les seuls « obstacles » séparant les deux sites dont l’un  est militaire et donc soumis au « Secret Défense » .


Alors, si certaines voix s’élevent contre le principe méme des jeux de casinos, et le caractére inondable des lieux … les élus ont rapidement fait le   »calcul »  …


Le groupe Barriére a ainsi inauguré en décembre 2007 le casino de Toulouse, qui a pour vocation de devenir l’un des premiers casinos de France. Un investissement de 73 millions d’euros a été effectué pour la construction du site, qui devrait se placer parmi les dix premiers établissements de l’Hexagone pour le groupe. Un investissement que Barrière espère rentabiliser dans un délai de dix ans maximum, compte tenu d’une commission reversée à la ville de l’ordre de 15% du produit brut issu des jeux. Au total, l’établissement devrait générer 12 millions d’euros de recettes par an pour la Ville, jusqu’à  la fin de la concession de 18 ans.


Car les activités de hasard sont trés lucratives pour les casinotiers … mais aussi pour l’état, qui empoche des impôts, et pour la ville, qui touche un prélévement sur les jeux et la redevance domaniale (8,5 % du CA des jeux, restos et bars). Sans compter la taxe professionnelle.


Le casino de Toulouse a été concédé par la ville au groupe Lucien Barriére, aprés appel d’offres. Un contrat trés précis prévoit les rapports entre municipalité et concessionnaire. Des pénalités ont ainsi été prévues, une coquette somme de 5 000 euros par jour de retard.


 L’établissement est conçu pour recevoir 1 million de visiteurs par an, auxquels s’ajouteront 200.000 spectateurs dans la salle de spectacles de 1.200 places, qui produira 150 événements chaque année.
 Pourtant, oserais-je dire, le 21 septembre 2001, l’explosion de l’usine AZF toucha de plein fouet le site du Ramier de l’ENSIACET (ex ENSIGC) situé à 400 métres de l’épicentre de l’explosion. Le site fut complétement détruit, plus de 180 personnes furent blessées et par delà  les stigmates physiques, le choc psychologique fut immense.
La premiére cité universitaire de Toulouse est en effet construite sur l’aile du Ramier en 1954. Il s’agit de la cité Daniel-Faucher construite sur pilotis à  l’image du pavillon suisse de la Cité internationale universitaire de Paris conçu par Le Corbusier. L’institut du Génie Chimique fondé en 1940 est construit en 1957 … à l’actuelle place du casino de Toulouse, nous dit-on (et je confirme !).

Les anciens batiments de la Poudrerie sont en partie conservés pour héberger l’institut. Ce dernier change de nom et se transforme en école nationale supérieure des ingénieurs du génie chimique. Mais l’école ne survit pas à l’explosion de l’usine AZF en 2001 … Désormais un nouveau  temple du jeu  y tient place.
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Chronique de l'affaire de Karachi!
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