Anti Nouvel Ordre Mondial

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 Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)

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AldousOrwell



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   27/7/2011, 00:15

La question du jour sur MSN.com (actualités):
Citation :

La tuerie en Norvège est-elle un crime contre l'humanité ?

-oui (62%)
-non (33%)
-Sans opinion (5%)

56 380 ont répondus au sondage

Shocked
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revedeve



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MessageSujet: False Flag à Oslo   27/7/2011, 13:33

pour l'implication du mossad il en est question sur le site infoguerilla surtout cette article Temps « Mossad » sur Oslo

François Marginean en parle aussi dans sa dernière émission du 25 juillet l'autremonde

son blog pour les docs Les Nouvelles Internationales
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   28/7/2011, 15:59

Citation :

Andres Behring Breivik était membre de la loge Saint-Olaf aux Trois Colonnes de la Grande Loge de Norvège à Oslo.
Un communiqué de presse du Grand Maître Ivar Skaar confirme que le tueur a été immédiatement radié.
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DesEspoirs



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   28/7/2011, 16:19

C'est rare d'avoir des images filmé de rite maçonnique, enfin je sais pas si c'était ce que l'on appelle un rite mais c'est bien impressionnant en tout cas et bien sinistre.
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jayabs



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   28/7/2011, 17:08

DesEspoirs a écrit:
C'est rare d'avoir des images filmé de rite maçonnique, enfin je sais pas si c'était ce que l'on appelle un rite mais c'est bien impressionnant en tout cas et bien sinistre.

petit HS sur la FM
Plusieurs videos sur le forum:
ici
et faire des recherches
la

++
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undercontrolimpossible



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   28/7/2011, 19:38

1h50 d'audio à écouter pour comprendre la vérité, un paradigme fabriquer en France sur cette histoire effarante... Un mensonge rance d'informations de la France cache la véritable information à ce sujet.


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DesEspoirs



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   31/7/2011, 20:25

Voici le point de vue d'un Norvégien un peut spécial, puisque il s'agit de Varg Vikernes.
Je suppose que très peut le connaissent (voir personne) je résume vite fait le personnage.

Il est connu comme étant l'un des précurseur du Black Métal, idéologiquement proche des milieux néo-nazie, sataniste, paganiste il me semble (je comprend pas tout).
Il a été emprisonné pendant 17 ans pour avoir tué le membre d'un groupe de Black métal (Mayhem pour ceux qui connaissent).

Je connais un peut le milieu pour m'y être intéressé quand j'étais ado, et je crois comprendre que ce que je prenais avant pour un milieu pseudo satanique, qui n'a en faite de satanique que l'imagerie, l'est en faite aussi en pratique vue ce que j'ai pu en lire par la suite.

Donc j'ai pas vraiment réussi à savoir si le monsieur a évolué idéologiquement parlent, mais il me parait réaliste (du moins de ce que j'ai compris vue que c'est en anglais ^^) concernent les attentats de Norvège.
C'est pour cela que je souhaite avoir votre point de vue sur ce texte:

Citation :
War in Europe: Part I - Cui bono?
Many argue that Mr. Breivik was in fact executing orders from Mossad, to punish the Palestine-loving Marxist-governed Norway, but first and foremost to create a false banner for misinformed right-wing extremists to unite under, and that what he was doing was a "false flag" operation.

His manifest is vast, some 1500 pages, and he is pretty thorough in both what he says and what he did. There are a few facts that doesn't make sense to me. How can he list all the problems caused by different Jews in our history and yet fail to mention even one of them with a single word in his manifest? He attacks the symptoms of the disease Europe is suffering under, but not the cause of the disease.

He is a Freemason too, and that certainly doesn't make any sense whatsoever. Freemasonry is international Jewry at it's worst; they too are working for a de-construction of all nations on Earth, and to build a global Hebrew temple, enslaving us all under the will of the Jews and their servants, the Freemasons. Well, this explains why he doesn't say a word about the creators of all the different religions and ideologies now set up to fight against each other.

He is a Christian too. Now, in a sense that does make sense, but why does it make sense? The Jews created Christianity as a religion for non-Jews to follow, so that they too would become worshippers of their Hebrew false "God", so that the unruly Pagan Europeans would become servants and a powerful tool for the Jews. Whether the Jews created Islam too, or whether they just saw an opportunity coming when it was created is not known, but we do know that the Jews have always promoted conflict between these two religions and indeed they still do. When the Christians grow too strong the Jews support the Muslims to weaken the Christians. When the Muslims grow too strong the Jews support the Christians to weaken the Muslims. They often support both sides too, if both sides are too strong, and they often do in secret. Christians then kill Muslims, and vice versa, whilst the Jews laugh safely in the background, profiting from it all.

Mr. Breivik either went straight into their trap, like so many Christians have done in the past and still do, or he works knowingly for them, again like so many Christians have done in the past and still do. The Christians and the Muslims, ladies and gentlemen, are but soldiers/cannon fodder for the Jews in their mission to enslave us all under their rule.

What Mr. Breivik has said is largely true, in all except in what he doesn't say; he doesn't tell us that the Jews are the origin to all these problems, and that they were created by the Jews to hurt us. All we have to do to make this act of violence favourable to us is to make this clear to everyone; the Jews created Marxism, feminism, Christianity (need I tell you that Jesus and not least Paulus/Saul were both Jews?), so-called psychology, banking ("money lending"), the hippie-movement and all other ideologies and movements which are aimed to destroy and de-construct all nations in Europe. Behind each and every one of them you will find a Jew (or some times a Freemason)!

How could you miss that out, Mr. Breivik?

Working for the Jews, are you Mr. Breivik, to unite all European right-wing extremists under your false banner? To make sure the focus on the Jewish enemy of Europe is moved to something else? Or maybe you don't even know that you have been used by sinister Jews?

So now not only Christians kill Muslims, and vice versa. Right wing extremists are supposed to kill left-wing extremists too and vice versa I assume? Is that the plan? You did this to recruit and make even the right-wing extremists fight for the Jews?

Who benefits from this? Israel does! The Jews do! None of our aggression will be directed at them were it all should be directed. We will be fighting each other instead, whilst they move about in the background, out of the spotlight, and profit from our suffering, and in secret tighten the chains of slavery around our waists and ankles.

Oh, and by the way; true nationalists don't kill children of their own nation, even if someone tries to brainwash them, like AUF did. They were not (yet) Marxist extremists; they were just children.

Varg Vikernes
Bergen the 24th of July 2011


PS. You are free to send this article to everyone you know, and I hope you do. Translate it and publish it if you can. I claim no copyright or reproduction right to the contents of this article!

http://www.burzum.org/eng/library/war_in_europe01.shtml

Et je tiens quand même à précisé que je ne cautionne pas du tout ce qu'a pu faire ce gar la, ni ses positions idéologique.
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MonOeil



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   1/8/2011, 00:18

@DesEspoirs

Hah, ça faisait des années que je n'avais pas entendu parlé Vikernes de Burzum.
Concernant son article, il ne sort pas de ses classiques, de son paradigme et des idées des gens comme lui, rien de bien nouveau donc.

Pour lui, païen et anti-chrétien assumé (pour ne pas dire autre chose) l'Islam tout comme le Christianisme ne sont que des complots ridicules montés par les juifs pour dominer et contrôler les non-juifs. D'ailleurs il en donne une preuve irréfutable dans son article, je cite: "Avez-vous oublié que Jésus était juif ?" bref niveau arguments, au dessus, c'est l'soleil comme dirait l'autre...

Concernant la boucherie d'Oslo. là encore rien de bien transcendent, il se moque de l’assassin en mettant en avant les contradictions évidentes pour tout un chacun je dirais, notamment le fait qu'il soit à la fois chrétien et franc-maçon, qu'il ait tué des enfants de sa "propre race", que les seuls bénéficiaires de cet acte ne soient que les juifs, bref, du classique, du plat, du "au raz des pâquerette".

Pour ma part, ça ne me dérange pas qu'il soit adepte des anciens "dieux" nordiques et qu'il ne rate aucune occasion de faire du prosélytisme pour sa religion polythéiste en tapant sur les juif manipulateurs et les chrétiens/musulmans manipulés, après tout il est libre de penser ce qu'il veut lui et ses amis, là-haut, dans sa montagne enneigée. Mais quant à la pertinence des arguments, à la pensée et à l'analyse, c'est du zéro, du sans intérêt, même si -comme beaucoup- il n'a pas Thor sur tout (humouuur !).



Sleep

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DesEspoirs



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   1/8/2011, 00:44

Je suis (finalement) en train de lire toute son histoire, dispo sur son site qui raconte son adolescence jusqu’à aujourd’hui.
Je suis assé halluciné parce que tout ce qui a été raconter sur lui a été modifier et amplifier.
Il n'était pas du tout satanique, n'était pas spécialement attiré par le black métal d'ailleurs sa musique même si elle reste proche des sonorité métal n'a rien a voir avec le Black, et les circonstance du meurtre d'euronimouse n'a rien a voir avec ce qui avait était raconter et il n'a jamais brulé aucune église.
appart ça je te trouve vraiment dure avec lui mais bon.
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Druide



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   1/8/2011, 02:36

Je n'irais pas tout de suite jusqu'à affirmer que c'est un false flag.

Mais c.isme me faisait remarquer ceci:
"ça tombe pendent l'affaire des enregistrements (anglais) avec Murdock "
J'ai moi aussi trouvé ça TRÈS louche... Le "timing" tombe trop à pic pour que ça soit involontaire. Mais bon, il y a des gens qui sont frappés par la foudre... je veux dire par là que des coïncidences énormes, c'est des choses qui arrivent néanmoins!

Je crois que le meilleur angle pour examiner cette histoire c'est d'examiner son sionisme et son adhésion à la propagande sioniste (anti-Islam, etc.). Le tireur d'Oslo était très influencé par des penseurs néocons sionistes anti-Islam (souvent juifs(. Il m'apparaît clair que le motif du tireur pourrait être la vengeance contre les "marxistes" antisionistes du parti Travailliste qui ont fait pression sur le ministre des affaires étrangères pour le boycott d'Israel.

D'autre part, il y a aussi l'infiltration et le contrôle à distance des groupes nationalistes européens, qui sont de plus en plus récupérés, pour à la fois servirt l'agenda sioniste et en être le bouc émissaire désigné par la suite...

Ce pseudo raciste norvégien a tué des dizaines de soi-disant "Aryens", c'est à n'y rien comprendre, ce qui montre à quel point ça tourne pas rond dans sa tête!

Il faut considérer le fait que la programmation mentale ne se fait pas seulement individuellement, elle se fait aussi au niveau des masses, notamment par la propagande sioniste et anti-Islam que diffusent les médias contrôlés. Nous savons que les contrôleurs ont toute une armée de "sleepers" (agents en dormance"), prêts à être réveillés... mais j'ajouterais à cela qu'il ne sont pas forcément activés comme de vulgaires robots, car certains sont programmés seulement à cause du lavage de cerveau perpétuel (sioniste, anti-islam, etc.) qu'on subit quotidiennement par le biais des médias. Et l'activation, elle peut être faite volontairement par un groupe intéressé, ou encore elle peut se produire tout "naturellement", au fil du temps et en réaction à l'actualité (la manif anti-Israel de la veille au camp travailliste), lorsque la bombe à retardement est prête à exploser.
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jayabs



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   8/8/2011, 16:53

Article trouvé sur le net ( merci dieudo..)
Plutot interessant..a lire donc:

Extrait:
Citation :
Il n’y a aucun « mal » dans le fait d’être franc-maçon. En ce qui me concerne, je ne suis ni chrétien ni franc-maçon, mais, tout simplement, je voudrais qu’on ne me prenne pas trop pour un crétin et que la « grande » presse cesse de présenter un franc-maçon en le définissant « fondamentaliste chrétien ».
Je veux bien qu’il soit possible, pourquoi pas, de se réclamer à la fois de la franc-maçonnerie et de la religion chrétienne: cependant, vu nombre des encycliques de l’Eglise contre la maçonnerie, la chose est problématique et, certainement, pas si facile que ça!…


Article ici


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DesEspoirs



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   11/8/2011, 20:28

Point de vue d'Alain Soral.



Excellente analyse comme dab.
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nex
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   14/8/2011, 22:34

Extrait d'un article du C.R.O.M. sur le sujet:

http://crom.be/actualites/norvege-un-pays-qui-derange


1) En juin 2010, la Norvège exige une enquête internationale sur l’abordage meurtrier par Israël de la flottille turque vers Gaza.

2) En août 2010, la Norvège se désengage de deux investissements israéliens, jugeant les sociétés en question moralement condamnables.

3) En octobre 2010, la Norvège interdit des exercices de sous-marins israéliens dans ses eaux. Le ministre des Affaires étrangères norvégien, déclare, à l'occasion, que la Norvège n’exporte pas de «matériel ou de services dans le domaine de la défense vers des pays menacés de guerre.»

4) Le 18 février 2011, l’ambassade israélienne à Oslo reçoit du gouvernement norvégien une notification officielle lui enjoignant de s’installer sur un autre site d’ici 2012. La ville d’Oslo force également l’ambassade des États-Unis à se retirer du centre ville pour s’installer dans une banlieue lointaine d’Oslo.

5) Le 29 mars 2011, le Pr Dershowitz se heurte à un refus lorsqu’il demande à rencontrer les dirigeants norvégiens. Et lorsqu’il émet le souhait de tenir une conférence dans les universités d’Oslo et de Trondheim, on lui fait comprendre qu’il ne sera pas le bienvenu en raison de ses prises de position en faveur d’Israël.

6) Le 18 juillet 2011, le ministre norvégien des Affaires étrangères estime «tout à fait légitime» la candidature de la Palestine à l’ONU. «Nous allons considérer avec beaucoup d’attention le texte proposé par les Palestiniens», déclare le ministre norvégien Jonas Gahr Stoere, lors d’une conférence de presse conjointe avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne.

7) Toujours en juillet, la Norvège annonce qu’elle se retirera de l’opération menée en Lybie à compter du 1er août 2011, soit 2 mois avant la fin du mandat de l’OTAN.

Dernier point important par rapport à la politique mondiale actuelle: la Norvège refuse de participer financièrement au plan de «sauvetage» de la Grèce.


http://crom.be/actualites/norvege-un-pays-qui-derange
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ziril
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   16/8/2011, 14:01

BREIVIK DE RETOUR SUR LA SCÈNE DE SON CRIME







PS: "L'ami" sent fort le brainwashed.

Avocat du sieur:

"But he repeats as a mantra it was necessary to go through".

Traduction:

"Mais il répète comme un mantra qu'il était nécessaire d'en passer par la"...


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Nicolas Boileau épître IX.
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Panisse



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   29/11/2011, 14:05

Satanisme : Le franc maçon, sioniste et islamophobe qui a tué des militants pro-palestiniens n'ira pas en prison.

Citation :
Norvège: Breivik, pas pénalement responsable, évitera la prison

Les experts-psychiatres estiment qu'Anders Behring Breivik ne peut être tenu responsable des attaques sanglantes du 22 juillet qui ont fait 77 morts.

Les experts psychiatres ont tranché. Chargés de se prononcer sur la responsabilité pénale d'Anders Behring Breivik, ils ont conclu que l'auteur des attaques du 22 juillet en Norvège était psychotique et donc pénalement irresponsable, a annoncé mardi le Parquet norvégien. Dans leur rapport, rendu ce mardi avec un mois de retard, ils estiment qu'il n'était pas mentalement en possession de ses moyens au moment de commettre les attaques du 22 juillet dernier.

L'extrémiste de droite a développé avec le temps "une schizophrénie paranoïaque", a déclaré lors d'un point de presse le procureur Svein Holden, citant les conclusions d'un rapport remis le même jour par deux experts-psychiatres.

L'homme qui a tué 77 personnes il y a quatre mois ne peut donc pas être condamné à une peine de prison; il sera interné dans un établissement psychiatrique. Actuellement en détention provisoire dans une prison de haute sécurité, l'extrémiste de 32 ans n'est pas tenu responsable pour ces meurtres qu'il reconnaît pourtant avoir perpétrés.

Breivik a "sa propre perception de la réalité"

"J'ai beaucoup de questions en tête. J'ai très hâte de savoir ce que le rapport va pouvoir nous dire", avait déclaré plus tôt Geir Lippestad, l'avocat d'Anders Behring Breivik, à l'agence NTB. Fin juillet, Me Lippestad avait estimé que son client était probablement "dément", une expression qu'il a par la suite regrettée, préférant dire qu'il avait "sa propre perception de la réalité".

Se disant en croisade contre l'"invasion musulmane" et le multiculturalisme en Europe, l'extrémiste a reconnu être l'auteur de l'attentat à la bombe contre le siège du gouvernement norvégien le 22 juillet, et de la fusillade peu après contre un rassemblement de jeunes sur l'île d'Utoeya, près d'Oslo. Anders Behring Breivik considère son geste "atroce mais nécessaire" comme un acte de guerre.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/norvege-breivik-pas-penalement-responsable-evitera-la-prison_1056083.html
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wiilwaal



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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   29/11/2011, 20:11

"Satanisme : Le franc maçon, sioniste et islamophobe qui a tué des militants pro-palestiniens n'ira pas en prison."

Forcément , il ne s'appelle pas Bashir ou Mohammed . Le pauvre souffre de psychose , de démence et de schizophrénie.

Une préparation aussi minutieuse (au moins un an d'après mes souvenir)d'un massacre ne peut être que l’œuvre d'un fou.

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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   30/11/2011, 13:47

wiilwaal a écrit:
Une préparation aussi minutieuse (au moins un an d'après mes souvenir)d'un massacre ne peut être que l’œuvre d'un fou.

Ou qu'on cherche à faire passer pour fou...
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   1/12/2011, 14:01

@ Nemandi

C'était de l'ironie au cas ou tu m'aurais mal compris . Ce type a simplement rempli son contrat. Regles

Le tueur a du voir ce film

Rampage :
http://www.youtube.com/watch?v=0eIif62zQGQ&feature=related


Dernière édition par wiilwaal le 6/12/2011, 15:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   1/12/2011, 14:12

wiilwaal a écrit:
@ Nemandi

C'était de l'ironie au cas ou tu m'aurais mal compris . Ce type a simplement rempli son contrat. Regles

On est d'accord. bounce
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   26/5/2012, 18:26

Varg Vikernes sur la Norvège


Je ne sait plus si j'avais déjà parlé de lui ici, donc je vais faire un court résumer de ce personnage plutôt atypique.

Pour commencer qu'est ce qu'en dit Wikimerdias :

Citation :
Varg Vikernes (né Kristian Vikernes ; 11 février 1973 - ) est un musicien et un auteur norvégien, essentiellement connu pour le projet musical solitaire de black metal nommé Burzum.

Encore méconnu du grand public au début des années 1990, Vikernes s'est fait connaitre progressivement dans la culture populaire pour ses prises de positions extrêmes concernant la politique et sa critique du christianisme. Il a commis plusieurs incendies criminels en Norvège visant des églises, et a également assassiné Øystein Aarseth, membre du groupe Mayhem en 1993.

On se calme Laughing je sais, normalement ça na rien à foutre là.
Il explique le pourquoi du comment de son incarcération dans un texte (ici pour ceux que ça intéressent, tout ses textes sont en anglais malheureusement), on comprend un peut mieux son état d'esprit sans bien évidement cautionné son acte.

Pour encore un peut mieux situé le personnage (et c'est important vue ses propos dans l'article que je compte posté) il est attaché aux ancienne tradition de son pays c'est à dire aux paganisme, et est plutôt opposé aux religions monothéiste car elles ont assassiné (le christianisme principalement) ses ancêtres. Ça aussi il l'explique dans un texte : http://www.burzum.org/eng/library/a_burzum_story01.shtml

Bref tout ça pour dire que depuis qu'il est sortie de prison, il écrit des texte sur l'actualité de son pays (il a notamment appeler les Français à voté MLP) et je trouve qu'il a un point de vue (bien qu'assez extrémiste dans certains textes en ce qui concernent les étranger) réaliste, notamment sur le massacre d'Utoya et la main mise des Juifs dans son pays et en Europe en générale.

Je précise encore une fois que ne partage pas ses points de vue concernent les religions (même si de son point de vue c'est compréhensible), seul sa vision sur la Norvège m’intéresse, et vous intéresse (en tout cas je l’espère) ici.

Citation :

War in Europe: Part IV - Si vis pacem, para bellum


The Jews are already in power in Europe, if not directly then indirectly through their errand boys and lackeys in the media and governments of Europe, but they also see the writing on the wall. Whilst the media and politicians in our part of the world for the time being are doing their best to pretend there is no popular Nationalist opposition, to their plan to mongrelize and thus destroy the European race, certainly the Jews know that it is just a matter of time before the Nationalists take over the political power in many and eventually all the European nations. So in order to keep their influence the Jews try to infiltrate and control the Nationalist movement as well.

The Jews try to use flattery, bribes, threats and you-name-it to get control over the Nationalist parties in Europe. They even try to pretend they are already in control of certain Nationalist parties, by speaking positively about them in the Jewish-owned media, to make the followers of these political parties believe so and accept the idea of a victorious pro-Zionist Nationalist movement in Europe. The Jews have to do this in order to keep their power, because they know that the Nationalist parties in Europe will sooner or later take over all power in Europe. Sooner rather than later some places, like in France and several Eastern European countries.

In our Nationalist movment (and for the sake of simplicity I use that term in this context as an umbrella to cover all anti-Jewish, racially aware movements in Europe) we see that Jews infiltrate or try to our groups and participate in discussions on Nationalist forums, pretending they are European Nationalists. The best known example of this is of course the Fjordman character, who pretends to be a Norwegian Nationalist but who in reality is a Zionist Jew – and if in doubt just take a look at his picture (just google "Fjordman"). Some of the Jews also let us know that they are Jews, and then pretend to support us and agree with us. Even I have received personal e-mails from Jews e. g. agreeing with me that Christianity is such a terrible thing (as if they weren't behind that too), and who claim we have a common cause. Sorry, Jews, but I am not a fool and I am not for sale.

The most extreme measures taken by the Jews to unite all Nationalists under their Zionist banner is of course to execute false flag terrorist operations. They brainwash and use naive European Nationalists, the best known of course being Anders Breivik of Norway, and have them perform more or less extreme acts of terror against their own peoples. You should not be surprised when I tell you that Anders Breivik's mentors (NB! as described by the "Norwegian" media) were all Jews (including Fjordman). The Jews stop at nothing to achieve their world domination.

So what are we to do? What are we who know the real cause to all our problems supposed to do? What are e. g. the English supposed to do when their only real hope, the BNP, has been turned into a tool for their worst enemies? What are the poor Dutchmen supposed to do, in their too crowded country, when their only potential saviour, Geert Wilders, is really a Zionist and a Jew puppet? What are the Norwegians supposed to do when the closest they will ever get to voting for a so-called right wing Nationalist party is to vote for the Communist party?

Is Breivik right when he says that the only means left for us to use is violence? I don't think so. What I see is a Jewish community in panic. They do not have as much direct control in Europe as they want us to believe. Their main influence is through their money and their different -isms, from Liberalism to Socialism, from Feminism to Communism, and their religions, from Islam to Christianity, and through their media, spreading their hateful ideas, but they don't have that much real power. We only think they do. They want us to think they do, to make us lose hope and give up.

The Jews understand that their plan is failing, that we are disclosing them further every day, that hundreds and hundreds of Europeans are enlightened by Nationalists every day, and that thousands and thousands of Europeans every day understand – without our help – why the economy is failing (of course because of the greedy Jewish bankers). The Jews see the victory slipping through their fingers! They were that close to finishing us off through mongrelization, but we have been too resilient for them to succeed! Only the low-brow scum amongst us did ever procreate with Afro-Asians, and the vast majority stay European and have European children!

Do not just sit back and relax and wait for us to emerge victorious though. Keep on fighting; spread the truth, resist the lie-propaganda of the enemy and help others do the same. And most importantly; only vote for strongly anti-Jewish and anti-Zionist Nationalist parties! If they do not exist, start them up yourselves, and cooperate with all others who do the same, whether you like them personally or not, or infiltrate and take over the Zionist "Nationalist" parties en masse. If you cannot openly tell the truth without the risk of persecution use the term "banker" instead of "Jew", and they cannot touch you. Talk about "culture" and "language" instead of "race", talk about "keeping the diversity" instead of "the threat to your nation", and so forth. They cannot touch you if you do, and most Europeans will understand what you mean by this anyhow. We Europeans are perhaps too kind and naive for our own good, but we are not stupid – and most of us are sick and tired of being treated like inferior human beings in our own countries.

If you want to hang someone or shoot them in the back of the head, for betraying their own race or for attacking out nations with coward and dishonest means, I understand you very well, but please wait until after we have won, when you can do this lawfully. There is enough rope for all of them, and bullets too, so just be patient. They will hang soon enough anyhow. And their brainwashed offspring too. And their f***ing dogs.

P.S. In case you wonder; I cannot start up any party in Norway myself, because of my criminal record.

Varg Vikernes
Bergen 21.04.2012

http://www.burzum.org/eng/library/war_in_europe04.shtml
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   3/6/2012, 01:43


Petite information du site philosémite sur les norvègiens, texte en gras d'origine.

samedi 2 juin 2012
Pour 60% de Norvégiens les Juifs seraient responsables de leur persécution

Citation :

Il y a enfin un rapport ce que pensent les Norvégiens des Juifs. Le rapport, réalisé par le Centre norvégién de l'étude de la Shoah, a été présenté à la ministre de l'Inclusion, Inge Marthe Thorkildsen. Il est impossible de savoir si l'antisémitisme progresse car ce phénomène n'avait jamais été étudié.

Le rapport met en évidence que 12,5% de la population admet avoir des préjugés clairs contre les Juifs: "Un pourcentage relativement bas qui place le taux d’antisémitisme en Norvège au même niveau que ceux de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, du Danemark et de la Suède". Or ce constat "optimiste" est-il justifié? Kafka du blog Norway, Israel and the Jews ne le pense pas: "For every person in the survey who admits to antisemitic points of view, there is an unknown portion who lied about their true attitudes. The survey understates the prevalence of antisemitic sentiments in Norway, and the only way to compare our figures with those in other countries is to adjust for how likely people are to lie on such instruments on this subject". Voyons ce que pensent les Norvégiens des Juifs et des Juifs israéliens:

- 19% sont convaincus que les Juifs oeuvrent clandestinement dans le monde pour promouvoir les intérêts des Juifs.
- 26% sont d'avis que les Juifs se considèrent supérieurs aux autres êtres humains.
- Une personne sur quatre est d'avis que les Juifs instrumentalisent l'Holocauste pour obtenir des avantages.
- 8% ne veulent pas de voisins ou d'amis juifs.
- 12% affirment que les Juifs doivent assumer la responsabilité de leur propre persécution. Ce qui est particulièrement troublant c'est que seulement 40% des Norvégiens rejettent cette proposition ils sont donc 60% à ne pas rejetter catégoriquement cette proposition. Et combien parmi les 40% qui ne disent la vérité? C'est la question qu'on peut se poser [1].
- 38% affirment que les Juifs israéliens traitent les Palestiniens comme les nazis ont traité les Juifs. A peine 12% rejettent totalement cette idée. 29% répondent qu'ils ne savent pas. Donc 67% des Norvégiens ne rejettent pas catégoriquement l'idée que les Juifs israéliens mènent une politique d'extermination contre les Palestiniens.

L'étude n'a pas analysé l'attitude de l'importante population musulmane vivant en Norvège, ce que regrette le quotidien chrétien Vårt Land.

Source: Norway, Israel and the Jews:

http://www.israelwhat.com/2012/05/30/reactions-to-the-anti-semitism-in-norway-study/

http://www.israelwhat.com/2012/05/29/antisemitism-in-norway-part-2-of-many-what-it-means-to-be-pro-palestinian/

http://www.israelwhat.com/2012/05/29/antisemitism-in-norway/

[1] de Bacle on May 29, 2012 at 3:10 pm
"The study concludes that 12% of Norwegians feel that Jews themselves bear the responsibility of being persecuted.

But, this is a “cover up” of the problems exposed in the study, and symptomatic of it.

The embarrassment to Norwegian society of 2012 is that only 40% of Norwegians categorically dismiss that claim.

That’s the only way, and in fact a “benign way” to read the conclsuion of the statitics. Benign, because amongst these 40% I’d bet a significant proportion give the only answer they can give knowing the would otherwise put themselves in the morons corner. But they don’t “speak their hearts”. How do I know that?

This perspective is crucial, because the scrutiny of the anti-Semitism or bigotry in the Norwegian (or any society) doesn’t stop at what can be proved beyond all reasonable doubt. 60% of Norwegians do not categorically dismiss the claim that Jews bear the responsibility themselves for being persecuted. THAT is anti-Semitism. An outrageous exposure of anti-Semitism in NOrway.

Similarly with the comparison of Israel to Nazi Germany. Only 12% categorically dismiss the analogy
. Ignorance ? No, much worse than that. Exposure of dislike and mistrust.

The twisted culture behind these figures may perhaps be highlighted by “analogy” that 60% of the Norwegian population would not categorically dismiss that the AUF themselves bore responsibility for the 22/7 massacre ?

With such statistics would Norwegians be considered accountable ?"

source
http://philosemitismeblog.blogspot.fr/2012/06/pour-60-de-norvegiens-les-juifs-sont.html

au cas ou:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philos%C3%A9mitisme
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   26/8/2012, 15:48



Breivik condamné à 21 ans de prison
pour les tueries d'Oslo et Utoya

L'auteur du massacre d'Utoya - le plus sanglant qu'ait connu la Norvège depuis 1945 - a été reconnu coupable "d'actes terroristes", ce vendredi, par la justice norvégienne. Retour sur les 10 semaines d'audiences du procès.

Citation :

Jugé pénalement responsable de ses actes, Anders Behring Breivik a été reconnu coupable des attaques qui avaient coûté la vie à 77 personnes en Norvège il y a 13 mois, ce vendredi 24 août. La justice norvégienne l'a condamné à 21 ans de prison pour "actes terroristes" - la peine maximale prévue par le code pénal norvégien. Sa détention pourra toutefois être prolongée au-delà de cette période pour des raisons de sécurité. Le militant d'extrême-droite a annoncé qu'il ne fera pas appel du verdict, conforme à ce qu'il souhaitait.

Le 22 juillet 2011, cet extrémiste de droite, aujourd'hui âgé de 33 ans, avait, dans un premier temps, fait exploser une bombe près du siège du gouvernement, à Oslo, qui avait fait huit morts. Puis, lourdement armé et déguisé en policier, il avait ouvert le feu sur l'île d'Utoya, où se tenait un camp d’été de jeunes travaillistes. Soixante-neuf personnes avaient été abattues, dont une majorité d’adolescents. Retour sur les dix semaines de procès qui ont conduit à sa condamnation.



16 avril 2012 : À l’ouverture du procès, les larmes de Breivik

Debout, bras droit dressé et poing fermé, Breivik apparaît face à un public d’environ 200 personnes constitué de survivants et de familles des victimes au premier jour de son procès. Un geste - rapidement comparé au salut nazi - qu'il réitèrera lors des trois premiers jours d’audience. Pour lui, il s'agit d 'exprimer "la force, l'honneur et le défi aux tyrans marxistes en Europe".

Stoïque lorsque le procureur détaille les crimes qui lui sont reprochés, il verse toutefois quelques larmes quand, à la mi-journée, une vidéo de propagande dont il est le réalisateur est diffusée. "C'est bon. Ça va. C'est juste que c'est un film émouvant", aurait-il alors déclaré.

17 avril 2012 : "Ces enfants n’étaient pas des innocents"

Au deuxième jour d’audience, l'un des cinq juges est révoqué après avoir avoué qu’il avait ouvertement réclamé la peine capitale pour Breivik. "La peine de mort est la seule solution juste dans cette affaire !", avait-il écrit sur un site internet au lendemain de la tuerie.

Puis, Breivik est appelé pour la première fois à s’expliquer sur son acte. Trente minutes de temps de parole lui sont accordées, mais il parlera finalement pendant 75 minutes, n’affichant aucun remords. "Je le referais. […] Une petite barbarie est souvent nécessaire pour empêcher une barbarie beaucoup plus grande." Celui-ci estime avoir agi par prévention afin d’éviter la destruction de la société norvégienne. "Tout ce qui va nous rester, ce sont des sushis et des écrans plats", déclare-t-il alors.

Selon lui, les enfants qui ont été abattus n’étaient pas des innocents mais "des militants politiques". Il terminera son monologue en demandant l’acquittement.

18 avril 2012 : Provocations et mutisme

Visiblement peu enclin à s'exprimer, Breivik s’enfonce dans un certain mutisme au troisième jour d’audience. Refusant de répondre aux questions du procureur, il juge "pathétique" la peine maximale de 21 ans de prison prévue par la loi. Seuls l’acquittement ou la peine de mort seraient des verdicts "justes", selon le tueur.

19 avril 2012 : "L'objectif premier était de tuer tout le gouvernement norvégien"

Une femme de nationalité allemande, dont l’identité n’a pas été révélée, tente de s’introduire dans le palais de justice. Elle se présente comme une admiratrice de Breivik.

C’est également ce jour-là que l’accusé avoue qu’il avait initialement planifié deux attentats à la bombe supplémentaires. "L'objectif premier était de tuer tout le gouvernement norvégien, y compris le Premier ministre." Breivik explique avoir finalement fait marche arrière lorsqu’il a réalisé que la tâche était ardue et onéreuse. "C'était beaucoup plus difficile que je ne le pensais de faire une bombe."

Pour se préparer, Breivik aurait passé un an cloîtré chez ses parents à s’entraîner virtuellement via le jeu World of Warcraft. Il s’agissait également d’une "couverture" pour justifier son isolement social.

20 avril 2012 : Journée la plus "difficile" pour les familles des victimes

Au cinquième jour du procès, Breivik revient avec précision sur le massacre d'Utoya. La veille, l’avocat de l’accusé avait tenu à avertir l’auditoire qu’il pourrait s’agir de "la journée la plus difficile" du procès.

"Certains faisaient les morts, c'est pour cela que je tirais des coups de grâce", a notamment indiqué un Breivik impassible, qui se décrit comme quelqu'un de "très sympathique en temps normal".

23 avril 2012 : "J’ai la même crédibilité que Fidel Castro et Che Guevara"

Très calme jusqu’à présent, l’assistance rit discrètement lorsque Breivik affirme avoir appris à piloter des petits avions en visionnant des vidéos sur YouTube dans le but de s’échapper après la tuerie.

Breivik formule également ce jour-là toutes sortes de revendications saugrenues, telles que la dissolution du Parlement. À la place, il réclame un conseil de nationalistes présidé par… lui-même. “J’ai la même crédibilité que Fidel Castro et Che Guevara quand ils ont essayé de frapper Cuba. Le problème est qu’on considère qu’un révolutionnaire qui échoue est un criminel et que celui qui réussit est un homme d’État“.

26 avril 2012 : 40 000 Norvégiens chantent le multiculturalisme

Rassemblés dans le centre d’Oslo, 40 000 Norvégiens reprennent en cœur "Enfants de l'arc-en-ciel", une comptine populaire prônant la diversité culturelle que Breivik avait lui-même qualifié de "lavage de cerveau".


11 mai 2012 : La chaussure projectile

Dans un geste désespéré, un jeune homme âgé de 20 ans, frère de l’une des victimes du massacre, tente d’atteindre Breivik en projetant sa chaussure dans sa direction. "Tu es un tueur, va en enfer", s’écrie-t-il sous les applaudissements d’une partie de l’assistance. Il sera rapidement évacué.


24 mai 2012 : Breivik ne fera pas appel

Breivik affirme qu’il ne fera pas appel s’il est jugé coupable, lors du verdict du 24 août. Le tueur norvégien craint que ses idéaux ne soient totalement décrédibilisés s’il est reconnu mentalement irresponsable car souffrant d’une pathologie psychiatrique.

21 juin 2012 : Le procureur préconise l’internement psychiatrique

Le parquet norvégien recommande l’internement de l’accusé, qu’il estime psychotique et donc pénalement irresponsable.

En novembre 2011, un premier rapport psychiatrique révélait que Breivik souffrait de "schizophrénie paranoïde". Puis, mi-avril, à quelques jours de l’ouverture du procès, un second rapport venait infirmer le premier, indiquant que le tueur était tout à fait responsable de ses actes.

22 juin 2012 : Fin du procès

Au terme de 10 semaines intenses, le procès s'achève par le plaidoyer de la défense. Dans une tirade de près de deux heures, l’avocat de Breivik défend la responsabilité pénale de son client et réclame une peine de prison "la plus clémente possible". Symboliquement et sans aucune chance de voir sa requête aboutir, l’avocat demande également l'acquittement. Une démarche obligatoire car l’accusé avait plaidé non coupable.

22 août 2012 : Breivik prêt à intervenir après le verdict

Quel que soit le verdict, Breivik aurait préparé des réactions par écrit, selon son avocat. "Il réfléchit à ce qu'il va dire aux juges et il a, par conséquent, préparé quelques lignes pour chaque éventualité." Reste à savoir si l’accusé, qui a affirmé ne pas vouloir faire appel, sera autorisé à s’exprimer...

24 août 2012 : Le verdict tombe

Anders Behring Breivik écope de la peine maximale prévue par le code pénal norvégien, à savoir 21 ans de prison, pour "actes terroristes". À l'unanimité, le tribunal d'Oslo le juge responsable de ses actes et écarte l'une des expertises psychologiques présentée pendant le procès, qui le considérait atteint de "schizophrénie paranoïde". Un verdict conforme au souhait de Breivik, qui voulait à tout prix être reconnu sain d'esprit afin de légitimer son idéologie raciste et xénophobe. Il a donc annoncé qu'il ne ferait pas appel.


http://www.france24.com/fr/20120823-temps-forts-proces-anders-breivik-norvege-tuerie-utoya

Quelques articles en sauvegarde

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/08/17/demission-du-chef-de-la-police-norvegienne-apres-un-rapport-critique-dans-l-affaire-breivik_1746983_3214.html

http://www.24heures.ch/monde/Un-rapport-critique-met-le-pouvoir-sous-pression/story/30065759

http://enqueteplus.com/content/revelation-affaire-breivik-le-tueur-se-dopait-avant-les-attaques

http://www.rue89.com/2012/08/25/breivik-et-les-surprises-de-la-justice-et-de-la-prison-la-norvegienne-234839

Extrait du dernier où l'on apprend plein de chose sur les prisons de ce pays...

Citation :

Trois pièces de 8 mètres carrés

Breivik bénéficiera d’un espace spécialement aménagé sous un régime de très haute sécurité, annonce la prison d’Ila, près d’Oslo.

Il se compose de trois cellules de 8 mètres carrés : une pour dormir, une pour faire du sport, une autre, équipée d’un ordinateur mais sans connexion Internet, pour travailler.

Mais il ne bénéficiera pas du service de salariés « pour jouer et discuter », comme certains médias l’évoquaient ce samedi matin : l’information a été démentie par la prison.

Le Norvégien passera ses prochaines années en isolement, dans le quartier de haute sécurité de cet ancien camp de concentration nazi qui abrite les plus grands criminels du pays.
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MessageSujet: Re: Actualités du False Flag à Oslo (Norvege)   27/7/2013, 22:52

Les armées secrètes de l’Otan (XIV)
La guerre secrète en Norvège
par Daniele Ganser

La Norvège est le seul Etat membre du Gladio à avoir commandité une étude historique officielle sur le réseau de « résistance anti-communiste ». Cependant, l’étude ne devait pas dépasser l’année 1970 pour ne pas mettre en danger le système. De la sorte, la Norvège a convaincu son opinion publique que c’était bien elle, et non l’Otan, qui contrôlait l’armée secrète. Elle a ainsi légitimé son existence et clôt le débat.
Réseau Voltaire | 25 juillet 2013


Cet article constitue le quatorzième chapitre des Armées secrètes de l’OTAN
© Version française : éditions Demi-lune (2007).



Citation :

Cet article fait partie de la série :
1. « Quand le juge Felice Casson a dévoilé le Gladio… »
http://www.voltairenet.org/article162546.html
2. « Quand le Gladio fut découvert dans les États européens… »
http://www.voltairenet.org/article162685.html
3. « Gladio : Pourquoi l’OTAN, la CIA et le MI6 continuent de nier »
http://www.voltairenet.org/article162763.html
4. « Les égouts de Sa Majesté »
http://www.voltairenet.org/article163017.html
5. « La guerre secrète, activité centrale de la politique étrangère de Washington »
http://www.voltairenet.org/article163478.html
6. « La guerre secrète en Italie »
http://www.voltairenet.org/article163905.html
7. « La guerre secrète en France »
http://www.voltairenet.org/article169477.html
8. « La guerre secrète en Espagne »
http://www.voltairenet.org/article169649.html
9. « La guerre secrète au Portugal »
http://www.voltairenet.org/article169872.html
10. « La guerre secrète en Belgique »
http://www.voltairenet.org/article170210.html
11. « La guerre secrète aux Pays-Bas »
http://www.voltairenet.org/article170482.html
12. « La guerre secrète au Luxembourg »
http://www.voltairenet.org/article179259.html
13. « La guerre secrète au Danemark »
http://www.voltairenet.org/article179283.html


Citation :
Daniele Ganser

Daniele Ganser, historien suisse, spécialiste des relations internationales contemporaines. Il est enseignant à l’Université de Bâle.

Citation :
En avril 1940, les armées d’Hitler envahirent la Norvège qu’elles occupèrent pendant cinq ans jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comme dans de nombreux autres pays d’Europe occidentale, cette expérience traumatisante façonna la conception de la sécurité des Norvégiens et entraîna la création d’un réseau stay-behind au lendemain de la guerre. Les Norvégiens qui bâtirent cette organisation clandestine avaient pour la plupart vu leurs réseaux de résistance désorganisés se faire balayer par les troupes allemandes et craignaient que la Guerre froide aboutisse à une invasion soviétique. « Il ne s’agissait pas de savoir si oui ou non il fallait édifier une organisation stay-behind en Norvège mais d’établir le calendrier des opérations », expliquent Ronald Bye et Finn Sjue, deux auteurs spécialistes du Gladio norvégien, pour décrire le sentiment de l’époque. L’OTAN elle-même avait fait de la création de ce réseau une priorité. Si le coup d’envoi ne fut pas donné en 1947/1948, il le fut certainement en 1949, lors de l’adhésion à l’OTAN. En effet, avant de pouvoir rejoindre l’Alliance, chaque pays devait s’être doté d’instruments de « guerre non conventionnelle ou avoir pris des dispositions dans ce sens », expliquent Bye et Sjue en faisant référence à un document non daté intitulé Directive OTAN/SACEUR sur la guerre non conventionnelle. [1]


Vilhelm Evang (1909-1983).


Vilhelm Evang, qui dirigeait les services secrets norvégiens au lendemain de la guerre, et Jens Christian Hauge, le Premier ministre de la Défense de l’après-guerre, furent les artisans à la fois de la construction du réseau stay-behind et de la création du Norwegian Intelligence Service (NIS). Evang, un scientifique originaire d’Oslo, avait rejoint le petit service de renseignement du gouvernement norvégien en exil à Londres en 1942, quant à Hauge, il avait commandé la résistance militaire pendant l’occupation. À son retour en Norvège, Evang créa en 1946, avec l’aide de Hauge, le NIS qu’il dirigea pendant 20 ans. La communauté du renseignement états-unienne était méfiante à l’égard d’Evang en raison de ses sympathies connues pour les partis de gauche et parce qu’il avait appartenu au mouvement « Mot Dag » au cours des années 1930. En 1966, il fut contraint de quitter le service suite à l’affaire Lygren. [2] Afin de ménager sa sortie, le ministre de la Défense l’affecta au quartier général de l’OTAN en France, en qualité de Représentant Militaire National. Il servit tout d’abord à Paris, puis à Bruxelles jusqu’en 1969. Evang abandonna le service de l’État en prenant sa retraite et mourut en 1983, à l’âge de 74 ans.

Durant le temps qu’il avait passé à Londres, Evang s’était créé des contacts étroits parmi la communauté du renseignement britannique. Il partageait la conviction des officiers du MI6 que la Norvège ne devait plus jamais se retrouver victime d’une occupation ennemie sans y être préparée. Dans le cadre de la construction du réseau stay-behind, Evang rencontra en février 1947 un agent du MI6 disposant « de solides contacts au sein de la Défense et de l’armée » dont on peut supposer qu’il s’agit du directeur du MI6 en personne, Sir Steward Menzies, à qui il présenta le projet stay-behind norvégien. Evang et Menzies étaient tous deux convaincus des menaces réelles que constituaient l’Union soviétique et l’expansion du communisme. « Ces considérations ont conduit les Anglais à s’intéresser de près aux stratégies de défense dans les pays sous occupation ennemie », écrivit Evang dans son journal. « Il semble que les Pays-Bas, la France et la Belgique aient entrepris de concevoir l’organisation d’une armée clandestine selon un modèle plus ou moins défini. » [3]

Aux côtés du MI6 britannique, la CIA états-unienne prit également une part active au processus qui conduisit à la création de l’armée secrète norvégienne. Dès 1946, Evang envoya le major Kaj Martens à New York afin d’établir des contacts avec le renseignement US. Puis en 1947, au lendemain de la création de la CIA, Evang se rendit lui-même aux États-Unis, probablement pour s’entretenir des questions de guerre clandestine avec Frank Wisner, le directeur du Bureau de Coordination Politique de la CIA (OPC) chargé de la constitution des réseaux stay-behind en Europe de l’Ouest. De même qu’en Italie, la CIA supplanta le MI6 à mesure que la puissance US croissait et que l’Empire Britannique déclinait. « La coopération avec les États-Unis », observe le chercheur norvégien Olav Riste, était « de loin l’aspect le plus développé des relations extérieures du NIS ». [4] Afin de coordonner leurs opérations secrètes, des représentants des services secrets norvégiens, britanniques et états-uniens se rencontrèrent à Londres en 1948. Un mémorandum des services de renseignement relate qu’il fut alors décidé « d’établir en Norvège un appareil chargé de transmettre des rapports de renseignement par radio ou par tout autre moyen de communication au quartier général allié situé à l’intérieur ou hors des frontières du territoire national, en cas d’occupation partielle ou totale de celui-ci ». Cette note de service souligne que le NIS était fier d’annoncer à la CIA et au MI6 que dans le cadre d’une opération baptisée SATURN, une telle armée secrète avait d’ores et déjà été mise en place. « Le colonel Evang a pu informer nos alliés qu’un appareil capable d’assurer de telles fonctions était quasiment opérationnel et à sa disposition. » [5]

C’est un agent du renseignement norvégien, Alf Martens Meyer, qui était chargé d’assurer la liaison avec la CIA. Il était d’ailleurs payé par la CIA et, selon l’ancien agent des services secrets Christian Christensen, il aurait « dirigé la plupart des opérations du renseignement norvégien au cours des années 1950 et 1960 ». [6] « Il a également été établi que Martens Meyer et ses collaborateurs entretenaient des contacts réguliers avec des agents secrets de la CIA et du MI6 aux ambassades des États-Unis et de Grande-Bretagne à Oslo », écrivirent les journalistes Bye et Sjue dans les années 1990. [7] Comme dans d’autres pays, l’achat de transmetteurs radio constituait le principal investissement de l’armée secrète. En mai 1948, Evang adressa une lettre confidentielle au ministre de la Défense Hauge dans laquelle il lui demandait des fonds pour acquérir 50 transmetteurs radio destinés au stay-behind norvégien. « Les transmetteurs seront entreposés en sécurité et ne seront utilisés que si certaines portions du territoire sont envahies par une puissance étrangère », spécifiait Evang qui soulignait en outre que l’armée secrète créée sous l’égide de l’OTAN pourrait aussi être utilisée dans le pays en l’absence d’invasion mais dans l’hypothèse d’un coup d’État des communistes norvégiens : « Dans le cas d’un coup d’État intérieur, les transmetteurs individuels pourront être activés sur autorisation spéciale de l’État-major ». Evang indiquait que « les préparatifs de la création du réseau sont bien avancés » et précisait en ce qui concerne les opérateurs des systèmes radio : « nous projetons de recruter des individus qui n’ont pas pris part à de telles activités clandestines au cours de la dernière guerre et qui ne sont pas identifiés comme opérateurs radio ». [8] Le ministre de la Défense Hauge fut ravi des derniers développements de l’opération top-secrète et appuya la demande de crédits. [9]

S’attardant sur les fonctions intérieures de l’armée secrète, Evang expliquait à Hauge comment des groupes d’individus travaillant dans certaines industries avaient été sélectionnés avec l’assentiment d’industriels norvégiens et sous la supervision du NIS pour être entraînés et placés en guise de sentinelles et ainsi lutter contre « les activités subversives des cinquièmes colonnes (communistes) dans certains secteurs ». En octobre 1948, probablement conscient du danger que pouvaient représenter ces groupes armés privés et agissant hors de tout contrôle parlementaire, Evang présenta un rapport au ministre de la Défense dans lequel il précisait bien que les groupes étaient constitués de collaborateurs loyaux et disciplinés. Lorsque la Norvège ratifia le Traité de l’Atlantique Nord en avril 1949, des affiches spéciales dénonçant les agissements des cinquièmes colonnes furent imprimées et placardées dans tous les bureaux de l’armée. Ces affiches demandaient aux officiers de coopérer avec la police et les services secrets dans le cadre de mesures préventives à l’encontre des agents des « cinquièmes colonnes », définis comme « des Norvégiens ou des étrangers qui se livrent pour le compte d’une puissance étrangère à des activités de renseignement illégales, des actes de sabotage, des assassinats, etc.. sur le territoire national ». Après l’adhésion de la Norvège à l’OTAN, des listes de citoyens norvégiens et des ressortissants étrangers à arrêter et à incarcérer en cas de crise furent dressées et conservées par la Police de Sécurité. [10]


Jens Christian Hauge (1915-2006). Chef du réseau de résistance Milorg durant la Seconde Guerre mondiale. Il était agent de l’OSS (service secret US). Après la guerre, il devint ministre de la Défense (1945-52), puis de la Justice (1955). Il joua un rôle important dans l’approvisionnement du programme nucléaire israélien et dans l’adhésion de la Norvège à l’OTAN. Il poursuivit sa carrière dans l’industrie de défense et de l’énergie, dirigeant notamment la société Statoil. Il était membre du groupe de Bilderberg.

Hauge avait été nommé ministre de la Défense en 1945. Sa nomination en dépit de son jeune âge, il n’était alors âgé que de 30 ans, s’explique par le rôle important qu’il avait joué dans la Résistance. Hauge était un fervent partisan de l’armée stay-behind. En exposant son plan pour la reconstruction des forces armées norvégiennes devant le Parlement à l’automne 1946, il déclara : « Nous savons grâce à notre expérience acquise pendant la guerre, que la détermination à continuer le combat même après la défaite et l’occupation est un élément essentiel de la stratégie de défense d’un petit pays comme le nôtre ». [11] Hauge décida que la principale station de radio utilisée par le NIS dans la région d’Oslo devait servir de principal canal de communication pour le réseau stay-behind norvégien et ordonna qu’une station de réserve soit installée à l’intérieur du pays.

Le 25 octobre 1948, le ministre de la Défense imposa une directive gouvernementale établissant officiellement l’existence du stay-behind norvégien. Le même mois, dans une lettre top-secrète adressée au chef d’état-major, le général de division Ole Berg, Hauge ordonna à celui-ci de passer au niveau de préparation « FO 4 ». Berg savait exactement de quoi il s’agissait : pendant la Seconde Guerre mondiale, « FO 4 » était le nom de la section du Haut Commandement militaire norvégien en exil chargée de préparer et d’exécuter des opérations de sabotage et d’autres missions clandestines menées conjointement avec le SOE britannique en territoire occupé. « Les autorités norvégiennes libres doivent être en mesure d’organiser des actes de sabotage et de guérilla contre des objectifs militaires stratégiques dans les zones de la Norvège susceptibles d’être temporairement occupées par l’ennemi (infrastructures industrielles et de communication, entrepôts militaires, unités, etc...) », ordonna Hauge. « Ces mesures devront impérativement être intégrées à la lutte armée en Norvège. L’appareil doit donc être maintenu à un haut degré de préparation en temps de paix. » [12]

Se fondant sur sa propre expérience, Hauge opta pour de petites unités opérationnelles de deux à quatre hommes disposant de caches secrètes contenant des armes à feu, des explosifs, des transmetteurs radio et d’autres équipements. Les combattants de l’ombre devaient être recrutés parmi l’armée norvégienne et la Garde Nationale. Ils devaient à tout prix avoir une bonne connaissance de leur secteur d’opérations. Les vétérans de la résistance militaire norvégienne ne devaient intervenir qu’en qualité d’instructeurs car ils risquaient d’être facilement identifiés et éliminés par un envahisseur aidé d’informateurs locaux. Selon les vœux de Hauge, un réseau radio indépendant et secret devait assurer la communication au sein du stay-behind. L’Opération SATURN progressa rapidement et le niveau de préparation FO 4 fut rapidement atteint, sur quoi le stay-behind norvégien fut rebaptisé « Rocambole », abrégé en ROC. « La “philosophie” qui sous-tendait le réseau ROC était héritée des leçons tirées de l’occupation allemande quelques années auparavant », résuma l’historien Olav Riste. [13]

En septembre 1952, le ministre de la Défense norvégien fit une déclaration au sujet de l’armée secrète et confirma à cette occasion la définition et les fonctions du réseau stay-behind norvégien. « Rocambole est une organisation militaire rigoureusement top-secrète placée sous le commandement direct du commandant en chef de la Défense (de l’état-major), dont le rôle est d’effectuer des missions ponctuelles d’une importance militaire particulière sur le territoire norvégien en cas d’occupation de celui-ci », spécifiait la note de service. « Il est impératif que chacune des actions entreprises obéisse à un ordre direct du chef de l’état-major et qu’elle soit menée par un petit nombre d’éléments aguerris spécialement organisés, entraînés et équipés en vue de cette mission. » En cas de guerre, ROC devait, selon le document du ministère de la Défense, s’acquitter de trois tâches : « 1. La destruction de cibles matérielles au moyen d’explosifs ou par d’autres moyens. 2. La protection temporaire des installations et des voies de communication dans le cadre de la libération d’une région donnée. 3. D’autres missions telles que l’organisation de groupes clandestins plus importants, la réception de personnels et de matériels aéroportés, la reconnaissance, certaines tâches de renseignement spécifiques, des actions de guérilla, des assassinats, etc...  » [14] Les opérations de surveillance intérieure « en cas de coup d’État », telles que les avait imaginées Evang, ou les missions « visant à contrer les activités de subversion des cinquièmes colonnes (communistes) », si elles n’étaient pas mentionnées, devaient très probablement faire partie des attributions de l’armée secrète.

En 1950, le ROC établit son quartier général dans une bâtisse de Smestad et des caches d’armes furent disséminées à travers tout le pays tandis qu’un bunker, propriété du gouvernement, situé sur Cort Adeler Street, dans le centre d’Oslo, était retenu pour entreposer l’équipement de l’organisation. Jens Nordlie, qui avait combattu aux côtés du ministre Hauge dans la Résistance fut choisi pour être le premier chef du stay-behind norvégien. Dès 1949, Nordlie avait rencontré à Londres des responsables du MI6 avec lesquels il avait convenu d’accélérer la constitution de l’armée secrète ROC et confirmé l’objectif « de créer avant la fin de l’année 15 unités de 5 hommes ». [15] Les Britanniques lui avaient fourni tout l’équipement nécessaire, qui comprenait notamment des transmetteurs radio et des explosifs. En cas de guerre et d’occupation de la Norvège, la Grande-Bretagne devait servir de base arrière au réseau stay-behind. Il semblerait que les Norvégiens aient eu sur le moment quelques réticences à transmettre ainsi aux Britanniques le nom de tous les agents du ROC, en effet, cela revenait à faire passer l’organisation sous contrôle étranger. Le ROC collaborait aussi très étroitement avec la CIA. Avec l’aval du ministre de la Défense, les cadres de l’armée secrète rencontraient régulièrement l’États-unien Harold Stuart, un membre du Conseil National de Sécurité. Ils échangeaient des informations et de l’argent et on peut raisonnablement penser que la CIA disposait elle aussi de la liste des agents du ROC. [16]

Un rapport commandé fin 1949 montre que 9 chefs d’unités et 7 opérateurs radio avaient alors déjà achevé leur formation. Les caches avaient été aménagées avec suffisamment d’armes et d’équipements pour garantir aux groupes clandestins une autonomie de 12 mois. En 1952, le réseau ROC disposait de 32 unités comprenant chacune 5 membres et les plans prévoyaient d’atteindre un minimum de 40 unités, soit un noyau de 200 hommes. Hauge remercia Nordlie pour les progrès accomplis, mais se demandait si trop d’unités ROC n’avaient pas été stationnées dans l’extrême nord du pays, et notamment dans la région du Finnmark, limitrophe de l’Union soviétique. « C’est probablement pour servir des intérêts étrangers, par exemple dans l’optique de raids aériens contre l’Union soviétique via le Finnmark, que nous sommes si fortement implantés dans cette région », écrivit-il à Nordlie en mars 1952. « Si l’on considère l’intérêt plus général du ROC, j’ai tendance à penser que nous pourrions obtenir de bien meilleurs résultats dans le sud de la Norvège. Suivant cette logique, nous devrions donc veiller à ne pas gaspiller nos ressources en allouant trop de troupes au Finnmark. » [17]

Le ministre de la Défense avait pleinement conscience de l’intérêt stratégique que revêtait la Norvège septentrionale pour Londres et Washington. En effet, durant toute la période de la Guerre Froide, la Norvège veilla sur 192 kilomètres de frontière directe avec l’URSS, dans une région très faiblement peuplée et prise par les glaces la majeure partie de l’année. Aux yeux de l’OTAN, le pays avait une importance stratégique comparable à celle de la Turquie au sud en cela qu’elle s’étendait vers l’Est par delà la Finlande neutre et se trouvait par conséquent plus proche de Moscou que tout autre pays de l’Alliance. Elle pouvait donc servir de poste d’écoute et de base de décollage pour les avions espions de la CIA et, du moins en théorie, pour les bombardiers de l’OTAN, comme l’indiquait Hauge dans sa lettre. Toutefois, les préparatifs en vue d’une résistance face à une occupation étrangère étaient pour le ministre de la Défense plus utiles dans le sud du pays, plus densément peuplé.

Hauge n’était pas totalement satisfait de la manière dont était financée l’armée secrète, il considérait que la Norvège assumait une part trop importante des coûts. Selon les termes d’un accord conclu entre les trois parties impliquées dans la création du réseau ROC, l’équipement radio devait être fourni gratuitement par les USA et la Grande-Bretagne tandis que la Norvège payait 50 % du reste des équipements et prenait à sa charge le coût de l’entraînement de ses combattants. Hauge en vint à la conclusion que « dans ces conditions, les opérations du ROC servaient les intérêts des Alliés plutôt que ceux de la Norvège ». [18] Le ministre de la Défense calcula que son pays payait en réalité les deux tiers des frais engendrés par l’organisation stay-behind alors que la CIA et le MI6 finançaient le reste mais il s’aperçut surtout que les dépenses du ROC représentaient plus de la moitié du budget total du NIS, le service de renseignement norvégien. C’est pourquoi il suggéra dans une note datée de 1950 qu’outre l’équipement radio fourni gracieusement, les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui semblaient tant tenir à ce réseau stay-behind norvégien, devraient également assumer l’intégralité du coût du matériel. En contrepartie, la Norvège rétribuerait elle-même les agents du ROC et se chargerait de leur entraînement. Il semble que cette suggestion de Hauge ait été acceptée par Washington et Londres, en effet, la facture fut dès lors réduite pour les Norvégiens. Pour l’année 1952, le coût total de fonctionnement du réseau Rocambole s’éleva à 1,5 million de couronnes, montant qui fut divisé en part égales entre les trois services concernés : le NIS, la CIA et le MI6. Les coûts annuels semblent s’être stabilisés par la suite puisque 13 ans plus tard, en 1965, le tiers dû par la Norvège s’élevait à 600 000 couronnes. [19]

Comme dans tous les pays d’Europe de l’Ouest, les informations relatives à l’armée secrète anticommuniste n’étaient diffusées qu’aux personnes strictement concernées. Pendant la création du ROC, des réunions internes se tinrent à raison d’au moins une par semaine en présence du directeur Jens Nordlie et souvent d’Evang, le patron du NIS. À partir de la fin de l’automne 1950, les représentants locaux de la CIA et du MI6 prirent également part à ces conférences. Les contacts avec le ministre de la Défense restaient très occasionnels et prenaient presque toujours la forme de discussions informelles entre celui-ci et Evang ou Nordlie. La Police norvégienne elle-même, comparable au FBI états-unien, ne fut pas informée de l’existence du réseau stay-behind et, comme dans tous les autres pays concernés, le Parlement, représentant le peuple norvégien, n’entendit jamais parler de cette armée secrète. [20]

Au cours d’une réunion du ROC en octobre 1951, fut soulevée la question de la transmission des informations au ministre de la Défense ainsi qu’à Londres et Washington. Nordlie suggéra de ne soumettre à Hauge qu’un bref compte-rendu des activités du stay-behind norvégien à intervalles réguliers, « étant donné qu’il est certainement déjà si surchargé de travail qu’il n’a pas le temps de lire un rapport aussi conséquent ». [21] Il fut convenu que la CIA et le MI6 recevraient régulièrement des rapports détaillés sur l’armée secrète, afin notamment que les services secrets anglo-saxons puissent se faire une idée « du sérieux et du professionnalisme mis en œuvre dans la distribution des quelque trente tonnes de matériel » ; quant à Hauge, il aurait accès sur demande expresse à l’intégralité des comptes-rendus et devrait sinon se contenter d’une version résumée. En janvier 1952, celui-ci donna sa démission. On ignore de quelle manière et dans quelle mesure ceux qui lui succédèrent au ministère de la Défense furent briefés sur le réseau top-secret ROC. [22]

En avril 1949, 12 pays dont la Norvège signèrent le Traité de l’Atlantique Nord, l’acte de naissance de l’OTAN. Par la suite, l’action de l’armée secrète norvégienne fut étroitement coordonnée par le département des Opérations spéciales de l’Alliance atlantique. Les archives du ministère de la Défense norvégien relatives au ROC confirment qu’en août 1951 le SACEUR, le commandant suprême de l’OTAN en Europe, créa le CPC, le comité chargé de planifier les opérations clandestines et de diriger le réseau stay-behind européen. [23] En avril 1952, le directeur du NIS Evang fut informé que le SACEUR avait donné l’ordre au CPC de convoquer les représentants des services secrets des pays membres. Comme tous les patrons de services de renseignement européens, Evang reçut donc une invitation à se rendre à Paris le 7 mai pour une réunion d’information sur la situation du réseau stay-behind et une discussion sur les relations entre le ROC et le CPC, vraisemblablement en présence du SACEUR d’alors, le général Matthew Ridgway de l’armée des États-Unis.

Avant de se rendre à cette réunion, Evang contacta son homologue danois afin de définir une position commune à adopter face aux questions auxquelles ils s’attendaient de la part de l’OTAN. Les deux hommes convinrent de signifier clairement au CPC que les armées secrètes ROC et Absalon ne devraient intervenir que « dans l’éventualité d’une occupation totale ou partielle et durable ». Il était hors de question d’utiliser l’organisation dans le cadre de ce qu’Evang appelait le « combat normal », une appellation vague par laquelle il entendait peut-être l’agitation politique intérieure ou d’éventuels projets de coup d’État. [24] Evang était particulièrement préoccupé par la menace que pouvait faire peser sur la souveraineté norvégienne un CPC sous domination états-unienne, comme le révèlent les notes qu’il prit au cours de cette réunion. « En outre, il fut convenu que le stay-behind était avant tout un instrument à la disposition des gouvernements nationaux, quel que soit l’endroit où ceux-ci puissent se trouver, et que sa fonction première était de constituer un noyau en vue de reconquérir des zones provisoirement abandonnées à l’ennemi. » Dans les écrits du Norvégien, on peut également lire : « C’est à nous de nous assurer qu’en dernier lieu, ce sont bien les gouvernements respectifs qui exercent le contrôle sur » les armées secrètes. « Il était évident que cela n’était réalisable qu’en contrôlant les communications et que si l’identité des opérateurs n’était connue de personne à l’exception d’un petit nombre de responsables dans le pays en question. Ce point de vue ne doit toutefois pas être exprimé lors des discussions internationales. » [25]

En novembre 1952, le centre de commandement des opérations de guerre secrète de l’OTAN, le CPC, soumit un document à l’appréciation des chefs des services secrets nationaux. Celui-ci prévoyait toute une série d’activités de « guerre non conventionnelle » qui devraient être menées au niveau national par les services de renseignement et les armées stay-behind. Ceux-ci devraient en assurer la planification et la préparation. En temps de paix, spécifiait le document, le CPC devait assumer un rôle de coordinateur, en étroite collaboration avec le SACEUR. Pendant la « phase d’action », qui regroupait probablement plusieurs niveaux d’alerte depuis le coup d’État intérieur jusqu’à l’invasion du territoire par les Soviétiques, le SACEUR prendrait alors le commandement des sections des services secrets nationaux mises à la disposition de l’OTAN, dont les réseaux stay-behind. Les représentants norvégiens s’inquiétaient de voir leur armée secrète transformée en instrument de Washington et Londres, c’est pourquoi le NIS insista pour obtenir que le gouvernement d’Oslo conserve « le droit de gérer la situation politique en Norvège quelles que soient les circonstances » ainsi que « le droit souverain de superviser et de diriger l’effort de guerre clandestin qu’il jugerait nécessaire pour garder le contrôle politique en Norvège ». [26]

La plupart des agents des services secrets norvégiens ne pouvaient accepter l’idée de la présence dans leur pays d’une armée secrète de la CIA placée sous l’autorité d’un SACEUR états-unien. « Pendant la dernière guerre, le gouvernement norvégien s’est réfugié en dehors des frontières du pays, mais il a toujours conservé ses pouvoirs constitutionnels et a ainsi pu exercer ses fonctions gouvernementales malgré l’occupation ennemie », résume une note de service du NIS datée de janvier 1953. « Fort de cette expérience, le gouvernement norvégien entend bien conserver la direction politique du pays, y compris dans les zones occupées. » On le constate : l’idée d’une prise de contrôle de l’armée secrète norvégienne par le SACEUR états-unien de l’OTAN en cas de crise était très largement impopulaire. « Le principe d’une subordination du mouvement de résistance à un général états-unien et à un groupe d’officiers internationaux provoquerait un scandale dans le pays s’il venait à être divulgué avant une éventuelle occupation ; après une invasion, cela constituerait un argument de poids pour la propagande ennemie », faisait observer le mémorandum du NIS. [27]

Malgré ces réserves émises par Oslo, la CIA et le MI6 développèrent au fil des années une influence considérable sur l’armée secrète norvégienne. En 1955, Harbitz Rasmussen, un haut responsable du ROC, adressa au directeur du NIS Evang une note l’informant que des copies des dossiers personnels des agents de Rocambole avaient été déposées à Londres et à Washington. De plus, la CIA et le MI6 s’étaient également procuré toutes les informations nécessaires afin d’établir les communications radio des réseaux stay-behind et de les contrôler. Rasmussen, qui déplorait la situation, soulignait que les données étaient renfermées dans des enveloppes scellées. Il suggérait à Evang d’engager une action afin de récupérer ces enveloppes et de les placer sous « contrôle strictement norvégien » à Londres et à Washington, dans les ambassades norvégiennes des deux capitales. [28]

En l’absence de preuves, on ne peut conclure qu’Evang y soit parvenu ou non. On sait cependant avec certitude que sa confiance envers les États-Unis fut ébranlée en 1957, ce qui provoqua une grave crise entre le NIS norvégien, la CIA et l’OTAN sous domination US. Cette année-là, Evang apprit qu’un membre états-unienn du quartier général des Forces d’Europe du Nord de l’OTAN (HQ AFNORTH) basé Kolsas, en Norvège, «  témoignait un vif intérêt pour le renseignement militaire en général et avait également traduit au sein de son service des données sur des citoyens norvégiens, notamment des pacifistes et des opposants à l’OTAN ». Les autorités norvégiennes arrêtèrent ce citoyen des États-Unis et découvrirent qu’il avait aussi espionné des hauts représentants de l’État et en rendait compte à un officier du SHAPE. Cette nouvelle provoqua la colère d’Evang qui exigea que le sujet soit traité en priorité lors de la prochaine réunion du CPC à Paris, le 19 novembre 1957.

C’est donc dans une ambiance particulièrement tendue que les directeurs des services secrets européens se rencontrèrent Avenue Deloison, à Neuilly. Le colonel Blaer, l’officier britannique chargé de présider la séance, débuta la réunion en expliquant que le NIS « était extrêmement préoccupé par certains agissements des agents de Kolsas. Cela concerne SB [stay-behind], Psywar [la guerre psychologique] et le contre-espionnage. » Evang prit ensuite la parole et adressa un avertissement sévère à l’OTAN : « Tout se passait bien jusqu’à ce que nous apprenions l’année dernière que certains agents de l’AFNORTH travaillaient toujours sur les programmes Psywar et E & E (Evasion & Escape), et à ce titre, dressaient également des listes noires de personnalités influentes », expliqua-t-il. « Pour que des hauts personnages de la société norvégienne apparaissent sur de telles listes, c’est qu’il doit y voir un problème quelque part. Mon gouvernement prend lui aussi toute cette affaire très au sérieux et j’ai reçu l’ordre de ne prendre part à aucun programme international si de tels agissements devaient se poursuivre. » Evang était réellement inquiet et avertit que la Norvège quitterait le CPC si l’OTAN persistait à vouloir violer clandestinement la souveraineté de ses membres. « En ce qui concerne la Norvège, notre intérêt pour le programme du CPC en tant que tel décroît constamment depuis 1954 car nous ne nous y voyons aucun avenir. Notre conception est de développer un réseau stay-behind destiné à être utilisé sur notre territoire en vue de le libérer d’une occupation ». [29]

Le brigadier Simon, responsable du département des Projets spéciaux du SHAPE et du CPC tenta de rassurer les représentants norvégiens. Il livra un démenti classique et convaincant dans lequel il admettait que l’États-unien en question avait travaillé pour une section des Projets spéciaux, mais niait que celui-ci eut agi ainsi sur ordre de sa hiérarchie. Evang soutint qu’il ne faisait pas erreur et laissa planer la menace d’un retrait de la Norvège du CPC tant que tout ne serait pas revenu dans l’ordre. L’OTAN et la Maison-Blanche furent surprises de le voir mettre ses menace à exécution. Plusieurs hauts responsables de l’Alliance lui écrivirent pour tenter de le convaincre de faire revenir le NIS à la table du CPC. Le 14 octobre 1958, Evang rencontra un général états-unien qui parvint à finalement à le persuader. Mais pour rejoindre le Comité, Evang exigeait une lettre d’excuse comportant les points suivants : « a) l’affaire devait avoir été réglée, b) le SHAPE promettait de mettre un terme à toute activité de ce type, c) le CPC devait appeler la Norvège à le rejoindre ». [30] La Norvège ayant reçu le courrier exigé, son réseau ROC réintégra le comité directeur du réseau stay-behind, mettant ainsi un terme à la crise.

Cela constitue-t-il un risque majeur pour la sécurité d’un pays que celui-ci abrite une armée top-secrète dirigée en partie par ses services secrets militaires et en partie par des puissances étrangères avec leurs intérêts bien spécifiques liés aux enjeux de la Guerre froide ? Ou, au contraire, une telle armée secrète assure-t-elle la sécurité de l’État contre les menaces qui peuvent peser sur lui ? Telles sont les questions qui taraudèrent les commandants du réseau stay-behind norvégien pendant la Guerre froide et que se posèrent bon nombre d’observateurs en Europe suite à la révélation de l’existence de l’organisation clandestine en 1990. Le succès de l’opération reposait sur une confiance totale en l’intégrité et la loyauté des commanditaires, les USA et la Grande-Bretagne. « Nous devons faire confiance à nos Alliés ! », préconisait le commandant stay-behind norvégien Sven Ollestad, même après la crise du CPC. Cependant, les opérations de déstabilisation et de manipulation politiques menées par la CIA et le MI6 dans le contexte de la Guerre froide et au-delà amenaient certains responsables norvégiens à plus de méfiance. « L’atmosphère était tendue » au quartier général du stay-behind norvégien à Oslo, à l’angle de Gronlandsleiret et de Platous Gate, racontent les historiens Bye et Sjue, lorsque l’on en vint à débattre du contrôle total et indépendant que souhaitaient exercer les Alliés sur le réseau clandestin. Mais « le patron, le lieutenant-colonel Sven Ollestad, s’était déjà fait une opinion sur le sujet et avait donné l’ordre de transmettre au MI6 le code de sécurité nationale permettant d’activer l’ensemble du réseau stay-behind ». Ainsi donc, avec le contrôle de l’armée secrète norvégienne c’est toute une partie de la souveraineté nationale qui venait d’être abandonnée, ce qui provoqua un vague de « protestations énergiques de la part des plus proches collaborateurs [d’Ollestad] ». Toutes furent ignorées. [31]

Dans le contexte politique agité de la fin des années 1960, caractérisé par le « flower power », les mouvements non-violents, la contestation étudiante et les manifestations contre la guerre du Vietnam, les journalistes norvégiens avaient tendance à remettre en doute la parole des États-Unis. En décembre 1967, ils publièrent un document interne top-secret et non daté de l’OTAN. « En cas de troubles intérieurs susceptibles d’entraver la mission des troupes US, tels qu’une insurrection militaire ou un vaste soulèvement populaire contre le gouvernement du pays hôte, [l’armée états-unienne] doit tout mettre en œuvre pour enrayer ces troubles en utilisant ses propres ressources. » Le document faisait spécialement référence à l’Europe de l’Ouest et en particulier à la Norvège, la Grèce, la Turquie, l’Allemagne de l’Ouest, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Danemark. Les USA redoutaient que les grandes manifestations d’opposition à la guerre du Vietnam conduisent les gouvernements et les peuples des pays d’Europe occidentale, dont la Norvège, à se retourner contre eux et à menacer le travail des forces états-uniennes et de l’OTAN. Signé du général US J. P. McConnell, vice-commandant des forces états-uniennes en Europe, le document expliquait assez subtilement que, dans certaines circonstances particulières, les USA pouvaient être appelés à intervenir dans un pays européen de l’OTAN pour mettre un terme à des troubles intérieurs et ce, sans même le consentement du gouvernement concerné : « Si ces actions s’avèrent insuffisantes, si le gouvernement en question demande assistance ou si le commandant en chef des forces US en Europe en vient à la conclusion que le gouvernement est incapable d’enrayer ces troubles, alors, les troupes états-uniennes pourront prendre les mesures jugées nécessaires par lui, de leur propre initiative ou en coopération avec le gouvernement concerné  ». [32] Il reste à préciser si ces opérations prescrites impliquait l’intervention des armées stay-behind sous le commandement de l’OTAN.

Le mépris de la Maison-Blanche et du Pentagone à l’égard de la souveraineté des nations étrangères ne fit que renforcer la défiance de certains agents du réseau stay-behind norvégien envers l’OTAN, la CIA et le MI6. Le climat de tension internationale qui régnait au CPC ne tarda donc pas à gagner l’ACC, l’autre centre de commandement stay-behind. Comme toutes les autres armées secrètes d’Europe, le ROC participait lui aussi aux réunions de l’ACC, qui apparaît dans plusieurs documents norvégiens sous le nom de « Allied Clandestine Co-operation Groups » (ACCG). L’historien norvégien Riste observe que les documents de l’ACC spécifient « à au moins six reprises : “ le commandement et la direction demeureront en permanence entre les mains des services clandestins nationaux “ », alors que les archives norvégiennes se montrent plus critiques : « des craintes ont été exprimées quant à la supériorité de l’ACCG SHAPE » sur la souveraineté norvégienne. [33]


Héros de la Seconde Guerre mondiale, Svein Blindheim (1916-2013) combattit au sein du réseau Milorg. Après la guerre, il devint instructeur au sein du Gladio et créa notamment la branche finlandaise. Dégoûté par l’évolution du stay-behind, il quitta les services de renseignement et devint historien. Il fut condamné à une peine avec sursis, en 1977, pour révélation de secret militaire après son entretien avec le journal Ny Tid.

Comme la plupart des réseaux Gladio d’Europe, l’armée secrète norvégienne coopérait étroitement avec les SAS britanniques et les Bérets Verts US ; les Gladiateurs norvégiens suivaient d’ailleurs des entraînements aux États-Unis et en Angleterre. Le major Sven Blindheim, un haut responsable du ROC, servit lui-même de nombreuses années comme instructeur à la « Nursery », le centre de formation aux opérations spéciales de Fort Monckton, en Grande-Bretagne où les Gladiateurs italiens furent également envoyés. En 1952, le colonel Sven Ollestad et lui avaient d’ailleurs suivi les entraînements Gladio aux USA, très certainement aux côtés des Bérets Verts au centre de Fort Bragg. [34]

Pour Bye et Sjue, à en juger par les notes prises par Blindheim, « l’enseignement dispensé par la CIA reposait sur “10 commandements clandestins” » qui confirment explicitement la vocation à la fois militaire et politique des armées secrètes. Après avoir insisté sur la nature clandestine de l’opération, la doctrine stay-behind établie par l’Agence spécifie que : « 1. Les opérations clandestines sont un instrument de combat militaire et politique. 2. Le but d’une organisation stay-behind est de garantir en permanence une capacité opérationnelle de sabotage, d’espionnage, de guérilla, d’évacuation et d’exfiltration dans des régions et des pays susceptibles de passer sous contrôle soviétique et communiste. » Afin d’être en mesure de mener à bien ces missions, le réseau devait être parfaitement fiable : « 3. Le principe de confidentialité est sacré. Chaque maillon doit en savoir le moins possible sur l’ensemble de la structure et il doit être impossible à chaque individu d’apprendre quoi que ce soit sur le reste de l’organisation et les autres personnes impliquées. 4. Les unités d’un réseau stay-behind doivent fonctionner indépendamment les unes des autres et les “rencontres” ne doivent avoir lieu qu’au quartier général », y compris à l’ACC et au CPC, les deux comités stay-behind au sein du SHAPE de l’OTAN. « 5. Avant d’envisager le recrutement d’un candidat, utilisez toutes les sources d’information et de vérification disponibles : police, écoles, clubs, employeurs, amis, connaissances, voisinage, écoutes, fouilles du domicile. Il faut impérativement procéder à une surveillance continuelle et de longue durée du candidat avant tout recrutement. » [35]

On ignore encore si des instructeurs et des membres des forces spéciales états-uniennes et britanniques se sont rendues en Norvège pour y entraîner les soldats de l’armée secrète ROC comme ils le firent, par exemple, en Belgique et dans la Suisse neutre. Selon l’historien Riste, les services secrets norvégiens se montraient « méfiants vis-à-vis des propositions de nature à permettre aux Britanniques ou aux États-uniens d’interférer dans leur travail sur le territoire national. Cela concernait, entre autres choses, une offre d’assistance des forces spéciales US stationnées en Allemagne ou des unités du Special Air Service britannique (SAS), dont les missions comprenaient notamment le soutien aux mouvements de résistance dans les pays de l’OTAN. » [36] De même, on ne sait exactement dans quelle mesure le remplacement en 1966 du directeur du NIS Evang, plutôt mal considéré à Washington pour son passé de gauchiste et ses déclarations critiques à l’égard du CPC, par le colonel Johan Berg a influé sur la coopération avec la CIA, le MI6 et les comités CPC et ACC de l’OTAN. Il semble toutefois que des liens plus étroits se soient noués avec les services secrets norvégiens.

C’est en 1978 que la clandestinité du Gladio norvégien fut le plus gravement mise à mal quand un policier enquêtant sur une contrebande d’alcool frelaté découvrit par hasard une importante cache d’armes souterraine du ROC, contenant au moins une soixantaine d’armes dont de nombreux fusils automatiques, 12 000 cartouches, des explosifs et du matériel de communication sophistiqué. Ignorant tout du réseau stay-behind, le policier rendit compte de sa découverte dans son rapport et l’information parvint aux oreilles des journalistes. « Si le policier avait été mis dans la confidence, toute l’affaire aurait été étouffée », analysa en 1990 Nils Gleditzch de l’Institut de Recherche pour la Paix d’Oslo. [37] Le propriétaire du terrain où furent découvertes la distillerie clandestine et la cache d’armes stay-behind fut identifié, il s’agissait d’un certain Hans Otto Meyer, un agent des services secrets norvégiens. L’homme fut arrêté mais, à la grande surprise des enquêteurs, sa théorie selon laquelle l’arsenal avait été déposé là par les services secrets pour servir à une cellule de résistance fut finalement confirmée.


Rolf Hansen (1920-2006).


Alors que le scandale prenait de l’ampleur, le Parlement norvégien décida de se mêler de l’affaire et fut stupéfait d’apprendre du ministre de la Défense Rolf Hansen qu’un réseau de résistance secret avait été constitué au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. D’après ses explications, l’organisation était née de groupes privés qui avaient ensuite été placés sous le contrôle des services secrets. Conscient du caractère délicat de la situation, Hansen prétendit que « le réseau norvégien n’était subordonné ni à l’OTAN ni à aucune puissance étrangère, excluant toute connexion avec la CIA. Il refusa toutefois d’entrer dans les détails, déclarant que les activités de l’organisation devaient demeurer secrètes. » [38] Au mieux, ces propos tenus par Hansen en 1978 sont inexacts, au pire, ils constituent un mensonge. Mais dans le contexte de la Guerre froide, une majorité de parlementaires préféra croire aux déclarations du ministre et ne vit aucun motif pour ouvrir une enquête ou exiger le démantèlement du réseau, sur quoi l’affaire fut rapidement enterrée.


William Colby (1920-1996) fit toute sa carrière dans le renseignement US. En 1973, il est nommé directeur de la CIA par le président Nixon et conservce cette fonction sous Gerald Ford jusqu’à la nomination de George H. Bush.

Coïncidence, c’est précisément l’année où Hansen nia devant le Parlement toute implication de la CIA dans l’opération secrète qu’apparut la preuve la plus accablante contredisant les déclarations du ministre : les mémoires de l’ex-directeur de la CIA William Colby. Dans son livre, destiné à redorer le blason de l’Agence, Colby racontait fièrement comment il avait contribué à former une armée secrète en Europe du Nord, et donc en Norvège, entre 1951 et 1953, alors qu’il était un jeune agent rattaché à l’ambassade des États-Unis à Stockholm. « La situation était différente pour chaque pays scandinave », expliquait l’ancien directeur. « La Norvège et le Danemark étaient des alliés de l’OTAN, la Suède tenait à sa neutralité qui lui avait permis de traverser deux guerres mondiales et la Finlande était contrainte d’observer une certaine déférence vis-à-vis de l’Union soviétique, son voisin immédiat. Ainsi, dans certains de ces pays, les gouvernements devaient constituer eux-mêmes leurs propres réseaux stay-behind en vue de les activer depuis leur exil afin de continuer le combat », précisait l’ex-directeur de la CIA en faisant référence à la Norvège et au Danemark. [39]

« Il fallait coordonner l’action de ces réseaux avec les plans de l’OTAN, diriger leurs antennes radio vers les futures destinations d’exil et dissimuler les équipements fournis par la CIA dans des caches sous la neige, en vue d’une utilisation future », détaillait Colby qui abordait ensuite le cas de la Norvège et de la Finlande : « En ce qui concerne les autres pays, la CIA aurait à se débrouiller seule ou, dans le meilleur des cas, avec l’aide “ officieuse ” d’agents locaux puisque les responsables des gouvernements de ces pays interdisaient toute collaboration avec l’OTAN et que le moindre soupçon aurait provoqué un tollé parmi la presse communiste locale, les diplomates soviétiques et les loyalistes scandinaves qui espéraient qu’une politique de neutralité ou de non-alignement leur permettrait de passer sans encombre au travers d’une Troisième Guerre mondiale ». [40] Suite à la découverte de la cache d’armes en 1978 et aux confessions de Colby parues la même année, le secret entourant l’armée secrète norvégienne avait donc volé en éclats, menaçant de ce fait l’ensemble du réseau européen. « Il est tout de même surprenant qu’aucun citoyen d’aucun état membre de l’OTAN n’ait saisi cette occasion pour s’interroger sur la situation dans son propre pays », commenta Nils Gleditzch en 1990. [41]

Quand en novembre 1990, dans la foulée des révélations italiennes, l’armée secrète norvégienne ROC fut à nouveau au centre des débats, le porte-parole du ministère de la Défense Erik Senstad répondit aux questions de la presse par cette unique formule laconique : « Ce qu’a déclaré Hansen est toujours d’actualité ». [42] Tandis que la population norvégienne était partagée entre stupéfaction et réprobation, certains officiers de l’armée régulière justifièrent la clandestinité entretenue autour de l’armée stay-behind qui, selon eux, était parfaitement défendable, y compris d’un point de vue démocratique. En 1990, le contre-amiral Jan Ingebristen confirma à la presse que l’armée secrète existait toujours en 1985, date à laquelle il avait renoncé à ses fonctions de directeur du service de renseignement du Commandement de la Défense norvégienne. Face aux critiques du public, il soutint qu’il était judicieux et logique que les unités stay-behind aient été tenues secrètes et que la population, les médias et le Parlement n’aient appris leur existence que par accident : « Il n’y a là rien de suspect. Il s’agit d’unités qui ont vocation à rester derrière les lignes ennemies en territoire occupé et il est donc nécessaire qu’elles demeurent top-secrètes. » [43]

Les journalistes norvégiens Ronald Bye et Finn Sjue voulurent en savoir plus sur le Gladio norvégien. C’est pourquoi, en l’absence d’enquête parlementaire, ils décidèrent d’interroger un grand nombre d’anciens soldats de l’ombre et membres des services secrets. Le résultat de leur travail fut publié en 1995 sous le titre : L’Armée Secrète Norvégienne. Histoire du Stay-Behind. [44] La population norvégienne bien informée et de ce fait particulièrement critique ne put accepter l’idée qu’une armée secrète liée à la CIA ait pu exister dans son pays, de surcroît hors de tout contrôle parlementaire, et des voix s’élevèrent pour le dénoncer. Afin d’éviter de perdre totalement la confiance de la population, le ministère de la Défense prit la décision inédite et judicieuse de lancer un projet de recherche. Les historiens Olav Riste et Arnfinn Moland du prestigieux Institut de Recherche sur la Défense d’Oslo reçurent la mission particulièrement sensible d’enquêter sur l’histoire de l’armée secrète norvégienne jusqu’en 1970 et furent, à ce titre, autorisés à consulter toutes « les archives et les sources orales pouvant être d’un quelconque intérêt pour leur travail », comme le précisaient les termes du projet. Avant d’être publié, le manuscrit fut soumis au ministère de la Défense afin que celui-ci contrôle les informations divulguées et lève le secret-défense le cas échéant. Le texte ne subit que quelques coupes mineures. [45]


Mise à jour


Lors de son interpellation, Anders Behring Breivik se laisse arrêter sans opposer de résistance et se présente comme membre du Gladio ; une déclaration dont il ne sera plus question lors de son procès.

Il n’existe aucune information sur le Gladio norvégien autre que celles relatées dans les ouvrages cités.

Cependant, le 22 juillet 2011, un attentat est commis devant le bureau du ministre d’État, au centre d’Oslo, faisant 8 morts. Deux heures plus tard, un ou plusieurs tireurs éliminent 69 jeunes gens participant au camp d’été du Parti travailliste, sur l’île d’Utøya. La police, jouant de malchance, met plus de 90 minutes à intervenir. Dès son arrivée, elle arrête un homme habillé en policier, Anders Behring Breivik, qui se rend sans résistance. L’homme déclare être membre du réseau stay-behind anti-communiste. D’abord évalué comme délirant, il est finalement considéré comme responsable de ses actes et jugé. Il est condamné à la peine maximale : 21 ans de prison. De nombreuses zones d’ombre persistent sur sa capacité à avoir accompli seul de tels actes.

La Norvège avait annoncé le 9 mai 2011 se retirer de la coalition ad hoc de l’Otan en Libye pour motif budgétaire. Elle donnait ainsi le signal du repli et fut immédiatement suivie par l’Italie.

RV

NOTES:

[1] Ronald Bye et Finn Sjue, Norges Hemmelige Haer – Historien om Stay Behind (Tiden Norsk Verlag, Oslo, 1995), p.39.

[2] Le 14 septembre 1965, Mme Lygren, secrétaire à l’ambassade de Norvège à Moscou, fut arrêtée par la Police de sécurité norvégienne d’Asbjorn Bryhn qui la soupçonnait d’avoir travaillé pour les Soviétiques. L’interpellation survint après qu’un agent du KGB passé à l’Ouest, Anatolyi Golitsyn, ait parlé à James Jesus Angleton, le chasseur de taupes en chef de la CIA, de la présence d’une agent double à l’ambassade de Norvège à Moscou, sans toutefois donner son nom. Le directeur de la police Bryhn, qui n’avait jamais été en bons termes avec Evang, le directeur du NIS, attendit pour l’en informer que l’opération fut achevée et que les premiers détails aient filtré dans la presse. Cela provoqua la fureur d’Evang, qui était convaincu de l’innocence de Lygren, et il y vit un manque grave de coordination entre les services de police et ceux du renseignement. Les charges pesant sur Lygren s’avérèrent infondées et la secrétaire fut libérée, le 15 décembre 1965. Les informations de Golitsyn, que les États-uniens avaient transmises aux Norvégiens, avaient apparemment entraîné une confusion d’identité. Une autre femme, Gunvor Galtung Haavik, qui avait travaillé à l’ambassade de Norvège à Moscou par le passé, fut placée sous surveillance. En 1977, elle fut arrêtée à Oslo alors qu’elle remettait des documents à un agent du KGB. Mais ce problème ne concernait plus Evang. L’erreur dont avait été victime Lygren les avait discrédités, Bryhn et lui, et ils avaient été contraints de démissionner en 1966.

[3] Extrait de Olav Riste, The Norwegian Intelligence Service 1945–1970 (Frank Cass, Londres, 1999), p.16.

[4] Riste : Norwegian Intelligence Service, p.226.

[5] Ibid., p.17.

[6] D’après l’auteur et ancien agent secret norvégien Christian Christensen, dont les propos furent rapportés par l’agence de presse internationale Reuters, le 4 novembre 1988. En 1997, il fut révélé et confirmé que l’agent de la CIA Alf Martens Meyer avait aussi recruté des capitaines de vaisseaux norvégiens pour participer à des missions clandestines au Nord-Vietnam au cours des années qui précédèrent l’intervention militaire états-unienne dans le pays. Jorgen Kosmo, ministre de la Défense norvégien en 1997, déclara que si les hommes de Meyer avaient effectivement assisté les troupes sud-vietnamiennes et les commandos formés par les USA dans leurs raids contre le Viêt-cong, ces missions constituaient une violation claire de la loi norvégienne. (Quotidien britannique The Guardian du 1er mai 1997).

[7] Bye et Sjue, Hemmelige Haer, p.67.

[8] Riste, Norwegian Intelligence Service, p.16.

[9] Bye et Sjue, Hemmelige Haer, p.56.

[10] Riste, Norwegian Intelligence Service, p.28.

[11] Ibid., p.16.

[12] Ibid., p.19.

[13] Ibid., p.34.

[14] Ibid., p.19.

[15] Ibid., p.20.

[16] Ibid.

[17] Ibid., p.40.

[18] Comme le résume Riste, Ibid., p.37.

[19] Ibid., p.37 and 53.

[20] Ibid., p.35.

[21] Ibid., p.36.

[22] Ibid.

[23] Ibid., p.43.

[24] Ibid.

[25] Cité par Riste. Ibid., p.43.

[26] Ibid., p.44.

[27] Ibid.

[28] Ibid., p.46.

[29] Ibid., p.47.

[30] Ibid., p.48.

[31] Bye et Sjue, Hemmelige Haer, p.145.

[32] Leo Müller, Gladio. Das Erbe des Kalten Krieges. Der NATO Geheimbund und sein deutscher Vorläufer (Rowohlt, Hambourg, 1991), p.46. Et Jean-Francois Brozzu-Gentile, L’affaire Gladio (Editions Albin Michel, Paris, 1994), p.199. Le document confidentiel de l’OTAN s’intitule : Supplement N°3 to the documents of the Civil Affairs Oplan N°100–1. Rien n’est précisé mais il date selon toute logique d’avant 1968.

[33] Riste, Norwegian Intelligence Service, p.45.

[34] Roger Faligot et Rémi Kaufer, Les Maîtres Espions. Histoire Mondiale du Renseignement. Tome 2. De la Guerre Froide à nos jours (Editions Laffont, Paris, 1994), p.62.

[35] Bye et Sjue, Hemmelige Haer, p.62. Ils se basent sur l’autobiographie de Sven Blindheim : Offiser i krig og fred [Agent de guerre et de paix].

[36] Riste, Norwegian Intelligence Service, p.33.

[37] Agence de presse internationale Associated Press, 14 novembre 1990. Différents textes publiés dans des magazines, des journaux et dans des ouvrages consacrés à la (re)découverte du réseau Gladio en 1990 relatent les révélations de 1978 en Norvège. Voir : le quotidien britannique The Guardian du 15 novembre 1990. Searchlight N°187, janvier 1991, p.4. Müller, Gladio, p.59.

[38] Agence de presse internationale Associated Press, 14 novembre 1990.

[39] William Colby, Honorable Men : My life in the CIA (Simon & Schuster, New York, 1978), p.82 et 83.

[40] Colby, Honorable Men, p.82 et 83.

[41] Agence de presse internationale Associated Press, 14 novembre 1990.

[42] Ibid.

[43] Ibid.

[44] Ronald Bye et Finn Sjue, Norges Hemmelige Haer – Historien om Stay Behind. (Tiden Norsk Verlag, Oslo, 1995).

[45] Olav Riste et Arnfinn Moland publièrent leur ouvrage Strengt Hemmelig : Norsk etterretningsteneste 1945–1970 en 1997, dans lequel ils retracent l’histoire du Gladio norvégien jusqu’en 1970, date à partir de laquelle les recherches auraient risqué de compromettre des responsables toujours en activité. En 1999, le livre fut publié en anglais par Olav Riste chez Frank Cass, Londres, sous le titre The Norwegian Intelligence Service 1945–1970, c’est aujourd’hui encore l’ouvrage de référence sur le stay-behind norvégien.

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