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 Chronique - Islande (Revolution).

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GarfieldLove



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MessageSujet: vive l'islande   16/3/2010, 06:53

Écrit par Michel Drac

En ces temps de mensonge, on sait qu’une nouvelle est importante quand les médias la passent sous silence. Dans le genre, le résultat du référendum en Islande sur le remboursement des dettes de la banque islandaise Icesave restera comme un cas d’école : silence radio, ou peu s’en faut. On devrait nous en reparler dans quelques jours, j’imagine, quand la contre-attaque du Pouvoir sera déclenchée. Pour l’instant, quel calme. A peine une dépêche Afp ici ou là. Pour le reste : circulez, y a rien à voir.

Et pourtant, ce n’est pas rien, ce qui vient de se passer au pays des geysers. Les Islandais ont dit non au remboursement de la dette Icesave par 93 % des voix (contre 1,5 % de oui – on connaît la proportion de membres de la Surclasse Transnationale en Islande, c’est intéressant).

En clair, cela veut dire que le peuple islandais demande à la haute finance d’aller se faire voir chez les Grecs (facile). L’Etat islandais avait nationalisé en catastrophe la banque « plantée » par le krach de 2008, reprenant de facto ses gigantesques dettes (5,5 milliards de dollars, 35 % du PIB de l’Islande). Le peuple islandais vient de faire savoir qu’il faisait valoir un droit d’inventaire sur l’héritage.

Le silence radio de nos médias s’explique facilement : si l’attitude islandaise devait faire jurisprudence, tout l’édifice de la finance mondialisée serait par terre en 24 heures. Avec quelque chose comme 80 000 milliards de dettes pour un PIB de l’ordre de 30 000 milliards, l’Occident est en faillite. Ses banques avec. A présent que les Chinois ont fait savoir qu’ils n’entendaient pas régler la facture, il ne reste qu’un seul espoir au système : que les peuples payent l’addition. Les Islandais viennent de montrer la voie : ils ont refusé.



Cela faisait des mois que les Vikings manifestaient. Ce peuple, un des plus paisibles et des plus éduqués du monde, a battu le pavé comme n’importe quelle populace parisienne en colère. Du jamais vu. Le Président de ce petit pays a refusé de ratifier un accord avec les créanciers, en découvrant qu’un Islandais sur quatre avait signé une pétition en ligne exigeant le retrait dudit accord. On peut penser qu’en l’occurrence, le chef de l’Etat avait le choix entre se faire mal voir par la haute finance et se faire étriper par ses compatriotes. Il n’est pas anodin qu’il ait opté pour la première solution.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

La Grande-Bretagne va-t-elle vitrifier l’Islande ?

Un embargo mondial sur le poisson islandais va-t-il être décrété ?

Les producteurs d’aluminium, unis contre la populace revendicative, fermeront-ils leurs usines (alimentées par l’électricité islandaise, bon marché) ?

Gordon Brown va-t-il envoyer la Royal Navy au large des côtes vikings ?

Rien de tout cela, évidemment.

Ce qui va se passer, c’est tout bonnement que les créanciers d’Icesave vont avoir très, très mal au compte en banque.

Les Islandais ne paieront pas, je prends les paris. Pour la bonne et simple raison que :

a) Ils ne veulent pas, et on ne peut pas saisir leur île pour la vendre. Déjà, ça résout le problème.

b) Le temps que le Système déploie ses contre-mesures, tout l'édifice sera par terre, à l'échelle globale. L’affaire islandaise n’est qu’un début. Il va finir par se passer la même chose dans un grand pays (faites vos jeux, ça va se jouer entre les USA, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Espagne – si je devais miser, je dirais : la Grande-Bretagne). Et alors, adieu. Implosion globale du système financier international.

A la rigueur, on peut imaginer qu'ils payent en monnaie de singe, ces braves Islandais, leurs créanciers faisant semblant de ne pas voir pour maintenir la fiction du système. Mais même ça, je n'y crois pas. Cela créerait une jurisprudence inacceptable pour la City.
Conclusion : le système est arrivé au bout de son rouleau. Le mur est au bout de l’impasse, et le bout de l’impasse, on y est. Ou disons : on y sera sous peu.

Deux possibilités, donc :

Le système se fracasse contre le mur (la révolution),

Le système passe à travers le mur (la guerre).

En attendant, merci au peuple islandais.

93 %, ça c’est du boulot.

COMPLEMENT : Michel Drac 09-03-2010 15:20

Le choix de la classe dirigeante sera probablement une stratégie de la tour de Babel en équilibre instable : multiplier les conflits à faible intensité pour fragiliser la révolte potentielle des peuples, via les questions identitaires.


- que ça peut échapper aux dirigeants et se transformer en très grand incendie, qui les brûlera eux-mêmes,

- que pour maîtriser ce processus (ou en tout cas ne pas le subir totalement), il faut traiter la question identitaire. Le fait qu'elle va être instrumentalisée n'empêche pas qu'elle est réelle. Empêcher le système de la manipuler, c'est la traiter nous-mêmes.

Poser la lutte des classes n'est possible que si, pour commencer, on prend en compte les questions identitaires. Elles font partie des inputs à gérer. Comme disait un obscur commissaire du peuple aux nationalités, en Asie Centrale, pendant la révolution russe : "les écrivains sont les ingénieurs de l'âme". Il avait raison. Il faut construire une ingénierie.


http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=457:vive-lislande-&catid=39:economie&Itemid=54
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ziril
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MessageSujet: Chronique - Islande (Revolution).   4/1/2011, 13:31

Islande, la révolution silencieuse.


Révolution ?...

Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.


Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées. Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.

Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome. En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule. Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.

Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants.

Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.

Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.

Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.

On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.

Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.

Cet article se voudrait un appel à qui aurait plus d’informations sur cette extraordinaire histoire islandaise. On peut écrire à l'auteur : michelsitbon@gmail.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , ou moi-même, et je relayerai avec plaisir.



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Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

[Source : truks en vracs ; CADTM]
http://www.parisseveille.info/quand-l-islande-reinvente-la,2643.html





source: http://actualutte.info/home/la-une/82-islande-la-revolution-silencieuse.html

Merci a Pierrus83 pour le lien, Smile

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Dernière édition par ziril le 6/2/2012, 14:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   4/1/2011, 20:51

Bonsoir à tous cheers

Un bref rappel de la situation début février 2009...

Je suis bien sûr d'avance désolé pour la source, mais devant le manque d'infos... sunny farao

Sauriez vous admirer comment le figaro titre cet article... Avec une consternante tendance (ease diabolicious) à discréditer les échos de la désobéissance civile... Et voici, la cuisine du monde!!! (cf casserole) Bide
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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   5/1/2011, 07:19

Merci pour cette info Ziril, incroyable de constater qu'un évènement de cette importance puisse passer quasiment totalement inaperçu à l'heure où le moindre pet de moustique dans un coin reculé de la taïga sibérienne fait l'objet d'une dépêche AFP et d'une enquête du WWF sur ses répercussions possibles sur le réchauffement planétaire !!

Mais non pierrus83, au contraire............. lol! Merci pour le lien ! C'est clair qu'il y a une volonté délibérée de la part de nos médias de faire l'impasse sur ce qui est en train de se passer en Islande !


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pierrus83



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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   12/1/2011, 21:51

Islande, retour en image sur une révolution tue par les médias.





Cet automne en Islande, le pouvoir s'est ébranlé face a la colère de tout un peuple. Une drôle de révolution a vue le jour, silencieuse et bruyante à la fois, c'est au rythme de la musique qu'est venu le changement. Retour en image sur des événements qui ont été tus par les médias.

1 Octobre 2010




La suite ici: http://actualutte.info/?p=46 cheers
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stg45



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MessageSujet: Omerta sur la révolution pacifique Islandaise.    21/1/2011, 12:01

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Omerta-sur-la-revolution-pacifique-Islandaise-Election-d-une-Assemblee-constituante-5165.html

bon, ce qui est possible dans un pays de 300 000 habitants (l'équivalent d' ville francaise) ne l'est probablement pas dans un pays de 80 millions...
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Bardamu
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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   21/1/2011, 13:01

Islande qui rit, Irlande qui pleure

Les deux îles ont été entraînées dans la récession par les excès de leurs banques. Mais l’une est dans la zone euro, l’autre pas. Et cela fait toute la différence.

L’économie islandaise a progressé de 1,2 % au troisième trimestre et la reprise devrait se confirmer en 2011. Le pays sort ainsi d’une profonde récession imputable aux « nouveaux vikings », les dirigeants des banques Landsbanki, Glitnir et Kaupthing, qui ont provoqué l’effondrement du système financier islandais en septembre 2008.

A l’instar de l’Irlande, dont les banques se sont également livrées aux pires excès, l’Islande a vu son PIB reculer d’environ 11 % [en deux ans], mais dans un contexte d’inflation qui entraîne une dévaluation de ses emprunts. L’Irlande, elle, est soumise au régime déflationniste de l’Union monétaire européenne qui alourdit le poids de sa dette.

Le déficit budgétaire islandais atteindra 6,3 % en 2010, avant de laisser place à un excédent. Celui de l’Irlande s’établira à 13 % (32 % avec le renflouement des banques) et ne devrait guère s’améliorer en 2011. La crise n’a pas non plus frappé partout avec une égale brutalité. En Irlande, le taux de chômage atteint 14,1 %, tandis que dans le pays nordique, après un pic de 9,7 %, il est retombé à 7,3 %.

Les Islandais sont sortis de l’ornière, estime le Fonds monétaire international (FMI), en saluant la capacité de leur gouvernement à préserver « le précieux modèle nordique de protection sociale ». « La récession s’est révélée moins profonde que prévu » constate Mark Flanigan, chef de mission du FMI. L’endettement culminera à 115 % du PIB avant de descendre à 80 % en 2015, tandis que celui de l’Irlande s’aggravera durant les trois prochaines années, jusqu’à 120 %.

Ólafur Grímsson, le président islandais, a fait grincer des dents à Bruxelles en mettant le redressement plus rapide de son pays sur le compte de son refus de rembourser ses créanciers, pour la plupart étrangers. « La différence est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite, a-t-il expliqué. C’étaient des institutions privées ; nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité. » Un peu plus tôt, l’Union européenne avait exclu qu’une décote soit imposée aux investisseurs en Irlande – c’était l’une des conditions posées au prêt de 85 milliards d’euros octroyé à Dublin.

Il faut néanmoins faire attention lorsque l’on compare les banques irlandaises et islandaises. L’Islande est un pays minuscule, qui pourrait fort bien refuser d’honorer des dettes équivalant à 900 % de son PIB sans provoquer une crise mondiale. L’économie irlandaise est douze fois plus importante. Ses banques entretiennent avec leurs homologues allemandes, néerlandaises, belges et britanniques des liens étroits, ce qui rend ce réseau très vulnérable. Mais les banques ne sont pas tout. Selon le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, l’Islande s’est relevée plus vite parce qu’elle n’a jamais adopté l’euro. « Elle a fortement dévalué sa monnaie et imposé un contrôle des capitaux. Il s’est alors passé quelque chose d’étrange : bien qu’elle ait traversé la pire crise financière de l’Histoire, elle a été bien moins lourdement sanctionnée que d’autres nations. » Deux ans plus tard, la couronne islandaise a perdu 30 %, les fonderies d’aluminium tournent à plein régime pour satisfaire la demande étrangère, tandis que les produits locaux ont remplacé les légumes exotiques et autres tomates de serre importés.

Morale de l’histoire : si le choc d’une dévaluation peut déclencher une crise violente – et sur le coup très douloureuse –, une politique de rigueur et de déflation par la dette finit par causer plus de dégâts.

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MessageSujet: ENFIN !des solutions ! l’Islande réinvente la démocratie   1/2/2011, 07:20

Quand l’Islande réinvente la démocratie

l’Assemblée constituante a été élue en novembre

Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.

Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées. Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.

Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome. En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule. Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.

Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants.

Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.

Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.

Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.

On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.

Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.

Cet article se voudrait un appel à qui aurait plus d’informations sur cette extraordinaire histoire islandaise. On peut m’écrire à : michelsitbon@gmail.com, et je relayerai avec plaisir. Un dossier sur la révolution islandaise tente de rassembler les articles qu’on peut trouver sur le sujet.


Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

http://www.parisseveille.info/quand-l-islande-reinvente-la%2C2643.html

Complément d'information :

AFP, le 14/01/11 à 19:22

" Arrestation de deux ex-dirigeants de la banque islandaise Landsbanki
Deux anciens dirigeants de la banque islandaise Landsbanki, dont son ancien PDG, ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête pour « manipulations de marchés », [...].Sigurjon Arnason, l’ancien patron de la banque nationalisée d’urgence en 2008, et Ivar Gudjonsson, son ancien directeur des investissements, ont été présentés à un juge [...]« L’enquête est toujours en cours »[...]. « S’ils sont inculpés pour manipulation de marchés, la peine de prison maximale est de six ans ferme », a expliqué le procureur à l’AFP.M. Gudjunsson et M. Arnason ont été placés en détention provisoire par le juge jusqu’au 21 et au 25 janvier respectivement[...].Trois autres ex-dirigeants de la banque ont également été entendus par la police jeudi avant d’être relâchés : [...]Le procureur a été chargé par le gouvernement islandais de faire la lumière sur les éventuels agissements frauduleux ou illégaux des banquiers islandais, surnommés « les sorciers » au moment où leurs établissements prospéraient en Europe du Nord.En mai 2010, une enquête similaire sur la banque Kaupthing avait abouti à l’arrestation de plusieurs anciens dirigeants.© 2011 AFP"

https://www.fortuneo.fr/mobile/fr/i...

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pierrus83



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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   10/2/2011, 20:25

Les Islandais se rebellent contre la haute finance internationale




Émit le 7 Février 2011.


Ce qui est en train de se passer en Islande, avec la décision du président Olafur Ragnar Grimsson de suspendre l'indemnisation des créanciers spoliés par la faillite de la banque islandaise Icesave, relève de l'outrage à la haute finance internationale.

Pire, d'une promesse de « révolution populaire » contre la toute-puissance du FMI, puisque le président islandais s'est carrément mis en tête de soumettre la ratification de la loi d'indemnisation à référendum auprès de ces administrés. Crime parfait, assez inédit à ce niveau, de lèse-majesté.

On imagine la tête (et la réponse) des administrés-contribuables, déjà
saignés à blanc par la débâcle de leur pays, devant cette question saugrenue :

« Souhaitez-vous, chers administrés et contribuables, rembourser des années durant et même au-delà de 2024, les 3,8 milliards d'euros (soit près de 40 % de notre PIB) avancés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas lors de notre gadin d'octobre 2008 ? »

Nous avions dit ici-même qu'une des phases cruciales de la crise en cours serait la défaillance en chaînes des puissances publiques. Après celle de l'Islande, nous avions eu les sinistres craquements dans la majorité des Etats américains, à commencer par ceux d'une Californie en quasi banqueroute. Plus récemment, Dubaï était redescendu de son piédestal en se révélant incapable de régler seul sa dette. Puis la Grèce elle-même peinait à fournir un plan de redressement potable…

Attaque à bout portant dans les flancs de l'empire vacillant
Le fait nouveau, c'est que cette fois-ci le pays en question vient de refuser de se plier aux diktats de cette haute finance qui jusqu'à peu régulait de fait les affaires du monde. Rappelons-le, loin d'être perdue dans ses glaces lointaines, l'Islande appartient de plein-pied au cercle des pays dits riches et frappe depuis le 17 juillet dernier aux portes de l'Union Européenne.

Les autorités financières et politiques n'ont pas tardé à sentir le danger. Elles ont multiplié les consultations internationales pour organiser la riposte devant cet affront et lancé les premières salves offensives :

* Dégradation de la notation Fitch (évaluation des places financières internationales)

* Chantage à peine voilé quant à la candidature européenne du trublion

* Menace pour les versements du solde de l'aide promise

[left]François Leclerc souligne à juste titre les risques d'une dangereuse jurisprudence si le « peuple » islandais y allait de son pied-de-nez à l'empire. Et cite la déclaration guerrière de Paul Myners, secrétaire d'Etat britannique aux Finances, promettant au débiteur récalcitrant un « statut de paria » :

« Le peuple islandais, s'il devait arriver à cette conclusion, dirait en réalité que l'Islande ne veut pas faire partie du système financier international, que l'Islande ne veut pas avoir accès au financement multinational, national et bilatéral et ne veux pas être considéré comme un pays sûr, avec lequel faire des affaires. »

[left]Pas sûr que la remontrance suffise. Quelques oreilles attentives n'en perdent probablement pas une miette et pourraient fort écouter d'autres sirènes : les pays de l'ancienne Europe de l'Est (dont l'Ukraine qui vient d'avouer son incapacité à payer le gaz russe), l'Espagne, l'Irlande… D'ailleurs, même en Chine…

Le résultat du référendum islandais est d'une importance capitale pour la suite des évènements mondiaux. Une confirmation noniste du bras d'honneur de leur président serait un coin meurtrier, et peut-être fatal, planté dans les flancs de l'empire vacillant par un de ses membres jadis les plus émérites. Avec tous les risques potentiels de faire tache d'huile.

Le yéti via www.rue89.com : http://www.rue89.com/yeti-voyageur/2010/01/07/les-islandais-se-rebellent-contre-la-haute-finance-internationale-132611


Petit enchaînement... avec la tâche d'huile j'entends...





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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   17/6/2011, 07:22

L'Islande mobilise Facebook et Twitter pour réécrire sa Constitution


publié le Mercredi 15 Juin 2011

L'Islande est en train de réviser sa Constitution. Une Assemblée constituante a été mise en place, mais au lieu de travailler en autonomie, elle s'appuie massivement sur les réseaux sociaux afin de prendre en compte les remarques des Islandais. La nouvelle Constitution, bâtie sur un processus collaboratif, devrait être finalisée en juillet.


C'est indéniablement un processus politique inédit. L'Islande, qui a été durement frappée lors de la crise économique de 2008, a décidé de repartir sur des bases saines en mettant à jour sa Constitution, en vigueur depuis 1944. Et plutôt que de livrer un "produit fini" aux Islandais, les autorités ont choisi de faire participer la population à travers une procédure de révision ouverte, via les réseaux sociaux

Les Islandais peuvent accéder à une page générale dans laquelle ils ont accès à de nombreuses ressources. Ils peuvent visualiser la Constitution actuelle ou consulter le dernier brouillon. Le quotidien britannique Guardian explique que l'Assemblée constituante publie chaque semaine ses derniers travaux, permettant ensuite à la population, depuis avril, de réagir sur les sites communautaires (Facebook, Twitter, YouTube, Flickr).

Facebook et Twitter servent avant tout d'espace de dialogue. Les membres de l'Assemblée constituante peuvent recueillir les retours des citoyens islandais et interagir avec eux, sans filtre médiatique. YouTube et Flickr sont quant à eux des vecteurs de contenus médiatiques. L'Assemblée constituante alimente les deux comptes avec des vidéos et des photos, en toute transparence. Les réunions sont mêmes diffusées en streaming.

"Je crois que c'est la première fois qu'une Constitution est en cours de rédaction essentiellement sur Internet" a commenté Thorvaldur Gylfason, membre du Conseil constitutionnel islandais. "Le public voit la Constitution prendre forme sous leurs yeux... C'est très différent de l'ancienne époque où les constituants trouvaient qu'il était parfois préférable de se trouver hors de portée des remarques".

Le processus a démarré depuis le mois d'avril et devrait se terminer le mois prochain. Cette nouvelle Constitution sera ensuite soumise à référendum afin de savoir si la majorité des Islandais accepte cette version. Le parlement islandais, l'Althing, n'aura pas le droit d'apporter la moindre modification au document. Si les parlementaires veulent donner leur avis, c'est en qualité de citoyen, via les réseaux sociaux, comme les autres Islandais.

http://www.numerama.com/magazine/19075-l-islande-mobilise-facebook-et-twitter-pour-reecrire-sa-constitution.html



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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   17/2/2012, 22:30

Petit retour sur un article de rue 89

Un petit petit petit article de gratte papier de RUE 84 (Orwell) et de gratteur d'échelle et de niveau 6ième en rhétorique du néan, un article qui pourrait s'intituler "Bah non ! C'est même pas vrai...Nananèreee..." uniquement à cause du vocable utilisé. Mais alors ou est le même article sur le vocable mensonger de "révolution" pour la Syrie la Lybie etc ?

La « révolution démocratique » en Islande tient du fantasme
un décryptage de ouf du 09/01/2011

C'est vrai que je ne regarde pas les articles de rue 89 mais celui ci est du Redac-tueur en Chef Pascal Riché de ruse 89. (« young leader » de la Fondation Franco-Américaine).

C'est aussi drôle qu'un corbeau, se prenant plus pour un aigle, qui s'éclate contre un mur croyant attraper une souris. (qui en plus n'existait pas.)
J'adore les commentaires "Arrêtez de comparer ce qui ne se compare pas" quand ça arrange tout le monde on ne peut plus comparer même si d'ailleurs personne n'a jamais comparé quoi que ce soit mais relater des faits.

Cela pourrait être la Technique n°0 : résoudre un problème qui n'existe pas et répondre à des questions qui n'existent pas, faire croire que l'on est le plus intelligent sans rien aborder du fond.*

Tout ça pour minimiser les droits des peuples quand ils réussissent à les imposer ou en essayant de le faire.

http://www.rue89.com/2011/01/09/la-revolution-democratique-en-islande-tient-du-fantasme-184214
La source qui est morte critiquée dans leur article se retrouve sur http://www.archive.org (désolé le lien direct ne marche pas)

J'aime bien le commentaire de nemo3637. Le Redchef finira à l'AFP.

*Décodage de 25 techniques de désinformation
en milieux de page.
http://novusordoseclorum.discutforum.com/t7244-propagande-manipulation-des-pensees-et-opinions-euphemisme-et-oxymore-medias-de-masse-novlangue-politiquement-correct

La chose à gratter c'est: que ce cache t-il derrière les "créances" du FMI Mr le Young leader ?
Et le point intéressant pour nous pourrait être l'industrie de l'aluminium en Islande et la position géostratégique nule de l'Islande pour les USA. (Keflavik (Keflavik Naval Air Station), fermé depuis le 30 septembre 2006.)
Je me rapelle d'un dessous des cartes qui en parlait plus précisément. C'est drôle comme avec des bases US en moins des banques pourries qu'on laisse tomber et un peu de participation citoyenne les choses bougent ?
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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   20/2/2012, 13:17

Quand l’Islande réinvente la démocratie



l’Assemblée constituante a été élue en novembre

Publié le: 26 décembre 2010




Citation :
Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.

Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées. Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.

Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome. En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule. Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.

Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants.

Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.

Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.

Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.

On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.

Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.

Cet article se voudrait un appel à qui aurait plus d’informations sur cette extraordinaire histoire islandaise. On peut m’écrire à : michelsitbon@gmail.com, et je relayerai avec plaisir. Un dossier sur la révolution islandaise tente de rassembler les articles qu’on peut trouver sur le sujet.


Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

[Source : truks en vracs ; CADTM]


Source: http://www.parisseveille.info/quand-l-islande-reinvente-la,2643.html


PS: Le sujet et si peu traité que se soit dans les médias de masse ou sur le net, que je me permet de mettre cette article qui date de deux ans, afin que le plus grand nombre prenne conscience qu'une solution à la dette illégitime semble trouver une solution populaire du coté des Vikings...

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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   2/3/2012, 16:00

On pourrait penser que cette "révolution" appartient au passé et que le sursaut populaire qui a eu lieu en Islande a fait long feu. Or il n'en est rien, il suffit de faire une recherche sur Google en tapant "nouvelle constitution islandaise" et en filtrant les réponses par dates (moins d'un mois) pour constater que ce pays non seulement est allé au bout de cette initiative populaire, mais qu'en plus cette démarche révolutionnaire est lourde de conséquences positives pour son économie et constitue, pour tous les peuples du Monde, un exemple à suivre et par là un formidable espoir !!



Deux articles en vrac qui démontrent une vérité dont tous les peuples du monde devraient s'inspirer :

Le plus grand ennemi de la finance, aujourd'hui, c'est le modèle islandais.






L’avenir de l’Islande




À l’instar d’une petite poignée d’autres pays, la « terre de glace et de feu » réalise de grandes avancées: après avoir poussé le gouvernement au pouvoir rongé par la corruption à se retirer, mis les responsables de la crise financière derrière les barreaux, entrepris de rédiger une nouvelle Constitution participative, le pays se trouve face à des perspectives de prospérité.


Dans un contexte de forte crise économique en Europe, l’État insulaire pourrait devenir cette année le pays occidental le plus prospère.

Ses habitants ont réussi à créer quelque chose que l’on pourrait qualifier d’effet exemple, montrant ainsi comment les choses doivent être faites. Tout est parti des émeutes de 2008, qui, grâce à la force d’une nation toute entière, ont transformé ce que l’on considérait comme une crise en une incroyable opportunité.

Aujourd’hui, d’après les chiffres avancés par la Commission Européenne, il s’avère que l’Islande clôture l’année 2011 avec une croissance de 2,1 % ; il est même prévu qu’elle enregistre en 2012 une croissance pouvant aller jusqu’à 1,5%, un chiffre trois fois supérieur aux prévisions pour les pays de la zone euro. Cette tendance à la hausse pourrait ne pas s’arrêter là, et la croissance pourrait atteindre les 2,7 % en 2013. Plus important encore : des emplois se créent à nouveau dans le pays et la dette publique décroit de manière significative. Cet État insulaire de l’océan Arctique a refusé de porter secours aux banques. Il les a laissées s’effondrer et a fait comparaître devant la justice les responsables de dommages et autres abus financiers, et ce grâce aux efforts obstinés du mouvement social. Il s’agit d’un peuple qui a été capable de commencer à écrire son propre avenir sans rester à la merci de ce qui se décide dans des bureaux complètement déconnectés des réalités citoyennes. Et ce, même s’il reste des difficultés à surmonter et des zones d’ombre à éclairer.

La révolution islandaise n’a, d’autre part, fait aucune autre victime que les hommes politiques ou les financiers. Aucune goutte de sang n’a été versée. Et bien que cette révolution n’ait pas eu autant de visibilité que celles du Printemps arabe, et que l’information n’ait pas été relayée avec la même vigueur par les médias internationaux, elle a atteint ses objectifs de manière claire et exemplaire. Aujourd’hui, l’Islande peut être considérée comme un exemple pour les indignés européens et espagnols, tout comme pour les mouvements Occupy qui ont lieu dans de nombreuses villes nord-américaines ; elle peut être considérée comme un exemple pour tous ceux qui militent pour la justice sociale, et plus particulièrement pour la justice économique, dans le monde entier.

http://www.pressenza.com/npermalink/lxavenir-de-lxislande




A lire attentivement !!! Article qui explique le silence des médias qui nous mentent par omission et qui par ce silence sont ouvertement complices de la haute finance interlope qui dirige en sous main nos pseudos démocraties.





La révolution en cours de l’Islande
par deena stryker 11 février 2012




On se souvient que, au début de la crise financière de 2008, l’Islande fit littéralement faillite. Les raisons ne furent mentionnées qu’en passant, et depuis lors, ce membre peu connu de l’Union Européenne a semblé s’éclipser de l’actualité.



A mesure qu’un pays Européen après l’autre fait face a une quasi-faillite, mettant en péril l’euro, l’Islande devient un phare d’espoir pour avoir choisi les gens avant le profit. voici pourquoi:



Cinq ans d’un régime néo-libéral ont conduit à une privatisation de toutes les banques en Islande, (320.000 habitants, pas d’armée). afin d’attirer les investisseurs étrangers, ces banques offraient des services bancaires en ligne dont les coûts minimes leur ont permis de fournir des taux de rendement relativement élevés.



Ces comptes (bancaires), appelé Icesave, ont attiré de nombreux petits investisseurs anglais et néerlandais. à mesure que les investissements augmentaient, les dettes étrangères des banques augmentaient aussi. en 2003, la dette de l’Islande équivalait à 200 fois son pnb (produit national brut), et en 2007, elle était de 900 pour cent.



La crise financière mondiale de 2008 devint le coup de grâce. les trois principales banques islandaises firent faillite et furent nationalisées, tandis que la couronne (monnaie de l’Islande) perdit beaucoup de sa valeur par rapport à l’euro. a la fin de cette année-là, le pays a se déclara en faillite.





Les citoyens récupèrent leurs droits



Contrairement aux attentes mondiales, la crise a conduit la population à prendre le pouvoir de son pays, à travers un processus de démocratie participative directe. Ceci a finalement conduit à une nouvelle constitution, mais seulement après une persévérance féroce.



Geir Haarde, le premier ministre d’une coalition gouvernementale sociale-démocrate, négocia un prêt de plus de deux millions de dollars, auquel les pays nordiques ajoutèrent deux millions et demi de dollars supplémentaires. mais la communauté financière étrangère fit pression pour que l’Islande impose des mesures drastiques.



Des protestations et des Émeutes s’ensuivirent, obligeant finalement le gouvernement a être remplacé par une coalition de gauche nouvellement formée.



La coalition plia finalement face aux exigences provenant de l’extérieur et selon lesquelles l’Islande devait payer un total de trois millions et demi d’euros. cela aurait exigé de chaque islandais de payer 130 $ par mois pendant quinze ans, a 5,5% d’intérêt, afin de rembourser une dette contractée par des parties privées vis-a-vis d’autres parties privées. ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

Ce qui s’est passé ensuite fut extraordinaire. la croyance selon laquelle les citoyens devaient payer pour les erreurs d’un monopole financier, qu’une nation entière devait être taxée afin de rembourser les dettes privées, fut brisée.

Les relations animées entre les citoyens et leurs politiciens, habilitèrent les dirigeants de l’Islande à agir aux cotés de leurs électeurs. le chef de l’état, Olafur Ragnar Grimsson, refusa de ratifier la loi qui rendait les islandais responsables des dettes bancaires, et soutint les appels pour un referendum.




La communauté internationale furieuse



Le monde ne fit qu’accroître la pression. la Grande-bretagne et la Hollande mirent en garde contre des représailles terribles qui isoleraient le pays, incluant l’arrêt de l’aide du FMI et le la gel des comptes bancaires islandais étrangers.



Durant le referendum du mois de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. le FMI gela immédiatement son prêt. mais l’Islande n’allait pas se laisser intimider. comme Grimsson le dit: « on nous a dit que si nous refusions les conditions de la communauté internationale, nous deviendrions le Cuba du nord. Mais si nous les avions acceptées, nous serions devenus l’Haïti du nord ».



Avec le soutien des citoyens furieux, le gouvernement lança des enquêtes civiles et pénales contre les personnes responsables de la crise financière. en conséquence, l’ancien ministre des finances purgea une peine de prison de deux ans, alors qu’Interpol émit des mandats d’arrêt internationaux contre les banquiers impliques dans le krach.


Les islandais se mirent également d’accord sur certaines mesures de réduction budgétaire comme le démantèlement de leurs infrastructures militaires – l’Islandic Defense Agency (agence islandaise de la défense, ou IDA), cessa d’exister en janvier 2011.



La nouvelle constitution de l’Islande


Afin de libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l’argent virtuel, le peuple de l’Islande décida de rédiger une nouvelle constitution

Ils élirent 25 citoyens parmi 522 adultes n’appartenant à aucun parti politique, mais recommandés par au moins trente personnes.Les réunions des électeurs furent diffusées en ligne, et les citoyens purent envoyer leurs commentaires et suggestions, étant les témoins de ce document à mesure qu’il prenait forme. la constitution qui émergea de ce processus de démocratie participative fut soumise au parlement pour approbation cet automne.



On a dit au peuple grec que la privatisation de leur secteur public est le seul moyen de garder le pays à flot. les peuples de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal sont confrontés à des pressions similaires. eux, ainsi que le reste d’entre nous, pourrions apprendre beaucoup de l’Islande, en refusant de se plier a des intérêts etrangers et en declarant haut et fort que les gens peuvent reprendre et reprendront leur pouvoir.

http://www.manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/la-revolution-en-cours-de-lislande-par-deena-stryker/



Conclusion perso : Le changement ne peut venir que d'une prise de conscience globale des peuples et ce en dehors de tout paradigme politique quel qu'il soit hormis une claire et inébranlable volonté de se libérer par la force des dicktats de la Banque Mondiale. Pourquoi croyez-vous qu'aucun des candidats à l'élection présidentielle à venir ne fait jamais allusion à la révolution islandaise ?


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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   2/3/2012, 21:49

En complément au post précédent, un aperçu de ce que les islandais mettent en place en termes de procédures électorales : Remarquable !!

Le tirage au sort en politique vu par les islandais




ça se rapproche pas mal de ce que propose Étienne Chouard entre autres

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/index.php

Si l'on ne se bouge pas de toute façon nous resterons à la merci des banksters !!!


Merci à Bizz75 sur DP pour l'idée du post (j'ai juste francisé l'image Wink )
http://forum.downparadise.ws/viewtopic.php?f=143&t=1126410&p=21493004#p21493004

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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   7/3/2012, 13:38

Citation :

Avec le soutien des citoyens furieux, le gouvernement lança des enquêtes civiles et pénales contre les personnes responsables de la crise financière. en conséquence, l’ancien ministre des finances purgea une peine de prison de deux ans, alors qu’Interpol émit des mandats d’arrêt internationaux contre les banquiers impliques dans le krach.

L'Islande juge son ancien Premier ministre pour la crise de 2008
Reuters – lun. 5 mars 2012


Photo d'archive

Citation :

REYKJAVIK (Reuters) - Le procès de l'ancien Premier ministre islandais Geir Haarde s'est ouvert lundi, dans ce qui semble être un cas unique au monde de poursuites engagées contre un responsable politique pour la crise financière de 2008.

Le Parlement islandais s'est prononcé en 2010 en faveur de la comparution de Geir Haarde devant une cour spéciale qui n'avait jamais été saisie depuis sa création en 1905.

L'ancien chef du gouvernement, de 2006 à début 2009, est accusé de manquements manifestes pour son incapacité à prendre des mesures susceptibles d'éviter l'effondrement du système bancaire islandais fin 2008. Il lui est aussi reproché son inaction face aux banques, qui ont gonflé leurs bilans jusqu'à un niveau représentant neuf fois la taille de l'économie du pays dans les années précédant la crise.

Geir Haarde, qui dément les accusations portées à son encontre, risque deux ans de prison en cas de condamnation.

"Aucun d'entre nous n'avait réalisé à l'époque que quelque chose clochait au sein du système bancaire lui-même, comme il semble désormais que cela fut le cas", a-t-il répondu lundi au procureur spécial chargé de l'enquête.

Après des années d'expansion par endettement, les principales banques d'Islande se sont écroulées fin 2008 lorsque la faillite de Lehman Brothers a gelé les échanges internationaux de liquidités entre établissements.

Elles ont été secourues par des fonds publics et l'Islande a dû emprunter environ 10 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI) et d'autres créanciers.

Omar Valdimarsson, Bertrand Boucey pour le service français

http://fr.news.yahoo.com/lislande-juge-son-ancien-premier-ministre-pour-la-154342299.html








Crise financière : procès de l'ex-premier ministre islandais
5 mars 2012


Citation :

Le procès de l'ancien premier ministre islandais Geir Haarde, accusé de négligence dans l'effondrement du système financier du pays en 2008, s'est ouvert lundi à Reykjavik. « Je rejette toutes les accusations et je crois qu'elles sont sans fondement », a déclaré l'homme de 60 ans à l'ouverture des procédures.

Chef du Parti de l'Indépendance, il a été au pouvoir de la mi-2006 jusqu'à ce qu'il démissionne au début 2009 en raison de la colère populaire à la suite de la crise financière et de la récession. Un rapport d'experts, publié en 2010, citait M. Haarde comme étant l'un des quatre hommes politiques responsables de la crise financière et de l'effondrement du secteur bancaire survenus deux ans plus tôt.

Le Parlement islandais a par la suite estimé que l'ex-premier ministre était le seul à devoir être jugé. En juillet dernier, M. Haarde avait qualifié ce procès de « farce politique mise en scène par de vieux ennemis politiques ». La cour a écarté, en octobre dernier, deux des six accusations contre lui, en conservant entre autres celle reliée à la faillite de la banque Icesave.

Lundi, M. Haarde a attiré l'attention de la cour sur le fait que « c'est la première fois » qu'il a la possibilité de répondre sur cette affaire. Les audiences pourraient durer jusqu'à la mi-mars et un verdict devrait être rendu de quatre à six semaines plus tard.

Lorsque le secteur financier islandais a implosé en 2008, les trois principales banques du pays détenaient à elles seules des actifs équivalents à 923 % du produit intérieur brut (PIB) de l'Islande Depuis, le pays a surmonté la récession et a renoué avec la croissance économique.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/03/05/002-proces-islande-ex-premier-ministre.shtml



L'Islande juge un 1er ministre / Crise financière 2008


On a aussi ce site qui reprend l'information et pense que l'homme est de la communauté juive. Voilà tout. Pour ce qui est des remboursements des banques ou des prêts du FMI je trouve que la situation n'est pas très claire sur les montants etc.

http://www.propagandes.info/product_info.php/lislande-juge-le-premier-ministre-juif-responsable-de-la-crise-financire-de-2008-vido-p-1496



L’ex-Premier ministre jugé pour son rôle dans la crise
6 septembre 2011
Presseurop

Citation :

Le procès contre Geir Haarde, l’ancien Premier ministre islandais "pourrait ne pas avoir lieu", titre Morgunbladid, au lendemain de la première audience devant la Haute Cour de Reykjavik, qui doit le juger pour sa responsabilité dans l’effondrement du système financier islandais en 2008, lorsqu'il était au pouvoir. Au bout de deux heures et demie d’audience, la Landsdómur, une cour chargée de juger les ministres et anciens ministres et qui se réunissait pour la première fois de l’histoire, a ajourné les débats. L’avocat du chef du Parti de l’indépendance (conservateur), qui a quitté le pouvoir en 2009, a demandé l’abandon des poursuites contre son client, explique Morgunbladid. L’avocat estime que Geir Haarde, seul homme politique islandais à comparaître devant la justice pour sa responsabilité dans la crise qui a provoqué l’effondrement du système bancaire islandais, est victime d’un traitement discriminatoire. Il a également fait valoir que l’enquête n’avait pas été assez poussée et que les charges contre Haarde n'étaient pas assez précises.

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/918001-l-ex-premier-ministre-juge-pour-son-role-dans-la-crise
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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   19/4/2012, 09:28

Nouvelle constitution en Islande

La conspiration du silence...





L’Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois.

L’Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n’en parlent pas ou très peu…

Il n’y a pas de censure officiellement dans les médias presse, radio ou télé mais les journalistes et experts de tous bords, si prompts à parler de ce qui se passe en Egypte, en Lybie ou en Syrie, ne disent absolument rien sur ce qui se passe en Islande. En a-t-on parlé dans les nombreux débats politiques en vue de l’élection présidentielle ? A-t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens européens pourraient avoir la mauvaise idée de s’en inspirer...

En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière.

2008 : Les banques Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing sont nationalisées pour éviter leur faillite plutôt que d’injecter inconditionnellement des capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. L’ensemble des dettes de l’Islande égale alors 9 fois son PIB. La monnaie s’effondre et la bourse suspend ses activités après une baisse de 76%.

2009 : Le FMI, comme à son habitude, exige, en échange de mesures dites "d’ ajustement" des coupures dans les dépenses sociales qui provoquent la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées.

La gauche remporte la majorité absolue, provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur qui était traditionnellement la force dominante dans le pays et qui ne conserve que 23,7% des voix. Johanna Siguroardottir est choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates et les écologistes de gauche.

La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette et un paiement de 3.500 millions d’euros, montant devant être payé mensuellement par toutes les familles islandaises pendant 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Mais le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.

Janvier 2010 : Le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.

Mars 2010 : Le référendum a lieu et le Non au paiement de la dette l’emporte par 93% des voix.

Pendant ce temps, le gouvernement essaie de régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent. Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution en vue de se substituer à l’actuelle qui est une simple copie de la constitution danoise.

Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain qui élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se présentent aux candidatures (condition : être majeur et avoir recueilli le soutien d’au moins 30 personnes).

Septembre 2010 : L’ancien Premier ministre Geir Haarde est poursuivi pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol émet également un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson.

Février 2011 : L’assemblée constituante commence ses travaux afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.

Mars 2011 : Suite à quelques critiques concernant la faible participation (36%) pour nommer les membres de l’assemblée constituante, le Premier ministre, en accord avec les chefs des principaux partis représentés au Parlement, met sur pied un comité consultatif pour poursuivre la révision de la constitution. Ce dernier propose au Parlement de nommer un « Conseil constitutionnel » constitué des 25 membres de l’Assemblée constitutionnelle dissoute.

Avril 2011 : Les citoyens disent de nouveau Non à un second référendum sur le paiement de la dette, après que le président islandais Olafur Ragnar Grimsson ait refusé de contre-signer la loi du 16 février 2011 (connue sous le nom de « troisième loi Icesave »). Le nouveau gouvernement de centre-gauche assurait en effet que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié que le précédent mais la population islandaise maintient son refus d’être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.

Juillet 2011 : Sur la base des rapports du Comité constitutionnel et du Forum national (citoyens), le Conseil constitutionnel adopte à l’unanimité un projet de constitution qui est remis au Parlement le 27 juillet. Ce dernier, chargé d’amender le projet, s’est attelé à cette tâche à l’automne 2011 et les débats se poursuivent toujours.

Les principales propositions de la nouvelle Constitution

Sur un total de 114 articles et de 9 chapitres, on peut noter en particulier :

Article 15 : Droit à l’information. Les informations et documents détenus par les autorités publiques devraient être disponibles sans exception et l’accès au public à tous ces documents devrait être garanti par la loi.

Article 63 : Création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du Gouvernement. Une enquête sur les mesures et décisions du Gouvernement peut être demandée par 1/3 des membres d’Althingi (parlement islandais).

Article 65 : Droit à la consultation directe. 10% des votants peuvent demander un référendum national sur les lois votées par Althingi.

Article 66 : Possibilité d’interpellation directe d’Althingi. 2% des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement et un projet de loi peut y être déposé s’il est soutenu par 10% des électeurs.

Article 90 : Formation du Cabinet. Le Premier ministre est nommé par le Parlement.

Article 99 : Indépendance des tribunaux. L’indépendance des tribunaux doit être garantie par la loi.

Article 105 : Autonomie des collectivités territoriales. Les sources de revenus des collectivités territoriales doivent être garanties par la loi, tout comme leur droit de déterminer l’utilisation de ces ressources.

La nouvelle constitution devrait être soumise à un référendum, avant le vote par le Parlement. Il devrait avoir lieu le 30 juin en même temps que l’élection présidentielle ou à l’automne.

L’Islande n’est certes qu’un petit pays de 320 000 habitants mais elle donne cependant une belle leçon de démocratie aux grands États de l’Europe et du monde. Songeons par exemple qu’en France, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État…

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/nouvelle-constitution-en-islande-114748

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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   9/5/2012, 02:56


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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   7/7/2012, 20:23


Résultats de l'élection présidentielle islandaise
Le 2 juillet 2012

Citation :


Olafur Ragnar Grimsson a été réélu à la présidence de République islandaise le 30 juin 2012. Il a recueilli 52,78% des suffrages et a devancé sa principale rivale, la journaliste de la chaîne de télévision publique RUV, Thora Arnorsdottir, qui a obtenu 33,16% des voix. Le candidat indépendant Ari Trausti Gudmundsson a recueilli 8,64%, Herdis Thorgeirsdottir, présidente des Femmes juristes européennes, 2,63%, Andrea Olafsdottir, 1,8% et Hannes Bjarnason 0,98%. Près des 2/3 des 235 784 Islandais appelés aux urnes ont rempli leur devoir civique (69%), une participation en hausse de 6,5 points par rapport à la dernière élection présidentielle.

http://www.robert-schuman.eu/doc/oee/oee-791-fr.pdf

Source
http://www.robert-schuman.eu/breve.php?num=24948&typ=art

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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   2/8/2012, 11:34

Mise à jour de la vidéo de Plot911 qui a été censurée Rolling Eyes


Pourquoi aucune nouvelle de l'Islande?



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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   31/1/2013, 00:43

Interview du président en marge de la conférence de Davos


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MessageSujet: Re: Chronique - Islande (Revolution).   2/4/2013, 19:38

Mech a écrit:
(je n'ai pas réussi à trouver le topic sur l'Islande)

Les banquiers escrocs vont devoir rendre des comptes en Islande !!

arcticle et regroupement d'article de Bellaciao:*
Les banquiers escrocs vont rendre des comptes en Islande
Daccord


*
Citation :

Les banquiers escrocs vont rendre des comptes en Islande
vendredi 29 mars 2013

A l’époque de l’euphorie financière, l’Islande était un eldorado du néolibéralisme, le paradis des banquiers. Après la crise systémique les islandais ont eu le déclic. Comme l’a souligné le prix Nobel d’économie Paul Krugman, au lieu de faire payer la crise à la population, l’oligarchie vertueuse du peuple constitué a « laissé les banques faire faillite » et, au lieu d’apaiser les marchés financiers, a « imposé des contrôles temporaires sur les mouvements de capitaux pour se donner une marge de manœuvre » (1). En France, rien de sérieux n’a été entrepris depuis lors. L’ AMF, notre gendarme de la bourse a pieds et mains liés. (2) Les prérogatives des contrôleurs et des enquêteurs sont très limitées et les pouvoirs de repression de la brigade financière se sont essoufflés au fur et à mesure qu’une législation dépénalisante à la faveur de financiers peu scrupuleux a été mise en place. A l’automne 2008, peu avant la crise, il était toujours question de renforcer les lois vers une dépénalisation en matière économique et financière. (3) Cherchez le hic.... Au même moment les autorités islandaises annoncent cette semaine lancer le grand nettoyage. Ce n’est pas moins de 15 banquiers de la haute finance, des ploutocrates en quelque sorte, qui vont se retrouver poursuivis pour des délits d’initié, des manipulations boursières illicites. (4) Il appararait qu’au pays des geysers on ne désigne pas un bouc émissaire à la Jérôme Kerviel bien commode en cas de "dysfonctionnement". Dans un réquisitoire à charge, le procureur Olafur Hauksson, représentant spécial du ministère public, a fait savoir ce mardi 26 avril aux agences de presses mettre en accusation deux anciens directeurs généraux de la Landsbanki ainsi que quatre anciens employés de cet établissement. (5) Rappelez-vous, Reykjavik avait choisi de nationaliser et de démanteler les banques en faillite plutôt que de tenter un long et coûteux sauvetage au seul bénéfice des parasites de la finance. A quand, dans les actes, la même justice sociale pour la France ?

1 http://www.terraeco.net/Vous-en-avez-assez-de-la-crise,48600.html
2 http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202541127085-les-pouvoirs-du-gendarme-de-la-bourse-vont-etre-renforces-534703.php
3 http://www.droits-justice-et-securites.fr/2009/10/la-depenalisation-des-sanctions-penales-en-matiere-economique-et-financiere
4 http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Islande-Quinze-ex-banquiers-inculpes-de-manipulation-boursiere--16568103
5 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j1BiyzAKxi9mQtNS9iSZ-wUNJP8A?docId=CNG.a4f918170fa7b372b01a63df2cf799c5.4a1

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134405
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