Anti Nouvel Ordre Mondial

Alliance spirituelle contre la subversion mondialiste. Forum d'éveil des consciences par le partage des connaissances et l'esprit de solidarité.


    Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

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    Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  Panisse le 25/6/2012, 14:42

    Scriptoblog a traduit et vend les deux livres Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik :
    http://www.scriptoblog.com/index.php?page=shop.product_details&category_id=6&flypage=flypage.tpl&product_id=60&option=com_virtuemart&Itemid=59
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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  Bardamu le 26/6/2012, 04:27

    Excellente nouvelle que la parution de ces deux excellentes lectures cheers Merci pour l'info Panisse Bien

    La quatrième de couverture de "Wall Street et l'ascension de Hitler" :






    En mettant au jour un cloaque de mensonges, de tromperies et de duplicités, Antony Sutton révèle l’un des faits le plus marquant, et pourtant jamais rapporté, de la Seconde Guerre mondiale : que des banques de Wall Street et des grandes entreprises nord-américaines ont soutenu l’ascension de Hitler vers le pouvoir, en finançant l’Allemagne nazie et en faisant des affaires avec elle.

    En suivant minutieusement la piste de ce secret bien gardé, grâce à des documents et des témoignages incontestables, Sutton parvient à la conclusion que la catastrophe de 1939-45 bénéficia surtout à un groupe privilégié d’initiés financiers.

    Il donne le compte-rendu détaillé, preuves à l’appui, du rôle abjecte que jouèrent les Morgan, les Rockefeller, les frères Warburg ou les Ford, directement ou à travers leurs entreprises, et tous ceux qui financèrent les préparatifs de la guerre la plus sanglante et la plus destructrice de l’Histoire.

    « Wall Street et l’Ascension de Hitler » est le troisième volume d’une trilogie consacrée à l’implication directe des financiers new-yorkais dans la révolution lénino-trotskiste en Russie, l’élection de Franklin D. Roosevelt aux États-Unis et la montée du nazisme en Allemagne.

    « La contribution du capitalisme nord-américain aux préparatifs de guerre allemands a été phénoménale et, sans elle, l’Allemagne n’aurait jamais eu la capacité militaire qui conduisit au massacre de millions de personnes innocentes … »


    « Non seulement ces banquiers et hommes d’affaires nord-américains avaient conscience de la nature du nazisme, mais il assistèrent le nazisme à chaque fois qu’ils y avaient intérêt – en sachant parfaitement que la conséquence probable serait une guerre impliquant l’Europe et les États-Unis. »







    La quatrième de couverture de "Wall Street et la révolution bolchevik" :







    Pourquoi Trotski, alias Braunstein, voyagea-t-il avec un passeport officiel américain lorsqu’il retourna en Russie en 1917 rejoindre Lénine pour la révolution ?

    Pourquoi la mission américaine de la Croix-Rouge en Russie, en 1917, comportait-elle plus d’hommes d’affaires que de médecins ?

    Au fil d’une enquête magistrale, qui se lit comme un roman d’espionnage, Antony Sutton établit des liens historiques tangibles entre capitalistes américains et communistes russes. Tirant ses informations de l’examen de dossiers du Département d’État, des archives personnelles de personnages clés de Wall Street, de biographies, d’articles de presse et de livres d’historiens classiques, Sutton nous révèle :

    • Le rôle que jouèrent les dirigeants des banques du groupe Morgan dans l’acheminement illégal d’or bolchevique vers les États-Unis.

    • Le détournement de la mission de la Croix-Rouge américaine en Russie par les puissants de Wall Street .

    • L’intervention de Wall Street pour obtenir la remise en liberté de Léon Trotski, le révolutionnaire dont l’objectif était de renverser le gouvernement russe.

    • Les accords passés par de grandes entreprises afin de capter l’énorme marché russe, quinze ans avant la reconnaissance officielle du gouvernement soviétique par les États-Unis.

    • Le soutien au communisme, actif mais secret, par des hommes d’affaires de premier plan, lesquels se faisaient publiquement les champions de la libre entreprise.


    http://www.scriptoblog.com/index.php?page=shop.product_details&category_id=6&flypage=flypage.tpl&product_id=60&option=com_virtuemart&Itemid=59






    Un document d'une rare précision sur la face cachée du rôle du monde des banques sur l'aide apporté par les banques et les grosses industrie à Adolf Hitler.

    Ces lobbies bancaires et industriels des quatre coins de la planète ont soutenus le régime d'Adolf Hitler et du Nazisme comme des banques comme la BCI dont Prescott Bush était PDG de cette dernière, le grand-père et père de la famille d'abruti qui dirige les USA et les illuminatis avec Rockefeller et Kissinger.

    Stanley Morgan, Chase Manhattan, BCI etc ont fournis de l'argent et des ressources au Nazi.

    Regardez ce documentaire sur des hommes sans foi ni loi.

    À voir absolument pour comprendre la situation actuelle dans le monde.


    http://leweb2zero.tv/video/templier_0946d1586037d9b






    Prescott Bush


    L'origine de sa fortune est controversée car acquise en partie en faisant des affaires avec l'Allemagne nazie, avant la Seconde Guerre mondiale et l'entrée en guerre des États-Unis
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Prescott_Bush









    http://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_Cyril_Sutton






















    Ceux qui impriment les billets (FED) au Etats Unis sont 12 banques privée (ça c'est l'arnaque du siècle) : se renseigner sur ces dernières (Banque Lazard, Kuhn, Loeb & co, J.P. Morgan & Co., Goldman Sachs, Lehman Brothers, NM Rothschild & Sons, Israel Sieff, Paul Warburg, et la famille Rockefeller)






    In 1928, Rockefeller joined the storied J. Henry Schroder Banking Corporation and became Assistant Treasurer in 1931. On 8 July 1936, Rockefeller co-founded Schroder, Rockefeller & Co
    http://en.wikipedia.org/wiki/Avery_Rockefeller


    Se renseigner sur les liens Schroder/ banque Hitlérienne ... les liens Schroder / Rockefeller et ce avant la Guerre !!!






    Avec de l'argent de son père, Harriman fonda la banque W.A. Harriman & Co en 1922.
    entreprise fermée en 1943 par le gouvernement américain pour commerce avec l'ennemi
    http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Averell_Harriman


    comment expliquer que ce Harimann fut nommé diplomate à la fin de la Guerre et n'a pas fini en prison du aux conflits d’intérêts flagrants qu'avait sa banque avec le régime nazi ?



    Harrimann est membre de:

    American Academy of Diplomacy Charter,
    Club de Rome,
    Council on Foreign Relations,
    Knights of Pythias,
    cercle Skull and Bones,
    fraternité Psi Upsilon,
    Jupiter Island Club.


    http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Averell_Harriman


    http://forum.downparadise.ws/viewtopic.php?f=143&t=1202116


    _________________
    Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

    Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                       
    Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
    Mahmoud
    Mahmoud

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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  Mahmoud le 27/6/2012, 01:08

    Merci pour la nouvelle et bon travail aux traducteurs !!! =D
    paralleye
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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:43

    Très intéressant merci.

    Des passages extrêmement larges de ces deux livres très référencés sont disponibles sur cet excellent site ( http://resistance71.wordpress.com/ ) qui traduit de nombreux articles,passages de livres etc,ayant trait au Nouvel Ordre Mondial.

    Une bonne idée de se faire un aperçu de leur contenu.

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la révolution bolchévique (Professeur Antony Sutton)… 1ère partie.




    L’implication de Wall Street dans la révolution russe de 1917 (bolchévique)

    *** Traduction de larges extraits du livre du professeur Antony
    C. Sutton: “Wall Street and the Bolshevik Revolution” *** 1 ère partie
    ***


    Note des traducteurs: Le professeur Antony Cyril
    Sutton (1925-2002), économiste et historien britannique ayant vécu une
    très grande partie de sa vie aux Etats-Unis, est une sommité du monde
    académique et pourtant il n’est connu que dans des cercles restreints.
    Pourquoi?


    Parce qu’il a passé la vaste majorité de sa vie professionnelle à
    rechercher et à analyser les dessous du pouvoir. Il était un
    conservateur qui ne pouvait accepter le degré de trahison des “élites”
    dirigeantes occidentales sur les multiples facettes du monde économique,
    politique et social.


    Docteur ès Sciences de l’université de Southampton, il fut
    professeur entre 1968 et 1973 à Stanford University (Californie), maître
    de recherche associé au Hoover Institute, un des berceaux conservateurs
    s’il en est dans l’establishment éducatif états-unien.


    Entre 1968 et 1973, il publia en trois volumes les fruits de ses
    recherches sur le transfert de technologie s’opérant entre les
    Etats-Unis, l’occident et l’URSS: “Western Technology and the Soviet
    Economic Development”. Pour le professeur Sutton, le transfert de
    technologie était tel que cela en était une trahison pure et simple,
    surtout considérant le fait, que le transfert de technologie vers l’URSS
    et le bloc de l’Est soutenait directement les efforts de guerre du
    Vietnam contre les Etats-Unis. Le professeur Sutton non seulement
    condamnait cette guerre, mais de plus il rendait responsable l’élite
    banquière et industrielle états-unienne de la mort des jeunes soldats
    américains dans cette guerre impérialiste. Inutile de dire que le
    professeur Sutton se retrouva vite au ban de l’intelligentsia et du
    monde académique américains.


    En 1974, Sutton publia le premier ouvrage de sa trilogie sur les financements de Wall Street: Wall Street and the Bolshevik Revolution” (que nous avons traduit et publierons ici en 4 parties).

    En 1976, il publia le second volet de la trilogie, dont nous proposons ici la traduction de larges extraits (la traduction française totale étant à notre connaissance inexistante… merci de nous dire si le lectorat en trouve trace): “Wall Street and the Rise of Hitler”, ouvrage qui fut suivit la même année du troisième volet: “Wall Street and Franklin Delano Roosevelt”.

    Voici ce qui est dit sur le site internet du professeur Sutton:

    “Antony Sutton a été persécuté mais jamais attaqué en justice
    pour ses recherches et leurs publications. Sa carrière académique fut
    brisée par sa dévotion à découvrir et énoncer la vérité. En 1968, le
    fruit de ses recherches sur “La technologie occidentale et le
    développement économique de l’URSS” fut publié par le Hoover Institute
    de l’université de Stanford. Sutton y montre comment la base
    technologique et de production de l’état soviétique, qui s’est engagé à
    suppléer de l’armement au Nord-Vietnam et contribue par là-même à la
    mort et l’estropiage de jeunes soldats américains, fût construite par
    des entreprises industrielles américaines et payée essentiellement par
    le contribuable américain. Depuis leurs grandes usines d’acier et de fer
    à la construction d’équipement automobile en passant par une
    technologie de précision, de l’informatique, essentiellement la majorité
    de l’entreprise industrielle soviétique a été construite avec l’aide
    directe des Etats-Unis ou de son assistance technique.”


    Ceci est également détaillé dans le premier volet du triptique de
    Sutton sur Wall Street, et nous allons vous faire découvrir ci-après,
    en plusieurs publications, que cela fut également vrai de l’Allemagne
    nazie.


    Le pourquoi de l’omission délibérée de ces évènements pourtant
    dûments documentés de manière irrévocable et inattaquable, sera évident
    pour beaucoup de lecteurs au fur et à mesure du déroulement de la
    recherche du professeur Sutton sur Wall Street et la révolution
    bolchévique (ainsi nommée car elle constitue historiquement la seconde
    phase de la révolution russe après celle amorcée en 1905 et qui amena
    les Menchéviques aux commandes)…


    C’est en analysant l’histoire sans son paravent consensuel et en
    la comprenant donc mieux, que nous comprendrons en retour le monde
    contemporain et pourrons efficacement anticiper le futur. Le vieil adage
    de “qui ne connaît pas l’histoire est amené à la répéter” prend tout
    son sens aujourd’hui. C’est en fait le but de l’oligarchie en place.


    La vérité nous libèrera… pour toujours !

    ~ Résistance 71 ~

    Seconde partie

    Troisième partie

    Quatrième et dernière partie


    Wall Street et la révolution bolchévique (larges extraits)

    1ère partie

    Par Antony C. Sutton (1974)



    url du livre original en ligne:

    http://www.reformation.org/wall-st-bolshevik-rev.html





    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

    Chapitre 1

    Les acteurs sur la scène révolutionnaire

    “Cher Monsieur le président,

    La forme de gouvernement soviétique a toute ma sympathie comme étant ce qui convient le mieux au peuple russe…”

    (Ouverture d’une lettre de William Lawrence Saunders, président
    d’Ingersoll-Rand Corporation, directeur d’American International
    Corporation et vice-président de la banque de la réserve fédérale de New
    York au président des Etats-Unis Woodrow Wilson le 17 Octobre 1918)

    Le dessin pamphlétaire qui illustre ce livre a été dessiné par Robert Minor en 1911 pour le St Louis Post-Dispatch.

    Minor était un artiste talentueux, très bon dessinateur et écrivain
    doublé d’un révolutionnaire bolchévique; il fut arrêté en Russie en 1915
    pour soi-disant de la subversion; il fut plus tard financé par des
    financiers importants de Wall Street.

    Le dessin de Minor (NdT: qu’on peut voir sur le lien original du
    livre ci-dessus) met en scène un Karl Marx barbu et hilare se tenant sur
    Wall Street avec un exemplaire de la revue “Socialism” sous le
    bras et acceptant les félicitations de financiers connus comme J P
    Morgan, L’associé de Morgan George W. Perkins, John D. Rockefeller, John
    D. Ryan de la National City Bank et Teddy Roosevelt, qu’on identifie
    facilement grâce à sa célèbre dentition, qui se tient en arrière-plan.
    Wall Street est décorée avec des drapeaux rouges. La foule en liesse et
    les chapeaux jetés en l’air suggèrent que Karl Marx devait avoir été un
    homme populaire au sein du district financier de New York.

    Minor rêvait-il ? Bien au contraire, nous allons voir que Minor était
    très terre à terre en décrivant une alliance enthousiaste entre Wall
    Street et le socialisme marxiste. Les personnages du dessin de Minor,
    Karl Marx (symbolisant les révolutionnaires du futur Lénine et Trotsky),
    JP Morgan, John D. Rockefeller et Robert Minor lui-même, sont aussi des
    personnages importants de ce livre.

    Les contradictions suggérées par le dessin de Minor ont été glissées
    sous le tapis de l’histoire parce qu’elles ne cadrent pas avec le
    spectre classique et consensuel de la gauche et de la droite en
    politique. Les bolchéviques sont à l’extrême gauche du spectre politique
    et les financiers de Wall Street sont à l’extrême droite, dès lors,
    raisonnons-nous de manière implicite, ces deux groupes n’ont absolument
    rien en commun et toute alliance entr’eux est totalement absurde. Les
    facteurs qui sont contraires à cet arrangement conceptuel sont en
    général rejetés comme observations bizarres ou d’infortunées erreurs.
    L’histoire moderne possède une telle dualité intégrée et il est certain
    que si trop de faits inconfortables ont été rejetés et poussés sous le
    paillasson, alors l’histoire est fausse.

    D’un autre côté, on peut observer que les deux extrêmes, droite et gauche, du spectre politique, sont absolument collectivistes.

    Le national socialiste (par exemple le fasciste) et le socialiste
    international (par exemple le communiste), recommandent tous deux des
    système politico-économiques totalitaires fondés sur la puissance
    politique pure et dure et la coercition individuelle. Les deux systèmes
    demandent un contrôle monopoliste de la société.

    Alors que le contrôle monopoliste des industries fut au départ
    l’objectif de JP Morgan et de John D. Rockefeller, vers la fin du XIXème
    siècle le cœur de Wall Street avait compris que la manière la plus sûre
    de gagner un monopole sans conteste était “d’entrer en politique” et de
    faire travailler la société pour les monopolistes et ce sous couvert du
    bien et de l’intérêt publics. Cette stratégie fut détaillée en 1906 par
    Frederick C. Howe dans son ouvrage “Confessions d’un monopoliste”. Howe
    qui soit dit en passant, est aussi un personnage dans l’histoire de la
    révolution bolchévique.

    Ainsi un emballage conceptuel alternatif des idées politiques et des
    systèmes politico-économiques serait de classifier le degré de liberté
    individuelle contre le degré de contrôle politique centralisé. Sous une
    telle classification, l’état providence industriel et le socialisme sont
    du même côté du spectre politique. C’est ainsi que l’on peut constater
    que les tentatives du contrôle monopoliste de la société peuvent être
    étiquettées différemment tout en ayant des traits de caractère très
    similaires.

    En conséquence, une des barrières sur le chemin d’une compréhension
    mature de l’histoire récente est la notion que tous les capitalistes
    sont les ennemis jurés et mortels de tous les marxistes et socalistes.
    Cette idée erronée trouve son origine avec Karl Marx et fut sans aucun
    doute très utile pour ses objectifs. En fait, cette idée est un non-sens
    total. Il y a eu une alliance continue, même si savemment dissimulée,
    entre les capitalistes politiques internationaux et les socialistes
    révolutionnaires internationaux et ce pour leur bénéfice mutuel. Cette
    alliance n’a pas été pour ainsi dire observée, parce que les historiens,
    mis à part quelques exceptions notoires, ont une conception marxiste
    inconsciente biaisée et sont ainsi enfermés dans le moule de
    l’impossibilité qu’une telle alliance existe.

    Le lecteur large d’esprit doit garder deux choses à l’esprit: les
    capitalistes monopolistes sont les ennemis mortels de la
    libre-entreprise et de ses entrepreneurs et aussi, au vu de la faiblesse
    de la planification centrale socialiste, l’état socialiste totalitaire
    est le marché captif parfait pour les capitalistes monopolistes si une
    alliance peut-être établie avec les tenants du pouvoir socialiste.

    Supposons, car cela n’est qu’une hypothèse à ce stade, que les
    capitalistes monopolistes américains aient été capables de réduire une
    Russie sous planification socialiste au statut de colonie technique
    captive ? Ceci ne serait-il pas l’extension logique internationaliste du
    XXème siècle des monopoles sur les chemins de fer des Morgan et du
    trust pétrolier des Rockefeller de la fin du XIXème siècle aux
    Etats-Unis?

    Mis à part Gabriel Kolko, Murray Rothbard et les révisionistes, les
    historiens n’ont pas du tout été alertes quant à une telle combinaison
    d’évènements. L’historiographie, à de rares exceptions près, a été
    forcée dans la dichotomie capitalistes contre les socialistes. L’étude
    monumentale et lisible de George Kennan sur la révolution russe
    maintient de manière consistante cette fiction de la dualité entre Wall
    Street et le bolchévisme. “La Russie quitte la guerre” n’a
    qu’une seule référence incidentelle à la firme J.P Morgan et aucune
    référence du tout concernant la Guaranty Trust Company; et pourtant, ces
    deux organisations sont abondemment mentionnées dans les dossiers du
    Département d’État (NdT: le ministère des affaires étrangères américain),
    auxquels de fréquentes références sont faites dans ce livre, toutes
    deux étant partie des preuves principales présentées ici. Aucun de
    l’auto-incriminé “banquier bolchévique”, Olof Aschberg ni la banque Nya
    Banken de Stockholm ne sont mentionnés dans la recherche de Kennan et
    pourtant tous deux furent essentiels au financement bolchévique. De
    plus, , dans de circonstances mineures mais néanmoins cruciales, du
    moins cruciales pour notre développement, Kennan a commis des erreurs
    factuelles. Par exemple, Kennan cite le directeur de la banque de la
    réserve fédérale William Boyce Thompson comme quittant la Russie le 27
    Novembre 1917. Cette date de départ rendrait physiquement impossible la
    présence de Thompson à Pétrograde le 2 Décembre 1917 d’où il transmît un
    télégramme de demande d’un million de dollars à Morgan à New York.
    Thompson en fait quitta Pétrograde le 4 Décembre 1917, deux jours après
    avoir envoyé le télégramme à New York. Là encore, Kennan fait état du
    fait que le 30 Novembre 1917, Trotsky fît un discours devant le soviet
    de Pétrograde dans lequel il observa: “Aujourd’hui, j’ai avec moi ici à
    l’institut Smolny, deux Américains en relation étroites avec les
    éléments capitalistes américains”. D’après Kennan, il est “difficile
    d’imaginer “ qui d’autre “auraient pu être” ces deux Américains, “sinon
    Robins et Gumberg”. En fait, Grumberg n’était pas américain mais russe.
    De plus, comme Thompson était toujours en Russie le 30 Novembre 1917,
    alors les deux Américains qui visitèrent Trotsky étaient plus
    certainement Raymond Robins, un promoteur minier devenu bon samaritain
    et… Thompson de la réserve fédérale de New York.

    La bolchévisation de Wall Street était connue dans les cercles
    informés dès 1919. Le journaliste financier Barron enregistra une
    conversation avec le magnat du pétrole E.H. Doheny en 1919 qui mentiona
    spécifiquement trois financiers importants, William Boyce Thompson,
    Thomas Lamont et Charles R. Crane:

    - A bord du SS Aquitaine, soirée du Vendredi 1er Février 1919.

    J’ai passé la soirée dans la suite des Doheny. Mr Doheny a dit:
    “Si vous croyez en la démocratie, vous ne pouvez pas croire au
    socialisme. Le socialisme est le poison qui détruit la démocratie. La
    démocratie veut dire des opportunités pour tous. Le socialisme fait
    croire qu’un homme peut quitter son travail et être mieux loti. Le
    bolchévisme est le fruit véritable du socialisme et si vous lisiez les
    témoignages intéressants devant les comités du sénat vers la mi-Janvier
    qui montrèrent tous ces pacifistes et faiseurs de paix comme des
    sympathisants de l’Allemagne, des socialistes et des bolchéviques, et
    vous verriez que la majorité des professeurs d’université aux Etats-Unis
    enseignent le socialisme, le bolchévisme et que cinquante-deux de ces
    professeurs étaient dans des comités pacifistes en 1914. Le président
    Eliot d’Harvard enseigne le bolchévisme. Les pires des bolchéviques aux
    Etats-Unis ne sont pas seulement les profs d’université dont le
    président Wilson fait partie, mais les capitalistes et les femmes de
    capitalistes et aucun ne semble savoir de quoi ils parlent. William
    Boyce Thompson enseigne le bolchévisme et il va sûrement convertir
    Lamont de JP Morgan and Co, Vanderlip est un bolchéviste ainsi que
    Richard Crane. Beaucoup de femmes rejoignent le mouvement et ni elles ni
    leurs maris ne savent de quoi il retourne ou ce à quoi cela mène. Henry
    Ford en est un autre, ainsi que la majorité de la centaine
    d’historiens que Wilson a emmené à l’étranger avec lui avec cette idée
    insensée que l’histoire puisse enseigner à la jeunesse une juste
    démarcation des races, des gens et des nations géographiquement.”


    En bref, ceci est l’histoire de la révolution bolchévique et de ce
    qui s’ensuivît, mais une histoire qui se démarque de l’approche
    traditionnelle des capitalistes contre les communistes. Notre histoire
    postule un partenariat entre le capitalisme international monopoliste et
    le socialisme révolutionnaire international pour servir leur bénéfice
    mutuel. Le coût humain final de cette alliance est retombé sur les
    épaules du citoyen russe, du citoyen américain. L’entreprenariat a été
    discrédité et le monde a été propulsé vers une planification socaliste
    inefficace comme résultat de ces manœuvres monopolistes dans le monde de
    la politique et de la révolution.

    Ceci est aussi une histoire réfléchissant la trahison de la
    révolution russe. Les tsars et leur système politique corrompu furent
    éjectés pour n’être remplacés que par les agents du pouvoir d’un autre
    système corrompu. Là où les Etats-Unis auraient pu exercer une influence
    dominante pour amener une Russie libre, cela trébucha sur les ambitions
    de quelques financiers de Wall Street, qui pour leurs intérêts
    personnels, pouvaient accepter une Russie tsariste centralisée, une
    Russie marxiste centralisée, mais en aucune manière une Russie libre et
    décentralisée. Les raisons de ces hypothèses vont se dévoiler alors que
    nous développerons les faits sous-jacents et non-dits jusqu’ici, de la
    révolution russe et de ses conséquences.

    Chapitre 2

    Trotsky quitte New York pour faire la révolution

    “Vous aurez une révolution, une terrible révolution. Quelle route
    prendra t’elle dépendra beaucoup des instructions de Mr Rockefeller à
    Mr Hague. Mr Rockefeller est le symbole de la classe dirigeante
    américaine et Mr Hague est le symbole de son outil politique.”


    (Léon Trotsky à New York le 13 Décembre 1938, note: Hague était un politicien du New Jersey)

    En 1916, l’année qui a précédée la révolution russe,
    l’internationaliste Léon Trotsky fut expulsé de France, officiellement à
    cause de sa participation à la conférence de Zimmerwald, mais aussi
    sans nul doute à cause des articles enflammés qu’il écrivît pour le
    journal Nashe Slovo, publication russe parisienne. En Septembre
    1916, Trotsky fut poliment escorté à la frontière espagnole par la
    police française. Quelques jours plus tard, la police de Madrid l’arrêta
    et le plaça dans une “cellule de première classe” au prix de une peseta
    et demie par jour. Subséquemment, Trotsky fut conduit à Cadix, puis à
    Barcelone finalement pour être mis à bord du bateau à vapeur de la
    compagnie espagnole transatlantique, le S.S Montserrat. Ainsi, Trotsky et sa famille traversèrent l’océan Atlantique et arrivèrent à New York le 13 Janvier 1917 [...]

    [...] Comment pût survivre en Amérique capitaliste un Trotsky qui ne parlait que russe et allemand ?

    D’après son autobiographie “Ma Vie”: “Ma seule profession à New York
    fut celle d’un socialiste révolutionnaire”. En d’autres termes, Trotsky
    écrivit des articles occasionnels pour le Novy Mir, le journal
    socialiste russe new yorkais. De surcroi, nous savons que l’appartement
    familial de Trotsky avait un réfrigérateur et un téléphone et que,
    d’après Trotsky lui-même, la famille voyageait occasionnellement en
    limousine. Ce mode de vie intrigua les deux jeunes garçons Trotsky.
    Quand ils se rendirent dans un salon de thé, les garçons demandaient
    anxieusement à leur mère pourquoi le chauffeur n’entrait pas avec eux ?
    Ce style de vie très confortable est également en porte à faux avec les
    revenus déclarés de Trotsky. Les seuls fonds que Trotsky admît avoir
    reçu pour l’année 1916 et 1917 furent de 310 US$ et d’après Trotsky
    toujours: “J’ai distribué ces 310 US$ à cinq immigrants qui retournaient
    en Russie.” Toujours est-il que Trotsky paya pour une cellule de
    première classe en Espagne, la famille Trotsky voyagea à travers
    l’Europe et les Etats-Unis, ils ont obtenu un excellent appartement à
    New York, payant trois mois de loyer en avance et ils avaient l’usage
    d’une limousine avec chauffeur pour leurs déplacements. Tout cela avec
    les revenus d’un révolutionnaire exilé appauvri qui écrivait quelques
    articles pour un journal de langue russe de faible diffusion le Nashe Slovo à Paris et le Novy Mir à New York !

    Joseph Nedava estime les revenus de Trotsky pour 1917 à 12 US$ par
    semaine, “agrémentés de quelques piges pour discours et entretien”.
    Trotsky fut à New York en 1917 pour trois mois de Janvier à Mars, cela
    fait donc 144 US$ de revenu du Novy Mir et disons en étant large, 100
    US$ de salaire pour quelques lectures, pour un total de 244 US$. De ces
    244 US$, Trotsky devait donner 310 US$ à ses amis, payer pour son
    appartement de New-York, soutenir sa famille et trouver les 10 000 US$
    qui lui furent confisqués par les autorités canadienne du port d’Halifax
    en Avril 1917. Trotsky maintient que ceux qui disent qu’il avait
    d’autres sources d7argent ne sont que des “mauvaises langues” promptes à
    “répandre des calomnies stupides et des mensonges”; mais à moins que
    Trotsky n’eut joué aux courses, ceci ne pouvait-être fait. Il est
    évident que Trotsky avait une autre source de revenus.

    Quelle était cette source ? [...]

    [...] La plupart des enquêtes se sont centrées sur le fait vérifiable
    que lorsque Trotsky quitta New York en 1917 à destination de Pétrograde
    pour organiser la phase bolchévique de la révolution, il quitta la
    place avec 10 000 US$. En 1919, le comité sénatorial Overman enquêta sur
    la propagande bolchévique et l’argent allemand aux Etats-Unis et toucha
    incidemment à la source des 10 000 US$ de Trotsky. L’examination des
    dires du colonel Hurban, un attaché de Washington auprès de la
    délégation tchèque mena à ceci:

    (NdT: s’ensuit dans le livre le transcript d’une partie de
    l’interrogatoire du comité qui établit le fait que Trotsky obtint les 10
    000 US$ de ressortissants allemands alors qu’il était aux etats-Unis…
    ) [...]

    [...] Il est ici assez remarquable de noter que le comité ajourna
    brusquement l’interview avant même que les “sources” de l’argent de
    Trotsky ne purent être placées dans les archives du sénat. Lorsque
    l’interview repris le lendemain, le comité Overman n’avait plus aucun
    intérêt de connaître le fin mot de cette histoire de financement de
    Trotsky[...]

    [...] Une somme de 10 000 US$ de provemance allemande est aussi
    mentionnée dans le télégramme officiel britannique aux autorités navale
    du port d’Halifax en Nouvelle-Ecosse au Canada, qui requirent que
    Trotsky et tous les gens qui l’accompagnaient furent débarqués du S.S Kristianafjord.
    Nous avons aussi appris d’un rapport du directorat britannique pour le
    renseignement que Gregory Weinstein, qui fut en 1919 un élément
    important du bureau soviétique de New York, collecta des fonds pour
    Trotsky à New York. Ces fonds venaient d’Allemagne et furent acheminés
    via le Volks-Zeitung, un quotidien de presse allemand de New York et
    sponsorisé par le gouvernement allemand[...]

    Woodrow Wilson et un passeport pour Trotsky

    Le président Woodrow Wilson fut la bonne fée qui donna un passeport à
    Trotsky pour qu’il puisse retourner en Russie afin de “porter de
    l’avant” la révolution. Ce passeport américain était accompagné par un
    permis d’entrée en Russie et un visa de transit britannique. Jennings C.
    Wise, dans son livre “Woodrow Wilson: disciple de la révolution”, fait
    ce commentaire pertinent: “Les historiens ne doivent jamais oublier que
    Woodrow Wilson, et ce malgré les efforts intenses de la police
    britannique, rendît possible pour Léon Trotsky de rentrer en Russie avec
    un passeport américain.”

    Le président Wilson a facilité le passage de Trotsky en Russie alors
    que dans le même temps, des bureaucrates prudents du département d’état
    (NdT: ministère des affaires étangères américain), concernés par de tels
    révolutionnaires entrant en Russie, tentaient de manière unilatérale de
    rendre plus difficile les procédures d’obtention de passeport. La
    branche de Stockholm câbla le département d’état le 13 Juin 1917 juste
    après le passage de Trotsky à la frontière finlando-russe: “la
    délégation a confidentiellement informé les bureaux de passeport russe,
    britannique et français à Tornéa (frontière), qu’elle était inquiète du
    passage de personnes suspicieuses en possession de passeports
    américains.” La réponse du département d’état américain le même jour fut
    comme suit: “le département exerce une attention particulière pour la
    délivrance des passeports pour la Russie” [...]

    [...] En conséquence, par vertu du traitement préférentiel accordé à
    Trotsky, lorsque le S.S Kritianafjord (NdT: S.S est un acronyme pour
    Steam Ship ou navire à vapeur) quitta New York le 26 Mars 1917, Trotsky
    était à bord avec un passeport américain, en compagnie d’autres
    révolutionnaires trotkistes, de financiers de Wall Street, de
    communistes américains et d’autres personnes non moins intéressantes,
    dont très peu avaient embarqué avec pour but des affaires légitimes. Cet
    amalgame de passagers a été décrit par Lincoln Steffens, le communiste
    américain:

    “La liste de passagers était longue et mystérieuse. Trotsky menait un
    groupe de révolutionnaires; il y avait un révolutionnaire japonais dans
    ma cabine. Il y avait un bon nombre de Hollandais qui se pressaient de
    revenir chez eux depuis Java. Ils étaient les seules personnes
    innocentes à bord. Le reste n’était que des messagers de guerre, deux de
    Wall Street pour l’Allemagne…”

    Notablement, Lincoln Steffens était en route pour la Russie à
    l’invitation spécifique de Charles Richard Crane, un soutien et
    ex-président du comité des finances du parti démocrate. Charles Crane,
    le vice-président de la Crane Company, avait organisé la Westinghouse
    Company en Russie, était un membre de la mission Root en Russie et avait
    fait pas moins de vingt-trois visites en Russie entre 1890 et 1930.
    Richard Crane, son fils, était l’assistant confidentiel de secrétaire
    d’état d’alors (NdT: assistant ministre des affaires étrangères) Robert
    Lansing. D’après l’ancien ambassadeur américain en Allemagne William
    Dodd, Crane “fit beaucoup pour amener la révolution de Kerensky, qui
    mena au communisme.” Ainsi les commentaires de Steffens dans son journal
    de bord à propos des converstaions a bord du S.S Kristianafjord sont
    très pertinents: “… tous étaient d’accord pour dire que la révolution
    nétait que dans sa premère phase, qu’elle devait grandir. Crane et les
    radicaux russes à bord pensent que nous devrions être à Pétrograde pour
    la continuité de la révolution.”

    Crane retourna aux Etats-Unis après que la révolution bolchévique fut
    achevée (c’est à dire, la continuité de la révolution), et bien que
    citoyen privé, il reçut des rapports de première main sur le progrès de
    la révolution bolchévique au long des réceptions des télégrammes du
    département d’état. Par exemple, une memorandum daté du 11 Décembre 1917
    est intitulé: “Copie du rapport de la révolte maximaliste pour Mr
    Crane”. L’origine du meme était de Maddin Summers, consul général
    américain à Moscou et la lettre de présentation de Summers dit en
    partie:

    “J’ai l’honneur d’incorporer ci-joint une copie du même rapport avec
    la requête qu’il soit envoyé pour l’information confidentielle de Mr
    Charles R. Crane. Il est assumé que le département ne verra aucune
    objection à ce que Mr Crane ait connaissance du rapport…”

    Brièvement, l’image improbable et inquiétante qui émerge est que
    Richard Crane, un ami et soutien de Woodrow Wilson et un financier
    important doublé d’un politicien, a eu un rôle connu dans la “première”
    révolution et voyagea à la mi-1917 en Russie en compagnie du communiste
    américain Lincoln Steffens, qui était en relation avec Woodrow Wilson et
    Trotsky. Ce dernier était en possession d’un passeport américain
    délivré sur ordre du président Wilson et de 10 000 US$ en provenance
    supposée de sources allemandes. A son retour aux Etats-Unis, après la
    “seconde” révolution, Crane a bénéficié de l’accès à des documents
    officiels confidentiels concernant la consolidation du régime
    bolchévique. Ceci représente un tissu de faits interliés, intrigants,
    qui demandent plus de recherche et qui suggère, bien que à ce stade sans
    preuve évidente, que des liens existent entre le financier Crane et le
    révolutionaire Trotsky.

    Les documents canadiens sur la remise en liberté de Trotsky

    Des documents du court passage de Trotsky entre les mains des
    autorités canadiennes sont maintenant déclassifiees et disponibles
    auprès des archives du gouvernement canadien. D’après ces archives,
    Trotsky fut débarqué du S.S Kristianafjord par des personnels
    de la marine canadienne et britannique dans le port d’Halifax
    (Nouvelle-Ecosse), le 3 Avril 1917; il fut enregistré comme un
    prisonnier de guerre allemand et interné au camp d’Ambherst en
    Nouvelle-Ecosse érigé pour les prisonniers allemands. Mme Trotsky, les
    deux garçons et cinq autres hommes russes décrits comme étant des
    “socialistes russes”, furent également débarquees et internés. Leurs
    noms sont enregistrés par les autorités canadiennes comme suit: Nickita
    Muchin, Leiba Fisheleff, Konstantin Romanchanco, Gregor Teheodnovski,
    Gerchon Melintchansky et Léon Bronstein Trotsky (toutes les ortographes
    identiques aux documents originaux).

    Le formulaire de l’armée canadienne LB-1, sous le numéro de série
    1098 (incluant les empruntes digitales des pouces) fut complété pour
    Trotsky, avec la description suivante: “37 ans, exilé politique,
    profession journaliste, né à Gromskty, Chuson, Russie, citoyen russe”.
    Le formulaire fut signé par Leon Trotsky et son nom complet donné comme
    étant: Leon Bromstein (sic) Trotsky [...]

    [...] Le 20 Avril 1917, la capitaine Matkins écrivit à l’amiral
    Kingsmill expliquant ses raisons d’avoir débarqué Trotsky; il refusa
    d’être mis sous pression et de prendre une décision en disant: “Je vais
    câbler à l’amirauté et l’informer que la milice des autorités demande
    une décision rapide concernant les suites à donner à l’affaire.” Le jour
    suivant, le 21 Avril, Gwatkin écrivit à Coulter: “Nos amis les
    socialistes russes doivent être libérés; des arrangements sont en ce
    moment en cours pour assurer leur passage en Europe.” L’ordre donné au
    capitaine Matkins de libérer Trotsky avait pour origine l’amirauté de
    Londres. Coulter reconnu l’informatiom d’un: “ceci plaira immensément à
    nos correspondants de New York.” [...]

    Les vues des services de renseignement canadiens sur Trotsky

    Nous pouvons approcher le cas de la libération de Trotsky sous un autre angle: celui du renseignement canadien.

    Le lieutenant-colonel John Bayne MacLean, un important éditeur et
    homme d’affaires canadien, fondateur et président de la MacLean
    Publishing Company de Toronto, géra plusieurs journaux canadiens de
    commerce, incluant le Financial Post. MacLean avait également une très longue association avec les services de renseignement militaires de l’armée canadienne.

    En 1918, le colonel MacLean écrivit un article dans son propre
    magazine “MacLean’s”, article intitulé: “Pourquoi avons-nous laissé
    partir Trotsky ? Comment le Canada a perdu une opportunité de racourcir
    la guerre” [...]

    [...] En premier lieu, il convient de dire que le colonel MacLean
    était un homme intègre, aqui possédait d’excellentes connexions au sein
    du gouvernement et des services de renseignement canadiens. En second
    lieu, les archives du gouvernement déclassées depuis par le Canada, la
    Grande-Bretagne et les Etats-Unis, confiment les déclarations de MacLean
    à un bon degré de signifiance. Certaines déclarations de MacLean
    doivent être confirmées, mais l’information à notre disposition en ce
    début des années 1970 n’est pas nécessairement inconsistante avec
    l’article du colonel MacLean.

    MacLean ouvre le débat de la sorte: “quelques politiciens canadiens
    ou officiels furent dûment responsables du prolongement de la guerre
    (1ère guerre mondiale), pour la grande perte de vies humaines, les
    blessures et les souffrances de l’hiver 1917 et des grandes offensives
    de 1918.”

    De plus, dit MacLean, ces personnes faisaient (en 1919) tout ce qui
    était possible pour empêcher le parlement et le public canadiens
    d’obtenir les faits relatés. Les rapports officiels, incluant ceux de
    Sir Douglas Haig, démontrent que si ce ne fut pour le désengagement de
    la Russie en 1917, la guerre aurait été finie au moins un an avant et
    que “l’homme responsable de la défection de la Russie fut Trotsky…
    agissant sur instructions de l’Allemagne.”

    Qui était Trotsky ? D’après MacLean, Trotsky n’était pas Russe mais
    Allemand. Aussi bizarre que cette assertion puisse paraître, cela
    coïncide avec d’autres pièces d’information et de renseignement qui
    stipulent que Trotsky parlait mieux allemand que russe et qu’il était
    l’exécutif russe du “Black Bond” allemand. D’après MacLean, Trostsy a
    été ostentatoirement expulsé de Berlin en Août 1914, il arriva
    finalement aux Etats-Unis d’où il organisa les révolutionnaires russes,
    ainsi que des révolutionnaires dans l’ouest canadien, qui “étaient
    essentiellement des Allemands et des Autrichiens voyageant comme des
    Russes”. Mac Lean continue:

    “Originellement, les britanniques se sont rendus compte par leurs
    associés russes que Kerensky, Lénine et quelques autres leaders moindres
    étaient payés par l’Allemagne depuis au moins 1915 et ils découvrirent
    en 1916 les connexions avec Trotsky qui vivait à New-york. A partir de
    ce moment là il fut observé sans relâche par… le service de déminage. Au
    début de l’année 1916 un officiel allemand se rendît à New-York. Les
    officiels du renseignement britannique l’accompagnèrent. Il fut détenu à
    Halifax, mais sur leur instruction il fut permis qu’il continua sa
    route avec moultes excuses pour le retard occasionné. Après pas mal de
    manœuvres, il arriva dans un petit bureau de presse sale dans les
    bidonvilles et trouva Trotsky, pour lequel il portait des instructions
    importantes. De Juin 1916, jusqu’à ce qu’ils le relaient au service
    britannique, le service de déminage de New York ne perdit jamais le
    contact avec Trotsky. Ils découvrirent que son véritable nom était
    Braunstein et qu’il était Allemand et non pas russe.”

    Une telle activité allemande en pays neutres a été confirmée dans un
    rapport du département d’état (316-9-764-9), qui décrivait
    l’organisation de refugiés russes pour des buts révolutionnaires [...]

    [...] Trotsky a été relâché “à la requête de l’ambassade britannique
    de Washington… qui a agit sur la requête du département d’état
    américain, qui lui agissait pour quelqu’un d’autre…” Les officiels
    canadiens furent instruits “d’informer la presse que Trotsky était un
    citoyen américain voyageant avec un passeport américain et que sa
    relâche avait été spécifiquement demandée par le département d’état à
    Washington. De plus, ecrit toujours MacLean, à Ottawa “Trotsky avait et
    continue à avoir, une très forte influence. Là, son pouvoir est si grand
    que des ordres furent donnés pour que toute considération lui soit
    accordée.”

    Le thème général sur lequel MacLean s’épanche est bien évidemment que
    Trotsky avait des relations intimes et probablement travaillait pour
    l’état major allemand. Alors que ces relations ont été établies en ce
    qui concerne Lénine, jusqu’à confirmer que Lénine était financé et son
    retour en Russie facilité par l’Allemagne, il apparaît comme quasi
    certain que Trotsky fut aidé de la même façon. Le fond de 10 000 US$ de
    Trotsky à New York était de source allemande et un document archivé du
    département d’état américain récemment déclassifié déclare:

    “9 Mars 1918, au consul américain, Vladivostok; de Polk, faisant fonction de secrétaire d’état, Washington D.C

    Pour votre information confidentiel et prompte attention: ce qui suit
    est la substance d’un message du 12 Janvier émanant de Von Schanz de la
    Banque Impériale allemande à Trotsky. Message accorde la banque
    impériale d’un crédit de 5 millions de roubles à envoyer à l’assistant
    commissaire naval en chef Kudrisheff d’extrême Orient…”

    Ce message suggère une liaison entre Trotsky et les Allemands en
    Janvier 1918, une époque où Trotsky proposait une alliance avec
    l’occident. Le département d’état ne donne pas la provenance du message,
    seulement qu’il provient du bureau du personnel de l’école de guerre.
    Le département d’état a traité ce message comme authentique et a agit en
    conséquence sur la base d’une authenticité assumée. Ceci est consistant
    avec le thème général de l’article du colonel MacLean.

    Les intentions et objectifs de Trotsky

    Par conséquent, nous pouvons dériver la séquence d’évènements
    suivante: Trotsky a voyagé de New York à Pétrograde avec un passeport
    suppléé suite à l’intervention du président Woodrow Wilson et avec
    l’intention déclarée de “poursuivre plus avant” la révolution. Le
    gouvernement britannique fut la source d’origine de sa libération de
    détention par les autorités canadiennes en Avril 1917, mais il se peut
    très bien qu’il y ait eu des “pressions”. Lincoln Steffens, un
    communiste américain, a agit comme relais entre Wilson et Charles R.
    Crane et entre Crane et Trotsky. De plus, alors que Crane n’avait aucune
    position officielle, son fils Richard était l’assistant confidentiel du
    secrétaire d’état Robert Lansing et Crane senior reçu des rapports
    rapides et détaillés sur les progrès de la révolution bolchévique. De
    plus, l’ambassadeur William Dodd (ambassadeur américain en Allemagne
    durant la période d’Hitler) a dit que Crane a eu un rôle actif dans la
    phase Kerensky de la révolution; les lettres de Steffens confirment que
    Crane voyait la phase Kerensky comme n’étant qu’une étape dans la
    continuité de la révolution.

    Le point intéressant n’est pas tant la communication parmi des
    personnes disparates comme Crane, Steffens, Trotsky et Woodrow Wilson,
    que l’existence d’au moins une mesure d’accord sur la procédure à
    suivre, à savoir que le gouvernement provisoire était vu comme
    “provisoire” et que la “seconde révolution” devait suivre.

    D’un autre côté, l’interprétation des intentions de Trotsky doit être
    sujette à précaution: il était un adepte du double jeu. La
    documentation officielle démontre très clairement des actions
    contradictoires. Par exemple, la division admonistrative des affaires
    d’´xtrême orient du département d’état américain, reçût le 23 Mars 1918,
    deux rapports de Trotsky. L’un est inconsistent avec l’autre. Un
    rapport du 20 Mars 1918 de Moscou ayant pour origine le journal russe
    Russkoe Slovo; le rapport citait une interview avec Trotsky dans lequel
    il disait que l’alliance avec les Etats-Unis était impossible:

    “La Russie des soviers ne peut pas s’aligner sur l’Amérique
    capitaliste car ce serait une trahison. Il est possible que les
    Américains cherchent un rapprochement avec nous, motivé par leur
    antagonisme avec le Japon, mais dans tous les cas il ne peut pas y avoir
    d’alliance de notre part et de quelque nature que ce soit avec une
    natio bourgeoise.”

    Dans l’autre rapport, provenant aussi de Moscou figure un message du
    17 Mars 1918, trois jours plus tôt, et de l’ambassadeur Francis:
    “Trotsky demande cinq officiers américains comme inspecteurs de l’armée
    étant organisée pour la défense et aussi demande des techniciens de
    chemins de fer et de l’équipement.”

    Cette requête vers les Etats-Unie est bien évidemment inconsistante avec la rejection de “l’alliance” [...]

    [...] tant que nous verrons tous les révolutionnaires internationaux
    et tous les capitalistes internationaux comme étant des ennemis
    implacables les uns des autres, alors nous ne verrons jamais le point
    crucial, à savoir qu’il y a effectivement eu une coopération
    opérationnelle entre les capitalistes internationaux, ceci incluant les
    fascistes et les révolutionnaires internationaux; il n’y a a priori
    aucune raison de rejeter Trotsky comme ne faisant pas partie de cette
    alliance.

    Cette tentartive de réévaluation limitée sera remis plus en lumière
    quand nous verrons l’histoire de Michael Gruzenberg, l’agent en chef des
    bolchéviques en Scandinavie qui sous le pseudnyme d’Alexandre Gumberg
    était aussi un conseiller confidentiel de la Chase National Bank de New
    York et plus tard à la Floyd Odium of Atlas Corporation. Ce rôle
    ambivalent était connu et accepté des deux employeurs soviétiques et
    américains. L’histoire de Gruzenberg est un cas d’école de l’histoire de
    l’alliance entre la révolution internationale et le capitlaisme
    international.

    Les observations du colonel MacLean sur Trotsky ayant “une forte
    influence” et que “son pouvoir était si grand que des ordres furent
    donnés pour lui garantir la plus grande considération”, ne sont pas du
    tout inconsistantes avec l’intervention de Coulter-Gwatkin au profit de
    Trotsky ou plus tard avec les accusations stalinistes des procès des
    années 1930 (NdT: qui disaient que Trotsky était un agent de capital);
    elles ne spnt pas non plus inconsistantes avec le cas Gruzenberg. D’un
    autre côté, le seul lien direct connu de Trotsky avec la finance
    internationale est à travers son cousin Abram Givatovzo, qui était un
    banquier privé à Kiev avant la révolution russe et à Stockholm après la
    révolution. Alors que Givatovzo professait l’anti-bolchévisme, il
    agissait en fait pour les soviets en 1918 au cours de transaction de
    changes [...]

    [...] En bref, les allégences ne sont pas toujours ce qu’elles
    paraissent-être. Nous pouvons quoi qu’il en soit conjecturer que
    Trotsky, Aleinikoff, Wolf, Coulter et Gwatkin en agissant pour un
    objectif commun limité avaient aussi un but commun plus important que
    l’allégeance nationale ou le label politique. Il n’y a pas de preuve que
    cela fut. Ceci n’est pour le moment qu’une supposition logique qu’on
    peut tirer des faits. Une loyauté plus haute que celle forgée par un but
    commun immédiat n’a pas besoin d’être plus que l’amitié, même si cela
    peut-être une vue de l’esprit considérant le polyglotisme impliqué. Cela
    a aussi pu être motivé par d’autres intérêts. Nous n’avons toujours
    qu’une vue partielle.

    Chapitre 3

    Lénine et l’assistance allemande à la révolution bolchévique

    “Ce ne fut pas avant que les bolchéviques aient reçu de notre
    part un flot plus constant de fonds au moyen de diverses sources et sous
    différents labels, qu’ils furent en position de développer leur organe
    d’information majeure la “Pravda” afin de conduire leur propagande
    énergique et d’être capables d’étendre la base originellement étroite de
    leur parti.”


    (von Kühlmann, ministre des affaires étrangères allemands au Kaiser le 3 Décembre 1917)

    En Avril 1917, Lénine et un froupe de 32 révolutionnaires russes, la
    plupart bolchéviques, voyagèrent en train depuis la Suisse, à travers
    l’Allemagne et la Suède jusqu’à Pétrograde en Russie. Ils étaient en
    route pour rejoindre Léon Trotsky afin de “compléter la révolution”.
    Leur voyage de transit à travers l’Allemagne fut approuvé, facilité et
    financé par le grand-état major allemand. Le transit de Lénine et son
    passage en Russie faisait partie d’un plan approuvé par la commandement
    suprême allemand et n’a pas été immédiatememt porté à la connaissance du
    Kaiser; ceci fut fait afin d’aider à la désintégration de l’armée russe
    et d’éliminer la Russie de la première guerre mondiale. La possibilité
    que les bolchéviques puissent être retournés contre l’Allemagne et
    l’Europe ne vint pas à l’idée de l’état-major allemand. Le Major Général
    Hoffman a écrit:” Nous n’avons jamais su ou prévu le danger pour
    l’humanité résultant de ce voyage des bolchéviques en Russie.”

    Au plus haut niveau, le politicien allemand qui autorisa le voyage de
    Lénine vers la Russie fut le chanclier Theobald von Bethmann-Hollweg,
    un descendant de la famille banquière de Francfort Bethmann, qui devînt
    très prospère au XIXème siècle. Bethmann-Hollweg fut nommé chancelier en
    1909 et devint en Novembre 1913 le premier chancelier victime d’un vote
    de censure au Reichstag. Ce fut lui qui dit au monde en 1914 que la
    garantie allemande sur la Belgique n’était “qu’un vulgaire bout de
    papier” [...]

    [...] dès 1917, Bethmann-Hollweg avait perdu son soutien au Reichstag
    et dût démissionner, mais pas avant avoir approuvé le transit des
    révolutionnaires bolchéviques en Russie par l’Allemagne. Les
    instructions du transit allèrent de Bethmann-Hollweg à son secrétaire
    d’état Arthur Zimmermann, qui était directement sous Bethmann-Hollweg et
    qui supervisa les d´´tails des opérations au quotidien avec les
    ministres allemands à la fois à Berne et à Copenhague. Le Kaiser
    lui-même ne fut mis au courant du mouvement révolutionnaire qu’après le
    passage de Lénine en Russie.

    Bien que Lénine lui-même ne fut pas au courant de la source précise
    de l’assistance, il savait très certainement que les Allemands
    fournissaient le financement. Il y eut quoi qu’il en soit des liens
    intermédiaires entre le ministère des affaires étrangères allemands et
    Lénine ainsi que le montre ce qui suit:

    Le transferts de Lénine en Russie d’Avril 1917

    - Décision finale: Chancelier Bethmann-Hollweg

    - 1er intermédiare: Arthur Zimmermann (secrétaire d’état)

    - 2ème intermédiare: Brockdorff-Rantzau (ministre allemand à Copenhague)

    - 3ème intermédiare: Alexandre Israël Helphand (alias Parvus)

    - 4ème intermédiaire: Jacob Furstenberg (alias Ganetsky)

    - Lénine en Suisse

    [...] Bien que le chancelier Bethmann-Hollweg fut l’autorité finale
    qui décida du transfert de Lénine et bien que celui-ci était très
    certainement au courant de l’origine allemande de l’assistance, Lénine
    ne peut néanmoins pas être étiquetté comme un agent allemand. Le
    ministère des affaires étrangères allemand évalua les actions probales
    de Lénine en Russie et décida qu’elles étaient consistantes avec leur
    propre objectif de la dissolution de la structure du pouvoir existant en
    Russie. Quoi qu’il en soit, les deux parties avaient un agenda caché:
    L’Allemagne voulait une priorité sur le marché russe de l’après-guerre
    et Lénine avait pour intention d’établir une dictature marxiste.

    L’idée d’utiliser les révolutionnaires de cette façon peut-être
    tracée dès 1915. Le 14 Août de cette année-là, Brockdorff-Rantzau
    écrivit au sous-secrétaire d’état allemand à propos de sa conversation
    avec Helphand (Parvus) et fît une importante recommandation d’employer
    Helphand “un homme extraordinairement important dont nous devrions
    employer les pouvoirs peu communs pour la durée de la guerre…” Inclus
    dans le rapport était une mise en garde: “Il serait peut-être risqué
    d’utiliser les pouvoirs derrière Halphand, mais ce serait sans nul doute
    une admission de notre faiblesse si nous devions refuser leurs services
    par peur de ne pas être capable de les diriger.”

    Les idées de Brockdorff-Rantzau de diriger et de contrôler les
    révolutionnaires furent en parallèle, comme nous le verrons, avec celles
    des financiers de Wall Street. Ce fut JP Morgan et l’Americain
    International Corporation qui tentèrent de contrôler les
    révolutionnaires à la fois américains et étrangers aux Etats-unis pour
    leurs propres intérêts.

    Un autre document établît les termes de la demande de Lénine, dont le
    point le plus intéressant fut le point #7, qui permettrait aux troupes
    russes “d’entrer en Inde”, ce qui suggéra que Lénine avait l’intention
    de poursuivre le projet expansioniste du tsar. Zeman note aussi le rôle
    de Max Warburg dans l’établissement d’une maison d’édition russe et
    annonce un accord daté du 12 Août 1916 dans lequel l’industriel allemand
    Stinnes acquiesça de contribuer pour deux millions de roubles pour le
    financement d’une maison d’édition en Russie.

    Ainsi, le 16 Avril 1917, un groupe de 32 personnes à bord d’un train,
    incluant Lénine, sa femme Nadezhda Krupskaya, Grigori Zinoviev,
    Skolnikov et Karl Radek, partirent de la gare centrale de Berne en route
    pour Stockholm. Lorsque le groupe arriva à la frontière russe, seuls
    Fritz Plattan et Radek se virent refuser l’entrée en Russie. Le reste du
    groupe fût autorisé à entrer en Russie. Plusieurs mois plus tard, ils
    furent suivis par quelques 200 Menchéviks, incluant Martov et Axelrod.

    Il convient ici de noter que Trotsky, qui était à New York pendant ce
    temps là, a obtenu des fonds également traçables à des sources
    allemandes. De plus, von Kühlmann fait allusion à l’inabilité de Lénine
    d’élargir la base du parti bolchévique avant que les Allemands n’aient
    suppléé les fonds. Trotsky était un menshévik qui ne tourna bolchévique
    qu’en 1917. Ceci suggère que les fonds allemands étaient peut-être liés à
    la condition que Trotsky change de label politique.

    Les documents Sisson

    Au début de 1918, Edgar Sisson, le représentant à Pétrograde du
    comité d’information publique états-unien acheta un certain nombre de
    documents russes qui étaient supposés prouver que Trotsky, Lénine et les
    autre révolutionnaires bolchéviques étaient non seulement payés par le
    gouvernment allemand mais en étaient des agents.

    Ces documents, plus tard appelés les “documents Sisson”, furent
    envoyés aux Etats-Unis en toute hâte et secret. A Washington D.C, ils
    furent soumis à l’attention du comité national de service historique
    pour identification. Deux historiens influents, J. Franklin Jameson et
    Samuel N. Harper, testifièrent de leur authenticité. Ces historiens
    divisèrent les documents de Sisson en trois groupes. Concernant le
    premnier groupe ils conclurent:

    “Nous avons soumis avec grande attention ces documents à tous les
    tests possiblement applicables et auxquels les étudiants sont
    familiers… Sur la base de ces études, nous n’avons aucune hésitation à
    déclarer que nous ne voyons aucune raison de douter de l’authenticité de
    ces 53 documents.”


    Les historiens furent moins confiants quant au matériel du second
    groupe de documents. Ce groupe ne fut pas rejeté comme des faux, mais il
    fut suggéré qu’ils étaient des copies de documents originaux. Bien que
    les historiens firent “une déclaration de non confiance” sur le 3ème
    groupe, ils n’étaient pas prêts à déclarer qu’ils étaient des faux.

    Les documents Sisson furent publiés par le comité d’information
    publique, dont le président était George Creel, un ancien contributeur
    du journal bolchévique “Masses”. La presse américaine en général accepta
    ces documents comme étant authentiques avec pour seule exception notire
    le New York Evening Post, propriété à l’époque de Thomas W. Lamont, un associé de la firme JP Morgan. Quand seulement quelques uns furent publiés, le Post défia l’authenticité de tous les documents.

    Nous savons aujourd’hui que les documents Sisson étaient des faux,
    seulement une ou deux des circulaires allemandes d’importance mineure
    étaient authentiques. Une simple examination des en-têtes de lettres
    suggère que les faussaires étaient des faussaires inhabituellement
    maladroits, peut-être travaillant pour le marché américain très naïf. Le
    texte de langue allemande était truffé de termes qui étaient à la
    limite du ridicule, par exemple: le mot “bureau” au lieu du mot allemand
    “Büro” ou “central” au lieu du mot allemand “zentral”, etc…

    Que les documents sont des faux est la conclusion de l’étude
    exhaustive de George Kennan et des études faites dans les années 1920
    par le gouvernement britannique. Quelques documents étaient basés sur
    des informations réelles et comme l’observe Kennan, ceux qui les
    forgèrent eurent accès à des informations de première qualité. Par
    exemple les documents 1, 54, 61 et 67 mentionnent que la banque Nya
    Banken de Stockholm a servi de conduit pur les fonds destinés aux
    bolchéviques depuis l’Allemagne. Ce réseau a été confirmé par plusieurs
    sources très fiables. Les documents 54, 63 et 64 mentionnent Furstenberg
    comme étant l’intermédiaire bancaire entre les Allemands et les
    bolchéviques, le nom de Furstenberg apparaît dans d’autres documents
    authentiques. Le document de Sisson # 54 mentionne Olof Aschberg et
    celui-ci d’après sa propre déclaration était le “banquier bolchévique”.
    Aschberg était le directeur de Nya Banken en 1917. D’autres documents
    dans les documents Sisson mentionnent une liste de noms et
    d’institutions, tels que la banque allemande Naphta-Industrial, la
    Disconto Gesellschaft et Max Warburg, le banquier de Hambourg, mais des
    preuves plus tangibles ne sont pas au rendez-vous. De manière générale,
    les documents Sisson, bienqu’étant des faux, sont quoi qu’il en soit
    basés sur des informations exactes [...]

    La partie de bras de fer à Washington

    [...] Le premier rapport des évènements du début Novembre atteignit
    Washington le 9 Décembre 1917. Ce rapport décrivit la nature peu intense
    de la révolution per se, mentionait que le général William V. Judson
    avait fait une visite non autorisée à Trotsky et rapporta la présence
    d’Allemands à Smolny, le QG soviétique.

    Le 28 Novembre 1917, le président Woodrow Wilson ordonna la non
    interférence avec la révolution bolchévique. Cette instruction vint
    apparemment en réponse à une requête de l’ambassadeur Francis pour une
    conférence alliée à laquelle la Grande-Bretagne avait déjà dit oui. Le
    département d’état argumenta qu’une tele conférence n’était pas
    pratique. Il y eut de longues discussions à Paris entre les alliés et le
    colonel Edward M. House, qui en référa au président Wilson comme étant
    “de longues et fréquentes discussions au sujet de la Russie”. De cette
    conférence, House dit que l’Angleterre “acquiesçait passivement”, que la
    France “était indifféremment contre” et l’Italie “activement aussi”.
    Woodrow Wilson approuva peu après un télégramme du secrétaire Robert
    Lansing qui donnait une assistance financière pour le mouvement Kaledin.
    Il y avait aussi des rumeurs que “les monarchistes travaillaient avec
    les bolchéviques…” que le gouvernement de Smolny était complètement sous
    contrôle de l’état-major allemand et d’autres rumeurs qui disaient que
    tout ou partie des bolchéviques étaient des américains.” [...]

    [...] Le 20 Février 1918 l’amabassadeur Francis câbla à Washington
    pour rapporter que le gouvernement bolchévique approchait de sa fin.
    Deux semaines plus tard, le 7 Mars 1918, Arthur Bullard rapporta au
    Colonel House que de l’argent allemand maintenait à flot les
    bolchéviques et que cette subside était bien plus substantielle que
    pensée auparavant. Arthur Bullard (du comité d’information publique)
    argumentait: “Nous devons nous préparer à aider quelque gouvernement
    national honnête que ce soit. Mais hommes, argent ou équipement envoyés à
    ceux aux commandes actuellement seront utilisés contre les Russes tout
    autant que contre les Allemands.” Ceci fut suivi par un autre message de
    Bullard au colonel House: “je ne conseille pas de donner une aide
    matérielle au gouvernement russe actuel; des éléments sinistres des
    soviets semblent gagner le contrôle.”

    Mais il y eut des contre-forces influentes qui œuvrèrent. Dès le 28
    Novembre 1917. Le colonel House câbla au président Wilson depuis Paris
    qu’il pensait que c’était important que la presse américaine commence à
    commenter sur le fait que “la Russie devrait être traitée comme un
    ennemi”, devrait être “supprimée”. Le mois suivant, William Franklin
    Sands, secrétaire exécutif de l’American International Corporation sous
    contrôle de JP Morgan et un ami de Basil Miles, soumît un memorandum qui
    décrivait Lénine et Trotsky comme ayant les faveurs des masses et
    pressait les Etats-Unis de reconnaître la Russie soviétique. Même le
    socialiste américain Walling se plaignît auprès du département d’état à
    propos de l’attitude pro-soviet de George Creel (du comité américain
    d’information publique), de Herbert Swope et de William Boyce Thompson
    (de la banque de la réserve fédérale de New York).

    Le 17 Décembre 1917, apparût dans un journal de Moscou une attaque
    sur le colonel Raymond Robins de la Croix Rouge et Thompson et qui
    insinuait un lien entre la révolution russe et des banquiers américains:

    “… Pourquoi l’argent fut-il donné aux socialistes révolutionnaires et
    non pas aux démocrates constitutionnels ? On devrait pourtant supposer
    ceux-ci plus proches et plus chers aux cœurs des banquiers.”

    L’article continue à argumenter que cela était parce que le capital
    américain regardait la Russie comme un futur marché et voulait ainsi
    s’implanter solidement. L’argent fut donné aux révolutionnairex parce
    que les travailleurs et les paysans font confiance aux socialistes
    révolutionnaires. Au moment où l’argent arriva aux révolutionnaires,
    ceux-ci étaient alors au pouvoir et il était supposé qu’ils y
    resteraient pour un moment.

    Un autre rapport datant du 12 Décembre 1917 en provemance de Raymond
    Robins, détaille “des négociations avec un groupe de banquiers
    américains de la mission de la Croix Rouge américaine”. Les
    “négociations” avaient pour sujet le paiement de deux millions de
    dollars. Le 22 Janvier 1918, Robert L. Owen, le président du comité des
    changes du sénat américain et lié aux intérêts de Wall Street, envoya
    une lettre à Woodrow Wilson recommandant une reconnaissance de facto de
    la Russie soviétique par les Etats-Unis, la permission d’un envoi
    immédiat de produits qui étaient en demande de manière urgente là-bas,
    la nomination de représentants en Russie pour contre-balancer
    l’influence allemande et la création d’un groupe de service
    professionnel en Russie.

    Cette approche fut aidée de manière consistante par Raymond Robis en
    Russie… D’après Robins, les bolchéviques voulaient l’assistance des
    Etats-Unis et une coopération commune ave cla réorganisation des chemins
    de fer, parce que “par leur généreuse assistance et conseil technique à
    réorganiser le commerce et l’industrie, l’Amérique pourra entièrement
    exclure le commerce allemand pour le reste de la guerre.”

    En bref, le bras de fer à Washington était un reflet de la lutte
    entre d’un côté, la vieille ligne de la diplomatie (comme l’ambassadeur
    Francis) et les officiels de bas-étage des départements administratifs
    et de l’autre côté, des financiers comme Robins, Thompson et Sands avec
    des alliés comme Lansing et Miles au département d’état et le sénateur
    Owen au congrès.
    http://resistance71.wordpress.com/2011/12/12/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-revolution-bolchevique-professeur-antony-sutton-1ere-partie/
    paralleye
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    Date d'inscription : 04/06/2009

    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:45

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la révolution bolchévique (Professeur Antony Sutton)… 2ème partie.




    1ère partie

    3ème partie

    4ème et dernière partie

    * * * * * *

    Seconde Partie

    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

    Chapitre 4

    Wall Street et la révolution mondiale

    Avant la première guerre mondiale, la structure de la finance et des
    affaires des Etats-Unis était dominée par deux conglomérats: la Standard
    Oil des Rockefeller et le complexe industriel des Morgan, de la finance
    et des compagnies de transport. Les alliances de trust des Rockefeller
    et des Morgan ne dominaient pas seulement Wall Street, mais par le biais
    de dictatures inter-reliées, presque l’ensemble du tissu économique des
    Etats-Unis. Les intérêts des Rockefeller monopolisaient le pétrole et
    industries affiliées, contrôlaient le trust du cuivre, celui des
    fonderies et le trust gigantesque du tabac, en plus d’avoir
    quelqu’influence dans quelques propriétés des Morgan comme l’industrie
    de l’acier et quelques centaines d’autres petits trusts industriels,
    opérations de services publiques, chemins de fer, des institutions
    banquières. La National City Bank était la plus grande des banques
    influencée par la Standard Oil des Rockefeller, mais le contrôle
    financier s’étendait aux compagnies de Trust américaines (United States
    Trust Company) et la Hanover National Bank, ainsi que des compagnies
    d’assurance majeurs telle l’Equitable Life and Mutual de New York.

    Les grandes entreprises des Morgan étaient dans l’acier, le transport
    et l’industrie électrique, qui incluait la General Electric, le trust
    du caoutchouc et les chemins de fer. Comme Rockefeller, Morgan
    contrôlait des corporations financières, la National Bank of Commerce, a
    Chase National Bank, New York Life Insurance et la Guaranty Trust
    Company. Les noms de Morgan et de la Guaranty Trust Company apparaissent
    beaucoup dans ce livre [...]

    [...] Les financiers américains associés avec ces groupes étaient
    impliqués dans le financement de revolution bien avant 1917.
    L’intervention de la firme légale de Wall Street Sullivan & Cromwell
    dans la controverse du canal de Panama est enregistrée dans les
    auditions du congrès en 1913 [..]

    [...] Le plus bel exemple documenté de l’intervention de Wall Street
    dans une révolution est celui de l’opération d’un consortium de New York
    dans la révolution chinoise de 1912, menée par Sun Yat-Sen. Bien que
    les gains finaux du consortium demeurent incertains, l’intention et le
    rôle de ce groupe financier de New York est complètement documenté
    jusqu’aux versements d’argent, l’information sur les sociétés secrète
    chinoises impliquées, les listes de livraison de l’armement acheté. Le
    consortium de banquiers new-yorkais pour la révolution de Sun Yat-Sen
    incluait Charles B. Hill, un avocat de la firme Hunt, Hill & Betts.
    En 1912, la firme avait pour adresse 165 Broadway, New York, mais en
    1917, elle déménagea au 120 Broadway (voir le chapitre 8 pour la haute
    signifiance de cette adresse…). Charles B. Hill était le directeur de
    plusieurs sucursales de Westinghouse, incluant Bryant Electric, Perkins
    Electric Switch et Westinghouse Lamp, toutes affiliées avec Westinghouse
    Electric dont les bureaux de New York sont aussi au 120 Broadway.
    Charles R. Crane, organisateur de la Westinghouse en Russie, a eu un
    rôle connu dans la première et le seconde phase de la révolution
    bolchévique.

    Le travail du consortium de 1910 en Chine est archivé dans la
    Laurence Boothe Papers de l’Institut Hoover. Ces papiers contiennent
    plus de 110 documents, incluant des lettres de Sun Yat-Sen pour et de
    ses soutiens américains. En retour de ce soutien financier, Sun Yat-Sen
    promit au consortium Hill des concessions sur les chemins de fer, la
    banque et les affaires dans la nouvelle Chine révolutionnaire.

    Un autre cas de révolution soutenue par les institutions financières
    de New York concerne celui de la révolution mexicaine de 1915-16 [...]

    [...] L’implication de Wall Street dans les raids frontaliers
    mexicains fut le sujet d’une lettre du 6 Octobre 1916 de Lincoln
    Steffens, un communiste américian au colonel House, aide personnel du
    président Woodrow Wilson:

    “Mon cher colonel House,

    Juste avant que je ne quitte New York lundi dernier, j’ai été assuré
    de manière convaincante que ‘Wall Street’ a procédé aux arrangements
    nécessaires pour qu’un raid supplémentaire de bandits mexicains ait lieu
    aux Etats-Unis; ce raid arrivera bien à point et sera si atroce qu’il
    fixera les élections… “

    Une fois au pouvoir au Mexique le gouvernement Carranza acheta plus
    d’armes aux Etats-Unis. L’American Gun Company fut contractée pour
    envoyer 5 000 Mausers et une license de transport fut donnée par le
    comité de commerce de guerre pour 15 000 fusils et 15 millions de
    cartouches…

    Les raids de Pancho Villa et Carranza sur les Etats-Unis furent
    reportés par le New York Times comme étant la “révolution du Texas” (un
    genre de répétition générale pour la révolution bolchévique à venir) et
    furent faits conjointement par des Allemands et des bolchéviques. Le
    témoignage de John A. Walls, procureur de Brownsville, Texas, devant le
    comité Fall en 1919 amena une preuve documentée du lien entre les
    intérêts bolchéviques aux Etats-Unis, l’activité allemande et les forces
    de Carranza au Mexique. Conséquemment, le gouvernement Carranza, le
    premier au monde avec une constitution de style soviétique (qui fut
    écrite par des Trotskistes), était un gouvernement qui avait un soutien à
    Wall Street.

    La révolution de Carranza n’aurait probablement pas pu réussir sans
    les munitions américaines et Carranza n’aurait pas pu rester longtemps
    au pouvoir s’il l’avait fait sans l’aide américaine.

    Une intervention similaire dans la révolution bolchévique de 1917 en
    Russie tourne autour d’un intermédiaire et banquier suédois Olof
    Aschberg. De manière logique, l’histoire commence avec des emprunts
    tsaristes de la période pré-révolutionnaire fait aux consortiums
    banquiers de Wall Street.

    Les banquiers américains et les emprunts tsaristes

    En Août 1914 l’Europe entra en guerre. Sous la loi internationale,
    les pays neutres (et les Etats-Unis furent neutres jusqu’en Avril 1917)
    ne pouvaient pas prêter de l’argent aux pays belligérants. Ceci était
    autant une question légale que de moralité[...]

    [...] Des documents des archives de département d’état démontrent que
    la National City Bank, contrôlée par les intérêts de Stillman et de
    Rockefeller et la Guaranty Trust, contrôlé par les intérêts Morgan, ont
    levé de concerts des prêts substantiels pour la russie belligérante
    avant l’entrée en guerre des Etats-Unis et que ces prêts furent octroyés
    après que le département d’état fît remarquer à ces firmes que cette
    procédure était à l’encontre de la loi internationale. De plus, des
    négociations pour ces prêts furent entreprises au travers d’entités de
    communication gouvernementale sous le couvert du “chiffre vert”
    (encodage) de haut niveau du département d’état. Ci-dessous sont
    reproduits des extraits des câbes du département d’état qui feront foi
    de cette affaire.

    (NdT: s’ensuit ici dans le livre, la reproduction de 5
    correspondances du département d’état avec la Russie et les
    correspondants américains en Russie, en Suède et aux Etats-Unis)

    [...] Clairement, les intérêts des Morgan-Rockefeller n’avaient
    aucune intention ni intérêt à rester dans la loi internationale. Il y a
    eu une intention évidente dans ces câbles de fournir des prêts aux
    belligérents. Il n’y a eu aucune hésitation de la part de ces firmes
    d’utiliser les moyens techniques du département d’état pour conduire
    leurs négociations. De plus, malgré sa protestation, le département
    d’état a permis aux messages d’être échangés. Finalement et de manière
    des plus intéressante pour la suite des évènements, Olof Aschberg, la
    banquier suédois, fut un participant et négociateur intermédiare
    important dans les négociations faites au profit de Guaranty Trust.
    Intéressons-nous donc de plus près à cet Olof Aschberg.

    Olof Ashberg à New York en 1916

    Olof Aschberg, le “banquier bolchévique” (ou le “Bankier der
    Weltrevolution”, comme il fut appelé dans la presse allemande), était le
    propriétaire de la Nya Banken, fondée en 1912 à Stockholm. Ses
    co-directeurs incluaient des membres importants des coopératives et des
    socialistes suédois, incluant G.W. Dahl, K.G. Rosling et C. Gerhard
    Magnusson. En 1918, Nya Banken fut placée sur la liste noire alliée à
    cause des ses opérations financières avec l’Allemagne. En réponse à sa
    mise sur la liste noire, Nya Banken changea son nom pour celui de Svensk
    Ekonomiebolaget. La banque demeura sous le contrôle d’Aschberg et était
    en grande partie toujours sa propriété. Son agent de Londres était la
    British Bank of North Commerce, dont le président était Earl Grey, un
    ancien associé de Cecil Rhodes. D’autres personnes dans le cercle
    intéressant des relations d’afaire de Aschberg étaient Krassin, qui
    était jusque la révolution bolchévique (quand il changera de couleurs
    pur devenir un leader bochévique pur et dur), le manager russe de
    Siemens-Schukert à Pétrograde, Carl Furtenberg, ministre des finances
    dans le premier gouvernement bolchévique et Max May, vice président en
    charge des opérations internationales pour la Guaranty Trust de New
    York. Olof Aschberg tenait Max May en si haute estime qu’une photo de
    May est incorporée dans le livre d’Aschberg.

    A l’été 1916 Olof Aschberg était à New York représentant à la fois
    Nya Banken et Pierre Bark, le ministre des finances du tsar. La mission
    d’affaire primordiale d’Aschberg à New York, d’après le New York Times
    du 4 Août 1916, était de négocier un prèt de 50 millions de dollars pour
    la russie avec un consortium banquier américain emmené par la National
    City Bank de Stillman. Cette affaire fut conclue le 5 Juin 1916, il en
    résulta un emprunt russe de 50 millions de dollars à New York à un taux
    d’intérêt de 7,5% par an, ce qui correspondait un crédit de 150 millions
    de roubles pour le consortium NCB en Russie. Le consortium new yorkais
    se retourna ensuite et émît des obligations à 6,5% en son nom propre sur
    la marché américain pour la somme de 50 millions de dollar. Ainsi la
    National City Bank (NCB) fit un bénéfice sur le prêt de 50 millions de
    dollars à la Russie et le mit sur le marché américain pour un autre
    bénéfice tout en obtenant un crédit de 150 millions de roubles dans sa
    succursale russe.

    Pendant sa visite à New York au nom du gouvernement tsariste,
    Aschberg fit quelques commentaires prophétiques concernant le futur des
    WEtats-Unis en Russie:

    “L’ouverture au capital américain et à l’initiative américaine
    après la fin du tumulte sera nationale avec le réveil que la guerre a
    apporté. Il y a maintenant beaucoup d’américains à Pétrograde, des
    représentants de maisons d’affaires qui restent informés de la situation
    et dès que le changement s’opérera, un énorme commerce avec les
    Etats-Unis s’établira.”


    Olof Aschberg dans la révolution bolchévique

    Alors que l’opération financière tsariste était émise à New York, Nya
    Banken et Olof Aschberg faisaient passer des fonds du gouvernement
    allemand aux révolutionnaires russes, ceux qui finiraient par mettre à
    bas le “comité Kerensky” et établiraient le régime bolchévique.

    La preuve de la connexion intime d’Aschberg avec le financement de la
    révolution bolchévique provient de plusieurs sources, certaines
    meilleures que d’autres [...]

    [...] D’atres preuves proviennent du colonel B. V. Nikitine qui était
    responsable du contre-espionage dans le gouvernement de Kérensky; ces
    sources consistent en 29 télégrammes transmis de Stockholm à Pétrograde
    et vice versa, en rapport avec le financement des bolchéviques. Trois de
    ces télégrammes se réfèrent à des banques, les télégrammes 10 et 11 se
    réfèrent à Nya Banken et le télégramme 14 se réfère à la la banque
    russo-asiatique de Pétrograde. Le télégramme 10 lit:

    “Gisa Furstenberg Saltsjobaden. Peu de fonds, peu pas assister, si
    vraiment urgent donner 500, dernier paiement marque de grosses pertes
    pas d’espoir pour l’original, instruire Nya Banken pour câbler 100 mille
    de plus Sumenson.”

    Le télégramme 11: “Kozlovsky Sergievskaya 81. Premières lettres
    reçues Nya Banken a télégraphié câble dont Soloman offrant l’agence
    télégraphique référe à Bronck Savelievich Avilov.” [...]

    [...] Une autre mention de Nya Vanken se trouve dans “Les accusations
    contre les bolchéviques” qui furent publiées dans la période Kerensky.
    Dans ces documents se trouve une pièce signée par Gregory Alexinsky, un
    ancien membre de la Douma, qui fait référence aux transferts de fonds
    aux bolchéviques. Le document dit en partie ceci:

    “En accord avec l’information juste reçue, ces personnes de
    confiance à Stpckholm étaient: the bolchévique Jacob Furstenberg, plus
    connu sous le nom de ‘Hanecki’ (Ganetskii) et Parvus (Dr. Helphand); à
    Pétrograde: l’avocat bolchévique M.U. Kozlovsky, une femme de la famille
    de Hanecki, Sumenson, engagé dans la spéculation avec Hanecki et
    d’autres. Kozlovsky est le receveur en chef de l’argent allemand, qui
    est transféré depuis Berlin par la Disconto-Gesellschaft à ‘Via Bank’ de
    Stockholm et ensuite à la banque de Sibérie à Pétrograde, où son compte
    en banque en ce moment est couvert à hauteur de plus de 2 millions de
    roubles. La censure militaire a dévoilé un échange de télégrammes
    ininterrompu d’une nature politique et financière entre les agents
    allemands et les leaders bolchéviques (Stockholm-Pétrograde).” [...]


    Nya Banken et la Guaranty Trust rejoignent Ruskom Bank

    Plusieurs années plus tard, à l’automne 1922, les soviétiques
    formèrent leur propre banque internationale. Elle érait fondée sur un
    consortium qui impliquait les anciens banquiers privés russes et de
    nouveaux investissements venant de banquiers d’Allemagne, de Suède, des
    Etats-Unis, et du Royaume-Uni. Connus sous le nom de RuskomBank (banque
    du commerce extérieur), elle était dirigée par Olof Aschberg, son comité
    directeur consistait en des banquiers privés tsaristes, des
    représentants allemands, suédois, des banques américaines et bien sûr de
    représentants de l’URSS. La légation américaine de Stockholm rapporta
    de ceci à Washington et nota dans une référence à Aschberg que “sa
    réputation est piètre”…

    Le consortium banquier étranger de la RuskomBank représentait essentiellement du capital britannique [...]

    [..] Le building de l’ancienne banque de Sibérie à Pétrograde fut
    utilisé comme QG de la RuskomBank dont les objectifs étaient de lever
    des emprunts à court-terme dans des pays étrangers, d’introduirre le
    capital étranger en URSS et de manière générale faciliter le commerce
    russe avec l’étranger.Elle ouvrit le 1er Décembre 1922 à Moscou et
    employait environ 300 personnes.

    En Suède la RuskomBank était représentée par la Svenska
    Ekonomibolaget de Stockholm, la banque Nya Banken d’Aschberg sous un
    nouveau nom et en Allemagne par la Garantie und Creditbank für Den Osten
    de Berlin. Aux Etats-Unis, la banque était représentée par la Guaranty
    Trust de New York (JP Morgan). En ouvrant la banque, Aschberg commenta:

    “La nouvelle banque s’occupera de l’achat de machinerie, de matière
    première d’Angleterre et des Etats-Unis et donnera des garanties pour la
    réalisation des contrats. La question d’achats en Suède n’est pas
    encore survenue, mais on peut espérer que ce sera le cas par la suite.”
    [...]

    [...] Finalement au début de 1924 la banque russe de commerce
    (RuskomBank) fusionna avec le commissariat soviétique du commerce
    extérieur et Olof Aschberg fut démit de ses fonctions à la banque sous
    l’accusation d’avoir mal utilisé les fonds de la banque… RuskomBank
    devnt ensuite Vneshtorg, nom par lequel elle est connues aujourd’hui
    (NdT: en 1974).

    Nous devons maintenant revenir en arrière et regarder les activités
    de l’associé d’Aschberg à New York, la Guaranty Trust Company pendant la
    première guerre mondiale pour établir les fondations de l’examen de son
    rôle dans l’ère révolutionnaire russe.

    La Guaranty Trust et l’espionage allemand aux Etats-Unis dans la période 1914-1917

    Pendant la première guerre mondiale l’Allemagne leva des fonds
    considérables à New York à des fins d’espionage et d’opérations
    clandestines en Amérique du Nord et du Sud. Il est important de noter le
    flot de ces fonds car cela provient des mêmes firmes: la Guaranty Trust
    et l’American International Corporation, qui furent impliquées dans la
    révolution bolchévique et la suite. Sans également mentionner (souligné
    dans le chapitre 3) le fait que le gouvernement allemand finança les
    activités révolutionaires de Lénine [..]

    [...] Les emprunts majeurs allemands levés aux Etats-Unis entre 1915
    et 1918, d’après Heynen (un homme d’affaire allemand impliqué dans des
    opérations clandestines aux Etats-Unis), étaient comme suit:

    Le premier emprunt de 400 000 US$ fut fait en Septembre 1914 par les
    banquiers d’investissement Kuhn, Loeb & Co. 25 millions de
    Reichsmark furent déposés avec Max Warburg à Hambourg, l’affilié
    allemand de Kuhn, Loeb & Co. Le capitaine George B. Lester du
    renseignement militaire américain dit au sénat que la réponse de Heynen à
    la question: “Pourquoi avez-vous utilisé Kuhn, Loeb & Co. ?” fut:
    “Kuhn, Loeb & Co était considéré comme les banquiers naturels du
    gouvernement allemand et de la Reichsbank”.

    Le second emprunt de 1,3 millions de dollars ne provint pas
    directement des Etats-Unis mais fut négocié par John Simon, un agent de
    la Suedeutsche Disconto-Gesellschaft afin de sécuriser les fonds pour
    faire des livraisons en Allemagne.

    Le troisième emprunt provint de la Chase National Bank (du groupe
    Morgan) pour le montant de 3 millions de dollars; le quatrième emprunt
    fut de 1 million de dollars de la part de Mechanics and Metals National
    Bank. Ces emprunts ont financé les activités d’espionage allemand aux
    Etats-Unis et au Mexique. Une partie de ces fonds fut tracée jusque
    Sommerfeld, qui était un conseiller de von Rintelen (un autre agent de
    l’espionage allemand) et qui fut plus tard associé avec Hjalmar Schacht
    et Emil Wittenberg. Sommerfeld acheta des munitions pour l’usage au
    Mexique. I avait un compte à la Guaranty Trust et de ce compte furent
    effectués les paiements à Western Cartridge Co d’Alton dans l’Illinois
    pour des munitions qui furent envoyées à El Paso pour l’utilisation des
    bandits de Pancho Villa. Environ 400 000 US$ furent dépensés en
    munitions , propagande mexicaine et autres activités.

    L’ambassadeur allemand d’alors, le comte von Bernstorff se rappela de
    son amité avec Adolf von Pavenstedt, un associé d’Amsinck & Co.,
    qui était contrôlée et possédée en Novembre 1917 par l’American
    International Corporation. Celle-ci figure bien plus dans les chapitres
    suivants avec son comité directeur où figuraient de grands noms de Wall
    Street tels: Rockefeller, Kahn, Stillman, Du Pont, Winthrop, etc. Von
    Pavenstedt était “intimement lié avec tous les membres de l’amabassade.
    Von Bernstorff regardait lui-même von Pavenstedt comme un des plus
    respectés “si pas la personalité de l’empire allemand la plus respectée à
    New York”. De fait, Von Pavenstedt fut “pendant des années, le chef
    payeur du système d’espionage allemand aux Etats-Unis”. En d’autres
    termes, il n’y a pas l’ombre d’un doute que Armsick & Co, sous
    contrôle d’American International Corporation, était intimement associée
    acvec le financement des activités d’espionage de guerre allemandes aux
    Etats-Unis [...]

    [...] Paul Bolo-Pasha, un autre agent de l’espionage allemand et
    important financier français auparavant au service du gouvernement
    allemand, arriva à New York en Mars 1916 avec une lettre d’introduction
    pour von Pavenstedt. Par son intromission, Bolo-Pasah rencontra Hugo
    Schmidt, directeur de la Deutsche Bank à Berlin et ses représentants aux
    Etats-Unis. Un des projets de Bolo-Pasha fut d’acheter des journaux
    étrangers afin de pervertir leurs éditoriaux et de la biaiser en faveur
    de l’Allemagne. Les fonds de ce programme furent arrangés à Berlin sous
    la foeme de crédit avec la Guaranty Trust Company, les crédits étant
    ensuite mis à la disposition d’Amsinck & co et Adolf von Pavanstedt,
    qui a sont tour mit les fonds à disposition de Bolo-Pasha.

    En d’autres termes, à la fois la Guaranty Trust Company et Amsinck
    & co, une sucursale d’American International Corporation, étaient
    direcgtement impliquées dans les activités d’espionage allemand et
    autres activités aux Etats-Unis [...]

    Les liens de la Guaranty Trust-Minotto-Caillaux

    Le conte Jacques Minotto est un lien plus qu’improbable et pourtant
    vérifiable et persistant qui relie la révolution bolchévique en Russie
    avec les banques allemandes, l’espionnage allemand aux Etats-Unis durant
    la première guerre mondiale, la Guaranty Trust de New York, la
    révolution française bolchévique avortée et les procès reliés pour
    espionnage Caillaux-Malvy en France.

    Jacques Minotto est né le 17 Février 1891 à Berlin, fils d’un père
    autrichien descendant de la nobelesse italienne et d’une mère allemande.
    Il fut éduqué à Berlin et entra au service la Deutsche Bank en 1912.
    Presqu’immédiatement, Minotto fut envoyé aux Etats-Unis comme assistant
    d’Hugo Schmidt, le directeur adjoint de la Deutsche Bank et représentant
    de la banque à New York. Après un an à New York, Minotto fut envoyé à
    la Deutsche Bank de Londres où il circula dans des milieus politiques et
    diplomatiqes importants. Il retourna aux Etats-Unis à la déclaration de
    guerre en Europe où il se mit en rapport avec l’ambassadeur allemand le
    conte von Bernstorff, après quoi il entra au service de la Guaranty
    Trust de New York. Là, il fut sous les ordres directs de Max May,
    directeur de département extérieur et associé du banquier suédois Olof
    Aschberg; Minotto n’était pas un petit enployé de banque. Les
    interrogatoires des procès Caillaux à Paris établirent que Minotto
    travaillait directement pour Max May. Le 25 Octobre 1014, la Guaranty
    Trust envoya Minotto en Amérique du sud pour y faire un rapport sur la
    situation politique, fnancière et commerciale. De la même manière qu’à
    Londres, Washington et New York, il évolua dans les plus hautes sphères
    politiques et diplomatiques. Un des buts de la mission de Minotto en
    Amérique du sud était d’établir un mécanisme par lequel la Guaranty
    Trust pourrait être utilisée comme un intermédiaire pour la levée de
    fonds préalablement mentionnée sur le marché monétaire londonien, qui
    fut ensuite refusée à l’Allemagne pour cause de guerre mondiale [...]

    [...] Joseph Caillaux était un politicien français connu, voire
    célèbre. Il était aussi associé avec le conte Minotto dans l’entreprise
    financière en Amérique latine pour le compte de la Guaranty Trust et fut
    ensuite impliqué dans une célèbre affaire d’espionage française en
    1919, qui avait une connexion bolchévique. En 1911, Caillaux devînt
    ministre des finances puis président du conseil. Jean Louis Malvy devînt
    sous-secrétaire d’état du gouvernement Caillaux [...]

    [...] En Juiller 1915, le comte Minotto arriva d’Italie, rencontra le
    couple Caillaux; la même année ceux-ci visitèrent Bolo-Pasha toujours à
    Biarritz. En d’autres termes, en 1915 et 1916, les Caillaux établirent
    une relation sociale continue avec le comte Minotto et Bolo-Pasha, tous
    deux étant des agents du réseau d’espionage allemand aux Etats-Unis.

    La mission de Bolo-Pasha en France était de faire gagner de l’influence pour l’Allemagne au moyen des journaux parisiens du Temps et du Figaro.
    Bolo-Pasha vint ensuite à New-York le 24 Février 1916. Il y négocia un
    emprunt de 2 millions de dollars et là il fut associé avec von
    Pavenstedt, l’agent allemand important au sein d’Amsinck & Co.
    Severance Johnson, dans son ouvrage “The Ennemy Within”, a connecté
    Caillaux et Malvy avec la révolution bolchévique française avortée en
    1918 et dit que si la révolution avait été un succès, “Malvy en aurait
    été le Trotsky et Caillaux son Lénine”. Caillaux et Malvy avaient formé
    un parti socialiste radical en France, utilisant des fonds allemands et
    ils furent jugés pour leurs activités subversives. Les interrogatoires
    de la cour de justice dans les procès français d’espionnage introduisent
    un témoignage concernant les banquiers new yorkais et leur relation
    avec ces agents de l’espionage allemands. Ils établissent de plus les
    liens entre le comte Minotto et Caillaux, ainsi que la relation entre la
    Guaranty Trust compagny et le Deutsche Bank ainsi que la coopération
    entre Hugo Schmidt de la Deutsche Bank et Max May de la Guranty Trust
    Company. Le transcript de l’interrogatoire français établit en page 940,
    un extrait de la déposition du comte Minotto à New York (page 10 et
    retraduit du français):

    Question: Sous les ordres de qui étiez-vous à la Guaranty Trust?

    Réponse: Sous les ordres de Mr. Max May

    Question: Etait-il un vice-président ?

    Réponse: Il était vice-président et directeur du département des relations étrangères

    Plus tard en 1922, Max May devint le directeur de la banque
    soviétique RuskomBank et représenta les intérêts de la Guaranty Trust
    dans cette banque. L’interrogatoire français établit que le conte
    Minotto, un agent de l’espionnage allemand, était employé à la Guaranty
    Trust Company; que Max May était son supérieur direct et que Max May
    était aussi intimement associé avec le banquier bolchévique Olof
    Aschberg. En bref donc, Max May de la Guaranty Trust était lié à des
    levées de fonds illégales et à l’espionage allemand aux Etats-Unis
    durant le première guerre mondiale; il était lié indirectement à la
    révolution bolchévique et directement à la création de RuskomBank, la
    première banque internationale de l’Union Soviétique.

    Il est trop tôt pour tenter une explication pour activité
    internationale en apparence inconsistante, illégale et parfois immorale.
    Il y a deux explications possibles: la première serait une recherche du
    profit qui ne connaît ni bornes ni limites de temps; la seconde, qui
    est en accord avec les mots de Kahn de Kuhn, Loeb & Co et de
    l’American International Corporation, à savoir la réalisation des buts
    socialistes, buts qui “devraient et doivent être menés à bien” par des
    moyens non-socialistes.

    Chapitre 5

    La mission de la Croix Rouge américaine en Russie, 1917

    “Pauvre Mr Billings qui croyait être en charge d’une mission
    scientifique pour l’aide de la Russie… Il n’était en réalité rien
    d’autre qu’un masque. La réalisation de la mission de la Croix Rouge
    n’était rien d’autre qu’un masque.”


    *Cornelius Kelleher, assistant de William Boyce Thompson (“Russia Leaves the War”, George F. Kennan)

    Le projet de Wall Street en Russie en 1917 utilisa la mission de la
    Croix Rouge (NdT: ci-après désignée par ses initiales “CR”) comme son
    véhicule opérationnel. La Guaranty Trust et la National City Bank
    avaient toutes deux des représentants en Russie au moment de la
    révolution. Frederick M. Corse de la National City Bank succursale de
    Pétrograde, était attaché à la mission de la CR américaine de laquelle
    beaucoup sera dit par la suite. La Guaranty Trust était représentée par
    Henry Crosby Emery. Emery fut détenu brièvement par les Allemands en
    1918, puis fut envoyé représenté la Guaranty Trust en Chine.

    [...] Durant la première guerre mondiale, la CR dépendait lourdement de Wall Street, et plus spécifiquement de la fime Morgan.

    En échange de financement, Wall Street demanda le conseil de guerre
    de la CR et sur les recommandations de Cleveland H. Dodge, un des
    financiers qui soutenait Woodrow Wilson, Henry P. Davidson, un
    partenaire de J.P. Morgan, en devint le chairman. La liste des
    administrateurs de la CR prit alors tournure d’un directoire des
    directeurs de New York: John D. Ryan, président d’Anaconda Cuivre,
    George W. Hill, président de l’American Tobacco Company, grayson M.P.
    Murphy, vice-président de la Guaranty Trust Company et Ivy Lee, expert
    en relations publiques pour les Rockefeller. Harry Hopkins, qui devint
    délèbre plus tard sous le président Roosevelt, devint assistant au
    manageur général de la CR à Washington D.C.

    La question d’une mission de la CR en Russie vint devant le troisième
    meeting de ce conseil de guerre de la CR reconstitué; cette réunion eu
    lieu dans la bâtiment de la CR à Wahshington DC le 20 Mai 1917 à 11
    heures du matin. Le président Davison fut délégué pour explorer l’idée
    avec Alexander legge de l’International Harvester Company. Celle-ci
    subséquemment fournît 200 000 US$ pour financer la mission en Russie
    [...]

    La mission de la Croix Rouge américaine en Russie, 1917

    En Août 1917, la mission de la CR américaine en Russie n’avait qu’une
    relation nominale avec la CR américaine et elle a certainement été la
    mission la plus inhabituelle de toute l’histoire des missions de la CR.
    Toutes les dépenses, incluant jusqu’aux uniformes (les membres de la
    mission étaient des colonels, des commandants, des capitaines ou des
    lieutenants), étaient payées de la poche de William Boyce thompson [...]

    [...] La mission comprenant seulement 24 membres (et non pas 40),
    ayant les grades de lieutenant jusqu’à lieutenant-colonel et était
    complémentée par trois aide de camps, deux photographes / cinéastes et
    de deux interprètes sans grades. Seulement cinq sur les 24 personnes
    étaient médecins, il y avait en plus 2 assistants en recherche médicale.
    La mission arriva en train à Pétrograde par la Sibérie en Août 1917.
    Les cinqs médecins et assistants restèrent un mois et repartirent aux
    Etats-Unis le 11 Septembre 1917. Le Dr. Frank Billings, chef de mission
    et professeur à la faculté de médecine de l’université de Chicago fut
    dégoûté des activités politiques de la majorité de la mission [...]

    [...] La majorité des membres de la mission, comme indiqué sur la
    table ci-dessous, était composée d’avocats, de financiers et de leurs
    assistants, du district financier de New York (Wall Street). La mission
    était financée par William B. Thompson, décrit sur la circualire
    officielle de la CR comme étant le “Commissaire et gérant d’affaires;
    directeur de la banque fédérale américaine de New York”.Thompson emmena
    avec lui Cornelius Kelleher, décrit comme un attaché de mission mais en
    fait le secrétaire de Thompson avec la même adresse, 14 Wall Street, New
    York city. La publicité pour la mission était gérée par Henry S. Brown,
    de la même adresse [...]

    Liste des membres de la mission de la CR américaine en Russie, 1917

    Membres de la communauté financière de Wall Street et leur affiliation (16) :


    • Andrews de Liggett & Myers Tobacco
    • Barr de la Chase National Bank
    • Brown assistant de William B. Thompson
    • Cochran de McCann Co.
    • Kelleher secrétaire de William B. Thompson
    • Nicholson de Swirl & Co
    • Pirnie de Hazen, Whipple & Fuller
    • Redfield de Stetson, Jennings & Russell
    • Robins promoteur minier
    • Swift de Swift and Co.
    • Thacher de Simpson, Thacher & Bartlett
    • Thompson de la banque de la réserve fédérale de New York
    • Wardwell de Stetson, Jennings & Russell
    • Whipple de Hazen, Whipple & Fuller
    • Corse de la National City Bank
    • Magnuson, recommandé par un agent confidentiel du colonel Thompson

    Médecins, corps médical [8]:


    • Billings (Médecin)
    • Grow (médecin)
    • McCarthy (médecin, recherche médicale)
    • Post (médecin)
    • Sherman (chimie alimentaire)
    • Thayer (médecin)
    • Wightman (profession médicale)
    • Winslow (hygiène)

    Assistants, aides-de camp, interprètes, etc (7):


    • Brooks (assistant)
    • Clark (assistant)
    • Rocchia (assistant)
    • Travis (cinéaste)
    • Wyckoff (cinéaste)
    • Hardy (justice)
    • Horn (transport)

    [...] La mission de la CR américaine en Russie (ou plutôt
    devrions-nous l’appeler la mission de Wall Street en Russie…) employait
    également trois interprètes russe-anglais: le capitaine Ilovaisky, un
    bolchévique russe, Boris reinstein, un russe-américain, plus tard
    secrétaire de Lénine et le chef du bureau Karl Radek pour la propagasnde
    internationale révolutionnaire, qui employait aussi John Reed et Albert
    Thys Williams ainsi que Alexander Gumberg (alias Berg, de son vrai nom
    Michael Gruzenberg), qui était un frère de Zorin, un ministre
    bolchévique. Gumberg fut aussi l’agent en chef bolchévique en
    Scandinavie. Il devint ensuite un assistant confidentiel de Floyd Odlum
    de l’Atlas Corporation aux Etats-Unis ainsi qu’un conseiller de Reeve
    Schley, un des vice-présidents de la Chase Bank [...]

    [...] Voilà ce que fut la mission de la CR américaine en Russie en 1917.

    La mission de la CR américaine en Roumanie

    En 1917, la CR américaine envoya également une mission d’assistance
    médicale en Roumanie alors combattant les puissances centrales en tant
    qu’alliée de la Russie. Une comparaison de la mission de la CR envoyée
    en Russie et celle envoyée en Roumanie suggère que la mission basée à
    Pétrograde n’avait que très peu de connexion avec une quelconque
    assistance médicale. Par opposition, la mission envoyée en Roumanie
    porta haut les principes de la CR sur l’humanité et la neutralité, alors
    que la mission de Pétrograde abusa des deux de manière flagrante [...]

    Comparaison des personnels des deux missions de la CR en Russie et Roumanie, 1917

    Personnel médical (médecins et chirurgiens):

    Russie 7, Roumanie 16

    Assistants médicaux et infirmier(e)s:

    Russie 7, Roumanie 10

    Avocats et hommes d’affaires:

    Russie 15, Roumanie 4

    (Sources: American Red Cross, Washington D.C et archives du département d’état de l’amvbassade de Pétrograde, 1917)

    La mission de la CR en Roumanie resta en poste à Jassy pour le reste
    de l’année 1917 et en 1918. Le personnel médical de la mission russe,
    les sept médecins, quittèrent la mission dégoûtés en Août 1917,
    protestèrent contre les activités politiques du colonel Thompson et
    retournèrent aux Etats-Unis. Ainsi, losrqu’en Septembre 1917 la mission
    de la CR en Roumanie demanda à la mission de Pétrograde que les médecins
    et infirmiers viennent aider dans la crise roumaine montante, il n’y
    avait plus de médecins ni d’infirmiers dans la mission en Russie à
    envoyer en renfort en Roumanie.

    Alors que la quasi totalité du temps de la mission en Russie était
    occuppé à des manœuvres politiques, la mission roumaine, elle, se jetta
    corps et âmes dans le travail d’aide médicale dès qu’elle arriva à pied
    d’œuvre [...]

    Thompson et la Russie de Kerensky

    Que faisait donc la mission de la CR en Russie ? Thompson acquit vite
    une réputation de vie opulente à Pétrograde, mais il ne se consacra
    apparemment qu’à deux projets majeurs dans la Russie de Kerensky: le
    soutien du programme de propagande américain et le soutien pour le prêt
    russe pour la liberté. Peu de temps après être arrivé à Pétrograde,
    Thompson rencontra Mme Breshko-Breshkovskaya et David Soskice, le
    secrétaire de Kerensky et fut d’accord pour contribuer à hauterur de 2
    millions de dollars à un comité d’éducation populaire afin qu’il puisse
    “avoir son propre média et engager du personnel pour donner des cours au
    moyen d’illustrations cinématographiques”, ceci fut un but de
    propagande pour convaincre la Russie de continuer la guerre contre
    l’Allemagne [...]

    Thompson donne 1 million de dollars aux bolchéviques

    Ce qui a une signifiance historique plus imporrtante néanmoins fut le
    soutien financier donné aux bolchéviques d’abord par Thompson, puis
    après le 4 décembre 1917, par Raymond Robins.

    La contribution de Thompson à la cause bolchévique fur enregistrée dans la presse américaine de l’époque. Le Washington Post du 2 Février 1918, se fendit de ces quelques paragraphes:

    Donne un million aux bolcheviki

    William B. Thompson qui fut à Pétrograde de Juillet à Novembre
    dernier, a fait une contribution personnelle d’un million de dollars aux
    bolchéviaques avec pour but de disséminer leur doctrine en Allemagne et
    en Autriche.


    Mr Thompson a eu une opportunité d’étudier les conditions en
    Russie en tant que chef de mission pour la Croix Rouge américaine, dont
    les dépenses furent aussi grandement couvertes par ses dons personnels.
    Il pense que les bolchéviques constituent la plus grande puissance
    contre le germanisme en Russie et que leur propagande a eu des effets
    néfastes sur les régimes militaires de l’empire germanique.


    Mr Thompson s’élève contre la critique américaine des
    bolshéviques. Il pense qu’ils ont été mal représentés et il a fait cette
    contribution personnelle à la cause avec la croyance que cela est de
    l’argent bien dépensé pour le futur de la Russie aussi bien que pour
    celui des alliés.


    La biographie d’Hermann Hagedorn “Le magnat: William Boyce Thompson et son temps (1869-1930)”,
    reproduit un câble de JP Morgan New York à W.B. Thompson, Croix Rouge
    américaine, Hotel Europe, Pétrograde. Le câble est estampillé d’une date
    de réception – 8 Dek 1917 pour 8 Décembre 1917 et lit:

    “Second câble reçu. Avons payé National City Bank un million de dollars suivant les instructions – Morgan”

    La succursale de la National City Bank de Pétrograde fut exempte du
    décret de nationalisation des bolchéviques; en fait, elle fut la seule
    banque domestique ou étrangère qui fut exemptée du décret. Hagedorn dit
    que ce million de dollars payé sur le compte de la NCB de Thompson fut
    utilisé “pour des buts politiques”.

    Le promoteur minier socialiste Raymond Robins

    William B. Thompson quitta la Russie début Décembre 1917 et retourna à
    la maison. Il voyagea par Londres, où, en compagnie de Thomas Lamont de
    la firme JP Morgan, il rendît visite au premier ministre britannique
    Lloyd George. Son adjoint, Raymond Robins fut laissé en charge de la
    mission de la CR américaine en Russie [...]

    [...] Il y a beaucoup de preuves, incluant les déclarations de Robins
    lui-même, que ses atours sociaux réformistes étaient juste une
    couverture pour toujours plus d’acquisition de pouvoir et de richesse…
    Il pensait que la reconnaissance américaine du pouvoir bolchévique se
    faisait trop attendre, qu’elle aurait dû être immédiate et qui si les
    Etats-Unis avaient reconnus tout de suite les bolchéviques, “je pense
    que nous serions maintenant en contrôle des ressources en surplus de la
    Russie et que nous aurions des officiers de contrôle sur tous les points
    de la frontière.”

    Ce désir de “gagner le contrôle des ressources en surplus de la
    Russie” était aussi évident pour les Russes. Cela senble t’il être un
    réformateur social de la Croix Rouge américaine ou un promoteur minier
    de Wall Street engagé dans un exercice pratique d’impérialisme ? [...]

    La Croix Rouge Internationale et la révolution

    Fait inconnu de ses administrateurs, la CR a été utilisée de temps en
    temps comme véhicule ou comme couverture pour des activités
    révolutionaires [...]

    [...] En résumé, l’image que nous avons maintenant de la mission de
    la CR américaine en Russie en 1917 est vien loin de celle d’un
    humanitarisme neutre. Cette mission fut en fait la mission des fnanciers
    de Wall Street pour influencer et paver le chemin pour le contrôle, à
    travers soit de Kerensky ou des révolutionnaires bolchéviques, du marché
    et des ressources russes. Il n’y a pas d’aautre explication possible
    quant aux actions de cette mission. Quoi qu’il en soit, ni Thompson, ni
    Robins n’étaient des bolchéviques. Ils n’étaient même pas des
    socialistes consistants. L’auteur est enclin à interprêter que les
    atours socialistes de chacun de ces hommes n’étaient qu’une couverture
    pour des objectifs plus prosaïques. Chacun de ces hommes avait des
    arrières-pensées commerciales, à savoir, pensait utiliser le processus
    politique en Russie pour gagner plus financièrement. Que le peuple russe
    désirait ou non les bolchéviques n’avait aucune espèce d’importance.
    Que le régime bolchévique agisse par la suite contre les Etats-Unis,
    comme il l’a fait par la suite, n’avait que peu d’intérêt également. Le
    seul objectif majeur et sur-important était le gain en influence
    politique et économique avec le nouveau régime, quelque soit son
    idéologie. Si William Boyce Thompson avait agit seul, alors le fait
    qu’il ait été le directeur de la banque fédérale de New York n’aurait
    que peu d’intérêt. Quoi qu’il en soit, le fait que cette mission était
    dominée par des représentants des institutions de Wall Street lève une
    question très sérieuse: en effet, cette mission était-elle planifiée,
    préméditée par un consortium de Wall Street ? Le lecteur pourra juger
    par lui-mème alors que le reste de l’histoire se dévoile.

    Chapitre 6

    Consolidation et exportation de la révolution

    “Le grand livre de Marx Das Kapital est à la fois un monument de réflexion et un entrepôt de faits.”

    (Lord Milner, membre du cabinet de guerre britannique, 1917 et directeur de la London Joint Stock Bank)

    William Boyle Thompson est un nom inconnu de l’histoire du XXème
    siècle et pourtant il a joué un rôle crucial dans la révolution
    bolchévique. En fait, si Thompson n’avait pas été en Russie en 1917, une
    histoire bien différente aurait pu se dérouler et suivre un cours tout
    aussi différent. Sans l’assistance financière, mais surtout diplomatique
    et propagandiste donnée à Trotsky et Lénine par Thompson, Robins et
    leurs associés de New York, les bolchéviques auraient tout aussi bien pu
    s’estomper et la Russie aurait pu être impliquée dans une société
    socilaiste mais constitutionnelle.

    Qui fut William Boyce Thompson ? Thompson était un promoteur du
    marché boursier minier, un des meilleurs dans la catégorie des affaires à
    haut risque. Avant le première guerre mondiale, il gérait le
    porte-feuille et les opérations boursières piur les intérêts des cuivre
    Guggenheim… Il était aussi le manageur du consortium Kennecott, une
    autre opération financière de Guggenheim évaluée à 200 millions de
    dollars [...]

    [...] Une faculté extraordinaire pour lever du capital pour les
    promotions d’affaires minières à riques valut à Thompson fortune
    personnelle et des rôles de direction à la Inspiration Consolidated
    Copper Company, la Nevada Consolidates Copper Company et Utah Copper
    Company, toutes de grandes productrices américaines de cuivre. Le cuivre
    bien entendu étant un élément fondamental dans la fabrication de
    munition… thompson était aussi le directeur de Chicago Rock IOsland
    & Pacific Railroad, de Magma Arizona Railroad (NdT: railroad voulant
    dire chemins de fer) et de la Metropolitan Life Insurance Company. Ce
    qui est le plus intéressant pour cet ouvrage et son sujet est que
    Thompson fut “un des plus lourds actionnaires de la Chase Bank, qui
    poussa Thompson pour un poste au sein du système de la réserve fédérale
    et en 1914, thompson devint le premier directeur à temps plein de la
    banque de la réserve fédérale de New York, la banque la plus importante
    de tout le système de la réserve fédérale… Cette même personne devint
    d’abord un ardent supporteur de Kerensky, puis un ardent supporteur des
    bolchéviques…

    Avant de quitter la Russie au début de Décembre 1917, Thompson légua
    la direction de la mission de la CR américaine en Russie à son assistant
    Raymond Robins. Celui-ci organisa ensuite les révolutionnaires russes
    afin qu’ils r´álisent le plan de Thompson de divulguer la propagande
    bolchévique à travers l’Europe (voir Appendix 3 dans le livre).

    Un document du gouvernment français confirme ceci: “Il apparaît que
    le colonel Robins a été capable d’envoyer une mission subversive de
    bolchéviques russes en Allemagne afin de commencer une révolution
    là-bas.” Cette mission mena à la révolte avortée spartakiste allemande
    de 1918 [...]

    Une entre-vue avec Lloyd George

    Les documents du cabinet de guerre britannique sont maintenant dans
    le domaine public et archivent l’argument avec lequel Thompson put
    convaincre le gouvernement britannique d’une politique pro-bolchévique.

    Le premier ministre britannique était Lloyd George [...]

    [...] En 1970, le livre de Donald McComick “Le masque de Merlin”,
    leva le voile du secret. McCormick démontre qu’en 1917, David Lloyd
    George avait trop trempé dans “les intrications des intrigues de
    l’armement mondial pour être un agent libre” et était inféodé à Sir
    Basil Zaharoff, un vendeur d’armes de réputation internationale, dont la
    fortune considérable provenait du fait d’avoir vendu des armes aux deux
    côtés de la belligérence dans plusieurs conflits. Zaharoff possédait un
    énorme pouvoir de derrière le rideau et, d’après McCormick, était
    consulté en matière de politique guerrière par les leaders alliés. Plus
    d’une fois, rapporte McCormick, Woorow Wilson, Lloyd George et Georges
    Clémenceau swe rencontrèrent dans la maison de Paris de Zaharoff.
    McCormick note que “les chefs d’état alliés ´´taient obligés de le
    consulter avant de planifier une grande offensive”. Les services de
    renseignement britanniques, d’après McCormick, “découvrirent des
    documents qui incriminaient des serviteurs de la couronne comme des
    agents de Sir Basil Zaharoff et ce au sus de Lloyd George.” En 1917,
    Zaharoff fut lié avec les bolchéviques et chercha à empêcher les
    anti-bolchéviques d’obtenir leurs munitions et était déjà intervenu en
    faveur des bolchéviques à la fois à Londres et à Paris.

    Fin 1917 donc, à l’époque où Lamont et Thompson arrivèrent à Londres,
    le premier ministre Lloyd George était endetté auprès des puissants
    intérêts de l’armement international, intérêts qui étaient les alliés
    des bolchéviques et qui leurs donnaient uns assistance afin de prolonger
    leur temps au pouvoir en russie. Le premier ministre britannique qui
    rencontra Willaim thompson en 1917 n’était pas encore un agent libre;
    Lord Milner était l’homme de l’ombre et, comme la citation en début de
    ce chapitre le suggère, penchait favorablement en faveur du socialisme
    et de Karl Marx [...]

    Les intentions et objectifs de Thompson

    Pourquoi est-ce qu’un financier important de Wall Street et directeur
    de la banque de la réserve fédérale voudrait organiser et assister des
    révolutionnaires bolchéviques ? Pourquoi non pas un mais plusieurs
    associés de Morgan travaillaeraient-ils de concert pour encourager à la
    formation d’une “armée de volontaires révolutuonnaires” soviétique, une
    armée dédiée de manière supposée, au renversement de Wall Street,
    incluant Thompson, Thomas Lamont, Dwight Morrow, la fime Morgan et leurs
    associés ?

    Thompson au moins était franc au sujet de ses objectifs en Russie: il
    voulait garder la Russie en guerre contre l’Allemagne (même s’il plaida
    devant le cabinet de guerre britannique que la Russie était hors de la
    guerre de toute façon) et de garder la Russie comme un marché pour les
    entreprises américaines dans la période de l’après-guerre. Le memorandum
    de Thompson à Lloyd George de Décembre1917 décrit parfaitement ces
    objectifs [...]

    [...] Thompson était un financier, un promoteur et bien que sans
    intérêt préalable avec la Russie, il finança personnellement la mission
    de la CR en Russie et utilisa la mission comme un véhicule pour des
    manœuvres politiques. De la vision d’ensemble de l’affaire, nous pouvons
    déduire que les motifs de Thompson étaient essentiellement financiers
    et commerciaux. De manière spécifique, thompson était au plus intéressé
    par le marché russe, et comment ce marché pouvait-être influencé,
    diverti et capturé pour une exploitation post-guerre par le ou les
    consortiums de Wall Street. Thompson voyait certainement l’Allemagne
    comme un ennemi, mais moins un ennemi politique qu’un ennemi économique
    ou commercial. L’industrie et la banque allemandes étaient les vrais
    ennemis. Pour contre-carrer l’Allemagne, Thompson était prêt à mettre de
    l’argent sur tout véhicule politique qui pourrait paeachever cet
    objectif. En d’autres ternes, Thompson était un impérialiste américain
    qui se battait contre l’impérialisme allemand et cette lutte fut
    finement reconnue et exploitée par Lénine et Trotsky. [...]

    [...] En bref, derrière et sous les aspects militaires, diplomatiques
    et politiques de la première guerre mondiale, il y avait une autre
    bataille faisant rage, à savoir, des manœuvres pour le pouvoir
    économique mondial qui émergera des opérateurs internationaux qui auront
    suffisemment de muscles et d’influence.

    Thompson n’était pas un bolchévique, il n’était même pas
    pro-bolchévique; il n’était pas non plus pro-Kerensky, ni même
    pro-américain. La motivation ultime et débordante était la capture du
    marché russe dans l’après-guerre. Ceci était un objectif commercial et
    non pas politique. L’idéologie pouvait faire tanguer les
    révolutionnaires comme Kerensky, Trotsky, Lénine et consorts, mais pas
    les financiers.

    Thompson retourne aux Etats-Unis

    Thompson retourna donc ensuite aux Etats-Unis et en fit le tour avec
    une plaidoirie de reconnaissance publique des Soviets. Dans un discours
    qu’il fît au rocky Mountain club de New York en Janvier 1918, Thompson
    appela à l’assistance du gouvernement bolchévique émergent et
    s’adressant à une audience essentiellement de la côte ouest, évoqua
    l’esprit des pioniers américains… Pour ceux qui étaient dans l’audience,
    nous ne savons pas ce qu’ils en pensèrent, quoi qu’il en soit personne
    ne défia sa position. L’orateur était un directeur respecté de la banque
    de la réserve fédérale de New York, un homme d’affaire
    multi-millionnaires s’étant fait tout seul et n’était pas connu pour
    être “rose” (NdT: rosy en anglais est un terme péjoratif désignant les
    socialistes)…

    Pendant que Wall Street se demandait s’il avait tourné bolchévique;
    Thompson trouva une certaine sympathie au sein de la communauté des
    directeurs de la banque de la réserve fédérale de New York. Le
    co-directeur W. L. Saunders, président de l’Ingersoll-Rand Corporation
    et un des directeurs de la banque de la réserve fédérale écivit au
    président Wilson le 17 Octobre 1918, faisant état de sa “sympathie pour
    la forme de gouvernement soviétique”, tout en réfutant en mème temps
    tout motif ultérieur tel que “se préparer maintenant pour avoir le
    marché mondial après la guerre” [...]

    [...] Par leur influence politique, il pourrait manipuler le pouvoir
    de police de l’état afin de pouvoir faire ce dont ils avaient été
    incapables de faire, ou ce qui coûtait trop d’argent à faire faire sous
    le régime de l’entreprise privée. En d’autres termes, le pouvoir
    coercitif de l’état était le moyen de maintenir un monopole privé. Ceci
    était exactement ce que Frederick Howe avait proposé. L’idée d’une
    Russie centralisée à l’économie planifiée, quand on y pense: un
    gigantesque monopole ! Thompson, ses amis et autre directeur, tenaient
    la corde en contrôlant ceux qui géraient l’opération.

    Les ambassadeurs officieux: Robins, Lockhart et Sadoul

    Les bolchéviques de leur côté évaluèrent correctement le manque de
    sympathie par les représentants à Pétrograde des trois puissances
    majeurs occidentales: les EtatsUnis, La Grande-Bretagne et la France.
    Les Etats-Unis étaient représentés par l’ambassadeur Francis qui ne
    masquait aucunement son manque de sympathie pour la révolution. La
    grande-Bretagne était représentée par Sir James Buchanan, qui avait des
    liens étroits avec la monarchie tsariste et était suspecté d’avoir quand
    mème aidé la phase Kerensky de la révolution. La France était
    représentée par l’ambassadeur Paléologue, ouvertement anti-bolchévique.
    Au d´´but de 1918, trois autres personnages firent leur apparition et
    devinrent les représentants de facto de ces pays occidentaux en poussant
    vers la sortie les officiels reconnus les représentant.

    Raymond Robins prit les commandes de la mission de la CR américaine
    après le dédpart de Thompson au début D´´cembre 1917 mais se concentra
    plus sur des matières politiques et économiques que sur d’obtenir de
    l’assistance et de l’aide pour une Russie minée ar la pauvreté… En
    Janvier 1918, Robins câbla Thompson alors à New York:

    “Le gouvernement soviétique plus fort aujourd’hui que jamais
    auparavant. Son autorité et son pouvoir ont été grandement consolidés
    par la dissolution de l’assemblée constituante… Je ne peux pas assez
    insister sur l’importance de la reconnaissance rapide de l’autorité
    bolchévique… Sisson approuve ce texte et vous demande de montrer ce
    câble à Creel. Thacher et Wardwell sont d’accord.”

    Plus tard durant l’année 1918, à son retour aux WEtats-Unis, Robins
    soumit un rapport au secrétaire d’état Lansing contenant ce paragraphe
    d’ouverture:

    “Coopération économique américaine avec la Russie; la Russie
    accueillera a bras ouverts l’assistance américaine dans la
    reconstruction économique”.


    Les efforts persistants de Robins pour la cause bolchévique lui donna
    un certain prestige damns le camp bolchévique, voire même peut-être
    quelqu’influence politique[...]

    [...] Des documents dans les archives du bureau soviétique de New
    York saisis par le comité Lusk en 1919 confirment qu’à la fois Robins et
    sa femme étaient associés de manière proche aux activités des
    bolvhéviques aux Etats-Unis et avec la formation du bureau soviétique à
    New York.

    Le gouvernement britannique étavbliit une relation officieuse avec le
    régime bolchévique en envoyant en Russie un jeune agent parlant le
    russe, Bruce Lockhart. Lockhart était en fait la contre-partie
    britannique de Robins, mais au contraire de Robins, Lockhart avait des
    contacts directs avec son ministère des affaires étrangères. Lockhart ne
    fut pas choisi par le secrétaire aux affaires étrangères ou le
    ministère, tous deux furent choqués de sa nomination. D’après Richard
    Ullman, Lockhart “a été sélectionné pour sa mission par Milner et Lloyd
    George eux-mêmes…” “Maxime Litvinov, agissant comme représentant
    officieux soviétique à Londres, écrivit à Lockhart une lettre
    d’introduction auprès de Trotsky, dans cete lettre, il nommait l’agent
    britannique comme ‘étant un très honnête homme qui comprend notre
    position et sympathise avec nous et notre cause.” [...]

    [...] D’après Lockhart, le directeur de banque socaliste Milner était
    un homme qui lui inspirait “la plus grande affection et reconnaissance
    du héros”. Lockhart se souvient comment Milner sponsorisa
    personnellement sa nomination pour sa mission en Russie, poussa jusqu’au
    niveau du ministère et après sa nomination, parla presque
    quotidiennement avec Lockhart. Tout en ouvrant la voie pour la
    reconnaissance des bolchéviques, Milner fit aussi la promotion du
    soutien financier de leurs opposants dans le sud de la Russie et
    ailleurs, tout comme le fit Morgan depuis New York. Cette politique à
    double-face est consistante avec la thèse qui veut que le modus operandi
    des internationalistes politisés, tels Milner et Thompson, était de
    placer de l’argent public sur quelque cheval révolutionnaire ou
    contre-révolutionnaire que ce soit qui avait des allures de gagner la
    partie. Les internationalistes bien sûr clâmant les bénéfices
    subséquents. L’indice réside peut-être dans cete observation de Lockhart
    qui disait que Milner était un homme qui “croyait en l’état hautement
    organisé.”

    Le gouvernement français appointa un supporteur encore plus évident
    des bolchéviques en la personne de Jacques Sadoul, un vieil ami
    personnel de Trotsky.

    En résumé, les gouvernements alliés neutralisèrent leurs propres
    représentanrs diplomatiques à Pétrograde et les remplacèrent par des
    agents officieux plus ou moins sympathiques à la cause bolchévique.

    Les rapports de ces ambassadeurs officieux furent en contraste direct
    avec les demandes d’aide adressées à l’occident depuis l’intérieur de
    la Russie. Maxime Gorky protesta contre la trahison des idéaux
    révolutionnaires par le groupe Lénine-Trotsky, qui imposa une poigne
    policière de fer et fit de la Russie un état policier [...]

    [...] Ainsi, même dans les premiers jours de 1918, la trahison subie
    par la révolution libertiare a été notée par des observateurs pertinents
    comme Maxime Gorky et De Witt C. Poole. La démission de Poole (NdT:
    diplomate américain chargé d’affaire à Archange en Russie) choqua le
    département d’état qui émit “la plus grande réticence quant à votre
    décision de démissionner”…

    Ainsi les gouvernements alliés non seulement neutralisèrent leurs
    propres représentants gouvernementaux, mais les Etats-Unis ignorèremt
    même les supplications à l’intérieur et à l’extérieur de Russie pour
    arrêter le soutien aux bolchéviques. Le soutien influent pour les
    Soviets vint lourdement du secteur financier de New York (très peu de
    soutien émana des révolutionnaires américains intra-muros), et surtout
    de l’Americain International Corporation, une firme contrôlée par les
    intérêts de Morgan.

    Exporter la révolution: Jacob H. Rubin

    Nous sommes maintenant dans la position de comparer deux cas, pas les
    seuls du reste, dans lesquels les citoyens américains Jacob Rubin et
    Robert Minor assistèrent à l’exportation de la révolution vers l’Europe
    et d’autres parties de la Russie.

    Jacob Rubin était un banquier qui de ses propres mots “aida à former
    le gouvernement soviétique d’Odessa.” Rubin était le président,
    trésorier et secrétaire de Rubin Brothers au 19 west 34 street, New York
    city. En 1917, il était associé avec l’Union Bank of Milwaukee et la
    Provident Loan Society de New York. Les administrateurs de la société
    Provident Loan incluent des personnes mentionnées autre part comme ayant
    des connexions avec la révolution bolchévique: P.A Rockefeller,
    Mortimer L. Schiff and James Speyer.

    [...] Rubin de l’Union Bank of Milwaukee était à Odessa et désirait
    rester avec les bolchéviques: “Rubin ne désire pas partir, il a offert
    ses services aux bolchéviques et apparemment sympathise avec eux.”

    Bien que sachant qu’il a été arrêté comme espion par le gouvernement
    de Denikin en Russie du sud, nous n’en sauraons guère plus sur Rubin.
    Par contre, nous en savons bien plus sur Robert Minor, qui fut pris la
    main dans le sac et relâché par un mécanisme réminiscent de la
    lib´ration de Trotsky d’un camp de prisoniers de guerre à Halifax.

    Exporter la révolution: Robert Minor

    Le travail de la propagande bolchévique en Allemagne, financé et
    organisé par William B. Thompson et Raymond Robin était fait sur le
    terrain par des citoyens américains sous la supervision du Commisssariat
    populaire aux affaires étrangères de Trotsky:

    Une des première inovations de Trotsky dans le bureau des affaires
    étrangères a été d’instituer un bureau de presse sous Karl Radek et un
    bureau de la propafgande révolutionnaire internationale sous Boris
    Reinstein; la totalité de la puissance de ces entités de pouvoir fut
    tournée contre l’armée allemande [...]

    [...] Robert Minor était un exécurant du bureau de la propagande de
    Reinstein… Il était un dessinateur pamphlétaire de talent et un
    socialiste. Il quitta son texas naal pour venir à l’Est. Certaines de
    ses contributions parurent dans “Masses”, un journal pro-bolchévique. En
    1918, Minor était dessinateur au Philadelphia Public Ledger. Il quitta
    New York en Mars 1918 afin de reporter sur la révolution bolchévique
    [...]

    Organisation du travail pour la propagande étrangère en 1918

    Commissariat Populaire aux Affaires Étrangères ==> Trotsky

    Bureau de Presse ==> Radek

    Bureau de la propagande révolutionnaire internationale ==> Reinstein

    Agents / Exécutifs de terrain:

    - John Reed

    - Louis Bryant

    - Albert Rhys

    - Williams

    - Robert Minor

    - Philip Price

    - Jacques Sadoul

    En Novembre 1918, Minor et Price quittèrent la Russie et allèrent en
    Allemagne. Leurs produits de propagande furent utilisés pour la première
    fois sur le front russe de Mourman: des pamphlets furent làchés par
    avion sur les troupes britannique, française et américaine…

    [...] Le 8 Juin 1919, Minor fut arrêté à Paris par la police
    française et rendu aux autorités militaires américaines à Koblenz; en
    même temps, les spartakistes allemands furent arrêtés par les autorités
    britanniques dans les environs de Cologne. Subséquemment, les
    spartakistes furent condamnés pour conspiration, sédition et cause de
    mutinerie parmi les troupes alliées; Price fut arrêté, mais comme Minor,
    rapidement relâché [...]

    [...] pour résumer, nous avons vu que le directeur de la banque de la
    réserve fédérale de New York William Boyce Thompson était actif à
    promouvoir les intérêts bolchéviques de plusieurs façons: production
    d’une propagande en russe, financement des opérations bolchéviques,
    discours, organisation (avec Robins) d’une mission révolutionnaire
    bolchévique en Allemafgne (mouvement spartakiste) et peut-être en France
    et avec l’associé de Morgan, Lamont, influence Lloyd George et le
    cabinet de guerre britannique afin de changer la politique britannique.
    De plus Raymond Robins fut cité par les autorités gouvernementales
    françaises pour avoir organiser les bolchéviques russes pour la
    révolution allemande. Nous savons que Robins travaillait au grand jour
    pour les intérêts soviétiques en Russie et aux Etats-Unis. Finalement,
    nous trouvons que Robert Minor, un des propagandistes utilisés dans les
    programmes de Thompson, fur relâché en des circonstances qui suggèrent
    une intervention au plus haut niveau du gouvernement américain.

    De manière évidente, ceci n’est qu’une partie d’un puzzle bien plus
    grand. Ceci ne représente pas une chaînes d’évènement s’étant produits
    par le plus pur des hasard. Ils constituent une suite logique et
    cohérente d’évènements sur plusieurs années. Ils suggèrent la mise en
    place d’une influence puissante aux sommets de plusieurs gouvernements.


    http://resistance71.wordpress.com/2011/12/19/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-revolution-bolchevique-professeur-antony-sutton-2eme-partie/
    paralleye
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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:49

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la révolution bolchévique (Professeur Antony Sutton)… 3ème partie.




    Antony C. Sutton “Wall Street et la révolution bolchévique” ~ 3ème partie ~

    **Traduit de l’anglais par Résistance 71 **

    1ère partie

    2ème partie

    4ème et dernière partie

    = = =

    Chapitre 7

    Les Bolchéviques retournent à New York

    “Martens est bien sous les feux de la rampe. Il ne fait aucun doute
    de sa connexion avec la Guaranty Trust Company. Néanmoins, il est très
    surprenant qu’une entreprise aussi grosse et influente ait des rapports
    d’affaires avec le régime bolchévique.”

    ~Rapport de renseignement de Scotland Yard, Londres, 1919~

    Après les succès initaux de la révolution, les soviétiques ne
    perdirent pas de temps pour essayer d’établir des relations
    diplomatiques aux Etats-Unis par leurs officine de propagande et
    d’anciens résidents. En Juin 1918, le consul américain de Harbin câbla
    Washington: “Albert R. Williams, détenteur du passeport 52 913 du 15 Mai
    1917 désire se rendre aux Etats-Unis pour établir un bureau
    d’information pour le gouvernment des soviets pour lequel il a autorité
    écrite. Dois-je autoriser le visa?”

    Washington refusa la délivrance du visa et Williams échoua dans sa
    tentative d’établir le bureau d’information. Il fut suivi par Alexander
    Nyberg (alias Santeri Nuorteva) un ancien immigrant finlandais aux
    Etats-Unis en 1912, qui devînt le premier représentant des soviets aux
    Etats-Unis. Nyberg était un propagandiste actif [...]

    Raid sur le bureau soviétique de New York

    Alexander Nyberg (Nuorteva) fut ensuite remplacé par le bureau
    soviétique qui fut établi au début de 1919 dans le World Tower Building,
    110 West 40 street, New York city. Le bureau était dirigé par un
    citoyen allemand: Ludwig C.A.K Martens, qui est habituellement cité
    comme le premier ambassadeur de l’URSS aux Etats-Unis et qui jusqu’à
    cette époque, avait été le vice-président de Weinberg & Posner, une
    firme d’ingénierie localisée au 120 Brodway, New York city. Pourquoi le
    bureau et “l’ambassadeur” étaient-ils localisé à New York et non pas à
    Washington n’a pas été précisé, néanmoins cela suggère que le commerce
    plutôt que la diplomatie en était l’objectif principal. Le bureau lança
    un appel pour le commerce entre la Russie et les Etats-Unis. L’industrie
    était délabrée et la Russie avait grandement besoin de machinerie, de
    fournitures et matériaux pour les chemins de fer, de vêtements, de
    produits chimiques, de médicaments, en fait de tout ce qui peut-être
    utilisé dans une société moderne. En échange, les soviétiques offrirent
    de l’or et des matières premières. Le bureau procéda ensuite à rétablir
    des contrats avec des firmes américaines, ignorant le fait de l’embargo
    et de la non-reconnaissance de l’URSS. En même temps, il finançait le
    Parti Communiste des Etats-Unis naissant.

    Le 7 Mai 1919, le ministère des affaires étrangères américain
    torpilla l’intervention commercial établie par le bureau et répudia
    Ludwig Martens, le bureau soviétique et le gouvernement bolchévique de
    Russie. Cette claque officielle ne rebutta pas les chasseurs de contrats
    de l’industie américaine pour autant. Lorsque le bureau soviétique fut
    investi le 12 Juin 1919 par des représentants du comité Lusk de l’état
    de New York, des archives de lettres émanant et ayant été reçues par des
    hommes d’affaires américains, représentant prés de mille entreprises
    américaines, furent mises à jour. Le rapport spécial no5 (secret) du
    directorat du renseignement du ministère de l’intérieur britannique,
    émit par Scotland Yard, Londres le 14 Juillet 1919 et écrit par Basil H.
    Thompson, était fondé sur les archives saisies; le rapport nota:

    “… Un grand effort fut fait par Martens et ses associés pour attiser
    les intérêts des capitalistes américains et il y a de bonnes raisons de
    croire que le bureau avait reçu le soutien financier de quelques
    entreprises d’export russes, ainsi que par la Guarantee (sic) Trust
    Company, bien que cette firme ait réfuté toute allégation qu’elle aurait
    financé l’organisation de Martens.”

    Thompson nota que le loyer mensuel du bureau soviétique était de 300
    US$ et que les salaires des employés se montaient à environ 4 000 US$
    mensuels. Les fonds de Martens pour payer ces factures venaient en
    partie de courriers soviétiques, comme par exemple John Reed et Michael
    Gruzenberg, qui amenaient des diamants de Russie pour les vendre aux
    Etats-Unis et en partie d’entreprises américaines, incluant la Guaranty
    Trust Company de New York. Le rapport britannique résuma les archives
    saisies par les enquêteurs de la commission Lusk et ce résumé vaut la
    peine d’être cité dans son entièreté:

    1- Il y avait une intrigue se déroulant au moment où le président
    se rendit la première fois en France pour permettre à l’administration
    d’utiliser Nuorteva comme intermédiaire avec le gouvernement soviétique,
    avec une vision d’amener sa reconaissance par l’Amérique. Un projet
    d’amener le colonel House à cette idée fut tenté et il existe une longue
    et intéressante lettre de Frederick C. Howe sur laquelle la sympathie
    et le soutien de Nuorteva semmblait reposer. Il y a d’autres archives
    connectant Howe avec Martens et Nuorteva.

    2- Il y a un fichier de correspondance avec Eugene Debs.

    3- Une letttre d’Amos Pinchot à William Kent de la commission
    américaine des tarifs dans une enveloppe adressée au sénateur Lenroot,
    introduit Evans Clark “maintenant membre du bureau de la république
    soviétique de russie”. “Il veut parler avec vous de la reconnaissance de
    Kolchak et de l’établissement du blocus etc.”

    4- Un rapport de Felix Frankfurter daté du 27 Mai 1919 parle de campagne virulente vilifiant le gouvernement russe.

    5- Il y a une considérable correspondance entre un colonel et Mme
    Raymond Robbins (sic) et Nuorteva en 1918 et en 1919. En Juillet 1918,
    Mme Robbins a demandé à Nuorteva des articles pour “Life and Labour”,
    l’organe de presse de la ligue de commerce nationale des femmes. En
    Février et Mars 1919 Nuorteva essaya par l’intermédiaire de Robbins,
    d’être invité et de donner des preuves devant le comité Overman. Il
    voulait également que Robbins dénonce les documents de Sisson.

    6- Dans une lettre de la compagnie Jansen Cloth Products de New
    York à Nuorteva datée du 30 Mars 1918, E. Werner Knudsen dit qu’il
    comprend que Nuorteva a l’intention de faire des arrangements pour
    l’export de bien de consommation alimentaire par la Finlande et il offre
    ses services. Nous avons un dossier sur Knudsen, qui a passé des
    informations à et de l’Allemagne par le Mexique en rapport avec le fret
    de transport britannique.

    Ludwig Martens, contina le rapport du renseignement, était en contact
    avec tous les leaders de la “gauche” aux Etats-Unis, incluant John
    Reed, Ludwig Lore et Harry J. Boland, le rebelle irlandais. Une
    vigoureurse campagne contre Aleksandr Kolchak de Sibérie fut organisée
    par Martens. Le rapport conclut:

    “L’organisation de Martens est une arme puissante de soutien de la
    cause bolchévique aux Etats-Unis et il est assez proche des promoteurs
    de troubles politiques à travers tout le continent américain.”

    La liste de Scotland Yard des employés du bureau soviétique de New
    York coïncide assez bien avec une liste similaire du comité Lusk dont
    les archives se trouvent à Albany, New York, et qui sont aujourd’hui
    ouvertes à l’inspection publique. Il y a néanmoins une différence
    essentielle entre les deux listes: la liste britannique inclut le nom de
    “Julius Hammer”, alors qu’Hammer est omis du rapport de la commission
    Lusk. Le rapport britannique caractérise Julius Hammer comme suit:

    “Avec Julius Hammer, Martens a un véritable bolchévique et un ardent
    adhérent gauchiste, qui vint il y a peu de Russie. Il fut un des
    organisateurs du mouvement de gauche à New York et parle à des réunions
    sur la même plateforme que les leaders de gauche tels John Reed,
    Hourwich, Lore et Larkin.”

    Il existe une autre preuve du travail de Hammer pour les soviétiques.
    Une lettre de la Natinal City Bank de New York au ministère des
    finances américain établissant que des documents reçus par la banque de
    Martens furent “visées et certifiés conformes par un Dr. Julius Hammer
    en tant que faisant fonction de directeur du département fnancier du
    bureau soviétique.”

    La famille Hammer a eu des liens étroits avec la Russie et le régime
    soviétique à partir de 1917 jusqu’à maintenant (NdT: 1974). Armand
    Hammer peut aujourd’hui acquérir les contrats les plus lucratifs avec
    l’URSS. Jacob, le grand-père d’Armand Hammer et de Julius est né en
    Russie. Armand, Harry et Victor, fils de Julius, sont nés aux Etats-Unis
    et sont des citoyens américains. Victor fut un artiste connu; son fils,
    également prénommé Armand et sa petite-fille sont des citoyens
    soviétiques et résident en Union Soviétique. Armand Hammer est le
    président d’Occidental Petroleum Corporation et a un fils, Julian qui
    est le directeur de publication et de publicité pour Occidental
    Petroleum.

    Julius Hammer fut un membre important et un financier de la gauche
    socialiste. A la convention du parti socialiste de 1919, Hammer fut dans
    le comité directeur avec Bertram D. Wolfe et Benjamin Gitlow, ceci
    donna naissance au Parti Communiste des Etats-Unis.

    En 1920, Julius Hammer fut condamné à une peine de 3 ans et demi à la
    prison de Sing-Sing pour avortement criminel. Lénine suggèra, de
    manière justifiée, que “Julius fut emprisonné sur l’accusation d’avoir
    pratiqué des avortements illégaux, mais en fait surtout à cause de son
    communisme.” D’autres membres du Parti Communiste des Etats-Unis furent
    condamnés à des peines de prison pour sédition ou furent déportés vers
    l’URSS. Les représentants soviétiques aux Etats-Unis mirent tous leurs
    efforts pour faire libérer Julius et ses compagnons de parti, en vain.

    Un autre membre important du bureau soviétique était son
    assistant-secrétaire: Kenneth Durant, un ancien collaborateur du colonel
    House. En 1920, Durant fut identifié comme étant un messager soviétique
    [...]

    [...] Kenneth Durant qui faisait fonction de messager pour les
    transferts de fonds, était le trésorier du bureau soviétique et
    l’attaché de presse et éditeur de “Soviet Russia”, l’organe de presse
    officiel du bureau. Durant venait d’une bonne famille de Philadelphie.
    Il passa la plus grande partie de sa vie aux sercices des soviétiques,
    d’abord en charge de publicité au bureau soviétique puis de 1923 à 1944
    comme manageur de l’agence de presse soviétique Tass aux Etats-Unis. J-
    Edgar Hoover (NdT: le directeur de longue date du FBI) décrivit Durant
    comme “en permanence très actif pour les intérêts de Martens et du
    gouvernement soviétique.”

    Felix Frankfurter, qui devint plus tard juge à la cour suprême des
    Etats-Unis, était aussi important dans les dossiers du bureau
    soviétique. Une lettre de Frankfurter à l’agent soviétique Nuorteva est
    reproduite en Appendix 3 et suggère que Frankfurter avait une certaine
    influence dans le bureau.

    En bref, le bureau soviétique n’aurait pas pu avoir été établi sans
    une assistance d’influence au sein même des Etats-Unis. Une partie de
    cette assistance vint de relations très spécifiques du personnel du
    bureau soviétique et une autre partie de firmes commerciales hors du
    bureau, firmes qui étaient réticentes à ce que leur soutien soit une
    affaire publique.

    Les alliés industriels du bureau

    [...] La commission Lusk enregistre ceci à propos des autres firmes
    mentionnées par Martens et Heller: Standard Oil, non listée; Armour
    & Co, Meatpackers, listée comme “Armour Leather” et “Armour &
    Co, Union Stock Yards, Chicago”; Morris Go, Meatpackakers est listée en
    page 13, cudahy, litée en page 6; American Steel Export, Co, listée en
    page 2 a offert de commercer avec l’URSS; Lehigh Machine and Co, non
    listée; Adrian Knitting, listée en page 1; International Harvester Co,
    listée en page 11; Aluminium goods Manufacturing Co, listée en page 1;
    Aluminioun Company of Amreica, non listée, American Car and Foundry
    Export, sous “American Car Co”…

    Brièvement, les dires de Heller et Martens en rapport avec leurs
    contacts nombreux et variés au sein de certaines firmes américaines
    étaient tout à fait corroborées par les dossiers du bureau soviétique.
    D’un autre côté et pour des raisons qui leur sont propres, ces
    entreprises n’ont pas voulu confirmer leurs activités.

    Les banquiers européens et les bolchéviques

    En plus de la Guaranty Trust et du banquier privé Boissevain de New
    York, quelques banquiers européens donnèrent de l’aide directe pour
    maintenir et étendre la main mise bolchévique sur le pouvoir en Russie
    [...]

    [...] Le plus intéressant de ces banquiers européens qui opéraient
    pour le compte des bolchéviques était Gregory Benenson, ancien président
    de la Russian and English Bank de Pétrograde, une banque qui avait dans
    son comité directeur Lord Balfour (secrétaire d’état aux affaires
    étrangères britanniques) et Sir I.M.H. Amory, ainsi que S.H. Cripps et
    H. Guedalla. Benenson voyagea à Pétrograde après la révolution puis à
    Stockholm. Il vint, dit alors un officiel du ministère des affaires
    étrangères états-unien, “amenant à ma connaissance 10 millions de
    roubles avec lui et me les offrit à un prix fort pour l’utilisation en
    faveur de notre ambassafe Archange.” Benenson avait un arrangement avec
    les bolchéviques pour échanger 60 millions de rouble pour 1,5 millions
    de livres sterling [...]

    [...] Conséquemment, nous pouvons identifier un cycle d’assistance
    par les banquiers capitalistes en faveur de l’URSS. Quelques uns
    d’entr’eux étaient des Américains, d’autres des banquiers tsaristes qui
    étaient en exil et vivaient en Europe, et d’autres encore étaient
    européens. Leur objectif commun était le profit et non pas l’idéologie.

    Les aspects questionables du travail de ces “banquiers bolchéviques”
    comme ils furent appelés, proviennent du cadre des évènements
    contemporains à cette époque en Russie.

    En 1919, des troupes françaises, britanniques et américaines se
    battaient contre des troupes soviétiques dans le région de l’Archange.
    Dans une confrontation en Avril 1919, par exemple, les pertes
    américaines furent de 1 officier, cinq hommes tués et neuf manquant.
    Ainsi, à un moment donné en 1919, le général Tasker H. Bliss, le
    commandant des forces américaines d’Archange, renforça la déclaration
    des britanniques qui disaient que “faute de renforts urgent, les troupes
    alliés à Mourmansk et dans les districts d’Archange étaient en danger
    d’extermination”. Des renforts furent envoyés sous le commandement du
    brigadier général W.P. Richardson.

    En bref, alors que Guaranty Trust et des firmes américaines de
    premier plan prêtaient main forte à la création du bureau soviétique à
    New York, des troupes américaines étaient en conflit ouvert avec des
    troupes soviétiques dans le nord de la Russie. De plus, ces conflits
    furent rapportés quotidiennement dans les journaux tel le New York
    Times, qui furent lus de manière présumée par les banquiers et les
    hommes d’affaire à cette époque. De surcroi, comme nous le verrons dans
    le chapitre 10, les cercles financiers qui soutenaient le bureau
    soviétique à New York formèrent également à New York “l’United
    Americans”, une organisation violemment anti-communiste prédisant une
    révolution sanglante, une famine de masse et la panique totale dans les
    rues de New York.

    Chapitre 8

    120 Broadway, New York City

    “William B. Thompson, qui était à Pétrograde de Juillet à
    Novembre derniers, a fait une contribution personelle de 1 million de
    dollars aux bolchéviques avec pour but qu’ils répandent leur doctrine en
    Allemagne et en Autriche…”


    ~ Washington Post, le 2 Février 1918 ~

    En collectant le matériel historique pour écrire ce livre, une adresse dans la zone de Wall Street devint omni-présente, le 120 Broadway, New York City.
    Ce livre aurait pu être écrit en incorporant seulement les personnes,
    les firmes et les organisations dont l’adresse était 120 Broadway, New
    York City en 1917. Bien que cette méthode eut été un peu forcée et peu
    naturelle, cela n’aurait en fait exclu qu’un tout petit segment de
    l’histoire complète sur le sujet.

    Le bâtiment original du 120 Broadway fut détruit dans un incendie
    avant le première guerre mondiale. Par la suite, le bâtiment fut vendu à
    l’Equitable Office building Corporation, organisé par le général
    T.Coleman du Pont, président de la compagnie Du Pont de Nemours Powder.
    Un nouveau building fut achevé en 1915 et l’Equitable Life Insurance
    Company revint sur à son ancienne adresse [...]

    [...] Quoi qu’il en soit, en 1917, le 120 Broadway était connu comme
    étant le bâtiment d’Equitable Life Insurance. C’était un grand bâtiment
    mais pas le plus grand bâtiment administratif de New York loin s’en
    faut, il occuppait une zone d’un bloc complet sur Broadway et Pine et
    avait 34 étages. Le club des banquiers se situait au 34ème étage. La
    liste des membres en 1917, reflétait en fait l’implication américaine
    dans la révolution bolchévique et ce qui s’en suivît. Par exemple, le QG
    du deuxième district du système de la réserve fédérale, celui de la
    zone de New York, de loin le plus important de tous les districts de la
    réserve fédérale, était domicilié au 120 Broadway. Les bureaux de
    plusieurs directeurs de la banque de la réserve fédérale de New York et,
    le plus important l’American International Corporation (AIC), étaient
    aussi situés au 120 Broadway. Par contraste, Ludwig Martens, nommé par
    les soviétiques comme le premier “ambassadeur” bolchévique aux
    Etats-Unis et chef du bureau soviétique, était en 1917, le
    vice-président de Weinberg & Posner, domiciliée… au 120 Broadway,
    New York City.

    Cette concentration est-elle accidentelle ? La contiguité
    géographique a t’elle une quelconque signifiance ? Avant que de tenter
    de suggérer une réponse, nous nous devons de changer notre cadre de
    références et d’abandonner le spectre classique d’analyse politique
    gauche-droite.

    Avec un manque de perception quasi-unanime, le monde académique a
    décrit et analysé les relations politiques internationales dans le
    contexte d’un conflit perpétuel entre capitalisme et communisme et une
    adhérence rigide à ce concept marxiste a déformé l’histoire moderne. De
    temps en temps peut-on trouver quelques remarques incongrues stipulant
    que cette polarité est fallacieuse, mais ces remarques sont très vite
    balayées. Par exemple, le professeur en relations internationales de
    l’université de Georgetown, Carroll Quigley, a fait ce commentaire
    concernant la maison des Morgan:

    “Il y a plus de cinquante ans, la firme Morgan a décidé d’infiltrer
    les mouvements politiques de gauche aux Etats-Unis. Ceci fut
    relativement facile à faire, car ces groupes avaient grand besoin
    d’argent et voulaient une voix pour atteindre les gens. Wall Street leur
    donna les deux. Le but n’était pas de détruire, dominer ou récupérer…”

    Le commentaire du professeur Quigley, apparemment fondé sur une
    documentation confidentielle, a tous les ingrédients pour être une bombe
    historique si cela peut-être concrètement soutenu et prouvé. Nous
    suggérons que la firme Morgan a non seulement infiltré la gauche
    américaine, comme le nota Quigley, mais aussi la gauche étrangère, à
    savoir, le mouvement bolchévique et la troisième internationale. Plus
    avant, au travers d’amis dans le département d’état américain, les
    Morgan et leurs alliés financiers, particulièrement la famille
    Rockefeller, ont exercé une grosse influence sur les relations
    américano-soviétiques de la première guerre mondiale jusqu’à maintenant.
    La preuve présenté dans ce chapitre va suggérer que deux des véhicules
    opérationnels pour infiltrer ou influencer les mouvements
    révolutionnaires étrangers étaient domiciliés au 120 Broadway: le
    premier étant la banque de la réserve fédérale de New York, lourdement
    influencée par des cadres de chez Morgan, le second: l’American
    International Corporation, contrôlée par la firme Morgan. De plus, il y
    avait une interaction importante entre la banque de la réserve fédérale
    de New York et l’American International Corporation en la personne de
    C.A. Stone, président d’American International et aussi un des
    directeurs de la banque de la réserve fédérale.

    L’hypothèse apportée ici est que la concentration inhabituelle sur
    une même adresse était le reflet d’actions spécifiques entreprises par
    des firmes et des personnes spécifiques et que ces actions et évènements
    ne peuvent pas être analysés au sein de l’approche politique
    antagonistique classique de la “gauche contre la droite”.

    L’American International Corporation

    L’American International Corporation (ci-après nommée AIC) fut créée a
    New York le 22 Novembre 1915 par les intérêts de la maison Morgan,
    impliquant une participation majeure de la National City Bank de
    Stillman et des intértêts des Rockefeller. Le bureau principal de l’AIC
    était au 120 Broadway. La charte de la compagnie l’autorise à s’engager
    dans n’importe quel type de business, sauf la banque et les utilités
    publiques et ce dans quelque pays du monde que cela soit. La mission
    déclarée de la corporation était de développer des entreprises aux
    Etats-Unis et à l’étranger, d’étendre les activités américaines à
    l’étranger et de promouvoir les intértêts des banquiers americains et
    étrangers, des affaires et de l’ingénierie [...]

    [...] Dès 1916, les investissements d’AIC à l’étranger se chifraient à
    plus de 23 millions de dollars et en 1917 à plus de 27 millions. La
    compagnie établît des représentations à Londres, Paris, Buenos Aires et
    Pékin, ainsi qu’à Pétrograde en Russie. Moins de deux ans après sa
    création, AIC opérait à bonne échelle en Australie, Argentine, Uruguay,
    Paraguay, Colombie, Brésil, Chili, Chine, Japon, Inde, Ceylan, Italie,
    Suisse, France, Espagne, Cuba, Mexique et d’autres pays d’Amérique
    centrale [...]

    [...] AIC investît également dans United Fruit Company, qui était
    impliquée dans les révolutions d’Amérique centrale des années 1920 (NdT:
    plus tard dans les années 1950 l’American Fruit Company fut impliqué
    dans le renversement du régime démocratiquement élu du Guatémala pour
    sauvegarder leur monopole sur l’import export, la compagnie appartenait
    en partie aux frères Dulles dont l’un était le président de l’United
    Fruit et l’autre… Directeur de la CIA…) [...]

    [...] Les directeurs d’AIC en 1917 et quelques unes de leurs associations étaient:

    - J. Ogden Armour de Meatpacker de l’Armour & Co de
    Chicago, directeur de la Natonal City Bank de New York et mentionné par
    A.A. Heler en connexion avec le bureau soviétique.

    - George Johnson Balwin de Stone & Webster, 120 Broadway.
    Pendant la 1ère guerre mondiale, Baldwin ´´tait le président du comité
    directeur d’American International Shipbuilding (succursale de
    construction navale d’AIC), senior vice-président d’AIC, directeur de G.
    Amsinck (Von Pavenstedt d’Amstinck était le trésorier des affaires
    d’espionage allemandes aux Etats-Unis) et un administrateur de la
    fondation Carnegie (NdT: intérêts Rockefeller), qui finança le plan
    Marburg pour un socialisme international devant être contrôlé de
    derrière le rideau par la haute finance internatonale.

    - C. A. Coffin président de la General Electric (bureau
    directeur au 120 Broadway), président du comité de coopération de la
    Croix Rouge américaine.

    - W.E. Corey 814 Wall Street) directeur de l’American Bank Note
    Company, Mechanics and Metals Bank, Midvale Steel and Ordnance et le
    l’International Nickel Company; il devint plus tard le directeur de la
    National city Bank.

    - Robert Dollar magnat du transport de San Francisco, qui
    tentait d’importer les roubles or tsaristes au nom des soviétiques aux
    Etats-Unis en 1920, ceci en contravention des règlementation
    américaines.

    - Pierre S. duPont de la famille duPont

    - Philip A. S. Franklin directeur de la National City Bank

    - J.P. Grace directeur de la National City Bank

    - R.F. Herrick directeur de la New York Life Insurance, ancien
    président de l’association des banquiers américains, administrateur de
    la fondation Carnégie

    - Otto H. Kahn associé de Kuhn, Loeb. Le père de Kahn arriva en
    Amérique en 1848 “après avoir pris part dans la révolution avortée de
    cette année là.” D’après JH Thomas (socilaiste britannique financé par
    les soviétiques), “Otto Kahn regarde la lumière”.

    - H.W Pritchett administrateur de la fondation Carnégie

    - Percy A. Rockefeller fils de John D. Rockefeller, marié à Isabel, fille de J.A. Stillman de la National City Bank

    - John D. Ryan directeur des compagnies minières du cuivre, de la National City Bank et de Mechanics and Metals Bank

    - W.L. Saunders directeur de la banque de la réserve fédérale
    de New York, sise au 120 Broadway et chairman d’Ingersoll-Rand. D’après
    l’encyclopédie nationale (26:81): “Durant la guerre il fut un des
    conseillers les plus suivis du président des Etats-Unis.

    - J.A. Stillman président de la Natio al City Bank à la suite
    de son père (J. Stillman, chairman de NCB), qui mourut en Mars 1918.

    - C.A. Stone Directeur de la banque fédérale de New York
    (1920-22), sise 120 Broadway, chairman de Stone & Webster, sise 120
    Broadway, président (1916-23) d’AIC, sise 120 Broadway.

    - T.N. Vail président de la NCB de Troy, New York

    - F.A. Vanderlip président de la NCB

    - E.S. webster de Stone & Webster, sise au 120 Broadway

    - A.H. Wiggin directeur de la banque de la réserve fédérale de New York dans les années 1930.

    - Beckman Winthrope directeur de la NCB

    - William Woodward directeur de al banque de la réserve
    fédérale de New york, sise 120 Broadway et de la Hanover National Bank.

    L’intrication des 22 directeurs d’AIC avec d’autres institutions est
    très significatif. La National City Bank (NCB) n’avait pas moins de dix
    directeurs dans le comité directeur d’AIC; Stillman de la NCB était à
    cette époque un intermédiaire entre les intérêts des Rockefeller et des
    Morgan, et les intétêts des Rockefeller et des Morgan étaient
    représentés directement dans l’AIC. Kuhn, Loeb et les duPont avec
    chacune un directeur; Stone & Webster en avait trois. Pas moins de 4
    directeurs d’AIC (Saunders, Stone, Wiggin et Woodward) étaient ou
    furent plus tard directeur de la banque de la réserve fédérale de New
    York. Nous avons vu dans un chapitre précédent que William Boyce
    Thompson, qui contribua au financement et à donner son prestige à la
    révolution bolchévique, était aussi un directeur de la banque de la
    réserve fédérale de New York. Le directorat de la banque de la réserve
    fédérale de New York ne comprenait que neuf directeurs.

    L’influence d’AIC sur la révolution

    Après avoir identifé les directeurs d’AIC, nous devons maintenant identifier leur influence révolutionnaire [...]

    [...] Alors que les bolchéviques n’avaient qu’un contrôle précaire de
    la Russie et furent en fait très près de perdre au printemps 1918,
    William Franklin Sands (secrétaire exécutif d’AIC) écrivit que déjà
    (janvier 1918) les Etats-Unis avaient trop retardé la reconnaissance de
    Trotsky. Il ajouta même: “quelque soit le terrain perdu, il doit être
    regagné maintenant même au prix d’un triomphe quel que peu personnel
    pour Trotsky.”

    Les entreprises sises ou proches du 120 Brooadway:

    - AIC: 120 broadway

    - National City Bank: 55 Wall Street

    - Bankers Trust Co Bldg: 14 Wall Sreet

    - New York Stock Exchange (NYSE): 13 Wall Street/12 Broadway

    - Morgan Building: angle Wall Street et Broadway

    - Banque de la réserve fédérale de New York: 120 Broadway

    - Equitable Building: 120 Broadway

    - Bankers Club: 120 Broadway

    - Simpson, Thather & Barlett: 62 cedar Street

    - William boyce Thompson: 14 Wall Street

    - Hazen, whipple & Fuller: 42ème rue

    - Chase National Bank: 57 Broadway

    - McCann and Co: 57 Broadway

    - Stetson, Jennings & Russel: 15 Broad Street

    - Guggenhein Exploration: 120 Broadway

    - Weingerb & Posner: 120 Broadway

    - Bureau soviétique: 110 Ouest, 40ème rue

    - John McGregor Grant Co; 120 Broadway

    - Stone & Webster: 120 Broadway

    - General Electric Co: 120 Broadway

    - Morris Plan of NY: 120 Broadway

    - Sinclair Gulf Corp. 120 Broadway

    - Guaranty Securities: 120 Braodway

    - Guaranty Trust: 140 Broadway

    Sands élabore ensuite la manière par laquelle les Etats-Unis
    pourraient regagner le temps perdu et met en parallèle la révolution
    bolchévique et “notre révolution” pour conclure: “J’ai beaucoup de
    raisons de croire que les plans du gouvernement pour la Russie vont
    recevoir tout le soutien possible de la part du congrès ainsi que la
    reconnaissance affective et sincère de l’opinion publique américaine.”

    En bref, Sands, secrétaire exécutif d’une corporation dont les
    directeurs étaient parmi les plus prestigieux de Wall Street, donna son
    soutien emphatique aux bolchéviques et à leur révolution et ce dans
    l’intervalle de quelques semaines après que la révolution ait débuté. En
    tant qu’un des directeurs de la banque de la réserve fédérale de New
    York, Sands venait juste de contribuer de la somme de un million de
    dollars envers les bolchéviques. Un tel soutien des bolchéviques par les
    intérêts banquiers est au moins consistant. De plus Sands était un
    homme qui avait des contacts peu commun au sein du département d’état
    américain.

    La carrière de Sands s’est alternée entre Wall Street et le
    département d’état de la fin du XIXème au début du XXème siècle, période
    durant laquelle il tînt plusieurs postes diplomatiques de haute
    importance. En 1910 il rejoignit la firme banquaire de James Speyer pour
    négocier les emprunts de l’Equateur… Il alla en Russie en 1916 pour un
    “travail avec la Croix Rouge”, en fait une mission de deux personnes
    avec Basil Miles; il retourna aux Etats-Unis pour rejoindre l’AIC.

    En 1918, Sands devint le récipiendaire de certains “traités secrets”
    russes. Il fut un courrier et eut accès à certains documents avant le
    département d’état [...]

    [..] Mis à part la question du pourquoi un citoyen privé aurait pu
    porter des traités secrets russes et la question du contenu de ces
    traités (probablement une version antérieure des “documents Sisson”),
    nous pouvons au moins en déduire que le secrétaire exécutif de l’AIC
    voyagea de Pétrograde à Stockholm à la fin de 1917 et devait être en
    fait un citoyen privilégié et influent pour avoir accès à ces traités en
    première main.

    Quelques mois plus tard, le 1er Juillet 1918, Sands écrivit au
    ministre des finances (NdT: secrétaire au trésor aux Etats-Unis) McAdoo
    suggérant la création d’une commission pour “une assistance économique
    de la Russie” … Sands avait l’évidente intention d’inclure le 120
    Broadway dans toute exploitation commerciale de la Russie [...]

    La Banque de la Réserve Fédérale de New York

    [...] En 1917, les trois directeurs de classe A de la banque étaient:
    Franklin D. Locke, William Woodward et Robert H. Treman. William
    Woodward était un directeur de l’AIC (120 Broadway) et de la Hanover
    National Bank contrôlée par les intérêts Rockefeller. Ni Locke, ni
    Treman ont eu quoi que ce soit à faire avec notre affaire ici présentée.
    Les trois directeurs de la classe B en 1917 étaient: William Boyce
    Thompson, Henry R. Towne et Leslie R. Palmer. Nous avons déjà notifié la
    participation fnancière substantielle de Thompson à la cause
    bolchévique. Henry Towne était le chairman du comité directeur de Morris
    Plan de New York, sise au 120 Broadway, son siège fut pris par la suite
    par Charles Stone de l’AIC (120 Broadway) et de Stone & Webster
    (120 Broadway). Leslie R. Palmer n’a rien à faire dans notre histoire.
    Les trois directeurs de classe C de la banque de la réserve fédérale en
    1917 étaient: Pierre Jay, W.L Saunders et Georger Foster Peabody. Nous
    ne savons rien de Pierre Jay, mis à part que son bureau était au 120
    Broadway… William Laurence Saunders lui, était un directeur de l’AIC et a
    publiquement avoué sa sympathie pour les bolchéviques comme nous
    l’avons vu ultérieurement, l’avouant même dans une lettre au président
    des Etats-Unis Woodrow Wilson. George Peabody était un socialiste actif.

    En bref, des neuf directeurs de la banque, quatre étaient
    physiquement présents au 120 Broadway et deux étaient directement
    connectés avec l’AIC. Au moins quatre membres de comité de direction de
    l’AIC ont été à un moment ou à un autre des directeurs de la banque de
    la réserve fédérale de New York. Nous pourrions établir que tout ceci a
    une signification importante, mais regardez-le comme n’étant pas d’un
    intérêt vital.

    Le consortium industriel américano-russe

    La proposition de William Franklin Sands de créer une commission
    économique pour la Russie ne fut pas adoptée. Au lieu de cela, un groupe
    d’industriels, sis au 120 Broadway forma le consortium industriel
    américano-russe pour développer et parainer ces opportunités. Le soutien
    financier de cette nouvelle entreprise vint de Guggenheim Brothers,
    sise au 120 Broadway, anciennement associée avec William boyce Thompson
    (Guggenheim contrôlait American Smelting and Refining et les compagnies
    du cuivre de Kennecott et d’Utah), de Harry F. Sinclair, président de la
    Sinclair Gulf Corp, sise également au 120 Broadway et de James White de
    J.G. White Engineering Corp, sise 43 Exchange Place, l’adresse du
    consortium industriel américano-russe.

    Nous pouvons conclure ici que les intérêts de Wall Street avaient une
    idée bien définie de la manière selon laquelle le nouveau marché russe
    se devait d’être exploité. L’assistance et les conseils donnés aux
    bolchéviques par les parties intéressées de Washington et d’ailleurs ne
    restèrent pas sans récompense.

    John Reed: un révolutionnaire de l’establishment

    Une relation particulière de l’AIC avec le ministère des affaires
    étrangères, fut sa relation intime, que l’AIC appelait elle-même “le
    contrôle”, avec un bolchévique connu en la personne de John Reed. Reed
    était un écrivain prolifique, abondamment lu, à l’époque de la première
    guerre mondiale et qui contribua à écrire pour la revue “Masses”
    enclines à suivre les idées bolchéviques et pour le journal contrôlé par
    la firme Morgan: le “Metropolitan”…

    Après la révolution, Reed devint un membre du comité exécutif de la
    troisième internationale. Il mourut du typhus en Russie en 1920.

    L’opportunité cruciale qui se présente ici ne sont pas les activités
    pro-bolchéviques de Reed bien connues, mais comment Reed avait la pleine
    confiance de Lénine (qui déclara à propos du livre de Reed “Les dix
    jours qui firent trembler le monde”: “Voici un livre que je désirerai
    voir publié en millions d’exemplaires et traduit en toutes les langues”,
    qu’il était un membre de la troisième internationale et qui possédait
    un laisser-passer du Comité Militaire Révolutionnaire (no 955, issus le
    16 Novembre 1917), ce qui lui donnait accès à tout moment au Smolny
    Institute, le QG révolutionnaire, en tant que représentant de la “presse
    socialiste américaine”, il était aussi, malgré tout cela, une
    marionnette sous le contrôle de la firme Morgan et de ses intérêts
    financiers à travers l’AIC. Une preuve documenté existe de ce conflit
    (voir l’appendix 3 de ce livre).

    [...] Le biographe de Reed Granville Hicks a suggéré dans son livre
    “John Reed”, qu’ “il était le porte-parole des bolchéviques aux
    Etats-Unis”. D’un autre côté, son soutien fnancier de 1913 à 1917 venait
    de manière quasi totale du “Metropolitan”, propriété de Harry Payme
    Whitney, un directeur de la Guaranty Trust, une institution citée dans
    chaque chapitre de ce livre et aussi du banquier privé new-yorkais et
    commerçant Eugene Boissevain, qui faisait parvenir des fonds à Reed soit
    directement, soit par le biais de la publication pro-bolchévique
    “Masses”.

    En d’autres termes, le soutien fnancier de Reed venait de deux
    sources supposées être concurrentes dans le spectre politique [...]

    [...] Une troisième catégorie de financement se doit d’être également
    mentionnée: Reed reçût des fonds mineurs et apparemment non connectés
    du commissaire de la Croix Rouge américaine de Pétrograde Raymond
    Robins. Il recevait également de l’argent pour des articles publiés dans
    d’autres journaux et des droits d’auteur de ses livres. Il n’y a pas de
    traces des sommes reçues pour cela.

    John Reed et le magazine Metropolitan

    [...] En 1915, John Reed fut arrêté en Russie par les autorités tsaristes et le Metropolitan intervint auprès du ministère des affaires étrangères en soutien de Reed [...]

    [...] Une hypothèse qui cadre d’autres preuves concernant Wall Street
    et la révolution bolchévique est que John Reed était de fait un afgent
    des intérêts de la maison des Morgan, probablement qu’à moitié averti de
    son double rôle et que ses écrits anti-capitalistes maintenaient la
    validité que tous les capitalistes sont en perpétuelle guerre contre les
    socialistes révolutionnaires. Carroll Quigley, comme nous l’avons déjà
    noté, a rapporté que les intérêts de la maison Morgan soutenaient les
    organisations révolutionnaires domestiques et les écrits
    anti-capitalistes; de plus nous avons présenté dans ce chapitre des
    preuves documentées irréfutables (NdT: voir à cet effet et pour tous les
    chapitres, les notes de fin qui référencient touts les documents ayant
    servi de preuves et de documentation pour la rédaction du livre, ils
    sont légions et beaucoup proviennent des archives du ministère des
    affaires étrangères américain), que les intérêts des Morgan affectaient
    également le contrôle d’un agent soviétique, intercédant en sa faveur
    et, de manière encore plus importantes, intervenant de manière générale
    en faveur des intérêts soviétiques auprès du gouvernement américain. Ces
    activités étaient concentrées à une seule adresse: 120 Broadway, New
    York City.

    Chapitre 9

    La Guaranty Trust va en Russie

    “Le gouvernement soviétique désire que la Guarantee (sic) Trust
    Company devienne l’agent fiscal des Etats-Unis pour toutes les
    opérations soviétiques et envisage un achat américain de la Eestibank
    avec pour but de relier les fortunes soviétiques avec les intérêts
    financiers américains.”

    (William H. Coombs, rapportant à l’ambassade américaine de Londres le
    1er Juin 1920 (archive décimale du département d’état américain,
    861.51/752 – Note: Eestibank était une banque estonienne)

    En 1918, les soviétiques devaient faire face à un grand nombre de
    problèmes à la fois intérieurs et extérieurs. Ils n’occupaient qu’une
    petite fraction de la Russie. Pour avoir raison du reste du pays, ils
    avaient besoins d’armes venant de l’étranger, d’importations de
    nourritures, de soutien financier extérieur, d’une reconnaissance
    diplomatique et par dessus tout, de commerce avec l’extérieur. Pour
    gagner la reconnaissance de l’étranger et le commerce attenant, les
    soviétiques avaient besoin en premier lieu d’une représentation en pays
    étranger; cette représentation à son tour, demandait un financement par
    de l’or ou des devises étrangères. Comme nous l’avons déjà vu, la
    première étape fut d’établir un bureau soviétique à New York sous
    l’égide de Ludwig Martens. En même temps eurent lieu les efforts de
    transferts de fonds aux Etats-Unis et en Europe pour les achats de biens
    de consommations et autres. Puis, une influence fut exercée aux
    Etats-Unis pour gagner la reconnaissance de l’URSS et d’obtenir les
    licences d’exportation n´´cessaires afin d’exporter des marchandises
    vers la Russie.

    Les banquiers et les avocats de New York apportèrent une assistance
    signifiante, voire dans quelques cas, critique, pour chacune de ces
    tâches. Quand le professeur George. V. Lomonosov, l’expert technique du
    bureau soviétique, avait besoin de transférer des fonds d’un agent en
    chef de Scandinavie, un avocat important de Wall Street vint l’assister,
    en utilisant des réseaux officiels du ministère des affaires étrangères
    et le faisant fonction de ministre des affaires étrangères comme
    intermédiaires. Quand de l’or devait être transféré aux Etats-Unis,
    c’était AIC, Kuhn, Loeb & Co et la Guaranty Trust qui en faisaient
    la demande et utilisaient leur influence à Washington pour faciliter les
    opérations. Et quand vint le temps de la reconnaissance, on trouva les
    firmes américaines plaidant au congrès et devant le public américain
    pour endorser le régime soviétique.

    Le lecteur ne doit pas hâtivement penser d’après ces faits que Wall
    Street était rouge (comme le laisse deviner le dessin pamphlétaire mis
    en exergue au début de l’ouvrage); nous verrons dans un chapitre
    suivant, que la firme J.P. Morgan finançait également l’amiral Kolchak
    en Sibérie; celui-ci combattait les bolchéviques pour installer son
    propre régime autoritaire. La firme a aussi contribué à l’organisation
    anti-Communist United Americans.

    Wall Street vient en aide au professeur Lomonosov

    Le cas du professeur Lomonosov est un cas détaillé de l’histoire de
    Wall Street à aider les débuts du régime soviétique. A la fin de 1918,
    le professeur George V. Lomonosov, membre du bureau soviétique de New
    York puis plus tard commissaire de l’URSS aux chemins de fer, se
    retrouva cloué aux Etats-Unis sans argent. A cette époque, les fonds
    bolchéviques n’avaient pas le droit d’entrer aux Etats-Unis car il n’y
    avait aucune reconnaissance officielle du régime. Le 24 Octobre 1918, le
    professeur Lomonosov était l’objet d’une lettre du ministère de la
    justice au ministère des affaires étrangères Etats-unien. La lettre se
    rapportait aux attribus et discours pro-bolchéviques de Lomonosov et
    l’enquêteur de conclure: “Le professeur Lomonosov n’est pas un
    bolchévique même si ses discours constituent une preuve de son soutien
    incontestable à la cause bolchévique.” Ainsi Lomonosov fut capable de
    tirer les ficelles au plus haut niveau du gouvernement pour avoir 25 000
    dollars transférés d’URSS par un agent espion soviétique de Scandinavie
    (qui devint lui-même un assistant confidentiel de Reeve Schley, un des
    vice-présidents de la Chase Bank). Tout ceci fut accomplit avec
    l’assistance d’un membre d’un cabinet légal très important de Wall
    Street !

    Nous présentons les preuves ici en détail car ceux-ci pointent la
    relation très étroite entre certains intérêts qui ont été pensés jusqu’à
    maintenant comme étant des ennemis farouches. La première indication du
    problème Lomonosov est une lettre datée du 7 Janvier 1919 de Thomas L.
    Chadbourne de Chadbourne & Babitt, sise angle 8ème étage du 14 Wall
    Street (même adresse que William Boyce Thompson) à Frank Polk, le
    faisant fonction de ministre des affaires étrangères. Notez la
    salutation amicale et la référence nonchalante à Michael Gruzenberg
    alias Alexander Grumberg, agent soviétique en chef en Scandinavie et
    plus tard assistant de Lomonosov [...]

    Note des traducteurs: s’ensuit ici une longue série de reproduction de lettres et de télégrammes en rapport avec l’affaire Lomonosov.

    [...] Notons au passage qu’un avocat d’une frme importante de Wall
    Street avait l’adresse de Gruzenberg, agent en chef bolchévique en
    Scandinavie, à une époque où le faisant fonction de ministre des
    affaires étrangères américains et la délégation américaine de Stockholm
    n’avaient aucune trace de l’adresse, ni la délégation était en mesure de
    la tracer. Chadbourne présume égalemet dans sa correspondance que les
    soviets étaient le gouvernement officiel de la Russie, alors même que le
    gouvernement soviétique n’était pas reconnu par les Etats-Unis; la
    position officielle de Chadbourne pour le gouvernement au comité du
    commerce de guerre aurait requiérait qu’il le sache [...]

    Note: s’ensuit encore une série de correspondance sur l’affaire.

    [...] Il est évident que pour des raisons soit de relation amicale
    particulière entre Polk et Chadbourne ou soit par influence politique,
    le ministère des affaires étrangères se sentit obligé de “porter les
    valises” d’un agent bolchévique, qui venait juste d’être expulsé de
    Norvège. Mais pourquoi une firme légale prestigieuse de Wall Street
    serait-elle si intimement intéressée pour le bien-être d’un émissaire
    bolchévique ? Peut-être qu’un rapport du ministère des affaires
    étrangères, contemporain de l’affaire, nous donnera un indice:

    “Martens, le représentant bolchévique et le professeur Lomonosov
    tablent sur le fait que Bullitt et sa clique va émettre un rapport
    favorable pour la mission et le président en regard des conditions en
    Russie soviétique et que sur la base de ce rapport, le gouvernement des
    Etats-Unis sera en faveur de coopérer avec le goivernement soviétique
    comme proposé par Martens.” – Le 29 Mars 1919 –


    Le terrain est préparé pour l’exploitation commerciale de la Russie

    C’était l’exploitation commerciale de la Russie qui excitait à ce
    point Wall Street et Wall Street ne perdit pas de temps à préparer son
    programme. Le 1er Mai 1918, date fétiche pour les révolutionnaires,
    l’American League to Aid and Cooperate with Russia fut établie et son
    programme approuvé dans une conférence qui s’est tenue dans le bâtiment
    du bureau du sénat à Washington D.C. [...]

    [..] Ceci était un comité exécutif hybride, il représentait des
    éléments révolutionaires américains, le congrès des Etats-Unis et les
    intérêts financiers impliqués de manière importante dans les affaires
    russes.

    Un programme avait été approuvé par le comité exécutif; ce programme
    insistait sur la création d’une division russe officielle au sein du
    gouvernement américain et “dirigé par des hommes forts”. Cette division
    s’assurerait la coopération des universités, des organisations
    scientifiques et d’autres institutions afin d’étudier la “question
    russe”, elle coordonnerait et unifierait les organisations aux
    Etats-Unis pour la “sauvegarde de la Russie” et arrangerait pour un
    “comité spécial de renseignement sur la question russe” et de manière
    générale étudierait elle-même ce qui se rapporterait “à la question
    russe”. Le comité exécutif passa ensuite une résolution soutenant le
    message du président Woodrow Wilson au congrès soviétique à Moscou et la
    ligue affirma son propre soutien à la nouvelle Russie soviétique. [...]

    [...] En conséquence, nous trouvons un effort concerté vers la
    mi-1918 par un segment du monde des affaires états-unien, manifestement
    préparé à ouvrir la voie du commerce, pour prendre avantage de sa
    position en regard des soviétiques.

    L’Allemagne et les Etats-Unis luttent pour le commerce avec la Russie

    En 1918, une telle assistance au régime embryonnaire bolchévique
    était justifié par la volonté de battre l’Allemagne et de l’empêcher
    d’exploiter le marché russe par la suite. Ceci fut l’argument utilisé
    par William Boyle Thompson et Raymond Robins pour justifier de l’envoi
    de propagande bolchévique et de révolutionnaires en Allemagne en 1918.
    Cet argument fut aussi utilisé en 1917 lorsque Thompson rencontra le
    premier ministre britannique Lloyd George afin d’obtenir le soutien de
    la Grande-Bretagne dans l’émergence du régime bolchévique[...]

    [...] Des statistiques exagérées furent utilisées pour soutenir les
    propositions, comme par exemple établissant que le gouvernement
    soviétique représentait 90% du peuple russe et “que les autres 10%
    étaient constitués de l’ancienne classe dirigeante et de propriétaires…
    qui bien sûr sont mécontents.” Un officiel américain déclara: “si nous
    ne faisons rien et laissons les choses dépérir, nous aiderons à
    affaiblir le gouvernement soviétique et cela jouera en faveur des
    Allemands.” Ainsi il fut recommandé “qu’une commission armée de crédits
    et de bons conseils commerciaux pourrait aider beaucoup.”

    Pendant ce temps, en Russie, la situation économique était devenue
    critique et l’inévitabilité d’une embrasse avec le capitalisme avait
    commencé à se faire jour dans le parti communiste et ses planificateurs.
    Lénine cristallisa cette prise de conscience devant le 10ème congrès du
    parti communiste de l’URSS (NdT: Mars 1921):

    “Sans l’assistance du capital, il sera impossible pour nous de
    conserver le pouvoir prolétarien dans un pays incroyablement ruiné dans
    lequel la paysannerie, tout aussi ruinée, constitue une majorité
    écrasante et bien sûr, pour obtenir cette assistance, le capital va nous
    presser de centaines de pourcents. Ceci est ce que nous devons
    comprendre. En l’occurence, ou bien ce type de relations économiques ou
    rien…”

    Puis Leon Trotsky fut cité pour avoir dit: “Ce dont nous avons besoin ici est d’un organisateur comme Bernard M. Baruch”.

    [...] Les premiers contrats effectués par le bureau soviétique de New
    York indiquent que le soutien financier et moral précédent des
    bolchéviques commençaient à être récompensés sous forme de contrats.

    La plus grande commande en 1919-20 fut contratée par Morris & Co,
    Chicago Meatpacker pour 23 000 tonnes de produits alimentaires et pour
    une valeur approximative de 10 millions de dollars. La famille Morris
    était liée par alliance à la famille Swift, dont Harold H. Swift fut un
    élément majeur de la mission de la CR américaine en Russie en 1917 [...]

    L’or soviétique et les banques américaines

    L’or était le seul moyen pratique avec lequel l’URSS pouvait payer
    ses achats étrangers et les banquiers internationaus étaient très
    flexibles piur faciliter les envois et transferts d’or russe. Les
    exportations d’or russe, principalement les pièces en or de l’époque
    impériale, commencèrent au début de 1920 ver la Norvège et la Suède.
    L’or fut ensuite transféré en Hollande et en Allemagne et vers d’autres
    destinations, incluant les Etats-Unis.

    En Août 1920, une cargaison de pièces d’or russes fut reçue par la
    Den Norske Handelsbank een Norvège pour une garantie de paiement de 3
    000 tonnes de charbon par la compagnie Niels Juul and Co aux Etats-Unis
    pour le compte du gouvernement soviétique. Ces pièces furent transférées
    à la Norges Bank pour y être stockées. Les pièces y furent expertisées
    comme étant de véritables pièces impériales russes [...]

    [...] Simultanément, il fut reporté que trois navires avaient quitté
    Reval sur la Mer Baltique avec de l’or soviétique à destination des
    Etats-Unis. Le S.S Gauthod (NdT: S.S est ici l’acronyme de
    “Steam Ship” ou navire à vapeur) avait à son bord 216 caisses d’or sous
    la supervision du professeur Lomonossov, qui retournait alors aux
    Etats-Unis. Le S.S Carl Line avait à son bord 216 autres caisses d’or sous la supervision de trois agents russes. Le S.S Ruheleva
    avait lui 108 caisses à bord. Chaque boîte contenait 2,36 kg d’or à une
    valeur de 60 000 roubles or chacune. Tout ceci fut suivit par un autre
    transfert à bord du S.S Wheeling Mold

    [...] L’or arriva à New York au bureau Assay et ne fut pas déposé par
    Kuhn, Loeb and Co mais par la Guaranty Trust Company de New York City.
    La Guaranty Trust en référa au comité directeur de la réserve fédérale
    qui elle en référa au ministère des finances américain afin d’accepter
    le paiement[...]

    [...] En bref, nous pouvons lier l’American International
    Corporation, le professeur d’influence Lomonossov, la Guaranty Trust et
    Olof Aschberg (que nous avons identifié préalablement) aux premiers
    imports d’or soviétique aux Etats-Unis.

    Max May de la Guaranty Trust devient directeur de la RuskomBank

    En Janvier 1922, le ministre du commerce Herbert Hoover intercéda
    auprès du ministère des affaires étrangères en faveur du plan de la
    Guaranty Trust pour créer des relations d’échanges avec la “New State
    Bank at Moscow”. Ce plan, écrivit Herbert Hoover, “ne serait pas sujet à
    objection si une stipulation spécifique était faite concernant le fait
    que tout l’argent venant en leur possession devra être utilisé pour
    l’achat de biens de consommation civiles aux Etats-Unis”, Hoover ajouta:
    “Il pourrait être avantageux d’avoir ces transactions organisées de
    telle manière que nous sachions de quoi il retourne au lieu des échanges
    évasifs actuels.” [...]

    [...] Guaranty Trust alla de l’avant (avec le soutien de Herbert
    Hoover) et participa à la formation de la première banque soviétique
    international dont Max May de la Guaranty Trust, devint le chef du
    département des transactions étrangères de la RuskomBank (ou banque
    commerciale russe).


    http://resistance71.wordpress.com/2012/01/01/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-revolution-bolchevique-professeur-antony-sutton-3eme-partie/
    paralleye
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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:50

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la révolution bolchévique (Professeur Antony Sutton)… 4ème et dernière partie.




    1ère partie

    2ème partie

    3ème partie



    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~



    Chapitre 10

    J.P Morgan donne un peu d’aide à l’opposition

    Jusqu’ici, notre histoire a évolué autour d’une grande maison de la finance, la Guaranty Trust Company,
    le plus grand trust financier des Etats-Unis (NdT: à l’époque) contrôlé
    par la firme J.P. Morgan. Guaranty Trust a utilisé Olof Aschberg, le
    banquier bolchévique, comme son intermédiaire en Russie avant et après
    la révolution. Guaranty Trust était un garant de Ludwig Martens et son
    bureau soviétique de New York et première représentation soviétique aux
    Etats-Unis. Le premier envoi d’or soviétique aux Etats-Unis a aussi été
    tracé avec la Guaranty Trust.

    Il y a un revers à cette pièce, Guaranty Trust était également un
    fondateur de United Americans, une organisation anti-soviétique très
    virulente, qui répandait la peur d’une invasion rouge des Etats-Unis en
    1922, qui proclamait que 20 millions de dollars de fonds soviétiques
    étaient en route pour financer la révolution aux Etats-Unis et prévoyait
    une panique générale dans les rues de New York ainsi qu’une famine de
    masse. Ce double-jeu soulève bien entendu des questions sur les
    intentions de la Guaranty Trust et de ses directeurs. Faire des affaires
    avec les soviétiques, même les financer, peut-être expliqué par un
    appât du gain apolitique ou simplement pour le goût des bénéfices. Mais
    d’un autre côté, faire répandre délibérément de la propagande faite pour
    créer un effet de peur et de panique tout en finançant en même temps
    les conditions qui mènent à cette panique devient un problème bien plus
    considérable; suggérant un niveau de dépravation morale élevée.
    Regardons de plus près ce mouvement anti-communiste d’United Americans.

    United Americans créé pour lutter contre le communisme

    L’organisation fut fondée en 1920; Elle était limitée aux Etats-Unis
    et planifiée pour cinq millions de membres, “le seul but étant de
    combattre les enseignements des socialistes, des communistes, des
    membres de l’Industrial Workers of the World (IWW créé en 1923, NdT:
    organisation d’obédience anarchiste), des organisations russes et des
    sociétés paysannes radicales. En d’autres termes, United Americans se
    devait de combattre toutes les institutions et les groupes qui avaient
    des idées anti-capitalistes.

    Les premiers officiers de l’organisation étaient Allen Walker de la
    Guaranty Trust, Daniel Willard, président de la Baltimore & Ohio
    railroad, H.H. Westinghouse de Westinghouse Air Brake company et Otto H.
    Kahn de Kuhn , Loeb and Co et de l’Americain International Corporation
    (AIC)… De manière évidente, United Americans était au premier abord, le
    type même d’organisation que l’establishment capitaliste aurait voulu
    soutenir et financer. Sa création ne fut en rien une surprise.

    D’un autre côté, comme nous l’avons déjà vu, ces financiers étaient
    aussi profondément impliqués à soutenir le nouveau régime soviétique de
    Russie, bien que ce soutien ne se fisse que de derrière le rideau,
    seulement enregistré dans les archives gouvernementales et information
    retirée de la vue du public pour 50 ans. Ainsi, en tant que parties
    prenantes de United Americain, Walker, Willard, Westinghouse et Kahan
    jouaient un double-jeu. Otto Kahn, fondateur de l’organisation
    anti-communiste United Americans avait été décrit par le socialiste
    britannique J. H. Thomas comme étant quelqu’un “qui avait le visage
    tourné vers la lumière”…

    [...] La compagnie Baltimore & Ohio Railroad (compagnie des
    chemins de fer de Baltimore et de l’Ohio) , l’employeur de Willard,
    était très active dans le développement de la Russie soviétique dans les
    années 1920. Westinghouse opérait, à la date de la création d’United
    Americans en 1920, une grande usine qui avait été exemptée de
    nationalisation par les Soviétiques. Le rôle de la Guaranty Trust a déjà
    été détaillée dans ces pages.

    United Americans révèlent “des éléments importants” sur les rouges

    [...] United Americains avait étudié, fut-il révélé, une histoire
    détaillée pour faire peur aux citoyens à propos d’une invasion
    communiste des Etats-Unis sous les deux ans … Cette étude avait le
    soutien du comité exécutif de la Guaranty Trust, incluant Otto Kahn,
    Allen Walker et Daniel Willard [...]

    [...] Les envois d’or soviétique à la Guaranty Trust dans le milieu
    des années 1920 furent estimés à environ 15 millions de dollars, plus
    les autres envois par le biais de Robert Dollar et d’Olof Aschberg,
    amenèrent le total à près de 20 millions de dollars. L’information sur
    l’or soviétique envoyé au mouvement radical fut appellée “très sûre” et
    “fut donnée au gouvernement”. Les rouges soi-disant planifiaient
    d’affamer New York jusqu’à la soumission en quatre jours.

    Le rapport d’United Americans avait largement surestimé le nombre de
    radicaux aux Etats-Unis en lançant un chiffre de l’ordre de 2 à 5
    millions pour finalement stabiliser le chiffre à 3,5 millions de
    radicaux membres de 4 organisations. Le rapport concluait sur la
    possibilité d’un bain de sang.

    En bref, United Americans publia un rapport sans preuves
    substantielles de ce qu’ils avançaient; ceci était fait pour faire peur
    au citoyen lambda et créer une panique. Le point important ici est
    également de savoir que ceci est le même groupe d’intérêt qui était
    responsable de protéger, de financer et d’assister les soviétiques pour
    qu’ils puissent éventuellement mettre en œuvre ces mêmes plans.

    Conclusions sur United Americans

    United Americains est le seul exemple documenté connu par l’auteur de
    cet ouvrage, d’une organisation qui assistait le régime soviétique et
    qui était aussi à l’avant-garde de l’opposition à ces mêmes soviétiques.
    Ceci n’est en aucun cas un développpent factuel inconsistant et de plus
    amples études devraient se focaliser sur au moins ces deux aspects:

    a) Y a t’il d’autres exemples connus et prouvés de double-jeu par
    des groupes influents généralement connus sous le nom “d’establishment” ?

    b) Ces exemples peuvent-ils être étendus à d’autres domaines ? Par
    exemple existent-ils des preuves que des troubles sociaux aient été
    instigués par ces groupes ?

    c) Quel est le but ultime de cette tactique du double-jeu ? Peut-on le lier à l’axiome marxiste (NdT:
    hégélien en fait…) de la thèse, anti-thèse menant a la synthèse ? Si le
    communisme, un monde communiste est l’objectif et la synthèse
    souhaitée, le capitalisme étant la thèse, ainsi quelque chose autre que
    le capitalisme et le communisme doit-être l‘antithèse. Se pourrait-il
    donc que le capitalisme soit la thèse, le communisme l’antithèse et
    l’objectif des groupes révolutionnaires et de leurs souteneurs et
    financiers être une synthétisation de ces deux systèmes en un système
    mondial non encore décrit ? (NdT: le Nouvel Ordre Mondial…)

    Morgan et Rockefeller aident Kolchak

    De manière concomittante avec ses efforts pour aider le bureau
    soviétique et United Americains, la firme JP Morgan, qui contrôlait
    Guaranty Trust, donnait également une assistance financière à un des
    opposants principaux des bolchéviques, l’amiral Aleksandr Kolchak en
    Sibérie [...]

    [...] En Août 1919, le ministre des affaires étrangères américain
    Robert Lansing recevait une lettre de la National City Bank d’influence
    Rockefeller, demandant un commentaire officiel sur une proposition de
    prêt de 5 millions de dollars à l’amiral Kolchak, et de JP Morgan et
    d’autres banquiers une autre lettre demandant les visions du département
    d’état concernant un autre prêt cette fois de 10 millions de Livres
    Sterling à Kolchak par un consortium de banquiers
    americano-britanniques.

    Le ministre Lansing répondît aux banquiers que les Etats-Unis
    n’avaient pas reconnu Kolchak et que bien que préparé à offrir une
    assistance, “le ministère des affaires étrangères ne pouvait pas prendre
    la responsabilité d’encourager de telles négociations mais que
    néanmoins, il ne semblait pas y avoir d’objection quelconque pour que le
    prêt soit accordé par des banquiers qui estiment que cela est une bonne
    chose de le faire.”

    Ainsi le 30 Septembre, Lansing informa le consul général des
    Etats-Unis à Omsk, que le “prêt était passé par voie régulière”. 2/5 du
    prêt furent effectués par des banques britanniques et 3/5 par des
    banques américaines. Le prêt fut garanti par de l’or russe qui fut
    envoyé à San Francisco. Le timing des exportations d’or soviétique
    précédentes suggère que la coopération sur les ventes d’or soviétique
    fut déterminée juste après l’accord du prêt sur or de Kolchak.

    Les ventes d’or soviétique et le prêt à Kolchak suggère également que
    la déclaration de Carroll Quigley concernant l’infiltration de la
    gauche américaine par les intérêts Morgan, s’appliquait également aux
    mouvements révolutionnaires et contre-révolutionnaires étrangers [...]

    [...] En d’autres termes, nous savons que JP Morgan, des banquiers de
    Londres et New York ont financé Kolchak. Il y a aussi des preuves qui
    connectent Kolchak et son armée avec d’autres armées anti-bolchéviques.
    Il y a en outre peu de questions sur le financement des armées russes
    anti-bolchéviques par les industriels allemands et les cercles
    banquiers. De manière évidente les fonds de financement de ces banquiers
    ne connaissent aucun drapeau national.

    Chapitre 11

    L’alliance des banquiers et de la révolution

    “le nom des Rockefeller n’est pas synonyme de révolutionnaire, et
    le cours de ma vie a forgé une attitude prudente qu’on pourrait appeler
    conservatisme. Je ne souscris pas à des causes sans but…”


    (John D. Rockefeller III, “La seconde révolution américaine”, 1973)

    Un résumé des preuves présentées

    Des évidences historiques déjà publiées par George Katkov, Stefan
    Possony et Michael Futrell ont établi que le retour de Lénine en Russie
    et son parti d’exilés bolchéviques, suivi quelques semaines plus tard
    par un groupe de menchéviques, fut organisé et financé par le
    gouvernement allemand. Les fonds nécessaires furent transférés en partie
    par la Nya Banken de Stockholm, propriété d’Olof Aschberg et le double
    objectif allemand était:

    a) Le retrait de la Russie de la guerre

    b) Le contrôle du marché russe dans l’après-guerre

    Nous avons maintenant été au delà de cette évidence prouvée et avons
    établi une relation de travail continue entre le banquier bolchévique
    Olof Aschberg et la Guaranty Trust Company de New York contrôlée par les
    intérêts JP Morgan, avant, durant et après la révolution russe. Dans la
    période tsariste, Aschberg était l’agent des Morgan en Russie et le
    négociateurs des emprunts russes aux Etats-Unis; en 1917, Aschberg
    devint l’intermédiaire financier des révolutionnaires et après la
    révolution, Aschberg fut mis à la tête de la RuskomBank, la première
    banque internationale soviétique, tandis que Max May, un vice-président
    de la Guaranty Trust (Morgan) devint directeur et chef du département
    extérieur de la RuskomBank. Nous avons présenté des preuves documentées
    concernant une relation continuelle entre la Guaranty Trust Company et
    les bolchéviques. Les directeurs de la Guaranty Trust Company en 1917
    sont listés dans l’appendix 1 de cet ouvrage.

    De plus, il y a des preuves documentées des transferts de fonds des
    banquiers de Wall Street aux activités révolutionnaires internationales.
    Par exemple, la preuve écrite (par messages télégraphiques) que William
    Boyce Thompson, un des directeurs de la banque de la réserve fédérale
    de New York, un grand actionnaire de la Chase Bank contrôlée par les
    Rockefeller et un associé financier des Guggenheim et des Morgan,
    contribua de la somme de 1 millions de dollars à la révolution
    bolchévique et à ses buts de propagande. Un autre exemple est John Reed,
    membre américain du comité exécutif de la troisième internationale et
    qui était assisté et financé par Eugene Boissevain, un banquier privé
    new-yorkais; Reed était employé par Harry Payne Whitney et son magazine “Metropolitan”. Whitney était en même temps un des directeurs de la Guaranty Trust.

    Nous avons également établi que Ludwig Martens, le premier
    “ambassadeur soviétique” aux Etats-Unis, était, (d’après le chef du
    renseignement britannique Sir Basil Thompson) financé par des fonds de
    la Guaranty Trust. En traçant le financement de Trotsky aux Etats-Unis,
    nous sommes remontés à des sources allemandes, qui doivent toujours
    être identifiées à New York et bien que nous ne sachions pas les sources
    allemandes précises du financement de Trotsky, nous savons que von
    Pavenstedt, le trésorier en chef de l’espionage allemand aux Etats-Unis
    en cette période, était aussi un associé important d’Amsinck & Co,
    qui était la propriété de l’omni-présente American International
    Corporation (AIC), contrôlée par les intérêts de JP Morgan.

    De plus, les firmes de Wall Street incluant la Guaranty Trust étaient
    impliquées dans les activités de guerre révolutionnaire de Carranza et
    Villa au Mexique. Nous avons également documenté la preuve concernant un
    consortium de Wall Street qui finança la révolution de Sun-Yat Sen en
    Chine en 1912, une révolution qui est aujourd’hui considérée par les
    révolutionnaires de Mao comme étant un évènement précurseur de la grande
    révolution maoïste en Chine. Charles B. Hill, l’avocat new-yorkais
    chargé de négocier avec Sun Yat-Sen au nom du consortium, était un
    directeur de trois succursales de la Westinghouse et nous avons trouvé
    que Charles R. Crane de Westinghouse Russie était également impliqué
    dans la révolution russe.

    Au-delà de la finance, nous avons aussi identifié une preuve plus
    signifiante de l’implication de Wall Street dans la cause bolchévique.

    La mission de la Croix Rouge américaine en Russie fut une aventure
    privée de William B. Thompson, qui manifesta un soutien public aux
    révolutionnaires bolchéviques. Les documents maintenant déclassifiés du
    cabinet de guerre britannique, indiquent que la politique étrangère
    britannique fut changée au profit du régime Lénine-Trotsky par
    l’intervention personnelle de Thompson auprès de Lloyd George en
    Décembre 1917…

    [...] John Reed était non seulement financé par Wall Street, mais
    recevait un soutien constant pour ses activités, ceci incluant des
    interventions directes du ministère des affaires étrangères états-Unien
    en la personne de William Franklin Sands, secrétaire exécutif d’AIC,
    pour le tirer d’affaire quand cela était nécessaire.

    Dans le cas de sédition concernant Robert Minor, il existe quelques
    preuves circonstantielles montrant l’intervention du colonel Edward
    House pour sa libération…

    Quelques agents de renseignement internationaux tel Alexander Gumberg
    ont travaillé pour Wall Street et les bolchéviques. En 1917, Gumberg
    était le représentant d’une entreprise américaine à Pétrograde,
    travaillait pour Thompson à la mission de la Croix Rouge et devint
    l’agent en chef des bolchéviques en Scandinavie jusqu’à ce qu’il fut
    expulsé de Novège, pour devenir ensuite l’assistant confidentiel de
    Reeve Schley de la Chase Bank de New York et ensuite de Floyd Odium
    d’Atlas Corporation.

    Cette activité intense en faveur des bolchéviques émanait en très
    grande partie d’une adresse unique: 120 Broadway, New York City [...]

    [...] La banque de la réserve fédérale de New York était domiciliée
    au 120 Broadway. Le véhicule de l’activité pro-bolchévique était
    l’American International Corporation (AIC), sise au 120 Broadway…

    [...] Ludwig Martens, le premier abassadeur soviétique sur le
    territoire américain fut le vice-président de la firme Weinberg &
    Posner, sise au 120 Broadway. La Guaranty Trust Company était voisine au
    140 Broadway, mais la succursale Guaranty Securities résidait au 120
    Broadway. En 1917, Hunt, Hill & Betts la firme qui employait Charles
    Hill qui négociait avec Sun Yat-Sen était sise au 120 Broadway La John
    MacGregor Grant and Co qui était financée par Olof Aschberg depuis la
    Suède et la Guaranty trust à New York était sise au 120 Broadway. La
    firme des Guggenheim et la branche exécutive de la General Electric
    (associée avec l’AIC) étaient sises au 120 Broadway. Nous ne pouvons en
    conséquence pas être surpris que le club des banquiers, l’influent
    “Bankers’ Club”, fut également domicilié au 34ème et dernier étage du
    120 Broadway, New York City…

    Il est très significatif que le soutien aux bolchéviques ne
    s’interrompît pas avec la consolidation de la révolution, ce soutien ne
    peut pas être expliqué seulement par les termes de la guerre contre
    l’Allemagne [...]

    [...] Nous avons ensuite trouvé que la Guaranty Trust finançait également le bureau soviétique de New York en 1919.

    Le premier signe que ces efforts politiques et financiers finissaient
    par produire leurs dividendes vint en 1923 lorsque les soviétiques
    formèrent leur première banque internationale: la banque russe de
    commerce ou RuskomBank. L’associé de Morgan Olof Aschberg en devint le
    directeur avec Max May, un vice-président de la Guaranty Trust en devint
    lui le chef du département extérieur. La RuskomBank nomma promptement
    la Guaranty Trust Company pour être son seul agent aux Etats-Unis.

    L’explication pour cette alliance contre-nature

    Quel motif peut bien expliquer cette coalition entre les capitalistes et les bolchéviques ?

    La Russie était alors, comme elle l’est toujours aujourd’hui (NdT:
    dans les années 1970), le plus grand marché non développé au monde. De
    plus, La Russie d’alors et d’aujourd’hui, constitue la plus grande
    menace compétitive en matière de finance et d’industrie pour la
    suprématie américaine.

    Pourquoi donc permettre à la aRussie de devenir un compétiteur et un défi à la suprématie américaine ?

    A la fin du XIXème siècle, Les Morgan, Rockefeller et Guggenheim
    avaient démontré leur volonté monopoliste. Dans son ouvrage “Chemins de
    fer et régulation de 1877 à 1916”, Gabriel Kolko a démontré comment les
    propriétaires de chemin de fer et non pas les fermiers, désiraient un
    contrôle d’état sur les chemins de fer afin de préserver leur monopole
    et abolir la compétition. Ainsi la plus simple explication de notre
    évidence apportée est qu’un consortium financier de Wall Street a étendu
    ses ambitions monopolistes et élargi ses horizons sur une échelle
    mondiale. L’énorme marché russe devait être converti en un marché
    captif et une colonie technique et technologique afin d’être exploité
    par quelques financiers américains très influents et les corporations
    qu’ils contrôlent.


    Rappelons-nous que ce fut Trotsky qui nomma des généraux tsaristes
    pour consolider l’armée rouge. Que ce fut Trotsky qui demanda que des
    officiers américains viennent contrôler la Russie révolutionnaire et
    interviennent au nom des soviets; que ce fut Trotsky qui écrasa d’abord
    le mouvement libertaire au sein de la révolution (NdT:
    chose que peu de gens savent ou veulent admettre: le premier soviet de
    St Petersbourg en 1907 fut créé par les anarchistes. L’anarchiste russe
    et détracteur de Trotsky, Voline, en fut un des fondateurs. Le concept
    des “soviets” ou assemblée populaire décidant en démocratie directe, est
    un concept anarchiste…) pour ensuite écraser les ouvriers et les
    paysans; que l’histoire officielle ignore totalement l’armée verte de
    700 000 hommes, composée d’ex-bolchéviques, courroucés par la trahison
    de la révolution et qui combatirent à la fois les blancs tsaristes et
    les rouges bolchéviques (NdT: référence faite ici au
    mouvement libertaire de Viktor Makhno en Ukraine soviétique et le
    mouvement anarchiste de la Makhnoviskaya).

    En d’autres termes, nous suggérons que la révolution bolchévique
    était une alliance d’étatistes: des étatistes révolutionnaires et des
    étatistes financiers alignés contre la véritable révolution menée par
    les éléments libertaires russes.

    (NdT: Ceci se renouvela pour que l’étatisme triomphe
    de la révolution espagnole libertaire de 1936-1939. Les étatistes
    stalinistes faisant le jeu des étatistes fascistes pour préserver les
    intérêts des mêmes personnes qui les financent… Le tout contre la seule
    menace réelle à l’oligarchie en place: les libertaires et la solution de
    la révolution sociale mettant à bas l’état et les institutions garant
    du statu quo oligarchique…)

    La question qui vient maintenant à l’esprit des lecteurs est la suivante: Ces banquiers étaient-ils bolchéviques ?

    Bien sûr que non ! Ces financiers n’avaient aucune idéologie. Ce
    serait un grand non-sens et une mauvaise interprétation que de penser
    que l’assistance donnée aux bolchéviques l’était à des fins
    idéologiques. Ces financiers n’étaient motivés que par le profit et le
    pouvoir et de ce fait aurait assisté tout véhicule politique qui leur
    aurait donné leurs entrées au sein du pouvoir. Trotsky, Lénine, Kolchak,
    le Tsar, Denikine, tous reçurent de l’aide. Tous, sauf ceux, bien
    entendu, qui désiraient une véritable société individuelle libre.

    John P. Diggins dans son ouvrage “Mussolini et le fascisme: une vision américaine” avait noté à propos de Thomas Lamont de la Guaranty Trust:

    “De tous les leaders du monde des affaires américain, celui qui
    patronisa le plus la cause fasciste fut Thomas Lamont, qui était à la
    tête du puissant réseau banquier JP Morgan. Lamont servit comme une
    sorte d’assistant commercial pour le gouvernement fasciste italien.”


    Lamont facilita un emprunt de 100 millions de dollars pour Mussolini
    en 1926, ceci à une période cruciale pour le dictateur italien. Nous
    devons aussi nous rappeler que Lamont, directeur de la Guaranty Trust
    était le père de Corliss Lamont, un communiste américain. L’approche
    identique des systèmes totalitaires fascistes et communistes n’était pas
    réservée qu’à la famille Lamont. Par exemple, Otto Kahn, directeur
    d’AIC et de Kuhn, Loeb and co était certain que “le capital américain
    investi en Italie trouverait sécurité, encouragement, opportunité et
    récompenses. C’était le même Otto Kahn qui faisait des discours à la
    Ligue Socialiste de la Démocratie Industrielle en 1924, et assurait que
    ses objectifs étaient les siens. Ils n’étaient différents que dans les
    moyens pour y parvenir.

    Ivy Lee, l’homme des relations publiques des Rockefeller, fit des
    déclarations similaires et fut responsable de conquérir le public
    américian très naïf à la cause du régime soviétique [...]

    Le plan Marburg

    Ce plan était financé par Andrew Carnegie et son ample héritage, il
    fut produit dans les premières années du XXème siècle. Il y fut suggéré
    une sorte de schizophrénie préméditée et superficielle qui masquerait en
    fait un programme intégré d’acquisition du pouvoir. “Carnegie et son
    immense fortune, les financiers internationaux et les socialistes
    pourraient être intégrés et organisés en un mouvement qui forcerait la
    création d’une ligue pour la paix.

    Les gouvernements mondiaux en accord avec le plan Marburg devaient
    être socialisés tandis que le pouvoir ultime resterait entre les mains
    des financiers internationaux “qui contrôleraient ses conseils et
    imposerait la paix donnant ainsi une cure spécifique aux
    malfonctionnements politiques de l’humanité.” [...]

    [...] De cette semence la plus improbable grandît le mouvement
    internationaliste moderne qui incluait non seulement des financiers
    comme Carnegie, Paul Warburg, Oto Kahn, Bernard Baruch et Herbert
    Hoover, mais aussi la fondation Carnegie et sa progéniture l’International Conciliation.
    Les administrateurs de Carnegie avaient été, comme nous l’avons vu,
    des membres importants de l’AIC. En 1910, Carnegie donna 10 millions de
    dollars pour la fondation la Carnegie Endowment for International Peace…
    Le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson vint sous l’influence
    déterminante de, en fait il en fut financièrement endetté par la suite,
    de ce groupe d’internationalistes. Comme Jenning C. Wise l’a écrit:

    “Les histoiriens ne doivent jamais oublier que Woodrow Wilson est
    celui qui a rendu possible pour Trotsky de se rendre en Russie avec un
    passeport américain.”


    Leon Trotsky se déclarait liui-même comme internationaliste… Trotsky
    n’était pas pro-russe ou pro-alliés ou pro-allemand comme beaucoup
    essaient de le caractériser. Trotsky était pour une révolution mondiale,
    pour une dictature mondiale, il était en un mot: un internationaliste…
    La finance internationale préfère gérer avec des gouvernements
    centralisés. La dernière chose que la communauté banquière et de la
    haute finance désire est le laissez-faire (NdT: en français dans le texte) économique et un pouvoir décentralisé, car cela disperserait le pouvoir.

    Ceci est donc une explication qui concorde avec l’évidence ici
    révélée. Cette clique de banquiers et de promoteurs n’était pas
    bolchévique, ni communiste, ni socialiste, ni démocrate, ni même
    américaine. Par dessus tout, ces hommes voulaient des marchés, de
    préférence des marchés internationaux captifs et un monopole du marché
    captif planétaire comme but ultime. Ils voulaient des marchés qui
    pourraient être exploités de manière monopoliste sans peur de la
    concurrence de la part des Russes, des Allemands ou de quiconque
    d’autre, ceci incluant les hommes d’affaire américains ne résidant pas
    dans la sphère d’influence évoquée. Ce petit groupe très fermé était
    apolitique et amoral. En 1917, il n’avait qu’un seul objectif
    fondamental: un marché captif en Russie, le tout présenté sous, et
    intellectuellement protégé par une Ligue qui garantirait la paix (NdT: la Ligue des Nations ou LDN qui vit le jour après la première guerre mondiale, aujourd’hui remplacée par… l’ONU)

    Wall Street a rempli son but. Les firmes américaines contrôlées par
    ce consortium continuèrent et bâtirent par la suite l’URSS et mènent
    aujourd’hui (NdT: 1974) le complexe militaro-industriel soviétique dans
    l’ère des ordinateurs et de l’informatique.

    Aujourd’hui, cet objectif est toujours en vie et se porte bien [...]

    [...] En bref, le bien public a été et est toujours aujourd’hui,
    utilisé comme un outil et une excuse pour au auto-agrandissement par un
    cercle élitiste restreint qui plaide pour la paix mondiale et la décence
    humaine. Tant que le lecteur regarde l’histoire du monde en des termes
    marxistes du conflit entre le capitalisme et le communisme (NdT:
    ou même du faux-paradigme politique induit “gauche-droite”…), alors les
    objectifs d’une telle alliance entre la finance internationale et la
    révolution internationale demeurent élusifs [...[

    [...] Cette technique utilisée par les monopolistes pour aveugler la
    société a été mise au point au début du XXème siècle par Frederick C.
    Howe dans “Les confessions d’un monopoliste”:

    “Dans un premier temps, la politique est une partie nécessaire des
    affaires. Pour contrôler les industries, il est nécessaire de contrôler
    le congrès et les régulateurs et ainsi faire que la société travaille en
    fait pour vous, les monopolistes.” Ainsi, d’après Howe, les deux
    principes d’un monopoliste à succès sont:

    “D’abord laisser la société travailler pour vous, puis faire de la
    politique un business.” Ceci, écrivit Howe, est la base fondamentale qui
    régit le gros business [...]

    [...] le régime totalitaire soviétique survécut. Dans les années 1930
    des entreprises étrangères, essentiellement du groupe
    Morgan-Rockefeller, ont bâti les plans quinquenaux. Elles ont contribué à
    bâtir la Russie soviétique, économiquement et militairement.

    FIN


    http://resistance71.wordpress.com/2012/01/10/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-revolution-bolchevique-professeur-antony-sutton-4eme-et-derniere-partie/
    paralleye
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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:52

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la montée en puissance d’Hitler (Professeur Antony Sutton)… 1ère partie.




    Wall Street et la montée en puissance d’Hitler” (Extraits)

    1 ère partie

    Par Antony C. Sutton (éditions Buccaneer Books, 1976, 220 pages)



    Version anglaise en ligne:

    http://reformed-theology.org/html/books/wall_street/index.html



    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~



    2ème partie

    3ème partie

    4ème et dernière partie



    Note des traducteurs: Le professeur Antony Cyril
    Sutton (1925-2002), économiste et historien britannique ayant vécu une
    très grande partie de sa vie aux Etats-Unis, est une sommité du monde
    académique et pourtant il n’est connu que dans des cercles restreints.
    Pourquoi?


    Parce qu’il a passé la vaste majorité de sa vie professionnelle à
    rechercher et à analyser les dessous du pouvoir. Il était un
    conservateur qui ne pouvait accepter le degré de trahison des “élites”
    dirigeantes occidentales sur les multiples facettes du monde économique,
    politique et social.


    Docteur ès Sciences de l’université de Southampton, il fut
    professeur entre 1968 et 1973 à Stanford University (Californie), maître
    de recherche associé au Hoover Institute, un des berceaux conservateurs
    s’il en est dans l’establishment éducatif états-unien.


    Entre 1968 et 1973, il publia en trois volumes les fruits de ses
    recherches sur le transfert de technologie s’opérant entre les
    Etats-Unis, l’occident et l’URSS: “Western Technology and the Soviet
    Economic Development”. Pour le professeur Sutton, le transfert de
    technologie était tel que cela en était une trahison pure et simple,
    surtout considérant le fait, que le transfert de technologie vers l’URSS
    et le bloc de l’Est soutenait directement les efforts de guerre du
    Vietnam contre les Etats-Unis. Le professeur Sutton non seulement
    condamnait cette guerre, mais de plus il rendait responsable l’élite
    banquière et industrielle états-unienne de la mort des jeunes soldats
    américains dans cette guerre impérialiste. Inutile de dire que le
    professeur Sutton se retrouva vite au ban de l’intelligentsia et du
    monde académique américains.


    En 1974, Sutton publia le premier ouvrage de sa trilogie sur les
    financements de Wall Street: “Wall Street and the Bolshevik Revolution”
    (traduction à venir).


    En 1976, il publia le second volet de la trilogie, dont nous
    proposons ici la traduction de larges extraits (la traduction française
    totale étant à notre connaissance inexistante… merci de nous dire si le
    lectorat en trouve trace): “Wall Street and the Rise of Hitler”, ouvrage
    qui fut suivit la même année du troisième volet: “Wall Street and
    Franklin Delano Roosevelt”.


    Le livre dont nous proposons ici la traduction de larges extraits
    est le résultat de près d’une demie décennie d’étude approfondie des
    archives du procès de Nüremberg, dont les tonnes d’archives sont
    entreposées (microfilmées) au Hoover Institute de l’Université de
    Stanford. Sutton y eut accés libre pour ses recherches. La transcription
    du procès de Nüremberg fut publié en 42 volumes en anglais (41 en
    français), mais certains documents et chaînes d’évènements furent cachés
    et non divulgués pour des raisons évidentes comme nous allons le voir…


    Voici ce qui est dit sur le site internet du professeur Sutton:

    “Antony Sutton a été persécuté mais jamais attaqué en justice
    pour ses recherches et leurs publications. Sa carrière académique fut
    brisée par sa dévotion à découvrir et énoncer la vérité. En 1968, le
    fruit de ses recherches sur “La technologie occidentale et le
    développement économique de l’URSS” fut publié par le Hoover Institute
    de l’université de Stanford. Sutton y montre comment la base
    technologique et de production de l’état soviétique, qui s’est engagé à
    suppléer de l’armement au Nord-Vietnam et contribue par là-même à la
    mort et l’estropiage de jeunes soldats américains, fût construite par
    des entreprises industrielles américaines et payée essentiellement par
    le contribuable américain. Depuis leurs grandes usines d’acier et de fer
    à la construction d’équipement automobile en passant par une
    technologie de précision, de l’informatique, essentiellement la majorité
    de l’entreprise industrielle soviétique a été construite avec l’aide
    directe des Etats-Unis ou de son assistance technique.”


    Ceci est également détaillé dans le premier volet du triptique de
    Sutton sur Wall Street, et nous allons vous faire découvrir ci-après,
    en plusieurs publications, que cela fut également vrai de l’Allemagne
    nazie.


    Le pourquoi de l’omission délibérée de ces évènements pourtant
    dûments documentés de manière irrévocable et inattaquable, sera évident
    pour beaucoup de lecteurs au fur et à mesure du déroulement de la
    recherche du professeur Sutton sur Wall Street et la montée en puissance
    d’Hitler…


    C’est en analysant l’histoire sans son paravent consensuel et en
    la comprenant donc mieux, que nous comprendrons en retour le monde
    contemporain et pourrons efficacement anticiper le futur. Le vieil adage
    de “qui ne connaît pas l’histoire est amené à la répéter” prend tout
    son sens aujourd’hui. C’est en fait le but de l’oligarchie en place.


    La vérité nous libèrera… pour toujours !

    ~ Résistance 71 ~

    P.S: La bibliographie des documents utilisés
    pour rédiger ce livre se trouve à la fin de chaque chapitre de l’édition
    anglaise originale, merci de vous y référer si nécessaire, car nous ne
    les avons pas reproduites dans la traduction. La documentation y est
    extrêment abondante et exemplaire.


    La traduction de ces larges extraits du livre du Professeur
    Sutton seront publiés sur ce blog en 4 parties à une semaine (environ…)
    d’intervalle.


    Merci de votre fidélité.

    = = = =

    Chapitre 1

    Wall Street trace la route pour Hitler

    [...] La montée en puissance pour cette guerre européenne avant et
    après 1933 fut en grande partie dûe à l’assistance financière de Wall
    Street dans les années 1920 afin de créer un système de cartel allemand
    et à une assistance technique de la part de firmes américaines
    renommées, qui seront identifiées plus tard, afin de construire la
    Wehrmacht allemande. Peut-on qualifier cette assistance financière et
    technique des hommes d’affaires américains d’”accidentelle” ou de
    “vision à courte vue” ? Les preuves présentées dans cet ouvrage
    suggèrent fortement un certain degré de préméditation de la part de ces
    financiers américains. Des plaidoiries similaires et inacceptables
    furent également faites concernant “l’aide accidentelle” apportée par
    les financiers et industriels américains dans l’exemple parallèle de la
    construction de la puissance militaire de l’Union Soviétique à partir de
    1917…

    La contribution faite par les capitalistes américains au préparatifs
    de guerre allemands avant 1940 ne peut seulement être décrite que comme
    considérable. Par exemple en 1934, l’Allemagne ne produisait que 800 000
    tonnes de carburant synthétique, le reste était importé. Et pourtant,
    10 ans plus tard, durant la seconde guerre mondiale, après le transfert
    des patentes d’hydrogénisation et de sa technologie par la Standard Oil
    du New Jersey (NdT: qui appartenait aux Rockefeller…) à IG Farben
    (utilisées pour produire de l’essence synthétique à partir du charbon),
    l’Allemagne put produire 6 millions et demie de tonnes de pétrole
    synthétique, dont 85% étaient du pétrole synthétique utilisant le
    processus d’hydrogénisation de la Standard Oil[...]

    1924 La plan Dawes

    Le traité de Versailles après la fin de la 1ère guerre mondiale,
    imposa des réparations très lourdes à l’Allemagne vaincue. Le poids
    financier encouru, véritable cause du mécontentement allemand qui
    contribua grandement à l’acceptation du nazisme, fut utilisé par les
    banquiers internationaux pour leur propre profit. L’opportunité de
    s’engager dans des prêts rentables aux cartels allemands aux Etats-Unis,
    fut présenté dans le plan Dawes puis dans le plan Young. Ces deux plans
    furent construits par les banquiers centraux (NdT: que l’on sait
    aujourd’hui privés..) [...]

    Les financiers et les politiciens fixèrent la dette de guerre
    allemande à 132 milliards de Marks or par an. Ceci représentait en 1921,
    environ un quart de la valeur des exportations allemandes. Quand
    l’Allemagne fut incapable de payer plus avant cette lourde dette, la
    France et la Belgique occupèrent la Ruhr afin de prendre par la force ce
    qu’ils ne pouvaient obtenir de gré. En 1924, les alliés appointèrent un
    comité de banquiers (dirigé par le banquier américain Charles G. Dawes)
    afin de développer un programme de paiements de la dette de guerre. La
    plan Dawes qui en résultat, d’après le professeur de relations
    internationales de l’université de Georgetown Carroll Quigley, fut “très
    largement un produit de la banque JP Morgan”. Le plan Dawes mit en
    place une série de prêts étrangers pour un total de 800 millions avec
    leurs dividendes partant en Allemagne. Ces prêts sont très importants
    pour cette affaire, car les dividendes, réalisés pour la plus grande
    part aux Etats-Unis par des investisseurs en dollars, furent utilisés
    dans le milieu des années 1920 pour créer et consolider la fusion
    gigantesque entre respectivement IG Farben et Vereinigte Stahlwerke, Ces
    cartels non seulement aidèrent Hitler à prendre le pouvoir en 1933,
    mais elles produisirent également le plus gros des matériels clé que
    l’Allemagne utilisa durant la seconde guerre mondiale[...]

    [...] En conséquence, le poids des réparations de guerre allemandes
    aux alliés était en fait supporté par des souscriveurs étrangers aux
    bons du trésor allemands, qui étaient émis par les maisons fnancières de
    Wall Street, et ce en dégageant un profit non négligeable pour
    elles-mêmes bien sûr. Il est important de noter ici, que ces firmes
    financières étaient la propriété des mêmes financiers qui
    occasionnellement enlevaient leur chapeau de banquier pour en mettre un
    nouveau, celui d’ “hommes d’état”; et comme “hommes d’état”, ils
    “formulaient” les plans Dawes ou Young pour “résoudre” les “problèmes”
    de ces réparations de l’Allemagne. En tant que banquiers, ils créaient
    les emprunts. Comme Carroll Quigley le fait remarquer:

    “Il est à noter que ce système fut créé par les banquiers
    internationaux et que le prêt à l’Allemagne de l’argent des autres leur
    fut très lucratif.”

    Qui étaient ces banquiers internationaux de New York qui formaient ces commisssions sur les réparations de l’Allemagne ?

    Les experts américains du plan Dawes de 1924 furent le banquier
    Charles Dawes et le représentant de Morgan Owen Young, qui était
    également le président de la compagnie General Electric; quant à Dawes
    il fut le président de comité des experts alliés en 1924. En 1929, ce
    fut Young qui en devint président, soutenu par JP Morgan lui-même avec
    comme second Y. W. Lamont, un associé de Morgan et T. N. Perkins un
    autre banquier en association avec Morgan. En d’autres termes, la
    délégation américaine était purement et simplement comme l’avait dit
    Quigley, la délégation du banquier JP Morgan utilisant l’autorité et le
    sceau des Etats-Unis pour promouvoir des plans financiers qui leur
    seraient avantageux financièrement.

    Quigley écrivit: “Les banquiers internationaux étaient assis au paradis, sous une pluie de dividendes et de commissions.”

    Les membres allemands du comité des experts étaient également
    intéressants. En 1924, Hjalmar Schacht était le président de la
    Reichsbank et prit un rôle déterminant dans l’organisation de
    l’application du plan Dawes. En 1928, un des représentant allemand était
    A. Voegler du cartel de l’acier allemand Stahlwerke Vereinigte, en
    bref, les deux pays importants impliqués, les Etats-Unis et l’Allemagne,
    étaient représentés par les banquiers de la banque Morgan d’un côté et
    par Schacht et Voegler de l’autre, tous furent des éléments clé de la
    montée en puissance d’Hitler et du réarmement de l’Allemagne à venir
    [...]

    [...] 1928: Le plan Young

    D’après les génies financiers d’Hitler, Hjalmar Horace Greeley
    Schacht et l’industriel nazi Fritz Thyssen, ce fut le plan Young de 1928
    (le successeur du plan Dawes), formulé par l’agent de la banque Morgan
    Owen D. Young, qui amena Hitler au pouvoir en 1933[...]

    [...] Le plan Young était un outil d’occupation financière de
    l’Allemagne au moyen de capital américain et commettait les biens et
    propriétés allemands à une hypothèque gigantesque dont les ficelles
    étaient tenues par les Etats-Unis. Il faut ici noter que les entreprises
    allemandes qui avaient des affiliations américaines échappaient au plan
    par le fait de titres de propriété étrangers temporaires[...]

    [...] Quoi qu’il en soit ce fut Schacht et non Owen Young, qui conçut
    l’idée qui devînt plus tard la Bank for International Settlements (NdT:
    La BIS, qui existe toujours aujourd’hui et est le QG des banques
    centrales mondiales, cartel de banques et d’intérêts privés, qui siège à
    Bâle en Suisse) [...]

    La BIS, le cœur du système de contrôle

    Ce jeu de coopération et d’idées entre Schacht en Allemagne et les
    intérêts de JP Morgan de New York à travers son agent Owen Young,
    n’était qu’une facette d’un système de coopération et d’alliance
    international bien plus vaste afin de contrôler le monde. Comme il fut
    décrit par Quigley, ce système “n’était rien d’autre que la création
    d’un système de contrôle financier mondial, dans des mains privées,
    capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie
    mondiale dans son entièreté.”

    Ce système féodal fonctionna dans les années 1920 et il continue de
    fonctionner aujourd’hui (Ndt; en 1976 année de publication du livre,
    mais aussi de nos jours en 2011…) par le truchement des banquiers
    centraux privés de chaque pays, qui contrôlent la création de l’argent
    pour chaque économie individuelle. Dans les annés 1920 et 1930, le
    système de la réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre, la
    Reichsbank allemande et la Banque de France influençaient plus ou moins
    l’appareil politique de leur pays respectif de manière indirecte par le
    contrôle de la création de la monnaie et de l’environnement
    monétaire[...]

    [...] Les politiciens utiles aux objectifs du capitalisme financier
    et les académies qui fournissent les idées et l’idéologie pour un
    contrôle mondial des banquiers internationaux, sont maintenus dans la
    ligne de conduite par un système de récompenses et de pénalités. Au
    début des années 1930, le véhicule principal pour ce système de contrôle
    financier et politique international, ce que Quigley nommait: “le cœur
    du système”, était la Bank for International Settlements de
    Bâle. Le cœur du contrôle BIS continua à fonctionner durant toute la
    seconde guerre mondiale comme le milieu par lequel les banquiers, qui
    n’étaient pas en guerre les uns avec les autres, continuèrent à opérer
    un échange d’idées pour leurs bénéfices mutuels, échange d’information
    et planification du monde de l’après guerre. Comme il fut noté par un
    écrivain, la guerre ne fît aucune différence pour les banquiers
    internationaux[...]

    [...] La construction des cartels allemands

    Un exemple concret et pratique du comment la finance internationale
    opère derrière la scène internationale pour bâtir et manipuler les
    systèmes politico-économiques, est le système de cartel allemand.

    Les trois plus gros prêts accordés par les banquiers internationaux
    de Wall Street à des emprunteurs allemands dans les années 1920, le
    furent, sous le plan Dawes, au bénéfice des trois cartels allemands qui
    aidèrrent Hitler et les nazis quelques années plus tard a se hisser au
    pouvoir. Les financiers américains étaient directement représentés dans
    les conseils d’administration de ces cartels allemands. L’assistance
    américaine aux cartels allemands a été décrite par James Martin de la
    façon suivante: “Ces prêts pour la reconstruction devinrent un véhicule
    d’arrangements qui fit plus pour promouvoir la seconde guerre mondiale,
    que d’établir et d’assoir la paix après la première guerre mondiale.”

    Les trois cartels dominants, les pourvoyeurs de fonds de Wall Street et les sommes empruntées furent comme suit:


    • A.E.G / General Electric Allemagne –> National City Bank –> 35 Millions de dollars
    • Vereinigte Stahlewerke / United Steel –> Dillon & Read —> 70,2 Millions de dollars
    • American IG Chemical / IG Farben –> National City–> 30 millions de dollars

    En analysant la provenance des prêts, il s’avère que seulement
    quelques institutions financières de New York aient financé la dette de
    guerre allemande. Trois firmes: Dillon & Read, Harris, Forbes and co
    et National City, ont fourni 75% des prêts accordés et en ont retiré
    les profits. (cf tableau des investissements et des profits dans le
    texte original) [...]

    [...] Sous ce système de collaboration mutuelle et
    d’inter-dépendance, les deux cartels IG Farben et Vereinigte Stahlwerke
    produisirent 95% des explosifs allemands entre 1937 et 1938, à l’aube de
    la seconde guerre mondiale. Cette production ne fut possible que grâce à
    la capacité d’aide financière américaine et également par extension, de
    la technologie américaine.

    Brièvement, avec la production d’essence synthétique et d’explosifs
    (deux des composants de base de la guerre moderne), le contrôle de la
    capacité de guerre de l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale
    était dans les mains de deux conglomérats allemands qui furent crées par
    les prêts de Wall Street sous le plan Dawes.

    De plus, l’assistance américaine aux efforts de guerre nazis fut
    étendue en d’autres domaines. Les deux plus grands producteurs de chars
    d’assaut de l’Allemagne hitlérienne étaient Opel, une entreprise
    totalement propriété de General Motors (contrôlé par la banque JP
    Morgan) et Ford A.G, la succursale allemande de Ford, Detroit. Les nazis
    donnèrent une exonération d’impôts à Opel en 1936, afin de permettre à
    General Motors de développer les usines allemandes. General Motors
    réinvestit de manière complaisante ses profits ainsi réalisés dans
    l’industrie allemande. Henry Ford fut décoré par les nazis pour ses
    services rendus.

    Alcoa et Dow chimie travaillèrent en étroite collaboration avec
    l’industrie nazie et transférèrent beaucoup de leur technologie. La
    compagnie aéronautique Bendix, dont un des actionnaires principaux
    étaient la General Motors de JP Morgan, suppléa Siemens & Halske A.G
    en Allemagne avec des données de fabrication de pilotes automatiques et
    d’instruments aéronautiques[...]

    [...] En bref, les entreprises américaines associées avec le groupe
    d’investissement international des Morgan-Rockefeller et non pas la
    vaste majorité des industriels américains indépendants, étaient
    intimement liées avec la croissance de l’industrie nazie.

    Il est important de noter alors que nous développons plus avant cette
    affaire, que General Motors, Ford, General Electric, DuPont et une
    poignée d’entreprises intimement liées au développement de l’Allemagne
    nazie, étaient, à l’exception de Ford Motor, contrôlées par l’élite de
    Wall Street: la firme JP Morgan, La Chase Bank des Rockefeller et à un
    degré moindre la banque Warburg Manhattan. Ce livre n’est pas une mise
    en accusation de toute la finance et l’industrie américaines. C’est une
    inculpation du “cœur”, de ces firmes qui sont contrôlées par la poignée
    des maisons financières, du système de la réserve fédérale, de la BIS et
    de leurs arrangements coopératifs internationaux continuels et de leurs
    cartels qui tentent de contrôler le cours de la politique et de
    l’économie du monde.

    Chapitre 2

    L’empire IG Farben

    “Farben était Hitler et Hitler était Farben” (Sénateur Homer T. Bone au comité des affaires militaires du Sénat, le 4 Juin 1943)

    A la veille de la seconde guerre mondiale, le complexe industriel
    chimique d’IG Farben était la plus grosse industrie de production de
    produits chimiques au monde, qui possédait un pouvoir politique et
    économique énorme ainsi qu’une grosse influence au sein de l’état nazi.
    IG Farben fut justement décrit comme étant “l’état dans l’état”.

    Le cartel IG Farben date de 1925, lorsque le génie de l’organisation
    Hermann Schmitz (avec l’assistance financière de Wall Street), créa un
    super géant de l’industrie chimique à partir de six gánts allemands déjà
    existant: Badische Anilin, Bayer, Agfa, Hoechst, Weiler-ter-Meer et
    Griesheim-Elektron. Ces compagnies furent fusionnées pour créer
    Internationale Gesellschaft Farbenindustrie A. G ou I.G Farben en court.

    Vingt ans plus tard, le même Hermann Schmitz fut inculpé au procès de
    Nüremberg pour les crimes commis par le cartel IG Farben. D’autres
    directeurs et responsables d’IG furent traduits devant le tribunal mais
    les affiliés américains d’IG Farben et les directeurs américains de la
    firme IG elle-même, furent tranquillement oubliés; la vérité enterrée
    dans les archives (NdT: que le professeur Sutton a recherchée et
    analysée pour nous…).

    C’est la connexion américaine de Wall Street qui nous intéresse. Sans
    les capitaux fournis par Wall Street, il n’y aurait pas eu d’IG Farben
    en première instance et très certainement pas d’Adolf Hitler et de
    seconde guerre mondiale.

    Les banquiers allemands du conseil superviseur de Farben (Farben
    Aufsichsrat en allemand) et son comité directeur à la fin des années1929
    incluait la banquier de Hambourg Max Warburg, dont le frère Paul
    Warburg était le fondateur du système de la réserve fédérale aux
    Etats-Unis. De manière non conïncidentelle, Paul Warburg était aussi
    membre du comité directeur de la branche IG Farben Etats-Unis, qui était
    une branche totalement la propriété de la maison mère IG[...]

    [..] IG Farben est d’un intérêt péculier dans la formation de l’état
    nazi parce que les directeurs de Farben ont matériellement aidé Hitler
    et les nazis à arriver au pouvoir en 1933. Nous avons des preuves
    photographiques (voir page 60) que IG Farben contribua de la somme de
    400 000 Reichsmark au “fond occulte” d’Hitler. Ce fut ce fond secret qui
    finança la saisie du pouvoir des nazis en Mars 1933. Bien des années
    auparavant, farben avait obtenu des fonds de Wall Street pour la
    cartélisation de 1925 et son expansion en Allemagne; puis 30 millions de
    dollars obtenus pour la branche américaine d’IG en 1929 et il y avait
    des de directeirs de Wall Street au comité directeur d’IG. Il faut noter
    ici que ces fonds furent levés et les directeurs nommés avant qu’Hitler
    ne fut promu dictateur de l’Allemagne.

    Le pouvoir économique d’IG Farben

    Des observateurs qualifiés ont débattu du fait que l’Allemagne
    n’aurait pas pu entrer en guerre en 1939 sans IG Farben. Entre 1927 et
    le début de la guerre, IG Farben doubla de taille, cette expansion fut
    possible grâce à l’assistance technique américaine et par la création
    des bons d’investissement, comme ceux ouverts pour 30 millions de
    dollars par La National City Bank. En 1939, IG avait acquis une
    participation et une influence gestionnaire dans quelques 380 autres
    industries allemandes et dans 500 entreprises étrangères. L’empire IG
    Farben possédait ses propres mines de charbon, ses propres centrales
    électriques, ses propores hauts-fourneaux, banques, unités de recherche
    et de nombreuses entreprises commerciales. Il y avait plus de 2000
    accords de cartel entre IG et des entreprises étrangères, incluant la
    Standard Oil du New Jersey (Rockefeller), DuPont, Alcoa, Dow chimique,
    and d’autres aux Etats-Unis. L’histoire complète d’IG Farben et de ses
    activités mondiales avant la seconde guerre mondiale ne seront jamais
    totalement connues dans la mesure où des archives allemandes importantes
    ont été détruites en 1945 en anticipation de la victoire alliée.

    Néanmoins une enquête après la seconde guerre mondiale fut menée par
    le département de guerre américain, elle se concluait ainsi:

    “Sans les moyens énormes de production d’IG, ses recherches
    intensives et ses vastes affiliations internationales, cela aurait été
    impensable et impossible pour l’Allemagne de procéder à la guerre.
    Farben n’a pas seulement dirigé ses énergies vers l’armement de
    l’Allemagne, mais également se concentrait à affaiblir ses victimes
    potentielles et cette double tentative d’expansion du potentiel
    industriel allemand couplé avec la volonté de restreindre celui deu
    reste du monde ne fut pas pensé et exécuté “de la manière affairiste la
    plus banale”. La preuve est irréfutable que les officiels d’IG Farben
    avaient la pleine connaissance du plan de conquête mondial de
    l’Allemagne et de chaque acte spécifique d’agression qui fut lancé plus
    tard.” [...]

    [...] Le contrôle ultime de Farben sur l’économie de guerre
    allemande, acquis dans les années 1920 et 1930 avec l’assistance de Wall
    Street, peut être mieux évalué en examinant le pourcentage de matériel
    de guerre produit par les usines de Farben en 1945. A cette époque,
    Farben produisait 100% du caoutchouc synthétique, 95% des gaz mortels
    allemands dont le tristement célèbre Zyklon B utilisé dans les camps de
    déportation, 90% du plastique allemand, 88% de son magnésium, 84% des
    explosifs en tout genre, 70% de la poudre à canon, 46% de l’essence à
    haute octane pour l’aviation et 35% de tout le carburant synthétique
    allemand[...]

    [...] Malheureusement, quand nous recherchons les origines techniques
    des plus importants de ces matériels militaires et de manière
    différente du support financier d’Hitler, nous trouvons des liens avec
    l’industrie américaine et avec des hommes d’affaire américains. Il y eut
    de multiples arrangements entre Farben et les entreprises américaines,
    incluant des arrangements de marketing du cartel, des arrangements de
    patentes, des échanges techniques comme ceux par exemple des transferts
    de technologie Standard Oil-Ethyl mentionnés plus haut. Ces arrangements
    furent utilisés par IG Farben pour avancer la politique nazie à
    l’étranger, pour collecter des informations stratégiques et pour
    consolider un cartel chimique mondial.

    Un des aspects les plus horribles du cartel IG Farben fut
    l’invention, la production et la distribution du gaz Zyklon B utilisé
    par les nazis dans les camps de concentration. Le Zyklon B était de
    l’acide prussique pur (acide cyanhydrique), poison mortel fabriqué par
    la branche IG Farben de Leverkusen et vendu par leurs bureaux de vente
    Bayer et sous-traité par Degesh, un distributeur indépendant. Les ventes
    de Zyklon B constituaient environ 75% du chiffre d’affaire de Degesh.
    Suffisamment de gaz pour tuer 200 millions d’humains fut produit et
    vendu par IG Farben. La rapport de la commission Kilgore de 1942 établit
    clairement que les directeurs de IG Farben avaient une idée précise de
    ce qu’étaient les camps de concentration et de l’utilisartion des
    produits chimiques d’IG[...]

    [...] Le bureau NW 7 de Berlin d’IG Farben était le centre
    d’espionage et de documentation extérieure phare du régime nazi en ce
    qui concerne l’étranger. Le bureau était dirigé par le directeur de
    Farben Max Ilgner, neveu du président de la firme Hermann Schmitz. Les
    deux hommes étaient tous deux membres du comité directeur de IG Farben
    USA, avec leurs collègues de direction Henry Ford de Ford Motor, Paul
    Warburg de la Manhattan Bank et de Charles Mitchell de la banque de la
    réserve fédérale de New York…

    Une des figures les plus connues de ces agents de renseignement du
    bureau N.W 7 était le prince Bernhard de Hollande, qui rejoignit Farben
    au début des années 1930, après avoir suivi un stage d’entraînement de
    18 mois dans la SS dont il porta l’uniforme noir[...]

    La branche américaine d’IG Farben

    Qui étaient les financiers de Wall Street qui dirigeaient les
    activités d’IG Farben USA, la succursale aux Etats-Unis qui faisait la
    propagande nazie ?

    Les directeurs d’IG Farben USA incluèrent quelques uns des membres
    les plus en vue de Wall Street. Les intérêts économiques allemands
    réentrèrent aux Etats-Unis après la 1ère guerre mondiale et de manière
    probante, contournèrent les barrières faites pour conserver IG Farben en
    dehors du marché américain.

    D’après les sources du manuel d’investissement de l’agence Moody de
    1930 (page 2149), voici la liste des directeurs d’IG Farben USA en 1930:


    • Carl Bosh, Allemand, associé à Ford Motor A.G (Allemagne)
    • Edsel Ford, Américain, de la Ford Motor de Detroit
    • Max Ilgner, Allemand, dirigea le bureau NW7 d’IG Farben (bureau de
      renseignement extérieur), reconnu coupable de crimes contre l’humanité
      au procès de Nüremberg
    • F. ter Meer, Allemand, reconnu coupable à Nüremberg
    • H.A. Metz, Américain, directeur à IG Farben Allemagne de la la Manhattan Bank (Warburg), USA
    • C.E. Mitchell, Américain, directeur de la banque de la réserve fédérale new yorkaise et de la National City Bank
    • Hermann Schmitz. Allemand, PDG IG Farben A.G, associé à la Deutsche
      Bank et à la BIS de Bâle, reconnu coupable de crimes de guerre à
      Nüremberg
    • Walter Teagle, Américain, directeur de la banque de la réserve
      fédérale de New York et de la Standard Oil New Jersey (Rockefeller)
    • W.H von Rath, Allemand naturalisé américain, directeur de la branche allemande de la General Electric USA (A.E.G)
    • Paul Warburg, Américain, premier membre de la réserve fédérale de New York et PDG de la Manhattan Bank
    • W.E. Weiss, Américain, associé à Sterling Products

    [...] Nous pouvons ici faire quelques remarques circonstantielles sur ces faits.

    Dans un premier temps, le comité directeur de la branche américaine
    d’IG Farben comptait dans ses rangs pas moins de trois des directeurs de
    la réserve fédérale de New York, la banque de la Fed la plus
    influentielle de toutes les différentes branches de cette banque. IG USA
    avait aussi des liens très étroits avec la Standard Oil du New Jersey
    (Rockefeller), la compagnie Ford Motor, la banque de Manhattan (qui
    deviendra plus tard la Chase Manhattan sous la coupe Rockefeller) et
    d’AEG (la branche allemande de la General Electric).

    Dans un second temps, trois membres de ce comité directeur d’IG
    Farben USA furent reconnus coupables de crimes de guerre au procès de
    Nüremberg. Ceux-ci furent les directeurs allemands et non pas les
    américains. Parmi ces Allemands, il y avait Max Ilgner, directeur du
    bureau NW7 d’IG à Berlin, l’agence de renesignement nazie d’avant guerre
    (NdT: remplacé par l’Abwehr durant la guerre). Si les directeurs d’une
    entreprise sont collectivement responsables des activités de cette
    entreprise, alors les directeurs américains auraient également dû être
    inculpés et jugés à Nüremberg, aux côtés des directeurs allemands, cela
    bien entendu si le but du procès était bien de déterminer la
    responsabilité et la culpabilité dans la guerre. Bien évidemment, si le
    but du procès fut de détourner l’attention des implications américaines
    dans la montée en puissance d’Hitler, ils ont alors été couronnés de
    succès dans cette entreprise.

    Chapitre 3

    La General Electric finance Hitler

    Le géant multinational General Electric a un rôle sans précédent dans
    l’histoire du XXème siècle. General Electric électrifia l’Union
    Soviétique dans les années 1920 et 1930 et réalisa pleinement pour les
    soviétiques le motto de Lénine qui disait que “Socialisme =
    électrification” [...]

    [...] La compagnie General Electric profita énormément des affaires
    faites avec la Russie bolchévique, du socilaisme d ela “nouvelle donne”
    de F.D. Roosevelt et comme nous l’allons voir de l’Allemamgne
    national-socialiste d’Hitler.

    La General Electric dans l’Allemagne de la République de Weimar

    Walter Rathenau fut, jusqu’à son assassinat en 1922, le directeur de
    gestion de la Allgemeine Elekrizitats Gesellschaft (AEG), ou la branche
    allemande de la General Electric américaine et tout comme ses
    contre-parties américaines Owen Young et Gerard Swope, il était un
    fervent avocat du socialisme corporatiste (industriel). Walter Rathenau
    parlait en public de son opposition à la concurrence et à la libre
    entreprise. Pourquoi ? Parce que Rathenau et Swope voulaient la
    protection et la coopération de l’état pour leurs propres objectifs
    affairistes et leurs profits (et bien sûr pas pour ceux des autres)… Il
    pensait que le pouvoir de l’état devait être mis à la disposition des
    entreprises privées pour leurs propres intérêts corporatistes, ce qui
    est populairement connu sous le nom de national-socialisme[...]

    [...] La cartélisation de l’industrie électrique allemande sous AEG
    (tout comme celle des industries de l’acier et de la chimie que nous
    avons vue dans les chapitres un et deux), fut rendue possible par ces
    prêts venant de Wall Street:


    • Le 26 Janvier 1925: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
    • Le 9 Décembre 1925: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
    • Le 22 Mai 1928: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 10 millions de dollars
    • Le 7 Juin 1928: AEG emprunte à la National City Bank la somme de 5 millions de dollars

    Soit la somme de 35 millions de dollars en trois ans.

    [...] Dès 1930, sans que la presse financière allemande ne soit au
    courant, la General Electric avait gagné un monopole technologique
    similaire à celui qu’elle avait en Allemagne sur l’industrie électrique
    soviétique et allait essayer de pénétrer le dernier bastion allemand, en
    particulier le groupe Siemens.

    En Février, la General Electric se concentra sur ce qu’il restait à
    conquérir le géant allemend Siemens & Halske et bien qu’elle put
    obtenir un gros stock d’obligations émis pour la firme allemande par
    Dillon & Read de New York, la General Electric ne fut pas capable de
    rentrer dans la participation aux gains ni de mettre des directeurs au
    comité directeur de Siemens… Siemens retînt son indépendance de General
    Electric et cette indépendance est important pour la suite de notre
    histoire…

    Il n’y a aucune preuve que Siemens, soit par Siemens & Halske ou
    par Siemens-Schukert, ait participé au financement d’Hitler. Siemens ne
    contribua que petitement et indirectement par le truchement de son
    capital dans la firme Osram. Par contre à la fois AEG et Osram
    financèrent directement Hitler par le truchement de Nationale Treuhand
    et ce de manière substantielle. Siemens retînt son indépendance au début
    des années 1930, tandis qu’AEG et Osram passèrent sous contrôle
    américain avec des directeurs américains.

    Il n’y a aucune preuve que siemens, sans directeurs américains, ait
    financé Hitler. Par contre, il y a des preuves irréfutables et bien
    documentées qu’à la fois la Feneral Electric et Osram, toutes deux
    dirigés par des directeurs américains, financèrent elles, Hitler[...]

    [...] Ainsi dans les années 1930, alors qu’Hitler se préparait à
    saisir un pouvoir dictatorial en Allemagne, soutenu par quelques
    industriels américains (pas tous loin s’en faut), la branche allemande
    de la General Electric AEG était une possession d’International General
    Electric (environ 30%), de Gesellschaft für Electrische Unternemungen
    (25%) et Ludwig Lowe (25%).

    International General Electric avait aussi des intérêts à hauteur de
    16,7 % dans Osram et une influence additionnelle directe dans d’autres
    compagnies (NdT:voir la liste dans l’original en anglais) [...]

    La General Electric et le financement d’Hitler

    A partir de 1915, International General Electric, domiciliée au 120
    Broadway dans la ville de New York, agit comme organisation
    d’investissement étranger, de production et de vente pour la compagnie
    General Electric. IGE avait des intérêts dans la production à l’étranger
    incluant 25 à 30% de parts dans AEG, plus celles dans Osram GmbH
    également à Berlin. Ces holdings donnèrent quatre directeurs à IGE pour
    les mettre au comité directeur d’AEG ainsi qu’un autre directeur pour
    Osram. AEG et Osram furent de gros contributeurs au financement d’Hitler
    pour sa montée au pouvoir en 1933. Un bordereau de transfert bancaire
    daté du 2 Mars 1933 provenant d’AEG à Delbruck Schiker & Co à
    Berlin, requiert le versement de 60 000 Reichsmark sur le compte
    Nationale Treuhand pour l’utilisation d’Hitler. Nous reproduisons ce
    bordereau en page 56.

    IG Farben était le plus important pourvoyeur de fonds domestiques
    d’Hitler et comme nous l’avons vu par ailleurs, IG Farben contrôlait la
    branche américaine d’IG, de plus plusieurs directeurs d’AEG figuraient
    également au comité de direction d’IG Farben comme par exemple Hermann
    Bucher, PDG d’AEG, était également au conseil d’administration d’IG
    Farben, ainsi que les directeurs d’AEG Julius Flechtheim et Walter von
    Rath. IG Farben contribua de 30% au fond de trust d’Hitler en 1933[...]

    [...] En d’autres termes, pratiquement tous les directeurs allemands
    de la branche allemande de la General Electric (AEG) étaient des
    soutiens financiers d’Adolf Hitler et non seulement associés avec AEG
    mais aussi avec d’autres compagnies soutenant Hitler financièrement…

    [...] En 1932, les directeurs américains d’AEG étaient connectés de
    manière étroite avec les cercles financiers et politiques américains
    comme suit:


    • Gerard Swope: Président de la International General Electric et
      président de GE, directeur de la National City Bank, directeur d’AEG et
      d’Osram en Allemagne, un des auteurs de la “nouvelle donne” économique
      de Roosevelt et de nombreuses organisation rooseveltiennes
    • Owen Young: PDG de la GE et PDG adjoint de la banque de la réserve
      fédérale de New York, auteur avec JP Morgan du plan Young qui succéda au
      plan Dawes en 1929 (voir chapitre un)
    • Clark Minor: Président et directeur de la IGE, directeur de British
      Thomson Houston, de la Compania Generale di Electtricita (Italie) et de
      la Japan Electric Bond & Share company (Japon)

    Coopération technique avec Krupp

    [...] En bref, General Electric, avec la coopérartion d’un autre gros
    supporteur d’Hitler, Krupp, obtinrent conjointement un monopole pour
    General Electric sur le carbure de tungstène aux Etats-Unis (NdT:
    utilisé pour les outils, machines outils et certaines teintures). Ainsi,
    lorsque la seconde guerre mondiale débuta, General Electric eut un
    monopole du produit à un prix convenu et établi de 450 US$ le demi-kilo,
    presque dix fois le prix de 1928, son utilisation aux Etats-Unis fut
    restreinte de manière correspondante.

    AEG évite les bombes durant la seconde guerre mondiale

    En 1939, l’industrie de l’équipement électrique allemande était
    concentrée en quelques entreprises majeures liées a un cartel
    international et par des participations au capital de deux entreprises
    américaines très importantes. Ce complexe industriel ne fut jamais les
    cibles primordiales pour les bombardements alliés durant la guerre. Les
    usines AEG et ITT (International Telephone and Telegraph) ne furent
    touchées qu’accidentellement et que très rarement dans des raids
    aériens. Les usines d’équipement électrique qui furent bombardées furent
    celles qui n’appartenaient pas au complexe industriel américain[...]

    [...] Le fait que les usines d’AEG en Allemagne ne furent pas
    bombardées durant la seconde guerre mondiale fut confirmé par le United
    States Strategic Bombing Survey où officiaient des intellectuels comme
    John Galbraith et des membres de Wall Street tels George Ball et Paul
    Nitze. Leur rapport sur l’industrie de l’équipement électrique allemande
    datée de Janvier 1947 conclut:

    “L’industrie n’a jamais été attaquée comme cible désignée, mis à part
    quelques usines comme Brown Beveri à Manheim, Bosch à Stuttgart et
    Siemenstadt à Berlin, qui ont été sujettes à des raids de précision,
    beaucoup d’autres furent touchées dans les raids de zone.” [...]

    [...] En conclusion de ce chapitre, General Electric fut un financier
    important d’Hitler et a bien profité de la production de guerre; malgré
    tout cela, parvint à échapper aux bombardements alliés de la seconde
    guerre mondiale. De manière évidente, cette histoire juste effleurée
    ici, mérite une enquête bien plus approfondie… et officielle.


    http://resistance71.wordpress.com/2011/10/19/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-montee-en-puissance-dhitler-professeur-antony-sutton-1ere-partie/
    paralleye
    paralleye
    Admin

    Nombre de messages : 2724
    Date d'inscription : 04/06/2009

    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:53

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la montée en puissance d’Hitler (Professeur Antony Sutton)… 2ème partie.




    Lire la 1 ère partie

    Lire la 3ème partie

    Lire la 4ème partie



    = Traduit de l’anglais par Résistance 71 =



    Chapitre 4

    La Standard Oil fournit le carburant pour la seconde guerre mondiale

    “Dans deux ans, L’Allemagne fabriquera suffisamment de pétrole et
    de gaz depuis le charbon pour pouvoir soutenir une longue guerre. La
    Standard Oil de New York lui procure des millions de dollars en aide.”
    (Rapport de l’attaché commercial de l’ambassade américaine de Berlin de
    Janvier 1933 au département d’état à Washington D.C)


    Le groupe de compagnies de la Standard Oil, dans lequel la famille
    Rockefeller possède un quart des intérêts de contrôle, fut d’une
    importance critique pour l’aide apportée à l’Allemagne nazie dans sa
    préparation de la guerre. Cette assistance en préparation militaire vînt
    à propos car les ressources insuffisantes de l’Allemagne en matière de
    produits pétroliers, ne lui permettaient pas de pouvoir soutenir une
    guerre mécanisée moderne; en 1934 par exemple, environ 85% des produits
    finis à base de pétrole étaient importés. La solution adoptée par
    l’Allemagne nazie fut de produire du pétrole et du carburant
    synthétiques à partir de leur ressource importante de charbon. Ce fut le
    processus d’hydrogénisation pour produire de l’essence synthétique et
    les propriétés iso-octane dans cette essence qui permit à l’Allemagne de
    conduire la guerre en 1940. Ce processus d’hydrogénisation a été
    développé et financé par les laboratoires de la Standard Oil aux
    Etats-Unis en partenariat avec IG Farben [...]

    [...] De manière regrettable, les comités du congrès américain
    n’explorèrent pas plus avant l’aspect évident de la collusion entre la
    Standard Oil et IG Farben, à savoir qu’à cette époque, les directeurs de
    la Standard Oil du New Jersey n’avaient pas seulement des affiliations
    stratégiques de guerre avec IG Farben, mais avaient également d’autres
    liens avec l’Allemagne hitlérienne, jusqu’à la contribution par
    l’intermédiaire de compagnies sous-traitantes allemandes, au financement
    personnel d’Heinrich Himmler et de membres affiliés au cercle des amis
    de Himmler jusqu’aussi tard que 1944.

    Pendant la seconde guerre mondiale, la Standard Oil du New Jersey fut
    accusée de trahison pour ses alliances d’avant-guerre avec IG Farben,
    alors même que ses activités continuelles au sein du cercle des amis
    d’Himmler durant la guerre demeuraient inconnues. Les accusations de
    trahison furent démenties véhémentement par la Standard Oil [...]

    [...] En Avril 1929, Walter C. Teagle, président de la Standard Oil
    du New Jersey, devint un des directeurs de la nouvellement formée IG
    Farben USA, pas parce que Teagle était intéressé par l’industrie
    chimique, mais parce que:

    “Il a savouré ces dernières années des relation étroites avec
    certaines branches du secteur de la recherche d’IG Farben Industrie,
    recherches qui sont très liées avec l’industrie pétrolière.”

    [...] En Novembre 1929, la nouvelle compagnie jointe Standard Farben
    Research fut établie sous la gestion de la Standard Oil compagny of New
    Jersey et toutes les recherches et patentes relevantes à la production
    de pétrole depuis le charbon tenues conjointement par Standard et IG,
    furent misent en commun…

    La nouvelle compagnie Standard IG Company fut officiellement créée en
    Décembre 1929. F. A. Howard en fut le président et ses directeurs
    allemands et américains furent annoncés comme suit: E.M Clark, Walter
    Duisberg, Peter Hurll, R.A Reidemann, H.G Seidel, Otto von Schenk et Guy
    Wellman.

    La majorité des parts étaient détenue par la Standard Oil…

    Les résultats des recherches furent mis aux services d’IG Farben et
    devinrent la base de développement du programme d’Hitler “pétrole pour
    charbon” qui rendit possible la seconde guerre mondiale[...]

    [...] En 1944, une note confidentielle d’IG Farben appellée le
    “Farben memorandum”, répondit à une question clef: Qu’est-ce qu’ IG
    Farben acquît alors de la Standard Oil qui fut “si vital pour conduire
    la guerre” ? Le memo examine en détail les produits cités par Haslam
    (NdT: étude citée pour la défense de la Standard Oil) comme par
    exemples: l’iso-octane, le tuluol, l’oppanol-paratone and la buna et
    démontre qu’au contraire de ce que déclarait publiquement la Standard
    Oil, leur technologie provînt en grande partie des Etats-Unis et non
    d’Allemagne [...]

    Ethyl de plomb pour la Wehrmacht

    Un autre exemple de l’assistance importante de la Standard Oil à
    l’Allemagne nazie et ce en coopération avec la General Morors, furent
    les livraisons d’ethyl de plomb. Ce fluide est un composant anti-choc à
    la fois utilisé par les carburants de l’aviation et des engins au sol,
    celui-ci permet d’éliminer les chocs et coups internes répétés dûs à la
    combustion et ainsi permettant d’augmenter l’efficacité des moteurs,
    sans ces composants anti-choc la guerre moderne mobile serait beaucoup
    moins pratique…

    Jusqu’en 1935, la fabrication de ces produits ne se faisait qu’aux
    Etats-Unis. En 1935, Ethyl Fasoline Corporation (NdT: une entreprise
    jointe de la Standard Oil et de la General Motors créée en 1924),
    transferra son savoir-faire en Allemagne pour le programme de réarmement
    nazi. Ce transfert de technologie fut fait malgré les protestations du
    gouvernment américain [...]

    [...] Les dossiers d’IG Farben saisis à la fin de la guerre
    confirment l’importance de ce transfert technologique particulier au
    profit de l’armée allemande:

    “Depuis le début de la guerre nous avons pu produire du tétraethyl
    parce que peu avant le début de la guerre, les Américains avaient établi
    chez nous des usines toutes prêtes pour la production et nous ont
    fourni toute l’expérience nécessaire. De cette façon, nous n’avons pas
    eu à effectuer tout le lourd travail de recherche et de développement et
    nous pûmes ainsi commencer directement la production sur la base du
    transferts d’expérience que les Américains avaient accumulé depuis des
    années.”

    La Standard Oil du New Jersey et le caoutchouc synthétique

    Le transfert de technologie de l’ethyl de plomb à l’Allemagne nazie
    fut répété avec le caoutchouc synthétique. Il ne fait aucun doute que la
    capacité de l’armée allemande à pouvoir conduire la guerre dépendait du
    caoutchouc synthétique, tout comme de l’essence synthétique, simplement
    parce que l’Allemagne n’avait pas de caoutchouc naturel et que la
    guerre aurait été simplement impossible sans la capacité de Farben à
    produire du caoutchouc synthétique. Farben avait un quasi monopole sur
    la fabrication et le programme pour en fabriquer les vastes quantités
    nécessaires étaient totalement financé par le Reich [...]

    [...] En conséquence, l’assistance de la Standard Oil à l’Allemagne
    nazie ne fut pas limitée au pétrole depuis le charbon, bien que ceci fut
    de fait lew transferts de technologie le plus important; non seulement
    le processus technique de fabrication de tétraethyl fut transféré à IG
    Farben et une usine fabriquée en Allemagne même, en co-propriété IG
    Farben, Standard Oil et General Motors, mais également aussi tard qu’en
    1939, la branche allemande de la Standard fît une usine pour la
    production du carburant synthétique pour l’aviation. Du tétraethyl fut
    exporté en urgence depuis les Etats-Unis pour la Wehrmacht et une
    assistance majeure fut donnée pour la fabrication du caoutchouc butyl,
    tout en maintenant secret aux Etats-Unis le processus d’IG Farben pour
    le buna, agent de fabrication du caoutchouc synthétique.

    En d’autres termes, La Standard Oil du New Jersey, d’abord sous son
    président W.C. Teagle puis sous son président W.S. Farish, aida
    continuellement la machine de guerre nazie tout en refusant d’aider les
    Etats-Unis.

    Cette séquence d’évènement ne fut pas un accident. Le président
    Farish argumenta que ne pas avoir donné cette assistance technique à la
    Wehrmacht “aurait été injustifié”. L’assistance était faite en
    connaissance de cause, s’est produite sur plus d’une décennie et fut si
    substantielle que sans elle l’armée allemande n’aurait pas pu entrer en
    guerre en 1939.

    La Deutsche Amerikanische Petroleum A.G (DAPAG)

    La succursale de la Standard Oil en Allemagne la Deutsche
    Amerikanische Petroleum A.G (DAPAG) était propriété a 94% de la Standard
    Oil du New Jersey. La DAPAG avait des bureaux à travers l’Allemagne,
    une rafinerie à Brême et son QG à Hambourg. Par la DAPAG, la Standard
    Oil était présente dans les cercles intimes du nazisme, dans le cercle
    Keppler et le cercle des amis d’Himmler. Un des directeurs de la DAPAG
    était Karl Lindemann, également président de la chambre de commerce en
    Allemagne et directeur de plusieurs banques incluant la banque de
    Dresde, la Deutsche Reichsbank et de la firme supportrice des nazis la
    banque C. Melchior… Lindemann fut un membre du cercle Keppler jusqu’en
    1944 et fut un représentnat de la Standard Oil au cœur même du nazisme.

    Ainsi la Standard Oil avait deux de ses membres au sein du cercle
    Keppler. Les paiements au cercle de la compagnie subsidiaire de la
    Standard Oil continuèrent jusqu’en 1944, c’est à dire un an avant la fin
    de la guerre.

    Chapitre 5

    International Telephone and Telegraph (ITT) travaille pour les deux côtés de la belligérance

    “Bien que les avions Folcke-Wolfe d’ITT bombardaient les navires
    alliés et que les lignes d’ITT passaient des informations aux
    sous-marins allemands, les traceurs de direction d’ITT sauvaient
    d’autres navires des torpilles.” (Anthony Sampson, the Sovereign State
    of ITT, New York, Stein & Day, 1973, p.40)


    La compagnie multinationale International Telephone and Telegraph
    (ITT) fut fondée en 1920 par l’entrepreneur des Iles Vierges Sosthenes
    Behn. Durant toute sa vie, il fut le modèle de l’homme d’affaire
    politisé, faisant des profits et bâtissant l’empire ITT plus par des
    manœuvres politiques que par sa supériorité dans la concurrence du
    marché. En 1923, par sa dextérité politique, il acquît le monopole de la
    téléphonie espagnol, Compania Telefonica de Espana. En 1924, soutenu
    dès lors par JP Morgan, acheta ce qui devint plus tard International
    Standard Electric, un groupe de construction de centrales électriques à
    travers le monde.

    Le comité directeur d’ITT reflétait les intérêts de la maison JP
    Morgan avec les associés de Morgan, Arthur Anderson et Russell
    Leffingwell [...]

    [...] En 1930, Behn acheta la holding allemande Standard
    Elekrizistäts A.G, contrôlée à 62% des actionnaires votant par ITT, AEG
    avec 81% des actionnaires votant et Felton et Guilleuame, 6% des
    actionnaires votant [...]

    Le baron Kurt von Schroder et ITT

    Il n’y a aucune trace qu’ITT fît des versements directs à Hitler
    avant sa prose de pouvoir en 1933. Par contre, un certain nombre de
    versements furent faits à Himmler à la fin des années 1930 et durant la
    seconde guerre mondiale, et ce par les succursales allemandes d’ITT. La
    première entre Hitler et les responsables d’ITT fut reportée, aussi loin
    que nous sachions, en Août 1933, lorsque Sosthenes Behn et le
    représentant allemand d’ITT Henry Manne, rencontrèrent Hitler à
    Berchtesgaden. Suivant ce meeting, Behn prît contact avec le cercle
    Keppler (voir chapitre 9) et par son influence, la baron nazi Kurt von
    Schröder devînt le gardien et garant des intérêts d’ITT en Allemagne.
    Schröder devînt le canal de financement par lequel l’argent d’ITT
    parvenant à Himmler et son organisation SS jusqu’en 1944, alors que la
    guerre se déroulait et que les Etats-Unis étaient en guerre avec
    l’Allemagne.

    Par l’intermédiare de Schröder, Behn et ITT eurent accès aux profits
    de l’industrie de l’armement allemande et acheta des parts
    subastantielles dans ces entreprises d’armement incluant la compagnie
    aéronautique Focke-Wolfe…

    [...] Le réinvestissement des profits dans l’industrie de l’armement
    allemande suggère que la déclaration de Wall Street qu’elle était
    innocente de fautes de collaboration dans le réarmement allemand, et
    qu’elle ne connaissait en fait pas les intentions d’Hitler, n’est qu’une
    fraude. De manière spécifique, l’achat substantiel de parts dans
    l’industrie Focke-Wolfe par ITT veut dire, comme l’a très bien dit
    Anthony Sampson, qu’ITT produisait en fait des avions qui étaient
    utilisés pour tuer des Américains et leurs alliés, et qu’ITT fît de
    surcroi d’excellents bénéfices de cette entreprise.

    Avec Kurt von Schröder, ITT avait accès au cœur même de l’élite nazie
    au pouvoir. Qui était-il ?… Né en 1889 dans une vieille famille de la
    finance allemande; un membre de la famille émigra plus tôt en Angleterre
    et changea son nom en Schroder et créa l’institution financière J.
    Henry Schroder à Londres et la J. Henry Schroder Banking Corporation à
    New York. Kurt von Schröder fut aussi un associé de la banque privée de
    Cologne, J.H Stein & Company…

    Immédiatement après la prise de pouvoir d’Hitler en 1933, Kurt von
    Schröder devint le représentant de la BIS, que Quigley appelle le cœur
    du système de contrôle international, ainsi que chef d’un groupe de
    banquiers privés qui conseillait la Reichsbank. Heirich Himmler nomma
    Schröder comme chef de groupe SS [...]

    [...] Vers le milieu des années 1930, un autre lien fut forgé entre
    Wall Street et Schröder, cette fois-ci au travers des Rockefeller. En
    1936, les affaires de sous-traitances de la J. Henry Schroder Banking de
    New York furent fusionnées dans une nouvelle firme d’investissement la
    Schroder, Rockefeller & Co, Inc sise au 48 Wall Street. Carrlton P.
    Fuller de la Schroder Bank Corp. devint le président et Avery
    Rockefeller, fils de Percy Rockefeller (frère de John D. Rockefeller) en
    devint le vice-président et directeur de la nouvelle firme.

    Westrick, Texaco et ITT

    ITT avait un autre contact sûr au sein de l’Allemagne nazie en la
    personne de l’avocat Dr. Gerhard Westrick. Westrick était un des membres
    d’un groupe sélectionné d’Allemands qui avaient espionné pour le compte
    de l’Allemagne aux Etats-Unis durant la première guerre mondiale. Ce
    groupe comprenait non seulement Kurt von Schröder et Westrick, mais
    aussi Franz von Papen, que nous reverrons en compagnie de James Paul
    Warburg de la banque de Manhattan dans le chapitre 10 et du Dr. Heinrich
    Albert. Celui-ci, ancien attaché commercial de l’Allemagne pendant le
    première guerre mondiale, était en fait le responsable du financement du
    programme d’espionnage de von Papen…

    Juste avant la seconde guerre mondiale, l’opération d’espionnage
    Albert-Papen et Westrick aux Etats-Unis commença à se répéter, mais
    cette fois-ci, les autorités américaines furent plus alertes. Westrick
    revînt aux Etats-Unis en 1940 avec la couverture d’attaché commercial,
    mais était en fait le représentant personnel de von Ribbentrop (NdT:
    ministre des affaires étrangères de l’Allemagne nazie de 1938 à 1945,
    fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à mort au
    procès de Nüremberg, exécuté en 1946) [...]

    [...] Parmi les contrats négociés par Westrick, il y avait un contrat
    pour que Texas Oil Company (Texaco) fournisse du pétrole à la marine
    allemande, chose qu’il arrangea avec Torkild Rieber, chairman du comité
    directeur de Texaco.

    En 1940, Rieber négocia un contrat de livraison de pétrole avec
    Hermann Goering, et Westrick aux Etats-Unis travaillait pour la Texaco.
    Sa voiture fut achetée avec l’argent de Texaco, et le formulaire de
    demande de permis de conduire de Westrick donnait l’adresse de Texaco
    comme son adresse de travail. Ces activités apparurent au grand jour le
    12 Août 1940. Rieber dût démissioner de Texaco et Westrick retourna en
    Allemagne.

    Deux ans plus tard, Rieber devînt le président des chantiers navals
    de Caroline du Sud et un des directeurs de la compagnie Barber Asphalt
    Corporation and Seaboard Oil Company de l’Ohio.

    ITT dans l’Allemagne en guerre

    [...] En bref, durant la seconde guerre mondiale, la firme américaine
    ITT faisait des transferts de fonds au chef de la SS Heinrich Himmler.
    Ces paiements permettaient à ITT de pouvoir protéger son investissement
    dans l’industrie Focke-Wolfe, une entreprise aéronautique qui fabriquait
    des avions de combat qui étaient utilisés contre les Etats-Unis.

    L’interrogatoire de Kurt von Schröder le 19 Novembre 1945 démontre la
    nature délibérée de la proche et fructifiante relation entre Sosthenes
    Behn d’ITT, Westrick, Schröder et la machine de guerre nazie durant la
    seconde guerre mondiale et que ceci était surtout une relation délibérée
    et en toute connaissance de cause. (NdT: suit ici dans le livre un extrait de l’interrogatoire de Kurt von Schröder) [...]

    [...] C’est cette histoire de la coopération d’ITT et de l’Allemagne
    nazie pendant la seconde guerre mondiale et l’association d’ITT avec
    Kurt von Schröder, qu’ITT voulait cacher; elle y parvînt presque.

    Chapitre 6

    Henry Ford et les Nazis

    Dans une interview avec le New York Times en 1938, Ford déclara:

    “Quelqu’un a dit un jour que soixante familles ont présidé au destin
    de la nation. On pourrait bien dire que si quelqu’un voulait bien
    focaliser les lumières de la rampe sur les vingt-cinq personnes qui
    s’occupent des finances de la nation, nous mettrions en exergue les
    véritables faiseurs de guerres du monde.” [...]

    [...] Ce fut Henry Ford qui dans les années 1930 construisît la toute
    première usine moderne automobile en URSS, localisée à Gorki et qui
    produisît dans les années 50 et 60 les camions utilisés par les
    nord-vietnamiens pour transporter leurs armes et munitions à utiliser
    contre les Américains. Au même moment, Ford était également le soutien
    le plus célèbre d’Adolf Hitler; il fut récompensé dans les années 1930
    de la plus haute distinction de l’ordre nazi pour un étranger, pour son
    long et indéfectible soutien [...]

    Henry Ford premier soutien étranger d’Hitler

    Le 20 Décembre 1922, le New York Times rapporta que le manufacturier
    automobile Henry Ford finançait les mouvements nationalistes et
    antisémites d’Adolf Hitler à Munich… Le portrait d’Henry Ford était
    disposé sur les murs du bureau personnel d’Hitler[...]

    [...] Le financement de Ford fut utilisé par Hitler pour fomenter la
    rebellion bavaroise. Celle-ci échoua et Hitler fut capturé [...]

    [...] Hitler fut condamné à une peine mineure de prison qu’il mît à
    profit pour rédiger son livre “Mein Kampf”. Le livre d’Henry Ford “Le
    juif international”, fut auparavant circulé par les nazis, qui le firent
    traduire dans une douzaine de langues; Hitler utilisa des sections
    complètes verbatim de ce livre pour écrire “Mein Kampf”.

    Nous verrons plus tard que le soutien d’Hitler dans les années 1920
    et 1930 venait plus des cartels industriels de la chimie, de l’acier et
    de l’électricité que d’industriels. En 1928, Ford fusionna ses biens
    allemands avec le cartel chimique d’IG Farben… Simultanément aux
    Etats-Unis Edsel Ford rejoignît le comité de direction d’IG Farben USA.

    Henry Ford est décoré par les Nazis

    En Août 1938, Henry Ford dut décoré de l’ordre de la grande croix de
    l’aigle allemand, une décoration nazie pour leurs soutiens étrangers
    distingués[...]

    La compagnie Ford Motors assiste l’effort de guerre allemand

    Un sous-comité du congrès enquêtant après la guerre sur le soutien
    américain à l’effort de guerre nazi, décrivit la manière par laquelle
    les nazis réussirent à obtenir l’assistance financière et technique des
    Etats-Unis comme étant “assez fantastique” [...]

    [...] D’après les preuves présentées à ce comité, Ford-Werke A.G fut
    techniquement transformée en compagnie allemande dans les années 1930.
    Tous les véhicules et leurs pièces de rechange furent produits en
    Allemagne, par des ouvriers allemands utilisant du matérial allemand,
    sous une direction alemande et étaient exportés dans les territoires
    européens et outre-mer aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Toutes les
    matières premières, caoutchouc et métaux non-ferreux, furent obtenus par
    la compagnie Ford. L’influence américaine fut plus ou moins convertie
    en une position de soutien logistique (hilfsstellung) pour les usines
    allemandes de Ford[...]

    [...] Bien qu’il existe des preuves que que les usines européennes
    propriétés de partis intéressés de Wall Street ne furent pas bombardés
    par l’US Air Force dans la seconde guerre mondiale, cette restriction
    n’atteignît apparemment par le commandement britannique. En Mars 1942,
    la RAF bombarda l’usine Ford de Poissy en France. Dans une lettre qui
    suivit le raid de la RAF, Edsel Ford commenta à son gérant en chef
    Sorenson: “des photos du l’usine en feu ont été publiées dans des
    journaux américains, mais fort heureusement aucune référence ne fut
    faite concernant la compagnie Ford Motor.”

    Quoi qu’il en soit, le gouvernement de Vichy paya 38 millions de
    francs à Ford en compensation des dégâts infligés à l’usine de Poissy.
    Ceci ne fut pas rapporté dans la presse américaine et n’aurait pas du
    tout été apprécié par les Américians en guerre avec le nazisme [...]

    [...] En bref, il y a des preuves documentées que Ford Motor Company
    travailla pour les deux cotes de la belligerance durant la seconde
    guerre mondiale. Si les industriels nazis qui furent traduits en justice
    au procès de Nüremberg étaient coupables de crimes de guerre et de
    crimes contre l’humanité, alors il en va de même avec leurs
    collaborateurs dans la famille Ford, Henry et Edsel Ford. Mais
    l’histoire de Ford fut cachée par Washington, comme tout ce qui du reste
    aurait pu porter préjudice au nom et à la réputation de l’élite
    financière de Wall Street.

    Chapitre 7

    Qui finança Adolf Hitler ?

    [...] Le financement d’Hitler et du mouvement nazi se doit toujours d’être exploré de manière plus exhaustive.

    Quelques soutiens d’Hitler de la première heure

    Nous savons pour sûr que d’importants industriels européens et
    américains finançaient tous les groupes totalitaires de cette époque,
    que ce soit les communistes ou les groupes fascistes et nazis. Le comité
    américain Kilgore enregistra:

    “Dès 1919, Krupp donnait déjà un soutien financier à un des groupes
    politiques réactionnaires, qui semèrent les graines de l’idéologie nazie
    présente. Hugo Stinnes était un contributeur financier de la première
    heure du parti NSDAP (National Socialistische Deutsche Arbeiter Partei
    ou nazi en abrégé). Dès 1924, d’autres industriels et financiers
    importants comme Fritz Thyssen, Albert Voegler, Aldolph Kirdorf et Kurt
    von Schröder, donnaient secrètement des fonds aux Nazis. En 1931 les
    membres de l’association des propriétaires de mines de charbon dont
    Kirdorf était le directeur, s’engagèrent à payer 50 pfennigs sur chaque
    tonne de charbon vendue; les fonds ainsi collectés allaient à
    l’organisation qu’Hitler était en train de construire.”

    Le procès d’Hitler à Munich en 1924 donne les preuves que la parti
    nazi reçut l’équivalent de 20 000 dollar US de la part d’industriels de
    Nüremberg. Le nom le plus intéressant à noter dans cette ériode est
    celui d’Emil Kirdorf, qui fut auparavant l’homme par qui fut permis le
    financement allemand de la révolution bolchévique en Russie [...]

    [...] Au début des années 1930, l’assistance financière à Hitler
    commença à être plus fluide et régulière. Il y eut une série de réunions
    en Allemagne, documentés de manière irréfutable par plusieurs sources,
    réunions entre des industriels, Hitler et plus souvent des représentants
    d’Hitler comme Hjalmar Schacht et Rudolf Hess. Le point critique est
    que les industriels allemands qui finançaient Hitler étaient de manière
    prédominante, des directeurs de cartels avec des associations, avaient
    des titres de propriété, des participations ou certaines formes de
    sous-traitances avec des firmes américaines. Les soutiens financiers
    d’Hitler n’étaient pas loin s’en faut, des entreprises d’origine
    purement allemande ou représentant des familles du monde des affaires
    allemand. Mis à part Thyssen et Kirdorff, il y avait dans la plupart des
    cas des entreprises allemandes multinationales, comme par exemple IG
    Farben, AEG, DAPAG, etc; qui avaient été construites avec des prêts
    américains dans les années 1920 et qui dans les années 1930, avaient des
    directeurs américains et une participation financière américaine très
    importante [...]

    [...] De manière similaire en France (le 11 Janvier 1932), Paul
    Faure, ancien député, accusa l’entreprise industrielle française
    Schneider-Creuzot de financement d’Hitler et impliqua Wall Street de
    manière incidentelle dans d’autres réseaux de financement [...]

    [...] L’usine Skoda de Pilsen, dit alors Faure, était contrôlée par
    la famille française Schneider et ce furent les directeurs de Skoda Von
    Duschnitz et von Arthaber qui firent les versements à Hitler, Faure
    conclut:

    “.. Je suis dérangé en constatant que les directeurs de Skoda,
    contrôlée par Schneider, soutient la campagne électorale de Mr Hitler;
    je suis dérangé de voir vos entreprises, vos financiers, vos cartels
    industriels s’unir avec le plus nationaliste des Allemands…”

    La compagnie Fritz Thyssen et W.A. Harriman de New York

    Un autre cas élusif est celui du financement rapporté d’Hitler par
    Fritz Thyssen, le magnat de l’acier allemand, qui s’associa avec le
    nazisme au début des années 1920.

    Interrogé en 1945 dans le cadre du projet Dustbin (Ndt: “dustbin” =
    ramasse poussière), Thyssen se rappelle qu’il fut approché par le
    général Lüdendorf en 1923, au moment de l’occupation française de la
    Ruhr. Peu de temps après cette réunion, Thyssen fut introduit auprès
    d’Hitler et débloqua des fonds pour les nazis qui furent attribués par
    le truchement du général Lüdendorf. En 1930-31, ce fut Emil Kirdorff qui
    approcha Thyssen et qui envoya Rudolph Hess pour négocier plus de fonds
    pour le parti nazi. Cette fois, Thyssen arrangea un crédit de 250 000
    Reichsmark à la banque Voor Handel en Scheepvaart N.V de Rotterdam en
    Hollande, banque qui fut fondée en 1918. Cette banque était une
    sucursale de la banque August Thyssen d’Allemagne, connue auparavant
    sous le nom de: Banque von der Heydt A.G. C’était l’institution
    banquière personnelle de Thyssen et elle était affiliée avec les
    intérêts financiers de W.A. Harriman de New York [...]

    [..] Les associés américains de Thyssen étaient bien sûr des membres
    importants de l’establishment financier de Wall Street. Edward Henry
    Harriman, la magnat des chemins de fer du XIXème siècle, avait deux
    fils: W. Averell Harriman (né en 1891) et E. Roland Harriman (néen
    1895). En 1917, W. Averell Harriman était un des directeurs de la
    Guaranty Trust Company et fut impliqué dans la révolution bolchévique
    [...]

    [...] Le financier nazi Hendrik Josef Kouwenhoven, un co-directeur
    avec Roland Harriman de l’Union Banking Corporation de New York, était
    le managing director de la banque Voor handel en Scheepvaart N.V (BHS)
    de Rotterdam. En 1940, la BHS tenait a peu près 2,2 millions de dollars
    dans l’Union banking Corporation, qui en retour faisait la plupart de
    ses affaires avec la BHS. Dans les années 1930, Kouwenhoven était aussi
    le directeur du Vereinigte Stahlwerke AG, le cartel de l’acier fondé
    avec les fonds de Wall Street dans les années 1920. Tout comme le baron
    von Schröder, il était un grand supporteur d’Hitler…

    [...] Cette affiliation entre les intérêts d’affaires mutuelles
    d’Harriman et de Thyssen ne suggèrent pas qu’Harriman finança
    directement Hitler. Par contre, elle montre que les Harriman étaient
    intimement liés avec des nazis importants tels Kouwenhoven, Groeninger
    et une banque façade du financement nazi, la banque voor Handel en
    Scheepvaart de Rotterdam. Il y a toutes les raisons de penser que les
    Harriman connaissaient le soutien de Thyssen pour les nazis. Dans le cas
    des Harriman, il est important de toujours garder à l’esprit leur
    relation intime et de longue durée avec l’URSS et la position des
    Harriman au centre de la politique de la Nouvelle Donne de Roosevelt et
    du parti démocrare américain. L’évidence suggère que quelques membres de
    l’élite de Wall Street sont connectés avec et ont certainement eut une
    influence avec tous les groupements politiques significatifs de monde
    contemporain s’impliquants dans le vaste spectre de l’idée socialiste,
    que ce fut le socialisme soviétique, la national socialisme hitlérien
    ainsi que le socialisme du new deal rooseveltien.

    Le financement d’Hitler pour l’élection de Mars 1933

    En Mai 1932 se tînt “la réunion Kaiserhof” entre Schmitz d’IG Farben,
    Max Ilgner d’IG Farben USA, Kiep d’Hamburg America Line et Diem du
    trust allemand Potash Trust. Plus de 500 000 Reichsmark furent collectés
    à cette réunion et déposés à La Deutsche Bank sur le compte de Rudolf
    Hess. Il convient ici de noter, à la lumièrre du “mythe Warburg” décrit
    dans le chapitre 10, que Max Ilgner d’IG Farben USA contribua de 100 000
    reichsmarks, soit 20% du total de la somme collectée…

    Il existe des preuves documentées irréfutables d’un rôle encore plus
    prominent des banquiers internationaux et des industriels dans le
    financement du parti nazi et du Volkspartei pour l’élection allemande de
    Mars 1933. Au total, 3 millions de Reichsmarks furent contribués par
    d’importants hommes d’affaire et entreprises, fonds “lavés” de manière
    utile au travers d’un compte à la banque Delbrück Schickler pour ensuite
    passer entre les mains de Rudolf Hess pour l’utilisation par Hitler et
    le NSDAP. Ce transfert de fonds fut suivi par l’incendie du Reichstag,
    l’abrogation des droits constitutionnels et la consolidation du pouvoir
    nazi. L’accès au Reichstag par les criminels s’opéra par un tunnel
    depuis une maison où restait Putzi Hanfstaengel; cet incendie fut
    utilisé par Hitler comme un prétexte pour abolir les droits
    constitutionnels. Ainsi, dans les semaines qui suivirent le gros
    financement d’Hitler, il y eut une chaîne d’évènements majeurs: le
    financement substantiel venant de banquiers et d’industriels importants
    pour l’élection de 1933, l’incendie du Reichstag, l’abolition des droits
    constitutionnels et la saisie du pouvoir par le parti nazi.

    La réunion de levée de fonds fut organisée le 20 Février 1933 dans la
    maison de Goering, qui était alors le président du Reichstag, avec
    Hjalmar Horace Greeley Schacht agissant comme l’hôte officiel. D’après
    le témoignage de von Schnitzler d’IG Farben, il y avait présent à la
    réunion: Krupp von Bohlen qui était en 1933 le président de la
    Reichsverband der Deutschen Industrie Reich, association de l’industrie
    allemande, le Dr. Albert Voegler de Vereinigte Sthalwerke, von
    Loewenfeld, Dr. Stein, patron de la Gewerkschaft Auguste-Victoria, une
    mine qui appartien à IG Farben [...]

    [...] Après qu’Hitler eut parlé, Krupp von Bohlen exprima
    concrètement le soutien des banquiers et des industriels rassemblés sous
    la forme d’une donation de 3 millions de RM pour le financement
    politique de la campagne. Cela s’avéra même être de trop pour s’emparer
    du pouvoir puisque 600 000 RM demeurèrent après les élections [...]

    [...] Brièvement, 45% de la totalité des fonds de la campagne
    électorale de 1933 provinrent d’IG Farben. Si nous regardons qui étaient
    les directeurs d’IG Farben USA, la sucursale américaine d’IG Farben,
    nous touchons très près de la racine de l’implication de Wall Street
    avec Hitler. Le comité de direction d’IG Farben USA à cette époque avait
    à bord quelques uns des plus beaux fleurons des industriels américains
    tels Edsel Ford de Ford Motors, C.E. Mitchell de la banque de la réserve
    fédérale de New York et Walter Teagle, directeur de la banque de la
    réserve fédérale de New York, de la Standard Oil du New Jersey (NdT: à
    dominante Rockefeller) et président de la fondation Franklin D.
    Roosevelt Georgia Warm Springs.

    Paul M Warburg, le premier directeur de la banque de la réserve
    fédérale de New York et PDG de la banque de Manhattan, était un
    directeur de Farben et en Allemagne, son frère Max Warburg était aussi
    un directeur d’IG Farben. H.A. Metz d’IG Farben était aussi un des
    directeurs de la banque Warburg de Manhattan et finalement, Carl Bosch
    d’IG Farben USA était aussi un des directeurs de Ford Motor Company AG
    en Allemagne.

    Trois membres du comité directeur d’IG Farben USA furent jugés
    coupables au procès de Nüremberg: Max Ilgner, F. Ter Meer er Hermann
    Schmitz. Comme nous l’avons déjà noté, les membres américains, Edsel
    Ford, C.E. Mitchell, Walter Teagle et Paul Warburg , ne furent pas
    inculpés ni déférés devant le tribunal et aussi loin que les archives
    soient concernées, il apparaît qu’ils ne furent même pas questionnés sur
    leur connaissance de la provenance des fonds de la campagne électorale
    d’Hitler.

    Les contributions politiques de 1933

    Qui sont donc les industriels et les banquiers qui mirent des fonds
    de campagne à a disposition des nazis en 1933 ? La liste des
    contributeurs et la somme de leur contribution est comme suit:

    Contributions financières à Hitler: 23 Février au 13 Mars 1933

    (Le compte de Hjalmar Schacht de la banque Delbruck-Schickler)


    • Verein für die Bergbaulichen Interessen (directeur: Kirdorf) => 600 000 US$
    • IG Farbenindustrie (directeurs: Edsel Ford, C.E. Mitchell, Walter Teagle et Paul Warburg) => 400 000 US$
    • Automobile Exhibition, Berlin => 100 000 US$
    • AEG, General Electric Allemagne (directeurs: Gerard Swope, Owen Young, CH Minor et Arthur Baldwin) => 50 000 US$
    • Osram GmbH (directeur: Owen Young) => 40 000 US$
    • Telefunken Gesellschaft => 85 000 US$
    • Accumulatoren-Fabrik AG (sucursale AEG) => 25 000 US$
    • Total reçu de l’industrie: 1 310 000 US$

    Plus les contributions politiques d’hommes d’affaires privés:


    • Karl Hermann => 300 000 US$
    • Directeur A. Steinke de BUBI AG) => 200 000 US$
    • Directeur Karl Lange de l’industrie de la machinerie industrielle => 50 000 US$
    • Dr. F. Springorum, PDG de la Eisen-und Sthalwerke Hoeasch AG) => 36 000 US$
    • Total des fonds individuels privés: 586 000 US$

    Comment pouvons-nous prouver que ces versements ont bien eu lieu ?

    Les versements de fonds pour la dernière étape du chemin de Hitler
    vers le pouvoir et la dictature nazie furent effectués par le biais de
    la banque privée Delbruck-Schickler. Cette banwue était une sucursale de
    la Metallgesellschaft AG (“Metall”), un g´ánt industriel, la plus
    grosse entreprise de métaux non-ferreux d’Allemagne et l’influence
    dominante mondiale dans le commerce des métaux non-ferreux. Les
    principaux actionnaires de “Metall” étaient IG Farben et la British
    Metal Corporation. Notons au passage que les directeurs britanniques de
    “Metall” Aufsichsrat étaient Walter Gardner (Amalgamated Metal
    Corporation) et le capitaine Oliver Lyttelton (aussi dans le comité
    directeur d’Amalgamated Metal et paradoxalement plus tard durant la
    seconde guerre mondiale, devint le ministre britannique de la
    production).

    Les bordereaux bancaires de transfert de fonds existent dans les
    archives du procès de Nüremberg, transferts émanant de la branche
    bancaire d’IG Farben et des autres firmes citées, à la banque
    Delbruck-Schickler de Berlin, informant la banque du transfert de fonds
    de la Dresdner Bank et d’autres banques sur leur compte de la Nationale
    Treuhand (trust national). Ce compte fut débité par Rudolf Hess pour les
    dépenses du parti nazi durant les élections. (NdT:
    suit la traduction d’un des bordereaux de transfert du département
    financier d’IG Farben, daté du 27 février 1933 et à destination de la
    banque Delbruck Schickler).

    A ce point de l’analyse nous devons prendre note sur les efforts qui
    ont été faits pour diriger notre attention ailleurs que sur les
    financiers américains (et les financiers allemands connectés avec des
    entreprises affiliées américaines) et qui étaient impliqués dans le
    financement d’Hitler. En règle générale, le blâme du financement
    d’Hitler retombe toujours sur Fritz Thyssen ou Emil Kirdorf [...]

    [...] Comme nous l‘avons vu la preuve concernant le soutien politique
    et financier d’Hitler pour sa prise de pouvoir à un moment crucial en
    Allemagne, est irréfutable; de plus le discours d’Hitler aux industriels
    révéla clairement que la prise de pouvoir et la coercition qui s’en
    suivit furent intentionnelles et préméditées.

    Nous savons exactement qui contribua, de combien et par quelle voie.
    Il est à noter que les plus grands contributeurs IG Farben, General
    Electric Allemagne (AEG) et sa sucursale Osram et Thyssen, étaient
    affiliés avec les financiers de Wall Street. Ces financiers de Wall
    Street étaient au cœur même de l’élite de la finance internationale et
    ils étaient très influents dans la vie politique américaine du moment.
    Gerard Swope de la General Electric a été l’auteur du New Deal de
    Roosevelt, Teagle fut un des administrateurs de pointe du NRA, Paul
    Warburg est ses associés d’IG Farben USA étaient les conseillers de
    Roosevelt. Peut-être cela n’est-il pas qu’une simple coïncidence que le
    New Deal de Rossevelt, qui fut appelé une “mesure fasciste” par Herbert
    Hoover, ressembla si fort au programme d’Hitler pour l’Allemagne et qu’à
    la fois Hitler et Roosevelt prirent le pouvoir le même mois de la même
    année: Mars 1933.


    http://resistance71.wordpress.com/2011/10/27/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-montee-en-puissance-dhitler-professeur-antony-sutton-2eme-partie/
    paralleye
    paralleye
    Admin

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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:55

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la montée en puissance d’Hitler (Professeur Antony Sutton)… 3ème partie.




    1ère partie

    2ème partie



    4ème partie



    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~



    Chapitre 8

    Putzi l’ami d’Hitler et de Roosevelt

    Ernst Sedgewiek Hanfstaengl (ou Hanfy ou Putzi, comme il était plus
    communément appelé), tout comme Hjalmar Horace Greeley Schacht, était un
    autre germano-américain au cœur même de la montée de l’hitlérisme. Né
    d’une bonne famille de la Nouvelle-Angleterre… Il fut introduit auprès
    d’Hitler au début des années 1920 par le capitaine Truman-Smith, attaché
    militaire de l’ambassade américaine à Berlin, Putzi devint un ardent
    supporteur d’Hitler, finança les nazis en quelques occasions et d’après
    l’ambassadeur William Dodd: “.. il est dit qu’il sauva la vie d’Hitler
    en 1923.”

    Coïncidence, le père du chef des SS Heinrich Himmler fut un
    professeur de Putzi au lycée royal bavarois Guillaume; ses amis lors de
    sa période à Harvard furent de “futurs grands noms” comme Walter
    Lippman, John Reed (dont on parle beaucoup dans “Wall Street and the
    Bolshevik Revolution”) et Franklin Delano Roosevelt [...]

    [...] En bref, Putzi était un citoyen américain qui évoluait au cœur
    de l’entourage d’Hitler et ce dès les années 1920 et jusqu’à tardivement
    dans les années 1930. En 1943, après ne plus avoir été favori des nazis
    et interné par les alliés, Putzi fut sauvé des misères d’un camp de
    prisonnier canadien par son ami et protecteur, le président Franklin
    Delano Roosevelt [...]

    Le rôle de Putzi dans l’incendie du Reichstag

    L’incendie du Reichstag du 27 Février 1933 est un des évènements clef
    des temps modernes. L’incendie fut utilisé par Hitler pour dire ses
    craintes d’une imminente révolution communiste en Allemagne, suspendre
    les droits constitutionnels et saisir le pouvoir de manière totalitaire.
    Ce fut le point de non-retour pour l’Allemagne, le monde entra dans la
    ligne définie de la seconde guerre mondiale.

    A cette époque, l’incendie fut blâmé sur les communistes, mais il y a
    très peu de doutes dans une perspective historique que le feu fut mis
    délibérément par la nazis pour donner une excuse de saisir le pouvoir.
    Fritz Thyssen fit ce commentaire dans ses interrogatoires de
    l’après-guerre: “Quand le Reichstag brûla, tout le monde était certain
    que cela était l’œuvre des communistes. J’appris bien plus tard en
    Suisse que cela était un mensonge.”

    (NdT: Notons au passage la similitude extraordinaire avec les évènements du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis…)

    Le Reichstag fut délibérément incendié par un groupe d’experts,
    probablement en utilisant un liquide inflammable. C’est ici
    qu’intervient Putzi.

    La question clef est la suivante: comment un groupe de vandales, ont pu avoir accès au Reichstag pour faire le travail ?

    Il n’y avait qu’une seule possibilité pour le groupe de pénétrer dans
    le Reichstag avec du liquide inflammable: par un tunnel qui relie le
    Reichstag et le palais de résidence du président du Reichstag. Hermann
    Goering était le président du Reichstag et vivait dans le palais. De
    notoriété publique, il y avait beaucoup de SA et de SS dans la palace.
    Des mots du chercheur écrivain Dimitrov:

    “L’utilisation du tunnel, avec toutes ses complications, n’était
    possible que par les nationaux-socialistes, l’accès et la retraite par
    les coursives d’incendie n’étaient possibles qu’avec la conivence
    d’employés haut-placé du Reichstag. Chaque indice, chaque probabilité
    pointent dans la direction que l’incendie ru Reichstag fut l’œuvre des
    nationaux-socialistes.”

    Comment Putzi Hanfstaengel se retrouve t’il dans cette intrigue ?

    De sa propre admission, il était dans le palace au moment des faits,
    dans la pièce à l’autre bout du tunnel qui menait au Reichstag.

    Dimitrov déclare également:

    “les leaders nationaux-socialistes, Hitler, Goering et Goebbels,
    ensemble, avec les officiels nazis, Daluege, Hanfstaengl et Albrecht,
    étaient à Berlin le jour de l’incendie et ce malgré le fait que la
    campagne électorale atteignait son point d’orgue à travers toute
    l’Allemagne, six jours avant le scrutin. Goering et Goebbels, sous
    serment, fournirent des explications contradictoires quant à leur
    présence “impromptue” à Berlin avec Hitler en ce jour précis. Le
    national-socialiste Hanfstaengl était présent dans le palace adjacent au
    Reichstag, en tant “qu’invité” de Goering. Il était là lorsque le feu
    se déclara, malgré que son hôte lui, ne l’était pas à ce moment précis.”

    D’après le nazi Kurt Ludecke, il y a eu un document signé par le
    leader des SA Karl Ernst, qui de manière supposée mit le feu et fut
    éliminé par ses compaeses nazis plus tard, complot meurtrier qui
    impliqua Goering, Goebbels et Hanfstaegl.

    La Nouvelle Donne (New Deal) de Rossevelt et l’ordre nouveau d’Hitler

    Hjalmar Schacht défia ses interrogateurs au procès de Nüremberg avec
    l’observation que le programme de l’ordre nouveau D’Hitler était le même
    que le programme de la nouvelle donne de Roosevelt aux Etats-Unis. Les
    interrogateurs raillèrent et rejettèrent l’observation de manière
    compréhensible. Mais une recherche a minima suggère que non seulement
    les deux programmes étaient similaires dans leur contenu, mais que les
    Allemands n’avaient aucun problème à observer ces similitudes. Il existe
    dans la bibliothèque Roosevelt un petit livre qui fut présenté à FD
    Roosevelt par le Dr. Helmut Magers en décembre 1933. Sur la page de
    garde de cet exempaire du livre est écrit:

    “Au président des Etats-Unis, Franklin Delano Roosevelt, en
    admiration profonde de sa conception d’un nouvel ordre économique et en
    toute dévotion à sa personnalité. L’auteur, Baden, Allemagne, le 9
    Novembre 1933.”

    La réponse de FDR à cette marque d’admiration pour son nouvel ordre économique fut celle-ci:

    “Mon cher Dr. Magers, Je désire vous remercier pour l’exemplaire de
    votre petit livre dont je suis avec “la nouvelle donne”, le sujet. Bien
    que, comme vous le savez, j’ai été à l’école en Allemagne et étais
    capable de parler l’Allemand avec un bon degré de fluidité à cette
    époque, je lis votre livre non seulement avec le plus grand intérêt,
    mais aussi parce qu’il m’aidera avec mon allemand. Très sincèrement
    vôtre.” [...]

    [...] En bref, l’ordre nouveau hitlérien et la nouvelle donne de
    Roosevelt furent tous deux soutenus par les mêmes industriels et étaient
    très similaires dans leur contenu. Les deux doctrines planifiaient pour
    un état corporatif (NdT: “corporate state” en anglais
    pour lequel il n’y a pas de traduction directe en français, si ce n’est
    par une expression de “fusion de l’état et de l’industrie”, ce qui était
    la définition même du fascisme donnée par Mussolini.)

    Ainsi, il y avait des ponts corporatifs et individuels entre
    l’Amérique de FDR et l’Allemagne d’Hitler. Le premier de ces ponts
    étaient IG Farben USA, la succursale américaine du géant allemand IG
    Farben, la plus grosses industrie allemande. Siégeait au comité
    directeur d’IG Farben USA, Paul Warburg de la Banque de Manhattan et de
    la réserve fédérale de New York. Le second pont s’effectuait par
    International General Electric, succursale totalement propriété de
    General Electric et AEG (la succursale de GE en Allemagne). Gerard
    Swope, qui formula la “nouvelle donne” de Roosevelt était le président
    d’International General Electric et siégeait au comité directeur d’AEG.
    Le troisième pont fut établi entre la Standard Oil du New Jersey et
    Vacuum Oil, avec sa succursale allemande, Deutsche-Amerikanische
    Gesellschaft (DAG). Le président de la Srtandard Oil du New Jersey était
    Walter Teagle de la réserve fédérale de New York. Il était un trustee
    de la fondation F D Roosevelt Georgia Warm Springs et un administrateur
    clef nommé par FDR de son administration pour la convalescence nationale
    (National Recovery Administration ou NRA).

    Ces entreprises furent profondément impliquées à la fois dans le New
    Deal (“nouvelle donne”) de Roosevelt et la construction de la puissance
    militaire de l’Allemagne nazie. Le rôle de Putzi Hanfstaengl au début et
    jusque la moitié des années 30, fut celui d’un lien informel entre
    l’élite nazie et la maison blanche [...]

    Chapitre 9

    Wall Street el le cercle intime nazi

    Adolf Hitler, Hermann Goering, Josef Goebbels et Heinrich Himmler, le
    cœur intime du nazisme, étaient en même temps à la tête de mini-fiefs
    au sein de l’état nazi. Les groupes de pouvoir ou les cliques politiques
    étaient recentrés autour de ces leaders nazis, et de manière plus
    important après la fin des années 1930, autour d’Hitler et d’Himmler,
    alors le Reichsführer de la SS (l’Unité tres crainte des forces
    spéciales de la Schutzstaffel). Le plus important de ces cercles intimes
    nazis fut créé sur l’ordre d’Hitler et fut connu au préalable sous le
    nom de cercle Keppler et puis plus tard sous le vocables du cercle des
    amis d’Himmler.

    Le cercle Keppler avait pour origine un groupe d’hommes d’affaires
    qui soutenait Hitler et sa montée au pouvoir avant et durant l’année
    1933. Vers le milieu des années 30, le cercle Keppler se retrouva sous
    l’influence et la protection du chef SS Himmler et sous le contrôle
    organisationnel du banquier de Cologne et homme d’affaire nazi influent
    Kurt von Schroder. Schroder, si nous nious rappellons bien, était à la
    tête de la banque J.H. Stein en Allemagne, elle-même affiliée avec la L.
    Henry Schroder Banking Corporation de New York. C’est dans ce véritable
    sein des saints du nazisme que nous trouvons Wall Street lovée, y
    compris la Standard Oil du New Jersey et ITT, représentées dans ce cœur
    vital de 1933 jusqu’à la fin de 1944.

    Wilhem Keppler, le fondateur du cercle original d’amis, exemplifie le
    phénomène bien connu de l’homme d’affaires politisé, à savoir, un homme
    d’affaires qui cultive plus pour son profit l’arène politique que le
    marché plus impartial. Ce genre de businessmen ont été intéressés à
    promouvoir les causes socialistes, car une sociétee socialiste planifiée
    pourvoit de très bonnes opportunités lucratives pour gains de contrats
    au travers de l’influence politique [...]

    [...] En mars 1933, Keppel fut élu au Reichstag et devint l’expert
    financier d’Hitler. Ceci fut de courte durée. Il fut remplacé par le
    plus compétent Hjalmar Schacht et fut envoyé en Autriche où il devint en
    1938 le commissaire du Reich; il continua à utiliser sa position pour
    acquérir un pouvoir non négligeable au sein de l’état nazi [...]

    [...] En bref, Keppler était le président de l’entreprise qui
    utilisait la technologie américaine pour produire son indispensable
    essence synthétique ce qui permettrait à la Wehrmacht d’entrer en guerre
    en 1939.

    Les membres originaux du cercle de Keppler (avant 1932) étaient:


    • Wilhem Keppler: Président de la succursale d’IG Farben
      Braunkohle-Benzin AG (qui utilisa la technologie de la Standard Oil du
      New Jersey pour produire du pétrole depuis le charbon de manière
      synthétique)
    • Fritz Kranefuss: Neveu de Keppler et aide de camp de Himmler. Membre du comité directeur de BRABAG
    • Karl Vincenz Krogmann: Maire de Hambourg
    • August Rosterg: directeur général de Wintershall
    • Emil Meyer: membre du comité directeur de succursales d’ITT et de la General Electric
    • Otto Steinbrick: Vice président de la Vereinigte Stahlwerke (cartel
      de l’acier allemand, financé par les prêts de Wall Street en 1926)
    • Hjalmar Schacht: président de la Reichsbank
    • Emil Helffrich: président du comité directeur de la German-american
      Petroleum Co (propriété à 94% de la Standard Oil du New Jersey)
    • Friedrich Reinhardt: président du conseil de la Commerzbank
    • Erwald Hecker: président du conseil de la Ilseder Hütte
    • Graf von Bismark: président de Stettin

    Le cercle d’amis de la SS

    Le cercle original rencontra Hitler en Mai 1932 et entendit une
    présentation des objectifs des nazis. Himmler devint ensuite un
    participant plus fréquent des réunions et par Himmler, d’autres
    officiers de la SS et d’autres hommes d’affaires rejoignirent le groupe.
    Avec le temps, ce groupe étendu fut connu sous le nom du cercle des amis d’Himmler, Himmler agissant en qualité de protecteur et d’expéditeur de ses membres.

    Conséquemment, les intérêts de la finance, de la banque et de
    l’industrie étaient très lourdement représentés dans le cercle restreint
    du cœur du nazisme et leurs contributions pré-1933 furent largement
    amorties. Des cinq plus grosses banques allemandes la Dresdner Bank
    était celle qui avait le plus de connexions avec les nazis, au moins une
    douzaine de membres du comité directeur de la banque avaient un grade
    élevé dans le parti nazi et pas moins de sept directeurs de la Dredsner
    Bank appartenaient au cercle étendu des amis de Keppler, qui n’excéda
    jamais 40 membres.

    Quand on examine les noms d’à la fois le cercle pré-1933 et de celui
    post-1933 qui était devenu le cercle des amis d’Himmler, nous trouvons
    une très forte représentation des multinationales de Wall Street, plus
    encore que tout autre groupe institutionnel. Prenons et examinons chaque
    multinationale de Wall Street ou leurs associés allemands, celles-la
    même qui furent identifiées au chapitre 7 et prouvées être
    financièrement liées à Hitler et examinons leurs liens avec Keppler et
    Himmler.

    IG Farben et le cercle Keppler

    IG Farben était très représentée dans le cercle Keppler avec pas
    moins de huit directeurs d’IG membres du cercle de 40 membres [...]

    [...] Combien de ces membres du complexe IG Farben étaient-ils affiliés avec Wall Street ?

    Membres du cercle original Keppler associés avec des multinationales états-uniennes:


    • Wilhem Keppler: président de la succursale d’IG BRABAG
    • Fritz Kranefuss: comité directeur de BRABAG
    • Emil Meyer: dans les comités directeurs de toutes les succursales allemandes d’ITT: Standard/Mix et Genest/Lorenz
    • Emil Helffrich: chairman DAPAG (propriété à 94% de la Standard Oil du New Jersey)
    • Friedrich Flick: IG Farben et comité directeur d’AEG (succursale allemande de la General Electric)
    • Kurt von Schroder: dans les comités directeurs de toutes les succursales d’ITT en Allemagne

    Wall Street dans le cercle SS

    D’importantes multinationales américaines étaient aussi présentes et
    bien représentées dans le cercle des amis d’Himmler qui prit la
    succession du cercle Keppler après 1933; celles-ci firent des
    contributions financières aux SS (le Sonder Konto S) et ce jusqu’en
    1944, alors que la seconde guerre mondiale était bien avancée.

    Près d’un quart des contributions du Sonder Konto S de 1944 venait
    des succursales d’ITT représentée par Kurt von Schröder. Les paiements
    des succursales d’ITT pour 1943 sur le compte spécial s’affichaient
    comme suit:


    • Mix & Genest AG: 5 000 Reichsmark (RM)
    • C. Lorenz AG: 20 000 RM
    • Felten & Guilleaume: 25 000 RM
    • Kurt von Schröder: 16 000 RM

    Les paiements pour 1944:


    • Mix & Genest: 5 000 RM
    • C. Lorenz AG: 20 000 RM
    • Felten & Guilleaume: 20 000 RM
    • Kurt von Schröder: 16 000 RM

    Sosthenes Behn d’ITT transféra le contrôle de Mix & Genest, C.
    Lorenz et les autres intérêts d’ITT de l’Allemagne en guerre à Kurt von
    Schröder, qui était un membre fondateur du cercle Keppler, organisateur
    et trésorier de cercle des amis d’Himmler. Emil Meyer, Untersturmführer
    de la SS, membre de la Vorstand de la banque Dredsner, AEG et un
    directeur de toutes les succursales d’ITT en Allemagne, était aussi un
    membre du cercle des amis d’Himmler, ce qui donnait à ITT deux
    représentants influents au cœur même de la SS [...]

    [...] Deux autres directeurs de la branche allemande de General
    Electric (AEG), faisaient partie du cercle des amis d’Himmler et firent
    des contributions personnelles en 1943 et 1944 au Sonder Konto S:


    • Friedrich Flick: 100 000 RM
    • Otto Steinbrinck: 100 000 RM

    [...] La Standard Oil du New Jersey fît également une contribution
    substantielle sur le compte spécial d’Himmler par le biais de sa
    succursale allemande dont elle était la propriétaire à 94%, la
    Deutsche-Amerikanische Gesellschaft (DAG). En 1943 et 1944, les
    contributions furent comme suit:


    • Staatsrat Helfferich of Deutsch-Amerikanische Petroleum AG: 10 000 RM
    • Staatsrat Lindemann de la DAG: 10 000 RM + don personnel: 4000 RM

    [...] En bref, l’élite financière de Wall Street était très bien
    représentée à la fois au sein du cercle Keppler et plus tard dans le
    cercle des amis d’Himmler.

    Chapitre 10

    Le mythe de “Sidney Warburg”

    Une question vitale, seulement partiellement résolue, est de savoir
    si l’aide fournie à Hitler pour son accession au pouvoir en 1933 par les
    financiers de Wall Street était une aide directe. Nous avons jusqu’à
    présent démontré preuves à l’appui que l’aide indirecte était avérée au
    travers des firmes affiliées allemandes (comme par exemple dans le cas
    d’ITT) et qu’il y avait un effort volontaire, délibéré et en toute
    connaissance de causes du soutien au régime nazi. Ce financement
    indirect pouvait-il également devenir un financement direct ?

    Après l’accession d’Hitler au pouvoir, les entreprises et les
    individuels américains travaillèrent pour le compte du nazisme et
    profitèrent très certainement de l’état nazi. Nous savons des notes de
    William Dodd, l’ambassadeur américain à Berlin, qu’en 1933, bon nombre
    de banquiers de Wall Street et d’industriels s’enregistrèrent auprès de
    l’ambassade des Etats-Unis de Berlin, exprimant leur admiration pour
    Adolf Hitler et très anxieux de trouver des moyens de faire encore plus
    d’affaires avec le nouveau régime totalitaire. Par exemple le 1er
    Septembre 1933, Dodd enregistra que Henry Mann de la National City Bank
    et Winthrop W. Aldrich de la Chase Bank, rencontrèrent tous deux Hitler
    et ces deux banquiers “pensèrent qu’ils pouvaient travailler avec lui…”
    Ivy Lee, l’agent de relation publique des Rockefeller “se montra
    d’emblée comme capitaliste et un avocat du fascisme”, toujours d’après
    Dodd.

    Ainsi nous pouvons identifier sans problème des réponses
    complaisantes voire sympathiques à la dictature nazie, qui ne va pas
    sans rappeler la manière avec laquelle les banquiers internationaux de
    Wall Street acceuillirent la nouvelle Russie de Lénine et de Trotski en
    1917.

    Qui était “Sidney Warburg” ?

    La question posée dans ce chapitre est celle de l’accusation sur
    quelques financiers de Wall Street (Les Warburg et les Rockefeller ont
    spécifiquement été accusés) ayant planifié et financé la prise de
    pouvoir d’Hitler en 1933 et qu’ils le firent depuis Wall Street. Sur
    cette question particulière le soi-disant “mythe de Sidney Warburg” est
    très intéressant.

    A ce sujet, le nazi Franz von Papen écrivit dans ses “Mémoires”:

    “… la plus grande documentation de l’acquisition soudaine de fonds
    par les nationaux-socialistes fut trouvée dans un livre publié en
    Hollande en 1933 par la vieille maison d’édition Van Holkema &
    Warendorf, appelé “De Geldenbronnen van Het Nationaal-Socialisme (Drie
    Gesprekken Met Hitler)” sous le nom de plume de “Sidney Warburg”.

    Un livre sous ce titre en néerlandais fut effectivement publié en
    1933, mais ne resta sur les étales que quelques jours. Le livre fut
    ensuite retiré de la vente et détruit. Un des trois exemplaires
    originaux échappant à la destruction fut traduit en anglais. La
    traduction fut à une époque déposée au British Museum, mais a été
    maintenant retirée de la circulation publique et n’est plus consultable
    pour la recherche. Personne ne sait ce qui est advenu de la copie
    néerlandaise du livre qui servît de base à la traduction en anglais.

    Le second exemplaire en néerlandais était la possession de chancelier
    Schussnigg d’Autriche, et rien ne transpire aujourd’hui sur où il se
    trouve. Le troisième exemplaire se retrouva en Suisse et fut traduit en
    allemand. La traduction allemande a survécue jusqu’à aujourd’hui (NdT:
    1976) et se trouve à la Schweizerischen Sozialarchiv de Zürich en
    Suisse.

    Une traduction allemande certifiée conforme à l’originale entreposée
    en Suisse a été achetée par l’auteur du présent en 1971 et traduite en
    anglais. C’est sur le texte anglais de cette traduction allemande que ce
    chapitre s’appuie.

    La publication du livre de “Sidney Warburg” fut rapportée par le New
    York Times le 24 Novembre 1933 sous le titre: “On craint un canular sur
    les nazis”. Un article bref nota que le pamphlet de “Sidney Warburg”
    apparut en Hollande et que l’auteur n’est pas le fils de Félix Warburg.
    Le traducteur en était J.P Shoup, un homme de presse belge vivant au
    Pays-Bas. L’éditeur et Shoup “se demandent s’ils ne sont pas les
    victimes d’un canular”.

    Le Times ajouta même:

    “Le pamphlet réitère une vieille histoire prenant en compte le fait
    que des Américains influant, incluant John D. Rockefeller, auraient
    financé Hitler de 1929 à 1932 à concurence de 32 millions de dollars,
    leur objectif étant de “libérer l’Allemagne de l’étau financier de la
    France en y amenant une révolution”. Beaucoup de lecteurs de ce pamphlet
    ont dit qu’il contenait un certain nombre de faits inexacts.”

    Pourquoi la version hollandaise fut-elle retirée de la circulation en
    1933 ? Parce que “Sidney Warburg” n’existait pas et qu’un “Sidney
    Warburg” prétendait en être l’auteur. Depuis 1933, le livre de “Sidney
    Warburg” a été dit par différentes parties être une forgerie ou un
    document inexact. La famille Warburg elle-même a souffert quelque peu à
    essayer de prouver la forgerie.

    Que dit le livre ? Que dit le livre concernant ce qu’il se serait
    passé en Allemagne au début des années 1930 ? Ces évènements
    ressemblent-ils aux faits reconnus véritables par les preuves apportées ?

    D’un point de vue de la méthodologie de la recherche, il est bien
    plus préférable de considérer que le livre de “Sidney Warburg” est une
    forgerie, un canular, tant qu’on ne puisse pas prouver le contraire.
    Ceci est la procédure que nous adopterons ici. Pourquoi, nous
    demanderez-vous ? Il y a au moins deux bonnes raisons à cela au-delà de
    la curiosité académique:


    • Premièrement, l’affirmation des Warburg que le livre est une
      forgerie possède un curieux et important inconvénient. En effet, les
      Warburg clâment la forgerie alors qu’ils n’ont ni vu ni lu le livre en
      question. Le déni des Warburg ne se cantonne spécifiquement qu’au fait
      qu’un Warburg n’en est pas l’auteur. Ceci est parfaitement acceptable,
      mais ceci ne prévaut en rien sur la validité ou la véracité de son
      contenu. Le refus des Warburg ne concerne de fait que le déni que
      quelqu’un de la famille ne l’ait écrit.
    • Deuxièmement, nous avons déjà identifié IG Farben comme étant un des
      financiers clef d’Hitler. Nous avons fourni la preuve photographique
      (voir la page 64 du livre) du bordereau de transfert bancaire de 400 000
      RM d’IG Farben sur le compte d’Hitler à la “Nationale Treuhand” qui
      était administré par Rudolph Hess. Il est probable, même presque certain
      que “Sidney Warburg” n’a jamais existé. D’un autre côté, c’est inscrit
      dans les archives publiques que les Warburg étaient très intimement liés
      avec IG Farben en Allemagne et aux Etats-Unis. En Allemagne, Max
      Warburg était un des directeurs d’IG Farben et aux Etats-Unis, l’autre
      frère Paul Warburg (père de James Paul Warburg) était un directeur d’IG
      Farben USA. En bref, nous avons des preuves irréfutables que quelques
      uns des Warburg, incluant le père de James Paul, le dénonciateur du
      livre de ‘Sidney Warburg”, étaient des directeurs d’IG Farben. De plus
      IG Farben est connue pour avoir financé Hitler. “Sidney Warburg” était
      un mythe, mais les directeurs d’IG Farben Max et Paul Warburg, eux,
      n’étaient pas des mythes. Ceci est une très bonne raison donc de pousser
      l’enquête plus loin.

    Résumons donc le livre décrié comme une forgerie par James Paul Warburg.

    Un résumé du livre supprimé de “Sidney Warburg”

    Le livre “Les sources financières du national-socialisme” s’ouvre sur
    une conversation supposée entre “Sidney Warburg” et le co-auteur /
    traducteur Shoup. “Warburg” raconte pourquoi il donnait à Shoup une
    version anglaise du manuscript pour qu’il le traduise en néerlandais et
    que la publication se fasse en Hollande; voici les mots du mythique
    “Sidney Warburg”:

    “Il y a des moments où je désire tourner le dos à ce monde de tant
    d’intrigue, de tricherie, de volte-face et de manipulation du marché
    boursier… Savez-vous ce que je ne comprendrai jamais ? Comment cela
    est-il possible que des gens bons et honnêtes, pour lesquels j’ai
    beaucoup de preuves de ce que j’avance, puissent participer à des
    escroqueries et des fraudes, sachant pertinemment que cela va affecter
    des milliers de gens.”

    Shoup décrit ensuite “Sidney Warburg” comme “étant le fils d’un des
    plus grands banquiers des Etats-Unis, membre de la grande firme
    financière Kuhn, Loeb & Co de New York. “Sidney Warburg” dit ensuite
    à Shoup qu’il (“Warburg”) veut laisser une trace dans l’histoire que le
    national-socalisme allemand a été financé par les banquiers et
    financiers de New York.

    La première section du livre est simplement intitulée “1929” [...]

    [...] En Juin 1929, il y eut une réunion entre les membres de la
    réserve fédérale et des membres du leadership des banquiers américains
    afin de décider ce qui devait se faire à propos de la France et
    particulièrement de la calmer concernant les réparations de guerre de
    l’Allemagne. Cette réunion fut suivie par (d’après le livre de
    “Warburg”) les directeurs de la Guaranty Trust Company, les présidents
    de la réserve fédérale, ainsi que cinq banquiers indépendants, “le jeune
    Rockefeller” et Glean de la Royal Dutch Shell. Carter et Rockefeller,
    d’après le livre, “dominèrent les discussions, les autres écoutant et
    opinant de la tête”.

    Le consensus qui ressortit de cette réunion fut que le seul moyen de
    libérer l’Allemagne des griffes de la finance française était par la
    révolution, soit communiste, soit nationaliste. A une réunion
    précédente, il fut conclut de contacter Hitler afin “d’essayer de savoir
    s’il serait favorable à un soutien financier américain”. Rockefeller
    avait récemment vu une brochure germano-américaine au sujet du mouvement
    national-socialiste d’Hitler et le but de cette seconde réunion était
    de savoir si “Sidney Warburg” était prêt à aller en Allemagne comme
    émissaire et prendre contact directement avec Hitler.

    En retour d’un soutien financier, Hitler devrait conduire “une
    politique étrangère agressive et remuer l’idée d’une revanche sur la
    France.” [...]

    [...] “Warburg” accepta la mission proposée et quitta New York pour
    Cherbourg sur le transatlantique Ile de France avec “un passeport
    diplomatique et des lettres de recommandation de Carter, Tommy Walker,
    Rockefeller, Glean et Herbert Hoover.

    Apparamment “Sidney Warburg” éprouva quelques difficultés à
    rencontrer Hitler. Le consul américain de Munich n’arriva pas à prendre
    contact avec les nazis et finalement “Warburg” passa directement par le
    maire de Munich Deutzberg. Avec la recommandation du consul américain et
    une demande de conduire “Warburg” à Hitler [...]

    [...] Le financement des nazis fut discuté à ce meeting. Hitler
    demanda 100 millions de RM (24 millions de dollars).. Après avoir
    consulté avec Wall Street, 10 millions de dollars furent offerts[..]

    La seconde partie du livre est intitulée “1931” et s’ouvre sur une
    discussion de l’influence de la France sur la politique internationale…

    Dans la réunion suivante entre “Warburg” et Hitler, celui-ci est cité
    pour dire: “la révolution coûtera 500 millions de RM, la prise de
    pouvoir légale sera plus longue et ne coûtera que 200 millions de RM,
    que décideront vos banquiers ?”

    Après cinq jours d’attente, un câble parvînt à “Warburg” en
    provenance de la Guaranty Trust. Le câble est cité dans le livre comme
    suit:

    “Les sommes suggérées sont tout à fait hors de question. Nous ne le
    voulons ni ne le pouvons. Expliquez à l’homme que de tels transferts en
    Europe exploseraient les marchés financiers. Ceci est sans précédent en
    territoire international. Attendons long rapport avant que la décision
    ne soit prise. Restez là-bas. Continuez l’enquête. Persuadez l’homme de
    l’impossibilité de sa demande. N’oubliez pas d’inclure dans votre
    rapport votre opinion personnelle sur le futur de l’homme.”

    “Warburg” câbla son rapport à New York et reçu la réponse suivante trois jours plus tard:

    “Rapport bien reçu. Préparez-vous à délivrer 10, maximum 15 millions
    de dollars. Avertissez l’homme de la nécessité d’agression contre la
    menace étrangère.”

    Les 15 millions furent acceptés pour l’option de la prise de pouvoir
    légale et non pas pour le plan de révolution. L’argent fut transféré de
    Wall Street à Hitler en passant par “Warburg” de la façon suivante: 5
    millions de dollars payés à Mendelsohn & Co à Amsterdam, 5 millions à
    la Rotterdamsehe Bankvereinigung de Rotterdam et 5 millions à la Banca
    Italiana.

    La troisième section du livre est intitulée “1933”.

    Elle relate le troisième et dernier meeting de “Warburg” avec Hitler, la nuit de l’incendie du Reichstag [...]

    [...] Le livre se cloture avec cette tirade de “Warburg”:

    “J’ai mené ma mission jusqu’au bout dans ses moindres détails. Hitler
    est dictateur du plus grand pays européen. Le monde l’a maintenant
    observé à l’œuvre depuis plusieurs mois. Mon opinion sur lui n’a
    maintenant plus aucune importance. Ses actions prouveront s’il est
    mauvais, ce que je pense qu’il est. Pour le bien du peuple allemand
    j’espère de tout cœur me tromper. Le monde continue de souffrir sous un
    système qui a plié devant un Hitler pour rester sur ses pieds. Pauvre
    monde, pauvre humanité.”

    Ceci est le résumé de ce livre censuré sur l’origine financière du national-socialisme allemand[...]

    [...] Pourquoi le livre fut-il retiré de la circulation et supprimé ?
    La raison officielle de ceci est que “Sidney Warburg” n’existait pas,
    que le livre était un faux, et que la famille Warburg déclarait que le
    livre contenait des propos antisémites et calomnieux.

    L’information du livre fut ressucitée après la seconde guerre
    mondiale et publiée dans d’autres livres dans un contexte antisémite qui
    n’existe pas dans le livre original de 1933. Deux de ces livres écrits
    après la guerre sont “Spanischer Sommer” de Rene Sonderegger et “Liebet
    Eure Feinde” de Werner Zimmermann.

    Plus important, James Paul Warburg de New York signa un acte notarié
    écrit sous serment en 1949, qui fut publié en index des mémoires de von
    Papen. Cette déclaration sous serment réfuta de manière emphatique
    l’authenticité du livre de “Sidney Warburg” et clama que c’était une
    fraude. Malheureusement, James Warburg se focalise sur le livre
    antisémite de Sonderegger en 1947 “Spanischer Sommer” et non pas sur le
    livre original de 1933 de “Sidney Warburg”, dans lequel l’antisémitisme
    n’émanait que des seuls supposés commentaires qu’Hitler avait fait.

    En d’autres termes, l’acte notarié sous serment de James Warbug soulevait plus de questions qu’il n’en résolvait.

    Regardons donc de plus près cet acte notarié de James Warburg écrit
    en 1949 et niant l’authenticité du livre “Les sources financières du
    national-socalisme”.

    L’acte notarié de James Paul Warburg

    En 1953, le nazi Franz von Papen publia ses mémoires. C’était le même
    von Papen qui avait espionné pour l’Allemagne aux Etats-Unis durant la
    première mondiale. Dans ses mémoires, von Papen discute du financement
    d’Hitler et place le blâme sans équivoque sur l’industriel Fritz Thyssen
    et le banquier Kurt von Schröder… Dans ce contexte, von Papen mentionne
    le livre de “Sidney Warburg” “les sources financières du
    national-socalisme” ainsi que les deux livres plus récents de
    Sonderegger et Zimmermann [...]

    [...] Il y a deux sections dans l’index II du livre de von Papen.
    D’abord une déclaration de James Warburg, puis l’acte notarié daté du 15
    Juillet 1949.

    Le paragraphe d’ouverture de la déclaration enregistre qu’en 1933, la
    maison d’édition hollandaise Holkema et Warendorf publia le livre “De
    Geldbronnen van Het Nationaal-Socialisme. Drie Gesprekken met Hitler” et
    ajoute ceci:

    “Ce livre est supposé avoir été écrit par “Sidney Warburg”. Un
    associé de la Warburg & Co informa James Paul Warburg de la
    publication de ce livre; Holkema & warendorf furent informés
    qu’aucune personne du nom de “Sidney Warburg” existait. Ils ont donc
    retiré le livre de la vente et de la circulation.”

    James Warbug fait ensuite deux déclaration successives et contradictoires:

    “… Le livre contenait une masse de matériel calomnieux à l’encontre
    de plusieurs membres de la famille et contre un nombre conséquent de
    maisons banquières et de personnes de New York. Je n’ai pas jusqu’à ce
    jour vu une copie de ce livre. Apparamment seuls quelques exemplaires
    ont échappé au retrait du livre par l’éditeur.”

    Donc, d’un côté Warburg déclare n’avoir jamais vu une copie du livre
    de “Sidney Warburg” et déclare par la même occasion qu’il est
    “calomnieux” et bâtit par la suite un acte notarié sous serment écrit
    phrase par phrase, pour réfuter des informations publiées dans un livre
    qu’il dit n’avoir jamais vu ! Il est très difficile d’accepter la
    déclaration de Warburg “qu’il n’a jamais vu une copie du livre”. Ou si
    de fait il ne l’a jamais vu, alors son acte notarié n’a absolument
    aucune valeur [...]

    [...] La première page de la déclaration de James Warburg concerne le
    livre de 1933. Après la première page, il introduit Rene Sonderegger et
    un autre livre écrit en 1947. Une analyse attentive de la déclaration
    notariée montre que ses dénis et assertions se réfèrerent
    essentiellement au livre de Sonderegger et non celui de “Sidney
    Warburg”. Sonderegger était antisémite et probablement membre d’un
    mouvement néo-nazi après la seconde guerre mondiale, mais l’argument
    d’antisémitisme ne peut pas être retenu pour le livre de 1933 et ceci
    est le cœur de la question. En bref, James Paul Warburg commence par
    déclarer discuter d’un livre qu’il n’a jamais vu, mais qu’il sait être
    calomnieux et antisémite, puis sans avertissement aucun passe à des
    accusations sur un autre livre, qui était sans aucun doute antisémite,
    mais écrit plus de dix ans plus tard. Ainsi la déclaration notariée de
    James Warburg fait la confusion entre les deux livres de telle manière
    que le lecteur est amené à condamner le mythique “Sidney Warburg” en
    même temps que Rene Sonderegger.

    Note des traducteurs:

    Ici, Antony Sutton commente certaines déclarations de l’acte notarié de James Paul Warburg du 15 Juillet 1949.

    Dans ses commentaires variés, Sutton dit ceci: “James Paul Warburg
    dit qu’il n’a jamais vu le livre original de “Sidney Warburg” publié en
    Hollande en 1933. Ainsi son acte notarié de déni ne s’applique qu’au
    livre de Sonderegger, qui lui est effectivement imprécis et remplis
    d’erreurs. “Sidney Warburg” peut bien être un mythe, mais l’association
    de Max et et Paul Warburg avec IG Farben et Hitler n’est pas un mythe.”

    = = =

    L’intention de James Paul Warburg est-elle d’induire en erreur ?

    Il est juste que “Sidney Warburg” peut-être une invention en ce sens
    qu’il n’a jamais existé. Nous devons donc assumer que le nom est faux;
    néanmoins, quelqu’un a écrit ce livre. Zimmermann et Sonderegger ont
    peut-être calomnié, ou pas, le nom des Warburg, mais malheureusement,
    quand on analyse de près l’acte notarié de déni de James Paul Warburg
    tel qu’il est publié dans les mémoires de von Papen, nous n’y voyons pas
    plus clair pour autant. Il y a trois questions importantes qui
    demeurent sans réponse:


    • Pourquoi James Paul Warburg clâme qu’un livre qu’il n’a pas lu est une forgerie, une falsification ?
    • Pourquoi l’acte notarié de James Paul Warburg élude t’il la question
      clef et emmène la discussion loin de “Sidney Warburg” et vers le livre
      antisémite publié par Sonderegger en 1947 ?
    • Pourquoi James Paul Warburg serait-il insensible à la souffrance des
      juifs durant la seconde guerre mondiale pour publier son acte notarié
      dans les mémoires de Franz von Papen, qui était un nazi important et qui
      évoluait au cœur même du mouvement de Hitler depuis les premiers jours
      de 1933 ?

    Non seulement la branche allemande des Warburg fut persécutée par
    Hitler en 1938, mais des millions de juifs ont perdu la vie dans la
    barbarie nazie. Cela semblerait élémentaire pour quiconque de penser que
    qui que ce soit qui ait souffert et est sensible aux souffrances
    passées des juifs, éviterait les nazis, le nazisme et tout livre
    néo-nazi comme la peste. Et pourtant, nous avons ici le nazi von Papen
    qui agit comme un hôte littéraire génial pour l’anti-nazi autoproclamé
    James Paul Warburg, qui de toute évidence se réjouit et profite de
    l’opportunité offerte. De plus, les Warburg ont eu de très amples
    occasions de faire publier un tel acte notarié de déni avec une grande
    publicité et sans utiliser les voies néo-nazies.

    La seule explication logique est que les faits relatés par “Sidney
    Warburg” sont soit vrais, soit très proche de la vérité ou alors sont
    très embarrassants pour James Paul Warburg. Nous ne pouvons pas conclure
    que Warburg ait l’intention d’induire en erreur (bien que cela puisse
    être une conclusion évidente), arce que les hommes d’affaires sont
    notoirement des écrivains et penseurs illogiques et nous ne pouvons pas
    exempter Warburg de cette catégorisation.

    Quelques conclusions de l’affaire “Sidney Warburg”

    “Sidney Warburg” n’a jamais existé, en ce sens le livre original de
    1933 est une œuvre de fiction. Néanmoins, bon nombre des petits faits
    d’alors peu connus et relatés dans le livre sont justes; l’acte notarié
    de déni de James Paul Warburg ne cible pas le livre original, mais bien
    le livre antisémite qui fut publié plus d’une décennie plus tard.

    Paul Warburg était un directeur d’IG Farben USA et était connecté
    avec le financement d’Hitler. Max Warburg, un directeur d’IG Farben
    Allemagne, signa avec Hitler, le document qui appointa Hjalmar Schacht à
    la Reichsbank. Ces connexions vérifiables entre les Warburg et Hitler
    suggèrent que l’histoire de “Sidney Warburg” ne peut pas être abandonnée
    totalement comme étant un faux sans une autre analyse détaillée.

    Qui a écrit le livre et pourquoi ?

    [...] Un gouvernement quelconque forgerait-il le document ?
    Certainement pas les gouvernments britannique et américain, qui sont
    tous deux indirecrtement impliqués dans le livre. Certainement pas le
    gouvernement nazi allemand, bien que James Warburg semble suggérer cette
    possibilité. Cela pourrait-il être la France ? ou l’URSS ? ou
    l’Autriche ? La France serait possible car elle avait peur de la montée
    du nazisme. Il est donc plausible que la France, l’Autrice et l’URSS
    auraient pu avoir mis la main à la pâte dans l’élaboration du livre
    [...]

    [...] Le seul motif qui semble acceptable est que l’auteur inconnu du
    livre avait la connaissance que la guerre se préparait et espérait une
    réaction de l’opinion publique contre les fanatiques de Wall Street et
    leurs amis de l’industrie allemande avant qu’il ne soit trop tard. De
    manièrre évidente, qui que ce soit qui ait écrit le livre, l’objectif
    était de prévenir contre l’agression hitlérienne à venir et montrer du
    doigt les sources originelles de Wall Street, parce que l’assistance
    technique des compagnies américaines contrôlées par Wall Street était
    toujours nécessaire pour qu’Hitler construise sa machine de guerre. La
    patente d’hydrogénisation de la Standard Oil et le financement pour le
    pétrole depuis le charbon, les viseurs de bombardier et toute les autres
    technologies nécessaires, n’avaient pas encore été complètement
    transférées quand le livre de “Sidney Warburg” fut écrit. Conséquemment,
    ce livre aurait très bien pu être fait pour briser les reins des
    soutiens étrangers d’Hitler, d’inhiber le transfert du potentiel
    américain de fabrication pour la guerre et d’éliminer le soutien
    financier et diplomatique de l’état nazi. Si ceci était le but, il est
    très regrettable que le livre ait échoué à réaliser chacun de ces
    objectifs.


    http://resistance71.wordpress.com/2011/11/03/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-montee-en-puissance-dhitler-professeur-antony-sutton-3eme-partie/
    paralleye
    paralleye
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    Date d'inscription : 04/06/2009

    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 21:58

    Au cœur du Nouvel Ordre Mondial: Wall Street et la
    montée en puissance d’Hitler (Professeur Antony Sutton)… 4ème et
    dernière partie.





    Voici donc la quatrième et dernière partie de la traduction
    du travail du Professeur Sutton sur “Wall Street et la montée d’Hitler”.


    Nous attirons tout particulièrement l’attention des lecteurs sur
    la conclusion de l’ouvrage (chapitre 12), qui se veut aussi être une
    conclusion sur son œuvre trilogique sur “Wall Street”; le tout en
    gardant présent à l’esprit que ceci fut écrit par Sutton en 1977, il il a
    donc 34 ans !… Regardez et analysez le monde d’aujourd’hui à la lumière
    de ses conclusions d’il y a plus de trente ans… Sutton est l’exemple
    même de la véracité de la formule qui dit qu’il faut connaître le passé
    pour comprendre le monde d’aujourd’hui et anticiper celui de demain.


    Encore faut-il toujours avoir les bonnes informations disponibles
    ! Sutton, Zinn et quelques autres nous y aident, merci à eux pour leur
    courage et leur honnêteté intellectuelle et pour avoir passé leur vie à
    contre-courant.


    – Résistance 71 –



    1ère partie

    2ème partie

    3ème partie



    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~



    Chapitre 11

    La collaboration de Wall Street et des Nazis dans la seconde guerre mondiale



    Derrière les fronts de batailles de la seconde guerre mondiale, par
    l’intermédiaire de la Suisse et de l’Afrique du Nord, l’élite de la
    finance new-yorkaise collabora avec le régime nazi. Dews dossiers
    capturés après la guerre ont donné une quantité importante de preuves
    pour démontrer que pour certains éléments des affaires internationales,
    la période 1941-45 fut une période lucrative pour des affaires vues
    comme normales.

    Un rapport officiel du ministre des finances américain d’alors
    Morgenthau incrimine Ford Motors ainsi que la Chase Bank des Rockefeller
    et leurs filiales françaises, le rapport conclut:

    “Ces deux situations (Ford et Chase Bank) nous ont convaincu qu’il
    devenait nécessaire d’enquêter immédiatement sur les lieux des activités
    des succursales de quelques unes des plus grosses entreprises
    américaines qui étaient actives en France durant l’occupation
    allemande…” [...]

    [...] IG Farben USA dans la seconde guerre mondiale

    La collaboration entre les hommes d’affaires américains et nazis dans
    l’axe Europe se faisait en parallèle de la protection des intérêts
    nazis sur le sol des Etats-Unis. En 1939, IG Farben USA fut renommée
    General Aniline & Film avec la succursale General Dyestuffs agissant
    comme son agent exclusif aux etats-Unis. Les noms déguisaient de
    manière efficace le fait que IG Farben USA était un producteur important
    de matériels de guerre majeurs, ceci incluant L’atabrine, le magnesium,
    et le caoutchouc synthétique. [...]

    [...] Encore plus de questions se posent quand nous observons les
    bombardements de l’Allemagne par l’USAF. Il n’a jamais été prouvé qu’IG
    Farben ait reçu un traitement de faveur et pourtant ses usines ne furent
    pas bombardées. [...]

    Les industriels et financiers américains étaient-ils coupables de crimes de guerre ?

    Le procès de Nüremberg pour crimes de guerre proposa de sélectionner
    ceux responsables de la seconde guerre mondiale, de sa préparation et
    des atrocités commises et de les placer devant un tribunal. Que cette
    procédure soit moralement justifiable est sujet à débat et il y a des
    raisons pour dire que Nüremberg fut une farce politique très, très
    éloignées du principe légal. Quoi qu’il en soit, si nous admettons qu’il
    y a effectivement une telle justification légale et morale, alors
    certainement nous nous accorderons pour dire qu’un tel procès se doit
    d’être appliqué à tous, indépendemment de la nationalité. Qu’est-ce qui
    devrait par exemple exempter Winston Churchill ou Franklin Delano
    Roosevelt, mais pas exempter Adolf Hitler ou Goering ? Si le crime est
    la préparation de la guerre et non pas la vengeance, alors la justice
    doit être impartiale.

    Les directives préparées par le conseil de contrôle américain en
    Allemagne pour l’arrestation et la détention des criminels de guerre se
    réfère à “nazis” et “sympathisants nazis” et n’emploie pas le terme
    “Allemands”. Ci-dessous les extraits ayant trait à ce que nous disons:

    “Vous rechercherez, arrêterez et maintiendrez en détention jusqu’à
    plus amples instructions quant à comment en disposer: Adolf Hitler, ses
    chefs nazis associés, d’autres criminels de guerre et toutes les
    personnes qui ont participées à la planification, à la mise en place et à
    l’exécution des entreprises nazies impliquant ou résultant en atrocités
    ou crimes de guerre.”

    Puis suit une liste de catégories de personnes à mettre en état d’arrestation, incluant

    8- Les nazis et sympathisants ayant tenus des positions clef et importantes dans:

    a) les organisations économiques et civiles nationales

    b) les corporations et autres organisations dans lesquelles le gouvernement avaient des intérêts financiers majeurs

    c) l’industrie, le commerce, l’agriculture et la finance

    d) l’éducation

    e) le judiciaire

    f) la presse, les maisons de publication et leurs agences disséminant les informations et la propagande

    Les industriels et financiers américains cités dans ce présent
    ouvrage font tous partie des catégories citées ci-dessus. Henry et Edsel
    Ford ont respectivement financé Hitler et ont profité de la production
    de guerre allemande. Standard Oil du New Jersey (NdT: dont les
    Rockefeller étaient les actionnaires principaux), la General Electric,
    la General Motors et ITT ont certainement fait des contributions
    financières et/ou techniques ce qui est une preuve prima facie de leur
    “participation dans la planification ou l’exécution d’entreprises
    nazies”.

    Il y a en bref des preuves irréfutables qui pointent sur:

    (i) Coopération avec la Wehrmacht (Ford Motors, Banques Chase et Morgan)

    (ii) Aide au plan quadriénal nazi et mobilisation économique pour la guerre (Standard Oil New Jersey)

    (iii) Créer et équioer la machine de guerre nazie (ITT)

    (iv) Produire et entreposer des matériels critiques pour les nazis (Ethyl Corporation)

    (v) Affaiblissement des ennemis potentiels des nazis (IG Farben USA)

    (vi) Perpétration de propagande, de renseignement et d’espionage (IG
    Farben USA et le chargé des relations publiques des Rockefeller Ivy
    Lee)

    Au minimum, il y a suffisamment de preuves pour demander une enquête
    approfondie et impartiale. Mais comme nous l’avons précédememnt noté,
    ces mêmes entreprises et financiers sont ceux-là même qui furent
    proéminents dans l’élection de Roosevelt en 1933 et avaient suffisemment
    d’influence politique pour faire détourner les menaces d’enquête [...]

    [...] Ces compagnies américaines étaient-elles au courant de leur
    assistance à la machine de guerre hitlérienne ? D’après les intéressés,
    bien sûr que non ! Ils clâment leur innocence à avoir aider Hitler et
    l’Allemagne nazie…

    Malheureusement, les preuves présentées sont contraires. La Standard
    Oil du New Jersey non seulement aida la machine de guerre hitlérienne,
    mais en avait parfaitement connaissance. Emil Helfferich, président du
    conseil d’administration de la succursale de la Standard Oil, était un
    membre du cercle Keppler avant qu’Hitler n’accède au pouvoir; il
    continua à contribuer au financement du cercle des amis d’Himmler jusquà
    fin 1944.

    Ainsi, il n’était pas difficile d’envisionner pourquoi les
    industriels nazis furent troublés par “l’enquête” et pensèrent à la fin
    de la guerre que leurs amis de Wall Street les sortiraient d’affaire et
    les protégeraient de la fureur de ceux qu’ils avaient tant fait
    souffrir. Ces attitudes furent présentées au comité Kilgore en 1946:

    “Vous serez sûrement intéressé de savoir Mr le président, que les
    top exécutifs d’IG Farben et autres, lorsque nous les avons questionné
    sur ces activités, étaient parfois enclins à être indignés. Leur
    attitude générale et leur attente étaient que la guerre était finie et
    que nous devrions maintenant consacrer du temps et des efforts à les
    aider à remettre sur pied IG Farben et le reste de l’industrie
    allemande. Quelques uns d’entr’eux ont ouvertement dit que cet
    intérogatoire et cette enquête étaient à leurs yeux, un simple phénomène
    de courte durée, car dès que les choses se seront un peu décantées, ils
    étaient en attente de voir leurs amis des Etats-Unis et d’Angleterre
    venir les sortir de là. Leurs amis, disaient-ils, mettraient un terme à
    ces enquêtes et veilleraient à ce qu’ils soient mieux traités et qu’une
    assistance leur sera donnée pour ré-établir leur industrie.”


    Chapitre 12

    Conclusions

    Nous avons démontré avec preuve documentée un certain nombre
    d’associations critiques entre les banquiers internationaux de Wall
    Street et la montée d’Hitler et du nazisme en Allemagne.

    Premièrement: Que Wall Street a financé les cartels industriels
    allemands dans les années 1920, ce qui en retour a amené Hitler au
    pouvoir.

    Deuxièmement: Que le financement d’Hitler et de ses voyous de rue SS
    venait en partie de filiales et de succursales d’entreprises
    Etats-Uniennes, incluant Henry Ford en 1922, les paiements par IG Farben
    et General Electric en 1933, suivis par les paiements subsidiaires de
    la Standard Oil du New Jersey et d’ITT à Heinrich Himmler jusqu’en 1944.

    Troisièmement: Ques les multinationales américaines sous le contrôle
    de Wall Street ont généreusement profitées du programme de construction
    militaire d’Hitler pour l’Allemagne dans les années 1930 et ce jusqu’à
    au moins 1942.

    Quatrièmement: Que ces mêmes banquiers internationaux ont utilisé
    leur influence politique aux Etats-Unis pour maquiller et cacher leur
    collaboration de guerre et à cette fin, ont infliltré la commission de
    contrôle américaine pour l’Allemagne.

    Notre preuve pour ces quatre affirmations peut-être résumée comme suit:

    Dand le chapitre 1 nous avons présenté la preuve que les plans Dawes
    et Young pour les réparations de guerre allemandes avaient été formulés
    par des gens de Wall Street, qui portaient temporairement une casquette
    d’hommes d’état et que ces prêts ont généré une pluie de bénéfices pour
    ces banquiers. Owen Young de la General Electric, Hjalmar Schacht, A.
    Voegler et d’autres étaient intimement connectés avec l’accession
    d’Hitler au pouvoir et tous avaient été précédemment des négociateurs
    pour à la fois le côté américain et le côté allemand. Trois grosses
    firmes de Wall Street: Dillon, Read; Harris & Forbes et la National
    City Company, ont géré les trois-quarts des prêts aux Allemands pour
    leurs réparations de guerre afin de créer le système de cartel allemand,
    ceci incluant les très dominantes IG Farben et Vereinigte Stahlwerke,
    qui ensemble ont produit 95% des substances explosives nazies pendant la
    seconde guerre mondiale.

    Le rôle central d’IG Farben dans le “coup d’état” d’Hitler fut
    analysé dans le chapitre 2. Les directeurs d’IG Farben USA frent
    identifiés comme étant d’importants hommes d’affaires américains: Walter
    Teagle, un associé proche de FD Roosevelt et administrateur du NRA, le
    banquier Paul Warburg (son frère Max étant à la tête d’IG Farben en
    Allemagne..) et Edsel Ford. Farben contribua de 400 000 RM directement à
    travers Schacht et Rudolf Hess pour l’utilisation dans les élections de
    1933 et Farben a été subséquemment à la pointe de développement
    militaire nazi [...]

    [...] En fait presque tous les directeurs de la branche allemande de
    la General Electric (AEG) étaient des soutiens inconditionnels d’Hitler,
    soit directement par AEG, soit indirectement au travers d’autres
    entreprises allemandes…

    Nous avons aussi conclu que les usines d’AEG ont su échapper au bombardement des alliés par une manœuvre jusqu’ici inconnue.

    Un examen du rôle de la Standard Oil du New Jersey (qui était
    contrôlée par les intérêts des Rockefeller) fut entrepris dans le
    chapitre 4. La Standard Oil n’a apparemment pas financé l’accession
    d’Hitler au pouvoir en 1933 (cette partie du “mythe de Sidney Warburg”
    n’a pas été prouvée). Mais d’un autre côté, des paiements furent faits
    par la Standard Oil jusqu’à 1944, pour le développment de l’essence
    synthétique à des fins de guerre au bénéfice des nazis et aussi au
    travers de sa succursale, au cercle des amis d’Himmler pour des buts
    politiques.

    Le rôle de la Standard Oil fut aussi d’assistance technique pour le
    développment nazi de caoutchouc et d’essence synthétiques au travers
    d’une entreprise de recherche états-unienne qui était sous le contrôle
    et la gestion de la Standard Oil: La Ethyl Gasoline Company, propriété
    jointe de a Standard Oil du New Jersey et de General Motors; celle-ci
    fut instrumentale pour procurer de l’éthyl de plomb si vital pour
    l’Allemagne nazie et ce en faisant fi de la protestation écrite du
    gouvernement des Etats-Unis par le biais de son ministère de la défense.
    Ceci fut fait en toute connaissance de cause à savoir que l’éthyl de
    plomb était pour des buts militaires nazis.

    Dans le chapitre 5 nous avons démontré que l’International Telephone
    and Telegraph Company (ITT), une des multinationales les plus célèbres,
    travailla pour les deux côtés de la belligérence dans la seconde guerre
    mondale au travers du Baron Kurt von Schröder, de la Schroder Banking
    Group. ITT détenait également 28% des parts de la compagnie aéronautique
    Focke-Wolfe, qui fabriquait d’excellents avions de combat pour
    l’Allemagne. Nous avons égalemement exposé l’implication de Texaco
    (Texas Oil Company) dans les aventures nazies par l’avocat allemand
    Westrick, mais la compagnie licencia son directeur du conseil
    d’administration quand ces aventures furent officiellement révélées.

    Henry Ford fut un soutien d’Hitler de la première heure (dès 1922) et
    Edsel Ford continua la tradition familiale en 1942 en encourageant la
    filiale française de Ford à faire des affaires et bénéfices en armant la
    Wehrmacht allemande. Subséquemment, ces véhicules produits par Ford en
    France furent utilisés contre des soldats américains lorsqu’ils
    débarquèrent en 1944. Pour sa reconnaissance de la première heure et son
    assistance indéfectible aux nazis, Henry Ford reçu une décoration nazie
    en 1938.

    Le chapitre 7 a repondu à la question de savoir qui a financé Adolf
    Hitler ? Ce chapitre accuse Wall Street et incidemment personne d’autre
    de conséquence aux Etats-Unis si ce n’est la famille Ford. La famille
    Ford n’est nornalement pas associée avec Wall Street mais fait
    certainement partie de “l’élite du pouvoir” américaine [...]

    [...] Dans le chapitre 10 nous avons révisé un livre publié en 1933
    et censuré en 1934 et le “mythe de Sidney Warburg”. Le livre censuré
    accusa les Rockefeller, les Warburg et les compagnies pétrolières
    majeures d’avoir financé Hitler[...]

    [...] Finalement dans le chapitre 11, nous avons examiné les rôles
    des banques Morgan et Chase dans la seconde guerre mondiale,
    spécifiquement leur collaboration avec les nazis en France alors qu’un
    guerre majeur faisait rage.

    En d’autres termes, à l’instar de nos deux examens précédents sur les
    liens entre les banquiers internationaux de New York et des évènements
    historiques majeurs (NdT: Sutton parle ici de ses deux
    ouvrages sur Wall Street et la révolution russe et Wall Street et FD
    Roosevelt), nous trouvons un schéma concordant et une manipulation
    politique.

    L’influence envahissante des banquiers internationaux

    Après avoir observé et analysé un très large spectre de faits
    historiques présentées dans les trois volumes de la série sur Wall
    Street, nous retrouvons avec insistance les mêmes noms qui reviennent
    sans cesse: Owen Young, Gerard Swope, Hjalmar Schacht, Bernard Baruch,
    etc… De même pour les banquiers internationaux: JP Morgan, Guaranty
    Trust, Chase Bank (Rockefeller) et toujours la même adresse: 120
    Broadway, New York.

    Ce groupe de banquiers internationaux a soutenu la révolution
    bolchévique en 1917 et ont subséquemment fait beaucoup de bénéfices sur
    l’établissement de la Russie soviétique. Ce même groupe a soutenu
    Roosevelt et a grandement profité du socialisme du New Deal. Ce groupe a
    aussi soutenu Hitler et a certainement profité du réarmement de
    l’Allemagne dans les années 1930. Quand le monde du gros business aurait
    dû s’occuper de gérer ses affaires qui à Ford Motors, qui à la Standard
    Oil dans le New Jersey etc… nous trouvons ce monde du gros business
    impliqué dans des arrangements politiques, une guerre et des révolutions
    dans trois pays importants.

    La version historique présentée ici est celle qui dit que l’élite
    financière a assisté en toute connaissance de cause et avec
    préméditation, la révolution bolchévique de 1917, de concert avec les
    banquiers allemands.

    Après avoir dégagé de gros bénéfices de la détresse
    hyper-inflationiste allemande de 1923 et avoir planifié de placer la
    lourde charge des réparations de l’Allemagne sur le dos des
    investisseurs américains, Wall Street réalisa qu’elle avait amené la
    crise financière de 1929.

    Deux hommes furent alors soutenus comme les leaders des pays
    occidentaux d’importance: Franklin Delano Roosevelt aux Etats-Unis et
    Adolf Hitler en Allemagne. La “nouvelle donne” de Roosevelt et le plan
    quadriénal d’Hitler avaient de très grandes similarités. Les plans de
    Roosevelt et d’Hitler étaient des plans faits pour une prise en main
    fasciste de leur pays respectif. Alors uqe le NRA de Roosevelt fut un
    échec à cause des restrictions constitutionnelles valides, le plan
    d’Hitler fut un succès [...]

    [...] Le 1er Mai 1918, alors que les Bolchéviques ne contrôlaient
    qu’une petite partie de la Russie (et furent même bien près de perdre
    cette petite fraction à l’été 1918), l’Americain League to Aid and
    Cooperate with Russia fut créée à Washington DC afin de soutenir les
    Bolchéviques. Ceci n’était pas un type de comité du style “enlevez vos
    sales pattes de la Russie” formé par le parti communiste américain ou
    ses alliés, non… C’était un comité créé par Wall Street avec P. Whalen
    de la Vacuum Oil Company (Rockefeller) comme trésorier et Coffin et
    Oudin de la General Electric, avec aussi Thompson du système de la
    réserve fédérale, Willard de la compagnie de chemins de fer Baltimore
    & Ohio et d’autres socialistes associés.

    Quand nous analysons ls montée d’Hitler et du nazisme, nous trouvons
    également la Vacuum Oil et la General Electric en grande représentation.
    L’ambassadeur américain en Allemagne Dodd était stupéfait de la
    contribution financière et technique de la société Vacuum Oil contrôlée
    par les Rockefeller au développement des usines de production d’essence
    pour l’armée allemande. L’ambassadeur essaya de prevenir Roosevelt, car
    il croyait dans sa grande naïveté sur les affaires du monde que
    Roosevelt interviendrait, mais Roosevelt lui-même était soutenu par ces
    mêmes intérêts pétroliers et Walter Teagle de la Standard Oil du New
    Jersey et du NRA était également au comité directeur de la fondation
    Roosevelt Warm Springs; ainsi dans un des nombreux exemples possibles,
    nous trouvons la compagine des Rockefeller Vacuum Oil assistant de
    manière importante à la création et au développement de la Russie
    bolchévique, de la montée en puissance de l’Allemagne nazie et en même
    temps soutenant également le New Deal de Roosevelt.

    Les Etats-Unis sont-ils dirigés par une élite dictatoriale ?

    Dans cette dernière décennie, certainement d epuis le début des
    années 1960, il y a eu une parution d’un flot incessant d’informations
    qui présente la thèse que les Etats-Unis sont dirigés par une élite
    non-élue qui se perpétue elle-même [...]

    [...] Une source substantielle d’information très souvent citée est Carroll Quigley,
    professeur de relations internationales à l’université de Georgetown,
    qui publia en 1966 un livre d’histoire monumental intitulé “Tragedy and Hope”.
    Le livre de Quigley se démarque des autres ouvrages révisionistes par
    le fait qu’il est basé sur une recherche de deux ans sur les documents
    internes d’un des centres du pouvoir. Quigley retrace l’histoire de
    l’élite du pouvoir:

    “…La puissance du capitalisme financier a eu un autre but aux
    ramifications tentaculaires, qui n’est rien d’autre que la création d’un
    système mondial de contrôle financier dans des mains privées et capable
    de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde
    dans son entièreté.”

    Quigley démontre également que le Council on Foreign Relations (CFR),
    la National Planning Association et d’autres groupes sont des corps de
    fabrication politique “semi-secrets” sous le contrôle de l’élite du
    pouvoir… Quigley va loin dans la fourniture de la preuve de l’existence
    de cette élite du pouvoir, mais ne pénètre pas dans le monde
    opérationnel de cette élite [...]

    [...] Il est intéressant de noter que les documents utilisés par
    moi-même proviennent de sources gouvernementales, des archives au jour
    le jour des actions de Trotski, Lénine, Roosevelt, Hitler, JP Morgan et
    des multiples banques et firmes impliquées.

    D’un autre côté des auteurs comme Jules Archer, Gary Allen, Helen P.
    Lasell et William Domhoff ont écrit de différents points de vue
    politiques et sont tous consistant avec l’évidence de l’implication de
    Wall Street. Ces écrivains présentent tous l’hypothèse d’une élite au
    pouvoir manipulant le gouvernement américain. Ma trilogie sur “Wall
    Street” démontre comment cette hypothétique élite du pouvoir a manipulé
    des évènements historiques très spécifiques.

    De manière évidente l’exercice de ce type de pouvoir sans limite et
    supra-légal est inconstitutionnel, même s’il est enrobé dans des actions
    qui semblent être légales. Nous pouvons donc poser la question de
    l’existence même d’une force subversive visant à enlever la garantie des
    droits constitutionnels (NdT: ce livre fut écrit en
    1977, regardons où en est l’Amérique aujourd’hui et surtout depuis le 11
    Septembre 2001 qui a vu l’avènement du Patriot Act pour l’augmentation
    de la “sécurité” des Etats-Unis au détriment des libertés individuelles
    et du droit constitutionnel. Tous les évènements de ces trente dernières
    années ne tendent qu’à confirmer et non pas infirmer les recherches des
    professeurs Quigley et Sutton ainsi que de gens comme Gary Allen, dont
    nous avons du reste traduit et publié ici même de larges extraits de son
    “Dossier Rockefeller”...).

    L’élite new-yorkaise comme force subversive

    L’histoire du XXème siècle, telle qu’elle est enregistrée et
    divulguée dans les journaux et les livres d’histoire de l’establishment,
    est incorrecte. C’est une narration de l’histoire qui n’est basée
    exclusivement que sur des documents officiels dont les différentes
    administrations ont jugé bon de divulguer au public. Mais un narratif
    juste de l’histoire ne peut pas être basé sur l’accès partiel et
    sélectif de documents d’archives. Une justesse demanderait un accès à
    TOUS les documents. Dans la pratique, alors que nous commençons à avoir
    accès à des documents qui étaient classifiés “confidentiel ou secret”,
    provenant des archives du ministère des affaires étrangères américain,
    du Royaume-Uni et d’Allemagne, une nouvelle version de l’histoire a
    émergée, une version qui nous donne la vision officielle de
    l’establishment comme n’étant pas uniquement fausse, mais de fait
    fabriquée pour cacher un dogme pénétrant du mensonge et de la conduite
    immorale [...]

    [...] Avec cette trilogie (NdT: Wall Street and the Bolshevik Revolution”, “Wall Street and FDR” et “Wall Street and the Rise of Hitler”),
    nous avons identifié le siège réel du pouvoir politique aux Etats-Unis
    pour trois évènements historiques majeurs, le pouvoir de derrière le
    rideau, l’influence cachée sur Washington, comme celui de la finance de
    New York: les banquiers privés internationaux, et plus spécifiquement
    les maisons financières de JP Morgan et la Chase Manhattan Bank que
    Rockefeller contrôle et à l’époque d’avant la fusion de la Manhattan
    Bank avec l’ancienne Chase Bank, la famille Warburg.

    Les Etats-Unis et ce malgré sa constitution et ses restrictions supposées qu’elle implique, devient un état quasi totalitaire.

    Alors que nous n’avons pas (encore) les pièges inhérents à la
    dictature, les camps de concentration et la frappe à notre porte sur le
    coup de minuit, nous avons néanmoins des menaces et des actions qui
    ciblent la survie même des critiques, l’utilisation de l’Internal
    Revenue Service (NdT: L’IRS aux USA est le fisc) pour
    ramener les dissidents dans la droite ligne de conduite et la
    manipulation de la constitution par un système judiciaire qui est
    politiquement soumis à l’establishment.

    Il est de l’intérêt pécunier des banquiers internationaux de
    centraliser le pouvoir politque et cette centralisation ne peut-être le
    mieux achevée que dans une société collectiviste, comme la Russie
    soviétique, l’Allemagne national-socialiste ou la société socialiste
    Fabian des Etats-Unis.

    Il ne peut pas y avoir de compréhension et d’apréciation complètes de
    la politique américaine et de sa politique étrangère du XXème siècle,
    sans vraiment comprendre que l’élite financière monopilise de manière
    très effective la politique de Washington.

    Cas par cas, jour après jour, de la nouvelle documentation
    consultable implique l’élite et confirme cette hypothèse. Les versions
    révisionistes de l’entrée des Etats-Unis dans la première et la seconde
    guerres mondiales, en Corée et au Vietnam, révèlent l’influence et les
    objectifs de cette élite.

    Pour la plus grande part du XXeme siècle, le système de la réserve
    fédérale et tout particulièrement la banque de la réserve fédérale de
    New York (qui échappe à la juridiction du congrès, qui n’a pas été
    contrôlée et qui a le pouvoir d’imprimer l’argent et de créer le crédit à
    volonté) a exercé un monopole virtuel sur toute l’économie américaine.
    Dans les relations internationales et la politique étrangère, le CFR,
    qui est supposé être superficiellement un forum tout à fait innocent
    d’intellectuels, d’hommes d’affaires et de politiciens, contient en son
    sein même, peut-être même de manière inconnue de la plupart de ses
    membres, un centre de pouvoir qui détermine de manière unilatérale la
    politique étrangère des Etats-Unis. L’objectif principal de cette
    politique étrangère submergée, mais très subversive, est l’acquisition
    de marchés et de puissance économique (bénéfices en d’autres termes),
    pour un petit groupe de mega-multinationales sous le contrôle virtuel de
    quelques maisons financières et banques d’investissement et les
    familles qui les contrôlent.

    Par le truchement de fondations contrôlées par cette élite, la
    recherche en tout domaine faite par des universitaires obédients et
    veûles, qu’ils soient “conservateurs” ou “libéraux”, a été dirigée et
    contrôlée par une canalisation utile aux objectifs de l’élite
    essentiellement pour maintenir cet appareil de pouvoir subversif et
    anticonstitutionnel.

    Par les maisons d’édition contrôlées par cette même élite financière,
    les ouvrages indésirables ont été écrasés et éliminés et ceux qui lui
    sont utiles promus… Par le contrôle d’une douzaine environ de journaux
    importants, gérés par des rédacteurs en chef qui pensent tous la même
    chose, l’information divulguée au public peut presqu’être contrôlée à
    volonté. Hier le programme spatial, aujourd’hui la crise énergétique ou
    une campagne pour l’écologie et demain une guerre au Moyen-Orient ou
    toute autre “crise” fabriquée.

    Le résultat absolu de la manipulation de la société par l’élite de
    l’establishment a été quatre guerres majeures en soixante ans, une dette
    nationale handicapante, un abandon de la constitution, la suppression
    de la liberté et de l’opportunité et la création d’un vaste gouffre de
    crédibilité entre l’homme de la rue et Washington DC. Le tout pendant
    que l’outil futile des deux partis politiques majeurs trompettent leurs
    différences artificielles dans un cirque de réunions électorales et que
    le cliché de la “politique étrangère bipartisane” n’est plus du tout
    crédible, l’élite financière reconnaît elle-même que sa politique manque
    de reconnaissance publique, il est de plus en plus évident que tout
    cela est préparé pour continuer sans même avoir le soutien de l’opinion
    publique.

    En bref, nous devons maintenant considérer et débattre pour savoir si
    cette élite basée à New York est une force subversive opérant avec
    délibération et connaissance de cause pour supprimer à terme, la
    constitution et la société libre. Ceci sera la tâche de la prochaine
    décennie.

    La vérité révisioniste émerge lentement

    L’arène de ce débat et la base de nos accusations de subversion est
    la zone d’évidence donnée par l’historien révisioniste. Doucement, au
    travers des décennies, livre par livre, presque ligne par ligne, la
    vérité sur les évènements historiques récents a émergé au fur et à
    mesure que des documents sont accessibles, sondés, analysés et mis dans
    une meilleure perspective, plus valide, du cadre historique.

    Considérons deux exemples historiques. L’entrée dans la seconde
    guerre mondiale des Etats-Unis, a été supposément précipitée, d’après la
    version de l’establishment, par l’attaque des Japonais sur la base
    navale de Pearl Habor. Depuis, des historiens révisionistes ont
    fermement établi que Franklin D. Roosevelt et le général Marshall
    avaient connaissance de l’imminente attaque japonaise et ne firent
    absolument rien pour en avertir les autorités militaires de la base de
    Pearl Harbor. L’establishment voulait la guerre avec le Japon.
    Subséquemment, le pouvoir fît egalement en sorte que l’enquête du
    congrès sur les évènements de Pearl Harbor soit en accord avec la ligne
    de Roosevelt. Des mots de Percy Greaves, chercheur expert en chef de la
    minorité républicaine du comité joint du congrès pour l’enquête sur
    Pearl Harbor:

    “Les faits dans leur entièreté ne seront jamais connus. La plupart de
    la soi-disant enquête n’a été que la tentative de supprimer, de
    dérouter et de brouiller ceux qui recherchaient la vérité. Du début à la
    fin, des faits et des dossiers ont été éludés afin de ne révéler que
    les pièces d’information qui sont au bénéfice de l’administration étant
    sujette à l’enquête. Ceux qui cherchent la vérité s’entendent dire que
    d’autres faits et documents ne peuvent pas être révélés parce qu’ils
    sont imbriqués dans des journaux et des notes personnelles, relatent de
    nos relations avec d’autres pays ou ne contiennent soi-disant aucune
    information de valeur.”

    Ceci ne fut pas la première fois qu’on tentait d’amener les
    Etats-Unis en guerre, et ce ne fut pas la dernière. Les intérêts de la
    famille Morgan, de concert avec Winston Churchill, ont essayé de faire
    entrer les Etats-Unis dans la première guerre mondiale aussi tôt qu’en
    1915 et ne furent couronnés de succès qu’en 1917. L’ouvrage de Colin
    Thompson “Lusithania” implique le président Woodrow Wilson dans
    le torpillage du Lusithania, un moyen horrible pour forcer la main de
    l’opinion publique à supporter une entrée en guerre des Etats-Unis
    contre l’Allemagne. Thompson démontre dans son livre que le président
    Wilson savait bien longtemps à l’avance que le Lusithania transportait
    six millions de cartouches plus des explosifs et ainsi savait que “les
    passagers qui acceptèrent de naviguer sur ce vaisseau le faisaient en
    violation des statuts de cette nation.”

    La commission d’enquête britannique sous les auspices de Lord Mersey
    fut “instruite” par le gouvernement britannique “qu’il était considéré
    comme politiquement correct que de déclarer le capitaine du Lusithania
    Turner, comme étant le responsable principal de ce désastre.”

    Rétrospectivement, et au vu des preuves apportées par Colin Thompson,
    le blâme de la tragédie devrait plus logiquement être imputé au
    président Wilson, au “colonel “ House, à JP Morgan et à Winston
    Churchill; ceete élite conspiratrice aurait dû être trainée devant les
    tribuanux pour négligence volontaire, si pas haute trahison. Il est à
    mettre à l’éternel crédit de Lord Mersey, qu’après avoir “rempli son
    devoir” sous les instructions du gouvernement de sa majesté et donc
    placé la responsabilité sur le capitaine Turner, il démissionna, refusa
    son salaire et à cette date, refusa d’être nommé dans les commissions
    d’enquête du gouvernment britannique. A ses amis, Lord Mersey ne dira du
    Lusithania que “ce fut une sale affaire”. (NdT: “dirty business” en
    anglais).

    Puis en 1933-4 vint la tentative faite par la firme de JP Morgan
    d’installer une dictature fasciste aux Etats-Unis. Des propres mots de
    Jules Archer, cela était planifié à la manière d’un putsch fasciste pour
    prendre le pouvoir et le “contrôler par le moyen d’un dictateur pour
    les bénéfices des banquiers et des industriels américains”. Une fois de
    plus, une seule personne courageuse émergea. Le général Smedley
    Darlington “Butch” Butler, qui donna l’alerte sur la conspiration de
    Wall Street; et une fois de plus le congrès, surtout les députés
    Dickstein et MacCormack, se distingua par sa couardise en refusant une
    enquête appronfondie et ne conduisit une enquête que pour blanchir les
    intéressés.

    Depuis la seconde guerre mondiale, nous avons vu la guerre de Corée,
    la guerre du Vietnam, des guerres qui ont coûtées beaucoup d’argent et
    de vies humaines et qui n’avaient aucun autre but majeur que de générer
    des contrats de multi-milliards de dollars en armement. Ces guerres
    n’ont certainement pas été faites pour contenir le communisme, car
    depuis plus de 50 ans, l’establishment a pomponné et sponsorisé l’URSS
    qui suppléa l’armement à toutes les oppositions dans ces deux guerres de
    Corée et du Vietnam. Ainsi notre histoire révisioniste prouvera que les
    Etats-Unis ont armé directement ou indirectement les deux côtés de la
    belligérence d’au moins la guerre de Corée et celle du Vietnam [...]

    [...] Ce que l’histoire révisioniste nous apprend réellement est que
    notre volonté en tant que citoyens individuels à abandonner le pouvoir
    politique à une élite a coûté au monde environ 200 millions de vies
    humaines entre 1820 et 1975. Ajoutons à cela la misère non-dite des
    camps de concentration, des prisonniers politiques, de la suppression et
    de l’oppression de ceux qui essaient d’amener la vérité au grand jour.

    Quand cela s’arrêtera t’il ? Cela ne s’arrêtera pas tant que nous
    n’agissons pas selon un axiome très simple: que le système du pouvoir ne
    continue que tant que les individus veulent qu’il continue et cela
    continuera seulement tant que les individus essaient d’avoir quelque
    chose pour rien. Le jour où une majorité d’individus déclarera ou agira
    comme s’ils ne voulaient rien du gouvernement, déclarera qu’elle
    s’occupera elle-même de ses intérêts et de son bien-être, alors ce jour
    là les élites du pouvoir seront finies. La tentation attractive “d’aller
    avec ces élites du pouvoir” est l’attraction vers le quelque chose pour
    le rien. C’est l’appât. L’establishment offre toujours quelque chose
    pour le rien: mais ce quelque chose est toujours pris à quelqu’un
    d’autre, soit comme impôt, taxe ou pillage et donner quelque part
    d’autre en échange de soutien politique.

    Les crises et guerres périodiques sont utilisées pour obtenir un
    soutien pour des autres cycles de pillage-récompense, ce qui a pour
    effet de resserer le nœud coulant autour du cou des libertés
    individuelles. Bien sûr nous avons également les hordes d’éponges
    intellectuelles, d’hommes d’affaire amoraux et de profiteurs, pour agir
    comme les récipients non productifs du pillage.

    Arrêtons le cycle du pillage et de la récompense immorale et les
    structures élitistes s’effondreront. Mais pas avant qu’une majorité ne
    trouve le courage moral et la force intérieure de rejeter ce jeu truqué
    du quelque chose pour rien et de le remplacer par des associations
    volontaires, des communes volontaires ou des réglementations locales et
    des sociétés décentralisées, pour que cesse enfin le meurtre et le
    pillage.

    FIN


    http://resistance71.wordpress.com/2011/11/10/au-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-montee-en-puissance-dhitler-professeur-antony-sutton-4eme-et-derniere-partie/
    paralleye
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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

    Message  paralleye le 27/7/2012, 22:18

    En complément de ces deux ouvrages : si un livre peut éclairer lumineusement ces deux livres d'Antony Sutton et ces deux périodes clés de l'histoire que sont la Révolution bolchevique et la Seconde Guerre Mondiale,c'est bien "Le Complot mondial mythe ou réalité" publié aux éditions LIESI,livre qui contient,en plus d'annexes très intéressantes,l'interrogatoire du haut initié juif-maçon Christian G.Rakowski à un agent soviétique lors de sa capture :





    Le contenu de cet interrogatoire prouve que la pérestroika
    est une stratégie du KGB, au service d’un pouvoir supérieur. A partir
    de sa lecture, bien des événements futurs pourront être appréhendés…

    L'interrogatoire de Rakovski n'est pas un simple syllogisme, mais
    l'étalage complet de l'Histoire pré-établie : ce que sera la Deuxième
    Guerre mondiale, ainsi que l'explication et l'application de la doctrine
    communiste avant et après la victoire de Staline. Plus encore, il déborde sur un futur qui semble bien proche de nous depuis les attentats du 11 septembre 2001 : la mise en oeuvre d’une Troisième Guerre mondiale !

    Si Rakovski n’était pas un membre du « Comité X » il fut probablement très proche du sommet ! Cet interrogatoire est assurément un document d’Histoire exceptionnel. Il atteste ce que confiait un initié tel que Balzac : "Il
    y a deux Histoires : l'Histoire officielle, mensongère, qui nous est
    enseignée, et l'Histoire secrète où se trouvent les vraies causes des
    événements, une Histoire honteuse"
    .

    Sa lecture éclairera lumineusement le jeu de dupe dans lequel tout le
    monde est quasiment tombé, depuis la création de la révolution russe de
    1917 : à savoir, que les Etats-Unis et la Russie ne sont pas
    sous le contrôle de deux blocs de commandement distincts et opposés,
    mais, en réalité, ils sont sous la coupe d’un POUVOIR SUPERIEUR
    qui va maintenant organiser ‘sa’ Troisième Guerre mondiale… le « Comité X ».



    Enfin, cet ouvrage prouve qu’un COMPLOT existe réellement : il le
    prouve à partir de documents implacables. C’est une arme de combat, même
    si, et nous le regrettons, sa diffusion reste limitée, car les hommes
    de ce temps préfèrent le mensonge à la vérité. Et pourtant, ce que
    confiait le haut initié Lénine à Bakou, en 1919, va bientôt se réaliser…
    « la crise économique et la crise sociale… telle que l’Europe tombera comme un fruit mûr. »
    Le leurre de la pérestroika touche à son terme et les réseaux dormants
    trotskistes ne vont pas tarder à réaliser les deux dernières étapes du
    plan soufflé à Lénine… Ceux qui savent décortiquer les informations ont
    déjà remarqué une vive inquiétude de la part de certains gouvernements
    européens. Cet ouvrage, peu volumineux, est une CLE explosive dans la
    lecture de l’actualité de demain.

    L’interrogatoire de RAKOVSKI est suivi de plusieurs annexes très documentées :

    - Les Financiers de la Révolution Mondiale. - Qui se cache derrière l’idéologie révolutionnaire ?

    - L’objectif final de la Révolution Mondiale. - Qui est à la tête du Pouvoir Occulte ?… le « COMITE X ».

    A l’heure où l’on ironise sur l’existence d’un COMPLOT, cet
    ouvrage prouve sa réalité au moyen de documents trop peu connus et
    perspicaces
    

    http://www.liesi-delacroix.com/vers-une-troisieme-guerre-mondiale/30-le-complot-mondial-mythe-ou-realite-.html

    L'interrogatoire de Rakowski (tirée du livre "La symphonie rouge") est également disponible en pdf ici :

    http://www.histoireebook.com/index.php?q=symphonie+rouge

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    Re: Sutton sur Wall Street, Hitler et la Révolution bolchevik en français

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