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 Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès

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heathcliff83



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MessageSujet: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   19/11/2010, 18:27

Bonjour à tous,

Je suis nouveau ici et je tiens en préambule à vous remercier pour vos interventions qui m'amènent toujours à des questionnements de qualité.

Le titre de ce sujet n'a aucune volonté de provocation mais plutôt de susciter un débat qu'en vérité je n'ai pas les compétences de mener mais que je peux poser.

Je suis plutôt familier avec les thèses de Solidarité et Progrès, j'admets sur un certain plan le bon sens général de leurs propositions. Je connais aussi (mais je débute pour tout dire) les écrivains de la Tradition tel que Guénon, Evola, Schuon et Burckhardt.

Or je me demande comment, du strict point de vue de la Tradition, doivent être considérées les propositions de Solidarité et Progrès, et tout particulièrement l'exploration spatiale. Comme je considère assez naturellement comme autoritaire (sans aucun sens péjoratif) l'approche traditionnelle, je ne veux pas ici forcer un alliage contre-nature pour les besoins de mon confort intellectuel. Mais bien vous demander votre avis (je n'ai pas votre niveau), quant à la légitimité de l'exploration spatiale d'un point de vue traditionnel. Je sais quelqu'un comme Schuon absolument réticent à l'idée. Mais qu'en serait-il selon vous d'une personne comme Guénon s'il était en vie et qu'on lui posait la question?

Merci d'avance pour vos éclaircissements
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lorelianeGTQ

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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   19/11/2010, 19:06

Bonsoir,

Je ne prétand pas apporter une ligne qui serait sans aucun doute l'avis traditionnel, les seules avis personnel, étant moi même un traditionnaliste, sont que l'homme n'est pas fait pour vivre sous terre (le travaille dans les mines non plus, ont connait l'inhumanité de la chose)..Nous ne somme pas non plus des créatures faites pour vivre dans les aires, et tu aura compris ou je veut en venir, l'espace est un lieux tout-à-fait étranger à la nature du vivant. Dans l'espace il n'y a que la mort et le néant.

Si le but est de conquerir l'espace, l'utopie de l'homme moderne, c'est bien là, la preuve de son égoisme et de son manque de modération, sa quètes exterieur débrider qui nous a déjà mener très loin dans la barbarie.

Si l'argument de ce dernier est la surpopulation et/ou la quète d'une futur planète au cas ou la notre disparaîtrait, "pour la survie de l'humanité", ces arguments son falacieux. La quète utopiste de l'espace coûte des sommes astronomiques, quant, "pour le bien de l'humanité" ont ne donne pas un quignon de pain au nesséciteux.

Pour plusieurs raison, bien plus diverses et complexes, la quète de l'espace n'est pas une chose louable, tout simplement d'abord pour la raison que nous disposons d'une terre merveilleuse, capable de rendre heureux tout ses habitants jusqu'à la fin des temps.
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heathcliff83



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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   19/11/2010, 20:13

Merci Loreliane pour ta réponse. Comme toi, je ne suis absolument pas progressiste et n'accorde aucun crédit à l'amélioration psychique, morale ou technique supposée de notre civilisation (ce qui est évident aujourd'hui même pour les athées ou agnostiques). Je constate bien entendu au contraire une dégénérescence globale tellement avancée qu'il est aujourd'hui impossible de la nier pour quiconque décrit honnêtement notre civilisation contemporaine (même sur des bases matérialistes, il suffit d'observer notre abominable architecture moderne concrètement stérilisante).

Cependant, au risque de n'enfoncer que des portes ouvertes, comme d'ailleurs tu l'anticipe sans y répondre selon moi de manière satisfaisante, je pense qu'on peut avancer quelques évidences sans se montrer pour cela anti-traditionnel:

- Une femme est physiologiquement (mais globalement aussi bien entendu), faites pour avoir ni un (cela entraîne sauf miracle des monstres d'égoisme incapable de partage intuitif désintéressé) ni deux (cela entraine une bipolarité et une compétition) mais minimum 3 enfants. Dans les civilisations traditionnelles et d'après ce que j'en sais, la femme avait effectivement 3 enfants ou plus. Ce qui entraîne une augmentation de la population qui aboutit à un moment ou à un autre à une régulation d'ordre guerrière (qu'on s'entende la guerre peut avoir d'autre motifs mais cela en est certainement un) dont l'exercice pouvait être conforme à un certain ordre traditionnel et évitait le ramolissement et la dégradation physique et mentale des kshatriyas. Il ne s'agissait pas du genre de guerre intégralement hideuse qu'on observe depuis plus de 100 ans qui permettait, comme le dénonce Bernanos dans La France contre les Robots, à un pilote en tenue de cadre, tout ce qu'il y a de plus innoffensif sur le plancher des vaches, de faire exploser sans frémir une ville entière.

http://www.dailymotion.com/video/xb113z_georges-bernanos-la-france-contre-l_news

Mais aussi traditionaliste qu'on puisse l'être, il faut admettre l'existence des technologies modernes, ce qui n'empêche pas de les situé hiérarchiquement à la place qualitative qui leur revient (qui est une des plus basse évidemment). On doit aussi admettre que, dans l'ordre des technologies, une hiérarchie est aussi à faire, et ce n'est selon moi pas pour rien, et tout à fait dans la logique de l'âge des ténèbres, que le développement spatiale eut été le premier à faire les frais de la financiarisation (investissement trop important, perspective à trop long terme et qui se justifie par des conceptions, sinon forcément saine, au moins plus amples que plus simple consumérisme mortifère), au profit de la gadgetéisation tout ce qu'il y a de plus éphémère, éternellement renouvelable, productible à court termes et régulièrement pour relancer perpetuellement la consommation, à la durée de vie la plus courte (des ingénieurs travaillent et sont payé pour rendre le moins pérène des ordinateurs par exemple).

Donc puisque dans une société normale il y a effectivement une augmentation de la population et puisque je suis convaincu de l'absolue miséricorde divine, je ne peux imaginer (sans me sentir pour le coup clairement anti-traditionnel), que l'ordre divin ait pour fin de diminuer constamment notre espace vital. Mais qu'au contraire, et puisqu'il nous le permet (pour le meilleur (cathédrales) mais aujourd'hui le pire (Ipod)), de transformer la matière pour servir un ordre traditionnel sans changer en rien à la nature inaliénable de l'homme (sans régulation institutionnelle des naissances, donc). Donc, la vraie question finalement est celle-ci: si on respecte l'ordre traditionnel et qu'on place les découverte technologique et la science expérimentale à un niveau conforme à la Tradition, c'est à dire à un niveau qui ne saurait avoir une influence fondamentale sur l'humain, qu'est-ce qui dès lors invaliderait, dans le cadre d'une lecture traditionnelle, l'exploration spatiale?

Une remarque en passant, les expériences sur des rats montrent qu'en respectant les proportions d'éléments nutritifs d'un aliments quelconque et en les synthétisant à l'identique de l'aliment originel et en donnant cet 'aliment' de synthèse au rat, le rat meurt prématurément ou tombe très malade. Il y a donc un langage qui nous échappe et qui empêche de reproduire le langage matériel (qui n'est autre qu'un degré de langage spirituel). Or dans l'idée de l'exploration spatiale et du point de vue de Solidarité et Progrès, il ne s'agit pas de créer un vase clos artificiel, mais de transposer ailleurs les créations divines sans les viciées, par conséquent de faire vivre des plantes (responsable de l'atmosphère respirable et de la couche d'ozone, si je me trompe pas). Donc de transporter sans imiter (ce qui aboutit à la mort), c'est à dire de respecter intégralement l'intégrité de la Création, ne faisant qu'opérer une translation en quelques sortes (faire vivre des plantes sur une autre planète).

Parmi l'ensemble des technologies qui sont développés, je pense celles nécessaire à l'exploration spatiales sont les seules aujourd'hui qui peuvent être maintenu sans offenser l'ordre hiérarchique traditionnel. Mais ce n'est pas pour dire ce que je pense, qui n'a pas de valeur en soi, mais pour savoir s'il y a une véritable objection traditionnelle valables à ce développement, que je suis tout à fait prêt à recevoir (je suis pas un singe maniaque de l'espace).

Voilà, j'espère que ma question est précisée. En gros, comment qualifier d'un point de vue traditionnel cette vidéo http://www.solidariteetprogres.org/article7104.html

Ensuite c'est certain que j'ai de forte réserve quant à Solidarité et Progrès et je trouve pas mal de leurs militants tout à fait insupportable. Mais la qualité des militants ne fait heureusement pas le fond mouvement. Ce qui me gène c'est moins le fond, que l'absence d'humilité (peut être moins cause d'ignorance que de nécessité par rapport à l'état du monde) qui permettrait de le situer hiérarchiquement dans un ordre traditionnel juste (c'est à dire à un niveau largement inférieur à la spiritualité).

Voilà, j'espère être plus clair.
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heathcliff83



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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   19/11/2010, 20:27

En gros et pour résumer d'une manière peut-être enfantine, est-ce nécessairement satanique (au sens large), d'imaginer un prêtre ou un imam astronaute?
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ratman



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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   19/11/2010, 20:58


comme vous le saviez les sociétés traditionnelles ont un mode de pensée complètement différent du mode de pensé moderne

c'est quasi impossible d'envisagé des choses du monde moderne dégénéré dans une société traditionnelle qui axe tout sur le sens sacré de chaque chose et chaque instant

alors envisagé une conquête spatiale comme dit loreliane c'est un délire de profanes pour les sciences analytiques (un joujou de dégénéré comme dit LLP )

solidarité et progrès le domaine de prédilection c'est l'économie le reste il sont totalement largués
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heathcliff83



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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   19/11/2010, 21:34

ratman a écrit:

comme vous le saviez les sociétés traditionnelles ont un mode de pensée complètement différent du mode de pensé moderne

c'est quasi impossible d'envisagé des choses du monde moderne dégénéré dans une société traditionnelle qui axe tout sur le sens sacré de chaque chose et chaque instant

alors envisagé une conquête spatiale comme dit loreliane c'est un délire de profanes pour les sciences analytiques (un joujou de dégénéré comme dit LLP )

solidarité et progrès le domaine de prédilection c'est l'économie le reste il sont totalement largués

Donc si je poursuis le raisonnement, puisqu'une civilisation normale croît (comme tout ce qui est vivant), le respect de la raison traditionnelle implique comme régulation les guerres ou des lois sur la natalité et la présence d'immeuble de 100 étages de haut et d'îles artificielles? Cela serait, en tout cas d'un point de vue catholique (je le suis), tout à fait hérétique.

Du reste, pour répondre indirectement à LLP, on ne saurait réussir un vol spatial avec uniquement des analytiques, il faudrait minimum un souverain du et limité au domaine scientifique capable de synthèse.

De plus, en dehors de la qualité intrinsèque de ses découvertes qu'on peut discuter (stopper l'hormone de croissance, n'y a-t-il pas un autre moyen, une cause supérieure à cette cause toute matérielle?), il me semble que le docteur Gernez est très cher à LLP. Or, son domaine d'activité est la science. Je partage l'admiration de ce bonhomme qu'éprouve LLP. Il a justement un côté souverain (moral et action) et il a proposé une synthèse à d'innombrables découvertes d'ordres analytique. Il a imposé la synthèse aux analytiques et par conséquent fort logiquement, il a fait de brillantes découvertes et proposé des solutions dont certaines sont d'une simplicité proverbiale. Gernez, s'il fallait le qualifier par des critères traditionnel, répond (par ses attitudes, son domaine d'activité et sa force de synthèse sur le domaine de la matière) à un Kshatriyas, un roi. Je ne veux pas proposer des analogies par jeu de l'esprit et jouer à mon gré de l'esprit traditionnel, je n'en ai aucunement les qualifications, c'est pourquoi je demande de l'aide à plus compétent. Mais un Gernez qui superviserait une cellule de recherche astro-spatiale, je vois pas dans le fond ce qu'il y aurait d'antitraditionnelle. Je prend la découverte spatiale comme une extension de l'agriculture en gros. Si Dieu nous a donné la possibilité de transformer la nature, de développer les sciences, ne peut-on pas imaginer des critères spirituels traditionnellement ordonnés s'appliquant à donner des priorités saines à ce don qui nous est donné, c'est à dire le dominer, le situer, sans pour autant le nier?

Mais je vais finir ici. Si quelqu'un peu simplement répondre à mon premier paragraphe, et faire sa proposition traditionnellement juste de la gestion de la démographie, j'en serais extrêmement reconnaissant.

(je ne veux pas embrouiller les esprits par la subversion soyez en sûr, je pratique la lecture guenonienne du monde au quotidien et je ne connais de penseur qui lui soit supérieur au XXe, donc vous n'avez pas à me rendre traditionnaliste, je le suis depuis quelques années, j'ai juste quelque questionnements à résoudre)
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lorelianeGTQ

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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   19/11/2010, 22:27

heathcliff83 a écrit:
Donc puisque dans une société normale il y a effectivement une augmentation de la population et puisque je suis convaincu de l'absolue miséricorde divine, je ne peux imaginer (sans me sentir pour le coup clairement anti-traditionnel), que l'ordre divin ait pour fin de diminuer constamment notre espace vital. Mais qu'au contraire, et puisqu'il nous le permet (pour le meilleur (cathédrales) mais aujourd'hui le pire (Ipod)), de transformer la matière pour servir un ordre traditionnel sans changer en rien à la nature inaliénable de l'homme (sans régulation institutionnelle des naissances, donc). Donc, la vraie question finalement est celle-ci: si on respecte l'ordre traditionnel et qu'on place les découverte technologique et la science expérimentale à un niveau conforme à la Tradition, c'est à dire à un niveau qui ne saurait avoir une influence fondamentale sur l'humain, qu'est-ce qui dès lors invaliderait, dans le cadre d'une lecture traditionnelle, l'exploration spatiale?

Comme tu doit le savoir, au sens traditionnel, cette humanité approche d'une fin de cycle, aussi, nous sommes rentré dans une multiplicité tellement importante qu'elle va croissante...L'extremité de la roue..

Au sens traditionnel, ce n'est pas le coté matière dont il faudrait se préocuper, la matière ne ferra que comblé l'espace qui nous separe du principe.

Sortie totallement de ce principe, le cycle aura fait sa révolution, il serra temps donc de passé au suivant..

Autrement l'éspérance, de couleur verte, doit être dans le replie de la modestie, du resourcement, du receuilleument...

Ces questions sont d'ordre de l''omnipotence, et seul Dieu en à les réponses, car il faudrait connaitre l'avenir pour savoir ce qu'Il nous reserve.

Qui vivra verra
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roma



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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   20/11/2010, 12:47

Heathcliff, merci pour ce sujet, sur lequel je vais donner quelques lignes car j'ai lu un peu Guénon et j'avoue ne guère apprécier. Outre le fait qu'on trouve dans ses ouvrages des causeries sur des interprétations symboliques que les francs-maçons doivent adorer, - j'avoue encore ne rien avoir compris à ce que Guénon entendait par "Tradition", sinon le fait de s'envelopper dans les plis de symboles. Si c'est cela, alors je suis d'accord, et je partage l'avis que la recherche du sens est primordial à l'homme qui n'est qu'homme que lorsqu'il tend vers cet effort. Mais si c'est cela, alors le terme de Tradition me semble bien peu approprié, la confusion est régnante dans ses ouvrages, et on ne sait, en les fermant, qu'une chose : la Tradition, c'est bien ; ce qui ne l'est pas, c'est mal.

Si donc quelqu'un peut m'expliquer le point de vue guénonien de la Tradition, je lui en serait reconnaissant.

La présente discussion est intéressante. Elle mérite, je pense, un développement. En effet, puisque "Tradition" possède une définition académique, on peut supposer qu'elle puisse se contrarier avec la définition guénonienne et rendre les esprits confus (d'autant que Guénon reste obscur sur ce terrain, moi qui pourtant me targue d'être un littéraire et d'avoir presque atteint 30 ans de réflexions soumises à des expérimentations comme on le fait en science).
La définition académique est, en gros, "ce qui se transmet pendant un grand laps de temps".
Evidemment, la question qui surgit est celle du progrès, en tant que rupture. Mais il y a aussi beaucoup d'autres questions analogues, comme la notion d'équilibre. J'incite les esprits curieux à vérifier leur savoir en cherchant dans le dictionnaire ce que ce mot peut signifier. On y trouvera une notion plus riche, celle d'équilibre dynamique. Cet aparté n'est pas innocent, il doit susciter la réflexion pour ce sujet.

Sur la dégénérescence LLP-iste. Voilà un thème également fondamental. Je vais être à la fois prudent et provocateur en disant que, d'une part, je suis convaincu des nombreux aspects néfastes à l'homme provoqués par les sociétés de rupture, dites antitraditionnelles. Plus nettement, il suffit de dire qu'une société conservatrice a pour bienfait de se conserver. On en trouve encore de nombreuses de par le monde. Pour ceux (et peut-être surtout celles) qui sont tentés par "l'harmonie" et l'équilibre, je les engage à rejoindre ces sociétés, dans les Indes ou aux Afriques ou dans le Grand Nord, - on peut y choisir son climat. Ces personnes vivent certainement mieux : parce qu'elles ne se posent pas de questions existentielles (la Tradition, en tant que mythologies, leur apporte les réponses). Or voici mon apport provocateur : C'est là question de race (dont les genres - m / f - n'échappent pas). Il semble bien évident que des différences profondes se sont gravées dans les chaires des uns et des autres, et l'Européen, que je connais bien pour en faire partie, est un "enfant terrible" parmi tous. Il ne pourra jamais s'empêcher de réfléchir, de chercher, de risquer, de refaire jusqu'à satisfaction (et ceci dans un processus sans fin).

L'autre considération, qui vient toujours dans un tel débat, est la question du bonheur. Il me semble qu'on peut lier, d'une certaine manière, bonheur et dégénérescence par un lien logique. Encore faut-il s'entendre sur le terme de bonheur, car on doit bien admettre que sans son antithèse, ce sentiment ne peut avoir de sens. Ainsi donc, sans sentiment de rupture (succession de malheurs et de bonheurs), comment être "pleinement en vie" ?

Je dois conclure provisoirement ce petit mot. La tradition païenne a fait suite à la tradition monothéiste. On parle de tradition, parce que la rupture s'est concrétisée dans la durée. On peut parler ainsi d'autres traditions sociales, sans qu'elles se rapportent nécessairement à la religion. Si l'on considérait un ordinateur comme un miroir magique (ce qu'il peut être sans effort de transposition), alors une mystique pourrait se développer, et des gestes plus déférants pourraient accompagner sa mise en oeuvre. De là, il deviendrait un outil d'aide à l'amélioration de son utilisateur (cf mon ambitieux projet qui prend corps enfin après bien des années).
Car c'est la représentation que l'on a des choses qui confère ou non leur importance. Le sacré n'est qu'une considération extrême, une attention (base de l'intelligence) aiguë et soutenue. Une compréhension, finalement.
Et voilà la conclusion : une société chasse l'autre sur la base d'une réalité plus forte s'imposant aux esprits. La guerre des mondes est une guerre de codes, c'est-à-dire d'information. Je ne crois pas que le but de l'homme soit d'être heureux, au sens femelle du terme (se sentir bien). Le but de l'homme serait d'être homme, c'est-à-dire plus-qu'homme (au moins pour une de ses branches). Faire des fautes est le seul moyen efficace pour apprendre. Or pourquoi apprend-t-on ? Le progrès n'est pas un but en soi, et il n'est pas nécessairement positif : c'est un moyen. L'ordinateur, comme la magie, est un moyen. La différence : l'un fonctionne, pas l'autre. Une autre différence : l'une envoute, pas l'autre. Sur ce dernier point, il suffirait de symboliser la technique pour l'enchanter, comme l'ont toujours fait nos grands ancêtres...
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heathcliff83



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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   27/11/2010, 21:29

roma a écrit:
Heathcliff, merci pour ce sujet, sur lequel je vais donner quelques lignes car j'ai lu un peu Guénon et j'avoue ne guère apprécier. Outre le fait qu'on trouve dans ses ouvrages des causeries sur des interprétations symboliques que les francs-maçons doivent adorer, - j'avoue encore ne rien avoir compris à ce que Guénon entendait par "Tradition", sinon le fait de s'envelopper dans les plis de symboles. Si c'est cela, alors je suis d'accord, et je partage l'avis que la recherche du sens est primordial à l'homme qui n'est qu'homme que lorsqu'il tend vers cet effort. Mais si c'est cela, alors le terme de Tradition me semble bien peu approprié, la confusion est régnante dans ses ouvrages, et on ne sait, en les fermant, qu'une chose : la Tradition, c'est bien ; ce qui ne l'est pas, c'est mal.

Si donc quelqu'un peut m'expliquer le point de vue guénonien de la Tradition, je lui en serait reconnaissant.

La présente discussion est intéressante. Elle mérite, je pense, un développement. En effet, puisque "Tradition" possède une définition académique, on peut supposer qu'elle puisse se contrarier avec la définition guénonienne et rendre les esprits confus (d'autant que Guénon reste obscur sur ce terrain, moi qui pourtant me targue d'être un littéraire et d'avoir presque atteint 30 ans de réflexions soumises à des expérimentations comme on le fait en science).
La définition académique est, en gros, "ce qui se transmet pendant un grand laps de temps".
Evidemment, la question qui surgit est celle du progrès, en tant que rupture. Mais il y a aussi beaucoup d'autres questions analogues, comme la notion d'équilibre. J'incite les esprits curieux à vérifier leur savoir en cherchant dans le dictionnaire ce que ce mot peut signifier. On y trouvera une notion plus riche, celle d'équilibre dynamique. Cet aparté n'est pas innocent, il doit susciter la réflexion pour ce sujet.

Sur la dégénérescence LLP-iste. Voilà un thème également fondamental. Je vais être à la fois prudent et provocateur en disant que, d'une part, je suis convaincu des nombreux aspects néfastes à l'homme provoqués par les sociétés de rupture, dites antitraditionnelles. Plus nettement, il suffit de dire qu'une société conservatrice a pour bienfait de se conserver. On en trouve encore de nombreuses de par le monde. Pour ceux (et peut-être surtout celles) qui sont tentés par "l'harmonie" et l'équilibre, je les engage à rejoindre ces sociétés, dans les Indes ou aux Afriques ou dans le Grand Nord, - on peut y choisir son climat. Ces personnes vivent certainement mieux : parce qu'elles ne se posent pas de questions existentielles (la Tradition, en tant que mythologies, leur apporte les réponses). Or voici mon apport provocateur : C'est là question de race (dont les genres - m / f - n'échappent pas). Il semble bien évident que des différences profondes se sont gravées dans les chaires des uns et des autres, et l'Européen, que je connais bien pour en faire partie, est un "enfant terrible" parmi tous. Il ne pourra jamais s'empêcher de réfléchir, de chercher, de risquer, de refaire jusqu'à satisfaction (et ceci dans un processus sans fin).

L'autre considération, qui vient toujours dans un tel débat, est la question du bonheur. Il me semble qu'on peut lier, d'une certaine manière, bonheur et dégénérescence par un lien logique. Encore faut-il s'entendre sur le terme de bonheur, car on doit bien admettre que sans son antithèse, ce sentiment ne peut avoir de sens. Ainsi donc, sans sentiment de rupture (succession de malheurs et de bonheurs), comment être "pleinement en vie" ?

Je dois conclure provisoirement ce petit mot. La tradition païenne a fait suite à la tradition monothéiste. On parle de tradition, parce que la rupture s'est concrétisée dans la durée. On peut parler ainsi d'autres traditions sociales, sans qu'elles se rapportent nécessairement à la religion. Si l'on considérait un ordinateur comme un miroir magique (ce qu'il peut être sans effort de transposition), alors une mystique pourrait se développer, et des gestes plus déférants pourraient accompagner sa mise en oeuvre. De là, il deviendrait un outil d'aide à l'amélioration de son utilisateur (cf mon ambitieux projet qui prend corps enfin après bien des années).
Car c'est la représentation que l'on a des choses qui confère ou non leur importance. Le sacré n'est qu'une considération extrême, une attention (base de l'intelligence) aiguë et soutenue. Une compréhension, finalement.
Et voilà la conclusion : une société chasse l'autre sur la base d'une réalité plus forte s'imposant aux esprits. La guerre des mondes est une guerre de codes, c'est-à-dire d'information. Je ne crois pas que le but de l'homme soit d'être heureux, au sens femelle du terme (se sentir bien). Le but de l'homme serait d'être homme, c'est-à-dire plus-qu'homme (au moins pour une de ses branches). Faire des fautes est le seul moyen efficace pour apprendre. Or pourquoi apprend-t-on ? Le progrès n'est pas un but en soi, et il n'est pas nécessairement positif : c'est un moyen. L'ordinateur, comme la magie, est un moyen. La différence : l'un fonctionne, pas l'autre. Une autre différence : l'une envoute, pas l'autre. Sur ce dernier point, il suffirait de symboliser la technique pour l'enchanter, comme l'ont toujours fait nos grands ancêtres...

Merci pour ton message. Ce que tu dis est tout à fait pertinent et je n'ai pas grand chose à ajouter puisque c'est exactement ce que je pense. Ce qui est selon moi mal compris des guénoniens (et que leur origine littéraire pour ce qui est de la plupart explique en partie), c'est qu'il faut aussi faire avec notre temps. Et que si l'ordre traditionnel est pour moi tout à fait valide, il faut distinguer ou se trouve aujourd'hui nos guerriers (Kshatryias), et bien selon moi c'est de la mouvance de solidarité et progrès qu'on doit les faire émerger. Des guerriers scientifiques et de l'économie supérieure (la gestion des affaires temporelles). Mais il faut maitriser cette science et ne pas la laisser s'égarer comme c'est le cas aujourd'hui (allopathie, génétique, chimie organique) et la faire sortir de ses mono-manies mortifères et lui donner l'élan et l'envie de l'extérieur, de voir grand et loin avec de grands projets.

Concernant Guénon, je trouve que ce qu'il dit de la modernité est valables sur de nombreux points. Mais je suis aussi plus que confus concernant ce qu'il dit de la Tradition. Je n'ai pas les compétences (et je le reconnais contrairement à de nombreux guénoniens qui prennent tout en bloc sans qualifications) pour en juger précisément. Mais ce que je constate c'est que les lecteurs de guénon tendent à s'épuiser en de longues tirades interminables. Or, les mots sont comme des graines, si une pensées amènent à en augmenter le nombre, comme quand on plantes trop de graines, on peut douter d'obtenir un fruit. On remarque aussi chez les plus adeptes de Guénon, une tendance à l'érudition qui les amènes à connaître toutes les traditions mais d'en pratiquer aucune. Je trouve cela contre-productif, pourquoi ne pas d'abord en maitriser une complètement. Il y a un coté cosmopolite chez certains guénoniens, qui à force de s'intéresser à tout ne maitrise plus rien et se perdent. Ce qui est normal, qui peut prétendre non seulement maitriser tous les langages mais en plus toutes les traditions qui en découlent. Bref, j'ai l'impression que sans compétence extrêmement pointue, la voie guénonienne est semée d'embuches et amène à la confusion plus qu'à la connaissance. Je ne sais pas si c'était volontaire de sa part, j'espère bien que non, j'aime le lire mais avec prudence.

D'autre part, pour ce qui est de symboliser les découvertes scientifiques, ça permet de soumettre à la beauté et au sens universel les découvertes scientifiques, donc de les rendre humainement acceptables (un travail urgent est à faire en ce sens pour tout ce qui concerne les architectures modernes dont la laideur démontrent plus qu'autres chose à quel point la science est désorientée).

Enfin, notons que selon les prévisions quant à un vol habité vers mars par exemple, cela pourrait tout à fait concorder avec la fin de l'âge de Fer, ce qui serait aussi cohérent et symbolique d'un point de vue cyclique. Je me demande si je suis tout à fait à côté de la plaque de penser à cela, mais je ne peux m'en empêcher.

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roma



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MessageSujet: Re: Les écrivains de la Tradition et Solidarité et Progrès   27/11/2010, 23:17

Sur Solidarité & Progrès, je n'ai précédemment pas dit un mot. Et sans doute dois-je continuer de m'abstenir, car il n'y a rien de pire que le fratricide.
Ceci dit, je dois avouer en avoir eu une impression mitigée. Des jeunes, qui cherchent une place, qui sont assez crédules, qui imitent, qui croient et veulent propager leurs croyances. Bon. Rien de méchant, et même de la bonne volonté.
Toutefois, étant assez prétentieux pour ne pas vouloir me battre afin qu'on m'entende, j'ai abandonné toute idée de me lier ou même de côtoyer. (Oui, mon cas est désespéré.)
Pourquoi dis-je cela ? - Parce que si je doute beaucoup de tout mouvement (tant qu'on n'a pas trouvé une pilule pour soigner l'homme atteint de vanité, - on aura toujours des traîtres), j'aimerais bien, si possible, avoir des avis venant de leur proximité.
Une remarque d'ordre général toutefois : A quoi sert un mouvement ? A se grouper pour avoir plus de poids, de force. Pas plus d'intelligence. Cela signifie qu'un mouvement sert à (con)vaincre. Car je ne crois pas aux travaux de groupe : rien n'est jamais venu, intellectuellement parlant, autrement que par des individus. Si donc un mouvement se dit être un groupe de réflexion, c'est uniquement pour alimenter le grand maître ou manifester sa pensée. Je ne vois rien de gênant à cela, c'est même naturel. Mais il ne faut pas croire qu'on y puisse autre chose que de se conformer.
A l'époque, ces jeunes se vantaient (le mouvement) d'avoir "pratiqué" pendant de longues années Mme Clinton (nous étions dans la pré période électorale américaine). Ils affirmaient qu'on pouvait lui faire toute confiance, mettaient tout leur poids pour la soutenir, et prédisaient son élection contre McCain. J'intervenais alors encore pour leur dire que lorsqu'un inconnu arrive (Obama), c'est lui qui doit arriver. Bref. A chaque fois j'essuyais quelque mépris. Idem pour les conséquences d'un grand axe routier russo-chinois, jusqu'à ne pas vouloir entendre d'où venait exactement le problème monétaire (j'apportais en exclusivité, en quelque sorte, la traduction française de l'Argent-dette que son auteur m'avait gentiment envoyé pour mes efforts de correction), mais au contraire s'enferraient à parler des trois courbes de leur maître dans des explications techniques qui n'apportaient rien. Etc, etc.
J'ai une théorie pour expliquer pourquoi on ne peut compter que sur soi : parce que, soit on rencontre des gens vides qu'on remplit de nos idées (c'est un idéal, mais on n'obtient que des suiveurs) ; soit on rencontre des personnes intéressantes, mais qui ont déjà, évidemment, un projet. Et alors, comment dire que le nôtre leur est supérieur ? C'est impossible.
Sur ce forum, il y a une chose qui est remarquable : la courtoisie. Pourtant, les opinions divergent beaucoup. Comme quoi, tout espoir est permis, finalement.
Je retrouve ici un peu le goût d'écrire pour la simple raison qu'on y sait se tenir. J'ai sans doute écris assez sévèrement (c'est ma nature, comme elle est de ne jamais humilier), mais je vois qu'on me répond par un délicat silence pour signifier, je le suppose, une réprobation. C'est infiniment agréable de sentir que les bêtes (dans tous les sens que l'on peut prendre de ce mot) ne sont pas ici.
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