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 Les codes secrets de la Bible, mythe ou réalité ?

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Moa

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MessageSujet: Les codes secrets de la Bible, mythe ou réalité ?   28/2/2011, 05:27

Les codes secrets de la Bible, mythe ou réalité ?


Article de Henri Viaud-Murat

Depuis la découverte de savants israéliens sur les codes secrets de la Bible, dont s'est fait l'écho le best-seller de Michael Drosnin, beaucoup de 'révélations' ont enflammé les esprits. Les découvertes scientifiques les plus récentes prouvent qu'il s'agit en fait d'un phénomène purement fortuit, qui existe dans n'importe quel texte de n'importe quelle langue. Ceci nous ramène sagement au texte en clair de la Bible!

Il y a longtemps que plusieurs chercheurs ou rabbins ont découvert que le texte de la Bible semblait comporter une structure cachée qui obéissait à certaines règles mathématiques. Les travaux d'Ivan Panine sont les plus connus. Au début du XXe siècle, le rabbin Michael Ber Weissmandel fut le premier à réaliser quelques recherches sérieuses sur le texte hébreu de l'Ancien Testament. Vers 1980, certains de ses élèves ont repris ses recherches, en utilisant les services de l'informatique.

Les découvertes des savants Israéliens.


En 1994, trois scientifiques Israéliens publient un article qui mit six ans à être accepté par le très sérieux Journal of Statistical Science. Il s'agissait de Doron Witztum, physicien, d'Eliahu Rips, professeur de mathématiques à l'Université Hébraïque de Jérusalem, et de Yoav Rosenberg, étudiant en Informatique.

Ils affirmaient avoir prouvé que les noms de 64 grands sages et rabbins du Judaïsme, ayant vécu entre l'an 1 et l'an 1000, se trouvaient "codés" dans un texte relativement court du Livre de la Genèse, avec leurs dates de naissance et de décès. Ils avaient évalué la probabilité pour que ce soit du pur hasard à une chance sur 2,5 milliards.

Le principe du "codage" était simple : les lettres composant les noms de ces sages se trouvaient réparties au milieu du texte de la Genèse, à des intervalles réguliers, définis comme étant des "sauts de lettres équidistantes." Par exemple, le mot "rave" se trouve "codé" à l'intérieur du mot "relativement", si l'on prend la 1e, la 4e, la 7e, et la 10e lettre de ce mot. On commence par présenter le texte de la Bible de manière suivie et linéaire, sans espaces ni ponctuations. On établit ensuite des tableaux de lettres correspondant au nombre de sauts de lettres équidistants que l'on étudie, selon le mot codé trouvé, afin de découvrir tous les autres mots codés se trouvant dans ce tableau, un peu à la manière des mots construits dans les tableaux de lettres du scrabble.

Les chercheurs Israéliens ont conclu que ces messages codés ne pouvaient pas être le fruit du hasard, et qu'ils devaient avoir été intentionnellement inclus dans le texte de la Bible par une intelligence supérieure. Pour eux, il ne pouvait s'agir que de Dieu.

Ils ont en outre affirmé que de tels messages codés ne se trouvaient que dans le texte hébreu massorétique de la Bible, et ne pouvaient être décelés dans aucun autre texte. On peut, certes, trouver des mots encodés dans tout texte intelligible, mais ces mots, d'après les chercheurs Israéliens, n'ont aucun rapport les uns avec les autres, ni avec le contenu du texte en clair. Ces chercheurs affirmaient pouvoir prouver que les messages codés de la Bible formaient un ensemble cohérent, et s'articulaient de manière intelligible avec le texte même de la Bible.

Ils ont présenté leurs travaux à plusieurs grands mathématiciens et statisticiens, dont la plupart ont fait des remarques positives, ou ont confirmé ces recherches.

Les conséquences extraordinaires de ces découvertes.


La découverte de ces "codes" a eu un retentissement extraordinaire. De nombreux chercheurs, croyants ou incroyants, se sont lancés avec ardeur dans la vérification des travaux des Israéliens. Des articles sensationnels ont été publiés dans la presse religieuse ou laïque. On a découvert toutes sortes de messages codés dans toute la Bible, annonçant de manière "irréfutable" des événements qui se sont produits bien longtemps après l'époque de la rédaction de la Bible, depuis l'assassinat d'Anwar El Sadate, jusqu'à la Shoah, les camps de concentration, en passant par l'assassinat de Rabin, la création de l'Etat d'Israël, etc…

La communauté scientifique commença à s'intéresser sérieusement à la question. Il s'agissait d'un défi intéressant à relever, que l'on soit "pour" ou "contre" a priori. Il était important de répondre avec précision, et d'une manière parfaitement incontestable, aux questions fondamentales suivantes :

* Les codes secrets sont-ils une réalité irréfutable dans la Bible ? (En d'autres termes, les savants Israéliens avaient-ils raison, ou tort ?)

* Si les codes sont une réalité prouvée, qui les a introduits ? Même si l'on réussit à prouver qu'il existe bien des codes dans la Bible, cela ne prouve pas nécessairement que ces codes ont été introduits par Dieu.

De nombreux articles et ouvrages paraissent en peu de temps. Les partisans de l'existence de codes secrets sont nombreux et enthousiastes, mais ils sont souvent désunis et antagonistes, selon qu'il s'agisse de Chrétiens ou de Juifs orthodoxes, de chercheurs empiriques et subjectifs, ou de scientifiques utilisant des méthodes objectives.

D'un autre côté, les sceptiques sont plus unis, et travaillent en collaboration étroite. Pour pouvoir prouver le phénomène des codes, il faut, d'après eux :

* Faire des expériences rigoureusement scientifiques.

* Définir clairement à l'avance ce que l'on cherche, en énonçant une hypothèse précise, qui doit être vérifiée par des méthodes scientifiques. Toute observation fortuite non définie à l'avance est suspecte et doit être écartée.

Les plus importants de ces sceptiques sont :

* Le Professeur et Docteur Brendan McKay, mathématicien de l'Université Nationale d'Australie.

* Le Docteur James D. Price, Ingénieur et Professeur d'Hébreu, de Chattanooga, aux Etats-Unis.

* Barry Simon, Juif Orthodoxe, Mathématicien de l'Université Caltech de Californie.

* Le Docteur Randall Ingermanson, Physicien de l'Université Columbia à Berkeley, en Californie.

* Le Professeur Dror Bar-Nathan, de l'Institut de Mathématiques de l'Université Hébraïque de Jérusalem.

Parmi les premiers partisans résolus des codes figurent à cette époque les chercheurs américains Guy Cramer et Lori Eldridge, le journaliste Michael Drosnin, et les auteurs chrétiens Grant Jeffreys et Yacov Rambsel.

Lori Eldridge parvint à montrer :

* Que les codes se trouvent insérés dans des passages en clair qui donnent un message similaire, ou un message qui se rapporte directement à celui du texte codé.

* Que les codes se trouvent groupés dans des textes bibliques compacts, à des distances assez réduites, et qu'ils sont tous interconnectés de manière significative.

En juin 1997, Michael Drosnin, journaliste américain, Juif agnostique, publie son livre sur le Code Secret de la Bible. Ce livre devient vite un best-seller mondial. Pour Drosnin, l'existence d'un code secret dans la Bible ne fait aucun doute, mais il l'attribue à l'intervention d'une intelligence extra-terrestre et non à celle de Dieu. Son livre a fait l'objet de nombreuses critiques méthodologiques de la part de la communauté scientifique.

Grant Jeffreys, Chrétien évangélique, a écrit trois livres mentionnant le code secret de la Bible, dont "La signature de Dieu." Il est un partisan convaincu de l'existence des codes, et de leur origine divine.

Yacov Rambsel, Pasteur Juif Messianique, a publié deux livres tendant à prouver que le nom de Jésus (Yeshua), ainsi que les noms des disciples de Jésus et de nombreux autres personnages bibliques, étaient codés dans de nombreux passages de la Bible. Il a ainsi identifié, sans l'aide d'aucun ordinateur, 41 noms bibliques codés dans un court passage des chapitres 52 et 53 du Livre d'Esaïe.

Les recherches récentes dévoilent la vérité.

Après plusieurs années de révélations éclatantes apportées par les partisans des codes, la situation a considérablement évolué au cours des dernières années, en leur défaveur. En effet, de nombreux chercheurs, qu'ils soient Chrétiens, Juifs, ou incroyants, ont publié toute une série d'études fondamentales, qui remettent complètement en cause la réalité des codes secrets. Ils ont pu ainsi prouver :

* Que les travaux initiaux de Witztum, Rips et Rosenberg étaient entachés de nombreuses erreurs méthodologiques et scientifiques. Cinquante éminents experts scientifiques, mathématiciens et statisticiens, ont signé un article commun dénonçant les insuffisances scientifiques de ces travaux. Ils ont pu démontrer que les premiers experts, à qui les chercheurs Israéliens avaient confié leurs travaux pour les vérifier, n'avaient pas décelé certaines erreurs élémentaires, notamment par le choix des données de départ (les noms des sages), par l'utilisation de processus d'optimisation qui permettaient de mieux atteindre les résultats désirés, et par des calculs de probabilités inexacts. Il n'entre pas dans le cadre de cet article d'exposer le détail de ces critiques, mais nous donnons en annexe une liste de sites Internet, en général anglophones, que les initiés pourront consulter.

* Que des "codes secrets" identiques à ceux de la Bible existent dans n'importe quel texte écrit dans n'importe quelle langue intelligible, avec simplement une probabilité d'apparition plus grande que dans le cas d'un ensemble incohérent de lettres sans signification.

Le défi de Drosnin relevé.

Le 9 juin 1997, Michael Drosnin avait déclaré, dans le magazine Newsweek : "Si ceux qui me critiquent parviennent à trouver dans Moby Dick (le célèbre roman d'Herman Melville) un message codé annonçant l'assassinat d'un Premier Ministre, je les croirai !"

Il a été pris au mot par le Professeur Brendan McKay, qui a étudié le texte anglais de Moby Dick, et qui est parvenu à prouver, d'une manière indiscutable, que ce texte contenait, de manière codée, exactement comme dans la Bible, l'annonce des assassinats :

* D'Indira Gandhi, Premier Ministre de l'Inde.

* De René Moawad, Président du Liban.

* De Léon Trotski.

* De Martin Luther King.

* Du Chancelier Autrichien Dollfuss.

* De John F. Kennedy.

* De Robert Kennedy, avec mention du nom de son assassin, Sirhan Sirhan.

* D'Abraham Lincoln.

* De Yitzhak Rabin.

À chaque fois, la "prédiction" de ces assassinats était associée à tout un ensemble de mots "codés" révélant des noms de personnages ou des détails associés à ces assassinats, et se trouvait "accrochée" à un passage du texte en clair qui était cohérent avec la prédiction !

Brendan McKay a même trouvé dans Moby Dick l'annonce codée de la mort de Lady Diana, avec le nom de son amant Dodi et celui du chauffeur du véhicule !

Il a démontré que ces messages prétendument codés résultaient du pur hasard, sans qu'aucune loi de probabilité ne soit violée, et que n'importe quel texte dans n'importe quelle langue contenait des "codes" semblables présentant le même phénomène. Il l'a prouvé notamment pour des textes en Tchèque, en Russe, en Anglais, et en Hébreu.

Il a en outre demandé à son ordinateur de sortir, dans le texte de Moby Dick, la liste de tous les mots "OCEANS" obtenus de manière "codée," c'est-à-dire avec tous les sauts de lettres équidistants possibles. Il a ainsi obtenu 13.905 codes pour OCEANS. Il a ensuite examiné tous ces codes, dans leur contexte, pour voir si ce mot OCEANS n'était pas associé à une phrase intelligible. Il a ainsi trouvé, après avoir à peine examiné les 400 premiers codes, la phrase suivante : "OCEANSHOLDJOY" (OCEANS HOLD JOY, c'est-à-dire, en français : "Les océans détiennent la joie").

Il s'est ensuite posé la question suivante : "Quelle est la probabilité pour que cette phrase se soit formée par hasard ?" En calculant la réponse à cette question, il a trouvé que cette phrase avait 1 chance sur 13,7 millions de se produire par hasard.

Mais il a montré ensuite que cette question était une mauvaise question. La vraie question qu'il fallait se poser était la suivante : "Quelle est la probabilité pour que le texte de Moby Dick contienne une phrase intelligible codée, dans laquelle se trouve le mot OCEANS ?"

Cette question est trop imprécise pour que l'on puisse calculer une probabilité mathématique. Mais on peut penser que cette probabilité n'est pas très faible, et qu'elle peut même être élevée, compte tenu du très grand nombre de mots "codés" se trouvant dans n'importe quel texte de longueur suffisante.

Brendan McKay a donc prouvé que les chercheurs Israéliens s'étaient posé les mauvaises questions, et avaient calculé de vraies probabilités sur ces mauvaises questions. Au lieu de se dire : "Quelle est la probabilité pour que telle phrase codée, découverte dans la Bible, se soit formée au hasard ?", ils auraient dû se demander : "Quelle est la probabilité pour que le texte de la Genèse contienne une phrase intelligible codée, contenant par exemple le mot Yeshua (Jésus) ?" Une telle probabilité est impossible à évaluer, car elle fait appel à trop d'inconnues.

Les découvertes des sceptiques s'accumulent rapidement.

C'est ainsi que Brendan McKay et Dror Bar-Nathan ont repris en mai 1999 l'expérience de Witztum, Rips et Rosenberg, concernant les grands sages du Judaïsme, et l'ont reproduite, dans les mêmes conditions, sur un segment du texte hébreu de "Guerre et Paix" de Tolstoï, de 78.064 lettres, correspondant au nombre de lettres de la Genèse.

Ils ont découvert les mêmes résultats que les chercheurs Israéliens ! C'est-à-dire que les noms de ces sages Juifs, avec leurs dates de naissance et de mort, se trouvaient "encodés" dans le texte hébreu de "Guerre et Paix," avec même une précision plus grande que dans le texte de la Genèse ! McKay et Bar-Nathan ont en effet prouvé à cette occasion que les chercheurs Israéliens avaient commis de multiples erreurs dans la transcription des noms réels de ces sages, ou de leurs dates de naissance et de mort. Les chercheurs Israéliens ont en outre fait preuve de trop de subjectivité dans le choix et la manipulation des données. Ils n'ont certainement pas voulu consciemment truquer leur expérience, mais ils y ont introduit assez de subjectivité pour fausser les résultats.

De son côté, le Docteur James Price a pu prouver :

* L'existence de "codes négatifs" dans la Bible. Par exemple, il a trouvé les messages codés suivants : "Dieu est une chose détestable," "Dieu est une abomination et un devin." D'autres "codes négatifs" proclament : "Haïssez Jésus," "Chassez Jésus," "Jésus n'est pas Dieu," etc… Certains messages codés négatifs se trouvent même inclus dans des textes bibliques qui disent le contraire en clair. Par exemple, Price a découvert, dans le passage du Psaume 20:6-9, le message codé suivant : "Il n'y a pas de salut en Jésus."

* L'existence de nombreux "codes contradictoires." C'est-à-dire qu'il a découvert, pour chaque expression codée, l'existence d'une expression codée affirmant le contraire. Par exemple : "Il y a un Dieu," et "Il n'y a pas de Dieu." "Il y a un ciel," et "Il n'y a pas de ciel," etc… Price a fait une recherche systématique sur tous les mots hébreux du Livre de la Genèse. Sur 2.482 mots testés, il a trouvé 1.722 codes contradictoires. Le nombre de codes diminue quand la taille des mots augmente, comme on doit s'y attendre mathématiquement. La plupart de ces codes tombent dans les résultats que les lois statistiques peuvent prédire.

À propos des mots longs, Brendan McKay a effectué en mars 1999 un test objectif, qui a pris 90 heures d'ordinateur. Il s'agissait de trouver tous les mots composés de 12 lettres consécutives, dans le texte de la Genèse. Puis il a demandé à l'ordinateur de compter le nombre de fois où ces mots apparaissaient de manière codée, dans tous les sauts de lettres équidistants possibles.

McKay a ainsi trouvé 75.622 mots de 12 lettres. Aucun n'apparaît sous forme codée ! Il a refait l'expérience pour les mots de 11 lettres. Il en a trouvé 74.819. Seuls dix d'entre eux apparaissent de manière codée dans la Genèse. Ce résultat correspond exactement aux lois du hasard.

D'autres recherches ont prouvé que les noms de personnages bibliques ne sont pas codés quand ils sont trop longs. C'est ainsi que l'on n'a trouvé aucun code pour les noms suivants : "Jésus de Nazareth," "Jésus le Fils de Dieu, "Jésus le Messie," ou "Salomon fils de David." Si des codes évidents avaient existé pour ces noms longs, cela aurait ôté bien des ambiguïtés aux recherches sur les codes. En effet, Dieu était parfaitement capable d'insérer des codes facilement identifiables pour ces noms longs, s'Il avait voulu le faire.

Pour McKay, le résultat est clair : il n'y a dans la Bible aucun code secret introduit délibérément par une intelligence supérieure.

La Bible reste certes un livre unique inspiré totalement par Dieu. Mais Dieu n'y a introduit aucun code secret particulier.

James Price a aussi démontré que l'on pouvait trouver une grande quantité de mots codés dans de tout petits passages de la Bible. Par exemple, dans le seul passage allant d'Esaïe 52:13 à 53:12, comprenant 15 versets, 202 mots et 800 lettres, Price a trouvé 160.650 mots hébreux d'au moins trois lettres qui s'y trouvaient codés d'une manière ou d'une autre.

Cela constitue une preuve indiscutable de la très grande fréquence des "mots codés," non seulement en Hébreu, mais dans toutes les autres langues. Pour James Price, les conclusions sont également claires :

* Il n'y a pas de codes secrets cachés intentionnellement dans la Bible.

* Dieu n'est donc pas l'auteur des "codes" que l'on peut y découvrir.

* L'existence des codes ne peut prouver que Dieu est l'auteur de la Bible.

* Ce phénomène étrange se reproduit dans les textes de toutes les langues intelligibles.

James Price a étendu ses recherches au texte anglais de la New King James Version de la Bible, pour l'Ancien Testament. Il a ainsi découvert que le mot "God" (Dieu) se trouvait "codé" des milliers de fois dans chaque Livre important de la Bible, le mot "Lord" (Seigneur) des centaines de fois, le mot "Moses" (Moïse) des dizaines de fois. "Jésus" était souvent codé, et "Yaweh" de temps en temps. Dans le texte anglais du seul livre de Daniel, Price a découvert, sous forme codée, les mots "Daniel" (37 fois), "God" (792 fois), "Lord" (63 fois), Moses (6 fois) et Jesus (2 fois).

Price signale même qu'un site Internet sataniste fait état de la découverte (aisément vérifiable) d'un message codé dans la Bible, version King James anglaise, selon lequel "Jésus est Satan," avec un saut de 666 lettres équidistantes !

Il faut également signaler la parution toute récente d'un ouvrage rédigé par le Docteur Randall Ingermanson, de l'Université Columbia à Berkeley, intitulé "Who Wrote the Bible Codes ?" (Qui a écrit les codes de la Bible ?)

C'est un ouvrage excellent, solidement fondé sur le plan scientifique. Il y démontre que toute l'excitation soulevée par la découverte des codes secrets ne repose sur rien de sérieux. Il s'est engagé dans la recherche sur les codes avec un esprit ouvert, prêt à accepter toute éventualité, pourvu qu'elle puisse être clairement prouvée. Ce livre devrait mettre un point final à la discussion sur les codes.

Randall Ingermanson a indiscutablement démontré dans son ouvrage que les codes bibliques correspondaient exactement à ce que pouvaient produire les lois du hasard. En plus de la Bible en Hébreu, il a étudié deux autres livres : "The Cat in the Hat," du Dr Seuss, et "Guerre et Paix," de Tolstoï. Il y a découvert des codes identiques. Il a aussi montré comment le fait que l'hébreu ne contienne pas de voyelles facilite grandement le travail de ceux qui croient à l'existence des codes.

Il faut enfin signaler les recherches et conclusions très pertinentes du Docteur Mark Perakh, Professeur de Physique dans une Université des Etats-Unis. Il s'était posé au départ les questions suivantes :

* Quelle est la probabilité pour que les codes soient le produit du pur hasard ?

* Les codes se rencontrent-ils ailleurs que dans la Bible ?

* Une intelligence humaine peut-elle concevoir des codes semblables ?

Sans ordinateur, en quelques minutes, en étudiant des textes qu'il avait lui-même écrits en Russe et en Anglais, Perakh a découvert de très nombreux messages "codés." Il a aussi découvert que ces messages codés formaient des ensembles compacts cohérents et reliés entre eux.

Comme il parlait l'hébreu, il voulut ensuite appliquer et vérifier la méthode empirique du Pasteur Rambsel. Il choisit un livre écrit en hébreu moderne par un auteur contemporain, et identifia rapidement de nombreux messages codés, comme : "Yeshua est mon nom," "Yeshua est capable," "Le sang de Yeshua." Les sauts de lettres équidistants étaient variables : 3, 5, 6, 7 ou plus. Ces messages étaient exactement les mêmes que ceux que Rambsel avait découverts dans la Bible, et dont il s'était servis pour prouver son inspiration divine, ou pour prouver que Jésus est bien le Messie. Comme dans la Bible, les messages codés découverts par Perakh étaient situés dans un environnement proche, et interconnectés.

Perakh a ensuite étudié un livre traduit de l'anglais en hébreu, en aboutissant aux mêmes découvertes. Il a voulu se contenter de la méthode empirique de Rambsel, mais il était certain qu'il aurait trouvé bien plus de messages codés s'il avait eu recours à l'aide d'un ordinateur, ou s'il avait fait des recherches plus poussées.

D'après lui, toute langue contient une telle quantité de constructions possibles d'expressions et de phrases, qu'il existe un grand nombre de chances de rencontrer dans un texte quelconque n'importe quel mot codé, comme "Jésus" ou "Yeshua,", associé à d'autres termes significatifs. Il fait remarquer que Rambsel ne cherchait pas a priori tel ou tel message codé, mais s'efforçait de découvrir certains messages codés pour prouver son point de vue, ce qui est une démarche très différente.

Perakh affirme que Rambsel aurait pu, ou dû, trouver aussi de nombreux autres messages codés qui contredisaient ceux qu'il recherchait, mais que, consciemment ou inconsciemment, il les a écartés. Ce biais est très fréquent en matière de recherche, et les chercheurs sérieux prennent grand soin de l'éviter.

D'autre part, Rambsel a utilisé pour ses recherches la forme diminutive de "Yeshua," alors que le nom complet de Jésus en Hébreu est "Yehoshua." Mais, comme ce nom complet est plus long (5 lettres au lieu de 4), il se rencontre, statistiquement parlant, 20 fois moins fréquemment que Yeshua, en forme codée. En outre, le mot "Yeshua" n'est pas assez précis pour identifier Jésus de Nazareth. Il pouvait aussi concerner Josué, fils de Nun, ou tout autre personnage du même nom.

Enfin, le fait de dire que telle association de mots a "une chance sur 20 millions" de se trouver dans la Bible, sous forme codée, n'est pas une preuve suffisante pour affirmer que la Bible est d'inspiration divine. Quand Dupond gagne le gros lot de la Loterie Nationale, il n'avait qu'une chance sur 20 millions de gagner. Mais il y a tout de même en général un gagnant par semaine, et personne ne dit qu'il devait être choisi ou inspiré par Dieu. Dieu serait-il pour les jeux de hasard ?

Il incombe donc aux partisans des codes bibliques de prouver, de manière irréfutable, en quoi les codes que l'on peut constater dans la Bible sont fondamentalement différents des codes similaires trouvés dans d'autres textes. Il se peut que ces différences fondamentales existent, mais elles n'ont pas été prouvées de manière absolue.

Perakh a même trouvé, dans le même livre écrit en Hébreu moderne, un message codé "prédisant" clairement l'assassinat du Premier Ministre Rabin, avec six mots codés directement associés : "Amir" (le nom de l'assassin de Rabin), "tuera," "Premier Ministre," "Rabin," "héros." Doit-on en déduire que ce livre, écrit des années avant l'assassinat de Rabin, était inspiré par Dieu ? Evidemment non !

Perakh fait également remarquer que ces messages codés, même interconnectés, ne sont jamais reliés entre eux par une grammaire et une syntaxe claires, mais apparaissent le plus souvent comme des expressions brèves ou des mots juxtaposés ou entrecroisés. Selon lui, il aurait pourtant été très facile à Dieu de pouvoir présenter les choses d'une manière plus claire et plus respectueuse des règles de grammaire ! En outre, ces messages codés ne révèlent jamais rien de nouveau, qui ne soit déjà connu par d'autres sources d'information. Pourquoi le Créateur jouerait-Il ainsi avec Sa Parole ? Un Dieu Tout-Puissant aurait dû trouver, selon Perakh, de bien meilleures manières de coder des messages secrets dans la Bible !

Pour Perakh, la conclusion est également nette : Les codes bibliques ne sont qu'une coïncidence, et ils se reproduisent dans n'importe quel texte d'une longueur suffisante.

Le résultat de tous ces travaux récents a été suffisamment concluant pour qu'un certain nombre de partisans résolus des codes bibliques jettent l'éponge, et reconnaissent qu'ils s'étaient trompés. C'est le cas de Guy Cramer et de Lori Eldridge. Ce dernier a écrit en octobre 1998 un article courageux pour l'avouer publiquement, et pour abandonner définitivement toute recherche sur les codes bibliques.

En revanche, d'autres partisans acharnés des codes secrets ne se sont pas encore laissé convaincre, et poursuivent la résistance, en découvrant toujours plus de nouveaux messages codés. Mais ils sont de plus en plus isolés de la communauté scientifique.

En conclusion.

Il est indéniable que la Bible contient des messages apparemment "codés," qui semblent prouver pour certains l'intervention d'une intelligence supérieure.

Toutefois, les recherches scientifiques récentes ont abondamment prouvé qu'il n'en était rien. Ces messages "codés" sont extrêmement fréquents, dans toutes les langues, et se présentent de manière similaire.

Les calculs mathématiques ou scientifiques ne prouveront jamais que Dieu a bien inclus des messages codés dans la Bible. Ils ne pourront jamais non plus pleinement prouver le contraire, dans la mesure où Dieu aurait pu introduire des messages codés, en faisant croire qu'il s'agit d'un pur hasard !

Cependant, dans ce cas, il reste à expliquer en quoi les messages codés dans la Bible diffèrent réellement des messages codés trouvés dans n'importe quel texte. C'est pourquoi il est sans doute utile de garder la discussion ouverte, afin que les partisans des codes secrets puissent avancer les preuves scientifiques qui leur manquent encore.

Il est certain que les "codes secrets" de la Bible parlent le plus à ceux qui ont déjà la foi. On n'a pas constaté un grand nombre de conversions résultant de la révélation du phénomène des codes.

Dieu ne permettra sans doute jamais que l'on utilise des codes quelconques pour prouver Son existence ou pour nous convertir, car Il exige de nous la foi.

En outre, la recherche des codes dans la Bible peut s'avérer une chose très dangereuse, comme dans le cas des satanistes cités plus haut. Etant donné que l'on peut trouver dans la Bible toutes sortes de messages codés, il pourrait très bien se faire qu'un jour apparaisse un homme, disant, Bible en main : "Voici, la Bible dit, de manière codée, que je suis Dieu !" On peut donc invoquer ces codes secrets pour soutenir des positions qui ne correspondent absolument pas avec le texte en clair de la Bible !

Par l'étude des codes, la Bible tend à devenir une sorte de livre mystique et occulte. On n'étudie plus le texte direct, celui qui est clairement compréhensible, et l'on s'intéresse plutôt à toutes sortes de significations et de messages cachés, qui nous font pénétrer dans une forme d'ésotérisme dangereux.

Enfin, et ceci est sans doute le plus important, on nie le rôle du Saint-Esprit, qui nous a été donné par le Seigneur pour comprendre le sens direct de la Bible, et non pour y découvrir quelque code secret, ou quelque confirmation secrète du message donné en clair.

Il est certain que la nature humaine déchue se complaît dans cette recherche, car cela lui évite de passer par la repentance, la conversion et la foi.

Ce dont nous avons le plus besoin, c'est de revenir à la Bible, telle que Dieu nous l'a donnée, dans son texte intelligible, pour l'étudier dans la prière et dans l'humilité, et pour bien comprendre ce que Dieu nous y révèle, afin de le mettre en pratique. Nous n'avons besoin de rien d'autre.

Source : http://www.latrompette.net/post/A51.bible_codes_secrets.htm
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