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 Affaire Patrice Alegre - Toulouse - Dominique Baudis -

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MessageSujet: Affaire Patrice Alegre - Toulouse - Dominique Baudis -    22/3/2011, 22:49

LETTRE OUVERTE A BERNARD GIRAUDEAU
par Olivier Bonnet


Cher Bernard,
 
Je me permets de vous donner du “cher Bernard” parce que je vous estime, à la fois comme artiste et homme. Plusieurs membres de ma famille ont eu l’occasion de travailler avec vous en tant qu’agents artistiques et ils sont unanimes pour louer votre fidélité à vos idées et valeurs. C’est justement la raison pour laquelle je vous interpelle aujourd’hui : vous auriez accepté de participer au téléfilm Notable donc coupable, réalisé pour France 2 par Francis Girod, mais votre accord ne peut s’expliquer que par une méconnaissance du dossier. On ne vous en blâmera pas, chacun son métier. Vous savez bien sûr que le scénario est écrit par les auteurs du livre Le bûcher de Toulouse, les journalistes Marie-France Etchegoin et Matthieu Aron, ouvrage censé mettre un point final aux affaires Alègre. Mais ce que vous devez ignorer, c’est que la version qu’ils délivrent est éminemment contestée, notamment par l’association Stop à l’oubli, qui regroupe des familles de victimes réclamant inlassablement la vérité dans 48 dossiers de crimes ou de disparitions non-élucidés. Son président, Gabriel Loubradou, dans une lettre adressée au président de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau, dresse un état des lieux implacable : “Depuis trop longtemps, la justice toulousaine est montrée du doigt pour de nombreuses affaires de disparitions, de meurtres classés en suicides, de meurtres non élucidés et pour des dysfonctionnements de toutes sortes qui ont permis au tueur en série Patrice Alègre d’agir en toute impunité durant une douzaine d’années (disparitions de scellés, refus d’entendre certains témoins, menaces, entraves à la recherche de la vérité et autopsies bâclées par deux médecins légistes).” L’association recense ainsi par exemple 17 “suicides à la toulousaine”, ces cas flagrants de meurtres qu’on tente contre l’évidence de camoufler. Saviez-vous par exemple, cher Bernard, que Hadja Benyoucef a été retrouvée “suicidée” avec une corde au cou, une couche-culotte pliée en huit dans la bouche et un couteau à travers la gorge ? Ou qu’Edith Schleichardt, au cadavre découvert sur le bord d’une route, jupe relevée, une bombe lacrymogène entre les cuisses, avec six dents cassées et un éclat d’émail dans la gorge, dont l’autopsie a conclu à la probable “mort violente avec intervention d’une tierce personne“, s’est pourtant “suicidée” elle aussi ? Stop à l’oubli a collecté nombre de faits et témoignages concordants autant qu’explosifs sur les liens à Toulouse entre policiers, milieu, notables et magistrats-enquêteurs, le tout couvert par les deux derniers ministres de la justice.
 
   Un magistrat en travers des procédures contre Patrice Alègre
 
   Le premier garde des sceaux incriminé, Dominique Perben, a fait nommer procureur général Michel Barrau, l’homme qui n’eut de cesse de faire systématiquement obstacle aux investigations du juge Halphen sur les milliards engrangés par la Chiraquie, l’étouffeur en chef des affaires gênantes pour le pouvoir ou ses amis. Le second, Pascal Clément, a en sa possession un rapport écrit par l’ancien procureur de Toulouse, Michel Bréard, qui met très gravement en cause l’ancien substitut Pierre Bouragué, comme le révèle le journaliste Aziz Zemouri dans les colonnes du Figaro : “Le haut magistrat s’étonne de le retrouver régulièrement en travers des procédures qui mettent en cause Patrice Alègre. Michel Bréard fait notamment état des témoignages de trois policiers qui ont reconnu l’ancien substitut comme étant le magisrat présent, avant l’arrivée de la police, sur les lieux du meurtre de Line Galbardi en 1992, crime dont Alègre est suspecté. Marc Bourragué a toujours démenti. Mais l’ancien procureur de Toulouse rapporte qu’en niant par écrit ces faits, Marc Bourragué pourrait être inquiété pour “un délit d’attestation faisant état de faits matériellement inexacts”. Et ce n’est pas tout ! Le journaliste précise aussi que le nom de Bourragué figure dans le dossier de la disparition d’Hélène Loubradou, la fille du président de Stop à l’oubli : “Lorsque le lieutenant-colonel de gendarmerie se saisit de l’affaire, qui informe-t-il ? Marc Bourragué, spécialisé dans les affaires financières au parquet“. On peut s’interroger sur le rapport entre les affaires financières et la disparition de cette jeune femme de 26 ans… Mais le rapport avec Bourragué ? Toujours le même, Patrice Alègre. Hélène Loubradou a en effet noté dans son journal intime pour le jour de sa disparition un rendez-vous avec “Pat”, dans un bar juste devant le lac où Alègre avait l’habitude de pêcher, et une photo est montrée au serveur de la brasserie, qui reconnaît la disparue et dit l’avoir vue en compagnie d’un homme dont le signalement correspond à celui d’Alègre. Mais le lieutenant-colonel - dont on se demande pourquoi il a prévenu Bourragué -, contre toute attente, n’ouvre pas d’enquête. Les hallucinantes révélations sur le rôle de Bourragué contenues dans le rapport Bréard, qui dort dans un coffre-fort de la chancellerie depuis janvier 2005, n’ont toujours pas été rendues publiques par Pascal Clément. Il a chargé notre spécialiste de l’enterrement d’affaires cité plus haut, le procureur général Michel Barrau, de déclarer avec un toupet ahurissant : “ce rapport n’a révélé après examen aucun fait de nature à entraîner des poursuites disciplinaires ou pénales“. Tout va bien, donc. Chiche qu’on le publie, alors ! Mais le président de Stop à l’oubli, malgré les rapprochements évidents dès le départ avec Patrice Alègre, aura tout de même dû attendre 14 ans pour que le dossier de la disparition de sa fille soit enfin rouvert. Lorsque Gabriel Loubradou rencontre en 2003 le chef de la nouvelle section Homicide 31, le gendarme Michel Roussel.
 
   Une version déjà condamnée pour diffamation
 
   Loubradou raconte ainsi son entrevue avec l’enquêteur : “Il me faisait répéter ce que j’avais déjà dit aux gendarmes. La première enquête datait de 1989, tout de même ! C’est alors que Roussel, excédé, me montre enfin mon dossier : il était vide. J’étais stupéfait. Toutes les pièces que j’avais fournies ainsi que les témoignages avaient disparu. Je commence à comprendre qu’on s’était moqué de moi pendant tout ce temps-là. Je me rends compte aussi que mon cas n’est pas isolé : d’autres dossiers de “disparitions” ou de crimes maquillés en suicides ont subi le même sort que le mien.” De tout cela, sera-t-il question dans Notable donc coupable ? Evidemment pas. Etchegoin et Aron, les scénaristes de cette “fiction”, relaient de façon zélée la version officielle, celle de Dominique Baudis. Qu’il défend dans son livre Face à la calomnie, pour lequel il a été condamné à deux reprises pour diffamation envers Michel Roussel. L’ouvrage même adapté pour le film, Le bûcher de Toulouse, est poursuivi par la famille d’une des victimes, Line Galbardi, pour “atteinte à la dignité de la victime” et “outrage à la justice“. La plainte devait être examinée le 29 mai dernier mais le tribunal de Toulouse, à la stupéfaction générale, s’est finalement déclaré “territorialement incompétent“. Parce que Dominique Galbardi ne lui a pas fourni le ticket de caisse prouvant qu’elle avait bien acheté Le bûcher de Toulouse à… Toulouse ! La plaignante a évidemment fait appel. Que cache cette ahurissante décision, jamais vue dans les annales de la justice française ? Fallait-il éviter que le livre ne soit condamné avec d’en tirer un film ? Dans ce cas, c’est raté : le 22 septembre dernier, la 17è chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné l’éditeur Grasset pour diffamation, à la suite d’une plainte déposée par l’ancien procureur Bréard lui-même - celui du rapport enterré par Clément ! En janvier, c’est Dominique Baudis qui sera jugé à son tour, “exactement pour les mêmes raisons qui viennent d’entraîner la condamnation“ du Bûcher de Toulouse, précise l’avocat de Bréard, Maître Jacques Lévy.
 
   France 2 lave plus blanc le président du CSA
 
   Voilà donc l’histoire, déjà condamnée par la justice comme diffamatoire, que vous vous apprêtez à tourner. Voilà la version que le grand public prendra forcément pour argent comptant, diffusée en prime time sur le service public et servie par des interprètes de votre trempe. Voilà pourquoi, cher Bernard, je vous demande aujourd’hui de revenir sur votre accord de participer à ce qui s’apparente à une opération de désinformation. Une pantalonnade où il est décidé de raconter à sa façon une affaire qui implique le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, alors même que des procédures judiciaires sont toujours en cours. Mais que l’on se rassure, on attendra pour diffuser l’oeuvre que Baudis ait quitté la présidence du CSA ! Ne laissez pas instrumentaliser votre talent de comédien et votre popularité au service de la propagation d’une vérité officielle qui ne peut convaincre quiconque se penche sur le dossier. Ne vous faites pas le porte-parole du mensonge d’Etat, pas vous ! Pour finir de vous en convaincre, lisez donc l’effrayant communiqué publié le 2 juin 2003 par l’association Survie*, avec pour titre De Toulouse à Paris et à la Françafrique : Débauches mortelles, méga-corruption et coopération mafieuse sous le même édredon judiciaire ? (texte à lire en entier sur le site de l’association), qui commence ainsi : “Sans entrer prématurément dans le détail et le degré des culpabilités, il est déjà clair que le serial killer et violeur en série Patrice Alègre n’a longtemps pu agir en toute impunité que grâce à des protections policières, judiciaires et politiques considérables. Au-delà d’un séisme provincial, ce contexte rappelle une composante taboue de la très grande corruption en France et de la criminalité françafricaine (en Afrique et en France) : l’appartenance à des cercles d’initiés. Un mode d’”initiation”, parmi d’autres, est la participation à des “partouzes” filmées, voire à des séances de crimes sexuels (viols, pédophilie, tortures, dégénérant en certains cas extrêmes jusqu’au meurtre des victimes). Un point commun à tout cela : tenir un certain nombre de gens par le chantage.”
 
   Un texte écrit par Olivier Bonnet.
 
   * : Survie est une association (loi 1901), fondée par le regretté François-Xavier Verschave, qui mène des campagnes d’information et d’interpellation des citoyens et des élus pour une réforme de la politique de la France en Afrique et des relations Nord-Sud, à la création inspirée par le manifeste-appel de 126 prix Nobel contre la faim et pour le développement (1981).
 

Source : LE MONDE CITOYEN (28 septembre 2006)

Edit Bardamu

Merci pour ce document intéressant Nex, par contre l'usage des polices de grandes taille et en gras n'est pas souhaitable car il rend la lecture pénible d'où cette ré-édition du message...


Dernière édition par Bardamu le 21/4/2015, 15:25, édité 2 fois (Raison : Modification de la police et également du titre pour faciliter la lecture et les recherches dans l'index)
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MessageSujet: Re: Affaire Patrice Alegre - Toulouse - Dominique Baudis -    21/4/2015, 16:03

Au moment où quantité de personnes se posent de légitimes questions sur la nature exacte de l'entreprise commerciale de Dieudonné, je pense qu'il est important de revenir sur cette affaire Alègre, ce dernier étant mis en avant par Quenel+ et consorts.


Rappel détaillé de l'affaire Alègre :
http://dondevamos.canalblog.com/archives/2014/05/02/29783854.html


Site de l'association des familles des victimes :
http://www.stopaloubli.org/#



Texte publié sur le site de stop à l'oubli :


RÉACTION A LA NOMINATION DE DOMINIQUE BAUDIS AU POSTE DE DÉFENSEUR DES DROITS

Stop à l'oubli

« Nous avons été sidérés d’apprendre la nomination de Dominique BAUDIS au poste de Défenseur des Droits car cette désignation porte sur un homme dont le parcours professionnel et politique laisse subsister de nombreuses zones d’ombre. Certes il n’a jamais été inculpé ! Mais est-il pour autant irréprochable ?

En effet, ce que nous lui reprochons avant tout ce sont ses mensonges lors de son intervention télévisée du 18 Mai 2003, lorsqu’il a expliqué n’avoir jamais eu de lien avec le milieu du proxénétisme et de la prostitution, invoquant également son emploi du temps lorsqu’il était député-maire de Toulouse en précisant que celui-ci pouvait être vérifié et que lorsque cessaient ses activités publiques, il rentrait, en bon père de famille, retrouver sa femme et ses enfants.

Or ces propos ont été démentis par des écoutes téléphoniques parfaitement légales puisque exécutées à la demande de la justice dans une affaire de proxénétisme qui n’avait rien à voir avec l’affaire ALÈGRE et révélées par l’hebdomadaire « V.S.D. » le 22 Mai 2003, sous le titre : « Le document qui dérange ».

C’est ce document qui nous renseigne sur les liens de Dominique BAUDIS. avec une  «  prostituée occasionnelle » de Paris et sur lequel s’est appuyée la Cour d’Appel de Versailles dans son arrêt du 23 février 2005 pour le débouter de toutes ses demandes contre Philippe BERTI et V.S.D.                                                                                

Nous lui reprochons aussi ses notes de frais abusives dans son précédent poste à la tête de l’Institut du Monde Arabe, notes de frais dont MEDIAPART s’est procuré une copie .Elles ont fait  l’objet d’un redressement de l’URSSAF et démontrent un manque d’éthique évident.

Nous lui reprochons enfin et surtout de ne s’être jamais intéressé au sort des victimes et de leur famille durant «  les années troubles  de la ville rose » où il occupait la charge de premier magistrat de cette cité.    

Pour nous l’Affaire ALÈGRE, même si elle est refermée sur le plan judiciaire, n’est nullement réglée   puisqu’on ne connaît toujours pas les coupables des 195 crimes ou disparitions non élucidés

(chiffres de l’Inspection Générale de la Police Nationale). Elle pose toujours autant de questions sur la « face cachée » de Toulouse pendant les années 80-90.

La qualité de « victime » dans cette affaire ALÈGRE, que beaucoup invoquent au sujet de Dominique BAUDIS, lui donne-t-elle toutes les qualités et  les compétences que nécessite une telle charge ?  

Nous en doutons.                                                                                                                                                          

Nous avons  plusieurs fois dénoncé le fait que les familles des victimes ou les victimes elles-mêmes étaient poursuivies avec beaucoup plus d’ardeur que les personnes qu’elles dénonçaient et que trop de dysfonctionnements liés à des fautes professionnelles graves ou à des incompétences, à des négligences volontaires ou pas,ont nui au déroulement des enquêtes et ont fait apparaître une volonté de la part de certains magistrats et personnalités politiques de faire obstacle par tous les moyens à la recherche des coupables et par conséquent de la vérité .

Même si nous avons matière à saisir le Défenseur des Droits nous ne le ferons pas car le personnage choisi par le Président de la République ne peut incarner à nos yeux la moralité, la neutralité et la respectabilité que nous sommes en droit d’attendre de la part d’un Défenseur des Droits.  C’est bien pour cela que cette nomination nous scandalise, nous blesse et nous attriste profondément. »                                                                                  

Mercredi 08 Février 2012
http://www.stopaloubli.org/index.php?action=actu

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
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