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 Les Bourbons franc-maçons (révolution française)

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lorelianeGTQ



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Date d'inscription : 09/11/2008

MessageSujet: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   19/8/2011, 17:16


Louis XVI dans une posture on ne peut plus explicite

On a souvent dit la révolution française une infiltration judéo-maçonnique sur le pouvoir Catholique français dans la chrétienté, et c'est exact! Mais comment imaginé qu'un Roy, Catholique, même entouré d’agentures n'ait put avertir de cette trahison, qu'il devait forcement connaitre ou ressentir en tant que Roy, comment ce fait t-il qu'il ne dénonça pas, ne condamna pas, là ou son pouvoir aurait put lui en apporter le salut?

C'est en réalité une chose fort simple à comprendre ayant à disposition les pièces nécessaires du puzzle. Une chose à présent parfaitement limpide :

Louis XVI tout comme son grand père Louis XV furent initiés à la franc-maçonnerie, plus précisément à une loge à l'Orient de Versailles, dénommer Loge Royale et Militaire des Trois Frères Unis (1)

Par conséquent, Louis XVI avaient fait allégeance à une autorité "spirituelle" supérieur, il s'y était donc soumis, il dut obéissance au serment de fidélité maçonnique dont les ordres furent d'aider la secte quoi qu'il en coute. Ce ne sont pas les fausse intentions réclamer par elle même qui changent les faits, lorsqu'elle déclare selon les Statuts publiés en 1742, " Nul ne sera reçu dans l'Ordre qu'il n'ait jamais promis ou juré un attachement inviolable pour la religion, le roi et les mœurs ", il ne faut voir en cela qu'un camouflage de l'institution secrète en but de tromperie afin de ne pas heurté les néophyte

Cette position de faiblesse dont il fut donc victime alors le déposséda de son pouvoir, ce n'était désormais plus le véritable régent. La secte maçonnique s'infiltrait partout à des fin de contrôle et de modelage de la France à son dessein.

Son entourage direct fessant partie de l'appareil d'état au plus haut degré était lui aussi initiés en loge, nous citerons Necker, qui fut aussi allier de la finance international usuraire, entre autre le banquier suisse Isaac Panchaud, Mirabeau, Lafayette, Turgot, Bailly..

Nous comprendrons aisément dans ce contexte la persécution de l’Église lors de a mise en place du pouvoir ouvertement maçonnique, le massacre de septembre pour empêcher la noblesse catholique de reprendre les rennes du pouvoir, le génocide vendéen, et d'ailleurs les massacre dirigé par les "Représentants (de la maçonnerie) en Mission" dans toute le France comme à Lyon par Fouché, Collot d'Hérbois, Tallien .. à Marseille et bien ailleurs...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacres_de_Septembre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Fouch%C3%A9

http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=12949

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Collot_d%27Herbois


Louis XVI quoi qu'en disent les nostalgique de la monarchie capétienne n'était pas totalement innocent du sort de son royaume et de son peuple, il s'engagea dans l'antre de l'ennemi en connaissance des danger dont l'avait avertie l’Église Catholique entre autre par les bulles anti-maçonnique du Pape Clément XII. Lorsque l'ont laisse entré le loup dans la bergerie il ne faut pas s'étonner qu'il se nourrisse.

Il faut bien comprendre que le dessein de la franc-maçonnerie est totalement différent de celui de l’Église, voici donc la raison de la "révolution française"

Ci-dessous, un texte réalisé par les "Amis du Christ Roi de France" détail quelques faits de première importance pour un bonne vision des événement, bonne lecture à tous.


1- Charles Porset, Hiram sans-culotte? Franc-maçonnerie, lumières et révolution: trente ans d'études et de recherches, Honoré Champion, 1998, p. 207.



Citation :
LES BOURBONS

Le livre capital de notre ami Maître Godbout, L’orgueil et la déchéance (1), qui donne les documents prouvant les trahisons qui ont mérité les châtiments de la Révolution, révèle (en citant Louis Amiable), que Louis XVI était franc-maçon. Cette accusation ayant choqué plusieurs lecteurs, voici les éléments que nous avons trouvés à ce sujet. Auparavant, voici un autre document peu connu, cité par Alain Le Bihan dans Loges et Chapitres de la Grande Loge et du Grand Orient de France (2è moitié du XVIIIè)(2), p. 211 :
"Saint-Flour (Cantal)
"Loge SAINT-VINCENT
"Constituée par le G.O. le 26 juin 1788, pour prendre rang au 12 avril, la loge fut installée par celle de Sully, du même orient, le 1er septembre suivant.
"Député : Dubois de Niermont.
"En 1801, les deux loges de Saint-Flour furent reconstituées sous le titre de la Parfaite Union.
"[Voir J. Delmas, "Les Loges maçonniques de Saint-Flour au XVIIIè s.", Bull. historique et scientifique de
l’Auvergne, 1897. - Delmas signale que le 1er septembre 1788, lors de l’installation de la loge de St Vincent, le comte d’Antil prononça "un discours sur l’origine de la maçonnerie dont le style ne le cède en rien à la documentation". Ceux qui surent ne pas se contenter de cette présentation, parfaitement vide, du discours de Pierre-Joseph d’Antil de Ligonez, membre de la loge des Elus de Sully, et qui se reportèrent au texte, y découvrirent une phrase à sensation :
"Le comte de Clermont reçut le duc de Villeroi, le fils du gouverneur et l’amy de Louis 15 qui initia ce
prince à nos mistères ainsi que son favori Bontemps avec lequel ce Roy, si amy de l’humanité, tenait assez souvent Loge dans ses appartemens"
.
"Il reste à M. Chevallier de l’avoir révélée au grand public et d’avoir discuté, avec autorité, de ce qu’il est permis d’en déduire. (Les Ducs sous l’Acacia, p. 173 à 179).]"
Ainsi LOUIS XV AVAIT ETE INITIE FRANC-MAÇON !
On comprend pourquoi il ne lutta pas contre la maçonnerie, mais fut d’une violence sans pareil contre les Jésuites (3).

Louis Amiable, référence maçonnique dont les écrits ne sont pas à prendre avec légèreté, écrit dans Une loge Maçonnique d’avant 1789, la R∴L∴ Les Neufs Sœurs, Alcan 1897, p. 96 :
"Le roi Louis XVI était franc-maçon. Pour lui et pour ses deux frères, le comte de Provence et le comte d’Artois, avait été fondée, le 1er août 1775, "à l’orient de la Cour", une loge dénommée "la Militaire des-Trois-Frères-Unis"(1). C’était alors la seconde année du règne de ce roi de vingt ans qui avait pour ministres Turgot et Malesherbes, radieuse aurore dont les promesses ne furent pas tenues. Le caractère philanthropique de l’institution, l’attrait du mystère, l’antiquité des traditions, l’exemple et les exhortations de leur cousin le duc de Chartres, voilà sans doute ce qui avait amené les trois augustes frères à recevoir l’initiation. Ils ne tardèrent pas, vraisemblablement, à se refroidir pour une association dont l’esprit progressiste et réformateur ne put leur échapper ; mais ils n’allèrent pas jusqu’à rompre avec elle. C’est pour cela que Louis XVI, lorsqu’il vint se réconcilier avec les Parisiens trois jours après la prise de la Bastille, fut reçu à l’entrée de l’Hôtel-de-Ville avec les honneurs maçonniques de la "voûte d’acier". Et, après la mort de Louis XVIII, une pompe funèbre fut célébrée par le Grand Orient pour honorer la mémoire de ce roi, "protecteur de la franc-maçonnerie".

Relativement à cette loge, voir l’étude documentée que l’auteur de la présente monographie a publiée dans la revue La Révolution française, cahier de décembre 1895 (t. XXIX, p. 326-333), sous ce titre : "Les Bourbons francs-maçons".
Nous avons pu avoir une photocopie de l’étude documentée ; en voici le texte intégral :

I. LES BOURBONS FRANCS-MAÇONS

"M. Aulard a reçu de M. Louis Amiable l’intéressante lettre qu’on va lire:
Aix-en-Provence, le 25 septembre 1895,
"Monsieur et cher confrère,
"Notre confrère M. Monin a publié sous ce titre, dans la Revue Bleue du 25 mai dernier, une intéressante étude dont il avait donné lecture, le 3 mars précédent, à la séance annuelle de la Société de l’histoire de la Révolution. En ayant eu un peu tardivement connaissance, j’ai vu qu’il y avait lieu de corroborer et de rectifier le travail de notre érudit confrère, en sa partie principale, d’après certains documents manuscrits qu’il ne lui avait pas été possible de consulter et d’après des documents imprimés qui sont peu connus. J’ai dû attendre l’occasion d’un récent voyage à Paris pour vérifier sur place mes notes antérieures et pour obtenir l’autorisation de faire usage des renseignements puisés à la source manuscrite. Je suis maintenant en mesure d’éclairer d’une clarté plus vive le curieux point d’histoire étudié par M. Monin ; et je crois devoir en faire profiter l’organe de notre Société.
"Ce point d’histoire est la participation de Louis XVI et de ses deux frères, qui régnèrent plus tard sous les noms de Louis XVIII et de Charles X, à une loge maçonnique qui est dénommée dans le travail de M. Monin la loge des TROIS FRERES A L’ORIENT DE LA COUR. Notre confrère se base sur le passage suivant d’un discours prononcé dans une "pompe funèbre célébrée par le Grand-Orient de France, le 25 novembre 1824, à la mémoire de Louis XVIII, roi de France, protecteur de la Maçonnerie" :
"La reconnaissance ne nous permet plus de cacher ce mystère. Une loge fut créée en 1775 parmi les gardes-du-corps à Versailles, sous le titre distinctif des TROIS-FRERES A L’ORIENT DE LA COUR ; et l’on a déjà pénétré l’allégorie légère qui couvre ce glorieux patronage. Forcée plus tard, hélas ! de renoncer à ce nombre ternaire si chéri, elle reprit ses travaux sous un autre titre. Elle existe encore dans cet orient, pleine de vigueur et de force, et fière de ce précieux souvenir. "Ce témoignage est véridique ; mais il n’est que d’une exactitude approximative, l’orateur de 1824 ayant parlé d’après des souvenirs, non d’après des documents.
"En 1775, Louis XVI régnait depuis un an, ayant succédé le 10 mai 1771 à son grand-père Louis XV, et avait le sage Turgot pour un de ses principaux ministres. Il était âgé de vingt ans, étant né le 23 août 1754.
"En 1775, le Grand-Orient de France existait depuis deux ans, s’étant substitué à la Grande Loge de France, en 1773, par une révolution dont le duc de Montmorency-Luxembourg avait pris l’initiative et qui avait marqué une ère de régénération pour la franc-maçonnerie française. Le Grand-Orient avait pour chef nominal et décoratif, sous le titre de grand-Maître, un prince de la famille royale, alors âgé de vingt-six ans, Louis-Philippe-Joseph d’Orléans, duc de Chartres, qui devint un peu plus tard duc d’Orléans, à la mort de son père et qui mourut sur l’échafaud, en 1793, portant le nom de Philippe-Egalité. Il est permis de croire que les trois augustes frères furent incités par l’exemple et les exhortations de leur cousin à se faire agréger à l’association maçonnique, qui pouvait déjà compter parmi ses adeptes deux têtes couronnées, Frédéric II, roi de Prusse, et l’empereur François, père de la reine Marie-Antoinette.
"Le 17 août 1775, le Grand-Orient, en sa chambre des Provinces, était saisi d’une demande en constitu-tion par une loge qui venait de se former à l’O∴ de Versailles et qui se dénommait : L∴ Royale et Militaire des TROIS-FRERES-UNIS. Le rapport sur cette demande fut confié au F∴ Lamarque ; et l’affaire fut renvoyée à une prochaine assemblée pour y être statuée.
"Le 7 septembre, la constitution fut accordée, sur le rapport du F∴ Lamarque. Seulement la qualification de "royale" fut écartée comme trop significative ; mais, d’autre part, la désignation de Versailles fut remplacée par celle de "la Cour". Le nouvel atelier fut donc constitué, pour prendre rang du 1er août précédent, sous le titre distinctif de L.∴ MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS, A L’O∴ DE LA COUR. Telles sont les constatations consignées dans le registre des procès verbaux de la chambre des Provinces, qui est conservé aux archives du Grand-Orient.
"La loge ainsi constituée et dénommée figure sur des documents imprimés que l’on peut qualifier d’offi-ciels et qui forment toute une série de 1776 à 1789.
"On la trouve d’abord sur un "Tableau alphabétique des loges constituées ou reconstituées par le Grand-Orient de France", en vingt-huit pages grand in-4°, réuni en un recueil factice avec les actes de la fondation du Grand-Orient et de son fonctionnement avant 1777, sous le titre de "Circulaire du G∴ O∴", dont il existe un exemplaire à la Bibliothèque de la ville de Paris jointe au musée Carnavalet. La Cour y est placée entre Compiègne et le Croisic. Ce premier tableau lui donne pour vénérable le F∴ Minette de Saint-Martin, exempt des gardes-du-corps de Monsieur, pour député au G∴ O∴ l’abbé Le Clerc, et indique l’adresse chez le F∴ Simonet, commis du bureau de la Guerre.
"A partir de 1777, sous le titre d’Etat du Grand-Orient de France, fut imprimé un recueil périodique de format in-8°, qui devait paraître en fascicules trimestriels et former un tome pour chaque année. La publication ne fut régulière qu’en 1777 et en 1778. Six fascicules imprimés en 1779, 1780 et 1781 forment un troisième tome. Ces trois premiers volumes existent dans diverses bibliothèques, notamment à celle du Grand-Orient et à la Bibliothèque nationale. Deux autres tomes sont rarissimes, peut-être introuvables dans leur intégralité. Le quatrième comporte des fascicules parus en 1783 et 1784. Le cinquième en comporte de 1785 et 1786, peut-être même de postérieurs. De ces deux derniers volumes je ne connais que trois fascicules, qu’une heureuse occasion a mis entre mes mains : la première et la seconde partie du tome quatrième, la quatrième partie du tome cinquième. Ce recueil fournit cinq tableaux des loges, savoir celui de 1777 (t. II, 2è partie) ; celui de 1779 (t. III, 3è partie) ; celui de 1781 (t. III, 6è partie) ; celui de 1783 (t. IV, 2è partie), celui de 1786 (t. V, 4è partie). La MILITAIRE DES-TROIS-FRERES-UNIS se retrouve dans ces cinq tableaux.
Dans ceux de 1777-1783, l’Orient de La Cour est classé à la lettre L : ainsi, à celui de 1783, il figure après Joigny, entre La Charité-sur-Loire et La Fère. Il est à remarquer, sur ce dernier tableau, que la désignation de la Cour y est devenue simplement équivalente de Versailles ; car elle sert pour deux autres loges nouvellement constituées dans cette ville, le PATRIOTISME, qui date de 1780, et la CONCORDE, qui est de 1782. Le vénérable n’est plus un militaire en 1777, c’est le F∴ Schmidt, commis de la Marine ; en 1783, le F∴ Chauvet, commis de la Guerre. Quant au député, nous apprenons que l’abbé Le Clerc, resté investi de ce mandat, n’est pas un ecclésiastique quelconque, mais bien un dignitaire ayant l’attache de la curie romaine, en dépit des bulles de Clément XII et de Benoît XIV qui avaient excommunié les francs-maçons. C’est l’abbé Le Clerc de Saint-Etraint, protonotaire apostolique, commandeur de l’ordre du Christ de Portugal, demeurant à Paris, rue des Jeûneurs.
En 1786, la MILITAIRE DES-TROIS-FRERES-UNIS est mise hors pair et placée en relief, tandis que le PATRIOTISME et la CONCORDE restent classées comme il vient d’être dit. Elle figure en tête des loges des corps militaires, comme investie d’une dignité particulière, avant celles des Gardes du Roi, des Mousquetaires et de la Gendarmerie de France. Le vénérable est toujours un civil, le F∴ Chauvet ; mais l’abbé Le Clerc de Saint-Etraint est remplacé, comme député, par le F∴ de Castel, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, maréchal des logis des gardes-du-corps de Monsieur, frère de Roi, rue des Ecouffes, au Marais.
Vers cette époque, le Grand-Orient, pour raisons d’économie et de commodité, a cessé l’impression des tableaux des loges en format in-8°, et l’a reprise dans le format in-32 : ce sont les petits volumes annuels du Calendrier du G∴ O∴", continués aujourd’hui sous le nom d’annuaires. Sa bibliothèque possède les calen-driers de 1785, 1787, 1788 et 1789, où la MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS est placée comme au tableau de 1786.
Voilà donc dix documents imprimés, officiels, qui confirment et accentuent l’importance spéciale et uni-que de la loge dont il est ici question.
M. Monin aurait pu rapprocher du témoignage de 1821 un fait bien connu de tous ceux qui se sont occupés de l’histoire de la Révolution et popularisé naguère par un tableau de J.-P. Laurens, la Voûte d’acier. Reportons-nous au 17 juillet 1789, troisième jour après la prise de la Bastille. Louis XVI vient à Paris pour se réconcilier avec les Parisiens. A la barrière du Point-du-Jour, le maire Bailly, qui est franc-maçon, lui a présenté les clefs de sa capitale. Le carrosse du roi est précédé par le franc-maçon La Fayette, commandant en chef de la garde nationale, dont le moindre signe est obéi de tous. Arrivé à l’Hôtel-de-Ville, le roi y entre en passant sous la voûte symbolique formée par des francs-maçons qui croisent leurs épées au-dessus
de sa tête.
Prenons les trois histoires de la Révolution française qui ont eu jusqu’à présent le plus grand nombre de lecteurs. Thiers (2è édition, 1828, t.I, p. 109) mentionne simplement cet accueil comme un signe d’honneur. Michelet, (édition de 1879, t. I, p. 211) y voit "un honneur bizarre emprunté aux usages maçonniques, qui semblait à double sens, et qui pouvait faire croire que le roi passait sous les Fourches Caudines". Louis Blanc (édition de 1878, t. III, p. 208) insiste davantage, et apprécie mieux :


En passant devant le Pont Neuf, le roi dut être doucement rassuré par la vue des bouquets de fleurs que les femmes du peuple avaient placés à l’embouchure et à la lumière de chaque canon, idée char-mante qui d’une menace de guerre faisait un symbole d’amour ; mais à la place de Grève, il eut à contempler une cérémonie étrange. La plupart des révolutionnaires, nous l’avons dit, étaient affiliés aux 4 sociétés secrètes de la franc-maçonnerie. Or, quand un frère étranger se présente en visiteur dans une loge, s’il est revêtu des hauts grades, les membres de la loge se rangent sur son passage, et joignant leurs épées au-dessus de sa tête, ils forment ce qu’on appelle la voûte d’acier. Cet Honneur singulier fut rendu à Louis XVI au moment où il mit pied à terre pour monter les degrés de l’Hôtel-de-Ville. D’un pas ferme, il s’avança sous le berceau des lames croisées, et au bruit des applaudissements, il entra dans la grande salle.


"La cérémonie ne parut pas étrange à Louis XVI, pour qui elle avait déjà été pratiquée en loge. Il fut, cette fois encore, honoré en franc-maçon par des francs-maçons. Depuis assez longtemps déjà, l’importance historique de la L∴ MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS, bien qu’ignorée du grand public et manquant encore d’une démonstration complète, n’avait pas échappé aux érudits en franc maçonnerie. Elle a été signalée, il y a trente ans, dans une Histoire du Grand Orient de France (sans nom d’auteurs, Rennes et Paris, 1865, 1 vol. in-12, p. 71) par un homme qui a appartenu à l’état-major du Grand Orient, le F∴ Jouaust, alors avocat à Rennes, mort, il y a peu d’années, juge au tribunal civil de Nantes. Cet auteur, comme l’a fait ensuite M. Monin, s’est basé uniquement sur le discours solennellement prononcé en 1821. Mais il a évité l’erreur commise par notre confrère, en ce qui touche la loge qui, sous la Restauration, semblait continuer celle fondée à l’Orient de la Cour en 1775. Cette loge ne peut pas avoir été la TRINITE, qui fut constituée à l’Orient de Paris, le 3 décembre 1783, pour prendre rang du 25 septembre précédent, et qui figure sur les tableaux alphabétiques en même temps que la MILITAIRE. Ce fut probablement la loge des SOUTIENS DE LA COURONNE, constituée le 25 septembre 1814, avec l’agrément du roi, parmi les gardes du corps de la compagnie de Raguse.
"En 1869, dans une communication insérée au Bulletin du Grand Orient de France (25è année, p. 76-79), un autre franc-maçon éminent, le F∴ Poulle, après avoir évoqué le souvenir de la voûte d’acier pratiquée le 17 juillet 1789 et avoir cité le passage du livre de Jouaust, fit connaître un document tout à fait probant qui venait d’être mis en sa possession, c’est-à-dire un diplôme en date du 19è jour du 12è mois de l’an de la vraie lumière 5780 (19 février 1781), délivré par le Grand Orient, au nom d’un F∴ Jacques François F..., garde du-corps du roi, en qualité de "maître et membre de la loge SAINT-JEAN, régulièrement constituée à l’Orient de La Cour, sous le titre distinctif de la MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS". Ce diplôme avait été donné au F∴ Poulle par le petit-fils du titulaire. M. Monin doit être remercié pour avoir appelé l’attention de nombreux lecteurs sur un sujet jusque là peu connu. Il n’est pas indifférent qu’on sache que les trois derniers rois de France (Louis Philippe ayant été roi des Français), ont participé à cette association maçonnique qui a préparé la Révolution française.
Veuillez agréer, Monsieur et cher confrère, l’expression de mes sentiments les plus dévoués et bien sympathiques.
LOUIS AMIABLE.
"M. H. Monin, à qui nous avons communiqué la lettre de M. Amiable, nous a répondu qu’il n’avait jamais cru avoir épuisé la question des Bourbons francs-maçons. Il est heureux que sa communication ait provoqué les recherches de M. Amiable, et que ces recherches aient abouti sur plusieurs points à des résultats plus précis que ceux qu’il avait pu lui-même obtenir.

Fin de la monographie de Louis Amiable


II. IMPORTANCE DE L’INITIATION MAÇONNIQUE

Pour traiter de cette question, nous nous référerons au livr remarquable : L’initiation maçonnique de Charles Nicoullaud, avec préface de Mgr Jouin, Perrin, 1913. Nicoullaud était le directeur de la "Revue Internationale des Sociétés Secrètes" et son ami Mgr Jouin lui écrit dans la préface : "…L’unité d’origine oriente l’occultisme et la maçonnerie vers un but commun : la double ruine de l’Église et de la société. Mais l’un et l’autre ont une tactique qui leur est propre. La Maçonnerie, plus ou moins fidèle au Grand Architecte de l’Univers, fut, dès 1717, adogmatique et rationaliste. Ses adeptes, lorsqu’il leur reste quelque discipline de l’esprit et un peu de sincérité, glissent bien vite du rejet du surnaturel au pur athéisme. De là vient que la Maçonnerie s’adresse aux intellectuels, aux indépendants, aux libertins, désireux de secouer le joug des lois humaines et divines. L’occultisme, au contraire, avec la magie blanche des théosophes et la magie noire des spirites, sollicite les âmes religieuses, mystiques, dont la foi chancelante et faussement avivée croit trouver son aliment dans la superstition. Dès lors, de cette double attaque spirituelle et matérialiste, croyante et athée, résulte un effort sur l’humanité tout entière pour agrandir et constituer dans une vitalité plus militante et dans de croissantes et haineuses négations, la cité du mal. Voilà ce que vous avez compris et mis en lumière.

"Grâce à ces principes directeurs, vous avez fait remarquablement l’analyse et la synthèse des initiations maçonniques. De cette analyse, je n’ai rien à dire, il faudrait tout citer ; de cette synthèse, je relève avec quelle maîtrise vous avez découvert la signature, ou mieux la griffe de Satan, le corrupteur cynique de l’âme et du corps, de l’esprit et du cœur de l’homme. (…) Et toujours sous l’extérieur religieux de ces cérémonies et de ces symboles mystiques, derrière le dieu caché, se trouve Satan, avec ses trésors, sans cesse promis, rarement dispensés, malgré l’accomplissement obligé de l’inexorable condition : Si cadens, adoraveris me, si tu te jettes à terre, si tu te prostitues corps et âme en m’adorant !
"Vous savez toutefois, cher ami, que je n’admets pas, pour ma part, l’action directe du démon dans le gouvernement maçonnique ; mais je comprends que l’étude des initiations incline l’esprit vers cette solution mystique à laquelle les hauts faits de la Maçonnerie moderne apportent une apparente confirmation.
"(…) le programme du laïcisme, résumé dans la morale indépendante, la négation de tout dogme, la suppression de tout symbole et emblème confessionnel ; après avoir expérimenté que ces actes familiers à la Maçonnerie, actes qu’elle couvre mensongèrement des mots de bien, de progrès, de lumière, de vie, constituent ce qu’on a toujours appelé le mal, l’ignorance, les ténèbres, la mort, et qu’il suffit pour s’en convaincre de suivre l’œuvre maçonnique en France, à la grande Révolution ou à l’heure actuelle, pour voir que c’est une œuvre de décadence ; de l’envisager en Portugal, pour établir qu’elle a fait reculer la civilisation d’un siècle ; de l’observer en
Turquie, pour l’accuser de l’effondrement de tout un peuple ; de la démasquer dans l’effort mondial de la laïcisation scolaire, dont l’effet immédiat est la criminalité juvénile et la menace de la révolution sociale ; après s’être convaincus de la sorte que cette armée cosmopolite, avec une sélection de quelques troupes conscientes, si bien disciplinées qu’elles entraînent et entraîneront fatalement les trop nombreux bataillons inconscients du but final et de la besogne destructive qu’on leur impose, n’est autre que l’armée du mal, il semble bien qu’on a quelque droit de conclure qu’elle a pour chef Satan lui-même, et que Léon XIII, qui assimile la Maçonnerie au règne du démon, Saint-Martin, Boehme, Swedenborg, et même Stanislas de Guaita et Doinel, qui, parlant de communications directes avec Satan, ne font qu’appuyer cette conclusion de leur autorité ou de leur expérience. J’oppose simplement à cette solution l’ordre providentiel d’après lequel tout en ce monde relève d’un pouvoir humain ; et de même que le Christ, chef invisible de l’Église catholique, est représenté visiblement ici-bas par le Pape, de même, j’estime que Satan, chef invisible de l’armée du mal, ne commande à ses soldats que par des hommes, ses suppôts, ses âmes damnées, si vous voulez, toujours libres cependant de se soustraire à ses ordres et à ses inspirations. Quant à ce pouvoir, plus au moins occulte de la Maçonnerie et des Sociétés secrètes qui poursuivent le même but, il existe par la simple raison qu’il n’y a point de corps sans tête, point de société sans gouvernement, point d’armée sans général, point de peuple sans pouvoir public. L’axiome romain: Tolle anum, est turba ; adde unum, est populus, a ici sa pleine application ; sans pouvoir directeur, la Maçonnerie serait une foule, plus ou moins affolée par quelques idées subversives, mais qui se désagrégerait d’elle-même au lieu d’être la maîtresse du monde.
"Cette manière de voir, au reste, ne contredit en rien vos conclusions. Satan, chef invisible, dirige toujours en dernier ressort, par ses infernales persuasions, le pouvoir maçonnique quel qu’il soit, et lui fait accumuler les ruines : ruines dans les âmes désemparées, ruines dans les corps débauchés, ruines dans les familles divorcées, ruines dans les sociétés déséquilibrées, jusqu’à ce que d’hécatombe en hécatombe, on puisse RENVERSER L’ÉGLISE CATHOLIQUE. CAR C’EST ELLE LE VRAI CENTRE D’ATTAQUE DE LA CONTRE-ÉGLISE.
"Je vous l’ai dit souvent : le dernier mot des initiations dans l’antiquité fut la corruption. L’archange déchu, unique dieu des cultes païens, n’avait plus qu’à effacer dans l’homme l’image de Dieu et à le rabaisser au niveau des êtres insensés. «L’homme, créé dans l’honneur, ne l’a pas compris ; il s’est ravalé jusqu’aux animaux sans raison, et il leur est devenu semblable ( Ps. XLVIII, 13 et 21)». …Avant tout, aujourd’hui, c’est l’Église qu’il faut vaincre pour lui reprendre les âmes baptisées et, selon l’axiome de la Haute-Vente italienne : «Faites des cœurs vicieux, et vous n’aurez plus de catholiques», la corruption n’est plus le but, mais l’infaillible moyen de l’atteindre. Dieu sait si la maçonnerie a réussi à faire des cœurs vicieux ! Vos études initiatiques retracent des tableaux dans lesquels les Sociétés secrètes modernes peuvent entrer en parallèle avec les mystères d’Isis. C’est bien toujours la même griffe et le même procédé, la dépravation jusqu’à la bestialité. (…) E. JOUIN, Curé de Saint-Augustin. Charles Nicoullaud soulignera :
"(…) Il ne faut pas essayer de me faire dire ce que je ne dis pas, ce que je ne pense pas. Lorsque, par exemple, j’écris que le Démon est le Maître ésotérique des Loges ; et si je parle de l’esprit luciférien qui inspire, guide et dirige la Franc-Maçonnerie, il ne faut pas affecter de croire que j’affirme la présence effective d’un être cornu aux pieds de bouc dans les Ateliers, ou autres balivernes de ce genre. Non. Et je m’explique assez clairement pour qu’on ne s’y trompe pas, à moins qu’on ait intérêt à le faire. J’entends parler d’une présence et d’une direction mystique agissant sur les cerveaux, les pensées des initiés, sur les cœurs de ceux qui ont reçu les «SACREMENTS» de Lucifer dans l’initiation ésotérique, et qui sont, à des degrés divers, les instruments du mal dans les Ateliers maçonniques.
"Mais il est bien évident qu’à côté de cette action surnaturelle diabolique, il y a une direction très humaine qui mène les Loges des différentes obédiences et qui peut résister ou obéir aux impulsions des initiés. Ce ne sont pas plus les grands mystiques lucifériens qui dirigent exotériquement l’ensemble de la Franc Maçonnerie que ce ne sont les mystiques catholiques et les saints qui, aux différents degrés de la hiérarchie, administrent l’Église de Jésus-Christ.
"Mais, les disciples de Satan se servent des armes surnaturelles diaboliques pour influer sur les Francs-Maçons de tous les grades, comme les mystiques et les saints ont recours à la prière, au sacrifice, à l’immolation pour la défense de l’Église et le salut des âmes.
"Toutefois, la croyance à cette action surnaturelle ne doit pas aveugler la raison et empêcher de discuter les faits avant de les admettre.
"(…) Lorsque nous avons écrit, en parlant des symboles maçonniques, le mot de "sacrement", nous n’avons pas entendu employer une simple métaphore, mais, au contraire, exprimer une chose réelle. Il s’agit bien, en effet, d’un "signe sensible" d’une "action invisible", qui
"tombe sous nos sens" et qui comporte "deux parties, la matière et la forme".
"La matière est l’élément sensible, et la forme, ce sont les "paroles qui l’accompagnent".
"Mais cependant il ne faut pas pousser le raisonnement par analogie trop loin et chercher, dans les rites de la Franc-Maçonnerie, rien de pareil aux sacrements véritables de l’Église. Ces rites qui relèvent en réalité de la magie, ne sont que la contrefaçon diabolique des sacrements divins. Là, comme toujours, Satan se révèle le singe de Dieu. Et nous allons montrer qu’il est logique d’appliquer à la Franc-Maçonnerie ce que Stanislas de Guaita dit à propos de la sorcellerie. Du reste, Franc-Maçonnerie et sorcellerie se tiennent toutes deux ont le même Maître et sont les branches d’un même tronc : la Société secrète.
"Le diable est le singe de Dieu, écrit Guaita ; le sorcier, le singe du prêtre. L’analogie peut fort bien se poursuivre, car la sorcellerie fut de tous temps l’image dépravée des religions et comme un sacerdoce à rebours... La sorcellerie a ses dogmes, négatifs, ses symboles d’erreur et ses rites d’abomination. Elle a ses sacrements ; on peut même distinguer en eux la matière et la forme, à l’instar de ceux qu’administre l’Église.
"A qui voudrait nous taxer d’exagération, en nous opposant la puérilité et la niaiserie de certains rites maçonniques ou des paroles qui les accompagnent, nous répondrons…" Suit tout un chapitre pour en démontrer la vérité . Oui, tout dans ce monde relève d’un pouvoir humain, et nos rois le savaient bien et auraient dû combattre et abattre ce pouvoir occulte. Le roi par le sacre avait reçu le sacramental lui permettant de juger et de combattre. Recevoir avec l’initiation, un "sacrement" de Lucifer faisait de ce LieuTenant un parjure, un traître, un fidèle de l’Adversaire, consciemment ou inconsciemment. La conséquence qui se vérifiera est celle de tout péché : l’aveuglement. Charles Nicoullaud va jusqu’à écrire que l’initiation marque la conscience comme le baptême marque l’âme. Si la marque du baptême est irréversible, il n’en est pas de même pour la conscience. Ce peut-être réversible, mais en général par l’initiation tout l’être est transformé, ce qui explique que les conversions de francs-maçons sont rares, très rares, avec pour l’ancien adepte des épreuves, des difficultés difficilement surmontables. Il ajoute que l’initiation est un pacte entre l’initié et Satan, et l’abbé Ribet en parlant du pacte diabolique dit : "Cette alliance est expresse ou tacite, selon que l’interpellation à Satan est directe ou que l’on vise seulement aux effets qui doivent être son œuvre… Le plus souvent, la convention se conclut par les instigations et entre les mains de magiciens qui donnent et reçoivent des promesses au nom de Satan, avant qu’il ait daigné se montrer ou donné des gages de son adhésion. De nos jours surtout, l’initiation s’accomplit plus ordinairement au sein des Sociétés secrètes, par des formules exécrables que les chefs imposent aux adeptes, en faisant luire à leurs yeux l’appât des prospérités et des jouissances temporelles. Citant un ancien maçon, Nicoullaud précise :
"Dans l’état actuel de la maçonnerie deux pour cent à peine des Maîtres connaissent la signification diabolique de leur grade…" et comme le dit Sédir : "l’action de la Société secrète est liée au rattachement de ses membres à l’Invisible, et que dans l’Invisible se déroule une bataille perpétuelle entre les soldats du Christ et ceux de l’Adversaire".

III. ENQUETE

Tous les noms cités dans ce récit, sont énumérés par Alain Le Bihan, dans son livre Francs-Maçons Parisiens du Grand-Orient de France (fin du XVIIIè siècle), édité par la Bibliothèque nationale en 1966, par la Commission d’Histoire économique et sociale de la Révolution Française, Mémoires et Documents, tome XIX (C’est un travail qui fait autorité et qui est une référence indiscutable). A chaque nom il est bien précisé qu’il était membre de la loge LES TROIS-FRERES-UNIS (O∴ de la Cour). Le Bihan a identifié 194 membres de cette loge, en général des très proches des trois frères, mais subalternes, gardes du corps. A Versailles, il existait deux autres loges reconnues par le Grand-Orient, LE PATRIOTISME, 217 membres identifiés par Le Bihan, et LA CONCORDE, 82 membres identifiés. D’autre part, deux autres loges n’étaient pas reconnues, LA SAINT-JEAN DE LA CONCORDE REUNIS, 38 membres identifiés, et LA SYMPATHIE, 9 membres identifiés (de la loge précédente). Il y avait en plus les loges militaires. Même "l’aumônier de Louis XVI, l’abbé de Vermondans, était en 1787, Officier du Grand Orient ; l’infortuné monarque était, de toutes parts, environné de francs-maçons" (Mgr Delassus, La conjuration antichrétienne, page 133). Par contre, Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, ne sont pas cités par Le Bihan. En relisant avec attention le texte d’Amiable on se rend compte qu’il n’apporte aucune preuve assurant que Louis XVI ait été initié à la franc maçonnerie. Il affirme, un point c’est tout. Il prouve l’existence de la loge des Trois-Frères-Unis, ce qui est indiscutable, mais n’a pas dû trouver d’éléments probants dans les documents qu’il cite, sinon il les aurait communiqués, lui qui a vu les tableaux de loges. De plus, une initiation aurait eu des témoins qui en auraient laissé des traces ou des confidences. Enfin, on voit difficilement Louis XVI se faire initier dans une loge de second ordre, lui le cousin du Grand-Maître du Grand Orient, premier prince du sang (au 27 novembre 1785).
Charles Nicoullaud, collaborateur distingué de Mgr Jouin, dans un numéro de la Revue Internationale des Sociétés Secrètes, n° 2, février 1912, dans son article très documenté, intitulé Les Premiers Protecteurs de la Franc-Maçonnerie Internationale moderne, écrit page 124-125 : "Toute l’aristocratie devient franc maçonne ; ce fut un engouement auquel la famille royale, le roi Louis XVI, lui-même, sous l’influence de sa femme, ne sut pas se soustraire. La loge des Trois-Frères de Versailles, à l’O∴ de la cour, devenue La Trinité sous l’Empire, vit, dit-on, l’initiation de ce prince et du comte de Provence. Le comte d’Artois fut initié le 8 juillet 1777, il avait vingt ans, dans une Loge tenue rue du Pot-de-Fer, aujourd’hui rue Bonaparte, dans l’ancien noviciat des Révérends Pères Jésuites. Les fêtes d’adoption firent fureur ; Marie-Antoinette elle-même se para de grands cordons maçonniques que lui fournit sa favorite, la princesse de Lamballe, initiée par Cagliostro au rite Égyptien. Hélas ! pauvre et sainte Reine-martyre, que de larmes royales ont racheté ces malheureuses erreurs". Clavel dans son Histoire de la franc-maçonnerie, p. 287, éd. 1987, dit bien que Louis XVIII et Charles X furent francs-maçons. Il ne dit rien pour Louis XVI. Jean Palou, dans La Franc-Maçonnerie, petite bibliothèque Payot, p. 206-207, écrit :
"Louis XVI "avait reçu la lumière" à l’Orient de Versailles, ainsi que ses deux frères, les futurs Louis XVIII et Charles X. La loge Les Frères Unis à la mort du dernier, à Goeritz, deviendra Les Frères unis inséparables. Elle existe toujours sous l’obédience du Grand Orient (André LEBEY, Documents du Temps présent : la Franc-Maçonnerie, n° 1, Paris s. d., p. 9 colonne 2). La loge dont auraient fait partie Louis XVI, les comtes de Provence et d’Artois est également nommée La Militaire des Trois Frères à l’Orient de la Cour. Nous avons eu en main à la Bibliothèque Municipale de Versailles des papiers de cette loge portant en en-tête, les silhouettes des trois princes, en médaillons. - Voir à ce sujet - L. Amiable "Les Bourbons francs-maçons", in La Révolution française, 1895, t. XXIX, p. 526-533. On y trouve le texte d’un discours prononcé au Grand Orient le 25 novembre 1824 à l’occasion de la mort de Louis XVIII : "La reconnaissance ne nous permet plus de cacher ce mystère. Une loge fut créée en 1775 parmi les gardes du corps à Versailles, sous le titre distinctif des Trois Frères à l’O∴de la Cour, et l’on a déjà pénétré l’allégorie légère qui couvre ce glorieux patronage". (art. cit. p. 527). Cela nous semble peu probant ! " Gaudart de Soulages et Lamant dans leur Dictionnaire des Francs-maçons français disent que Louis XVIII et Charles X auraient été initiés en 1784 (ils avaient 29 et 27 ans, Louis XVI, 30 ans), mais ne citent pas Louis XVI.
Alec Mellor, dans Quand les francs-maçons étaient légitimistes, p. 25, s’appuie lui aussi sur Amiable et la Revue Bleue citée plus haut, mais conclut que la question est des plus incertaines et, en tous cas, pas la moindre trace documentaire ne nous en est parvenue. Albert Lantoine, référence maçonnique, dans son Histoire de la Franc Maçonnerie Française (la Franc-Maçonnerie dans l’Etat), assure p. 71 et surtout p. 258 que Charles X fut initié, mais doute de l’initiation de ses frères. Par contre il précise bien que les trois frères étaient bien au courant du problème puisque beaucoup de leurs proches et domestiques en étaient.

Rappelons la lettre de Marie-Antoinette à sa sœur Marie-Christine (26 février 1781) : "Je crois que vous vous frappez beaucoup trop de la franc-maçonnerie pour ce qui regarde la France ; elle est loin d’avoir ici l’importance qu’elle peut avoir en d’autres parties de l’Europe par la raison que tout le monde en est ; on sait ainsi tout ce qui s’y passe ; où donc est le danger ? On aurait raison de s’en alarmer si c’était une société secrète de politique ; l’art du gouvernement est au contraire de la laisser s’étendre, et ce n’est plus que ce que c’est en réalité : une société de bienfaisance et de plaisir ; on y mange beaucoup et l’on y parle et l’on y chante, ce qui fait dire au roy que les gens qui chantent et qui boivent ne conspirent pas... " Si l’on en croit José A. Ferrer-Benimelli, dans Les Archives Secrètes du Vatican et de la Franc Maçonnerie, Préface du R.P. Riquet, Dervy-Livres, 1989, le père de Marie-Antoinette, François de Lorraine, avait été initié en 1731, à La Haye, et ses sœurs, Marie-Anne, Marie-Caroline, Marie-Christine, protégèrent avec estime la Maçonnerie. Quant à son frère Joseph II, il en était. Hourtoule dans Franc-Maçonnerie et Révolution, Carrère, 1989, écrit p. 77-78 : "Un des éléments les plus curieux de cette Révolution qui s’amorce est l’enthousiasme masochiste d’une partie de la noblesse qui va gaiement amorcer son suicide...
"Les éléments disparates de l’opposition s’uniront pour un moment, mais la seule force vraiment organisée et disciplinée est la Franc-Maçonnerie. Il importe de réaliser que ses membres sont choisis dans l’élite et qu’eux seuls ont bâti des réseaux abrités par le secret. Si l’on mène un combat contre un pouvoir abusif, il faut essayer de le faire bien, pour gagner. Il faut donc recruter des hommes de qualité, utiles. Il faut disposer du maximum de renseignements. Comme Louis XVI est relativement favorable à l’ordre, les frères sont partout. On a discuté de l’appartenance du roi à la maçonnerie ; peut-être a-t-il été initié ? Un de ses frères est bien maçon et l’autre probablement. De toute façon, la Maçonnerie est, au moins, tolérée, sinon protégée. A la Cour de Versailles, de la princesse de Lamballe au valet de chambre du roi, tout le monde est maçon. Même le chef des frotteurs de parquets, Maxime du Perrier... Donc tout ce qui se passe est facilement connu. La noblesse et la magistrature appartenant à l’opposition n’ont pas de secrets pour elle.
Une partie du clergé est aussi dans la fronde. "Que reste-t-il donc au roi pour se faire obéir ? Son prestige ou son armée ? Nous avons vu que celle-ci était peu favorable à des combats fratricides et qu’elle avait de nombreux officiers maçons ou acquis aux idées de réforme, sans parler du corps des sous-officiers, prêt à l’opposition. Les loges régimentaires sont un lien important avec les loges civiles dont elles favorisent parfois la création. Les changements de garnison sont utiles à ces échanges. La Franc-Maçonnerie a aussi de nombreux membres dans toutes les administrations et dans les municipalités... Il y a également une masse de petits-bourgeois qui ne sont pas engagés dans les loges mais imprégnés par les idées nouvelles. Les Voltairiens sont plutôt athées, les admirateurs de Rousseau sont déistes mais souhaitent un retour aux vertus primitives. Beaucoup en ont "ras le bol" des privilèges et des privilégiés tandis que d’autres sont simplement aigris pour des raisons personnelles, pour des brimades injustes. Ils vont peut-être rejoindre les frères et de toute façon ils en sont proches. On peut se demander si les frères sont opposants parce qu’ils sont francs-maçons, ou s’ils sont devenus maçons parce qu’ils sont dans l’opposition et qu’ils ont estimé que l’Ordre leur offrait les meilleures chances de gagner leur combat ? De toute façon, le roi pense être attaqué surtout par la noblesse et se met à rechercher l’appui du tiers état. Et puisque tout le monde réclame les États Généraux, on va les convoquer pour le 5 mai 1789. Louis XVI a mis le doigt dans un engrenage fatal et donne ainsi à l’opposition sa première grande victoire en croyant être habile. Personne n’envisage les bouleversements qui vont suivre, sauf, peut-être, quelques extrémistes isolés».
Marqués-Rivière dans l’Histoire de la Franc-Maçonnerie Française, édition Jean Renard, 1941, citant Ch. Bernardin donne cette précision : "Le Roi se disposait à monter le grand escalier de l’Hôtel de Ville. A ce moment, ceux qui l’entouraient et
qui étaient pour la plupart Francs-Maçons, chuchotèrent un mot qui fit le tour de l’assemblée, et immédiatement tous tirèrent leurs épées, dont les lames brillèrent, comme autant d’éclairs. Louis XVI eut un mouvement de frayeur, pâlit et fit quelques pas en arrière. Le marquis de Nesles, qui l’avait suivi depuis Versailles, lui dit : «Sire, n’ayez pas peur et allez de l’avant sans crainte». Le Roi hésitait ; les épées se levèrent, une voûte se forma, et c’est sous ces lames croisées au-dessus de sa tête que Louis XVI devait passer pour atteindre la porte de l’Hôtel de Ville.
"Les Francs-Maçons avaient formé la Voûte d’Acier, honneur que nous réservons dans nos temples aux grands dignitaires de l’Ordre ou à nos Vénérables dans certaines occasions. La foule ne comprit peut-être pas très bien la double signification qui se cache sous cette imposante cérémonie symbolique ; mais elle n’en fut pas moins profondément remuée, et ce fut au milieu d’applaudissements enthousiastes que Louis XVI, portant pour la première fois la cocarde nationale, passa tout ému sous ces épées à la fois protectrices et menaçantes". Un tableau du peintre Laurens rappelle cet épisode de la Révolution. On peut conclure que s’il semble probant que Louis XVIII et Charles X furent bien francs-maçons, Louis XVI ne fut peut-être pas initié. Par contre, des défenses promulguées par les Papes Clément XII, Benoît XIV, des condamnations de l’Eglise, nul n’avait cure, ni en France, ni à l’étranger. 30 000 francs-maçons (dont une infime minorité (4), vraiment influente), dans 70 loges environ, éparpillés dans 282 villes de France, tenaient le pays. La responsabilité doit en être attribuée surtout à Louis XV, qui a trahi les engagements de son sacre en ne combattant pas ces ennemis de l’Eglise et de la France, qui détruiraient tout quelques décennies plus tard. Louis XVI en était entouré et ne savait plus en qui se confier et sur qui s’appuyer. Il aurait dû quitter les riches francs-maçons de Versailles et aller chez les pauvres …en Vendée, par exemple.
- Êtes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?
- Allez dire à Jean : …les pauvres sont évangélisés (Luc, VII, 20-22). A toute époque, les pauvres ont un défaut : ils sont pauvres. Mais les pauvres vraiment chrétiens ont une grande qualité : ils s’abandonnent à la Providence de Dieu et sont les choisis de Dieu : Dieu n’a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde, pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu’Il a promis à ceux qui L’aiment ! (Jacques, II, 5). Eux auraient su défendre nos rois et tous ensemble (Dieu, Son Lieutenant le Roi, Ses pauvres) gagner les combats. Depuis nous subissons le joug de l’argent. Partout.
Pour avoir oublié que les pauvres sont plus importants que les riches, pour avoir préféré s’appuyer sur
l’argent, nos rois perdirent tout. Tirons-en la leçon et retrouvons le sens chrétien de la vie : Sans Moi, vous ne
pouvez RIEN faire. Un ami, compétent en histoire et au jugement éprouvé, après lecture attentive de cet article pour critique et correction, me répond être convaincu de l’initiation de Louis XVI. Louis XVI aurait été initié jeune avec ses frères, car alors pourquoi le nom de cette loge ? Âgés de 22, 21 et 18 ans, ils auraient été initiés à sa création, en 1775, sans fréquenter les loges par la suite, l’essentiel, le sacrement luciférien, ayant été transmis. Pour notre ami, il n’y a pas d’autre explication de l’aveuglement (en particulier lors de la Constitution Civile du Clergé, …la conscience de ce prince épouvantée, la France en prières et en pénitences) et de la pusillanimité de Louis XVI qui n’était pas un lâche, comme il a su le prouver.
Le sacre donne au Roi les grâces du discernement sur les hommes et les événements (comme lors du sacre des évêques), en particulier sur l’utilisation opportune de la force, fonction essentielle du Roi. Après le serment du Jeu de Paume, crime de lèse-majesté, l’armée n’était pas dans l’état où elle se trouvera en 1790, et aurait obéi. Les principaux responsables se faisaient fort de remettre de l’ordre en deux jours, et par quelques exemples, d’étouffer la Révolution. Louis XVI s’y opposa, refusant de faire couler le sang, grave erreur de jugement : parce qu’il a reculé devant son devoir, c’est-à-dire abattre quelques dizaines de têtes de traîtres et d’ennemis, les Français, innocents, paieront par millions. Plus tard, d’autres incidents auraient pu se résoudre par des ordres fermes.
Mais un franc-maçon s’engage à ne pas combattre ses frères maçons : COMME LOUIS XV, LOUIS XVI ET SES DEUX FRERES NE FURENT JAMAIS L’ENNEMI DE L’ORDRE MAÇONNIQUE. TOUS LES TROIS NE COMBATTIRENT JAMAIS LA FRANC-MAÇONNERIE. C’est la meilleure preuve de leur initiation (5) et le plus important effet de leur engagement maçonnique. Pour notre ami, l’incident de la voûte d’acier prouve bien que Louis XVI était un initié. Ce rite maçonnique est secret et ne peut s’accomplir qu’entre initiés. Il avait pour but de faire savoir à tous les adeptes que Louis XVI était des leurs et en plus de rappeler au Roi ses engagements sous serment, la Franc-Maçonnerie étant protectrice et menaçante.
Louis XV, Louis XVI et ses deux frères ont été fidèles à leur engagement maçonnique, …mais infidèles à leurs engagements religieux.

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Note :

1 - Éditions Saint-Rémi. Important. Préface de L-H Remy.

2 - Ouvrage édité en 1967 par la Bibliothèque nationale, par la Commission d’Histoire économique et sociale de la Révolution Française, Tome XX, Mémoires et documents. Il n’y a rien de plus sérieux.

3 - Si pour un évêque on peut dire : "Dis-moi qui tu crosses, je te dirais qui tu es", les choix amis-ennemis des Rois expliquent leurs actes.
Pour le débauché et misérable Louis XV, monarque "sans mœurs entouré de ministres sans foi" (abbé Barruel), ce fut net: il trahit les engagements de son sacre. Lire Godbout.
Bernard Lazare : "Sans l’abolition des Jésuites, la Révolution n’eût pas été possible". Revue Internationale des Sociétés Secrètes du 16-6-1929, p. 582.
Voltaire à Helvétius, 1761 : "Une fois que nous aurons détruit les Jésuites, nous aurons beau jeu de cet infâme régime de ces gardes du Pape".Id, p. 581.

4 - Il en est toujours de même. Sur environ 160 000 francs-maçons aujourd’hui, quelques centaines seulement ont vraiment du pouvoir.
Les autres sont des esclaves du système.

5 - Dans son testament Louis XVI ne parlera d’aucun des ennemis qui ont renversé le trône. ? ?

Source :

http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=5&ved=0CD4QFjAE&url=http%3A%2F%2Fwww.a-c-r-f.com%2Fdocuments%2FLHR-Bourbons_francs-macons.pdf&rct=j&q=les%20bourbons%20franc-ma%C3%A7on&ei=CVtOTpnrJ8r74QSo9ITIBw&usg=AFQjCNEkWK-L3cJxCXlN-n9n-r9sCXMAwA&cad=rja

Note sur la voûte d'acier sous laquelle passa Louis XVI à son entré à l'hotel de ville de Paris le 17 juillet 1789 ou il réabilita Necker sous "influances fraternelles" et ou il lui fût remis une cocarde tricolore à placer sur son chapeau de la part de Lafayette.

Citation :
«Ledit Dumaine rentre aprez que ledit Landais a été sorty a déclaré ne rien connoitre dans la Maçonnerie qui soit analogue a cecy. Et ayant fait retiré ledit Dumaine et rentré ledit Charles il a déclaré que la première chose qu’il a vue dans la loge lors de sa réunion a icelle, il a apperçu ladite figure peinte sans absolument savoir ce qu’elle signifie, ensuitte ayant successivement interpellé lesdits Charles Dumaine et Landais sur l’usage qu’on peut faire de onze épees et deux sabres nus qui se trouvent dans ladite loge, ils ont dit que ces épees et sabres servoit a deux usages le premier pour faire du bruit et intimider un récipiendaire maçon le second pour faire une voûte d’acier en croizant les dites epées et faisant passer par dessous les dignitaires de la loge pour les conduire a sa place»

http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article569

peut-ont conclure que cette entré dans l'hotel de ville fût un rituel maçonnique dans le but de remettre Louis XVI à sa place et de l'y faire comprendre? Mon avis est claire sur cette question.

La voûte d'acier ou "the vault of steel" est un rituel entre autre réalisé lors des mariages maçonnique :

http://www.phoenixmasonry.org/Masonic%20Wedding.htm

http://pmm-metz.skyrock.com/2872095682-Voute-d-acier.html

http://album.aufeminin.com/album/see_115906_5/Jbetsophie.html

http://lamagasineuse.blogspot.com/2009/12/jai-un-elegant-mariage-en-photo.html

http://patricklerolland.over-blog.com/article-1671069.html

Au vus du nombres de mariages militaires de rites maçonnique on peut se demander à quel point l'armée est vérolé par cette fraternité luciférienne..

Citation :
Les rois Louis XVIII et Charles X francs-maçons


Les Rois Louis XVIII et Charles XII francs-maçons ?

Eh oui, c’est difficile à admettre (surtout pour les « légitimistes »), mais c’est la triste vérité. Ils s’en sont repentis chacun un peu avant leur mort, mais toute leur vie a été marquée par leur Initiation. Cela permet de comprendre beaucoup de choses… (leur entourage, leur pseudo restauration[restauration bien libérale], notamment l’affaire Louis XVII , etc.)

Voici donc un texte qui vient à l’appui de nos affirmations (texte que nous garantissons authentique, puisque nous l’avons recopié de son texte original que nous avons trouvé à la Bibliothèque Nationale de France) :

« Discours prononcé à la loge écossaise d’Emeth, O.˙. de Paris, dans la séance du 3 novembre 1824 (S.˙. V.˙.) ; par le F.˙. F.-T. Begue-Clavel, 32e, Vénérable titulaire de cette loge, à l’occasion de la mort de S. M. Louis XVIII et de l’avènement au trône de S. M. Charles X.

(Paris, imprimerie du F.˙. Sétier, cour des Fontaines, n°7, 1824).

« Mes FF.˙.,

Notre sage Monarque, Louis XVIII, a cessé de vivre ! Nos pleurs ont coulé sur sa mort. L’histoire, toujours juste, le placera au rang des grands rois ; et nous, Maçons, et avant tout citoyens, nous garderons le souvenir des bienfaits de son règne.

C’est à lui, mes FF.˙., que nous devons la charte : œuvre sublime par laquelle sont prévenues à jamais ces commotions terribles qui ébranlent la société jusque dans ses fondements ; par laquelle la tyrannie est désormais impuissante, et la révolte sans objet.

C’est à lui que nous devons la tranquillité intérieure dont nous jouissons. […]

Louis était trop magnanime pour prêter l’oreille aux calomnies dont la maçonnerie est l’objet. Loin de là, il applaudit à nos nobles travaux et il permit qu’une médaille en constatât l’événement, et en perpétuât la mémoire !

Admis autrefois à la connaissance de nos mystères, il en avait apprécié les moyens et la fin. […]

Joignez-vous à moi, mes FF.˙., dans l’expression du deuil qui remplit notre âme.

(Batt.˙. fun.˙. – 1er repos : Pleurons le Roi sage ; - 2ème repos : Pleurons notre Père ; - 3ème repos : Pleurons un Frère chéri).

Aux sentiments pénibles dont nous sommes la proie, vient se mêler un sentiment bien doux, que fait naître l’avènement de Charles X au trône. […]

Charles X autrefois a pénétré dans le sanctuaire de nos Temples ; la lumière de l’initiation a brillé à ses yeux ; le grand et noble but qui nous rassemble s’est déroulé à son esprit : comment pourrait-il donc ne pas nous protéger !

J’entrevois déjà dans un avenir très près de nous, sous son protectorat puissant, la maçonnerie reprendre tout à coup son antique splendeur. […]

A moi, mes FF.˙., par une éclatante batt.˙. !

(Batt.˙. : - 1er repos : Vive le Roi ! – 2ème repos : Vive Charles X ! – 3ème repos : Vive notre bien-aimé Frère !) »

Vous demandez sûrement quand ont-ils été initié ?

Nous pouvons trouver la réponse parmi plusieurs sources maçonniques. Voici notamment ce que l’on peut lire dans la réédition de l’histoire de la Franc-Maçonnerie de Robert-Freke Gould (un très Haut Maçon), dans la section index :

« Louis XVIII, Louis, Stanislas, Xavier roi sous le nom de (1755-1824). Petit-fils de Louis XV, fils du dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, comte de Provence, frère de Louis XVI. Roi de France de 1814 à 1824. Initié avec son frère le comte d’Artois (c’est-à-dire le futur Charles X) en 1784. »

Plus question de nier la vérité, ou de dire « Ah, oui, peut-être… »

Voici un fait établi une fois pour toute.


Et Louis XV et Louis XVI, furent-ils francs-maçons ?

Louis XV ne fut jamais franc-maçon (il avait même, dès 1727, interdit la franc-maçonnerie en France) et Louis XVI non plus : il écrivit sévèrement au Prince de Condé et au Duc de Bourbon qu’une telle adhésion « était indigne de Princes de notre sang ! »

Par contre Louis XVIII et Charles X le furent…

Source :

http://onvousment.free.fr/rois.htm

Cette dernière affirmation de non appartenance à la FM qui tendrait à réfuter le premier texte, totalement gratuite et ignorante est d'un illogisme de propos flagrant, surtout lorsque l'ont se propose à un exposé sur les maçons de sang royaux Louis XVIII et Charles X...

Le dernier "roi des français" Louis-Philippe Ier, Louis-Philippe d'Orléans, dit "Égalité fils" ne fût pas en reste si l'ont en juge par le passé de son père Louis Philippe Joseph d’Orléans renommé symboliquement "Philippe Égalité"..

http://infoguerilla.fr/?p=11113

Philippe Egalité déclara néanmoins sa démission du Grand Orient dans leJournal de Paris du 22 février 1793 comme ceci :

«dans un temps où personne, assurément, ne prévoyait notre Révolution, je m'étais attaché à la Franc-maçonnerie qui offrait une image d'égalité, comme je m'étais attaché au parlement qui offrait une image de la liberté. J'ai, depuis, quitté ce fantôme pour la réalité. Au mois de décembre dernier, le secrétaire du Grand Orient s'étant adressé à la personne qui remplissait auprès de moi les fonctions de secrétaire du Grand Maître, pour me faire parvenir une demande relative aux travaux de cette société, je répondis à celui-ci, sous la date du 5 janvier, «comme je ne connais pas la manière dont le Grand Orient est composé, et que, d'ailleurs, je pense qu'il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une République, surtout au commencement de son établissement, je ne veux me mêler en rien du Grand-Orient ni des assemblées de franc-maçons» Un «froid glacial» accueillit cette déclaration puis on procéda à «la dégradation maçonnique du citoyen Egalité en le faisant démissionnaire, et on le dépouilla de son titre de Grand maître».

http://reflexionsettemoignages.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/05/la-franc-maconnerie-dossier-suite-2.html

Le siècle des "Lumière" d'émanation maçonnique est expliquer comme suit par "la section Histoire du site ATRIUM" :

Citation :
«Pour les francs-maçons, il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions : il faut réfléchir ensemble plutôt que de continuer à chercher longtemps et seul. La liberté d'association résulte d'un vertu sociale : la sociabilité. La Franc-maçonnerie apparaît alors comme le résultat des progrès des Lumières. Elle représente en fait la première forme d'association bourgeoise indépendante de l'Etat. Faut-il rappeler que la franc-maçonnerie n'atteint que les milieux de notables urbains. Le peuple en est exclu. Tel est encore le cas. Très accueillante à la noblesse, elle séduit beaucoup d'ecclésiastiques, d'officiers et de robins, de membres de la bourgeoisie d'affaires, de cadres militaires. L'égalité entre eux est une théorie... Les maçons du XVIIIe restent très attachés aux hiérarchie sociales. Ce sont les loges adoptant les rites " hanovriens " qui se montrent plus ouvertes aux Lumières (notions rationalistes et libérales sont étudiées par la haute bourgeoisie). Groupement de notables, la loge répond au besoin profond de sociabilité ressenti par nombre de citadins. Elle donne des occasions de rencontres et de discussions. Certaines loges ont poussé très loin leurs réflexion sur la tolérance, la fraternité, la liberté, l'égalité. Elle ont contribué à répandre les " Lumières " du siècle.

La franc-maçonnerie reproduit la carte de l'urbanisation du royaume, la densité des loges variant avec la taille des villes. Chaque loge est autant de point de lumière. Unies, elles formeront un faisceau assez puissant pour aveugler les ténèbres. L'homme peut, s'il le veut vraiment, s'arracher de ces dernières, pour enfin, selon le mot du philosophe Albert Jacquard, gagner son " humanitude ". Le franc-maçon est " fils de la Lumière ". Lors de l'initiation, ne dit-on pas : " Si tu persévères, tu seras purifié, tu sortiras de l'abîme des ténèbres, tu verras la lumière ". »

http://www.yrub.com/histoire/francm4.htm

Tout en restant mielleux sur les intentions maçonnique, ATRIUM n'en démontre pas moins la volonté de propagation des idéaux maçonniques contredisant la soit distante fidélité aux Roy et à l’Église dont elle s'affichait dans ses statuts de 1742.

ll existait à la veille de la révolution selon les auteurs entre 800 à 1000 Loges de 33.000 à35.000 personnes, nobles prêtes bourgeois pour l'essentiel, ce que l'on désignerait aujourd'hui de personnes d'influence.

http://reflexionsettemoignages.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/05/la-franc-maconnerie-dossier-suite-2.html


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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   20/8/2011, 00:27

PS: au cas ou, ne pas pensez que cet article constitue une attaque contre la monarchie ni même contre Louis XVI (j'ai bien plus de réserve sur les personnages de Louis XV et des trois derniers rois).

Louis XVI fût un bon manipuler et le déroulement de sa vie à voulu les choses ainsi, ce fût d'ailleurs la volonté de Dieu... Nous rendons tout de même hommage à ce Roy qui bien que rudoyer avait de bonne intention envers son peuple, il fût véritablement un des roi qui aimait le plus les français.

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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   20/8/2011, 01:25

Citation :
Si l'existence d'un grand maître en France est ainsi attestée dès 1728, il faudra cependant attendre dix ans de plus pour qu'une véritable assemblée des représentants de toutes les loges «Anglaises » et «Ecossaises » constitue pleinement la première Grande Loge de France le 24 juin 1738 et institue Louis de Pardaillan de Gondrin (1707-1743), deuxième duc d'Antin, «Grand Maître général et perpétuel des maçons dans le royaume de France». Fils légitime de Madame de Montespan devenu directeur des bâtiments du roi, et comme tel proche du roi en raison d'importants travaux en cours à Versailles.


Le Duc d'Antin (Louis Antoine de Pardaillan de Grondin, marquis, puis Duc D'Antin) à la Grande Loge maçonnique provinciale, document les dossiers de l'histoire.@Costa/Leemage)
[...]

En 1743, après le décès du duc d'Antin, c'est Louis de Bourbon-Condé (1709-1771), comte de Clermont en Argonne, prince du sang, abbé de Saint-germain des Près 1737. Très cultivé, protégeant les savants et les artistes, devint membre de l'Académie Française en 1753. Il lui succèda en tant que «Grand Maître de toutes les loges régulières de France». Il le restera jusqu’à sa mort, en 1771.


«Le personnage est curieux à connaître, prince du sang, abbé, militaire, libertin, amateur de lettres ou du moins académicien, de l'opposition au Parlement, dévot dans ses dernières années, il est un des spécimens les plus frappants, les plus amusants à certains jours, les plus choquants aussi (bien que sans rien d'odieux) des abus et des disparates poussés au scandale sous le régime de bon plaisir et de privilège» (Sainte-Beuve, Charles Augustin Sainte Beuve est un critique littéraire et écrivain Français né le 24 décembre 1804 à Boulogne sur Mer et mort à Paris le 13 octobre 1869, voir ici ). Il fut l'ami de Madame de Pompadour animant un cénacle au petit Luxembourg. Il portait la cocarde de Madame de Pompadour en montant au feu.

Il n'hésita pas à défrayer le chronique en vivant maritalement avec Mademoiselle Elisabeht-Claire Leduc une danseuse de l'Opéra au château de Berny à Fresnes résidence de campagne des abbés de Saint-Germain-des-Prés, et contracta avec elle un mariage secret en 1765. Il en eut deux enfants naturels, l'abbé Leduc (1766-1800), qui porta le titre d'abbé de Vendôme, et une fille (née en 1768). Il mourut à Paris le 16 juin 1771, et fut inhumé, selon ses désirs à Enghien le 19 suivant, son cœur étant déposé à Saint-Paul-Saint-Louis, rue Saint-Antoine.

Pendant 28 ans l'homme demeurera à la tête des Loges régulières en assurant leur développement. Vers 1774, on compte déjà une quarantaine de loges entre Paris et la province. Les loges de province sont le plus souvent fondées par des Maçons en déplacement pour leurs affaires, mais surtout par l'intermédiaire des loges militaires, au fil des déplacements de leurs régiments. Lorsqu'une loge militaire quitte ses quartiers d'hiver, il n'est pas rare en effet qu'elle laisse dans son sillage l'embryon d'une nouvelle loge civile. C'est de cette époque que datent les nombreuses expressions d'origine militaire encore en usage dans les banquets maçonniques modernes, telles que le célèbre «canon» désignant un verre, ou la «poudre forte» désignant le vin. A sa mort le nombre de Loges est de plusieurs centaines.

L'engagement de la plus haute noblesse en maçonnerie démontre que, contrairement à ce qui est écrit, nombreux sont ceux qui, en son sein, sont gagnés aux idées nouvelles, la monarchie Constitutionnelle à l'Anglaise, au pouvoir parlementaire, à l'investissement financier et bancaire, voire à l'initiative industrielle, (les dossiers d'actualité de l'histoire).

http://reflexionsettemoignages.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/05/la-franc-maconnerie-dossier-suite-2.html
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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   21/8/2011, 20:14

Bonjour, je poste cette partie de l'entretient d'Alain Soral avec méridien zero qui est en rapport direct avec le sujet.


C'est claire qu'il faut regarder vers l'avenir, non louer les cadavres d'hier, et ont à du boulot, beaucoup de boulot pour ceux qui souhaitent lutter dans la voie de Dieu.


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Quentin01



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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   22/8/2011, 00:32

Très bon article. Merci
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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   22/8/2011, 02:43

De rien Quentin01, beaucoup de choses de cette période restent à découvrir, c'est important pour comprendre de quelle façon une infiltration aussi importante se met en place, nous pouvons également mettre en parallèle dans la compréhension d'un processus de renversement d'ordre, d'autres déchéances telle que celle du Tsars assassiné par les troupes trotskistes..

L'important de ce sujet est de comprendre que si le Roy s'est fait avoir, ce n'est pas par attaque soudaine et imprévue, mais par un travaille de son entourage direct dont il avait conscience, en plus que cet entourage direct et leurs appartenance à une certaine idéologie fessait partie d'un réseau qui peu à peu propager à travers la bourgeoisie mais aussi une certaine noblesse, une haine de cette monarchie auxquelles ils voulaient se substituer. Ce contre-pouvoir monarchique avait assez de puissance de diffusion pour, le moment venu, appelé le peuple, ignorant des réel tenants politique, à servir de force brutal téléguidés à leurs souhaits.

Il ne faut pas se demander si la révolution aurait put être éviter, bien sur que oui dans la mesure des possibilité (en pendant les représentants du tiers-état par exemple pour insubordination), mais réfléchir au moyen d'éviter de retomber dans les mêmes pièges tendu par l'ennemi, pièges de corruption de l'homme, par le péché, même mineur.

Et là ont rentre directement dans la moral divine, la vie est rigueur de conduite, surtout pour un régent, les sacrifices doivent parfois être fait, un Roy doit être en mesure de répudier une femme qui trahie comme celle de Louis XVI, qui dépense les bien d'état irrespectueusement, et ostensiblement, surtout un Roy. Un Roy doit s'accrocher à la Religion et faire un minimum preuve de clarté d'esprit sur la rigueur de dirigé un royaume.

Ne pas oublier que l'ennemi est très habile, j'extrapolerais à dire, extrêmement habile. Ont ne peut pas fricoter avec celui-ci et espéré qu'en tant qu'ennemi il va se soumettre éternellement, la flatterie est une de ces astuce, elle consiste à faire en sorte que l’individu baisse sa garde et se vautre dans la luxure et la complaisance, alors que la vie n'est que combat contre la gravité. Shakespeare, bien qu'il eu dit quelque non sens, émis la formule : la flatterie est le soufflet qui fait monter la flamme du pêcher, formule très juste qui rejoint la mise en garde Catholique contre les sept péchés, ou vices capitaux.

La philosophie est, il faut bien le comprendre de ces péchés, l’Orgueil par exemple, celui de vouloir interprété, ou pire encore, réinventé la moral de Dieu, l'Envie aussi, l'envie de vouloir se faire flatter d'un renom ou d'une prouesse mentale.. de vouloir faire un culte de la seule et restreinte (c'est à dire inexistante) raison humaine.

C'est visiblement le parcours qui mena non seulement par Louis XVI, mais aussi par ses proches ancêtre, la royauté et par corrélation, le royaume à sa perte.

Voici un texte très explicite tiré de l'Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues de René Guénon qui renseigne assez clairement sur ces égarements mental de l'homme.

Citation :
Pages 144
La conséquence immédiate de ceci,c'est que connaître et être ne sont au fond qu'une seule et même chose ; ce sont,si l'on veut,deux aspects inséparables d'une réalité unique,aspects qui ne sauraient même plus être distingués vraiment là où tout est "sans dualité".Cela suffit à rendre complètement vaines toutes les "théories de la connaissance" à prétentions pseudo-métaphysiques qui tiennent une si grande place dans la philosophie occidentale moderne,et qui tendent même parfois,comme chez Kant par exemple,à absorber tout le reste,ou tout au moins à se le subordonner ; la seule raison d'être de ce genre de théories est dans une attitude commune à presque tout les philosophes modernes,et d'ailleurs issue du dualisme cartésien,attitude qui consiste à opposer artificiellement le connaître à l'être,ce qui est la négation de toute métaphysique vraie.Cette philosophie en arrive ainsi à vouloir substituer la "théorie de la connaissance" à la connaissance elle-même,et c'est là,de sa part,un véritable aveu d'impuissance ; rien n'est plus caractéristique à cet égard que cette déclaration de Kant : "La plus grande et peut-être la seule utilité de toute philosophie de la raison pure est,après tout,exclusivement négative,puisqu'elle est,non un instrument pour étendre la connaissance,mais une discipline pour la limiter" ¹.De telles paroles ne reviennent-elles pas tout simplement à dire que l'unique prétention des philosophes doit être d'imposer à tous les bornes étroites de leur propre entendement ? C'est là,du reste,l'inévitable résultat de l'esprit de système,qui est,nous le répétons,
antimétaphysique au plus haut point.

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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   22/8/2011, 05:34

Tu as parfaitement raison de vouloir mettre en parallèle la déchéance des monarchies française et russe loreliane,les procédés sont d'une ressemblance frappante ça m'avait moi-même sauté aux yeux,avec à la fin en ce qui concerne les dernières années de la monarchie russe,et la noblesse qui l'entourait là-aussi,une soumission totale aux loges et notamment aux principes martinistes qui avait tout subvertit de A jusqu'à Z,le roi et la reine la première.

Cela faisait suite à une destruction de la conscience de longue haleine à base de subversion remplie de principes philosophiques qui essaimaient de partout,comme en France.

Au-delà de la longévité variante des deux conjurations respectives et des différences de lieux et d'époques,à part quelques détails sur la forme,on a là un même principe de fond dans la subversion,un même système de développement et de propagation de celui-ci,et un même résultat au final bien sûr,la destruction de ces deux monarchies gangrenées jusqu'à l'os,coupables elles-mêmes d'avoir laissé la voie libre à ces doctrines philosophico-sataniques de haute subversion de la conscience humaine,jusqu'à en être séduites elles-mêmes et s'en faire les propagatrices zélées.

Le résultat d'un tel comportement suicidaire ne pouvait être que le renversement inévitable des trônes après ça,coupables devant Dieu de s'être laissé séduire par le Démon et donc annihilé par ce dernier pour être remplacé par des ordres cosmopolites qui avaient embrassés la cause de la Synagogue de Satan et son idéal (Jacobinisme puis Maçonnerie d'un côté pour la Révolution française,Maçonnerie un court moment puis Communisme intégral de l'autre pour la Révolution russe).

Sinon superbe synthèse de développement de ta part sur la subversion loreliane,très juste .

Merci.
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lorelianeGTQ



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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   29/8/2011, 22:58

Parfaitement paralleye, et de rien, je fait de mon mieux pour m'efforcer de comprendre les choses et d'en faire partager tout le monde.

Je viens de retomber sur cette vidéo de Pierre Dortiguier vraiment très sérieuse. Il fait lui aussi le lien entre la révolution maçonnique française et la révolution bolchevique.

Vidéo à écouter et à étudier car elle comporte des piste vraiment très importante.

Pierre Dortiguier sur la Franc-maçonnerie


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Quentin01



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MessageSujet: Re: Les Bourbons franc-maçons (révolution française)   30/8/2011, 04:03

Rajoutons a la liste Louis XV le Grand-père de Louis XVI non seulement il était homo mais, en plus franc maçon.

Mais attention quand même à ne pas insulté les Roys de France officiellement avant la révolution il n'y avait que Louis XV et Louis XVI qui faisait partie d'une loge. Malheureusement Louis XVI était un peu "idiot" et trop "gentils" il pensait pas mal, la franc maçonnerie de cette époque baiser les pieds du catholicisme pour mieux s'infiltrer sachez aussi que Louis XVI en prison a consacré la France au Sacré Coeur de Jésus malheureusement Dieu voulait que cette consécration soit faite par le chef d'état et non plus par un prisonnier ... Crying or Very sad
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