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 Wikileaks, l'Arabie Saoudite et l'Iran, "La peur des pays arabes face à l'Iran"'(info)

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macrosoft'



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MessageSujet: Wikileaks, l'Arabie Saoudite et l'Iran, "La peur des pays arabes face à l'Iran"'(info)   28/11/2010, 20:09

La peur des pays arabes face à l'Iran

On ne peut pas faire confiance aux Iraniens", observe le roi d'Arabie saoudite, Abdallah bin Abdelaziz, en mars 2009, devant le conseiller de la Maison blanche pour l'antiterrorisme, John Brennan. "L'objectif de l'Iran est de causer des problèmes", l'Iran est "aventurier dans un sens négatif", "que Dieu nous préserve de leurs péchés", poursuit-il, selon un compte-rendu américain obtenu par WikiLeaks et examiné par Le Monde.

Des diplomates américains rapportent d'autres propos du roi Abdallah, invitant à "couper la tête du serpent", auquel il compare l'Iran. Selon un télégramme daté du 11 février 2010, "le roi saoudien a dit au général (américain ndlr) [James] Jones que si l'Iran parvenait à développer des armes nucléaires, tout le monde, dans la région, ferait de même". "Ce programme doit être stoppé", insiste pour sa part le roi de Bahrein, Hamad Al-Khalifa, à propos du dossier nucléaire iranien, le 1er novembre 2009, en recevant le général David Petraeus, alors commandant en chef du Centcom, qui a en charge la région. "Le danger de le laisser se poursuivre est supérieur à celui de le stopper".

"MBZ", DANS LES TÉLÉGRAMMES AMÉRICAINS

Cette inquiétude arabe n'a cessé de grandir au rythme du programme nucléaire de la République islamique. Cela vaut tout particulièrement pour les riverains du Golfe dont certains ont pu avoir, ou ont encore, des contentieux territoriaux avec l'Iran et qui redoutent à la fois l'ambition décuplée que donnerait à Téhéran le statut de puissance nucléaire et la riposte que susciterait toute initiative militaire destinée à entraver ce projet. De nombreux documents font état de leur souci d'acquérir des armements américains. Les télégrammes diplomatiques américains attestent de ce climat général avec cependant quelques nuances, car tous les émirats de la région n'entretiennent pas les mêmes relations avec leur puissant voisin.

Mohammed bin Zayed, le prince héritier d'Abu Dhabi, pilier de la Fédération des Emirats arabes unis, est plus déterminé. Lorsque le chef des états-majors américains, l'amiral Mullen, le prince ("MbZ", dans les télégrammes américains) lui fait part de son doute sur l'efficacité d'opérations seulement aériennes contre les sites iraniens, il s'exclame: "il faudrait alors des troupes au sol". "MbZ", écrit un diplomate, le 9 février 2010, "considère que la logique de guerre domine la région, et cette lecture explique sa quasi-obsession de renformer les forces armées" de l'émirat.

Le 14 février 2010, l'émir du Qatar, qui partage un champ gazier stratégique avec l'Iran, adresse un conseil au sénateur américain John Kerry. "En se basant sur 30 années d'expérience avec les Iraniens, l'émir conclut la réunion en disant qu'il ne faut croire qu'un mot sur cent qu'ils prononcent", note un document américain. "Ils nous mentent, et nous leur mentons" : c'est ainsi que le premier ministre du Qatar, Hamad bin Jassim Al-Thani, décrit la relation entre son pays et l'Iran, lors d'un entretien avec le vice secrétaire américain à l'énergie, Daniel Poneman, le 10 décembre 2009. Le 13 février 2010, le premier ministre du Qatar reçoit à son tour John Kerry.

"NE CROYEZ PAS UN SEUL MOT QU'ILS PRONONCENT"

Il "affirme que Mahmoud Ahmadinejad [le président iranien] lui a dit : "nous avons battu les Américains en Irak, la bataille final sera livrée en Iran", relate un document américain.
Le président de l'Egypte, Hosni Moubarak, "éprouve une haine viscérale pour la République islamique", écrit un diplomate basé au Caire, en février 2009, "il les traite de 'menteurs'", et prévient : "ne croyez pas un seul mot qu'ils prononcent". Le 21 avril 2009, devant l'amiral Mullen, le chef des renseignements égyptiens, Omar Souleyman, constate que l'Iran "est très actif en Egypte", "l'Iran doit 'payer un prix' pour ses actions", retranscrit un diplomate.

En Jordanie, souligne un télégramme américain, en avril 2009, "la métaphore la plus couramment utilisée par des officiels en parlant de l'Iran est celle d'une pieuvre étendant ses tentaticules", qui doivent être "coupées". Le président de la Chambre haute du Parlement, Zeid Rifai, "prédit que le dialogue avec l'Iran ne mènera nulle part", dit un document, qui le cite ainsi: "bombardez l'Iran ou vivez avec un Iran nucléaire, les sanctions, les carottes, les incitations, n'ont pas d'importance".

Cette obsession de la menace iranienne partagée par la quasi-totalité des pays de la région qui ont en outre officiellement sous-traité leur sécurité aux Etats-Unis depuis l'invasion de l'Irak par Saddam Hussein, en 1990, se combine avec une autre crainte, exprimée explicitement par les responsables jordaniens, celle d'un rapprochement historique américano-iranien qui rabibocherait Téhéran et Washington aux dépens de ses alliés arabes. La demande du prince héritier d'Abu Dhabi que le Conseil de coopération du Golfe (CCG) soit associé aux tentatives de négociations avec l'Iran traduit à sa manière le sentiment inconfortable d'être le spectateur d'une pièce qui se joue ailleurs.

Source: http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/28/la-peur-des-pays-arabes-face-a-l-iran_1446081_3210.html
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ziril
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MessageSujet: Re: Wikileaks, l'Arabie Saoudite et l'Iran, "La peur des pays arabes face à l'Iran"'(info)   28/11/2010, 20:28

Citation :
Cette obsession de la menace iranienne partagée par la quasi-totalité des pays de la région qui ont en outre officiellement sous-traité leur sécurité aux Etats-Unis


J'ai l'impression qu'ils ont sous traité leur diplomatie aussi!!! Razz

Encore une preuve flagrante s'il en était besoin que Wikileaks, c'est une jolie manipulation... De bas étage, mais jolie quand même!

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jayabs



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MessageSujet: Re: Wikileaks, l'Arabie Saoudite et l'Iran, "La peur des pays arabes face à l'Iran"'(info)   29/11/2010, 07:46

ziril a écrit:


Encore une preuve flagrante s'il en était besoin que Wikileaks, c'est une jolie manipulation... De bas étage, mais jolie quand même!

+1000...

D'autant plus que les principaux journaux qui ont eu l'exclusivité se sont concertés pour censurer les informations les plus critiques....

Si c'est pour apprendre que Sarko est autoritaire et susceptible, berlusconi a un gout prononcé pour la fête et qu'Israel pousse les USA a être ferme avec l'Iran...c'est pas la peine...

bref un écran de fumée en plus alors que les choses bougent bcp plus vite en coulisse....
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wiilwaal



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MessageSujet: Re: Wikileaks, l'Arabie Saoudite et l'Iran, "La peur des pays arabes face à l'Iran"'(info)   13/2/2012, 17:32

L'ancien patron de Blackwater et le Mossad veillent sur les Emirats Arabes Unis Gilles Munier



Mercredi 8 février 2012

Qatar n’est pas le seul émirat mercenaire dans le Golfe. En mai 2011, le New York Times (1) a révélé qu’Erik Prince, ancien patron de Blackwater (2), société militaire privée dont les contactors ont commis de nombreux meurtres, tortures et viols en Irak, a signé discrètement, en 2010, avec les Emirats Arabes Unis, un contrat d’une valeur de 529 166 754 $, pour former des mercenaires étrangers sur la base militaire Cheikh Zayed, en plein désert. Il a recruté 800 "soldats de fortune", principalement colombiens, et d’anciens officiers américains, allemands, britanniques et de la Légion étrangère française pour les entraîner. Salaires : 150 $ par jour pour les premiers, 200 à 300 000 dollars par an pour les autres.

Premier bataillon de 580 «chiens de guerre» non-musulmans

L’idée de constituer une armée secrète de mercenaires était une des obsessions de Mohamed ben Zayed al-Nahyan, prince hériter d’Abou Dhabi et ministre de la Défense. Formé comme il se doit à l’Académie militaire de Sandhurst, en Grande-Bretagne, il jugeait l’armée régulière émiratie incapable d’intervenir à l’étranger ou d’affronter les menaces qui, selon lui, pointent à l’horizon : soulèvements révolutionnaires, guérilla urbaine, émeutes d’ouvriers étrangers et, surtout, guerre avec l’Iran. Aucun musulman n’a été recruté. Erik Prince, qui connaît Mohamed ben Zayed al-Nahyan depuis plusieurs années, pense comme ce dernier qu’on ne pourra jamais compter à 100% sur un musulman pour tuer d’autres musulmans sans cas de conscience.

La création de l’armée secrète émiratie n’a pas obtenu le soutien officiel des Etats-Unis, mais c’est tout comme. Le prince hériter d’Abou Dhabi a été reçu par Barack Obama après l’annonce de l’opération. Le communiqué diffusé par la Maison-Blanche faisait état des « liens étroits entre les Etats-Unis et les Emirats Arabes Unis » et de leurs «intérêts stratégiques communs dans la région». Depuis, le premier bataillon, fort de 580 «chiens de guerre», a fait ses preuves dans « le monde réel » au Bahreïn et en Libye, condition posée par l’Etat major émirati pour passer au niveau de la brigade de plusieurs milliers de mercenaires. La création d’un service secret privé est également à l’étude et, dans la perspective d’une guerre avec l’Iran, les Emirats demandent maintenant à Obama de leur vendre des « bunker buster», des bombes susceptibles de détruire des sites nucléaires iraniens enterrés en profondeur (3).

Echanges commerciaux avec Israël en progression

Le 19 janvier 2010, date de l’assassinat de Mahmoud Al-Mabhouh, dirigeant du Hamas palestinien, une vingtaine d’agents du Mossad, répartis en trois groupes - un pour la surveillance, un chargé des planques et une équipe d'exécution – circulaient dans Dubaï comme en pays conquis. Normal ! Etait présent depuis quatre jours aux Emirats, parmi les invités vedettes d’une conférence sur l'énergie renouvelable qui s’y tenait : le ministre israélien des Infrastructures, Uzi Landau, membre d’Israël Beiteinou, parti raciste pro- colons (4). Dhahi Khalfan Tamim, chef de la police de Dubaï, s’est certainement demandé si ses gardes du corps – nombreux - avaient joué un rôle dans l’opération. Denis Brunetti, correspondant de TF1 à Jérusalem, rapporte que les agents israéliens savaient « qu'il y avait des caméras de surveillance » (5), mais croyaient la police émiratie incapable de les suivre à la trace. Ils le savaient… pour la bonne raison que la sécurité des Emirats est assurée, depuis 2007, par des sociétés israéliennes créées, pour la plupart, aux Etats-Unis pour ne pas gêner le prince hériter Mohamed ben Zayed al-Nahyan (6). C’est l’homme d’affaire israélien Mati Kovachi, patron de la société « suisse » Asia Global Technology Group (AGT), qui leur vend des caméras de surveillance et des systèmes d’intelligence pour faire face aux menaces internes !

Le prince héritier d’Abou Dhabi veut donner l’impression à l’opinion publique émiratie qu’il respecte le boycott d’Israël, mais il ne trompe pas grand monde. En 2011, le montant des échanges entre les deux pays était d’environ 300 millions de dollars. On s’attend à ce qu’il double cette année.

Titre original : Une armée secrète émiratie (Afrique Asie- février 2012) Article actualisé et augmenté le 8/2/12.

Notes :
(1) Secret Desert Force Set Up by Blackwater’s Founder (NYT – 14/5/11)
http://www.nytimes.com/2011/05/15/world/middleeast/15prince.html?pagewanted=all
(2) Erik Prince dirige maintenant la société Reflex Responses (R2).
(3) Thousands of US troops deploying to Israel
http://rt.com/usa/news/us-troops-israel-iran-257/
(4) En Israël, le ministre des Infrastructures est notamment chargé de la destruction des infrastructures dans les territoires occupés, du mur de séparation. En novembre 2011, Uzi Landau a quitté une réunion du conseil des ministres israéliens pour rejoindre des manifestants hostiles au soi-disant gel de la colonisation, estimant qu’un recul dans ce domaine était un recul des « valeurs juives et sionistes ».
(5) Comment Netanyahu a décidé du meurtre de Dubaï (blog de Denis Brunetti - 21/1/10).
http://blog-correspondant-a-jerusalem-tf1.lci.fr/article-comment-netanyahu-a-decide-du-meurtre-de-dubai-45367194.html
(6) Emirates “has security links with Israel” (UPI.com - 27/1/12)
http://www.upi.com/Business_News/Security-Industry/2012/01/27/Emirates-has-security-links-with-Israel/UPI-73471327687767/

Sur le même sujet, lire:
Mossad, permis de tuer, par Xavière Jardez
http://www.france-irak-actualite.com/article-mossad-permis-de-tuer-46403385.html
Mossadgate à Dubaï, par Xavière Jardez
http://www.france-irak-actualite.com/article-mossad-permis-de-tuer-suite-46703993.html

© G. Munier/X. Jardez
Publié le 8 février 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

src: http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Gilles_Munier.080212.htm
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Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/watch?v=sN8Cq5HEBug
 
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