Anti Nouvel Ordre Mondial

Alliance spirituelle contre la subversion mondialiste. Forum d'éveil des consciences par le partage des connaissances et l'esprit de solidarité.
 
PortailLLP site officielAccueilRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Actualités - Tunisie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11  Suivant
AuteurMessage
lorelianeGTQ

avatar

Nombre de messages : 1746
Localisation : Dauphiné
Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    30/1/2011, 14:35

tounsfree a écrit:
Quelqu'un connait comment sa ce dit donc : Ordre de shrine ou FM (en phonétique) ?
['ORDRDEUCHRIINOUéFéME]
bom clown

L'opposant Rached Ghannouchi est arrivé à Tunis



30/01/2011

L'opposant tunisien Rached Ghannouchi est arrivé dimanche à Tunis après plus de 20 ans d'exil sous le régime du
président Ben Ali, accueilli par des centaines de partisans surexcités, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'avion qui arrivait de Londres s'est posé vers 12H30 (11H30 GMT) à l'aéroport de Tunis où les forces de l'ordre se faisaient très discrètes.

Rached Ghanouchi est apparu peu après à la foule et lancé un vibrant "Allahu Akbar" (Dieu est le plus grand) les bras tendus vers le ciel.

Autour de lui, un cordon de sécurité de membres de son parti en casquettes blanches tentait de le protéger de la bousculade en criant "ne le touchez pas!".

Dans la cohue les militants du mouvement Ennahda (Renaissance) entonnaient un chant très symbolique en islam, celui qui évoque le départ du prophète Muhammed (saws) de la Mecque vers Médine (Hégire) .

Dans le hall du terminal, des centaines de partisans d'Ennahda avaient attendu plusieurs heures, agglutinés devant la porte de sortie du vol British Airways. A pleins poumons la foule alternait l'hymne national et de vibrants "Allahu Akbar".

Quelques corans et rameaux d'olivier émergaient de la masse compacte, mais surtout des appareils photos et des téléphones portables.


Rached Ghannouchi, qui a quitté Londres dans la matinée en compagnie notamment d'une de ses filles, s'était déclaré "très heureux" juste avant son départ.

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=171730&language=fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lorelianeGTQ

avatar

Nombre de messages : 1746
Localisation : Dauphiné
Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    30/1/2011, 20:13

Rached Ghannouchi, le chef du mouvement Musulman tunisien Ennahda de retour à Tunis

(j'ai repris le titre car le leurs est vraiment indécent)


REPORTAGE - Notre reporter accompagnait Rached Ghannouchi, le leader d'Ennahda, qui rentrait d'un exil de vingt-trois ans à Londres.

Envoyé spécial À Londres et Tunis

DANS L AVION

Rached Ghannouchi rentre chez lui, après vingt-trois ans d'exil. Dans le Boeing de British Airways, le leader islamiste à la barbe blanche, âgé de 70 ans, dit adieu à la Grande-Bretagne, où il avait obtenu l'asile politique. Le fondateur du parti Ennahda («la renaissance»), interdit par Ben Ali, contemple son passeport vert tout neuf, obtenu en quelques minutes à l'ambassade tunisienne de Londres. «On m'a même offert le café. C'était intéressant de découvrir l'intérieur d'un bâtiment devant lequel j'ai manifesté pendant tant d'années…» Une pointe d'humour britannique prononcée en arabe et traduite par Soumeya, l'une de ses filles, docteur en philosophie coiffée du hidjab, le voile islamiste (islamique psa islamiste imbecile! de plus c'est quoi ce detail? ont t'à demander si tu avais une plume dans le c..?). «Oui, continue Ghannouchi, j'ai été surpris par l'ampleur et la rapidité du changement.» Mais pas par le changement lui-même, qu'il avait « prévu ».

[...]

Rached Ghannouchi, pour sa part, a bien l'intention de s'installer. Les jeunes révoltés tunisiens attendent-ils le retour de cet exilé au long cours ? Quelle place occupera le parti islamiste dans des élections ouvertes ? Rached Gannouchi se dit prêt à affronter une situation inédite. «Les dirigeants d'Ennhada en Tunisie, sortis de la clandestinité, ont préparé le dossier de demande d'enregistrement de notre parti ; il sera soumis aux autorités lundi ou mardi.»

Ghannouchi a cependant déjà exclu de se présenter lui-même à la présidentielle, et il ne prévoit pas la candidature d'un autre membre d'Ennahda. «Nous soutiendrons celui qui nous paraîtra le mieux à même de diriger la Tunisie dans ce moment exceptionnel de son histoire.» Le mouvement présentera «peut-être » des candidats aux prochaines législatives, ajoute-t-il. Ennahda, un parti «normal» ? Rached Ghannouchi a jadis exprimé son intérêt pour les régimes du Soudan ou de l'Iran, tout en les qualifiant d'«expériences» et non de modèles. Est-il prêt à intégrer dans son propre pays un éventuel système politique démocratique ? «Nous allons former un parti politique comme tous les autres», assure le vieux dirigeant, qui se réfère aujourd'hui à la formation islamiste élue en Turquie, l'AKP. «C'est d'eux que nous nous sentons le plus proche intellectuellement.» Les destins de la Tunisie et de la Turquie sont similaires, explique-t-il. «Ces deux pays ont été soumis à une laïcité imposée, une laïcité qui n'était pas neutre, mais qui cherchait à exclure une partie de la population. Les mouvements nés en Tunisie et en Turquie dans les années 1980 ont cherché à réconcilier l'islam et la modernité.»

[...]

SORTIE D AVION

L'avion touche le sol. À peine débarqué, Rached Ghannouchi embrasse le tarmac. Dès sa sortie de la zone internationale, il lance un vibrant «Allaho Akbar» (Dieu est le plus grand) répété en boucle par les quelques milliers de personnes qui l'attendent, hommes barbus et femmes voilées. Un homme pleure. Kamel Benromdhan, ingénieur membre d'Ennahda, a passé douze ans en prison. «Les islamistes sont une des composantes de la société tunisienne. Nous ne voulons pas imposer la charia, nous voulons seulement que notre identité islamique soit respectée.» Après le départ de Ghannouchi, des débats s'improvisent entre ses opposants, qui craignent de se voir imposer la charia, et ses partisans qui cherchent à les convaincre que le dirigeant est en faveur de la pluralité politique.

http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/30/01003-20110130ARTFIG00167-le-chef-des-islamistes-est-de-retour-a-tunis.php


Tunisie: Rached Ghannouchi, de retour au pays

IRIB - Dimanche, 30 Janvier 2011 21:38

L'opposant tunisien, Rached Ghannouchi, leader du Parti islamique «Ennahdha» est rentré, en Tunisie, après 22 ans d'exil.
Il est arrivé, dimanche, à Tunis, accueilli, par plusieurs milliers de personnes. Condamné, en 1991, à la perpétuité, Rached Ghannouchi a assuré, il y a quelques jours, qu’il ne briguerait aucun poste politique et qu'il souhaitait être un citoyen ordinaire.

http://french.irib.ir/info/afrique/item/108384-tunisie-rached-ghannouchi-de-retour-au-pays




Dernière édition par lorelianeGTQ le 30/1/2011, 21:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lorelianeGTQ

avatar

Nombre de messages : 1746
Localisation : Dauphiné
Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    30/1/2011, 21:34

Le parquet suisse ouvre une enquête, pour blanchiment d'argent, sur les fonds de Ben Ali

IRIB - Dimanche, 30 Janvier 2011 21:44

Le ministère public suisse a ouvert une enquête, pour blanchiment d'argent, à l'encontre de l'ex-Président tunisien, Ben Ali, et de sa famille, dont les avoirs ont été gelés.
Le parquet a, en effet, reçu des annonces du Bureau de communication, en matière de blanchiment d'argent, concernant le clan Ben Ali, explique Walburga Bur, le Porte-parole du ministère public, qui confirmait une information du quotidien suisse "NZZ am Sonntag". Selon les informations du journal, les plaintes porteraient sur quelque 13 millions de francs suisses. Les avoirs du clan Ben Ali ont été bloqués, par le Conseil Fédéral, par voie d'ordonnance, le 19 janvier.

http://french.irib.ir/info/international/item/108386-le-parquet-suisse-ouvre-une-enqu%C3%AAte-pour-blanchiment-dargent-sur-les-fonds-de-ben-ali
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solstice

avatar

Nombre de messages : 3147
Age : 49
Date d'inscription : 05/02/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    31/1/2011, 02:01

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solstice

avatar

Nombre de messages : 3147
Age : 49
Date d'inscription : 05/02/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    31/1/2011, 03:00





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
tounsfree



Nombre de messages : 23
Date d'inscription : 16/01/2011

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    31/1/2011, 15:37

@ Loreliane

['ORDRDEUCHRIINOUéFéME sa doit être sa en effet lol!

Le protocole de sion c'était pas interdit à un moment ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lorelianeGTQ

avatar

Nombre de messages : 1746
Localisation : Dauphiné
Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    31/1/2011, 19:11

tounsfree a écrit:
@ Loreliane

['ORDRDEUCHRIINOUéFéME sa doit être sa en effet lol!

Le protocole de sion c'était pas interdit à un moment ?

En France je crois, en tout cas comme le rappel Aurelien, au Moyen & Proche Orient ça se vend comme des petits pains Surprised

Bon je poste quelque brèves de la ripoulitique qui se réorganise en Tunisie.

Montasser Ouaili présente sa démission de ses fonctions de PDG de Tunisie Telecom

Dans une lettre adressée lundi matin au Ministre de l’Industrie et de la Technologie, M. Montasser Ouaili, a présenté sa démission de ses fonctions de PDG de Tunisie Telecom, « compte tenu du climat social qui règne au sein de l’entreprise » et « dans l’intérêt de Tunisie Telecom. »

http://www.leaders.com.tn/article/montasser-ouaili-presente-sa-demission-de-ses-fonctions-de-pdg-de-tunisie-telecom?id=3891

Harlem Désir à la tête d’une délégation du Parti Socialiste Français jeudi à Tunis

Le Parti Socialiste français dépêchera jeudi à Tunis une délégation conduite par le numéro 2 pour exprimer le soutien du PSF "au processus démocratique".

Cette délégation qui sera conduite par Harlem Désir, accompagné notamment de Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS à la coopération, rencontrera des personnalités et des organisations politiques, ainsi que les organisations de défense des droits de l'Homme.

Le Parti Socialiste français entend apporter "son soutien au processus démocratique ouvert par la révolution tunisienne, et au peuple tunisien dans son combat pour la liberté", précise le communiqué.

La semaine dernière, deux dirigeants de partis de la gauche française, Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) et Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste), ont visité la Tunisie pour exprimer leur soutien à la révolution du peuple.

http://www.leaders.com.tn/article/harlem-desir-a-la-tete-d-une-delegation-du-parti-socialiste-francais-jeudi-a-tunis?id=3894

Eric Hayat (Medef) : La Tunisie, repartie !

«Ce qui s’est passé en Tunisie est formidable, un changement aussi radical, en si peu de temps et peu de perturbations dans l’appareil de production : la Tunisie est repartie, bien repartie. » Eric Hayat, fondateur du groupe Steria et co-Président, avec Tarek Cherif, du Conseil de chefs d’entreprise France-Tunisie, créé par le Medef et l’Utica, n’a pas cessé de suivre, minute après minute, ce qu’il qualifie d’’’admirable révolution.‘’ A ses yeux, celle-ci est « le fruit de l’instruction généralisée, de l’émancipation de la femme et de la maturité politique des Tunisiens ».

http://www.leaders.com.tn/article/eric-hayat-medef-la-tunisie-repartie?id=3889

Jalloul Ayed, Mehdi Houas, Yassine Brahim et Nejib Karafi prêtent serment

Cérémonie officielle ce lundi matin, au cours de laquelle quatre nouveau membres du gouvernement provisoire ont prêté serment devant M. Foued Mebazaa, président de la République par intérim.

Il s'agit de MM. Jelloul Ayed, ministre des Finances, Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, Yassine Ibrahim, ministre du Transport et de l'Equipement et Néjib Karafi, secrétaire d'Etat, auprès du ministre du Développement régional et local.

http://www.leaders.com.tn/article/jalloul-ayed-mehdi-houas-yassine-brahim-et-nejib-karafi-pretent-serment?id=3899

http://www.leaders.com.tn/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solstice

avatar

Nombre de messages : 3147
Age : 49
Date d'inscription : 05/02/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    2/2/2011, 03:35

j'ai publié ce billet dans la rubrique actualités diverses, je le repost pour ceux qui auraient loupé l'info

bon je crois qu'il faudrait envisager de créer un Fil sur les faux cul et les hypocrites . Dernier fait en date, MAM, oui je sais vous allez me dire encore elle, le canard vient de révéler encore une casserole sur cette femme décidément écœurante et répugnante .

Michèle Alliot-Marie a profité de l'avion d'un proche de Ben Ali

Michèle Alliot-Marie n'en finit pas d'être embarrassée par ses relations avec le clan Ben Ali. Le Canard enchaîné affirme, dans son édition du mercredi 2 février, que la ministre des affaires étrangères, accompagnée de son compagnon Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, et de ses parents, a profité à titre gracieux d'un jet privé appartenant à Aziz Miled, homme d'affaires proche du clan Ben Ali-Trabelsi, et Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu Ben Ali.

Interrogée par l'hebdomadaire, la ministre a reconnu avoir fait ce
voyage, durant les vacances de Noël, entre Hammamet et Tabarka, pour se rendre dans un hôtel appartenant également à Aziz Miled. L'entourage de Mme Alliot-Marie répond cependant au Canard enchaîné que ce dernier n'est "pas, mais alors pas du tout un proche de Ben Ali". Une affirmation bien hardie : d'une part, l'homme d'affaires était associé au beau-frère de l'ex-président tunisien. Ensuite, comme le prouve cette liste (.pdf),
l'homme a vu ses avoirs en Suisse gelés par la Confédération helvétique à la suite de la chute de l'ex-homme fort du pays. Selon le Canard, il était l'un des bailleurs de fonds des campagnes de M. Ben Ali et a signé un appel pour que ce dernier se représente en 2014 (un texte encore disponible ici).

Toujours selon l'hebdomadaire, la ministre affirme avoir "payé ses vacances", mais n'est pas en mesure de préciser à quel nom a été établie la note de l'hôtel de M. Miled. Et admet avoir profité de l'avion privé de ce dernier à titre gracieux.

L'information tombe d'autant plus mal que Michèle Alliot-Marie a
choqué en proposant, à l'Assemblée nationale, quelques jours avant la fuite de M. Ben Ali, d'apporter à l'Etat tunisien le "savoir-faire" français en matière de maintien de l'ordre. Des propos qui ont, selon elle, été "mal interprétés".

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/01/michele-alliot-marie-a-profite-de-l-avion-d-un-proche-de-ben-ali_1473785_823448.html#xtor=RSS-3208

Annexe:Téléchargez
le pdf du 19.01.2011, Ordonnance instituant des mesures à l’encontre de
certaines personnes originaires de la Tunisie
http://www.admin.ch/dokumentation/gesetz/00068/index.html?lang=fr

http://www.businessnews.com.tn/Aziz-Miled-remplace-Belhassen-Trabelsi-%C3%A0-la-t%C3%AAte-de-Nouvelair-%28mise-%C3%A0-jour%29,520,23276,1

http://webcache.googleusercontent.com/search?sourceid=chrome&ie=UTF-8&q=cache:m.leaders.com.tn/article/l-appel-des-65-au-president-ben-ali-pour-un-nouveau-mandat-presidentiel-a-l-horizon-2014
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lorelianeGTQ

avatar

Nombre de messages : 1746
Localisation : Dauphiné
Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    2/2/2011, 21:24

Je post ici l'info similaire à celle ci - dessus, mis avec vidéo et autres sources en doublons du topic actu vidéo.

Les socialistes réclament la démission de MAM


BFMTV - February 02, 2011

La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, accusée d'avoir profité des largesses d'un homme d'affaires lié au clan Ben Ali et déjà critiquée pour des propos controversés sur la Tunisie, a rejeté toute démission, réclamée par l'opposition socialiste.

Autre information :

France : la ministre française des Affaires étrangères nie avoir profité des facilités mises à sa disposition par des proches de Ben Ali

IRIB - 2 Février 2011

Michèle Alliot-Marie, la ministre française des Affaires étrangères a répondu aux critiques de membres de l'opposition, sur l’utilisation de facilités que certains proches de Ben Ali, le Président tunisien déchu, auraient mis à sa disposition, en niant d’en avoir profité.
Selon l’IRNA, des membres de l’opposition, en France, en accusant, ces derniers jours, la ministre française des Affaires étrangères d’avoir soutenu Ben Ali et d’avoir profité de certaines facilités mises à sa disposition par des proches du président tunisien déchu, ont réclamé sa démission. Le journal satirique le «Canard enchainé», publié, à Paris, dans son dernier numéro, a accusé la ministre française des Affaires étrangères d’avoir utilisé un avion privé appartenant à des proches de Ben Ali, le président déchu tunisien. Rappelons que Ben Ali, suite aux protestations populaires, a été obligé de fuir la Tunisie, pour se réfugier en Arabie saoudite.

http://french.irib.ir/info/international/item/108528-france-la-ministre-fran%C3%A7aise-des-affaires-%C3%A9trang%C3%A8res-nie-avoir-profit%C3%A9-des-facilit%C3%A9s-mises-%C3%A0-sa-disposition-par-des-proches-de-ben-ali
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solstice

avatar

Nombre de messages : 3147
Age : 49
Date d'inscription : 05/02/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    2/2/2011, 21:45

Il faut tondre cette trainée...............
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lorelianeGTQ

avatar

Nombre de messages : 1746
Localisation : Dauphiné
Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    2/2/2011, 23:27

Tunisie: des forces étrangères seraient à l'origine des émeutes (diplomatie)


CHARM EL-CHEIKH (Egypte), 18 janvier - RIA Novosti

La commission spéciale instituée pour enquêter sur les causes et les conséquences des troubles sociaux en Tunisie examinera la thèse de l'implication de forces étrangères dans ces événements, a annoncé mardi Kamel Morjane, chef de la diplomatie et de la délégation tunisiennes au sommet arabe de Charm el-Cheikh.

"Des soupçons de ce genre existent en effet, mais seule l'instruction pourra répondre à cette question", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse dans cette ville égyptienne, soulignant que les véritables causes de la révolution qui a mis fin aux 23 ans de règne du président Ben Ali résident dans les conditions sociales tunisiennes.

Cependant, estime le ministre, il convient d'établir qui a tenté de précipiter le pays dans le chaos et qui est responsable des violences perpétrées après la fuite de Ben Ali en Arabie saoudite dans la nuit du 14 au 15 janvier.

La présidence par intérim a été assumée par le premier ministre, Mohammed Ghannouchi, puis par le président du parlement, Foued Mebezza.

Lundi dernier, un gouvernement d'union nationale comprenant des leaders de l'opposition a été formé. L'élection présidentielle anticipée doit se tenir dans un délai de deux mois au maximum.

Initiées en décembre dernier, des manifestations massives dénonçant les mauvaises conditions de vie, le chômage et la corruption ont provoqué des troubles dans la capitale du pays, Tunis, faisant plus de 70 morts et des centaines de blessés. Le préjudice total causé à l'économie du pays est évalué à 1,6 milliard d'euros.

http://www.fr.rian.ru/world/20110118/188368645.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lorelianeGTQ

avatar

Nombre de messages : 1746
Localisation : Dauphiné
Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    3/2/2011, 23:14

Des mesures restrictives contre les responsables


Appui du Conseil de l’Union européenne à la Tunisie et aux Tunisiens pour la mise en place d’une démocratie stable

Le Conseil de l'Union européenne a adopté «des mesures restrictives ciblées» à l'encontre de personnes responsables de détournements de fonds publics, en consultation avec les autorités tunisiennes.
Ces mesures ont été adoptées lors de la 3065e session du Conseil des affaires étrangères, réunie lundi 31 janvier 2011 à Bruxelles, selon un communiqué de presse parvenu à l'agence TAP hier.
Le Conseil de l'UE a adopté des conclusions sur la Tunisie et se dit «prêt à mobiliser l'ensemble de ses instruments pour mieux accompagner le cours des réformes politiques, économiques et sociales en Tunisie, pour renforcer ses institutions démocratiques et soutenir davantage la société civile du pays».
En ce qui concerne la politique européenne de voisinage, l'UE prévoit d'actualiser sa stratégie et son assistance vis-à-vis de la Tunisie, et «la conclusion avec le gouvernement issu des prochaines élections démocratiques, des discussions sur le statut avancé», précise le communiqué du Conseil de l'UE.
Le Conseil «réaffirme sa pleine solidarité et son appui à la Tunisie et aux Tunisiens dans leurs efforts en vue de la mise en place d'une démocratie stable», soulignant que le partenariat entre la Tunisie et l'UE «est appelé à être renforcé afin d'appuyer l'affirmation de la démocratie, ainsi que les réformes économiques et sociales».

http://www.lapresse.tn/02022011/21759/des-mesures-restrictives-contre-les-responsables.html

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi ça sens très mauvais Rolling Eyes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aurelien

avatar

Nombre de messages : 2288
Localisation : entre ciel et terre
Date d'inscription : 13/09/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    6/2/2011, 17:36


Tunisie: nouvelles violences au Kef, le siège de la police en flammes


TUNIS - La ville du Kef, dans le nord-ouest de la Tunisie, a
connnu dimanche une deuxième journée de violences avec l'incendie du siège de la police, selon des sources syndicales, qui ont précisé que l'armée avait été déployée après des attaques menées par des "bandes dejeunes".

"C'est la panique en ville. L'immeuble (des) forces de sécurité du district est en feu", a affirmé à l'AFP Raouf Hadaoui, un syndicaliste joint au Kef par téléphone."Plusieurs voitures de police ont été
incendiées et le feu menace des habitations" voisines, a-t-il
poursuivi, décrivant un incessant ballet d'ambulances mais sans être en mesure de dire si ces nouvelles violences avaient fait des victimes.

Des bandes de jeunes ont ensuite tenté d'attaquer la prison du Kef pour libérer des détenus et ont été repoussés par l'armée, ont affirmé à l'AFP Raouf Hadaoui et un autre syndicaliste, Abdelatif Bouguera.

Le Kef avait vécu samedi des affrontements violents entre policiers et manifestants venus réclamer le départ du chef de la police locale, accusé d'abus de pouvoir. Une source autorisée du ministère de l'Intérieur a donné dimanche un bilan de deux morts et 13 blessés dont quatre policiers, sans détails sur les circonstances.

Samedi des sources syndicales avaient fait état de quatre morts et une quinzaine de blessés.

Des centaines d'habitants avaient "incendié le commissariat" et "saccagé" le siège local du RCD (ex-parti au pouvoir) et la résidence du commissaire Khaled Ghazouani, qui avait été le premier à tirer sur les manifestants, selon plusieurs témoins joints par l'AFP.

http://www.romandie.com/ats/news/110206152954.fw6dvpe6.asp

_________________
"si vous n'etes pas prets à mourir pour cela retirez le mot "liberté" de votre vocabulaire."
Malcolm X.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    8/2/2011, 19:34

Revenir en haut Aller en bas
Aurelien

avatar

Nombre de messages : 2288
Localisation : entre ciel et terre
Date d'inscription : 13/09/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    10/2/2011, 21:53

Derniéres nouvelles du front :

Les tunisiens restent mobilisés et poursuivent sans relache les sbires de Ben Ali, ils ont pris goût aux manisfestations, les autorités ont peur.
Au niveau des faits divers, aujourd'hui, une femme s'est immolée par le feu devant la préfecture de Monastir.
Elle voulait à tout prix qu'on lui donne un travail à la préfecture, elle s'est aspergée d'essence et s'est fait flamber, puis elle a supplié qu'on l'éteigne.

Le brave type qui s'est dévoué pour éteindre le feu avec sa veste a fait tomber son portefeuille qui contenait argent et passeport, celui qui l'a ramassé n'a pas voulu le rendre.

La femme survivra, mais il faudra bien que quelqu'un se dévoue pour dire aux gens que l'immolation (et le suicide) sont des péchés graves au regard de l'islam, sinon à ce rythme cela deviendra un acte tout à fait banal.
La faute en revient à ceux qui ont fait de Mohamed Bouazizi un martyr.

_________________
"si vous n'etes pas prets à mourir pour cela retirez le mot "liberté" de votre vocabulaire."
Malcolm X.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ferrel

avatar

Nombre de messages : 100
Localisation : savoie
Date d'inscription : 21/09/2010

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    11/2/2011, 10:00

Attention, le peuple Tunisien ne doit pas perdre pied et doit rester rationnel.
Cette évènement est un indicateur, l'absence d'un "gérant" n'est plus possible.
Mais lequel, et surtout le bon.

ferrel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aurelien

avatar

Nombre de messages : 2288
Localisation : entre ciel et terre
Date d'inscription : 13/09/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    12/2/2011, 01:58

Le scénario de la fuite de Ben Ali :

Beaucoup de choses inéxactes ont étés dites au sujet de la fuite de Ben
Ali, la version exposée dans cet article de Libération a le mérite
d'être confirmée par des tunisiens résidant sur place.

Je résume :
Le chef de la sureté Ali Sériati a profité du soulévement
populaire consécutif à la mort de Bouazizi pour enfoncer Ben Ali tout
d'abord en envoyant des snipers tuer des civils afin d'augmenter le
mécontentement populaire, il pourrait avoir aussi avoir manigancé avec les forces de l'ordre pour permettre le pillage des biens appartenant à des gens liés à Ben Ali notamment les supermarchés tout cela dans le but que Ben Ali céde à la panique.

Il lui donnera l'estocade le vendredi 14 Janvier en lui faisant croire que les manisfestants étaient 10 fosi plus nombreux qu'en réalité et qu'ils pourraient marcher sur Carthage, le poussant ainsi à
prendre la fuite tout en lui prometant que ce ne serait qu'une mesure temporaire.

C'est aussi Ali Sériati qui a incité le clan Trabelsi à se sauver afin
de les capturer et se poser ainsi en sauveur du peuple tunisien.
Il a été doublé au dernier moment par le général Ammar qui a envoyé ses hommes à l'aeroport prendre le controle de la situation.
Sériati et ses sbires voyant que leur plan ne fonctionnait pas ont
décidé de semer le chaos dans le pays, ils ont finis par être
capturés, leur coup d'état a complétement foiré.

Rien dans ce scénario n'indique une quelconque participation
américaine. On peut seulement supposer que le général Ammar pourrait avoir agit aprés avoir informé ses contacts américains de la tentative de push de Sériati.
Il ressort aussi de ce scénario que le terrible tyran Ben Ali était passablement gateux et surtout froussard.

http://www.liberation.fr/monde/01012318070-carthage-la-chute

_________________
"si vous n'etes pas prets à mourir pour cela retirez le mot "liberté" de votre vocabulaire."
Malcolm X.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
luffy

avatar

Nombre de messages : 23
Date d'inscription : 06/02/2011

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    14/2/2011, 17:34

Article de Grégoire Lalieu et Michel Collon

Mohamed-Hassan-Les-causes-de-la révolution tunisienne dépassent largement Ben-Ali et son parti

Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

Jetez un coup d'oeuil sur le liens en bas de page: d'autres articles sur (comprendre le monde Musulman)


Les Tunisiens ont fait tomber le dictateur Ben Ali. Aujourd’hui, ils continuent à lutter contre ses hommes à la tête du gouvernement de transition. Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », Mohamed Hassan nous explique les enjeux de la révolution tunisienne et ses causes profondes : comment le nationalisme libéral prôné par Bourguiba a soumis la Tunisie aux intérêts occidentaux, plongeant le peuple dans la précarité ; comment un Etat répressif s’est mis en place pour maintenir ce système ; pourquoi les dictatures du monde arabe sont amenées à tomber ; et comment l’islamisme est devenu le préservatif de l’impérialisme.

En décembre 2010, des révoltes éclatent en Tunisie. Un mois plus tard, le président Ben Ali fuit le pays après vingt-trois ans de règne. Quelles sont les causes de cette révolution ? Et pourquoi ce mouvement populaire est-il parvenu à faire tomber le dictateur là où d’autres tentatives ont échoué ?

Pour qu’il y ait une révolution, il faut que la population refuse de vivre comme avant et que la classe dirigeante ne soit plus en mesure de gouverner comme avant. Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un jeune vendeur de fruits et légumes, s’est immolé par désespoir après que des policiers lui aient confisqué sa marchandise et que les autorités locales l’aient empêcher de travailler. Les conditions étaient réunies pour qu’une révolution éclate en Tunisie, et le suicide de Bouazizi a été l’élément déclencheur.

En effet, les Tunisiens ne voulaient plus vivre comme avant : ils n’acceptaient plus la corruption, la répression policière, le manque de libertés, le chômage, etc. Par ailleurs, la classe dirigeante ne pouvait plus gouverner comme avant. La corruption sous Ben Ali avait pris une ampleur phénoménale alors que la majorité de la population devait affronter la précarité. Pour maintenir cette situation, la répression policière devait se faire plus forte mais elle avait atteint ses limites. L’élite au pouvoir était complètement déconnectée du peuple pour qui il n’y avait aucun interlocuteur. Par conséquent, lorsque les révoltes populaires ont éclaté, la classe dirigeante n’avait d’autre choix que de réprimer dans la violence. Mais face à la détermination du peuple, la répression a atteint sa limite. C’est d’ailleurs une des clés de la réussite de la révolution populaire tunisienne : elle est parvenue à toucher tous les segments de la société, y compris des membres de l’armée et de la police qui ont sympathisé avec les manifestants. L’appareil répressif ne pouvait donc plus fonctionner comme avant lui non plus. Si une révolte survient mais qu’elle n’est pas capable de combiner les différents segments de la société, elle ne pourra pas déboucher sur une véritable révolution.

Même après le départ de Ben Ali, les protestations continuent. La situation que les Tunisiens refusent n’est donc pas le fruit d’un seul homme ?

Aux pancartes « Ben Ali dégage » ont succédé les pancartes « RCD dégage ». Les Tunisiens s’en prennent au parti politique du président car ils craignent de voir un de ses hommes prendre le pouvoir. Mais en réalité, les causes profondes qui ont mené les Tunisiens à se révolter dépassent largement Ben Ali et le RCD. Il ne suffit donc pas de virer le président pour que le peuple gagne sa liberté et améliore ses conditions d’existence.

La corruption, le chômage, les inégalités sociales… Ce sont les effets de la domination impérialiste de l’Occident sur la Tunisie. Car la Tunisie, après son indépendance, est devenue un projet des Etats-Unis.

Qu’entendez-vous par impérialisme ?

L’impérialisme est le processus par lequel les puissances capitalistes dominent politiquement et économiquement des pays étrangers. Les multinationales occidentales pillent les ressources des pays d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie. Elles y trouvent des débouchés pour les capitaux qu’elles accumulent et y exploitent des mains-d’œuvre bon marché. Je dis que les multinationales pillent car elles n’achètent pas les ressources à leur juste valeur et les populations locales ne profitent pas de ces richesses. Et ce pillage ne serait pas possible si dans ces pays exploités, il n’y avait pas des dirigeants pour défendre les intérêts des multinationales. Ces dirigeants s’enrichissent au passage. Ils constituent ce qu’on appelle la bourgeoisie compradore. Ils n’ont pas de vision politique pour leur propre pays, ne produisent pas de richesses et ne développent pas de véritable économie. Mais ils s’enrichissent personnellement en commerçant les ressources de leur pays avec les multinationales. Evidemment, le peuple est la grande victime dans tout ça !

Lorsque vous êtes un nationaliste anti-impérialiste par contre, vous cherchez à vous développer par vous-même. Vous nationalisez les secteurs-clés de votre économie plutôt que d’en laisser la gestion à des sociétés étrangères. Vous créez ainsi une économie nationale dans le pays et vous lui permettez de croître sur base de l’indépendance. C’est ce que j’appelle une révolution nationale démocratique : nationale car indépendante des puissances impérialistes, démocratique car contre le féodalisme et les éléments réactionnaires du pays.

Pourtant, Bourguiba, le premier président tunisien, était considéré comme un socialiste. Et sous son règne, l’Etat jouait un rôle très important dans l’économie.

Le parti politique de Bourguiba n’avait de socialiste que le nom. Si l’Etat jouait un rôle important, ce n’était qu’au profit d’une élite seulement. C’est ce qu’on appelle le capitalisme d’Etat. De plus, Bourguiba a systématiquement éliminé tous les éléments progressistes et anti-impérialistes au sein de son parti. De telle sorte que ce parti est devenu le parti d’un seul homme, complètement soumis à l’impérialisme US.

Habib Bourguiba, grand acteur de la lutte pour l'indépendance, a été président de la Tunisie de 1957 à 1987

En quoi la Tunisie était-elle importante pour les Etats-Unis ?

Pour bien comprendre l’importance de ce pays dans la stratégie US, nous devons analyser le contexte politique du monde arabe dans les années 50 et 60. En 1952, des officiers renversent la monarchie du roi Farouk en Egypte et proclament la république. Avec Nasser à sa tête, l’Egypte devient la base du nationalisme arabe avec des idées révolutionnaires inspirées du socialisme. Comme en témoigne la nationalisation du canal de Suez, l’arrivée de Nasser au pouvoir est un coup dur pour l’Occident car la politique du président égyptien est en contradiction totale avec les visées hégémoniques des puissances occidentales au Proche et au Moyen-Orient. Pire encore : les idées anti-impérialistes de Nasser font des émules dans la région. Au Yémen par exemple, où en 1962, une révolution divise le pays, le Sud devenant un bastion du mouvement révolutionnaire arabe. La même année, l’indépendance de l’Algérie envoie un signal fort à l’Afrique et au Tiers-Monde, mettant les puissances impérialistes en alerte. Notons également en Lybie le coup d’Etat de Kadhafi en 1969. Le colonel prend le pouvoir et nationalise d’importants secteurs de l’économie, au grand dam de l’Occident. Dix ans plus tard, la révolution islamique en Iran fait tomber le shah, l’un des plus importants piliers de la stratégie US au Moyen-Orient.

Bref, à cette époque, un mouvement anti-impérialiste très fort défie les intérêts stratégiques des Etats-Unis dans le monde arabe. Heureusement pour Washington, tous les pays de la région ne suivent pas la voie de Nasser. C’est le cas de la Tunisie. En 1957, un an après l’indépendance tunisienne, Bourguiba est l’un des premiers dirigeants arabes à écrire dans la prestigieuse revue US, Foreign Affairs. Le titre de l’article ? Le nationalisme, meilleur antidote du communisme. Pour les Etats-Unis qui veulent contrer l’influence de Nasser, c’est du pain béni ! Bourguiba écrit dans son article : « En ce qui la concerne, la Tunisie a choisi sans équivoque de faire sa voie dans le monde libre de l’Occident ». Nous sommes en pleine guerre froide. Les Soviétiques soutiennent Nasser dont l’influence prend de l’ampleur dans la région. Et les Etats-Unis ont besoin d’agents pro-impérialistes comme Bourguiba pour ne pas perdre le contrôle stratégique du monde arabe.

Nasser annonce la nationalisation du Canal de Suez en 1956

Peut-on être à la fois nationaliste et pro-impérialiste ?

Bourguiba était un nationaliste libéral avec des idées anti-communistes qui l’ont conduit à rejoindre le camp impérialiste de l’Occident. En fait, je considère Bourguiba comme le George Padmor arabe. Padmor était un leader panafricain originaire des Caraïbes. En 1956, il a écrit un livre intitulé Panafricanisme ou communisme : le combat à venir en Afrique. Tout comme Bourguiba, il nourrissait des idées anti-communistes et même s’il se déclarait nationaliste, sa vision politique était largement inféodée aux intérêts des puissances impérialistes. Le nationalisme servait en fait de couverture, leur politique étant loin d’être indépendante. Padmor a eu une grande influence sur le premier président du Ghana, Kwame Nkrumah, l’un des instigateurs de l’Union Africaine. Ses idées pro-impérialistes ont ainsi pu se répandre sur tout le continent avec le résultat que l’on voit aujourd’hui : on fête un peu partout des cinquantenaires d’indépendance en Afrique mais beaucoup d’Africains savent qu’ils ne sont jamais devenus indépendants. Le président Nkrumah lui-même regretta plus tard d’avoir suivi les conseils de Padmor.

En Tunisie aussi, la soumission aux intérêts impérialistes s’est vite fait ressentir et il s’est avéré que le nationalisme prôné par Bourguiba n’était qu’une façade. Dans les années 70 par exemple, le président a fait passer toute une série de mesures censées attirer les investisseurs étrangers : exonération de l’impôt sur les bénéfices des sociétés pendant dix ans, exonération de tous droits et taxes pendant vingt ans, exonération de l’impôt sur le revenu des valeurs immobilières, etc. La Tunisie est ainsi devenue un vaste atelier des multinationales occidentales, ces dernières rapatriant les bénéfices réalisés.
La Tunisie n’a-t-elle pas tout de même connu certains progrès appréciables sous Bourguiba ?

Oui, il y a eu des avancées positives : éducation, condition des femmes, etc. D’abord parce que la Tunisie comptait des acteurs progressistes dans son élite, mais ils ont vite été écartés. Ensuite, parce que la Tunisie devait être parée de sa plus belle robe. En effet, ce pays jouait un rôle majeur dans la stratégie des Etats-Unis pour contrer l’influence du communisme dans le monde arabe. Mais qu’aviez-vous de l’autre côté ? Des mouvements révolutionnaires progressistes qui avaient fait tomber des monarchies arriérées et qui bénéficiaient du soutien populaire. Vous ne pouviez pas contrer ce mouvement en prônant un système féodal. L’Arabie Saoudite y est parvenue car elle pouvait utiliser l’argent de son pétrole pour ça. Mais la Tunisie, ne pouvant compter sur de telles ressources, devait donner une certaine image progressiste. Dans la lutte contre le communisme, elle était censée représenter la réussite d’un pays du Tiers-Monde ayant choisi la voie du nationalisme libéral.

Mais l’envers du décor était moins flatteur. Comme je l’ai dit, Bourguiba a systématiquement éliminé les éléments progressistes qui ne suivaient pas ses pas. Les éléments anti-impérialistes qui voulaient une Tunisie indépendante tant sur le plan économique que politique, ceux qui voulaient affirmer leur propre position dans le Tiers-Monde et sur le conflit israélo-palestinien, tous ont été combattus. La Tunisie a en fait été utilisée comme un laboratoire des puissances impérialistes. Et ce qui était censé représenter la réussite du nationalisme libéral est devenu une dictature.

Lorsque Ben Ali succède à Bourguiba en 1987, poursuit-il sur la même voie ?

Tout à fait. On peut même dire que la soumission aux intérêts occidentaux s’est accentuée. Ben Ali était un pur agent de l’impérialisme US. En 1980, en tant qu’ambassadeur en Pologne, il a même servi de relais entre la CIA et Lech Walesa, le dirigeant syndicaliste qui luttait contre l’Union Soviétique.

En 1987, lorsque Ben Ali prit la présidence de la Tunisie, le pays était très endetté par la crise capitaliste de 1973. De plus, à cette époque, les idées de Milton Friedman et des ses Chicago Boys étaient très en vogue. Ces économistes ultralibéraux pensaient que le marché est une entité capable de s’autoréguler et que l’Etat ne doit surtout pas s’immiscer dans l’économie. L’élite technique tunisienne provenant en grande partie des écoles US était très influencée par les théories de Friedman. Ben Ali abandonna donc le capitalisme d’Etat en vigueur au début de l’ère Bourguiba. Sous la supervision du FMI et de la Banque mondiale, il entama un programme de privatisations beaucoup plus massif que ce que son prédécesseur avait déjà amorcé dans les années 70.

Quels furent les effets de cette nouvelle politique économique ?

Tout d’abord, la privatisation de l’économie tunisienne a permis à Ben Ali et sa belle-famille, les Trabelsi, de s’enrichir personnellement. La corruption a atteint un niveau très élevé et la Tunisie est devenue un pays totalement soumis à l’impérialisme, dirigé par une bourgeoisie compradore. Evidemment, Ben Ali et son clan ne disposaient pas de beaucoup de matières premières à brader aux multinationales occidentales. Mais ils ont profité du système d’éducation mis en place sous Bourguiba pour développer une économie de services. En effet, la main-d’œuvre tunisienne est très diplômée et bon marché à la fois. Elle attire donc les investisseurs étrangers.

Le tourisme s’est également fort développé au point de devenir le pilier de l’économie tunisienne. On voit là le manque de vision politique de l’élite. En effet, aucun pays ne peut développer son économie sur base du tourisme s’il n’a pas d’abord développé une base économique nationale. L’industrie du tourisme consomme énormément mais rapporte très peu au peuple tunisien. Imaginez plutôt : pendant que des touristes occidentaux consomment des hectolitres d’eau pour se prélasser dans des piscines, des jacuzzis ou des terrains de golf, les pauvres paysans dans le sud du pays affrontent l’assèchement des sols.

Mais il n’y a pas que les paysans qui ont souffert de cette politique. Globalement, les conditions sociales du peuple tunisien se sont détériorées pendant que l’entourage du président a amassé une fortune colossale. Tout le monde savait que le régime était corrompu. Alors, pour maintenir ce système, le régime devait empêcher toute contestation. La répression est devenue encore plus brutale sou Ben Ali : la simple critique ou même le désir de modernité et d’ouverture n’étaient plus autorisés. Une telle situation ne pouvait mener qu’à la révolte populaire. De plus, en voulant monopoliser pour son clan les richesses du pays, Ben Ali s’est également attiré les foudres d’une partie de la bourgeoise traditionnelle tunisienne.

Vous dites que la répression politique était très forte. Y a-t-il quand-même aujourd’hui, des forces d’opposition capables de guider la révolution populaire maintenant que Ben Ali est tombé ?

Les véritables partis d’opposition étaient bannis sous Ben Ali. Cependant, certains ont continué à exister en sous-terrain. Par exemple, le premier parti communiste tunisien ne pouvait pas vivre au grand jour et s’organiser comme n’importe quel parti politique en démocratie. Mais il a continué à fonctionner en secret à travers des associations de la société civile (professeurs, fermiers, médecins, prisonniers…). Le PTPD a ainsi pu se constituer une base sociale et a tiré une solide expérience de cette période. C’est exceptionnel dans le monde arabe.

Je pense que deux défis majeurs attendent maintenant les partis d’opposition. Tout d’abord, il leur faut sortir de l’ombre et se faire connaître du grand public en Tunisie. Ensuite, ils doivent organiser un front de résistance à l’impérialisme. En effet, les puissances impérialistes cherchent à maintenir le système Ben Ali sans Ben Ali. On le voit maintenant avec le gouvernement d’union nationale que les Tunisiens rejettent, ce qui est très positif. Mais les puissances impérialistes ne vont pas s’arrêter là. Elles vont certainement chercher à imposer une commission électorale internationale pour appuyer les candidats qui défendront aux mieux leurs intérêts. Il est donc nécessaire de résister à l’ingérence en créant un front uni pour construire une véritable démocratie.

Les partis d’opposition sont-ils capables de surmonter leurs divergences pour créer un tel front ?

Je sais que certaines formations politiques étaient réticentes à l’idée de s’associer au mouvement islamo-nationaliste Ennahda. Ce mouvement est apparu dans les années 80. Il prônait une ligne anti-impérialiste et de fait, a subi la répression politique. Pourquoi ne pas associer Ennahda dans un front de résistance à l’ingérence des puissances étrangères ? La Tunisie est un pays musulman. Il est donc normal qu’une force politique émerge avec une tendance islamo-nationaliste. Vous ne pouvez pas empêcher cela.

Mais chacun de ces mouvements doit pouvoir être étudié séparément, avec ses propres spécificités. C’est ce qu’ont fait les communistes du PTPD. Ils ont étudié scientifiquement les conditions objectives qui s’appliquent à la Tunisie. Leur conclusion est que les communistes et les islamo-nationalistes ont été victimes de la répression politique et que, même si leurs programmes divergent, ils partagent une base commune : ils veulent la fin de la dictature et l’indépendance de la Tunisie. Les communistes ont donc proposé une alliance avec les islamo-nationalistes il y a déjà bien longtemps. Bien sûr, le PTPD ne veut pas faire de la Tunisie un Etat islamique. Son programme politique diffère de celui d’Ennahda. Mais c’est le peuple tunisien qui devra juger démocratiquement de ces différences. Les élections doivent être un concours ouvert à tous. Voilà la vraie démocratie.

Justement, les partis d’opposition se sont rassemblés dans le front du 14 janvier pour lutter contre le gouvernement intérimaire de Mohamed Ghannouchi, un homme de main de l’ancien président Ben Ali. Un signe encourageant ?

Tout à fait, la Tunisie est sur la bonne voie : tous les partis d’opposition bannis jusqu’ici ont créé un front uni pour empêcher que le système de Ben Ali se maintienne sans Ben Ali. Soulignons également le rôle joué par la base du syndicat UGTT. La tête de ce syndicat autorisé sous Ben Ali était corrompue et collaborait avec l’Etat-policier. Mais depuis, la base du syndicat a fait pression sur ses dirigeants et les membres de l’UGTT qui faisaient partie du gouvernement de transition ont démissionné. Même s’il reste beaucoup à faire, la démocratie gagne les institutions tunisiennes sous la pression du peuple.

Les puissances occidentales s’opposent à cela. Elles veulent imposer en Tunisie une démocratie de basse intensité où seuls les « bons » candidats auraient le droit de se présenter aux élections. Si vous regardez le type de démocratie que les Etats-Unis apprécient, vous tomberez sur l’Ethiopie. Le gouvernement US a fourni 983 millions de dollars à ce pays de la Corne de l’Afrique pour l’année 2010. Cette même année, le premier ministre Meles Zenawi, en poste depuis 16 ans, a été réélu avec 99,5 pour cent des voix ! C’est encore mieux que Ben Ali ! La réalité est là : derrière leurs beaux discours de soutien au peuple tunisien, les puissances occidentales continuent de soutenir activement beaucoup d’autres Ben Ali dans le monde.

Les Etats-Unis ne pourraient-ils pas soutenir d’autres candidats pro-impérialistes mais qui, aux yeux des Tunisiens, ne seraient pas associés à l’ère Ben Ali ?

Ce serait difficile. Il y a bien une partie de la bourgeoisie compradore qui était lésée par le système corrompu de Ben Ali. Mais cette élite n’est pas assez forte pour contrôler le mouvement populaire et n’a pas assez d’ancrage dans l’establishment pour s’imposer.

Les Etats-Unis avaient aussi pensé à une autre stratégie : il y a quelques mois, alors que Ben Ali était encore au pouvoir, l’ambassadeur US a rendu visite à un leader communiste en prison. Officiellement, une simple visite d’observation dans le cadre du respect des droits de l’homme. Officieusement, les Etats-Unis anticipaient le départ de Ben Ali et voulaient tâter le terrain. Leur objectif était de monter les communistes contre les islamo-nationalistes, diviser la résistance à l’impérialisme pour mieux l’affaiblir. Mais les communistes tunisiens ne sont pas tombés dans le panneau. Ils connaissent très bien cette stratégie mise au point par Henry Kissinger dans les années 80 au Moyen-Orient. Ils ont publié une très bonne étude sur le sujet et savent qu’ils ne doivent pas recevoir des ordres de l’extérieur ni adhérer à des idéologies fabriquées par des puissances étrangères.

Pourquoi les Etats-Unis ont-ils abandonné Ben Ali ? Avait-il été trop loin dans l’enrichissement personnel ? D’après un câble Wikileaks, l’ambassadeur US était très critique envers le système quasi-mafieux du président tunisien, la corruption organisée faisant obstacle aux investissements des entreprises étrangères.

Ce n’est pas le problème. Les Etats-Unis ne s’inquiètent pas de la corruption. Au contraire, c’est un élément-clé du système de domination US sur les pays du Sud. En réalité, Washington était conscient de la situation interne en Tunisie et savait que Ben Ali ne serait plus en mesure de gouverner. Les Occidentaux doivent maintenant s’assurer que le remplaçant de Ben Ali continuera à défendre leurs intérêts. L’enjeu est de taille. La crise capitaliste cause de sérieux problèmes en Occident. A côté de cela, la Chine monte en puissance et accorde aujourd’hui plus de prêts que la Banque Mondiale et les puissances impérialistes réunis. Elle veut même racheter une partie importante de la dette de la zone euro d’une part parce qu’elle a des intérêts économiques avec les pays européens, d’autre part pour diviser les puissances impérialistes, l’Union Européenne étant historiquement associée aux Etats-Unis.

Dans pareil contexte, le mouvement populaire tunisien, sous l’égide d’un leadership révolutionnaire, pourrait instituer un gouvernement indépendant et profiter de cette situation d’un monde multipolaire. Les puissances impérialistes craignent que les pays qui étaient traditionnellement sous sa domination deviennent économiquement indépendants en se tournant aussi vers la Chine. La Tunisie pourrait construire des relations avec le géant asiatique en développant ses ports commerciaux. Et cela remettrait sérieusement en cause le concept de dialogue méditerranéen, cette extension de l’Otan aux pays de la méditerranée qui n’est pas un dialogue mais un pur instrument de domination occidentale.

Un autre pays qui semble redouter la démocratie en Tunisie et dans la région : Israël. Le vice-premier ministre Silvan Shalom déclarait peu après la chute de Ben Ali que le développement de la démocratie dans les pays arabes menacerait la sécurité d’Israël. Ce pays, souvent qualifié de seule démocratie du Moyen-Orient, aurait-il peur de la concurrence ?

Sous une façade démocratique, Israël est un Etat fasciste, un Etat d’apartheid. Dans la région, il ne peut donc s’allier qu’avec des Etats dictatoriaux répressifs, dirigés par des bourgeoisies compradore qui affaiblissent le corps de la nation arabe. Actuellement, ces Etats arabes sont des pays riches habités par des gens pauvres. Mais si un gouvernement démocratique, dans le sens complet du terme, émerge, il renforcera économiquement la nation arabe dans son ensemble. Et ce développement économique mènera à une alliance des pays arabes contre l’Etat raciste qui opprime les Palestiniens. Israël redoute cela évidemment.

De plus, il y a un très fort décalage entre les positions officielles des dictatures arabes et le sentiment populaire à propos du conflit israélo-palestinien. Depuis que le président égyptien Sadate s’est rendu en Israël en 1977, la position de l’Egypte est : « nous voulons la paix ». Mais il s’agit d’une position imposée par la force à la population. Et l’actuel gouvernement égyptien ne se contente pas de maintenir des relations pacifiques avec Tel-Aviv. Il participe activement à l’étranglement de Gaza, alors que la majorité des Egyptiens est solidaire des Palestiniens.

C’est pareil pour l’alignement des dictatures arabes sur la politique de Washington. La Tunisie, l’Arabie Saoudite ou l’Egypte sont des alliés des Etats-Unis alors que les populations de ces pays sont anti-impérialistes. J’étais en Egypte lorsque Mountazer al-Zaïdi, le journaliste irakien, a lancé ses chaussures sur Georges W. Bush. La population égyptienne l’a célébré comme un héros. J’entendais des pères vouloir marier leur fille avec le journaliste. Et pourtant, le président égyptien Hosni Moubarak est l’un des plus fidèles alliés de Washington.

Pensez-vous que la révolution tunisienne, par un effet domino, pourrait entraîner la chute d’autres dictatures dans le monde arabe ?

70% de la population des pays arabes a moins de trente ans et ne connait que le chômage, la répression policière et la corruption. Mais tous ces jeunes veulent vivre. Et pour vivre, ils ont besoin de changement. C’est la réalité de chaque pays. Il n’y a donc même pas besoin d’un effet domino, les conditions objectives sont réunies pour que d’autres révolutions éclatent.

Les populations ne veulent plus vivre comme avant. Mais de leur côté, les classes dirigeantes sont-elles incapables de gouverner comme avant ?

Evidemment. Et on le voit en Egypte actuellement. Il y a des policiers partout dans ce pays. Mais il est impossible de tout contrôler. Un Etat-policier a ses limites et ceux du monde arabe les ont atteintes.

De plus, l’information joue un rôle très important aujourd’hui. Les Tunisiens, les Egyptiens et les peuples du Tiers-Monde sont mieux informés grâce à Al-Jazeera d’un part ainsi qu’Internet et ses réseaux sociaux d’autre part. L’évolution des technologies de l’information a augmenté le niveau d’éducation et de conscience des gens. Le peuple n’est plus une masse de paysans illettrés. Vous avez beaucoup de jeunes très malins, avec un certains sens pratique, capables de contourner la censure et de mobiliser sur Internet.

Y a-t-il dans ces pays des forces d’opposition capables de guider des révolutions populaires ?

Pourquoi la répression serait-elle si importante si ces dictateurs n’étaient pas en danger ? Pourquoi cette bourgeoisie compradore, tellement cupide, dépenserait-elle autant d’argent dans l’appareil répressif si elle ne craignait pas d’être renversée ? S’il n’y avait pas d’opposition, tout cela ne serait pas nécessaire.

Du côté des observateurs occidentaux, beaucoup craignent que la chute de ces régimes arabes favorise la montée de l’islamisme. Comme le résume si finement Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l’Express, « mieux vaut Ben Ali que les barbus ». Ces craintes sur la montrée de l’islamisme sont-elles fondées ?

L’islamisme est devenu le préservatif de l’impérialisme. Les puissances occidentales justifient leur stratégie de domination dans le monde-arabo musulman sous couvert de lutter contre l’islamisme. On trouve des islamistes partout aujourd’hui. Bientôt, on trouvera même des traces d’Al-Quaïda sur Mars si ça s’avère utile pour les impérialistes !

En réalité, l’Occident a toujours eu besoin de s’inventer un ennemi pour justifier ses visées hégémoniques et ses incroyables dépenses militaires (financées par les contribuables). Après la chute de l’Union soviétique et la disparition de l’ennemi communiste, c’est l’islamisme et Al-Quaïda qui ont joué les rôles des vilains méchants.

Mais l’Occident n’a aucun problème avec l’islamisme. Il s’accommode très bien de ce courant dans des pays comme l’Arabie Saoudite. Il a d’ailleurs lui-même favorisé la montée de mouvements islamistes pour contrer le nationalisme arabe à une époque. Le véritable problème pour l’Occident, c’est l’anti-impérialisme. C’est pourquoi il tente de discréditer n’importe quel mouvement populaire dans le monde arabe qui soit opposé à ses intérêts en y apposant le label « islamiste ».

Enfin, il ne faut pas être très malin pour penser que les dictatures arabes constituent des remparts contre la montée du fanatisme religieux. Au contraire, ces régimes répressifs ont conduit une partie de la population à se radicaliser. Qui pourrait se permettre de dire que tel ou tel peuple n’a pas droit à la démocratie ? Dans un pays réellement démocratique, différentes forces politiques peuvent émerger. Mais la bourgeoisie compradore au pouvoir dans les dictatures arabes ne peut pas convaincre la population. Elle ne peut même pas l’affronter de face. Pour défendre les intérêts impérialistes, vous devez donc empêcher d’autres forces politiques d’émerger car elles seront susceptibles de convaincre le peuple face à une élite corrompue. L’Occident a toujours cherché à maintenir les dictatures qui servaient ses intérêts en agitant l’épouvantail de l’islamisme. Mais les peuples arabes ont besoin de démocratie. Ils réclament cela aujourd’hui et personne ne peut aller contre ces revendications.

http://www.michelcollon.info/


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xanthus Ptolémée

avatar

Nombre de messages : 10
Date d'inscription : 14/02/2011

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    14/2/2011, 18:17

Des ONG demandent "accueil" et "protection" des clandestins tunisiens
: e réseau Migreurop et France Terre d'Asile (FTA) ont demandé, lundi, aux autorités italiennes d'accorder "accueil" et "protection" aux milliers de clandestins tunisiens arrivés en cinq jours sur l'île de Lampedusa, alors que l'Union européenne cherche à endiguer le flux.

Migreurop demande "aux autorités italiennes (...) pour faire face à la situation, d'autoriser l'accès des associations indépendantes susceptibles de leur apporter un soutien et de les informer sur leurs droits", selon un communiqué.

Le réseau, qui regroupe une quarantaine d'associations européennes et africaines, demande aussi à l'UE "de ne rien faire qui fragilise la démocratie tunisienne et plus généralement les aspirations des populations d'Afrique du Nord contre les régimes autoritaires, dont les diplomaties occidentales se sont félicitées". "Loin de faire peur et de déclencher des comportements de rejet, ces aspirations doivent être l'occasion de faire naître un nouveau mode de relations entre l'Europe et ses voisins du Sud", selon le réseau.

FTA estime "nécessaire d'accueillir dignement" ces migrants, de les "soigner, d'évaluer les raisons de leur départ et de les informer sur leurs droits". L'ONG plaide en faveur d'une nouvelle politique de visas, qui favorise la "mobilité" entre les deux rives de la Méditerranée. "Cela fait partie de la boîte à outils dont nous disposons pour aider les transitions démocratiques qui se dessinent et se construisent sous nos yeux. C'est à la fois une nécessité, un défi et un espoir", plaide FTA.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nemandi

avatar

Nombre de messages : 654
Date d'inscription : 20/05/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    14/2/2011, 20:30

Ça tombe bien que tu parles de ces arrivées de tunisiens sur les côtes italiennes, repris par les merdias depuis deux jours, Xanthus.

Ça me soulève des questions.
Pourquoi ces gens viennent en Europe, alors que leur pays est sensé modifier son fonctionnement suite à la "révolution de jasmin" qui s'y est déroulée ces derniers temps?
De plus, la justification donnée (interview d'un migrant) est qu'il n'y a pas de travail là-bas. Mais dites moi, ce n'est pas pour ça qu'ils ont fait la "révolution" en Tunisie?
Ou alors est-ce un Nième montage propagandiste de l'Empire, pour je ne sais quelle raison, ou sont-ce des collabos qui fuient le pays de peur de subir des représailles? scratch

Je suis perplexe là...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.dailymotion.com/nemandi
Aurelien

avatar

Nombre de messages : 2288
Localisation : entre ciel et terre
Date d'inscription : 13/09/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    15/2/2011, 20:07

Je viens d'avoir ce tuyau de la part d'un trader :
Toutes les conditions sont réunies pour que l'hyperinflation arrive en Tunisie.
Tous les tunisiens qui ont de l'argent en Banque doivent vite le convertir en biens durables.

A diffuser au maximum.




_________________
"si vous n'etes pas prets à mourir pour cela retirez le mot "liberté" de votre vocabulaire."
Malcolm X.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solstice

avatar

Nombre de messages : 3147
Age : 49
Date d'inscription : 05/02/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    17/2/2011, 17:07

Elizabeth Guigou démissionne du think tank lié à Aziz Miled

http://www.liberation.fr/politiques/01012320611-elizabeth-guigou-demissionne-du-think-tank-lie-a-aziz-miled

elle nous prend vraiment pour des demeurés, elle pense préserver son intégrité de femme politique. Guigou s'occupe d'elle avant tout. Elle savait et se débine le moment venu. pathétique ce genre d'individu.


Dernière édition par kikiloutou le 17/2/2011, 19:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solstice

avatar

Nombre de messages : 3147
Age : 49
Date d'inscription : 05/02/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    17/2/2011, 19:36

Un ministre tunisien qualifie de "ridicule" l'aide de l'UE

Le ministre de l'industrie tunisien, Afif Chelbi, a jugé "ridicule", jeudi 17 février, le montant de l'aide – 17 millions d'euros – proposée par l'Union européenne à son pays après la révolution du 14 janvier.

"Quand la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, l'a dit à notre ministre, celui-ci a pensé qu'il avait mal entendu et a demandé : 'Millions ou milliards ?'",


lol! lol!


http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/17/un-ministre-tunisien-qualifie-de-ridicule-l-aide-de-l-ue_1481794_3218.html#ens_id=1245377

j'ai rigolé en lisant la nouvelle, mais c'était un rire nerveux. l'Europe n'est qu'une institution bordée d'égoïstes orgueilleux ! ils n'ont même pas hontes de leur aide ridicule ! quelle bande de tristes sirs! et ça veut donner des leçons de morale à la terre entière.. pffft !


Dernière édition par kikiloutou le 20/2/2011, 22:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Solstice

avatar

Nombre de messages : 3147
Age : 49
Date d'inscription : 05/02/2009

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    19/2/2011, 09:36

Auteur d'une apologie de Ben Ali, Antoine Sfeir fait son mea culpa



Dans la bibliographie d'Antoine Sfeir, il y a un intrus à 19,95 euros. Un mauvais livre, bourré de lourdeurs, d'arguments d'autorité et de raisonnements par l'absurde, qui ne sont pas du niveau du directeur des Cahiers de l'Orient.

Il a été publié en 2006 aux éditions de l'Archipel sous un titre un peu hypocrite : « Tunisie, terre de paradoxes ». Quelque chose comme « Défense et illustration de la Tunisie de Ben Ali » aurait été plus fidèle au contenu.
« Salir l'image d'un des meilleurs régimes du monde arabe »

Le livre d'Antoine Sfeir, "Tunisie, terre de paradoxes".Morceaux choisis :

« Comment un pays qui accueille plus de 6 millions de touristes par an, la plupart sans visa, peut-il être qualifié de régime policier ? »

« Y a-t-il donc lieu de penser que la Tunisie est un pays corrompu ? Objectivement, non. »

« Les islamistes ont gravement troublé l'ordre public. Peut-on aujourd'hui imaginer l'existence légale d'un parti nazi en France ? Peut-on rejeter l'existence de l'holocauste sans subir de sanctions ? En Tunisie comme ailleurs, les idées des islamistes sont jugées dangereuses.

En “omettant” de mentionner les avancées de la Tunisie dans le domaine socioéconomique et en insistant lourdement sur la moindre chose qui ne va pas, en “omettant” également de mentionner que l'écrasante majorité de ces prisonniers que l'on utilise pour salir l'image d'un des meilleurs régimes du monde arabe, est en fait une bande d'islamistes illégaux, les organisations des droits de l'homme et les médias deviennent les complices de ces islamistes. »

« La situation de la “maison Tunisie” s'améliore et on ne modifie pas une manière de travailler lorsqu'elle donne de bons résultats. »

Comment ce spécialiste autoproclamé du Moyen-Orient a-t-il pu écrire de telles lignes ?

suite ici:
http://www.rue89.com/2011/02/18/auteur-dune-apologie-de-ben-ali-antoine-sfeir-fait-son-mea-culpa-191218

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aurelien

avatar

Nombre de messages : 2288
Localisation : entre ciel et terre
Date d'inscription : 13/09/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Tunisie    19/2/2011, 19:42

L'ambassadeur de France en Tunisie conspué




"No comment", le nouvel ambassadeur de France à Tunis, en provenance de Bagdad, n'a pas souhaité commenter les manifestations qui se déroulaient samedi devant sa résidence comme devant l'ambassade. Elles ont réuni moins d'un millier de personnes, 500 selon l'AFP. "Boillon dégage", le slogan a aussi fait florès sur Facebook, où on compte près de 10 000 messages hostiles au fringant diplomate. "Dégagez, le résident général", une allusion au temps des colonies et du protectorat français sur la Tunisie.

http://www.lepoint.fr/monde/l-ambassadeur-de-france-en-tunisie-conspue-19-02-2011-1297347_24.php


_________________
"si vous n'etes pas prets à mourir pour cela retirez le mot "liberté" de votre vocabulaire."
Malcolm X.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Actualités - Tunisie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 9 sur 11Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11  Suivant
 Sujets similaires
-
» Les actualités de la Marine Française
» Mer et marine, toute l'actualité marine.
» "Pasqua Siciliano "à Hammam-Lif (Tunisie)
» cherche site de jouets livrant en Tunisie
» Tunisie et liberté d'expression

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Anti Nouvel Ordre Mondial :: Nouvel Ordre Mondial :: Actualités/Chroniques :: Pays-
Sauter vers: