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 Actualités du Moyen Orient.

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ziril
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MessageSujet: Actualités du Moyen Orient.   15/1/2011, 00:39

Actualités du Moyen Orient.



Carte du Moyen Orient:



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ziril
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MessageSujet: Re: Actualités du Moyen Orient.   15/1/2011, 01:00

Liban : la fuite en avant des Etats-Unis



par Thierry Meyssan

Le Liban est à nouveau sans gouvernement. Selon la presse occidentale, le Hezbollah exerce un chantage pour ne pas avoir à répondre de sa culpabilité dans l’assassinat de Rafik el-Hariri. En réalité, observe Thierry Meyssan, l’opposition libanaise (qui représente la majorité populaire mais est minoritaire à l’Assemblée) vient de faire échec à la machine infernale mise en place par Washington en vue de provoquer une confrontation générale au Proche-Orient.

La Commission d’enquête onusienne et le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) ont déjà falsifié une expertise, recruté et protégé de faux témoins, puis incarcéré arbitrairement des innocents durant quatre ans. Ignorant les preuves matérielles collectées sur la scène du crime et les enregistrements des drones israéliens, il refuse de mettre en cause Israël, l’Allemagne et les USA et s’apprête à mettre en accusation des responsables militaires du Hezbollah afin d’ouvrir la voie à une nouvelle guerre US.

Alors que le Premier ministre libanais Saad al-Hariri était reçu à la Maison-Blanche par le président des Etats-Unis Barack Obama, mercredi 12 janvier 2011, 11 ministres libanais ont donné leur démission et fait chuter leur gouvernement. Plus qu’à M. Hariri, ce camouflet était ostensiblement destiné à M. Obama.

Le remodelage du Moyen-Orient élargi

Pour comprendre ce qui se passe, il convient d’abord de resituer ce coup de théâtre dans le contexte général de la résistance proche-orientale au projet états-unien de remodelage de la région.

Lorsque, le 11-Septembre 2001, les Etats-Unis ont attribué les attentats dont ils faisaient l’objet à un groupuscule islamiste terré dans une grotte afghane, ils ont déclaré la « guerre des civilisations ».

Citation :
Note de ziril: pour mémoire, un film de 1996 donne une partie des buts du complot du 11 Septembre:
PS: Bien sur, ce n'est pas simplement pour obtenir des subventions du congrès, mais plutôt pour déstabiliser cette partie du monde, retissante à l'idée de se voir imposer un nouvel ordre mondial d'essence "Gog Magoguienne"! geek
Digression personnelle finie!

Contrairement à ce que préconisaient des stratèges comme Zbignew Brzezinski (favorable à une instrumentation des musulmans contre la Russie et la Chine) et certaines firmes pétrolières (favorables à un investissement militaire massif en Afrique et dans les Caraïbes pour contrôler les champs pétroliers du XXIe siècle), les Straussiens ont imposé le monde musulman comme cible. En effet, de leur point de vue, la seule « menace révolutionnaire » capable de se propager dans le monde et de porter atteinte à l’impérialisme global est une résurgence de la révolution khomeiniste.

Washington a donc décidé de prendre l’Iran en tenaille en positionnant ses troupes en Afghanistan et en Irak. Puis, de détruire les alliés militaires de Téhéran : la Syrie et le Hezbollah libanais. Enfin, de raser l’Iran et ses 70 millions d’habitants. Toute résistance ayant été anéantie, les Etats de la région auraient été démantelés et redessinés sur une base ethnique, tandis que la Pax Americana aurait triomphé.

Cependant ce plan grandiose, à peine initié, a échoué. La plus grande armée du monde a été incapable de contrôler l’Afghanistan et l’Irak occupés. Puis, l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafik al-Hariri et la révolution colorée du Cèdre ne sont pas parvenus à provoquer la guerre avec la Syrie, Damas ayant immédiatement retiré ses forces de maintien de la paix stationnées au Liban depuis la fin de la guerre civile.

Washington a alors sous-traité le problème à Tel-Aviv. A l’été 2006, Israël a attaqué le Liban, rasé tout le Sud du pays sous un tapis de bombes tel qu’on n’en avait pas vu depuis la guerre du Vietnam, mais a échoué à détruire le Hezbollah et à engager le combat avec la Syrie. Contre toute attente, c’est l’inverse qui s’est produit : le Hezbollah a tenu en échec l’armée la plus sophistiquée du monde et la Syrie n’a pas eu à entrer en lice.

Mettant en oeuvre leur Plan B, les Etats-Unis ont eu recours à la prétendue Justice internationale.

Le rôle du TSL dans la stratégie US

La Commission internationale d’enquête sur l’assassinat de Rafik al-Hariri a reçu pour mission de mettre en accusation le président syrien Bachar el-Assad, ouvrant ainsi la voie à la guerre que le Pentagone aurait entreprise pour l’amener par la force devant la Justice internationale.

La Commission d’enquête était dirigée par deux agents sûrs, les Allemands Detlev Mehlis et Gerhard Lehman. Ils sont parvenus à occulter le rôle de leur pays dans l’assassinat, mais ont échoué à inculper le président el-Assad, les services secrets syriens ayant démasqué les faux témoins fabriqués par l’ONU.

Passant au Plan C, Washington a abandonné l’idée de détruire la Syrie préalablement à l’Iran et a recentré son dispositif sur le cœur du système. Il a mis en place un Tribunal spécial pour le Liban, cette fois chargé de mettre en accusation le commandant de la Force Al-Quod (unité des Gardiens iraniens de la Révolution qui forme les combattants anti-impérialistes au Liban, en Palestine et ailleurs), le général Kassem Soleimani, et le guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei. Cette accusation judiciaire devait être coordonnée avec l’accusation politique de l’AIEA de fabrication secrète d’une bombe atomique.

La présidence de ce Tribunal très spécial a été confiée à l’Italien Antonio Cassese, jusque là conseiller juridique des Moujahidines du Peuple, un groupe armé qui revendique plusieurs milliers d’assassinats politiques en Iran pour le compte des Etats-Unis.

Militant sioniste, le juge Antonio Cassese (3ème en partant de la droite) est passé directement de sa fonction de conseiller juridique des Moujahidines du Peuple à celle de président du TSL (ici photographié en compagnie de Maryam Rajavi lors d’une conférence au Parlement européen pour la légalisation du groupe armé anti-khomeiniste).


La tactique du Tribunal très spécial et de son procureur général était de mettre en accusation l’ancien chef militaire du Hezbollah, Iman Mugniyeh (assassiné par le Mossad) et sa famille, puis de mettre en cause leurs supérieurs hiérarchiques, non pas au sein du Hezbollah, mais au sein de leur dispositif de formation militaire : le général Soleimani et le guide suprême Khamenei. Le Pentagone et Tsahal auraient alors attaqué un Iran affaibli par des sanctions internationales, prétendument pour amener les suspects devant la prétendue Justice onusienne.

Pour une raison purement technique, l’acte d’accusation devait être publié avant la fin de l’exercice budgétaire 2010 du Tribunal (en réalité avant la fin janvier 2011). Une conférence de presse était prévue au siège du Tribunal à La Haye samedi 15 janvier. C’est ce calendrier qui a précipité la crise.

Réactions au TSL

Pour éviter la guerre programmée, la Syrie, l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Iran ont décidé de mettre leurs différents en sourdine et de joindre leurs efforts pour faire entendre raison à Washington. Il s’agissait de convaincre l’administration Obama d’abandonner un plan conçu par sa faction la plus extrémiste et de lui offrir une issue honorable.

Dans ce but, le président Bachar el-Assad, le roi Abdalllah ben Abdelaziz Al Saoud, l’émir Hamad ibn-Khalifa al-Thani et le président Mahmoud Ahmadinejad se sont succédés à Beyrouth. Chacun d’entre eux a enjoint les partis et communautés sur lesquels il exerce une influence d’asphyxier le Tribunal spécial en ne renouvelant pas son budget et en retirant ses juges libanais. Le TSL n’aurait pas été dissous. Il aurait survécu sur le papier, mais serait tombé dans une profonde léthargie.

Las ! L’administration Obama a refusé la porte de sortie qui lui était offerte. N’ayant à vrai dire aucun plan de rechange à substituer à celui des Straussiens, le président états-unien a envoyé sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, informer les capitales concernées que le TSL irait jusqu’au bout de sa mission. Toutefois, a-t-elle laissé entendre, l’administration Obama se contentera dans un premier temps d’isoler Téhéran et ses alliés et n’envisage pas d’attaquer l’Iran à brève échéance. Chacun est donc prié d’appliquer les sanctions onusiennes et de se préparer à les renforcer.


La crise

A ce stade, on se frottait les mains à Washington, car le camp de la paix était bloqué dans une impasse. Après que le Spiegel et la télévision canadienne aient annoncé l’imminente inculpation de la famille d’Imad Mugniyeh, toute action politique du Hezbollah et de ses alliés contre le TSL serait présentée comme un aveu de culpabilité. Pour retrouver sa marge de manœuvre, sayyed Hassan Nasrallah décidait de publier des images filmées par des drones israéliens, interceptées par son organisation. Elles attestent qu’Israël a préparé l’attentat contre Rafik al-Hariri. Cependant ces révélations furent insuffisantes pour blanchir le Hezbollah car elles ne permettent pas d’établir si c’est bien l’Etat hébreu qui a réalisé ou non l’opération.

La publication par Odnako, l’hebdomadaire des élites politiques russes, de notre enquête a modifié la donne. L’arme nouvelle utilisée pour ce meurtre ayant été fabriquée par l’Allemagne, ni le Hezbollah, ni l’Iran ne peuvent encore être soupçonnés. Du coup, aux yeux de l’opinion publique proche-orientale les choses s’inversent : le Hezbollah ne peut plus être accusé de lutter contre le TSL pour fuir ses responsabilités.

Convaincu par nos arguments et soutenu par le roi Abdallah Ier, le Premier ministre Saad Hariri était prêt à négocier une solution en faveur de la paix. Toutefois, l’hospitalisation du roi aux Etats-Unis affaiblissait son autorité. Son demi-frère et successeur désigné, le prince Sultan, et son neveu, le prince Bandar, apparaissaient en capacité d’exercer rapidement le pouvoir et d’imposer leur ligne pro-états-unienne. Saad Hariri choisissait alors de prendre ses distances avec le monarque saoudien et de s’aligner sur la position états-unienne.

Mardi 11 janvier à New York, le roi Abdallah renonçait à la médiation qu’il avait entreprise avec son homologue syrien. Immédiatement, la coalition du 8-Mars sommait Saad Hariri de clarifier d’urgence la situation : elle l’enjoignait de retirer les juges libanais, de refuser de continuer à financer le TSL et à collaborer avec lui, enfin de poursuivre les faux témoins devant la Justice libanaise. Dans la plus grande discrétion, les services de sécurité de l’Etat (dépendant du Président de la République, le général Michel Sleimane) étaient réorganisés. Face à l’absence de réponse de Saad Hariri, les actions de ses sociétés perdaient en quelques heures 9 % en Bourse.

Mercredi 12 janvier à Beyrouth, les 10 ministres de la coalition du 8-Mars (dont seulement 2 sont membres du Hezbollah) démissionnaient pendant la rencontre Hariri-Obama à Washington, suivis d’un onzième ministre (proche du président Sleimane). Le quorum n’étant plus réuni, le gouvernement était dissous.



Réunis à Rabieh, résidence du général Michel Aoun, les 10 ministres de la coalition du 8-Mars (incluant 2 ministres du Hezbollah) annoncent leur démission.


Y a t-il un Plan D ?

En toute logique, le Tribunal spécial devrait publier sous peu, peut-être samedi, son acte d’accusation. Mais, il ne devrait plus avoir de budget à la fin du mois et devrait donc, soit devenir bénévole, soit cesser ses travaux.

En Occident, où la censure est totale sur les arguments de l’opposition, l’opinion publique devrait croire à la culpabilité du Hezbollah et à la volonté états-unienne de servir la Justice. Mais au Proche-Orient, plus personne n’est dupe : les Etats-Unis et Israël manipulent le TSL, ils masquent la vérité et instrumentent le Tribunal pour justifier une guerre générale dans la région. Ayant perdu sa légitimité, Washington ne peut espérer aucun soutien au Proche-Orient, hormis de ses vassaux stipendiés. Il faut donc passer au Plan D, Mais y en a t-il un ?


« Majorité » et « minorité » au Liban

Les élections législatives de 2005 ont donné une large victoire à la coalition du 14-Mars, réunie autour de la famille Hariri (soutenue par les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et la France). Celle-ci a été depuis lors qualifiée de « majorité ». Cependant, rapidement, elle a perdu l’une de ses deux principales composantes, le Courant patriotique libre (CPL) fondé par le général chrétien Michel Aoun.

A contrario, la coalition du 8-Mars a été qualifiée en 2005 de « minorité », mais n’a cessé de s’étoffer depuis. Réunie autour du Hezbollah, elle est soutenue par la Syrie, l’Iran et le Qatar.

Les élections législatives de 2009 ont donné lieu à une vaste fraude : en violation du Code électoral des dizaines de milliers de Libanais de la diaspora se sont vu accorder des cartes d’électeurs. Un pont aérien a été mis en place par la coalition du 14-Mars pour les transporter gratuitement au Liban, obligeant à une réorganisation complète de l’aéroport de Beyrouth. Cette manipulation a profondément modifié un scrutin réunissant au total 1,4 million d’électeurs seulement. Malgré tout, la coalition du 14-Mars (la « majorité ») n’a obtenu que 44,5 % des suffrages exprimés, tandis que celle du 8-Mars (la « minorité ») obtenait 55,5 % des voix. Cependant, grâce à un découpage électoral violemment inéquitable, la coalition du 14-Mars a conservé la majorité à l’Assemblée avec 72 sièges, tandis que la majorité populaire restait minoritaire à l’Assemblée avec 56 sièges.

La majorité parlementaire a élu le leader de la coalition du 14-Mars, Saad Hariri, comme Premier ministre. Il est parvenu à composer un gouvernement d’union nationale comprenant 15 ministres du 14-Mars, 10 ministres du 8-Mars et 5 ministres neutres (des techniciens proposés par le président de la République). C’est ce gouvernement qui vient de chuter.

Le Parti Socialiste Progressiste (PSP) du leader druze Walid Jumblatt a pris ses distances avec la coalition du 14-Mars. Dans le cas où ses députés joindraient leurs votes à ceux de la coalition du 8-Mars, la majorité populaire deviendrait alors aussi la majorité parlementaire.

Selon l’accord national, la fonction de président de la République revient à un chrétien maronite, celle de Premier ministre à un musulman sunnite et celle de président de l’Assemblée à un musulman chiite. Dans le cas de la désignation d’un Premier ministre issu de la coalition du 8-Mars, le Hezbollah —bouleversant les pratiques sociales— souhaiterait que ce soit une femme.


source: http://www.voltairenet.org/article168125.html

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Solstice



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MessageSujet: Re: Actualités du Moyen Orient.   27/2/2011, 06:37

Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Moyen-Orient : la note que le gouvernement a ignorée

Il y a tout juste six ans, le Centre d'analyse et de prévision (CAP) du ministère des Affaires étrangères rédigeait une note qui annonçait largement les événements actuels dans le monde arabe. Elle est restée lettre morte. De quoi alimenter les critiques de certains diplomates sur le mépris dont fait preuve l'exécutif à l'égard du travail d'expertise.

Ce document de deux pages, daté du 24 février 2005, a été rédigé par le chercheur Olivier Roy. Il nous indique que le directeur du CAP jusqu'en 2010, Pierre Lévy, l'a approuvé avant de le transmettre à sa hiérarchie. Mais ni le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier, ni l'Elysée de Chirac n'en ont tenu compte.

Ces avertissements visionnaires du CAP n'ont pas plus été écoutés par la suite. Titre de la note d'Olivier Roy : « La démocratisation du Moyen-Orient est incontournable, malgré la montée des islamistes. »
« Nous risquons de nous trouver en décalage »

Roy rappelait d'abord les trois motifs de réticence française face à la politique de démocratisation soutenue par Washington. Les deux premiers sont toujours pertinents pour expliquer le fiasco actuel.

En substance : les régimes autoritaires sont le meilleur rempart contre l'islamisme ; le principe de souveraineté interdit de les remettre en cause ; la politique américaine est impopulaire dans l'opinion publique de la région, et masque une volonté de puissance.

Puis il livrait en une phrase son analyse, avant de la développer :

« Or les événements récents au Moyen-Orient remettent de plus en plus en cause ce schéma et nous risquons de nous trouver en décalage par rapport à l'évolution de la situation. »

C'est exactement ce qu'il s'est passé. Le chercheur écrivait que « les régimes autoritaires ont failli » et « ne sont plus un rempart contre l'islamisation », il notait « la corruption des élites dirigeantes ».
« Des intellectuels [parlent] avec les ambassades américaines »

« Le concept d'Etat islamique n'est plus à l'ordre du jour », ajoutait Olivier Roy, « sur le long terme, c'est la voie turque qui se profile. » Encore plus accablant au regard du fiasco de la diplomatie française, le paragraphe sur les Etats-Unis :

« Bien des intellectuels nationalistes prennent au Maghreb le chemin du dialogue avec les ambassades américaines. »

La diplomatie française, elle, avait pour consigne de ne pas fréquenter l'opposition. Cette note donne raison aux diplomates anonymes du « groupe Marly » qui s'exprimaient cette semaine dans Le Monde.

Elle accable encore un peu plus Michèle Alliot-Marie, qui semblait ignorer début février l'existence, au sein du ministère dont elle avait la charge, du CAP (créé en 1973), déclarant à Munich, en marge d'une conférence stratégique :

« Nous avons besoin d'une vraie capacité d'analyse et d'expertise stratégique au ministère des Affaires étrangères, ce qui n'existait pas. »

MAM : « La fonction prospective de la diplomatie s'était étiolée »

Acculée, la ministre (qui devrait quitter le gouvernement ce dimanche) s'est encore plus embourbée dans son incohérence, ce vendredi dans Le Monde, en réponse au groupe de diplomates contestataires Marly :

« Aujourd'hui, la diplomatie a de nouvelles et passionnantes missions. Son rôle est d'anticiper pour aider à la décision du politique. Sa fonction prospective qui s'était peu à peu étiolée doit redevenir majeure.

Non, en janvier il n'y avait pas dans les notes et télégrammes de quoi anticiper ce qui se passe aujourd'hui dans le monde arabe.

La France n'a pas su comprendre ce qui était en train de se produire. Pas plus qu'aucun autre pays d'ailleurs. Est-ce que cet aveuglement général nous excuse ? Evidemment pas.

Cela nous oblige à réfléchir sur les causes profondes de ce manque de discernement qui ne date pas d'hier. »

Sur ce dernier point, la ministre a raison.
Les chercheurs méprisés ou muselés

Sur le reste, elle se trompe ou elle trompe l'opinion : de nombreux télégrammes diplomatiques avertissaient des signes d'un bouleversement à venir ou du moins des raisons de la colère, même récemment, comme l'a exprimé dernièrement un ancien ambassadeur de France en Tunisie, Yves Aubin de la Messuzière, à la retraite et donc à la parole libérée.

Engoncé dans sa vision politicienne et obsolète, l'exécutif, et en particulier l'Elysée qui prend les décisions du « domaine réservé » de politique étrangère en méprisant les rouages traditionnels de la diplomatie, les a ignorés. Une autre diplomatie, celle des Etats-Unis, avait pressenti le changement, même si elle n'en avait pas prévu l'imminence.

Et ne parlons pas des chercheurs. Ils ne sont pas écoutés, comme cette note le montre. Ils sont aussi muselés, comme ceux du Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales (Cedej) du Caire. Ce qui évite d'entendre un discours accablant pour nos gouvernants.

http://www.rue89.com/confidentiels/2011/02/26/moyen-orient-la-note-visionnaire-qui-accable-le-gouvernement-192415
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mr saf



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MessageSujet: Re: Actualités du Moyen Orient.   27/2/2011, 12:53

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Amoros Agapè



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MessageSujet: Re: Actualités du Moyen Orient.   27/2/2011, 16:09

BENGHAZI (Libye) (AFP) - Le leader libyen Mouammar Kadhafi s'accrochait au pouvoir dimanche malgré la pression de la rue, les sanctions de l'ONU et les appels à la démission des Occidentaux, alors que l'opposition préparait un gouvernement de transition dans l'est de la Libye. Evénement:



Au 13e jour d'une révolte sans précédent, le colonel Kadhafi ne montre aucun signe qu'il va lâcher un pouvoir qu'il détient depuis près de 42 ans.

Un de ses fils, Seif Al-Islam, longtemps présenté comme son successeur probable, a affirmé samedi soir que la situation était "excellente" dans les trois quarts du pays, tout en reconnaissant une "volonté intérieure de changement" exprimée par des manifestants "manipulés par l'étranger".

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une série de sanctions sévères contre le dirigeant libyen et ses proches.

Mais rien ne dit qu'un gel des avoirs du clan Kadhafi à l'étranger, une interdiction de voyager et un embargo sur les ventes d'armes à la Libye suffiront à infléchir la politique de répression du "Guide de la révolution" libyenne.

Le président américain Barack Obama a souligné que Mouammar Kadhafi avait perdu toute légitimité et qu'il devait "partir maintenant".



©AFP / Timothy A. Clary
Ibrahim Dabbashi, représentant adjoint du Libye à l'ONU et qui a rompu avec le régime, le 26 février 2011 au Conseil de sécurité, à New York
L'opposition armée contrôle l'est du pays, mais la situation est plus confuse concernant les villes proches ou entourant Tripoli.

A Zawiyah, à 60 km à l'ouest de la capitale, les autorités qui organisaient un voyage de presse pour des journalistes "invités" par le régime, ont eu la mauvaise surprise de voir des milliers de manifestants défiler, en scandant "à bas le régime, nous voulons la liberté".

Selon des témoins, les manifestants anti-Kadhafi semblaient contrôler la ville.

De nombreux opposants étaient armés et certains d'entre eux ont tiré en l'air lors de la manifestation. Les services de sécurité libyens n'étaient pas visibles dans la ville où les journalistes ont été emmenés par l'organisme officiel libyen chargé de la presse, à la suite des combats qui s'y étaient déroulés jeudi.

Ces combats avaient fait plus de 35 morts, selon la Ligue libyenne des droits de l'Homme.

A Benghazi, deuxième ville de Libye (1.000 km à l'est de la capitale) et foyer de la contestation, l'opposition s'organise et attend que Tripoli se "libère" à son tour.

L'ancien ministre de la Justice, Mustafa Abdel Jalil, qui a démissionné le 21 février pour protester contre la répression de la révolte, envisage la création d'un gouvernement de transition chargé principalement de préparer des élections.



©AFP / Patrick Baz
Des parachutistes de l'armée libyenne ralliés au soulèvement contre le colonel Kadhafi, le 26 février 2011 à Benghazi
L'opposition tient une conférence de presse sur le sujet dans l'après-midi.

Ce gouvernement comptera "des personnalités militaires et civiles. Il sera en place pour trois mois maximum. Ensuite, il y aura des élections justes et les gens pourront choisir leur dirigeant", a-t-il affirmé.

M. Abdel Jalil a exclu toute négociation avec M. Kadhafi pour lui permettre de quitter le pays, affirmant qu'il devait être jugé en Libye.

A Tripoli, seuls circulaient les miliciens du colonel Kadhafi, à bord de 4X4. Des postes de contrôle ont été mis en place dans et autour de la capitale, où le pain et l'essence étaient rationnés, selon un habitant joint par téléphone.

"Il n'y a pas de tirs. Le moral est bon. Certains jeunes veulent organiser une manifestation (...) mais nous sommes contre, parce que s'il y a d'autres manifestations, Kadhafi continuera de nous tuer", a-t-il assuré.


©AFP
Avec femme et enfant, un Ivoirien contraint à quitter la Libye. Durée: 2 min 41
Dans le quartier d'Al-Tajoura, les opposants étaient invités à crier "Dieu est grand" sur les toits en signe de protestation contre le régime.

En revanche, des foules faisaient la queue devant les banques pour retirer les 500 dinars (environ 400 dollars ou 300 euros) promis aux familles par le gouvernement. Cette mesure, annoncée vendredi, a été relayée par SMS dans les quartiers les plus fidèles au colonel Kadhafi.

Le bilan des violences dans le pays restait difficile à évaluer. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a parlé d'un millier de morts.

Le "Guide" libyen a pris la parole vendredi soir devant une foule de plusieurs centaines de partisans dans le centre de Tripoli pour les appeler à prendre les armes contre les rebelles.

Face au chaos, les évacuations des différents ressortissants étrangers continuaient dans des conditions difficiles. Près de 100.000 personnes, majoritairement des travailleurs égyptiens et tunisiens, ont déjà quitté le pays par air, mer et via les frontières tunisienne et égyptienne.

"Les équipes de secours du Haut commissariat aux Nations unies oeuvrent avec les autorités tunisiennes et égyptiennes et les ONG pour apporter un soutien à près de 100.000 personnes ayant fui la violence en Libye la semaine dernière", a annoncé le HCR à Genève dans un communiqué.

A Ras Jedir, le principal poste-frontière entre la Libye et la Tunisie, les douaniers libyens ont déserté leur poste, mais militaires et policiers fidèles à Mouammar Kadhafi étaient toujours présents, ont annoncé des responsables locaux à l'AFP.

Faute de pouvoir assurer la sécurité de leurs diplomates, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Belgique ont suspendu les activités de leur ambassade.
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c.isme



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MessageSujet: Re: Actualités du Moyen Orient.   19/7/2011, 22:54

articles traduits de Juan Cole.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2622
Afghanistan, une nouvelle théorie des dominos, par Juan Cole

Il y a une petite liste de ces articles à la fin de page mais elle n'est pas complète exemple;

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1337
Juan Cole : Turquie, l’allié perdu des USA


Citation :

En 2005, Bush demandait à la CIA de discréditer un détracteur de la guerre en Irak
17.06.11

L'administration Bush a demandé à la CIA de lui fournir des éléments compromettants sur un historien qui critiquait l'intervention en Irak, selon les aveux au New York Times d'un ancien membre de l'agence de renseignements.

Cet agent, Glenn Carle, raconte dans le détail au journal deux épisodes au cours desquels la CIA a été priée de fournir directement à la Maison Blanche tout renseignement scabreux qu'elle dégotterait sur Juan Cole. Les positions de ce professeur d'histoire de l'université du Michigan, spécialiste du Moyen-Orient, "contredisaient la propagande de l'administration, qui cherchait à présenter l'opération en Irak comme une réussite lumineuse", a expliqué M. Cole, jeudi 16 juin, sur son blog.

En 2005, raconte M. Carle, au retour d'une réunion à la Maison Blanche, son supérieur lui a demandé ce qu'il pourrait "trouver sur [M. Cole] pour le discréditer". "La Maison Blanche veut sa peau", aurait ajouté ce supérieur, David Low. Interrogé par le New York Times, celui-ci a affirmé "n'avoir aucun souvenir" de l'épisode.

M. Carle assure avoir refusé la demande de David Low. Depuis les excès de l'ère Nixon, la "Centrale" a interdiction totale d'espionner et de mener des enquêtes sur des citoyens si la sécurité nationale n'est pas en jeu.

"NOTES DÉSOBLIGEANTES SUR SON STYLE DE VIE"

L'agent a rapporté l'incident au responsable de son unité, le Conseil national du renseignement. Mais le lendemain, il se souvient avoir intercepté un dossier comportant "des notes désobligeantes sur le style de vie" de Juan Cole qui allait partir vers la Maison Blanche. Quelques mois plus tard, un collègue se montre déconcerté par un courriel qu'il vient de recevoir du bureau de l'adjoint au renseignement de la CIA, John Kringen. Cet email le somme de "réunir des informations" sur Juan Cole, qui critique l'administration lors de ses conférences et sur son blog.

M. Carle va donc à la rencontre de l'assistant de M. Kringen, qui a rédigé le courriel. "Vous avez lu son blog ?, lui aurait répondu celui-ci. Il est vraiment très hostile à l'administration." Ce deuxième épisode a été confirmé au New York Times par des responsables du renseignement parlant sous couvert d'anonymat.

M. Carle a menacé de prévenir le bureau de l'inspecteur général de la CIA. Le second incident était clos. "J'espère que le Sénat et la Chambre vont immédiatement ouvrir une enquête sur cette infraction manifeste à la loi de la part de l'administration Bush et des responsables de la CIA concernés", a écrit Juan Cole sur son blog.

UN PRÉCÉDENT : L'AFFAIRE VALERIE PLAME

La sensibilité de l'administration Bush à l'égard de ses détracteurs, au point de sortir de la légalité, s'était déjà illustrée en 2003 dans l'affaire Valerie Plame. Le mari de cette agente de la CIA travaillant sous couverture avait publiquement dénoncé les affirmations de l'administration sur la présence d'armes de destruction massive en Irak. Un jour, elle a découvert que son nom avait été révélé à la presse. L'enquête a montré que l'ordre de divulguer son identité provenait des plus hautes sphères de l'administration.

Le New York Times avait également appris aux Américains en 2005 l'existence d'un vaste programme d'écoutes téléphoniques mené par l'administration sans aucun mandat de la justice. L'article du New York Times est signé jeudi par James Risen, prix Pulitzer, que l'administration Obama a convoqué fin mai au procès d'un ancien de la CIA pour révéler sa source. James Risen a annoncé qu'il ne répondrait pas à cette convocation.
source
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/06/17/en-2005-bush-demandait-a-la-cia-de-discrediter-un-detracteur-de-la-guerre-en-irak_1537621_3222.html
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