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L’islamophobie : le nouvel antisémitisme5416
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  L’islamophobie : le nouvel antisémitisme

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b.h.j.



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   28/4/2011, 09:31

tagada a écrit:

En fait la pluralité des peuples, comme races et comme cultures, est explicitement déclarée dans le Coran comme une volonté divine. L'Islam prend toujours la teinte locale, c'est peut-être un peu plus profond que d'essayer de se transformer en "arabe", en enfilant des babouches et des djellabas et en bannissant sa langue d'origine pour la langue arabe (sauf pour la liturgie, mais, ça n'est pas du panarabisme, tout comme le latin dans le Catholicisme n'est pas du panlatinisme). C'est un point de vue faussé et artificiel.

C'est pourtant bien comme ça, que René Guénon a fini. A fondé une famille égyptienne, avec sa soutane et son turban. Etonnant que l'état ne l'ait jamais censuré d'ailleurs. Tu peux même le trouver dans les bibliothèques municipales. Il faut croire que l'état aime bien nous faire des cadeaux, juste comme ça. Une faille dans la matrice, surement.
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nonwo



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   28/4/2011, 09:53

b.h.j. a écrit:

C'est pourtant bien comme ça, que René Guénon a fini. A fondé une famille égyptienne, avec sa soutane et son turban. Etonnant que l'état ne l'ait jamais censuré d'ailleurs. Tu peux même le trouver dans les bibliothèques municipales. Il faut croire que l'état aime bien nous faire des cadeaux, juste comme ça. Une faille dans la matrice, surement.

Razz
trop fort, pourquoi tu ne fais pas une tournée avec Dieudo...en 1er partie Razz Razz Razz
attends je vais t'aider à illustrer ton propos.

Encore une fois merci pour la rigolade.
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b.h.j.



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   28/4/2011, 20:31

i bien si ji ti fi rire, in bien ou in mal, c'i li principal
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b.h.j.



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   28/4/2011, 20:55

"Que le Nordique soit nordique et le Méditerranéen méditerranéen ! Car ce n’est que si l’un et l’autre reste lui-même qu’il sera « bon », chacun à sa façon !"

Parce qu'on ne pourra pas renier sa chair, et monter en esprit.

2 articles, sur un célèbre islamologue allemand, pour "illustrer mes propos":
L'ame des races
Introduction à l'ame des races
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ziril
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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   10/9/2011, 12:32

Islam, Antéchrist et jambon beurre 1sur2





http://www.dailymotion.com/video/xkzy2a_islam-antechrist-et-jambon-beurre-1sur2_news

http://www.dailymotion.com/video/xl0179_islam-antechrist-et-jambon-beurre-2sur2_news


Citation :
Journaliste et grand reporter, Paul Moreira s'est infiltré dans la nébuleuse islamophobe américaine.




PS:


Phobie définition: Peur irraisonnée d'un danger inexistant.



Sont atteintes de phobie les personnes, enfants ou adultes qui, dans une situation donnée, ou en présence d'un élément spécifique, ne présentant pas de danger immédiat, sont saisies d'un effroi qu'elles savent déraisonnable mais ne peuvent contrôler. Ces phobies sont légion : peur panique de certains animaux, des armes à feu, des cavernes, de l'avion, etc.. Généralement, elles ne gênent que modérément et souvent disparaissent avec le temps. Elles s'avèrent plus perturbantes lorsqu'elles sont décuplées par l'angoisse de rencontrer l'objet de sa peur et le souci de dissimuler celle-ci. Elles déclenchent des stratégies compliquées d'évitement et influent sur la vie sociale comme l'agoraphobie, peur des lieux publics, ou la claustrophobie, peur des lieux clos.

Source: http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Phobie



Certains passages de ce reportage sont révélateur de cette maladie...
A terme celle ci, est génératrice de pogromes, génocides en tous genres, conflits de civilisations etc...
Pour ceux atteint par cette grave maladie. Un conseil, soignez vous vite avant de faire des conneries. What a Face

(Je parle en connaissance de cause, je le fus). Embarassed

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Rien n'est beau que le vrai: le vrai seul est aimable;
Nicolas Boileau épître IX.
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Druide



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   11/9/2011, 21:44

Je dirais plutôt que l'islamophobie - ou plutôt la diabolisation de l'Islam - est le nouvel anti-germanisme (souvenons-nous de l'histoire du 20e siècle et particulièrement des deux guerres mondiales).

L'antisémitisme se fonde sur la vérité du contrôle juif de l'argent, des médias, de la politique, de la franc-maçonnerie, de l'anti-christianisme, etc. Bien sûr l'antisémitisme gratuit fondé sur le pur racisme ne mène nulle part... À la différence de l'anti-Islam qui sert le projet mondialiste juif (dont le sionisme est une extension politique ostensiblement nationaliste mais réellement international).
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Bardamu
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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   18/10/2011, 04:36

L'universalisme du savoir et de l'intelligence contre le communautarisme de la Bêt(is)e




Une réponse concrète vécue du fond de l'Auvergne aux faussaires islamophobes fourriers de la haine entre les peuples !

Est-ce la faute des musulmans si nous en sommes arrivés là ?

S'ils n'existaient pas, il faudrait les inventer pour que nous les chargions de toutes nos culpabilités d'égoïstes décadents !





Révélations "Scoop" aux tartuffes de l'islamophobie !

Quand l'espace public, sauf chez les laïcards contre les musulmans, est occupé à Neuilly : SILENCE RADIO !!

Pourquoi croyez-vous que trois heures de prière rue Myrrha un vendredi deviennent un remake de "Paris brûle-t'il ?




Oui ! il faut résister vraiment ! Mais surtout pas en faisant de l'Internet un instrument de bêtise, de bassesse et de guerre civile.

Les vrais résistants ne brûlent pas des textes sacrés dans leur bidet !

Allez, yallah, tous unis pour l'universalisme du savoir et de l'intelligence contre le communautarisme de la Bêt(is)e !



Vidéos trouvées par hasard sur youtube.

Compte de ce personnage atypique ici : http://www.youtube.com/user/FXC43

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DesEspoirs



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   18/10/2011, 15:17

Je suis tombé sur ce texte de De Beketch que j'ai bien aimer.

Citation :
Parlons franc
Torchons, serviettes, madras et foulards

Dans le débat sur le foulard islamique, Jack Lang qui, il y a peu, proclamait « Je trouve ces foulards très seyants. Ils mettent en lumière les beaux visages de ces jeunes filles » retourne son veston rose : il vient de prendre, nous dit l’Express, « une initiative apte à rassembler une majorité de députés, (et qui) pourrait restituer au débat politique l’une de ses questions centrales : la laïcité » : interdire en classe tout signe religieux « foulard, croix et kippa » précise Lang.

La kippa, vraiment ? Et l’étoile de David, on l’interdira aussi ou on la tolérera ?

Dans ce cas, il faudra tolérer la croix. Et la main de Fatma.

En revanche, si l’on interdit l’étoile, la croix et la main, il faudra interdire les médailles de la sainte Vierge, bien sûr, et celles des saints.

Et si on interdit tout cela, passera-t-on les symboles bouddhistes ?

Évidemment pas : on les interdira.

Mais alors quid des colifichets satanistes que de plus en plus de jeunes détraqués arborent ?

Interdiction, bien sûr.

Donc, forcément, interdiction, et sans délai, des symboles zodiacaux qui sont un signe de superstition, c’est-à-dire de la forme la plus primitive de la religion. Quant aux pin’s à la gloire des vedettes du cinoche ou du rock, ils relèvent évidemment de l’idolâtrie.

On les interdira donc et, dans la foulée, on interdira, en bonne justice, les amulettes dont les nègres se bardent et les insignes confucianistes ou hindouistes portés par tant d’immigrés asiatiques.

Le difficile va être de faire la différence entre bijou et insigne religieux. La fameuse "clef du Nil" que l’on appelle aussi Ankh ou (faussement) "croix égyptienne" est-elle une simple coquetterie où un signe de ralliement au culte d’Isis et Osiris ?

Autre complication : si les profs sont soumis aux mêmes interdits que leurs élèves, il leur faudra retirer leurs alliances dont le port, selon qu’il est à la main droite ou à la main gauche, révèle l’appartenance religieuse du sujet.

En fait, ce que veut Jack Lang, en bon maçon, c’est que tout le monde "laisse ses métaux à la porte du temple".

Cela suffira-t-il à apaiser les passions ? Pas du tout ! La question ne relève pas de la bimbeloterie. La preuve, Lang propose de baisser kippa et de ne pas mettre les voiles.

Il faut donc aussi réglementer le vêtement.

Ainsi chacun s’accorde à reconnaître une adepte de la tradition catholique dans toute jeune fille vêtue d’une jupe bleue marine plissée à mi-mollet, d’un pull marine à col en V sur corsage bleu ciel et chaussée de trotteurs bleus ou noirs sur chaussettes blanches (loden bleu à col Claudine de rigueur en hiver).

Peut-on interdire le sac à patates islamique comme acte de prosélytisme et fermer les yeux sur l’uniforme du Couvent des Oiseaux ?

Ce serait discriminatoire. Forçons donc les filles de toutes races et religions à arborer l’uniforme des pétasses des cités (pantalon surbaissé, soutien-gorge trop petit de deux tailles, nombril piercé et pompes d’égoutier).

Le plus simple serait d’ailleurs l’uniforme. Il cache absolument tout ce qui pourrait passer pour un signe de particularisme racial ou religieux.

Un genre de longue robe sombre sans ceinture tombant jusqu’au sol et assortie d’un foulard de même (non) couleur ne laissant apparaître que l’ovale du visage ferait l’affaire.

Encore, les injustices de la nature feraient-elles apparaître des inégalités entre les malheureuses affligées d’un visage disgracieux et les veinardes pourvue d’un minois ravissant.

Donc, cachons les visages et imposons le port de lunettes noires ou d’une sorte de grillage textile camouflant le regard pour celles qui ne supportent pas les verres fumés.

Et quand on en sera là, on n’aura pas encore réglé le problème !

Restera le prosélytisme alimentaire.

A la cantine, l’enfant qui refuse de manger du porc proclame son islamitude, celui qui exige du poisson le vendredi sa catholicité, celui qui refuse un beefsteak son appartenance à l’hindouisme, celui qui mange les cafards et les araignées se déclare ouvertement animiste (tendance bushmen).

Tout cela se remarque autant qu’une kippa, une croix ou un voile.

Il faut donc interdire le particularisme alimentaire. Mais pas question, pour autant, de porter atteinte aux libertés individuelles !

Donc, bol de riz quotidien pour tout le monde. Ça fera faire des économies et ça favorisera la lutte contre le diabète et l’obésité des jeunes.

Le lecteur se demande sans doute pourquoi je m’étends aussi longuement sur le sujet.

C’est très simple : je voulais seulement montrer que Jack Lang est un imbécile, les députés qui voteraient un pareil texte des crétins et la laïcité une belle kâhnerie.

Serge de Beketch

http://www.france-courtoise.info/03/304/page.php?id=03edi
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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   20/11/2011, 21:32


Michael Scheuer (CIA)
l'Islam radical est un ennemi imaginaire



Dans un entretien accordé à Gayane Chichakyan et diffusé le 9 novembre 2011 par Russia Today, l’ex-responsable de l’Unité de recherche d’Oussama Ben Laden à la CIA, Michael Scheuer déclare que l’ennemi des États-Unis, l’islam radical opposé à la démocratie et à l’égalité des sexes, n’existe pas et n’a jamais existé. Les attaques dont les États-Unis font l’objet ne répondent pas à son mode de vie, mais à sa politique proche-orientale et à son soutien à Israël et à l’Arabie saoudite.
Le célèbre analyste dénonce la croyance des élites US, héritée du trotskisme, en la supériorité d’un modèle politique et la possibilité de l’instaurer partout. À ce sujet, il observe que, jusqu’à ce que le gouvernement syrien le rappelle à l’ordre, l’ambassadeur US à Damas parcourait le pays pour encourager divers groupe à renverser le régime, ce qu’aucun autre ambassadeur se serait permis de faire.
Michael Scheuer est l’auteur anonyme de deux livres : Through Our Enemies’ Eyes : Osama bin Laden, Radical Islam, and the Future of America et Imperial Hubris : Why the West is Losing the War on Terror. Il a récemment publié sous son nom : Marching Toward Hell : America and Islam After Iraq.
Après avoir été contraint à la démission pour manquement au devoir de réserve et avoir quitté la CIA, en 2004, il travailla comme analyste à la Jamestown Foundation (une agence de presse issue de l’Agence de renseignement). Il en fut licencié en 2008 pour avoir critiqué l’influence, selon lui démesurée, du lobby pro-israélien sur la politique états-unienne.

http://endettementdesnations.blogspot.com/

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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   8/12/2011, 14:54

Témoignage émouvant !




Jean Dorion sociologue québécois
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dersou0ousala



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MessageSujet: Notre passé et notre avenir   7/4/2012, 09:44

à diffuser

http://rutube.ru/tracks/5506615.html

hier les bolchéviques demain les musulmans
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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   18/5/2012, 17:47

Vous avez aimé Claude Guéant ?

Daccord

Vous adorerez Manuel Valls !!!

Twisted Evil





Non, Manuel Valls, le nouveau ministre de l’intérieur, ne fera sans doute pas de déclaration sur l’inégalité entre les civilisations. Il ne faudrait donc pas lui faire de procès d’intention. Il faudrait se garder de toute caricature.

Le problème est que Manuel Valls est sa propre caricature, même s’il s’abstiendra, du moins faut-il l’espérer, d’affirmer comme son prédécesseur qu’il y a trop de musulmans en France. C’est tout de même lui qui, se promenant sur un marché de sa bonne ville d’Evry, le 7 juin 2009, interpellait ses collaborateurs : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ! »

Manuel Valls ne représente pas grand-chose dans son parti : il n’a récolté que 5,7 % des voix lors de la primaire d’octobre 2011. Il est vrai que cet admirateur de Dominique Strauss-Kahn et de Tony Blair aurait sans doute plus sa place au Nouveau centre ou au Modem de François Bayrou, dont il reprend les thèses économiques et sociales. Nicolas Sarkozy avait tenté de le débaucher en 2007 et Martine Aubry lui avait écrit une lettre ouverte en juillet 2009 : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste. »

Mais Valls a su faire le bon choix : rester au PS tout en combattant tous les principes de la gauche et, finalement, accéder à un poste où il pèsera lourd dans les choix gouvernementaux des prochains mois sur la sécurité, l’immigration, l’islam. Concédons-lui donc le fait qu’il est un habile politicien, mais mettons entre parenthèses l’idée qu’il serait de gauche.

C’est sur le terrain de la sécurité que Valls a voulu se faire un nom, en montrant que la gauche pouvait être aussi répressive, voire plus, que la droite. Il a multiplié les articles et les livres sur le sujet, dont Sécurité, la gauche peut tout changer (Editions du Moment, Paris, 2011). Cet ouvrage rend un hommage appuyé et répété aux forces de l’ordre, sans jamais évoquer les violences policières, les jeunes assassinés dans les quartiers, les procès de policiers qui débouchent toujours sur des non-lieux. En revanche, il est impitoyable avec le terrorisme, ayant été l’un des seuls socialistes à exiger l’extradition de Cesare Battisti. Et aussi avec les délinquants, ces classes dangereuses dont la bourgeoisie a toujours eu peur. Valls ne regrette-t-il pas, dans son livre, que la gauche n’ait pas assez rendu justice à Clemenceau, l’homme qui n’hésitait pas, entre 1906 et 1908, à faire tirer sur les ouvriers au nom, bien sûr, de l’ordre républicain ?

Lors du soulèvement des banlieues de 2005, il a été l’un des trois députés socialistes à ne pas voter contre la prolongation de l’état d’urgence, une décision qui ramenait la France à l’époque de la guerre d’Algérie. En octobre 1961, s’il avait été ministre de l’intérieur, Valls n’aurait certainement pas hésité à faire appliquer l’ordre républicain à tous ces Algériens qui osaient défier le couvre-feu (lire Sylvie Thénault, « L’état d’urgence (1955-2005). De l’Algérie coloniale à la France contemporaine : destin d’une loi »)…

Pour Valls, la violence dans nos villes « augmente de manière constante » depuis plus de trente ans. Il reprend les arguments de son ami Alain Bauer (lire Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire), l’homme qui a imposé à la gauche comme à la droite le thème de l’insécurité — avec l’aide active du Front national et de Jean-Marie et Marine Le Pen. Conseiller de Sarkozy, Bauer est aussi proche de Manuel Valls car, pour lui, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite (l’économie non plus, sans doute...). Et personne ne sera trop regardant sur les médecines du docteur Bauer, l’homme qui propage la peur dans les villes et en profite pour leur vendre, à travers sa société AB conseils, et à prix d’or, les remèdes à l’insécurité. Un peu comme si un responsable de l’industrie pharmaceutique établissait les prescriptions pour les malades...

Nous ne reviendrons pas ici sur la critique détaillée de ses théories de la sécurité. Laurent Mucchielli, l’un des meilleurs spécialistes de la question et qui est plusieurs fois cité de manière élogieuse par Valls, a un diagnostic ravageur (« La posture autoritaire et populiste de Manuel Valls », Lemonde.fr, 5 juin 2011). Critiquant Sécurité, la gauche peut tout changer, qui vient alors de sortir, il fait deux remarques :

Citation :

« La première est que M. Valls n’a pas un niveau de connaissance suffisant des problèmes. Nous l’avons vu, son diagnostic est globalement plutôt superficiel. Ses propos ressemblent étrangement aux discours de certains syndicats de police et parfois même d’un certain café du commerce. La violence explose, les délinquants rajeunissent sans cesse, il n’y a plus de valeurs et plus de limites, la justice ne fait pas son boulot, on les attrape le soir ils sont remis en liberté le lendemain... etc. En cela, M. Valls est proche d’un certain terrain politique : celui des plaintes de ses administrés, des courriers de protestation reçus en mairie, des propos entendus en serrant des mains sur le marché le samedi matin ou encore de ce que lui racontent les policiers municipaux de sa ville. Mais il est totalement éloigné de ce que peut-être le diagnostic global d’un problème de société et l’approche impartiale d’une réalité complexe. Telle est sans doute la condition ordinaire d’un responsable politique de haut niveau, dont on imagine l’agenda très rempli. Mais l’on attendrait alors de lui qu’il ait l’intelligence de comprendre les biais et les limites de sa position pour s’entourer de personnes capables de lui donner le diagnostic de base qui fait ici défaut. Encore faut-il toutefois le vouloir et ne pas se satisfaire de ce niveau superficiel d’analyse, au nom d’une posture volontairement très politique pour ne pas dire politicienne. C’est la deuxième hypothèse. »

Voici donc pour la compétence du nouveau ministre de l’intérieur. Par ailleurs, poursuit Mucchielli :

Citation :

« C’est bien une posture politique qui irrigue fondamentalement la pensée de Manuel Valls, une posture politicienne même dans la mesure où elle vise manifestement à se distinguer en politique, en particulier vis-à-vis d’autres personnalités du parti socialiste. Cette posture, on la retrouve d’abord dans les pages consacrées à une sorte d’éloge de l’ordre comme “socle des libertés” (p. 58), comme on la retrouve à la fin du livre dans l’éloge de « l’autorité » qui serait aujourd’hui « bafouée » et « attaquée de toutes parts » (p. 156-157). De nouveau, c’est exactement aussi la posture qui traverse toutes les lois votées ces dernières années par ses adversaires politiques. »

Valls n’est pas seulement un défenseur de la sécurité, mais aussi un contempteur du communautarisme et un pseudo-partisan de la laïcité (c’est évidemment tout à fait par hasard que les cibles de ses attaques sont les populations des quartiers populaires).

On ne compte plus les exemples de ces attaques contre un soi-disant communautarisme, c’est-à-dire contre les musulmans, de sa volonté d’interdire à un Franprix de ne vendre que des produits halal — aurait-il interdit des magasins qui ne vendraient que des produits casher ? — à l’affaire de la crèche Baby Loup et au licenciement d’une employée qui portait le foulard. Après l’absurde décision de Nicolas Sarkozy d’interdire à des théologiens musulmans d’intervenir au congrès de l’UOIF, il a fait de la surenchère, non seulement en approuvant la décision mais en écrivant :

« Tariq Ramadan, leader européen de l’Internationale des Frères Musulmans, présenté par ailleurs comme un “intellectuel” muni d’un passeport suisse, doit s’exprimer le week-end prochain à Bagnolet. Il propagera les mêmes idées extrémistes que ceux qui ont déjà été interdits de territoire français. » Quelques jours plus tard, le candidat Nicolas Sarkozy à son tour, mettait en doute les qualités d’intellectuel de Tariq Ramadan. Quant à ces déclarations sur les idées « extrémistes » défendues par Ramadan, il devrait plutôt lire ses textes et écouter ses interventions.

On ne peut s’étonner alors que Manuel Valls fasse l’éloge du dernier livre de Hugues Lagrange, qui met en avant l’origine culturelle des immigrés pour expliquer les difficultés de l’intégration — rappelons que le même argument culturel était avancé pour expliquer les difficultés des immigrés juifs d’Europe centrale, italiens ou portugais à s’intégrer dans les années 1930, 1940 ou 1950 (lire Gérard Mauger, « Eternel retour des bandes de jeunes », Le Monde diplomatique, mai 2011). Aucune idée de droite n’est vraiment étrangère à M. Valls.

Une dernière question : Manuel Valls est aussi signataire d’un appel indigne appelant à poursuivre les militants qui prônent le boycott des produits israéliens. Parmi eux, Stéphane Hessel ou Alima Boumediene. Que fera le ministre de l’intérieur, alors que plusieurs de ces militants ont été relaxés par la justice, mais que certains restent poursuivis ?

Ajout 17 mai. Voici comment le pourfendeur du communautarisme parle :
Citation :

Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël



Imaginons un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc).

http://blog.mondediplo.net/2012-05-16-Vous-avez-aime-Claude-Gueant-Vous-adorerez-Manuel

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dersou0ousala



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   19/5/2012, 12:51

Petit montage réalisé par mes soins pour l'UPR (je suis adhérent)
http://rutube.ru/tracks/5506615.html
A mettre en relation avec ceci :
http://www.dailymotion.com/video/xjog5x_extreme-droite-europeenne-pro-israelienne_news?from_fb_popup=1&code=AQAMtdGZ7BdvglqwTWyvgFHKEyJ4i75KPyA-F0GmLT6CuAmQFjM9zxiDsCRNmRQkWIoAs58Qo7c-lPqcgPzEU7NwJCmoJGDW8hSpM9CqARWR_DItARkw8EZ85kpWJRZaUVYjFGMoqPIMTKTdyl8v4QI6lMLFI-W1h0N4kWAMezzBV3TIaojchnTNBNnKAsbsm-c#_=_
Je précise (pour me montrer loyal) que le FN n’était pas représenté lors de ces réunions.

1) le projet européen est un projet d’unification à l’échelle continentale qui passe par la mise en place de dictatures.
2) afin de faire accepter ce type de gouvernance on construit un ennemi commun situé à l’extérieur et à l’intérieur du territoire. (39 – 45 les juifs et les bolchéviques)
Comme une espèce de totem au centre du village qui focaliserai toute l’attention (c’est d’ailleurs la définition étiologique du mot « symbole ».)
3) Hier les juifs et les bolchéviques, aujourd’hui les musulmans et plus particulièrement les « Arabes » serviront à unifier une Europe blanche chrétienne et guerrière.
L’islam étant une spiritualité universelle on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une origine. Il m’apparait donc clairement que le véritable motif est plus d’ordre raciste que religieux.
Bref l’histoire ce répète mais cette fois ci à l’échelle du monde : le 11 septembre étant notre incendie du Reichstag.

Je saisis cette occasion pour vous soumettre quelques réflexions personnelles :
Je commencerai concernant l’emploi du suffixe …phobie
Je trouve que c’est tomber bien bas que d’emprunter les méthodes de l’immonde communautarisme gay…
ba oui le terme homophobie est à l’origine de l’utilisation excessive de ce suffixe. Donc arrêtons avec christianophobie, négrophobieet ou autre appellations lapidaires induisant que la cause de votre rejet réside dans l’ignorance et la lâcheté (phobie = peur) de l’autre.
_Evidement je n’apprécie pas les « folles » (je connaisse des homos très sympathiques qui ne vivent pas dans le marais, gardent leur préférences sexuelles pour eux et ne passe pas leur temps à se mettre en scène afin de jouir de votre malaise.)
_Evidement je n’apprécie pas les panafricains qui sont généralement des jeunes français pommés (comme peuvent l’être les juifs de père donc non reconnu par la communauté) et qui prennent leurs pied dans l’exaltation de cultures qu’ils ne comprennent absolument pas (panafricanisme signifierait que tous les « Noirs » ont la même culture ce qui est évidement faux on voit d’ailleurs ce que ce genre d’idéologie a donné avec l’Union Européenne), se déguisent en mec du bled et passent leur temps à vous faire chier avec leur africanité.
Je reconnais tout de même la cohérence de Kemi Séba qui à eut le courage et l’intelligence d’aller jusqu’au bout et de rentrer « Chez lui » et j’espère sincèrement qu’il pourra venir en aide aux populations africaines.
_ Evidement je n’apprécie pas le sioniste qui me casse les couilles avec l’histoire de ces grand parents (et donc des miens aussi). Je trouve d’ailleurs assez obscène de se servir de cela pour justifier son comportement présent.
_Au même titre je n’apprécie pas les musulmans à babouche et autre salafistes de banlieue, importateurs de traditions qu’ils ne comprennent pas eux même (souvent plus issue de culture régionale (donc organiques) que musulmane, on pourrait par exemple discuter du voile intégral … petite précision qui n’est jamais faites les européenne aussi se voilaient et portaient des coiffes traditionnelles il y a encore de ça 40 / 50 ans) et autre traditionaliste et nationaliste du sud de la méditerranée.
Non décidément je ne suis pas quelqu’un de tolérant. Je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais supporter des gens aussi irrespectueux, mal éduqués, et tout simplement casses couilles. Que le pouvoir aime d’ailleurs à cultiver dans le but de mettre en place le NOM.
J'encourage vivement tout musulman qui lit ce message à NE PAS TOMBER DANS L’EXCET.
Etant moi-même français dit de souche (et pourtant de mère juive… ) je peux vous affirmer de façon tout à fait certaine qu’une grande partie de la haine porté aux musulmans provient du simplement du fait que beaucoup ne supportent plus de voir des gens s’afficher de façon tout à fait vulgaire sur la voie publique. Souvent les racailles d’ailleurs. Cela est pris comme un rejet de la France. Et je pense personnellement que pour certain c’est le cas. Sans parler de l’immigration de masse (mais ça c’est un autre sujet)
Ne tombez pas dans le piège qui vous est tendu, ne cèdez pas à la tentation du replis identitaire et de la négation de l’autre. L’ouverture à l’autre (quand elle n’est pas totale évidement) est la plus merveilleuse des choses.

En ville, personne n’est seul au monde. Ce que vous faites, la façon dont vous vous montrez aura toujours un effet sur votre entourage. Alors soyez malins et respectueux des autres français, entretenez le lien social, suivez le modèle du docteur. Dont la respectabilité n’est plus à démontrer.

Pour ma part je me félicite qu’il soit français. Il est l’anti Rokhaya Diallo
http://www.telerama.fr/idees/rokhaya-diallo-etre-blanc-c-est-faire-partie-de-la-majorite-invisible,66850.php (ça c’est comme du papier de verre dans mes oreilles)

Je comprends que ce genre de débat puisse mettre certain mal à l’aise mais il me parait important de crever l’abcès. Et ce forum est l’endroit idéal pour le faire.
J’espère avoir été compris de tous.


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dersou0ousala



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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   20/5/2012, 16:21

Après relecture du message, je pense m'être un peu emballé.

je n'aurais pas dut faire le donneur de leçon. désolé.
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Bardamu
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MessageSujet: Re: L’islamophobie : le nouvel antisémitisme   7/11/2012, 00:03

Racisme légal, par Dominique Ziegler


A la fin du dix-neuvième siècle, en France, le gouvernement républicain mené par son chef, Jules Ferry, entame une lutte acharnée contre les congrégations religieuses, qui dominent le monde de l’éducation, et entreprend d’instaurer l’école laïque obligatoire. Ce combat trouvera son dénouement avec la loi de 1905, dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui renvoie le clergé à ses seules occupations spirituelles. Cette lutte contre la mainmise du religieux sur la vie civile constitue, de l’avis général, une étape importante dans l’émancipation de la conscience humaine.



Cet idyllique tableau mérite toutefois d’être relativisé. Pour les mouvements d’extrême gauche de l’époque (dont alors la majeure partie des socialistes), il ne s’agissait ni plus ni moins que de la poudre aux yeux, destinée à donner l’impression d’une avancée démocratique majeure, mais sans toucher à l’ordre social. Bien au contraire, sous ce vernis de modernisme, une nouvelle classe dominante – la bourgeoisie d’affaires – prenait définitivement les commandes en faisant coup double: elle portait un coup fatal à la mouvance monarchiste, qui avait pu compter en tout temps sur son allié le clergé pour asseoir sa domination à grands renforts de superstition et de trahison de la parole chrétienne originelle, et donnait au peuple l’impression de se préoccuper du bien collectif. Pour l’historien Henri Guillemin, «Jules Ferry a remplacé le curé par l’instituteur comme supplétif du pouvoir.» Et Jules Guesde, leader du Parti socialiste de France, flairant la manœuvre, déclarait en 1904: «On n’a rien fait contre le congrégations les plus dangereuses, celles qui spéculent sur la misère, la faim et la maladie ouvrières. L’anticléricalisme dont on fait parade a surtout pour but de détourner les travailleurs de leur lutte contre le capitalisme.»


Le net mouvement d’islamophobie qui gangrène la civilisation occidentale n’est pas le simple fait de fascistes isolés, mais trouve ses relais les plus néfastes dans les bonnes consciences de l’intelligentsia de gauche, de droite et du centre !


Il n’est pas ici question de relancer le débat sur l’enseignement religieux ou non, ni de nier les acquis de ces avancées laïques, mais de s’intéresser aux mouvements souterrains, pratiques et théoriques qui accompagnaient cette démarche et de voir en quoi ils nous concernent aujourd’hui. Dans le même temps que Ferry menait son combat local pour «la libération des consciences», il impulsait comme jamais auparavant le mouvement colonial de son pays, envoyant des troupes en Afrique, en Asie. «Il est du devoir des civilisations supérieures d’apporter leur lumières aux civilisations inférieures» déclarait le chantre de la laïcité.

Cette contradiction originelle entre émancipation locale et domination globale marque aujourd’hui les débats de manière inconsciente, mais ô combien évidente. Ainsi, le net mouvement d’islamophobie qui gangrène la civilisation occidentale n’est pas le simple fait de fascistes isolés, mais trouve ses relais les plus néfastes dans les bonnes consciences de l’intelligentsia de gauche, de droite et du centre! C’est dire si l’éventail est large. Il n’est pas un jour durant lequel tel ou tel politicien, écrivaillon ou témoin quelconque vienne s’étaler dans les médias sur sa détestation de l’islam, religion dont on peut dire le plus grand mal sans encourir les foudres de la loi, puisque la laïcité, conquête historique, permet la critique de la religion.

Là où le bât blesse, c’est que, comme dans le mouvement impulsé par Ferry, le progrès de laïcité sert souvent de cache-sexe à un racisme nauséabond, de tradition coloniale. Sous couvert de liberté d’expression, dans un cadre areligieux, les frustrés et les racistes de toute obédience peuvent faire ce que la morale réprouve, mais qu’une habile lecture de la loi et de l’histoire permet: cracher sa haine des Arabes.


L’islamophobie est devenue un lieu commun, anodin aux yeux de l’opinion publique et des pouvoirs politiques.

Le phénomène touche aussi la Suisse. Ainsi, il y a trois semaines, sur une page entière du Matin Dimanche1, une autoproclamée «féministe socialiste» assénait sa haine de l’islam et assumait sa proximité idéologique avec le vice-président de l’UDC Oskar Freysinger. (Elle accordait dans le même temps une interview au site raciste Riposte laïque). Ces propos ne semblaient pas susciter l’opprobre générale ni porter à conséquence sur son appartenance au Parti socialiste. Pourquoi en serait-il autrement? L’islamophobie est devenue un lieu commun, anodin aux yeux de l’opinion publique et des pouvoirs politiques.
Comme en de précédents temps de crise de sinistre mémoire, la haine de l’autre permet un formidable dérivatif à l’analyse des raisons de cette crise. Ainsi les politiciens à la solde du système (pléonasme!) s’en donnent-ils à cœur joie, comme l’ignoble Jean-François Copé, en France, pour jeter en pâture le si pratique bouc émissaire musulman au bon peuple qui se débat avec une situation sociale en déliquescence. La manœuvre est vieille comme le monde, mais fonctionne toujours.


En France, les faux anarchistes de Charlie Hebdo publient des dessins sur les musulmans dignes des caricatures anti-juives des années trente, dans leur torchon néo-conservateur au bord de la faillite, et remontent leur chiffre d’affaires.

Mais, cette fois, les sbires de l’ordre économique peuvent compter sur les bonnes consciences de gauche pour relayer leur détestation de l’Arabe via le prétexte religieux. Et, comme si ce n’était pas suffisant, voilà qu’émerge une horde de seconds couteaux, pseudo-intellectuels, pseudo-artistes ou autres émanations surprenantes de la société civile pour relayer cette boue. Car l’islamophobie est aussi un formidable fonds de commerce pour les ratés de tout poil.
Ainsi, toujours en Suisse, on invite très doctement un ancien animateur radio romand à se répandre sur sa «peur» de l’islam (alors que ce dernier admet sa méconnaissance totale de cette religion et de cette culture) dans l’émission politique Infrarouge2; l’intéressé précise qu’il a demandé à ses éventuels «amis» de confession musulmane de se retirer de son compte Facebook. On lui offre encore une pleine page dans les quotidiens 24 heures, ou 20 minutes pour déverser les mêmes fulgurances.

En France, les faux anarchistes de Charlie Hebdo publient des dessins sur les musulmans dignes des caricatures anti-juives des années trente, dans leur torchon néo-conservateur au bord de la faillite, et remontent leur chiffre d’affaires.


Une dénommée Caroline Fourest (ancienne collaboratrice de Charlie), auteure d’une biographie à charge de Tariq Ramadan mal documentée, se voit bombardée «chercheuse», «spécialiste ès religions», et est invitée sur tous les plateaux télé pour expliquer son soi-disant combat contre «les extrémismes», qui, dans la plus pure tradition faussement républicaine, est, en vérité, un combat pour le pouvoir blanc. Il va de soi que sous couvert de progressisme, c’est bien le racisme qui est en marche.
Le double mouvement impulsé par Jules Ferry a débouché sur un des rares exemples de dialectique négative, permettant à tous les apôtres de la tolérance, de l’enseignant de gauche jusqu’au punk à chiens, des anciens soixante-huitards jusqu’aux réactionnaires lettrés, en passant par les centristes mollassons, de marcher main dans la main avec les extrémistes de droite les plus redoutables dans une belle unanimité anti-arabe. Une vraie vague rose-brun qui passe par le bleu… toutes les couleurs de l’arc-en-ciel politique y sont représentées!
Une lame de fond raciste décomplexée qui transcende les courants politiques et les classes sociales, qui fédère les frustrations, les haines, via une image diabolisée de l’autre, sous des prétextes sous de prétextes nationaux comme progressistes, ça ne vous rappelle rien ?

Dominique Ziegler, pour Le Courrier



Notes :

1. Interview de Mireille Vallette, auteure de Boulevard de l’islamisme, dans Le Matin Dimanche du 11 octobre 2012. ndlr.
2. Ivan Frésard, créateur de La soupe est pleine sur La Première, invité au débat d’Infrarouge du 25 septembre 2012: «Caricatures de Mahomet: doit-on censurer?». ndlr.

http://www.mecanopolis.org/?p=26543

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« Quand la vérité est remplacée par le silence, le silence est un mensonge » Yevgeny Yevtushenko, dissident soviétique.
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L’islamophobie : le nouvel antisémitisme

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