Anti Nouvel Ordre Mondial

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 Actualités Syrie

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menthe_verte



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MessageSujet: Cheikh Nabil Al Awadi   9/3/2012, 11:44

Salam aleykoum,

Je vous met cette vidéo du cheikh.
Il tient un discours intéressant concernant la Syrie.

http://www.youtube.com/watch?v=30s6rElmQTs

Il a tenu d'autre discours mais celui-ci lui a valu d'être arrêté!

Voici une autre de ses vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=a53TBVP-StU
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Aurelien



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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   9/3/2012, 14:24


En Syrie, la propagande occidentale fait qu’on peut démissionner d’un poste de ministre même si on n’est pas ministre !



C'est pas un ministre qui a démissionné, ni même un vice ministre mais un de ses assistants, ce qui donne dans les médias :
" Le vice vice-ministre syrien du Pétrole, Abdo Hussameddine, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi sa démission et qu'il rejoignait l'opposition, devenant le plus haut cadre du régime de Bachar al-Assad à faire défection depuis le début des violences." (Le Parisien)

Vous avez bien lu, on a bien cité un poste de "vice-vice ministre".
Cela n'existe pas, cela ne se dit pas, et pourtant ils ont osé l'écrire.
Bande de petits vicelards...

Citation :

On nous le dit un peu partout, Abdo Hussameddine le vice-ministre syrien du pétrole vient de faire défection et de rejoindre l’opposition.
Un coup dur pour le gouvernement car un vice-ministre, ce n’est pas rien;
du pétrole par dessus le marché, c’est-à-dire une personne qui occupait
un poste clef compte tenu de l’importance de cette ressource pour
l’économie syrienne.


Pourtant, quand on regarde la liste des membres du gouvernement syrien,
on ne trouve nulle trace de ce vice-ministre et même d’aucun autre
vice-ministre. En effet, en refondant en avril 2011 le gouvernement, le
président Bachar al-Assad a supprimé les quelques postes de
vice-ministre qui subsistaient


On compte par contre cinq ministres d’Etat sans portefeuille.

Le site du ministère syrien du pétrole et des ressources minières ne semble pas le connaître non plus, en tout cas comme vice-ministre.
C’est peut-être pour ça que Voice of America titre prudemment:
Purported Syrian Minister Quits Regime

Un prétendu ministre syrien abandonne le régime

Et effectivement, comme le remarque malicieusement Angry Arab qui est en
fait le point de départ de mes recherches, la presse occidentale, il
cite particulièrement le New York Times, s’est empressée d’offrir à
M. Abdo Hussameddine une promotion que le gouvernement syrien ne lui a
jamais accordée.

Car M. Abdo Hussameddine occupait une fonction d’assistant au ministère et n’était en aucun cas vice-ministre !

http://mounadil.wordpress.com/2012/03/08/en-syrie-la-propagande-occidentale-fait-quon-peut-demissionner-dun-poste-de-ministre-meme-si-on-nest-pas-ministre/


http://leschroniquesderorschach.blogspot.com/2012/03/en-syrie-la-propagande-occidentale-fait.html

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Bardamu
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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   14/3/2012, 20:33

L'opposition syrienne contacte Tsahal sur Facebook




Info publiée initialement sur http://www.infolive.tv/fr/home

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jayabs



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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   14/3/2012, 23:46

Extrait d'une dépêche AFP: (Dispo ici)
Citation :

BEYROUTH - Trois personnalités du Conseil national syrien (CNS) ont annoncé avoir présenté leur démission, révélant au grand jour les divergences au sein de cette principale coalition de l'opposition.

La démission des opposants Haitham al-Maleh et Kamal al-Labwani et de la militante pour les droits de l'Homme Catherine al-Telli, annoncée sur leur page Facebook, intervient au moment où l'opposition est critiquée par les militants et la communauté internationale pour son manque d'unité.

Un responsable du CNS contacté par l'AFP a confirmé sous couvert de l'anonymat leur démission pour divergences avec le Conseil.

M. Labwani s'en est violemment pris au CNS, estimant que les trois personnalités démissionnaires ne voulaient plus être complices du massacre du peuple syrien à travers les atermoiements, la tricherie, les mensonges, la surenchère et la monopolisation des décisions.

Il a même accusé le CNS, privilégié par les pays occidentaux et arabes comme interlocuteur de l'opposition, d'être lié à des agendas étrangers qui cherchent à prolonger la bataille en attendant que le pays soit entraîné dans une guerre civile.

L'intervention militaire étant plus que compromise, le plan B semble être une déstabilisation menant à une guerre civile. Une Syrie affaiblie en vue d'une attaque sur l'Iran.

La Libye n'existe presque plus (cf déclaration unilatérale d'autonomie de la Cyrénaïque ).
L'Égypte n'est pas en très bonne voie avec ces 500 candidats à la future élection présidentielle et une situation politique explosive (info ici)

Sans parler des autres pays de la région qui sont tout autant déstabilisés. (Yemen-Soudan nord/sud- Irak etc..)

Bref diviser pour mieux régner est toujours aussi efficace...
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Bardamu
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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   20/3/2012, 11:56

Todenhöfer : « La moitié des informations sur la Syrie sont fausses »


L’auteur Jürgen Todenhöfer se rend fréquemment en Syrie. Il y a aussi rencontré le dirigeant Assad. Todenhöfer plaide pour un point de vue neutre sur le conflit. Ancien député CDU au Bundestag, il visite la Syrie autant qu’il peut – parfois plusieurs fois par année. Il y a un mois, il a voyagé à travers le pays durant près de quatre semaines. Il a pu se déplacer librement. Todenhöfer était à Damas, mais aussi à Homs, Hama et Deraa, sur les lieux qui font la une des journaux depuis presque une année, en raison des affrontements sanglants entre les forces de sécurité du régime et les insurgés.




Welt Online : Monsieur Todenhöfer, il y a peu vous étiez en Syrie. Par qui avez-vous été invité, et dans quelle mesure étiez-vous libre de circuler ?



Jürgen Todenhöfer : Personne ne m’a invité.



Vous êtes donc simplement entré dans le pays comme touriste ? Est-ce possible ?



Oui, ça marche. Je me rends en Syrie depuis plus de dix an. J’ai écrit un livre sur la Syrie et l’Irak qui a aussi été traduit en arabe. Il commence par Hakaouati, le conteur de contes de la Mosquée des Omeyyades à Damas. J’y vais chaque année. La Syrie est le berceau de notre civilisation et Damas est une des plus belles villes du monde arabe. La tête de Saint Jean Baptiste est enterrée dans la Mosquée des Omeyyades et à Damas, Saül devint Saint Paul.



Mais est-ce que vous comprenez et parlez l’arabe ?



Pas un mot.



Comment parlez-vous alors avec les gens ?



La plupart du temps, je suis accompagné d’un ou de plusieurs traducteurs.



Qu’est-ce qui vous a incité à repartir juste maintenant en Syrie, en dépit de tous les avertissements ?



Lorsque durant dix ans on ne cesse de voyager dans ce pays, il n’y a aucune raison de ne pas y retourner juste maintenant. Cette fois, j’ai eu quelques difficultés au début. J’ai été arrêté à l’aéroport de Damas parce que les services secrets syriens avaient émis une interdiction d’entrée contre moi. J’avais écrit un article dans Die Zeit que bien des personnes considéraient comme trop critique en Syrie. Il fallut plus de deux heures jusqu’à ce que je puisse enfin entrer dans le pays. Plus tard, ça m’a été utile parce qu’un Allemand de Syrie avait assisté à la scène et il l’a racontée quelques jours plus tard à Assad. Sur quoi Assad m’a invité à un entretien.



Assad a annoncé un référendum populaire pour mars, concernant une nouvelle Constitution. A quel point peut-on prendre cette initiative au sérieux ? Assad dirige-t-il effectivement lui-même les destinées de son pays ?



Je crois qu’il est l’homme le plus puissant de son pays. Et que la crise l’a rendu plus fort.



Pourquoi ?



Une crise décide si on peut s’emparer des choses ou s’il vaut mieux les remettre à d’autres. Il me semble que depuis lors, Assad fixe clairement la direction de sa politique. Je crois que ce referendum populaire sur une constitution démocratique est son idée. Lorsqu’il est parvenu au pouvoir il y a dix ans, il a essayé de moderniser le pays. Cela lui a valu beaucoup de difficultés. A l’intérieur comme à l’extérieur. On sait qu’en Occident, on lui a reproché d’être impliqué dans l’assassinat de l’ancien président du conseil des ministres libanais Hariri. Aujourd’hui il s’est avéré qu’il n’en était rien. En tout cas, Assad n’a pas réussi dans ses efforts de transformer le pays comme il avait eu l’intention de le faire.



Qu’est-ce qui l’en a empêché ?



Il y a des forces conservatrices puissantes dans des pays comme le Maroc, l’Arabie saoudite ou la Syrie. Assad n’avait pas seulement le problème de Hariri, il dut aussi rapatrier les troupes syriennes du Liban. Tout cela a amené à une situation de politique intérieure dans laquelle il était difficile d’imposer des réformes essentielles contre les forces conservatrices. Assad m’a dit de vive voix qu’il considère la démocratie en Syrie comme « impérative ». Et qu’à cet égard l’élaboration d’une constitution démocratique devait jouer un grand rôle.



Veut-il aussi renoncer au primat de son parti Baath ?



Envers moi, il a souligné que tous les partis seraient autorisés. Le référendum populaire en mars est une décision révolutionnaire pour un pays autocratique comme la Syrie parce que ce faisant, Assad remet la décision sur l’avenir du pays dans les mains du peuple. Le peuple n’a pas seulement la possibilité d’accepter cette constitution, il peut aussi la refuser. Je ne connais pas beaucoup de souverains autocratiques qui oseraient risquer un pareil référendum populaire.



Cela veut-il dire que vous croyez à une volonté de changement d’Assad et que vous croyez que ça peut être un moyen réaliste pour le pays ?



Plus l’Occident lui tape dessus, plus ça devient difficile pour Assad. Un politicien marxiste de l’opposition, qui a fait 14 ans de prison sous le père d’Assad, m’a dit que le seul qui pouvait amener à l’amiable la Syrie à la démocratie, c’était Bachir al-Assad. Aussi parce que la majorité des Syriens continuaient de faire une grande différence entre Assad et le système.



Mais que doit alors faire l’Occident ? Soutenir Assad ? Négocier avec lui ? Les medias occidentaux sont sous la pression des images de la violence brutale qui proviennent du pays. Et il y a peu de reportages objectifs.



La situation en Syrie est très complexe. En dépit du fait que de manière inattendue ce ne sont pas que les adversaires, mais aussi les partisans d’Assad qui revendiquent bruyamment la démocratie. Entre-temps, la démocratie est largement indéniable en Syrie. J’ai assisté à des manifestations à Damas auxquelles participaient entre un et deux millions de personnes.
Les gens criaient en chœur : « Assad, démocratie », et « Assad, liberté ». Les révoltés syriens veulent évidemment aussi la démocratie, cependant sans Assad. Il y a donc des manifestations pacifiques pour et contre Assad, mais toujours pour la démocratie. Toutefois, il y a des unités armées des deux côtés qui se livrent à des confrontations militaires sans merci. Ce qui provoque toujours des morts civiles. C’est totalement inacceptable et est à juste titre durement critiqué.
Toutefois, des leaders politiques de l’opposition syrienne m’ont dit que la guérilla de l’opposition tuait des civils et « réglait des comptes ». A Homs, je me trouvais dans la maison d’un partisan déclaré de Assad. On a tiré dans la chambre de sa fille de trois ans depuis une tour d’en face. J’ai vu les points d’impacts. Le jour après ma visite, il reçut une menace de mort et dut quitter sa maison. A Homs, j’ai moi-même été pris sous un lourd feu croisé lorsque la guérilla tira sur deux policiers.
Ce sont des affrontements comparables à une guerre civile. En Occident, on ne nous parle que des méfaits que commettent les forces de sécurité de l’Etat. Mais on occulte les méfaits de l’autre côté. Les reportages internationaux sont extrêmement unilatéraux.



Mais pourquoi Assad n’admet-il pas des journalistes dans son pays qui pourraient dessiner une image plus objective ?



C’est une grossière erreur du gouvernement. Je n’ai jamais ressenti aussi fortement la valeur d’un journalisme libre qu’en Syrie. En Syrie, l’opposition détient actuellement un monopole de l’information qu’elle exerce sans pitié via al-Jazira et al-Arabia. A Homs par exemple, il y a quatre stations satellite auxquelles chaque photographe muni d’un portable peut transmettre ses prises de vue dans la seconde. Aussi, on en profite, ce qui est bien compréhensible.



Qu’en est-il de l’accès libre à l’Internet ?



En matière d’Internet, la Syrie est un des pays les plus développés du monde arabe. C’est d’ailleurs Assad qui a instauré cela personnellement. Si vous allez dans un restaurant, vous avez toujours gratuitement un accès wireless et vous pouvez recevoir vos courriels. Il y a quelques semaines, la presse mondiale affirma que désormais les iPhones étaient interdits en Syrie. J’ai alors appelé Damas et interrogé mon interlocuteur à ce sujet. Il a ri : « Vous m’appelez pourtant précisément sur mon iPhone. » La moitié des informations concernant la Syrie sont fausses.



Connaissez-vous d’autres exemples ?



Durant mon séjour à Damas, la presse mondiale rapporta que le quartier général du parti bath avait été attaqué et fortement endommagé. Qu’il y avait eu un mort. Ça m’a fortement impressionné. Jusque là, Damas avait été une ville sûre dans laquelle il y avait même encore quelques touristes.
Le lendemain, je me suis rendu en voiture vers ce bâtiment. Deux aimables policiers se tenaient devant le bâtiment intact. Lorsque je leur demandai où se trouvaient les lourds dégâts, ils m’ont montré deux vitres enfoncées dans le hall d’entrée, dans lequel quelqu’un avait jeté un pétard. Lors de ma visite à Homs, j’ai vu que les étals du marché étaient couverts de victuailles et de légumes. Moi aussi j’y ai fait mes emplettes. Quelques jours plus tard, j’ai lu dans la presse mondiale : « Catastrophe humanitaire à Homs ».
Peu après je suis retourné une deuxième fois en ville et j’y ai rencontré des rebelles. Je rencontre toujours les deux côtés. Je les ai interrogés sur la « catastrophe humanitaire ». Ils ont avoué en riant : « C’est nous qui avons lancé ça ». Ils étaient tout fiers. Peu de temps après, un autobus transportant de jeunes Alaouites a été arrêté à Homs par des motos. Ces jeunes gens ont été exécutés à quelques mètres de distance par les attaquants en moto.
Un seul a survécu. Il raconta que les auteurs étaient des rebelles armés. L’attaque était un signal pour Assad qui est aussi alaouite. Le soir par contre, al-Jazira prétendit dans les informations que Assad avaient à nouveau fait tuer des jeunes gens innocents à Homs. Les reportages de Syrie me rappellent de façon inquiétante les reportages avant le début de la guerre d’Irak. Les reportages de la télévision d’Etat syrienne ne sont toutefois pas meilleurs.



Mais qui soutient alors les rebelles ? Sont-ce les pays voisins mal intentionnés tels que l’Arabie saoudite ou le Qatar, qui s’étaient déjà engagés en Libye ? S’agit-il aussi d’un conflit islamique intérieur ?



J’ai passé quatre semaines dans le pays. Je sais quand-même qu’il y a bien des choses que je n’ai pas vues. Mais j’ai vu que ce soulèvement n’est pas toujours pacifique. Il y a des forces à l’étranger qui fournissent des armes lourdes à la partie violente de l’insurrection. La piste la plus sérieuse mène au Qatar. Le Qatar était aussi le grand fournisseur d’armes en Libye. Les Américains n’interviennent pas directement, la résistance armée passe par des Etats arabes voisins, avant tout par le Qatar et l’Arabie saoudite. Al-Jazira est également originaire du Qatar.



Il s’agit donc d’une espèce de guerre par suppléants ?



Je ne le sais pas. Je ne suis pas non plus partisan des théories de complots. Mais à l’arrière-plan se profile la tentative des Etats-Unis de créer un « Greater Middle East » dans lequel il n’y aurait plus que des Etats proaméricains dans la ligne. Les USA considèrent toute la région comme leur chasse gardée. Kissinger est l’auteur de la phrase : « Le pétrole est beaucoup trop précieux pour être abandonné aux Arabes ».
Les Américains ont raté la révolution en Tunisie et en Egypte. Mais ensuite ils ont pris la décision de participer dans leur sens aux bouleversements du monde arabe. J’éprouve une grande sympathie pour l’Amérique démocratique, mais au Proche-Orient, la démocratie importe peu aux Etats-Unis. Sinon ils devraient aussi appuyer les manifestations en Arabie saoudite, au Qatar et à Bahreïn, mais là, ils soutiennent des gouvernements dictatoriaux.



Comment cela va-t-il continuer en Syrie à votre point de vue ?



En Syrie il y aura une démocratie comme dans l’ensemble du monde arabe. Le recours à la violence contre des manifestations pacifiques prônant celle-ci est inacceptable. Mais lorsque j’ai demandé à Assad pourquoi on ne pourrait pas – au moins durant un laps de temps limité – renoncer à la violence contre les rebelles armés, il m’a demandé si je pouvais lui citer un pays occidental qui accepterait que tous les jours vingt à trente de ses soldats soient tués.
Il m’a demandé : Est-ce que Madame Merkel accepterait cela ? Je n’ai pas su que répondre. Je lui ai dit qu’il devait néanmoins engager un dialogue, même avec les forces extrémistes. Qu’il n’y avait qu’un dialogue qui pouvait amener un cessez-le-feu. Qu’il devait prendre la tête du mouvement démocratique pour aboutir à la paix et à la démocratie.



Qu’a-t-il répondu ?



Il a dit que ce qui importait le plus, c’était d’élaborer une Constitution démocratique, et que le peuple devait pouvoir se prononcer à ce sujet. […].



Jürgen Todenhöfer a fait des études de droit aux universités de Munich, Paris, Bonn et Freiburg. Il a fait son doctorat à Freiburg. En 1972, il a été élu au Bundestag allemand en tant que candidat direct de la CDU. Il y a exercé le mandat de député et de porte-parole de politique du développement du groupe CDU/CSU jusqu’en 1990. Déjà avant cela, en 1987, il est entré au Groupe Hubert Burda Media, où il est parvenu à la vice-présidence de la direction.
Ces dix dernières années, Jürgen Todenhöfer s’est constamment exprimé de façon critique sur les guerres en Afghanistan et en Irak. Il y publié une série de livres traitant de ces deux guerres. En 2003, il a écrit « Wer weint schon um Abdul und Tanaya ? Die Irrtümer des Kreuzzugs gegen den Terror » (ISBN 3-451-05420-5) (Qui va pleurer Abdul et Tanaya ? Les erreurs de la croisade contre le terrorisme). C’est un livre qui décrit clairement, par l’exemple d’enfants afghans, l’absurdité de la « guerre contre le terrorisme ». Dans le livre « Andy und Marwa. Zwei Kinder und der Krieg » (2005, ISBN 3-570-00859- 2) (Andy et Marwa, deux enfants et la guerre), Todenhöfer décrit deux destins de la guerre d’Irak, celui d’une fille irakienne et d’un jeune soldat américain. Dans « Warum tötest du, Zaid ? » (Pourquoi tues-tu, Zaïd ?) (2008, ISBN 978-3-570-01022-Cool, Todenhöfer analyse par beaucoup d’entretiens sur place les raisons de la résistance contre l’occupation US en Irak. Son dernier livre jusqu’ici, « Teile dein Glück… und du veränderst die Welt ! – Fundstücke einer abenteuerlichen Reise » (2010, ISBN 978-3-570-10069-1) (Partage ton bonheur... et tu changes le monde ! – trouvailles d’un voyage aventureux) est un livre traitant de questions éthiques centrales.
Pour plus d’informations sur Jürgen Todenhöfer, consultez son site Internet
www.juergentodenhoefer.de

http://www.michelcollon.info/Todenhofer-La-moitie-des.html

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Bardamu
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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   1/4/2012, 22:23

La triple alliance contre la Syrie




Quelques-unes des armes saisies lors de la libération du quartier de Baba Amr à Homs.


Lorsque l’aile médiatique du dispositif pour la guerre en Syrie conforme sa version des événements au storytelling de l’OTAN, la réalité documentée sur le terrain est toute autre. Pour le professeur James Petras, il ne s’agit pas d’une guerre civile, mais d’une attaque coordonnée menée par une coalition internationale. Le gouvernement syrien ne réprime pas des manifestants pacifiques, mais combat les groupes armés des mercenaires d’Al-Qaïda.

L’indignation exprimée par les politiciens occidentaux, les États du Golfe ainsi que par les médias au sujet du « massacre des citoyens syriens manifestant pacifiquement contre l’injustice » est cyniquement conçue pour couvrir les rapports établis sur la conquête violente de quartiers, de villages et de villes entières par des bandes armées, brandissant des fusils d’assaut et semant des bombes le long des routes.

L’assaut contre la Syrie est soutenu par des fonds, des armes et un encadrement étrangers. Du fait du manque de soutien à l’intérieur du pays, une intervention militaire directe provenant de l’extérieur sera de toute façon nécessaire pour assurer le succès de l’opération. C’est dans cette perspective qu’une immense campagne de diplomatie et de propagande a été mise en place afin de diaboliser le gouvernement légitime en Syrie. L’objectif est d’imposer un régime fantoche et de renforcer le contrôle impérial de l’Occident au Moyen-Orient. À court terme, cela permettra d’isoler l’Iran en prévision d’une attaque par Israël et les États-Unis et, à long terme, on élimine de nouveau un gouvernement laïque, indépendant, et proche de la Chine et de la Russie.

Afin de mobiliser l’opinion publique mondiale derrière ce coup de force des Occidentaux, d’Israël et des États du Golfe, plusieurs stratagèmes de propagande ont été utilisés, justifiant une nouvelle fois la violation flagrante de la souveraineté d’un pays, dans le prolongement des destructions réussies des gouvernements laïcs d’Irak et de Libye.


Bernard Henry Lévy en compagnie de Laurent Fabius et Bernard Kouchner, respectivement prédécesseur et potentiel successeur du ministre des Affaires étrangères français Alain Juppé, lors d’un meeting pour une Syrie « démocratique », le 4 juillet 2011. Absent, le leader centriste François Bayrou avait enregistré un message. Le lobbyiste était parvenu à cette occasion à faire prêter serment pour une « démocratisation » de la Syrie sur le modèle libyen à une assemblée comptant par ailleurs la responsable du parti écologiste Cécile Duflot.





Le contexte général : agressions en série


La campagne actuelle de l’Occident contre le gouvernement indépendant d’Assad fait partie d’une série d’attaques contre les mouvements pro-démocratie et les régimes indépendants dans toute l’Afrique du Nord jusqu’au Golfe Persique. La réponse de l’Empire au mouvement démocratique égyptien qui renversa la dictature de Moubarak fut de soutenir la prise en main du pouvoir par la junte militaire, accompagnée d’une campagne meurtrière qui conduisit à l’emprisonnement, à la torture ou à l’assassinat de plus de 10 000 manifestants.

Face à des mouvements pro-démocratie similaires à ceux du monde arabe, les dictateurs autocrates du Golfe soutenus par l’Occident ont écrasé les soulèvements à Barhein, au Yemen et en Arabie Saoudite. Cette agressivité s’est prolongée jusqu’au gouvernement laïque de Libye, où les puissances de l’OTAN ont lancé un bombardement aéronaval massif pour appuyer les bandes de mercenaires, participant à l’anéantissement de l’économie et de la société libyenne. Le déchaînement de ces gangs armés a conduit au saccage des zones urbaines et à la dévastation de la campagne. Les forces de l’OTAN ont éliminé le gouvernement laïque de Kadhafi, faisant torturer et assassiner celui-ci par leurs mercenaires.

L’OTAN à supervisé l’emprisonnement, la torture et l’élimination de dizaines de milliers de fonctionnaires, de civils et de partisans de Kadhafi. L’OTAN a soutenu le régime factice quand celui-ci s’est lancé dans un pogrom sanguinaire contre les Libyens d’ascendance sub-saharienne et les travailleurs immigrés du Sud-sahara, des groupes qui avaient jusque là bénéficié des programmes sociaux généreux de Kadhafi. La politique impériale du « Ruiner et Régner » est devenu le « modèle » pour la Syrie : créer les conditions d’un soulèvement de masse dirigé par les fondamentalistes musulmans, financés et entrainés par des mercenaires occidentaux et des États du Golfe.



La secrétaire d’État Clinton en compagnie des ses homologues des Affaires étrangères Sheikh Abdullah bin Zayed al-Nahyan des Émirats Arabes Unis, William Hague du Royaume-Uni et Ahmet Davutoglu de Turquie, appelant à une intervention « humanitaire » lors de la conférence des « amis de la Syrie » le 24 février 2012.




La voie sanglante de Damas à Téhéran


Selon le Département d’État, « le chemin vers Téhéran passe par Damas » : l’objectif stratégique de l’OTAN est de détruire le principal allié de l’Iran au Moyen-Orient ; pour les monarchies absolues du Golfe, le but est de remplacer une république laïque par une dictature théocratique vassale ; pour le gouvernement turc, il s’agit de favoriser un régime soumis au dictat de la version d’Ankara du capitalisme islamique ; pour Al-Qaïda et ses alliés salafistes et wahhabites un régime théocratique sunnite, débarrassé des syriens laïques, des alaouites et des chrétiens servira de tremplin dans le monde islamique ; et pour Israël, une Syrie divisée et ensanglantée permettra d’assurer son hégémonie régionale.

Ce n’est pas sans une certaine clairvoyance prophétique que le sénateur ultra-sioniste états-unien Joseph Lieberman déclara quelques jours après les attaques du 11 septembre 2001 par « Al-Qaïda », avant même d’examiner les véritables auteurs des attentats : « d’abord nous devons nous attaquer à l’Iran, à l’Irak et à la Syrie ».

Les forces armées anti-syriennes représentent un large spectre de perspectives politiques contradictoires, unies seulement par leur haine commune pour ce régime laïque, nationaliste et indépendant qui a gouverné la complexe société multi-ethnique syrienne depuis des décennies.

La guerre contre la Syrie est la rampe de lancement principale d’une future résurgence du militarisme occidental depuis l’Afrique du Nord jusque au Golfe « Persique », le tout soutenu par une campagne de propagande systématique proclamant la mission démocratique, humanitaire et « civilisatrice » de l’OTAN au nom du peuple syrien.



Combattants de l’Armée « syrienne » libre (ASL). Composée principalement de mercenaires et de fanatiques, financée par le Qatar, armée par la Turquie et encadrée par la France et la Grande-Bretagne, celle-ci n’est ni syrienne, ni libre.




Le chemin de Damas est pavé de mensonges


Une analyse politique et sociale objective de la plupart des combattants armés en Syrie réfute toute tentative visant à convaincre que l’insurrection a pour but la démocratie pour la population de ce pays. Des guerriers fondamentalistes autoritaires forment l’épine dorsale de l’insurrection. Les États du Golfe finançant ces voyous sont eux même des monarchies absolues. Cet Occident qui impose un gouvernement de brutes mafieuses en Libye ne peut en aucun cas se réclamer d’une prétendue « intervention humanitaire ».
Les groupes armés infiltrent les villes et utilisent les foyers de population comme des boucliers d’où ils lancent leurs attaques contre les forces gouvernementales. ils procèdent en forçant des milliers de citoyens à quitter leurs habitations, leurs magasins et leurs bureaux, qu’ils utilisent alors comme avant-postes militaires. La destruction du quartier de Baba-Amr à Homs est un exemples typique de l’utilisation de civils comme boucliers humains par des gangs armés et comme support de propagande pour diaboliser un gouvernement.

Ces groupes armés de mercenaires n’ont aucune crédibilité nationale auprès de la masse syrienne. Une de leur principale unité de propagande est située au cœur de Londres, le soi-disant « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme », agissant en étroite coordination avec les services secrets britanniques pour élaborer d’épouvantables histoires d’horreurs visant à attiser le sentiment en faveur d’une intervention de l’OTAN. Les rois et les émirs des États du Golfe, eux, financent les combattants. La Turquie fournit des bases militaires et assure le contrôle du flux des armements à travers la frontière, ainsi que les déplacements des dirigeants de la soi-disant « Armée Syrienne Libre ». Les États-Unis, la France et l’Angleterre fournissent les armes, l’entrainement et le dispositif diplomatique.
Les « jihadistes » fondamentalistes en provenance de l’étranger, incluant des combattants d’Al-Qaïda venant de Libye, d’Irak et d’Afghanistan, sont engagés dans le conflit. Il ne s’agit pas d’une « guerre civile » : il s’agit d’un conflit international opposant une triple alliance contre nature des impérialistes de l’OTAN, des despotes des États du Golfe et des fondamentalistes musulmans, à un régime nationaliste, indépendant et laïque.

L’origine étrangère des armes, du dispositif de propagande et des combattants mercenaires révèle la sombre nature impériale et « multinationale » du conflit. En fait, le soulèvement violent contre l’État syrien est une campagne impériale de renversement d’un allié de l’Iran, de la Russie et de la Chine, au prix de la destruction de l’économie syrienne et de sa société, fragmentant le pays et déclenchant des guerres sectaires d’extermination contre les minorités alaouite et chrétienne et les partisans de la laïcité.
Les morts et les fuites de réfugiés ne sont pas la conséquence d’une violence gratuite commise par un État assoiffé de sang. Les milices soutenues par l’Occident ont capturé des quartiers entiers par la force des armes, détruisant les oléoducs, sabotant les transports et faisant sauter des bâtiments gouvernementaux. Du fait de ces attaques, les services de bases à la population syrienne furent bloqués, dont l’éducation, l’accès aux soins médicaux, la sécurité, l’eau, l’électricité et les transports. Ce sont eux qui portent la responsabilité du « désastre humanitaire » (celui-là même que leurs alliés impériaux ainsi que les officiels des Nations-Unies imputent a l’armée et aux forces de sécurité syrienne. Les forces de l’ordre syriennes combattent pour préserver la souveraineté d’un État laïque, pendant que l’opposition armée déchaîne sa violence au nom de leurs donneurs d’ordres de l’étranger, à Washington, Riyad, Tel-Aviv, Ankara et Londres.



Le projet de réforme constitutionnelle soumis à référendum par Bachar el-Assad a été approuvé à près de 90 % des suffrages exprimés. 57,4 % des électeurs se sont rendus aux urnes, soit plus de 8 millions de Syriens. C’est le taux de participation à un scrutin le plus important depuis plus de 60 ans.



Conclusions


Le referendum organisé par le régime Assad le mois dernier a attiré des millions d’électeurs syriens, au mépris des menaces impérialistes occidentales et des appels au boycott des terroristes. Cela indique clairement qu’une majorité de Syriens préfère un règlement pacifique et négocié, et rejette la violence des mercenaires. Le « Conseil National Syrien », soutenu par l’Occident et l’« Armée Syrienne Libre » armée par la Turquie et les États du Golfe, rejette les appels russes et chinois au dialogue et à la négociation alors que le gouvernement d’Assad les a acceptés. L’OTAN et les dictatures du Golfe poussent leurs pions à soutenir un changement de régime violent, une politique qui a déjà entrainé la mort de milliers de Syriens. Les sanctions économiques des États-Unis et de l’Union Européenne ont pour objet de casser l’économie syrienne, avec l’espoir que les privations aiguës conduiront une population appauvrie dans les bras de leurs brutaux exécutants. Dans ce qui est une répétition du scénario libyen, l’OTAN propose de « libérer » le peuple syrien par la destruction de son économie, de sa société civile et de l’État laïque.

Une victoire militaire occidentale en Syrie ne ferait qu’alimenter davantage la frénésie militariste. Cela encouragerait l’Occident, Riyad et Israël à provoquer une nouvelle guerre civile au Liban. Après avoir démoli la Syrie, l’axe Washington-Bruxelles-Riyad-Tel-Aviv se dirigera vers une confrontation encore plus sanglante avec l’Iran.

L’horrible destruction de l’Irak, suivie par l’effondrement de l’après guerre en Libye, fournissent un tableau terrifiant de ce qui attend la population syrienne : un écroulement accéléré de son niveau de vie, l’éclatement de son pays, le nettoyage ethnique, le règne de gangs sectaires fondamentalistes, et l’insécurité totale pour les biens et les personnes.

De la même façon que « la gauche » et les « progressistes » avaient présenté le saccage de la Libye comme le « combat révolutionnaire de démocrates insurgés » puis s’en étaient allés, se lavant les mains des conséquence sanglantes de la violence ethnique contre les Libyens noirs, ils reprennent a présent les mêmes slogans pour une intervention militaire contre la Syrie. Ces mêmes libéraux, progressistes, socialistes et marxistes qui appellent l’Occident à intervenir dans la « crise humanitaire » depuis leurs cafés et leurs bureaux a Manhattan et Paris, auront perdu tout intérêt dans l’orgie sanguinaire qui succéderait à la victoires de leurs mercenaires une fois Damas, Alep et les autres villes syriennes soumises par les bombes de l’Otan.

James Petras Professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Dernier ouvrage publié en français : La Face cachée de la mondialisation : L’Impérialisme au XXIe siècle, (Parangon, 2002). Dernier ouvrage publié en anglais : The Arab Revolt and the Imperialist Counter Attack, (Clarity Press, 2011).

http://www.voltairenet.org/La-triple-alliance-contre-la-Syrie
via
http://stefouxxx.wordpress.com/2012/04/01/la-triple-alliance-contre-la-syrie/

C’est un bon tableau de la situation en Syrie. Si les journalistes étaient le moindrement de vrais journalistes, intègres avec un minimum d’éthique, c’est ce qu’ils devraient nous rapporter plutôt comme info au lieu de jouer les perroquets de l’OTAN comme ICI : http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201203/31/01-4511263-syrie-le-regime-assad-dit-avoir-ecrase-la-revolte.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_crise-dans-le-monde-arabe_1415782_section_POS1

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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   22/4/2012, 01:22



Oui le tableau est parfaitement clair avec cet article, ce Petras à beaucoup d'articles en anglais.
http://www.voltairenet.org/_James-Petras_?lang=en

______

Petit extrait de "Thierry Meyssan sur les tentatives de déstabilisation de la Syrie et sur l’élection présidentielle française"
Citation :

Fondamentalement, la coalition anti-syrienne unit quatre composantes.

- Les États-Unis veulent poursuivre le remodelage du « Moyen-Orient élargi ». Il s’agit pour eux de casser les grands États historiques et de leur substituer de petits États ethniquement homogènes, plus faciles à manipuler. Ils entendent amputer le Nord-Est de la Syrie en vue de la création d’un Kurdistan avec des éléments irakiens, turcs, voire iraniens. Et amputer la côte syrienne pour déplacer le Liban vers le Nord et offrir une partie de son territoire actuel à Israël.

- De son côté la colonie juive de Palestine vise à briser « l’Axe de la Résistance ». Il lui faut changer le régime, renverser Bachar el-Assad, au profit d’un fantoche, Burhan Galioun, dont le seul programme politique est de rompre l’alliance syrienne avec le Hezbollah et l’Iran, ainsi qu’il l’a lui-même expliqué au Wall Street Journal.

- En ce qui les concerne, les dictatures religieuses du Golfe ont, pour survivre, un besoin vital d’éliminer le modèle laïque syrien. Celui-ci est très différents de ce que nous connaissons sous le même vocable en Europe, particulièrement en France. La laïcité syrienne n’est pas une cohabitation, une tolérance, entre communautés religieuse —et encore moins un cache-nez du racisme comme elle tend à le devenir en Europe , mais une véritable coopération entre croyants pour garantir la liberté de chacun de s’épanouir spirituellement en suivant la foi de ses ancêtres.

- Enfin, les multinationales de l’énergie convoitent le gaz de la région. On a découvert des réserves considérables en Méditerranée sous la croute de sel, et dans le continent. Ces gisements sont partagés entre l’Egypte, la Palestine occupée, le Liban, la Syrie, la Turquie et Chypre, mais leur centre se trouve à Qârâ, non loin de Homs. Nous venons en fait d’assister à la première grande guerre du gaz qui préfigure de nouvelles règles géopolitiques bien différentes de celles du pétrole. C’est aussi la raison pour laquelle, les grandes puissances du gaz sont si impliquées : la Russie, l’Iran et le Qatar.

http://www.voltairenet.org/Thierry-Meyssan-sur-les-tentatives
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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   2/5/2012, 07:35

Triste nouvelle encore et toujours des attentats (Idleb en Syrie)

1 mai 2012: Journal - Plusieurs attentats perpétrés


Citation :

Juppé et Sarkozy peuvent être fiers d'eux ! Les terroristes salafistes wahhabites s'en donnent à coeur joie pour tuer de pauvres Syriens. Ce qui se passe dans ce pays est épouvantable.

SOURCES

http://www.youtube.com/watch?v=i33q4ev7p0M
du compte
http://www.youtube.com/user/ILOVESYRIE/videos

Condamnations des attentats terroristes.

L'Iran condamne les actes terroristes en Syrie et souligne la nécessité de mettre un terme au trafic d'armes.

Deux officiers tués dans l'explosion de deux charges plantées par des terroristes à la banlieue de Damas.

Mood après sa rencontre avec al-Miqdad: respecter la souveraineté de la Syrie et évaluer les faites réels sur le terrain.

Deux attentats-suicides à Idleb faisant huit martyrs parmi les civils et les forces de l'ordre

Enregistré de officielle syrienne Tv Channel, par Syrianfreepress.net, tg24siria
soutenez nous ... I LOVE SYRIA ... https://www.facebook.com/YACHAME

Citation :

Syrie : Ban Ki-moon (le pitre en chef)* condamne les attentats de Damas et Idleb
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné lundi les récents attentats commis à Idleb (nord-ouest de la Syrie) et Damas et a demandé la pleine coopération du pouvoir et de l'opposition à la mission de l'ONU en Syrie.
http://www.guysen.com/news_Syrie-Ban-Ki-moon-condamne-les-attentats-de-Damas-et-Idleb_350615.html

http://fr.euronews.com/2012/05/01/la-syrie-entre-guerre-civile-et-elections

*
Citation :

Churkin (représentant permanent de la Russie à l´ONU) a également critiqué le Secrétaire Général de l´ONU, Ban Ki-moon, qui a déclaré que les agissements de l´OTAN en Libye étaient "conformes" aux préceptes de la résolution 1973 et a demandé une rectification du fonctionnaire à ce sujet.
decembre 2011 BONUS le prochain pitre à la banque mondiale (peut être) Jim Yong Kim


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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   7/5/2012, 18:54

Guerres impérialistes: préparation d’un remake du Kosovo en Syrie… au Kosovo


Voilà le piège à attraper les opinions publiques (comme en 1998-99). L’empire nous prépare un Kosovo bis en Syrie et notre nouveau roi fraîchement élu a déjà dit qu’il supporterait l’envoi de la bidasserie française pour guerroyer aux côtés des “défenseurs du monde libre” yankees, qui financent et entrainent les groupes terroristes comme l’armée de libération du Kosovo (qui gère également le traffic de drogue en provenance d’Afghanistan, celle-ci étant acheminé au Kosovo par la flotte aérienne yankee, militaire + CIA)… et l’armée syrienne libre aujourd’hui. Les larrons sont assemblés sur la poudrière, t’as pas une allumette François ?




L’opposition syrienne étudie les tactiques de la terreur au Kosovo


url de l’article original:
http://rt.com/news/syrian-opposition-studies-terror-tactics-in-kosovo-585/

Traduit de l’anglais par Résistance 71


Une délégation de rebelles syriens a fait un pacte avec les autorités de Pristina afin d’échanger leur expérience au sujet de la guérilla. L’opposition syrienne va envoyer des militants au Kosovo pour qu’ils adoptent les tactiques et soient entraînés pour chasser le régime du président Bachar Al-Assad du pouvoir.

Le 26 Avril, une délégation de membres de l’opposition syrienne est venue à Pristina en route pour les Etats-Unis, pour des discussions sur le comment utiliser l’expérience de l’Armée de Libération du Kosovo en Syrie, rapporte l’agence Associated Press.

Jusqu’ici, une opposition syrienne très mal organisée n’a pas pu former un front uni contre les forces du président Assad. Les tactiques terroristes utilisées par les militants leur permettent de tuer des militaires et des représentants de l’état, mais ne leur permettent pas à maintenir une forte position contre les troupes régulières.

“Nous sommes venus ici pour apprendre. Le Kosovo est passé par là et a une expérience qui sera très utile pour nous, “ dit le chef de délégation syrienne Ammar Abdulhamid, un activiste syrien dissident des droits de l’Homme. “En particulier, nous aimerions savoir comment des groupes éparses de combat furent unifiés en la KLA”.

Les leaders de l’opposition syrienne ont promis de reconnaître immédiatement le Kosovo dès qu’ils auront pris le pouvoir dans leur pays.

“Nous avons grandement besoin d’actions communes en tant que coalition d’opposition”, a insisté Ammar Abdulhamid, un opposant de longue date syrien au président Al-Assad. En 2005, il a fui la Syrie pour aller aux Etats-Unis.

Le camp d’entrainement à la frontière albano-kosovar qui a accueill les participants syriens fut originellement organisé par les Etats-Unis pour aider la KLA pour entraîner ses combattants.

L’Armée de Libération du Kosovo (NdT: ALK ou KLA en anglais) était considérée comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France pendant des années jusqu’en 1998, où elle fut retirée de la liste des organisations terroristes sans qu’aucune explication ne soit jamais donnée. L’ALK a eu pour habitude d’avoir jusqu’à 10% de ses effectifs constitués d’enfants et d’adolescents.

Il y a eu de nombreux rapports concernant les liens entre l’ALK et Al Qaïda, elle obtint des armes de cette organisation terroriste, ses militants étant entrainés dans le camps d’Al Qaïda au Pakistan et ayant même des membres de ce réseau dans ses rangs pour combattre les Serbes.

– En 1998-99, les séparatistes du Kosovo commencèrent un conflit armé contre Belgrade afin de séparer la région kosovar de la Serbie. La guerre dans la région fut entâchée de nombreuses atrocités et de massacres de populations civiles. La plupart des Serbes qui vivaient au Kosovo sont devenus des réfugiés. –

En 2008, 10 ans après le début du conflit armé avec la Serbie, Le Kosovo s’est unilatéralement proclamé indépendant de Belgrade. L’indépendance du Kosovo a été reconnue par les pays occidentaux dans leur majorité, pour la plupart membres de l’OTAN ou associés avec le bloc.

Les mêmes horreurs perpétrées au Kosovo durant la guerre sont apparemment en cours de préparation pour être administrée à la population multi-confessionnelle syrienne par des islamistes de l7armée libre syrienne qui se sont entraînés au Kosovo au cœur de l’Europe.

Le groupe de l’armée syrienne libre qui forme la délégation au Kosovo a lutté contre le gouvernement syrien depuis maintenant plus d’un an. Cette confrontation a coûté la vie à plus de 9 000 personnes dont la moitié sont des militaires syriens, des policiers et des officiels du gouvernement.

Récemment, les militants ont été forcés de quitter les villes syriennes et leurs positions le long de la frontière turco-syrienne. Etant incapable de renverser la marée de manière indépendante, l’armée libre syrienne s’est adressée à ses sponsors étrangers pour commencer une intervdention militaire en Syrie afin de renverser le président Al-Assad.

Le contributeur du site globalresearch.ca Benjamin Schett a dit à RT que les rebelles syriens n’apprendront pas grand chose en terme de tactiques militaires de la part de l’ALK. “La soi-disante Armée de Libération du Kosovo, ce groupe terroriste, a été en fait vaincu par l’armée serbe en 1998.”

Schett dit qu’une fois que la Serbie eut accepté un cesser-le-feu, retiré ses troupes et laissé la place aux observateurs de l’OSCE, l’ALK utilisa cette situation pour intensifier ses attaques afin de provoquer une réaction militaire.

Il continue en disant qu’en se présentant eux-mêmes comme des combattants de la liberté et des victimes auprès des médias occidentaux, l’ALK sécurisa une intervention occidentale en Mars 1999 après qu’ils eurent mis en scène un faux massacre à Racak.

Schett pense que les rebelles syriens vont au Kosovo afin d’acquérir les techniques de relation publique. Il dit que malgré leur manque de prouesses militaires, ils étaient particulièrement adeptes à faire croire au public occidental qu’ils se battaient pour une noble cause et ce malgré des rapports persistants indiquant qu’ils aient commis de nombreux crimes de guerre et d’abus des droits de l’Homme.

Des tactiques de marauders / pillards et de nettoyage ethnique

Eliminer les minorités locales après une période de bombardements intensive de l’OTAN, sont les seules tactiques de combat que l’ALK a maîtrisé et la seule chose que l’opposition syrienne puisse vraiment apprendre d’eux, a dit à RT le responsable des affaires étrangères du magazine américain Chronicles, Srdja Trifcovich.

RT: Que peut apprendre l’opposition syrienne dans ces camps?

Srdja Trifcovich: Dans un premier temps, je ne pense pas qu’ils puissent apprendre beaucoup des vétérans de l’ALK en termes d’efficacité au combat parce que l’ALK a été peu efficace dans sa rebellion contre les forces de sécurités serbes et ce juqu’aux bombardements de l’OTAN. Ils ont commencé leurs embuscades terroristes en 1997. Ils ont intensifié leurs activités en 1998. Mais tout au long de l’affaire, ils ne voulaient que de la gestion d’atrocités., par exemple le fameux cas de Racak où les victimes de combats furent présentées comme d’innocents civils massacrés par les Serbes. Mais même durant les bombardements, les forces serbes maintinrent le contrôle total de tous les centres de population et ils maintinrent même les routes ouvertes. L’ALK ne vint qu’après que les Serbes aient commencé à évacuer en accord avec les termes du cesser-le-feu avec l’OTAN; et même a ce moment là ils n’engagèrent pas le combat, ils n’agirent que comme des marauders, des pillards, procédant à un nettoyage ethnique des non-albanais. Ainsi, il n’y a en fait rien à apprendre en termes d’efficacité au combat ainsi qu’en termes d’organiser une force de guérilla efficace.

RT: Les mots de terreur, assassinat et attentats à la bombe, sont associés avec l’ALK, est-ce vraiment le genre de choses avec lesquelles l’armée syrienne libre veut vraiment être associée ?

ST: Il semblerait qu’ils n’en ont cure, car si j’ai bien saisi, Ammar Abdulhamid, un des leaders de l’opposition syrienne qui est venu à Pristina et qui parla à un journaliste d’AP a dit: “Nous sommes ici pour apprendre”. Ceci devrait-être un énorme réveil pour les Syriens qui ne soutiennent pas l’opposition, spécifiquement les minorités comme les Alaouites, les Chrétiens, qu’ils soient orthodoxes grecs ou catholiques, les Chi’ites, les Kurdes. Les sunnites modérés devraient se rappeler que si les rebelles syriens apprennent de l’ALK, cela veut dire qu’il y aura un bain de sang après la chute d’Assad et qu’il n’y aura plus aucune place pour quiconque, excepté le groupe majoritaire qui soutient son credo extrémiste, que ce soit celui d’une grande Albanie au Kosovo ou bien les boutures des frères musulmans en Syrie.


http://resistance71.wordpress.com/2012/05/07/guerres-imperialistes-preparation-dun-remake-du-kosovo-en-syrie-au-kosovo/

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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   16/5/2012, 06:17

Des attentats en Syrie font plus de 50 morts et 350 blessés
11.05.2012 09:28

Citation :

Deux attentats simultanés ont fait 55 morts et 372 blessés jeudi matin (10 mai) dans la capitale Damas, selon le ministère syrien de l'Intérieur.

Les deux attentats qui ont frappé Damas jeudi matin ont fait 55 morts et 372 blessées, des civils et des militaires, a annoncé le ministère de l'intérieur sur la télévision d'Etat. Il a précisé que la charge explosive pesait "plus de 1000 kilogrammes". Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les explosions, dont l'une à la voiture piégée, ont visé un centre des renseignements dans la capitale syrienne.

Régime et opposition se sont accusés mutuellement de ces attaques, "les plus violentes en Syrie depuis le début de la révolte" en mars 2011, selon l'OSDH.

La chaîne a diffusé des premières images, montrant des corps carbonisés à bord de dizaines de carcasses de véhicules encore fumantes, précisant que les attaques "terroristes" avaient eu lieu sur la voie rapide du sud, "au moment où les gens se rendaient à leur travail et les élèves à l'école".

"Actes odieux"

L'émissaire de l'ONU et la Ligue arabe pour la Syrie Kofi Annan a condamné jeudi à Genève les attentats à Damas. Il a affirmé qu'ils sont "inacceptables" et "contre-productifs". "Ces actes odieux sont inacceptables et la violence en Syrie doit cesser", a affirmé l'ex-secrétaire général de l'ONU dans une déclaration écrite, en condamnant "dans les termes les plus vifs" les deux explosions.

De nombreuses voitures civiles ont été détruites et les façades de certains bâtiments ont été soufflées. Un cratère de trois mètres de profondeur a été provoqué par les explosions. D'après des habitants, les explosions ont eu lieu presque simultanément peu après 08h00 (07h00 en Suisse) dans le quartier de Kfar Sousseh, où se trouve le complexe abritant les services de renseignement militaire du régime de Bachar al Assad.

Le dernier attentat meurtrier à Damas remonte au 27 avril. Onze personnes avaient alors péri dans l'attaque suicide en face d'une mosquée.

agences/vtom

Le tartuffe Mood (bioman force casque bleu) en prime

Citation :

Appel à l'aide du chef des observateurs
Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le général Robert Mood, a lancé jeudi un appel à l'aide pour arrêter les violences dans ce pays, après s'être rendu sur les lieux des attentats.

"Nous, communauté internationale, sommes là avec le peuple syrien et j'appelle tout le monde en Syrie et à l'extérieur à aider à stopper ces violences", a-t-il déclaré à la presse.

Une mission d'observation se trouve en Syrie depuis le 15 avril, conformément au plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan, afin de surveiller l'application d'un cessez-le-feu pourtant continuellement ignoré.

Voir la vidéo ici avec Randa Kassis saveur "complot régime ananas"
http://www.rts.ch/info/monde/3983139-des-attentats-en-syrie-font-plus-de-50-morts-et-350-blesses.html
Le complot à géométrie variable encore et toujours. A qui a le plus profité les attentats du 11 septembe Mm Randa Kassis ?




Le terrorisme, dernier recours face à la résistance syrienne

Réseau Voltaire | 12 mai 2012


Citation :

Suite à leur défaite militaire face à l’armée régulière, les légions de la coalition anti-syrienne ont désormais recours au terrorisme aveugle.

Ainsi ce vendredi, les services spéciaux syriens ont prévenu un attentat à Alep, deuxième ville du pays. Un kamikaze roulant à bord d’un microbus contenant 1,2 tonne d’explosifs destinés à détruire le quartier densément peuplé d’al-Chaar a été stoppé par les forces de sécurités avant de pouvoir déclencher son dispositif [1].

Cette opération fait suite au double attentat qui a fait 55 morts et 372 blessés à Damas, ce jeudi. Les attaques ont eu lieu quasi simultanément, vers 8h locales, sur une voie rapide au sud de la ville, à une heure de pointe, pendant que les gens se rendaient à leur travail et les élèves à l’école. Les déflagrations ont été si puissantes qu’elles ont fait trembler tous les immeubles de la capitale. L’attentat à été revendiqué par le groupuscule terroriste Jabhat al-nusra, qui avait déjà revendiqué en janvier l’attentat ayant tué 26 personnes à al-Midan, un quartier populaire de la banlieue de Damas.

Annonçant que « les kalachnikovs ne renverseraient pas le régime », les groupes armés et leurs donneurs d’ordres à l’étranger s’organisent pour livrer une guerre dite de « basse intensité » contre la Syrie [2].

Fin avril, le cargo Loutfallah 2 avait été intercepté [3] dans les eaux libanaises avec à son bord 150 tonnes d’armement à destination des combattants en Syrie, dont des obus 155 mm destinés en théorie à des pièces d’artillerie lourdes, dont ne dispose pas l’opposition armée. La charge explosive de ces obus composée d’un mélange de TNT et de RDX peut par contre servir de base à la fabrication d’explosifs extrêmement puissants.

Par ailleurs, au moins cinq experts en explosifs sont arrivés dernièrement en Syrie en provenance des camps de réfugiés palestiniens au Liban.

L’un d’entre eux, l’expert en explosif du groupe terroriste pro-saoudien Fatah al islam, Abdel Ghani Jawhar, est mort dans localité frontalière de Qousseir, tué par l’explosion de sa propre bombe, destinée à être utilisée contre l’armée syrienne. Diplômé en chimie, il s’était rendu en Syrie pour former les combattants à la fabrication d’explosifs et de voitures piégées [4].

Alors que les médias occidentaux et du Golfe affirment que les combattants armés défendent la population face à la « répression sanglante du régime », cette théorie est contredite par les faits depuis le début de l’opération de déstabilisation du pays en mars 2011. Cherchant à provoquer un chaos susceptible de justifier une intervention étrangère « humanitaire », ce sont bien les mercenaires de la coalition internationale qui attaquent, non seulement l’armée et la police, mais aussi la population.


[1] « Un terroriste actionne sa ceinture explosive et tente de faire exploser un microbus bourré d’explosifs à Alep », SANA, 11 mai 2012.

[2] « Les pays de l’ALBA dénoncent à leur tour l’ingérence des « Contras » en Syrie », Réseau Voltaire, 12 février 2012.

[3] Un avion cargo chargé d’armes avait déjà été saisi en février dernier, voir : « Un avion cargo suspect saisi par la sécurité libanaise », Réseau Voltaire, 8 février 2012.

[4] « In Syria, Lebanon’s Most Wanted Sunni Terrorist Blows Himself Up », par Aryn Baker, Global spin, 23 avril 2012.

Spoiler:
 

Source
http://www.voltairenet.org/Le-terrorisme-dernier-recours-face
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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   16/5/2012, 08:16

L’hypocrisie politique : Washington avoue qu’Al-Qaïda est active en Syrie

Extrait (avant dernier article reprit par Khalaf pour sa tendance générale)
Pierre Khalaf
Chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales de Beyrouth.

Citation :

Magazine (hebdomadaire libanais francophone indépendant, 11 mai 2012)
Paul Khalifé

A Bagdad, l’Iran a encore marqué un point, ces derniers jours, avec l’annonce de l’acquittement de Ali Dakdouk, ce membre du Hezbollah accusé par Washington d’avoir planifié l’enlèvement, à Karbala, en 2007, de cinq soldats américains qui ont été tués. Pourtant, les autorités irakiennes s’étaient engagées à garder en prison ce militant qui avait réussi à tromper les enquêteurs américains pendant de longs mois, en se faisant passer pour un sourd-muet. Quelques jours plus tôt, les deux pays se sont affrontés indirectement au Liban, par délégations interposées. Le vice-président iranien, Mohammad Reda Rahimi, et le secrétaire d’État américain pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey D. Feltman (francophone, double nationalité US Israel en recherche mais il serait juif, il est aussi allé en Algérie Tunisie etc... ), se sont croisés dans les rues de Beyrouth et dans les sièges des institutions constitutionnelles, sans jamais se rencontrer.

La visite de Rahimi était prévue de longue date. Celle de Feltman a été décidée récemment, et le timing a été choisi afin qu’elle coïncide avec celle du dirigeant iranien, assurent des sources officielles bien informées. Le message est clair : il n’est pas question de laisser le terrain libre aux Iraniens en cette étape cruciale. En Syrie, la Russie, soutenue par l’Iran et la Chine, a pris l’initiative et tente, avec difficulté, de jeter les fondements d’une solution politique à laquelle serait associé le régime de Bachar el-Assad, au grand dam des Occidentaux et des Arabes du Golfe. Au Liban, le Hezbollah et ses alliés avancent leurs pions, à un an des législatives.

Face à cet activisme énergique, Washington déploie ses moyens. Et ils sont gros. En moins d’un mois, quatre délégations américaines, militaires et diplomatiques, ont débarqué à Beyrouth. Le premier à venir a été le chef des forces terrestres du CentCom, le général Vincent Brooks, qui a inspecté la Ligne bleue avant de quitter le pays, laissant derrière lui une flopée de questions sans réponses. Il a été suivi, le 26 avril, par la secrétaire d’État adjointe américaine, Elizabeth Debel. Cette visite a coïncidé avec la présence au Liban de la directrice du département du Moyen-Orient à l’Agence américaine du développement, Mara Rodman. On dit que ces deux dames sont venues préparer le volet relatif à la Syrie des entretiens de Feltman.

Dans ce contexte, la visite de Rahimi peut être considérée comme une réponse à cette effervescence américaine. Mais ce n’est pas le cas. Car, comme précisé précédemment, ce voyage était programmé depuis des semaines. Cependant, les Iraniens en ont profité pour faire le plus de bruit possible, afin d’attirer l’attention des États-Unis. La taille de la délégation qui a accompagné le vice-président iranien montre bien que la discrétion n’était pas son principal souci : quinze ministres, vice-ministres et directeurs généraux. De plus, tout ce beau monde ne ramenait pas de nouveaux accords de coopération, mais plutôt des projets de décret d’exécution pour les seize accords signés lors de la visite au Liban du président Mahmoud Ahmadinejad, en octobre 2010. Selon des sources bien informées, le point d’orgue de la visite de Rahimi a été la pose de la première pierre d’un complexe culturel financé par l’Iran, sur la route de l’aéroport. Certes, les Iraniens ont reformulé, pour la énième fois, leur proposition de construire des centrales électriques à des prix préférentiels et dans des délais très rapides. Toutefois, ils savent pertinemment que le Liban n’est pas disposé à accepter cette offre, aussi généreuse soit-elle, de peur de subir la colère des États-Unis pour violation des sanctions imposées à l’Iran. Et, comme pour être sûr qu’il sera remarqué, Rahimi s’est déplacé en tête d’un convoi de plusieurs dizaines de véhicules pour se rendre à Maroun el-Ras, à un jet de pierre de la frontière méridionale, où il a scruté la Galilée à travers de puissantes jumelles.

En revanche, le contenu de la visite de Feltman était plus important, bien qu’elle n’ait été décidée que tardivement. Le diplomate américain est venu discuter essentiellement de deux gros sujets : la crise syrienne et les prochaines élections législatives au Liban. Le sort du gouvernement est étroitement lié à la deuxième question. Au passage, il a évoqué d’autres points subsidiaires.

Avec les officiels, il s’est surtout entretenu de la situation en Syrie. Il a réaffirmé la détermination des États-Unis à obtenir le départ de Bachar el-Assad. Tout en encourageant les responsables à poursuivre la politique de « dissociation » de la crise syrienne, il a plaidé en faveur d’un « environnement sûr pour les réfugiés et les opposants syriens ». Dans ce cadre, il a sondé – sans trop insister – le président Michel Sleiman et le Premier ministre, Najib Mikati, sur la possibilité d’installer deux camps pour les réfugiés syriens, l’un au Nord, l’autre dans la Békaa, comme le souhaitent les « Amis de la Syrie ». Dans un article, publié le 26 avril dans al-Akhbar, Nasser Charara fait état d’un « rôle important attribué à la Norvège dans le dossier des réfugiés syriens ». Ce pays dispose déjà de trois associations et ONG actives au Liban dans ce secteur. Elles emploient entre 70 et 90 Libanais », écrit le journaliste.
Le diplomate a, en outre, rappelé aux deux responsables que les Etats-Unis verraient d’un mauvais œil l’utilisation par l’Iran du secteur bancaire libanais pour contourner les sanctions, ainsi que d’éventuelles facilités financières accordées à la République islamique.

Avec Nabih Berry, Feltman a surtout évoqué le litige pétrolier entre le Liban et Israël. Il a assuré que Washington étudiait un projet de solution dont les contours commencent à apparaître. Il s’agirait d’une ligne bleue maritime, une sorte de ligne de séparation provisoire, en attendant que la frontière définitive soit tracée.

L’entretien avec Walid Joumblatt était extrêmement important. Feltman a tenté de le rapprocher du 14-mars et semble y avoir réussi. Deux jours après le départ du diplomate américain, le leader druze a tenu des propos particulièrement critiques à l’adresse du Hezbollah, sans le nommer. Certes, il reste au gouvernement, pour l’instant, et ne s’attaque pas encore aux armes de la Résistance. Mais il est clair que ses positions sont plus proches de celles du 14-mars que du 8-mars, sur la Syrie bien sûr, mais aussi sur des questions internes telles que le litige financier, les nominations etc. Jeffrey Feltman a également écouté les arguments de Joumblatt sur son rejet de la proportionnelle, mettant l’accent sur l’importance que le scrutin ait lieu à temps.

Il est intéressant de noter que Feltman a rencontré collectivement ou séparément presque tous les ténors chrétiens du 14-mars. Selon des sources bien informées, sa visite à Fouad Siniora n’était pas prévue dans le programme initial. Elle a été rajoutée après que certaines figures du Courant du futur ont exprimé leur mécontentement en boycottant le dîner chez le député Boutros Harb.

Cet indice montre que les Américains pensent que l’électorat chrétien sera le principal enjeu des prochaines élections législatives. Il a d’ailleurs été essentiellement question d’élections avec le 14-mars. Feltman a encouragé ses interlocuteurs à resserrer les rangs, afin d’être prêts pour cette échéance qui permettra au 14-mars de revenir au pouvoir. Il a répété la phrase de son discours prononcé lors de la commémoration, en mars, au Capitole, de l’anniversaire de la révolution du Cèdre : « Il faudra profiter des prochaines élections législatives pour en finir avec les vestiges et les résidus du régime syrien au Liban ». Selon des sources bien informées, Feltman a insisté, auprès de ses interlocuteurs, sur l’importance de l’échéance électorale dans la stratégie américaine, car elle permettra de « réduire à presque zéro l’influence syro-iranienne au Liban ». Il a pressé les amis et alliés des États-Unis à adopter une position commune au sujet de la loi électorale et d’unir leurs efforts, afin de former des alliances électorales « solides et efficaces ». Après avoir entendu leurs arguments au sujet de la proportionnelle, il les a appuyés dans leur revendication pour un retour à la loi de 1960, avec quelques modifications. En revanche, il leur a conseillé de mettre une sourdine au projet de gouvernement de technocrates, car la stabilité du Liban reste une priorité pour les États-Unis. « Il sera toujours possible d’envisager un cabinet neutre dans quelques mois », a-t-il dit.

Le reste est intéressant et complet sur de nombreux sujets et affaires dans cette région du monde ou le feu couve depuis si longtemps. Différents points de vues y sont repris.

Donc n'ésitez pas à cliquer, bonne journée.
http://www.voltairenet.org/L-hypocrisie-politique-Washington

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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   28/5/2012, 23:18

Carnage à Houla : entre vérité et arnaque


Citation :
Il serait incrédule de croire les versions des faits véhiculées par les différentes factions de l’insurrection syrienne sur ce qui se passe en général et s’est passé dans la localité de Houlé, (que tout le monde appelle désormais Houla).

D’innombrables fois, celles-ci ont fait preuve de mensonges ou d’omissions, comme ce fut flagrant dans l’affaire des Libanais kidnappés par l’ASL.

Concernant le carnage horrible de Houlé, très peu de données sont sures et certaines. Seule une enquête peut trancher. La donnée la plus certaine reste le bilan final de ses victimes : 114 personnes massacrées d’une façon horrible, dont 32 enfants de moins de 10 ans. Mais qu’en est-il du quand et comment ils ont été tués : très peu en parlent. Quoi de plus facile d’accuser le régime, comme c’est le cas dirigeants occidentaux et arabes, relayés par les agences et les medias, à la veille de la visite du responsable onusien Kofi Annan et d’une réunion du Conseil de sécurité.

Les observateurs ne manquent pas de le constater qu’à chaque fois qu’il y a une échéance onusienne, il faut s’attendre à une escalade sécuritaire imputée au régime.

Tués à bout portant et non dans des bombardements

Or, une autre donnée est aussi sure qu’apparente, celle montrée à travers les images des victimes présentées par les chaines de télévision et sur la toile et que très peu tentent de décortiquer : l’horreur des images étant à elle seul dissuasive.

Ainsi, la majeure partie des victimes, surtout les enfants montrent des traces de balles dans la tête et le visage, un peu mois dans la partie supérieure du corps. L’un d’entre eux pourrait laisser croire qu’il a été égorgé. Mais l’éventualité d’une balle tranchante est aussi plausible. Un bébé semble quant à lui avoir été assommé d’une hache à la tête aussi. L’une des photographies montrent des traces de sang sur le mur.

Il en découle que la plupart des martyrs ont été liquidés à l’arme à feu, à bout portant.

Ces images affreuses sapent la version disant « qu’ils ont péri dans des bombardements intensifs des forces gouvernementales », version véhiculée par l’Organisation syrienne des Droits de l’homme (OSDH) à travers les agences internationales à longueur de la journée de vendredi 25 mai puis du samedi.

Lorsqu’il y bombardement, cela veut dire que les maisons sont détruites ou endommagées et que les cadavres ne peuvent qu’être délabrés et poussiéreux. Ce qui n’est pas du tout le cas dans le carnage de Houlé. Les maisons sont intactes, on voit à peine les traces de coups de feu sur les murs ou les sols. Les victimes semblent avoir été abattues une à une, dans les chambres, dans les couloirs ou sur les étages...

Même les observateurs onusiens dépêchés sur les lieux du massacre n’ont pas distingué cette nuance. Après avoir imputé aux forces gouvernementales la responsabilité du massacre, ils ont observé que la ville a été bombardée aux obus de char.

Les images sapent aussi la deuxième version des faits, différente de la première, mise en exergue par des journaux arabes financés par l’Arabie saoudite comme dans le journal arabophone publié à Londres Al-Hayat, et dans lequel Il est question de « voyous du régime (chabbiha) qui ont investi les périphéries de la ville après des manifestations, puis ont ouvert le feu dans ses rues, ont perquisitionné ses maisons et ont égorgé la plupart des femmes et des enfants à coups d’armes blanches ».

Elle avance l’assassinat aux armes blanches de la plupart des victimes. Ce qui est aussi inexact. Constats : cette version évite de constater qu’elles ont été tuées à bout portant. De plus, elle évite de signaler que des bombardements intensifs ont eu lieu. Il est vrai que ceci aurait sapé leur logique des évènements, sachant qu’il est incompatible de bombarder intensivement une région et de l’investir en même temps.

Cette diversité des versions a même été constatée par le site en ligne syrien Syria Truth (opposition de gauche hostile au régime et à l’insurrection en même temps) et qui avait évoqué dans son numéro de samedi « un massacre commis par les forces gouvernementales lors de bombardements intensifs contre la région de Houlé dans le cadre d’accrochages avec des dizaines d’homme armés takfiris ».

Il rapporte entre autre la version avancée par le Comités de coordination de la révolution qui évitent quant à eux d’accuser l’armée régulière et accusent les habitants alaouites : « la région de Houlé est habitée par une majorité sunnite, alors que les villages situés au sud sont habitées par une minorité alaouite et ce sont ceux-là qui ont attaqué les villages ... », relate le CRC.

Des accrochages : pourquoi personne n’en parle

Hormis cette diversité, un cordon ombilical relie ces versions des différentes factions de l’insurrection syrienne : elles évitent toutes d’évoquer qu’il y a eu des accrochages entre les forces de l’ordre et les insurgés. Il s’agit là d’une leur ligne éditoriale, depuis l’éclatement de la crise syrienne, qui veut laisser croire que les forces de l’ordre ouvrent le feu contre les civils et non contre les hommes armés. (Quoique les images vidéos mises en ligne ne montrent jamais ceci). Ce qui aurait pour effet d’alléger ses torts au regard de l’opinion publique.

Ces accrochages ont par contre été évoqués dans la conférence de presse du porte-parole du ministère des affaires étrangères Jihad Makdessi. « Des centaines de personnes, armées de différentes sortes "d’armes lourdes" ont lancé l’assaut contre la localité de Houlé après s’être rassemblées en groupes dans plusieurs régions,..., les forces de sûreté et du maintien de l’ordre n’ont pas quitté leurs positions et étaient en état de légitime défense », relate Makdessi. Lequel a tenu à notifier qu’aucune char n’était entré à Houlé et que l’artillerie n’était pas du tout pointée sur la zone du massacre.

Selon lui, les hommes armés s’étaient rassemblées vendredi à 14heures puis ont mené leur attaque à bord de pickups transportant des armes lourdes dont des mortiers, des mitrailleuses lourdes, des projectiles anti-char. (Des armements acheminés dernièrement via la frontière libanaise, selon les aveux des chefs de l’insurrection au quotidien Al-Akhbar)

Il a ajouté que les forces gouvernementales dans cette région ne se trouvaient que dans cinq positions, "toutes en dehors de la zone du massacre", et que l’offensive entamée à "14heures s’était poursuivie jusqu’à 22h , faisant trois martyrs parmi les éléments des forces de l’ordre, et 16 blessés dont les blessures de certains sont fort graves. Il a aussi fait état de corps carbonisés du fait des armes lourdes employées. (Samedi, les autorités syriennes avaient organisé les obsèques de 23 soldats et éléments des forces de l’ordre tués vendredi.)

Makdessi reconnait aussi, que certaines régions sont désormais sous le contrôle des insurgés. Le gouvernorat de Homs est sans doute le plus concernée.

Régions incontrolables et zone tampon

L’aveu est soutenu par les témoignages des rescapés de Houla qui ont quant à eux fait état de pressions monstres qu’ils subissent de la part insurgés, les sollicitant à se rallier à l’insurrection et demandant aux hommes de rejoindre leurs rangs. Et comme ils ont refusé, on leur a dans un premier temps incendié leurs champs agricoles. Ainsi que l’hôpital public.

Autre indice de ce contrôle : ce sont, comme le montrent le vidéos sur la toile, les insurgés qui ont organisé les obsèques des martyrs de Houla. Les éléments des forces de l’ordre étant totalement absents.

Plus encore, samedi, d’autres massacres ont été perpétrés dans les villages de Shoumariyé et de Tel Do, dans la province de Homs et qui semblent s’inscrire dans le prolongement de celui de Houla. Dans le premier, ce sont les 8 membres de la famille Abdallah et deux autres de la famille Ello qui ont été massacrés. Une vingtaine de maisons y ont été incendiés. Alors que dans le deuxième village, les insurgés ont tué trois hommes, une femme et trois enfants de la famille Sayyed.

Au fil de ces massacres, une conclusion est incontournable : après avoir vidé le gouvernorat de Homs des chrétiens, et des alaouites, il s’agirait maintenant de le vider des musulmans sunnites, qui soutiennent encore Bachar el-Assad. Ce qui rime d’ailleurs avec les évènements de la ville libanaise du Nord, Tripoli, limitrophe de Homs, visant à l’évacuer de l’armée libanaise...

Le tout pour y instaurer la zone-tampon...

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Carnage-Houla-entre-verite-et-arnaque-12088.html
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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   28/5/2012, 23:20

Une photo d’Irak pour illustrer le massacre de Houla en Syrie


Citation :

L'article de la BBC sur le massacre de Houla en Syrie illustrée par une photo d'Irak. Image prise sur la page Facebook de Marco di Lauro, auteur du cliché irakien.
Dans la presse Erreur d'illustration sur le site de la BBC.

Bévue, aujourd’hui, sur le site de la BBC. Pour illustrer un article sur le massacre de Houla en Syrie, qui fait les gros titres de l’actualité depuis samedi, le site de la BBC a publié une photo montrant un enfant sautant au dessus de rangées de cadavres emmaillotés dans un linge blanc.


En découvrant le cliché, son auteur, le photographe Marco di Lauro, qui travaille pour Getty Images, dit au Télégraph avoir "failli tomber de sa chaise". Et pour cause, la photo a été prise le 27 mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad.

En légende de la photo publiée sur le site de la BBC, il est écrit que le cliché a été transmis par un activiste, que son authenticité n’a pu être vérifiée mais qu’il est censé montrer les victimes du massacre de Houla.

Le régime syrien ne laissant pas les photographes et journalistes étrangers entrer et travailler librement en Syrie, de nombreuses publications à travers le monde ont recours à des photos envoyées par des activistes de la révolution syrienne. Des clichés dont l’authenticité est, effectivement, souvent très difficile à évaluer.

Un responsable de la BBC a indiqué que la photo avait été enlevée. Il a précisé que la BBC avait tenté de retrouver la source de l’image et avait souligné que son authenticité n’était pas établie.

"Ce qui me surprend vraiment, c’est qu’une entreprise d’information comme la BBC ne vérifie pas ses sources et soit prête à publier n’importe quelle image envoyée par n’importe qui : un activiste, un citoyen journaliste ou qui que ce soit. C’est tout", explique di Lauro au Telegraph

Sur sa page Facebook, le photographe dénonce également le fait que quelqu’un utilise sa photo comme moyen de propagande contre le gouvernement syrien.

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/761033/Une_photo_d%27Irak_pour_illustrer_le_massacre_de_Houla_en_Syrie.html
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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   30/5/2012, 22:54

Position du MLD (Laurent Louis - Belgique) quand à une intervention militaire en Syrie

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Solstice



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MessageSujet: Re: Actualités Syrie   6/6/2012, 23:51

Ali et Diana dénoncent la partialité des médias français sur la Syrie
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Actualités Syrie

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