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  Quels sont les véritables noms de Dieu et de Jésus ?

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Moa



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MessageSujet: Quels sont les véritables noms de Dieu et de Jésus ?   8/3/2011, 09:35

Quels sont les véritables noms de Dieu et de Jésus ?


Quels sont les véritables noms de Dieu et de Jésus? C'est là une question que l'on nous pose parfois; ou plutôt on nous reproche de ne pas utiliser pour Dieu et pour Jésus les noms qui sont supposés être les Leurs, Leurs "vrais noms", en hébreu bien sûr. En effet, entre autres nouvelles modes religieuses "made in the USA" on remarque depuis quelques décennies le "Sacred Name movement" ou "mouvement du Saint Nom", une mouvance non structurée qui compte des milliers de sympathisants dans toutes les composantes de la nébuleuse néo-évangélique. Afin de répondre à cette question fréquente, nous tâcherons de comprendre de quoi la Bible parle lorsqu'elle mentionne le "nom" de Dieu et de savoir s'il est judicieux pour les Chrétiens de chercher à retrouver la prononciation "originale" du nom de Dieu dans l'Ancien Testament (à supposer qu'il y soit dévoilé) et de Jésus dans le Nouveau.

Dieu révèle-t-Il Son "vrai nom" dans l'Ecriture?


Deux noms sont principalement utilisés dans l'Ancien Testament pour désigner Dieu: 'Elohim' (ainsi que sont abréviation 'El') et le tétragramme YHWH, parfois abbrégé en 'Yah' ou accompagné d'un complément (comme 'YHWH-Tsabaot', par exemple; 'tsabaot' désignant vraisemblablement les armées célestes, anges ou étoiles).

Le tétragramme est utilisé dès le récit de la création, en Genèse 2:4b. De Genèse 1:1 à Genèse 2:4a nous lisons le récit de la création en sept jours, où Dieu est mentionné sous le nom 'Elohim', un pluriel communément utilisé dans les langues du Proche-Orient ancien pour désigner les divinités païennes, mais conjugué au singulier. On peut y voir un pluriel d'excellence ou, mieux encore me semble-t-il, l'idée que le Dieu unique de la Bible supplante tous les autres dieux. Il est "les dieux" à Lui tout seul, en quelques sortes. A partir de la seconde partie de verset Genèse 2:4, nous découvrons sous forme de retour en arrière (de 'flashback', pourrait-on dire; on note aussi à quel point le découpage en chapitres et versets a ici été maladroit) le récit plus détaillé de la création du couple humain. Cette partie du récit s'ouvre sur le premier emploi du tétragramme: Lorsque l'Eternel Dieu [YHWH Elohim] fit une terre et des cieux... Le tétragramme est donc utilisé en association avec Elohim. A mon sens, il s'agit ici, au moment de détailler la création de l'humanité, d'insister sur le fait que le Dieu unique qui a créé l'être humain à Son image est un Dieu qui EST de façon absolue, le Vivant, l'Immuable. 'YHWH Elohim' pourrait être rendu par 'Le dieux qui est absolument'. C'est en Genèse 4:1 que l'on trouve pour la première fois le tétragramme sans association avec 'Elohim': Adam connut Ève, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. Quoi qu'il en soit on retient ici que les termes utilisés dans l'Ancien Testament pour désigner Dieu ont un sens dans la langue utilisée. Il est donc tout à fait légitime de les traduire. Le tétragramme n'a rien d'absolu, de mystique ou de magique. Précisons aussi que la pratique juive qui consiste à refuser de prononcer le tétragramme n'a pas de source biblique convaincante.

La tradition judéo-chrétienne voudrait que la Genèse ait été révélée à Moïse et rédigée par lui. Il est bien évident que ces textes étaient disponibles au moins en 270 avant J.-C. puisque c'est à cette date que tout l'Ancien Testament a été traduit en grec. Les théologiens même fondamentalistes et les spécialistes de la critique textuelle s'accordent à dire que les textes de la Genèse n'ont pas été rédigés avant l'épisode du Buisson Ardent au cours duquel Dieu révèle le tétragramme à Moïse. C'est donc après cet épisode historique que le récit de la Genèse a été rédigé et le tétragramme employé. Une lecture attentive de ce passage biblique (Exode 3:1 4:17) sera très éclairante quant au degré d'importance et de sainteté du tétragramme.

Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle "je suis" m'a envoyé vers vous. Dieu dit encore à Moïse: Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël: L'Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous (3:13-14).

Dans la partie narrative du texte de l'Exode Dieu est a posteriori, comme dans le Genèse, appelé l'Eternel (selon le tétragramme). Mais il semble que c'est au Buisson Ardent que le tétragramme a été utilisé pour la première fois. Dieu Se définit d'abord comme 'Je suis' en hébreu AHWH -le A étant utilisé pour l'aleph, en fait une consonne marquant un coup de glotte), puis la première lettre est rempacée par un yod, ce qui en mode translittéré est rendu par YHWH. Il s'agit donc bien pour Dieu de Se définir comme Celui qui est, qui existe vraiment, à la différence des faux dieux vénérés par les Egyptiens qui retiennent les Hébreux en esclavage. On note aussi que Moïse insiste pour que Dieu Se nomme... Il n'est d'ailleurs pas certains du tout que Dieu ait parlé à Moïse en hébreu. Il est plus vraisemblable que Dieu S'est adressé à Moïse dans la langue maternelle de celui-ci, c'est à dire la langue égyptienne (Moïse ayant dès le berceau été élevé par la fille du Pharaon) et que le tétragramme hébreu a été utilisé dans la rédaction ultérieure du Pentateuque. Il n'y a décidément aucune raison de considérer le tétragramme, quelle soit la façon dont on le prononce, comme un mot absolu, mystique, qui serait le nom sacré plus qu'un autre. Si l'on poussait la logique du 'Sacred Name movement' jusqu'au bout, il faudrait en fait rechercher quels hiéroglyphes il nous faut vénérer...

Comment traduire le tétragramme?


Le mot 'tétragramme' signifie 'quatre lettres'. Précisons que l'hébreu ancien s'écrivait avec des consonnes seulement et que les voyelles ont été ajoutées sous forme de diacritiques (traits et points situés au dessous ou au dessus des lettres, qui sont toutes des consonnes). A partir d'une période difficile à dater, les Juifs, dans la lecture à haute voix de la Bible hébraïque, ont remplacé le tétragramme par l'expression hébraïque 'adonaï' qui signifie 'mon seigneur'. On note aussi que jusqu'au Moyen-Âge on trouve des manuscrits hébreux où le tétragramme est vocalisé afin d'en permettre la prononciation, comme c'est le cas du Codex de Léningrad datant du onzième siècle et dont nous reparlerons. C'est aussi le mot 'seigneur' qui a été utilisé dans la plupart des traductions antiques de la Bible, ce qui explique que nombreuses bibles en français d'édition catholique-romaine traduisent le tétragramme par 'le Seigneur' comme c'est le cas dans de nombreuses langues, y compris dans de nombreuses éditions protestantes hors francophonie. Ce fut déjà le cas lors de la rédaction des Septante (principale traduction grecque de l'Ancien Testament, vers 270 avant l'ère dite chrétienne) et dans la Vulgate (traduction latine du Nouveau Testament par Jérôme de Stirion vers l'an 400 de notre ère) ainsi que dans les citations de l'Ancien Testament dans le Nouveau. La traduction 'le Seigneur' est donc avérée depuis au moins vingt-trois siècles mais demeure, puisque ce n'est qu'une traduction, sujette à discussion.

La tradition protestante francophone veut que l'on remplace le tétragramme par 'l'Eternel'. Cette expression fut utilisée pour la première fois par Pierre-Robert Olivétan (1506-1538), qui fut aussi le premier à traduire la Bible en français à partir non de la traduction latine mais des textes hébreux, araméens et grecs. Sa traduction fut éditée en 1535. Il écrit dans sa préface :

Désirant montrer la vraie propriété et la signification de ce mot YHWH (...) je l'ai exprimé selon ses origines, au plus près qu'il m'a été possible, par le mot Eternel; car YHWH vient de HWH qui veut dire 'est'. Or, il n'y a que Lui qui soit vraiment et qui fasse être toute chose. Le nommer comme les Juifs 'Adonaï' c'est à dire Seigneur, ce n'est pas remplir et satisfaire à la signification et majesté du mot; car Adonaï en l'Ecriture est communicable étant aux hommes comme à Dieu. Mais Yahweh est incommunicable, ne se pouvant approprier ni attribuer, sinon qu'à Dieu seul dans Son essence (traduction du vieux français: Action Biblique; Olivétan translitérait en fait le tétragramme par JHVH).

Le terme 'Eternel' a été largement repris dans de nombreuses traductions protestantes de la Bible en plusieurs langues, notamment latines et africaines.

Prononciation du tétragramme


Pour ce qui est de la prononciation du tétragramme, il faut noter que l'ajout de signes diacritiques sur les consonnes hébraïques pour en permettre la vocalisation est un phénomène extrêmement tardif. Le plus vieux manuscrit vocalisé dont on dispose est le Codex de Léningrad qui date, selon toute vraisemblance, de 1008 de l'ère dite chrétienne. La profusion de textes hébreux retrouvés à Qumran et datant de -250 à +75 ne contient aucun texte vocalisé. Les savants et même les exégètes les plus sérieux s'accordent à dire que rien ne prouve que la vocalisation ait été effectuée avant le neuvième siècle de notre ère. Il est donc impossible de savoir comment les locuteurs de l'hébreu antique auraient vocalisé les textes deux mille ans plus tôt, comme il nous est impossible de savoir comment les rédacteurs du Codex de Léningrad prononçaient le texte qu'ils ont copié. Il faut savoir que les controverses d'universitaires à propos de la prononciation de langues disposant d'alphabets comportant des voyelles depuis les origines, comme le latin et le grec, vont bon train depuis des siècles. On imagine donc les difficultés à reconstituer la prononciation de l'hébreu antique du fait que durant des millénaires la prononciation relevait d'une tradition orale qui s'est perdue. Tout effort pour retrouver la prononciation "originale" du tétragramme est donc vain. Si Dieu avait voulu que nous utilisions cette prononciation, Il aurait permis qu'elle nous soit révélée aussi clairement que l'Evangile. Vouloir à tout pris faire dire au texte de la Révélation ce qu'il ne dit pas, c'est transformer le Christianisme, message clair du Salut pour tous, en une religion où la Vérité devrait être recherchée scientifiquement; une forme de scientisme, donc, voire une secte ésotérique ou la Vérité serait réservée à une poignée d'initiés. Or non! Le Christianisme est une foi exotérique, c'est à dire ouverte à tous. Bien que l'exégèse (c'est à dire l'étude des textes dans les langues où la Révélation nous est parvenue) soit un exercice nécessaire, la Révélation chrétienne peut et doit être traduite, lue et comprise.

Le nom de Dieu dans le Nouveau Testament


A l'appui de l'idée selon laquelle le nom de Dieu est un vocable relatif et traduisible (idée qui fut unanimement celle de l'Eglise et de la Chrétienté durant dix-neuf siècles), nous constatons que le Nouveau Testament, lorsqu'il cite l'Ancien, et à la suite des Septante, traduit le tétragramme par 'ho kurios' (le Seigneur) et 'Elohim' par 'théos' (Dieu), ce second terme étant utilisé pour désigner les divinités païennes, tout comme les rédacteurs du Pentateuque ont utilisé 'Elohim', vocable dont on peut dire exactement la même chose. Le propre de la Bible est de révéler Dieu à des hommes et à des femmes qui ne Le connaissent pas en s'adressant à eux selon des termes qu'ils comprennent. Ainsi, Dieu Se définit comme un dieu, non pas comme les autres mais comme le Dieu unique et absolu; certes Il n'est pas comparable aux idoles païennes mais le nom commun utilisé dans chaque langue pour désigner la déité est le vocable le plus clair pour expliquer à qui on a affaire... Puisque Dieu Lui-même, dans la Révélation, n'a pas dédaigné de Se définir comme 'Elohim' ou 'Théos', il n'y a rien de blasphématoire à Le designer par les noms communs équivalents dans les langues actuels. Le mot français 'dieu' vient du latin 'deus' qui désignait les dieux païens du monde romain, un terme qui vient de la racine indo-européenne 'dev' qui signifie 'lumière'. Nous pouvons être surpris de constater que Dieu ne dédaigne pas d'être désigné sous ces termes païens, mais c'est ce qui ressort d'un examen honnête des deux Testaments. L'attitude qui consiste à vouloir 'rendre' à Dieu son 'vrai nom' peut sembler pieuse, mais elle est, oserais-je dire, plus royaliste que le Roi des rois... pire, elle remet en question l'authenticité et la suffisance de la révélation biblique qui s'en trouve accusée d'imperfection. Elle considère qu'une démarche scientifique (totalement hasardeuse de surcroît) est nécessaire pour compléter la révélation et nous adresser à Dieu de façon adéquate.

On note même une tendance de plus en plus répandue, dans certains milieux néo-protestants, à vouloir appeler Dieu "Adonaï" sous prétexte d'authenticité alors que cette expression est absente de la Bible hébraïque. Rappelons qu'il s'agit d'un terme de remplacement utilisé par les Juifs pour éviter d'utiliser le tétragramme, comme nous l'avons déjà dit. La motivation ici n'est clairement pas de 'rendre à Dieu Son vrai nom' mais relève de la manie de plus en plus répandue de vouloir singer les traditions juives, comme le fait d'écrire 'D.ieu'. C'est là un sujet connexe à celui qui nous traitons ici, mais nous ne nous y étendrons pas. Nous nous contenterons de mettre en évidence l'incohérence de ces pratiques et de nous interroger sur ce qui les motivent...

Le nom de Jésus

Le Nouveau Testament révèle Jésus sous le nom de 'Iésous', ce qui en latin a donné Jesus et en français Jésus. Vouloir 'rendre' à Jésus Son 'vrai nom', comme nous l'avons vu pour Dieu plus haut, relève qu'une remise en cause de la suffisance et de l'authenticité de l'Ecriture. On ignore quelle était exactement la prononciation du nom de Jésus dans son contexte culturel, comment 'Sa maman l'appelait en Araméen', selon une expression utilisée dans les milieux attachés à la restitution des noms divins. Mais (et je prends ici le risque de me répéter...) si Dieu voulait que l'on appelle aujourd'hui encore Son fils selon la prononciation historique, Il aurait permis que cette prononciation nous parvienne avec la Révélation. Force est de constater que tel n'est pas le cas. Alors qu'importe qui a raison parmi les défenseurs de Yéshoua, de Yashouha ou de Yéhoshouah... Il existe même un site web nous exhortant à appeler Jésus 'Yahou Yahou'!! Il fallait que ce soit sur Internet...

C'est certes à la demande de l'ange que Marie et Joseph ont donné ce nom à Jésus, mais il faut noter que c'était un prénom courant à l'époque. C'est le même que Josué. Les Septante appellent Josué 'Iesous', et c'est aussi ainsi que le successeur de Moïse est appelé dans le Nouveau Testament (Actes 2:45 et Hébreux 4:8.). C'est le contexte qui permet de déterminer que l'on a affaire à Josué et non à Jésus, le nom grec étant le même.

Le nom Josué-Jésus est fort en signification symbolique. Outre qu'il signifie 'Dieu sauve', c'est aussi le nom donné au mystérieux souverain sacrificateur de la prophétie de Zacharie 3. Certains y voient une révélation du nom du Messie. De plus, Josué fut le successeur de Moïse et c'est lui qui conduisit les Hébreux dans la terre promise. De la même manière, Jésus est le nouveau Moïse, celui qui nous fait entrer dans la Nouvelle Alliance et qui nous ouvrira les portes de la Nouvelle Jérusalem. Comme Moïse termina son ministère en prononçant une béatitude et mourut sur le mont Nébo, Jésus a inauguré Son enseignement par les Béatitudes dites sur le Mont des Oliviers (Matthieu 5).

Que tu es heureux, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l'Éternel, le bouclier de ton secours et l'épée de ta gloire ? Tes ennemis feront défaut devant toi, et tu fouleras leurs lieux élevés. Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nébo (...) Moïse, serviteur de l'Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon l'ordre de l'Éternel (Deutéronome 33-29 à 34-5).

On voit à quel point le nom de Jésus est important du point de vue symbolique... pas phonologique.

Source : http://foi-vivante.blogspot.com/2010/12/quels-sont-les-veritables-noms-de-dieu.html
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