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Alliance spirituelle contre la subversion mondialiste. Forum d'éveil des consciences par le partage des connaissances et l'esprit de solidarité.
 
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 Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté

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Mech

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MessageSujet: Changement de paradigme   3/11/2009, 14:08

Salut à tous !

Une petite bouffée d'air .

CHANGEMENT DE PARADIGME

http://www.dailymotion.com/video/x85eo9_changement-de-paradigme-15_news


en 5 parties sur dailymotion,

La plupart l'aurons deja vu, mais elle n'etait pas sur le forum.

En meme temps ca reste d'actualitée.
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Bardamu
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MessageSujet: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   22/10/2011, 18:25

Changeons notre rapport à l'alimentation
Organisons notre souveraineté
Production locale




Appel aux locavores : alimentons les régions !

Si le circuit-court en matière de distribution peut contribuer à court-circuiter ce genre de requins: Avec Carrefour, je positive ! alors je signe avec plaisir l'appel suivant :

http://www.alimentons2012.fr/

...et je ne doute pas que vous ferez de même !

C'est aussi cela, en attendant le grand soir, lutter contre l'Union pour une Minorité de Privilégiés.


Alimentons 2012 Commençons localement dès maintenant

document en format PDF
http://www.alimentons2012.fr/attachments/082_alimentons%202012vf10-7.pdf

Tous les 7 ans, à cause de l’artificialisation des sols, la France perd l’équivalent de la superficie d'un département en terres cultivables ; chaque semaine 200 fermes en moyenne disparaissent au profit de l’agrandissement d’autres d'exploitations ou de l'urbanisation. La France compte environ 8 millions d'obèses et 3,2 millions de personnes qui ont recours à l'aide alimentaire, de façon intermittente ou permanente. La plupart de nos aliments ont parcouru des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette.


Faire de l'alimentation une priorité est un projet de «haute nécessité» démocratique. Notre alimentation, comme les terres agricoles, ne sauraient demeurer un enjeu de spéculation commerciale et boursière.


En nous dépossédant de notre rapport à l’alimentation, l’agro-industrie nous prive toujours plus du savoir produire, conserver et cuisiner les aliments. Elle mutile notre rapport aux sols, aux territoires et aux saisons. Elle nous prive des liens sociaux associés à la production, à l’échange et à la consommation de nourriture. Reconquérir notre rapport à l’alimentation, c'est sortir de l'agriculture pétrochimique, c'est retrouver la liberté de développer des activités riches en emplois utiles, capables de rendre l'économie plus équitable.

Se réapproprier son alimentation, c’est retrouver le goût des choses, du vivant, des idées et des relations sociales qui façonnent notre vie quotidienne en lui donnant sens et saveur, c’est retrouver le goût de penser par soi-même et le plaisir des repas partagés.

Se nourrir est un enjeu vital pour un habitant sur six de la planète qui souffre de la faim. Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est refuser que le plus grand nombre d’entre nous ne se voit contraint à une alimentation de qualité médiocre, carencée, voire nocive à sa santé.

Il appartient aux populations, aux institutions et aux organisations sur leurs territoires, au nord comme au sud, de s’approprier la souveraineté alimentaire.


Reconquérir notre rapport à l'alimentation c'est :

peser sur les plans et les pratiques d'aménagement local afin de préserver et développer les terres à vocation agricole et vivrière, la biodiversité et l'environnement.

remettre en cause les schémas d'urbanisation, qui dissocient l'espace en zones spécialisées (habitation, travail, loisir, agriculture, commerce...), qui muséifient les centres villes et qui enlaidissent et dénaturent les périphéries des villes.

permettre aux paysans, artisans et commerçants d'ici et d'ailleurs de vivre dignement de leur travail.

offrir à chacun la possibilité de produire et consommer une alimentation saine et équilibrée en reconstruisant du lien entre ville et campagne.

aménager des jardins collectifs dans les centres urbains, réinstaller à proximité des ceintures vertes suffisantes pour une production locale de produits frais, variés et de saison

prévoir d'installer des commerces indépendants et des écoles à proximité des lieux d'habitation pour s'y rendre sans avoir besoin d'utiliser une voiture.

donner aux paysans la possibilité d'écouler l'essentiel de leur production localement et aux consommateurs de trouver facilement leur nourriture produite à proximité.

garantir par le droit, aux agriculteurs, aux jardiniers et aux artisans semenciers de produire, d'échanger et de commercialiser des semences paysannes.

participer à des initiatives de production, de transformation et de commercialisation, qui valorisent les métiers et les savoirs faire locaux.

améliorer la qualité de la restauration collective dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, maisons de repos..) en mettant en place son approvisionnement local.

réformer le code des marchés publics en prévoyant des clauses territoriales.

faire avancer l'idée de lier au droit au logement un droit d'accès à un lopin de terre vivrier, individuel ou collectif.

lancer le débat sur l'aménagement du temps de travail pour manger mieux.

Ces engagements sont plus que jamais d’actualité. Leur mise en œuvre, indépendamment d’un calendrier national et international, repose sur une réelle volonté politique d'agir localement dès maintenant.

En 2009, lors des élections européennes, nous avions lancé « alimentons l’Europe », une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes pour repeupler l’Europe de paysans. Aux élections régionales, nous avons poursuivi notre action par une nouvelle interpellation sur la manière dont les élus, dans les territoires, déclinent précisément leurs engagements en matière de politique foncière et de création d’emplois pour les jeunes dans les filières locales d’alimentation saine.

Parce que nous prenons l'engagement politique au sérieux, nous attendons donc, de toutes les formations engagées dans la préparation des échéances électorales de 2012, qu’elles rendent public le bilan des actions concrètes et des initiatives conduites par leurs élus dans les territoires en matière de foncier agricole, d'installation paysanne et de développement des filières locales d’alimentation saine.

Faire parler les actes dès maintenant, c'est la meilleure façon de crédibiliser les discours et les annonces à venir.

Nous nous engageons à publier les réponses qui nous seront parvenues sur le site www.alimentons2012.fr


http://sos-crise.over-blog.com/article-changeons-notre-rapport-a-l-alimentation-organisons-notre-souverainete-localement-86996774.html

EDIT Bardamu : initiative à laquelle participe activement Edgard Pisani. L'initiative a le mérite de poser une problématique qui pourrait se révéler très très utile dans les mois qui viennent, et elle peut servir de base à toute personne qui souhaiterait localement s'inscrire dans une démarche solidaire de ce type à une toute autre échelle (voisinage immédiat, réseau amical,...)

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Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.


Dernière édition par Bardamu le 24/4/2012, 11:07, édité 1 fois
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Bardamu
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MessageSujet: Re: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   6/2/2012, 22:37

Alimentation : Nous sommes dans la même situation qu’en 1789.





L'agriculteur Pierre Priolet a entamé une marche pour recueillir le désespoir des paysans français. Il partage ses solutions pour changer notre système alimentaire.




En novembre 2010, Pierre Priolet, agriculteur du Vaucluse a arraché lui-même les 13 hectares d’arbres fruitiers de son exploitation de poires et de pommes. Par cette autodestruction, il souhaitait dénoncer la spoliation que subissent les exploitants agricoles soumis aux prix non négociables de la grande distribution. Depuis, il multiplie les appels au secours, sur les plateaux télé ou dans son livre Les fruits de ma colère.
Il poursuit aujourd’hui son combat avec sa marche des doléances jusqu’à Paris. Parti à pied de son village de Mollégès (Bouches-du-Rhône) le 12 janvier, il recueille sur son chemin la parole des Français en leur posant une question : « Que voudriez-vous dire aux dirigeants ? » Son objectif : apporter ces doléances à l’Assemblée nationale le 21 février prochain.


Pierre Priolet



Terra eco : Comment avez-vous eu l’idée de cette marche des doléances ?

Pierre Priolet : J’ai engagé un combat en 2010 pour parler d’un problème grave : en France, des gens ont faim et ceux qui produisent la nourriture ne s’en sortent plus. C’est un problème essentiel, que les Français vivent au quotidien. Or, la campagne présidentielle a débuté depuis plusieurs mois et personne n’en parle. Je suis très attristé par cette aberration. J’étais dans cette réflexion lorsque j’ai visité, par hasard, le mémorial de la Marseillaise à Marseille. En entrant dans une salle, je suis tombé sur un personnage représenté se demandant : « Est-il normal de mourir de faim en nourrissant la population ». Et là je me suis dit que, sur la question de l’alimentation, nous sommes dans la même situation qu’en 1789 et qu’il me fallait monter à Paris pour le dire. Moi qui n’aime pas marcher, je me suis forcer la main en décidant d’y aller à pied, pour rencontrer des gens sur mon chemin.

Où en êtes-vous dans ce parcours ?

Je marche 30 kilomètres par jour et je traverse actuellement le Morvan, où il a fait - 8°C aujourd’hui. Chaque soir, je suis hébergé par des habitants avec qui je discute. Je recueille les témoignages dans des vidéos que je diffuse chaque soir sur notre site internet ou dans mon cahier de doléance. J’ai envoyé un mail avant mon départ aux maires des communes que je traverse pour leur donner rendez-vous et déjeuner avec moi à la mi-journée. Pour l’instant, tous m’ont reçu et ont signé mon cahier, même Gérard Collomb le maire de Lyon. Le député-maire de Vienne, Jacques Remiller, m’a, lui, convié à l’Assemblée nationale le 21 février, en sa qualité de président du groupe de travail sur les fruits et légumes. Je m’y rendrai avec un éleveur, un vigneron, un céréalier et un maraîcher pour présenter les doléances. Mon but est de dire aux dirigeants, quels qu’ils soient, taisez-vous un peu et écoutez-nous.

Quels sont les témoignages qui vous marquent aujourd’hui ?

Ce qui ressort d’abord, ce sont des messages de bon-sens, très rarement de la colère ou de la haine. Quand on leur demande, les gens disent que nos aliments ont perdu en qualité, ou qu’ils voudraient que leur travail soit mieux reconnu. Les gens ont envie de retrouver les choses bien faites, de prendre le temps. Nous sommes tous isolés, et nous en sommes malheureux. A quoi sert d’avoir 400 hectares de terre et d’aller à toute vitesse sur son tracteur si l’on ne peut plus rencontrer ses voisins ?

Quelles sont les premiers enseignements que vous en tirez sur l’agriculture française ?

Les agriculteurs bossent comme des dingues et croulent sous les dettes. Leur quotidien, c’est le divorce, les médicaments, voire le suicide. Certains sont des zombies. J’en retire d’abord une impression de grand vide dans nos territoires. Je suis passé à Juliénas, dans le Beaujolais, on m’a dit que la moyenne d’âge dans le village dépasse les 70 ans. Un peu plus loin, le dirigeant d’une coopérative m’apprend que dans cinq ans, il n’y aura plus de vignerons dans sa commune. Dans mon village, nous ne sommes plus que 3 agriculteurs, plus de 60% du territoire est en friche. J’ai traversé des coteaux du Beaujolais complétement vides, à l’abandon. Que vont devenir ces espaces ? Je crains une apocalypse alimentaire le jour où il faudra revenir en arrière et produire à nouveau, par exemple à la moindre catastrophe climatique ou difficulté à importer des produits.

José Bové assure que « culturellement » l’agriculture française n’existe plus. Partagez-vous ce constat ?

Bien sûr. Chaque agriculteur qui part à la retraite sans pouvoir transmettre son savoir est une perte irréversible pour la France. Peut-on sérieusement croire que ces espaces pourront un jour être cultivés par des gens qui n’ont jamais été agriculteurs ?

Comment le citoyen peut-il changer la donne ?

Coluche disait : « Si l’on est pas content il suffit de ne pas acheter. »
C’est toujours vrai. Il faut privilégier toutes les alternatives à la grande distribution.
Pour beaucoup de gens, cette alternative est trop chère...
Il est faux de dire que le supermarché est la solution la moins chère. Tout simplement parce qu’un supermarché donne 17 centimes d’euros à un agriculteur pour acheter un kilo de poires, dont le coût de production est d’au moins 35 centimes, et que ce supermarché vous revend ce même kilo conditionné à 3,50 euros. Le consommateur est pris pour un imbécile ! Alors même si cela vous coûte le même prix dans une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou en circuit court, il faut privilégier ces filières car les produits seront meilleurs et si l’on s’y met tous, cela pourra faire bouger les lignes.

Pour vous la solution viendra donc des circuits courts et des Amap ?

Non. Ce sont des solutions militantes qui ne pourront pas nourrir tout un pays. Rappelons qu’une Amap n’est pas la panacée. L’agriculteur qui gère l’association où j’achète mes légumes trime aussi beaucoup, pour 900 euros par mois. Et rappelons que ces structures ne nourrissent que quelques dizaines de familles chacune. Je persiste à croire que notre métier est de nourrir les gens, surtout quand on compte 8 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim en France. Personnellement, je produis donc 800 tonnes de salades sur un hectare, que je vends à un industriel qui conditionne les produits en sachet.

Ce choix industriel n’est-il pas un renoncement, alors que vous appelez à changer de système ?

C’est vrai, c’est un choix par dépit. Comme je viens de le dire, je n’ai pas souhaité opter pour les circuits-courts, et je n’ai pas non plus voulu obtenir le label bio parce que pour moi ce n’est que du marketing. Mais mes moyens sont très limités : j’ai perdu pendant trois ans plus de 130 000 euros annuels en vendant des fruits, et j’ai dû vendre mes hangars et une partie de mon matériel. Je travaille différemment, j’ai réussi à opter pour des bioengrais (produits liquides ou solides, contenant des micro-organismes vivants ou dormants comme des bactéries, des champignons, des algues, etc., ndlr) mais je subis encore ma manière de produire. Je vais me résoudre à travailler ainsi jusqu’à ma retraite, dans huit mois.

C’est à croire que l’on ne peut résoudre le dilemme entre nourrir la population et produire de manière saine.

Bien sûr que si ! Il faut une volonté politique nationale. Imposons aux distributeurs une marge brute maximale de 30% sur les fruits et légumes. C’est beaucoup 30% ! Et bien avec cette marge ils achèteraient les pommes de terre 1,10 euro le kilo aux agriculteurs, et ils revendraient le tout plus de 1,50 euro. Tout le monde y gagnerait, le consommateur y compris. J’ai proposé cette solution au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire qui avait demandé à me rencontrer il y a quelques semaines. Il m’a répondu que c’était inenvisageable à cause de la campagne électorale ! Même imposer d’afficher le prix payé au producteur sur l’étiquette lui semble impensable. Vous savez, ce même ministre a reconnu qu’il ne sait pas combien un hectare fait de mètres carrés. Comment voulez-vous décider de notre modèle alimentaire avec des dirigeants qui n’ont pas la moindre notion de comment on produit notre nourriture ?

Vous allez présenter ces doléances à l’Assemblée nationale. Est-ce un dernier recours, quand les autres solutions ont échoué ?

Non. J’ai beaucoup d’autres projets. Nous lancerons au mois d’août un circuit de distribution alternatif. Le principe étant que le paysan doit rester paysan, contrairement au système des Amap, et que ceux qui sont dans le besoin doivent avoir accès aux produits de qualité. Chaque mois, nous nous approvisionnerons donc dans des régions françaises, en tournant au fil des saisons. Les produits seront vendus dans 200 points de vente que nous avons identifiés. Les agriculteurs seront payés au juste prix, les personnes touchant les minimas sociaux paieront le coût de production majoré de 30%, soit moitié moins cher qu’en grande surface, et les autres paieront le prix payé aux paysans plus le coût du magasin. La centrale d’achat ne fera pas de bénéfice, mais tous les autres acteurs seront gagnants. C’est du sérieux, un bureau d’étude renommé a validé le projet, et je suis accompagné par plusieurs grands dirigeants de la distribution.

http://www.terraeco.net/Alimentation-Nous-sommes-dans-la,41758.html
http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2012/02/alimentation-nous-sommes-dans-la-meme.html#more

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MessageSujet: Re: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   15/3/2012, 10:58

Un site canadien plein de ressources


Le village en ligne de l'occupation de Montréal


http://www.grand-menhir.org/index.php/Accueil

Bien


Article sur la viande dans l'alimentation

http://www.grand-menhir.org/index.php/Viande


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MessageSujet: Re: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   2/4/2012, 11:11

Argentine : Squat en Patagonie




Pratique courante à travers toute l’Amérique latine, l’occupation illégale de terrains constitue généralement la première étape de la formation de bidonvilles. Mais pauvreté ne rime pas forcément avec manque de conscience environnementale : bien au contraire.


El Bolsón, petite ville de Patagonie nichée au creux d’une vallée réputée pour sa bière, ses vergers bios et son artisanat, est devenue le théâtre d’une expérience innovante. Elle mélange avec succès lutte pour le droit au logement, autogestion et développement durable.

Tout a commencé avec la prise de possession d’un terrain communal de cinq hectares par plusieurs familles sans ressources. Elles se sont appropriées 24 lots distincts, avec l’espoir d’y construire leur toit.

Si l’argent manque, le petit groupe partage un idéal de vie : l’harmonie avec l’environnement. Pas question de fabriquer des abris de fortune en tôle, précaires et insalubres, en attendant que l’État se charge d’améliorer leur sort.


Entraide et production locale

Chaque terrain individuel ne dépasse pas 1000 m².
Un hectare est réservé aux divers projets communautaires.
Deux espaces vont être consacrés à l’agriculture.
Une plantation d’arbres fruitiers et des terres destinées au maraîchage.
Une zone est destinée à la préservation de la forêt originelle, à travers des projets de reboisement.
Un dernier espace est prévu pour les bâtiments communs : une cuisine, des stands où vendre sa production artisanale, une scène pour accueillir des manifestations culturelles, etc.

Pour Vida Luna Muñoz Álvarez, porte-parole du groupe, ce sont les concepts d’habitat écologique et d’agriculture durable qui réunissent les occupants du nouveau quartier. La construction de chaque maison se fait grâce à la formation de mingas : des groupes d’une vingtaine d’adultes qui travaillent de manière communautaire et enseignent ensuite les techniques apprises d’un chantier à l’autre.


Une initiative à partager

Une assemblée réunissant les participants au projet se déroule chaque semaine. Elle est précédée d’ateliers de formation. Bio-construction, permaculture, coopérativisme, ou encore souveraineté alimentaire y sont abordés. Vida Luna détaille les souhaits des participants :

« Nous aimerions mettre en place des systèmes de traitement des eaux usées, des éoliennes, des toitures végétales, des chauffe-eau solaires, une banque de graines. Et reboiser avec des espèces d’arbres endémiques et des arbres fruitiers. »

Pour y parvenir, ils peuvent compter avec le soutien de diverses ONG spécialisées dans l’éco-construction.

La communauté a également obtenu l’approbation de la municipalité. Elle les autorise à occuper cet espace pour une période de 5 ans afin de développer un projet agricole. Vida Luna espère que l’expérience fera des émules :

« Nous voulons que cette initiative se transforme en projet pilote, en laboratoire, en exemple, pour que d’autres personnes occupant des terrains s’inspirent de ce que nous ferons ici. »

Le campement provisoire installé sur le chantier comporte déjà deux cuisines communautaires et accueille une dizaine de bénévoles de nationalité chilienne, allemande, équatorienne, ou encore colombienne. Venus découvrir les techniques d’éco-construction et de travail de la terre mises en œuvre par la communauté, les volontaires l’aident à réaliser son rêve : vivre de manière autonome et durable.

http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2012/04/argentine-squat-en-patagonie.html#more

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MessageSujet: Re: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   21/4/2012, 00:01


À la rencontre de Pierre Rabhi


Interview de Pierre Rabhi. Témoignage et convictions d'un homme engagé : critique de la société de consommation et du capitalisme financier, retour à la terre, agriculture biologique, éco-habitat, etc...

http://epanews.fr/video/a-la-rencontre-de-pierre-rabhi?id=2485226%3AVideo%3A760724&page=2#comments

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MessageSujet: Re: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   22/4/2012, 11:29

L'involution silencieuse


De petite lâcheté perso en grande lâcheté sociale, de pression intérieure en cocotte minute nationale, de peur conditionnée en peur idéologique, de mensonge intérieur en mensonge conditionné, de faillite manipulée en crash de civilisation, quel est le point où une société réalise qu'elle est en train d'involuer, et qu'elle se lève en disant "Assez de toute cette merde" ?



Citation :


Lorsqu'ils ont décidé que je payerai plus d'impôts qu'une personne qui gagne 80 fois mon salaire, je n'ai rien dit, je ne suis pas un économiste.

Lorsqu'ils ont pris de plus en plus de mesures qui rendent ma vie de plus en plus dure, je n'ai rien dit, ils sont si forts et moi si faible.

Lorsqu'ils ont dit qu'il fallait être plus productif pour moins de salaire et bosser plus longtemps dans ma vie pour une retraite qui n'existerait plus , je n'ai rien dit, je travaillais à deux emplois pour essayer de survivre.

Lorsqu'est venu le temps de s'informer pour faire les bons choix pour voter , je n'ai rien lu parce que l'abstention me permet de ne pas faire de choix .

Lorsqu'ils ont décidé de couper l'info sur l'actualité internationale à la TV pour du People, je n'ai rien dit, j'aime le foot et les seins nus.

Lorsqu'ils ont bombardé la Corée, le Vietnam, le Laos, le Cambodge, El Salvador et le Nicaragua, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.

Lorsqu'ils ont bombardé la Chine, le Guatemala, l'Indonésie, Cuba et le Congo, je n'ai rien dit, je n'étais pas au courant.

Lorsqu'ils ont bombardé le Liban et la Grenade, je n'ai rien dit, je ne comprends rien à la politique internationale.

Lorsqu'ils ont bombardé le Panama, je n'ai rien dit, je ne suis pas un trafiquant de drogue.

Lorsqu'ils ont bombardé l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan, la Somalie et le Yémen, je n'ai rien dit, je ne suis pas un terroriste.

Lorsqu'ils ont bombardé la Yougoslavie, la Libye et la Côte d'ivoire pour des raisons « humanitaires » je n'ai rien dit, cela avait l'air d'être une bonne raison.

Lorsqu'ils ont décidé que les graines OGM devaient doubler les récoltes et qu'on devait en semer partout, je n'ai rien dit, c'est sûrement pour le bien de tous.

Lorsqu'ils ont dit qu'il fallait étendre plus d'engrais, plus de pesticide sur les fourrages et donner plus d'antibiotiques et de faine animale au bêtail, je n'ai rien dit, je ne suis pas paysan.

Lorsqu'ils ont dit d'arrêter de faire pousser des jardins et des herbes médicinales je n'ai rien dit, j'habite en ville et j'achéte ma bouffe au supermarché.

Lorsqu'ils ont dit que toutes les maladies qu'on attrape viennent de notre génétique et non des additifs et autres saloperies qu'ils ajoutent dans notre nourriture, je n'ai rien dit, je ne suis pas nutritioniste.

Lorsqu'ils ont dit qu'il fallait prendre des médicaments de plus en plus forts pour combattre des maladies de plus en plus infectieuses, je n'ai rien dit, je ne suis pas pharmacien.

Lorsqu'ils ont décidé de nous vacciner massivement pour une épidémie inexistante de grippe je n'ai rien dit, je ne suis pas médecin.

Lorsqu'ils ont annoncé que fumer peut nuire aux spermatozoïdes, je n'ai rien dit, à 6 euros le paquet, j'avais déjà mal aux couilles.

Lorsqu'ils ont décidé de faire l'Europe malgré un référendum populaire qui disait massivement non, je n'ai rien dit, je ne suis pas un juriste.

Lorsqu'ils ont dit qu'il fallait se serrer encore la ceinture pour repayer des trous financiers crées par des banques qui ont joué de l'argent qui n'était pas eux à la loterie de la Bourse mondiale, je n'ai rien dit, je ne suis pas comptable.

Lorsqu'ils ont décidé de nous ficher dans des dizaines de banques de données , je n'ai rien dit, je n'ai rien à me reprocher.

Quand ils ont annoncé que le Taser était sans danger, je n'ai rien dit, je me suis dit que le courant passerait mieux entre la jeunesse et les forces de l'ordre.

Lorsqu'ils ont dit qu'il fallait contrôler encore plus internet, je n'ai rien dit, je ne suis pas un hacker.

Lorsqu'ils ont décidé de faire des rafles en pleine rue pour vérifier des papiers d'identité, je n'ai rien dit, je suis d'ici.

Lorsqu'ils ont dit que c'était notre faute si il y avait un réchauffement climatique mondial je n'ai rien dit, je ne suis pas un scientifique.

Lorsqu'ils ont dit que les radiations des tests d'explosion nucléaires et les incidents nucléaires civils n'occasionnaient aucune retombée radioactive sur notre pays je n'ai rien dit, je ne suis pas météorologiste.

Lorsqu'ils ont pollué tous les océans avec leur pêtrole, leur Corexit, leur radioactivité, leur plastique , leurs poubelles, et empoisonné toute la chaîne alimentaire des poissons je n'ai rien dit, je ne suis pas océanographe.

Lorsqu'ils ont dit qu'il n'y avait aucun danger à se coller un téléphone mobile à l'oreille et à baigner dans une soupe d'ondes émises par des milliers d'antenne, je n'ai rien dit, je trouvais ça trippant de pouvoir parler à quelqu'un tout le temps.

Et je suis mort... sans choix, sans passion, sans engagement, sans vie, sautant d'émotions à émotions, de conditionnement en conditionnement sans réaliser qui les manipulent, bref moment de poussière qui aura soufflé le temps d'une incarnation.

Mais mes enfants, eux, avaient peut être quelque chose à dire ?









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MessageSujet: Re: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   24/4/2012, 11:38

Daccord

Rabhi : « C'est la civilisation la plus fragile de l'Histoire »


Il teste et vante depuis cinquante ans la « sobriété heureuse ». Pierre Rabhi est un Gandhi à la française, version agricole.



Pierre Rabhi chez lui (Audrey Cerdan/Rue89)


Le grand public a un peu entendu parler de lui lors de sa pré-campagne présidentielle de 2002, ou dans le dernier film de Coline Serreau. Chez les écolos convaincus, il est un des penseurs qui comptent le plus.

Lui n’a pas « fait le Larzac », car la communauté ce n’est pas son truc. Il n’a pas été embringué par Europe Ecologie non plus. Il a simplement cultivé son jardin, écrit des livres, et développé ce qu’il a appelé l’ « agroécologie » http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=484 , une agriculture plus bio que bio mais sans logo. Il exporte ses techniques dans le monde entier, surtout en Afrique.

Son « mouvement des oasis en tous lieux » http://www.oasisentouslieux.org/spip.php?article8 a donné naissance à des oasis réelles, dont l’association Terre et humanisme est le principal fer de lance http://www.terre-humanisme.org/ . Ce « pape » des révoltés de la société de consommation nous a reçu chez lui, en Ardèche. En le voyant déambuler dans son jardin et s’émerveiller face à la nature, on comprend mieux le personnage.




Rue89 : Jamais la consommation bio, le développement durable ou le vote vert ne se sont aussi bien portés. Y voyez-vous un bon signe ?

Pierre Rabhi : Tant que l’écologie restera une question subsidiaire qu’on traite par des « Grenelle », tout cela ne sera que diversion et amusement. L’écologie devrait être transversale, la préoccupation de tout être humain, car ça concerne rien de moins que notre survie ou notre disparition.

Les Etats ne sont pas assez honnêtes pour considérer cette question comme absolument essentielle, ils préfèrent perfectionner ce qui sert la mort (comme les armes) que ce qui sert la vie. Servir le lucre et la puissance du lucre, et pour cela piller les mers, détruire les forêts et les sols...

Qu’appelez-vous la « toute puissance du lucre » exactement ?

La planète est devenue le théâtre d’une pièce ambiguë qui repose sur la toute puissance du lucre, la quête du profit. Si vous n’avez plus de ressources, vous n’existez pas. Nous devons changer de paradigme : au lieu de postuler que « la Terre nous appartient », nous devons prendre conscience que « nous appartenons à la Terre ». L’être humain et la nature, donc le respect de la vie, doivent revenir au cœur nos valeurs.

Vous prônez une insurrection des consciences. La prévoyez-vous pour bientôt ?

L’apocalypse est déjà sur la planète, simplement nous sommes peut-être encore du bon côté de la barrière. Le système invente des stratagèmes de tranquillisation généralisée. Les supermarchés sont pleins mais les gens ne savent pas que pour cela nous transportons de l’alimentation du Sud au Nord et de l’Est à l’Ouest, au détriment de notre capacité à la produire là où nous sommes.

Dans le Sud, je vois des gens qui n’ont pas assez pour se nourrir et qui cependant sont joyeux. Certains consomment la vie, d’autres comptent leurs milliards.

Que vous inspire la réforme des retraites ?

Moi je trouve qu’il n’y a rien de plus horrible que de naître pour travailler jusqu’à la fin de ses jours. Dès la maternelle et jusqu’à l’université, l’homme est enfermé dans une espèce de pénitencier, ensuite il y a des casernes, on va dans des boîtes, petites ou grandes, et pour s’amuser on va en boîte, et bien sûr on y va en caisse, et puis ensuite il y a les boîtes où on met les vieux en attendant la dernière boîte !

Il faut ajouter à ça les logements exigus alors que le monde est vaste, l’importance des divertisseurs... On exalte les stars, idoles d’un monde qui s’ennuie. C’est triste, tragique même.

Moi je ne veux pas vivre pour travailler, je veux travailler pour vivre. Ici, le paysage est magnifique, l’air est pur, il est gratuit, je ne veux pas renoncer à ça. Je me sens mieux qu’un milliardaire !

Que dites-vous aux chefs d’entreprise qui vous sollicitent pour des conférences ?

Le Medef m’invitait à réfléchir sur la question de savoir s’il existe une vie après la mort, mais je m’en fiche. Moi, ce qui m’intéresse c’est ce qui existe pendant que je suis vivant, s’il existe une vie AVANT la mort.

Le modèle est en train de se déglinguer, on se rend compte qu’on est dans la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui vous supprimez le pétrole et l’électricité et tout le système s’effondre. C’est une société inintelligente qui s’est mise elle-même dans une sorte de traquenard dont on a du mal à sortir. Le pétrole sera sans doute l’enjeu d’une déflagration généralisée.

Que diraient des extraterrestres en regardant l’humanité ? Qu’elle est à la fois douée... et stupide. Avec Internet, nous sommes de plus en plus confinés dans un monde qui ne nous laisse plus l’espace de la vie.

Que proposez-vous à ceux qui se sentent en insurrection intérieure mais doivent nourrir leur famille ?

Moi, je travaillais à Paris dans une usine et j’ai dit non. Il a fallu de l’audace pour plonger dans le vide, dans l’inconnu. Je suis devenu crédible parce que je fais ce que je dis, je dis ce que je fais. J’ai rendu la terre féconde.

Aujourd’hui, c’est structurellement plus difficile d’acheter un bout de terrain, mais moi je considère qu’avoir un morceau de terre pour se nourrir est un acte politique et de résistance.



Pierre Rabhi dans son jardin en juillet 2010 (Audrey Cerdan/Rue89)


Vous voulez qu’on devienne tous paysans...

Ce n’est pas ce que je préconise. Mais si tous les paysans faisaient grève, on se rendrait compte qu’ils sont importants. Si la SNCF fait grève, on attend. Si les paysans ne veulent plus nous nourrir, on fait quoi ? La chose la plus importante c’est donc la terre qui nous nourrit. Une politique intelligente est une politique qui intègre cette idée du patrimoine nourricier.

Le monde de l’après-crise va-t-il tendre vers la décroissance ?

Aux élections de 2002, j’ai voulu me présenter pour ouvrir un espace de parole sur l’urgence écologique et humaine parce qu’on ne peut pas appliquer un système illimité à une planète limitée. A ce moment-là, j’ai prêché la décroissance de Nicholas Georgescu-Roegen, le seul qui mérite le prix Nobel. Aujourd’hui, ce qu’on appelle « économie » c’est le pillage, l’épuisement du capital vital. On est gonflé d’appeler ça « économie » !

L’Afrique qui a des richesses inouïes est considérée comme pauvre parce qu’on ne mesure que le PNB. Les richesses gratuites comme de s’occuper de sa vieille mère, élever ses enfants, sont des valeurs humaines. Cette mère de famille devrait-elle envoyer sa facture à l’Etat pour avoir fabriqué un petit producteur-consommateur qui paiera des impôts ? C’est absurde.

Le mouvement que vous avez inspiré est important tout en étant confidentiel. Vous semblez presque un demi-Dieu pour ceux qui viennent assister à vos conférences. Seriez-vous finalement une sorte de « gourou » ?

Je suis beaucoup trop respectueux de la personne humaine pour l’amener dans mon propre camp. Rendre les gens dépendants de quelqu’un, c’est l’horreur. Chacun son destin, sa spiritualité, ses croyances... Si certains ont cette sensation c’est soit que je me suis mal expliqué, soit qu’ils n’ont pas très bien compris ce que je suis.




Source : http://www.rue89.com/planete89/2010/07/24/rabhi-cest-la-civilisation-la-plus-fragile-de-lhistoire-159675


study ... Bien





Tentés par les « solutions » de Coline Serreau pour la planète ?
http://www.rue89.com/la-bande-du-cine/2010/04/07/tentes-par-les-solutions-de-coline-serreau-pour-la-planete-146484


Le mouvement du Colibris, fondé par Pierre Rabhi
http://www.colibris-lemouvement.org/


Le blog de Pierre Rabhi
http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?


Le mouvement des "oasis en tous lieux"
http://www.oasisentouslieux.org/spip.php?article8








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Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
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MessageSujet: Re: Changeons de paradigme - Changeons notre rapport à l'alimentation - Organisons notre souveraineté   25/4/2012, 10:44

Quel avenir pour les circuits courts alimentaires ?




L’idéal, les circuits-courts! Aucun intermédiaire, aucun frais supplémentaires, rien, du direct, de la main à la main! Quand je vois qu’ici, une salade « classique » coute 1,45 euros à Carrefour et que je touche la même à 60 centimes au marché, vendu par celui qui les a ramassé, mon choix est vite fait! L’idéal serait de faire un rappel de tous les liens pour justement le commerce de proximité et la vente directe en France, ceux-ci s’étant malheureusement et malgré tout un peu perdu dans le nombre de pages du blog et du forum…

Citation :


Près d’un agriculteur français sur cinq commercialise directement sa production. Derrière l’engouement pour les circuits courts et les Amap, les modes de production et les distances d’acheminement des aliments sont très variés. Comment relocaliser nos productions agricoles ? Quel avenir pour les réseaux de distribution alternatifs ? La deuxième édition des « Rencontres des circuits courts alimentaires », le 13 mai, est l’occasion de revenir sur ces enjeux.

Le circuit court alimentaire a une histoire très ancienne, la vente directe ayant souvent été le principal mode de commercialisation en milieu rural, et même urbain. La période contemporaine est marquée par plus d’intermédiaires, plus d’intervention de l’agriculteur, la transformation de son métier, une évolution de la relation qu’il a construite avec le produit et de celle qu’il a construite avec le client final, appelé « consommateur ». Mais les paysans réinventent aujourd’hui la commercialisation directe au client, transforment eux-mêmes des matières premières en produits de consommation. Ce commerce sans intermédiaire occupe actuellement près d’un exploitant français sur cinq.

Les circuits courts répondent à des demandes socioculturelles des consommateurs, ils offrent le plus souvent une qualité supérieure et une meilleure traçabilité des produits commercialisés. Des exigences ont été apportées sur l’origine des produits, sur la labellisation des produits régionaux, sur la notion de produits fermiers, qui est devenue un enjeu et une pomme de discorde entre l’industrie agro-alimentaire et les producteurs fermiers. Les marques commerciales et les grandes enseignes ont en effet décliné à l’envi les termes « terroir » ou « fermier » pour appâter le client. Mais aujourd’hui, de plus en plus d’agriculteurs et de producteurs fermiers commercialisent de façon concomitante leurs produits en vente directe, sur des marchés, en point de vente collectif ou par internet.

Les circuits courts englobent des modes de production et des distances d’acheminement très variés. Qui dit circuit court ne dit pas forcément bonnes pratiques environnementales ou sociales, d’où l’importance de choisir des produits bio, de proximité, issus de pratiques équitables et transparentes dans leur fonctionnement et leur prix, et des filières à taille humaine qui excluent les grands distributeurs dont le seul objectif est le profit financier.

Quatre jours d’autonomie alimentaire en Île-de-France

La relocalisation de notre production alimentaire est donc nécessaire, et il nous faut mettre en place, en tant que citoyens, notre propre souveraineté alimentaire. En Île-de-France, l’autonomie alimentaire est de quatre jours et dépend totalement des approvisionnements à Rungis et des centrales de la grande distribution. Il nous faut donc réinventer une agriculture nourricière, respectueuse de la biodiversité et des systèmes de distribution, qui permette de nourrir sainement la population tout en rémunérant correctement ses acteurs, grâce à des outils coopératifs.

Les circuits de proximité doivent contribuer à produire cette plus grande équité et ce dialogue entre producteurs et consommateurs. Les circuits courts doivent aussi influencer l’ensemble du système agro-alimentaire à l’échelle territoriale locale ou plus large. Les formes de normalisation autour de ce que doit être une « bonne » agriculture, une « bonne » alimentation et une « bonne » organisation des échanges entre producteurs et consommateurs seront abordées à l’occasion des Courts-circuits en Seine.

Le terme « circuits courts » doit intégrer des critères sociaux et environnementaux, une exigence sur le mode de production, un objectif de partage de la valeur ajoutée.

Les rencontres 2012 posent aussi la question de la place des produits locaux bio dans la restauration collective : cultivons notre assiette ! Comment relocaliser nos productions agricoles ? Quel avenir pour les réseaux de distribution alternatifs ? Quelles actions politiques entreprendre ?


http://lesmoutonsenrages.fr/2012/04/24/quel-avenir-pour-les-circuits-courts-alimentaires/

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