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 Margaret Sanger par Vincent Reynouard

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c.isme

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MessageSujet: Margaret Sanger par Vincent Reynouard   12/8/2013, 20:39

Copie directe du site de Reynouard en mode "éditeur" dernière icone du tableau de texte pour y basculer.

_______________________________________________

IV. Vos mensonges concernant Margaret Sanger
 
Mais j’entends déjà votre réponse : « L’American Birth Control League, me direz-vous, a été créée par Margaret Sanger, une raciste notoire ! Et c’est son racisme qui a mené à l’eugénisme le plus dur ». C’est ce que vous soutenez dans les Cahiers Saint Raphaël où un article portant votre signature est consacré à cette femme restée jusqu’au bout chantre du Contrôle des naissances (Birth control). Son titre : « Margaret Sanger ou le chaudron du diable » (CSR, p. 30).
Je le précise tout de suite : si l’on se place sur le plan des principes, les idées défendues par M. Sanger ne sont pas les miennes. Mais cela ne me donne le droit ni de contester sa bonne foi, ni ― infiniment plus grave ― de la calomnier. Or, c’est ce que vous faites, comme je vais maintenant le démontrer.
 
M. Sanger n’a jamais adhéré au Ku Klux Klan
 
Vous commencez ainsi :
 
Elle se nomme Margaret Sanger (1879-1966). Il s’agit probablement du plus grand monstre de l’histoire de l’Humanité [Id.].
 
Diable ! Ce n’est pas rien. Mais lisons la suite :
 
Cette américaine, imbue des théories malthusiennes, considérait que les Noirs étaient une sous-race qu’il fallait neutraliser. Elle prônait leur stérilisation massive au nom de la pureté raciale [Id.].
 
Voilà donc qui contredit ce que je viens d’écrire sur l’absence de racisme chez les partisans du Birth control. Mais qu’avez-vous à produire à l’appui de telles accusations ? On attend au moins une citation dans laquelle M. Sanger exposerait clairement des thèses racistes. Rien ne vient. A la place, vous invoquez un fait : M. Sanger a tout d’abord adhéré au Ku Klux Klan. Vous écrivez : « D’où son adhésion dans au premier temps au Ku Klux Klan ». Et pour mieux impressionner vos lecteurs, vous publiez une photo qui montre « Margaret Sanger haranguant le Ku Klux Klan » (p. 31, voir le cliché).
 
Des réponses à des invitations
 
L’ennui est que sur le cliché, le « plus grand monstre de l’histoire de l’humanité » ne porte pas, contrairement à tous ceux qui l’entourent, l’uniforme du KKK. Et pour cause, M. Sanger n’a jamais adhéré à cette organisation ! Elle s’est contentée de répondre à des invitations. Dans son autobiographie publiée en 1938, elle ne l’a pas caché, expliquant :
 
Pour moi, tout groupe intéressé [à la cause du Birth control] était toujours un bon groupe, et c’est pourquoi j’ai accepté une invitation à parler devant la branche féminine du Ku Klux Klan […]. Comme quelqu’un sortait du hall, j’ai vu à travers la porte de pâles silhouettes parader avec des bannières et des croix illuminées. J’ai encore attendu vingt minutes. Il faisait plus chaud et je ne m’en suis guère inquiétée. Finalement les lumières furent allumées, l’audience s’assit d’elle-même ; je fus escortée vers la plateforme, présentée et je commençai à parler […]. Une douzaine d’invitations à intervenir devant des groupes similaires furent lancées[34].
 
Le cliché que vous publiez montre une de ses causeries. Sur la petite pancarte en bas à droite, on lit : « Les femmes chevaliers du Ku Klux Klan de Silver Lake N° 3 souhaitent la bienvenue à Margaret Sanger » (voir cliché original).
 
Un comportement normal chez un militant
 
Pour un militant d’une cause quelconque, ce comportement est parfaitement justifié. Dois-je vous rappeler qu’en 1938, le très catholique docteur Le Bec répondit à l’invitation de Francs-Maçons qui voulaient l’entendre parler des miracles de Lourdes[35] ? Pour ma part, je suis intervenu devant des assemblées très diverses aux côtés d’athées, de gauchistes et de néo-païens. Si, demain, un groupe de juifs homosexuels partisans de l’avortement m’invite à exposer les thèses révisionnistes, j’irai.
Le fait qu’il existe des points de rencontre entre certaines causes très différentes, voire opposées, est une évidence. Les marxistes et les fascistes se rejoignent dans leur lutte contre le capitalisme ; dès lors, on conçoit tout à fait qu’un marxiste puisse exposer devant une assemblée fasciste une critique du libéralisme économique. Dans le cas qui nous intéresse, des adhérentes du KKK soucieuses de mieux connaître le contrôle des naissances ont invité M. Sanger. Ce fait ne permet ni de juger les convictions politiques de cette dernière ni d’affirmer qu’elle aurait adhéré au KKK !
 
Votre erreur est inexcusable
 
L’erreur que vous avez commise est inexcusable, car il vous aurait suffi de consulter l’encyclopédie Wikipedia ― que vous dites avoir consultée afin de rédiger votre article sur le Lenbenborn ― pour vous en rendre compte[36].
 
Ce manque de vérification la plus élémentaire trahit chez vous une grave cécité intellectuelle.
 
 
M. Sanger aurait condamné la charité
 
Votre présentation des faits
 
La suite de votre article, d’ailleurs, le confirme ; car après avoir prétendu que M. Sanger aurait adhéré au KKK, vous écrivez :
 
Sa haine de l’humanité s’est étendue ensuite aux théories darwiniennes de l’élimination des plus faibles au nom de la nature. Elle déclare par exemple que « les organisations charitables sont le symptôme d’une maladie sociale maligne. Tout ce vaste complexe et d’organisations [elle vise explicitement l’église catholique - ndJPD] ont pour but de contrôler et de diminuer la diffusion de la misère et de l’indigence issues d’un sol sinistrement fertile. Tout ceci est le signal le plus certain que notre civilisation a nourri, nourrit, et augmente constamment le nombre des handicapés, délinquants, et des dépendants » Quelle solution ? « Les services de maternité pour les femmes des taudis sont nuisibles à la société et à la race. La charité ne fera que prolonger la misère des inaptes » (1922) [CSR, p. 30.].
 
Incapable, faute de références et d’informations suffisantes, de remettre ces propos dans leur contexte, votre lecteur croira que pour M. Sanger :
 
- secourir les handicapés, les délinquants et autres dépendants au nom de la charité aurait été une « maladie sociale maligne » ;
- il aurait mieux valu supprimer les maternités sociales des quartiers pauvres afin de laisser mourir les enfants, les préservant ainsi d’une longue vie misérable…
 
M. Sanger était charitable
 
Mais en vérité, ce n’est pas du tout dans ce sens que M. Sanger écrivait. Dans son ouvrage intitulé Le Pivot de la civilisation (The Pivot of Civilization, éd. Brentano, New York, 1922), elle soulignait nettement :
 
Tout comme le moraliste le plus conservateur, je me rends compte que l’humanité requiert que les individus bien portants au sein de l’espèce doivent consentir certains sacrifices pour préserver de la mort les infortunés venus au monde avec des tares héréditaires[37].
 
Et encore :
 
Nous ne croyons pas non plus que la communauté pourrait ou devrait mettre dans une chambre de mort les enfants malformés issus d’une union irresponsable et inintelligente[38].
 
Il faut connaître l’histoire personnelle de M. Sanger
 
Votre présentation malhonnête de sa jeunesse
 
Rappelons ― ce que vous avez omis de faire ― que M. Sanger était avant tout une ardente avocate du contrôle des naissances. Pourquoi l’était-elle devenue ? Vos lecteurs n’en sauront rien, car dans les Cahiers Saint Raphaël, la biographie de cette femme pour les années 1879-1914 est des plus sommaires. Le docteur Luc Perrel se contente d’écrire :
 
Le personnage de Margaret Sanger doit être connu. Issue d’une famille nombreuse (18 enfants, 11 vivants) catholique de New-York, elle s’oppose très tôt au modèle familial. Après son divorce en 1913, elle fonde son premier journal : « La Femme Rebelle » avec comme divise « Ni Dieu, ni maître », où elle préconise le contrôle des naissances [CSR, p. 47].
 
Vos lecteurs croiront donc que M. Sanger fut une enfant terrible, une anarchiste née au sein d’une famille catholique heureuse.
 
Une mère morte précocement
 
La vérité est cependant ailleurs. Si M. Sanger en vint à rejeter le modèle familial et social de l’époque, c’est ― entre autres ― suite à plusieurs expériences. La première avait été la mort prématurée de sa mère, Anne Higgins (une pieuse catholique), emportée par la tuberculose à l’âge de 50 ans après avoir mis au monde dix-huit enfants (dont onze vivants). Or, on savait à l’époque que les grossesses (et l’allaitement) ― sources de fatigues intenses ― avaient bien souvent un effet désastreux sur des femmes souffrant de tuberculoses évolutives ou seulement prédisposées à la maladie ; les tuberculoses gravidiques ou puerpérales étaient caractérisées « par un taux très élevé de mortalité »[39]. Dans son ouvrage The Case of Birth Control, M. Sanger rappela ce triste épisode en ces termes :
 
Quand j’avais dix-sept ans, ma mère mourut de surmenage et de tension nerveuse à cause de ses grossesses trop fréquentes. Je dus m’occuper des plus jeunes et partager le fardeau de tous[40].
 
On imagine sans peine l’état d’esprit de cette jeune-fille de dix-sept ans (voir cliché de M. Sanger jeune), qui n’a quasiment jamais vu sa mère qu’enceinte (c’est-à-dire fatiguée et surmenée), désormais orpheline et subitement en charge de cinq enfants. La cause de son rejet du modèle familial, elle est là, très compréhensible. Par conséquent, occulter cet épisode, comme le fait le docteur Perrel, se révèle très malhonnête.
 
M. Sanger témoin des ravages des maternités répétées
 
A partir de 1900, M. Sanger travailla comme infirmière. Là, elle put se rendre compte des terribles effets des maternités répétées, notamment chez les femmes issues des milieux défavorisés (pauvreté endémique, enfances abandonnées, avortement clandestin…). Plus tard, elle raconta :
 
Quelques années de ce travail [d’infirmière] m’amenèrent à la découverte choquante ― que la connaissance des méthodes de contrôle des naissances était accessible aux femmes bien nanties alors que les travailleuses étaient délibérément tenues dans l’ignorance !
Je découvris que les femmes des classes ouvrières souhaitaient autant que leurs sœurs bien nanties obtenir cette connaissance, mais qu’on leur opposait l’existence, dans les codes, de lois interdisant qu’on la leur apporte. Et les médecins obéissaient religieusement à ces lois quand la patiente était une femme pauvre.
Je découvris que les femmes de la classe ouvrière savaient parfaitement qu’il était criminel de mettre au monde un enfant pour qu’il meure de faim. Elles préféreraient risquer leur vie dans un avortement plutôt que de donner naissance à des petits auxquels elles ne pourraient apporter ni soins ni nourriture.
Les lois interdisant la diffusion de cette connaissance contraignent les femmes à se mettre entre les mains de sages-femmes les plus répugnantes et d’avorteurs charlatans ― à moins qu’elles n’acceptent de porter ces enfants non-voulus ― avec comme conséquence une mortalité des suites d’avortements touchant presque uniquement des femmes de la classe ouvrière.
Aucun autre pays dans le monde n’a un si grand nombre d’avortements et un si grand nombre de femmes mortes à la suite de l’un deux que les États-Unis. Nos législateurs ferment leurs yeux vertueux. D’après l’estimation la plus basse, 250 000 avortements sont pratiqués chaque année dans ce pays.
Souvent, m’étant retrouvée au chevet d’une femme qui accouchait, j’ai vu ses larmes de contentement couler et je l’ai entendu soupirer « Merci mon Dieu » quand on lui annonçait que son bébé était mort-né [Ibid., p. 6] (voir cliché de M. Sanger à cette époque).

 
L’expérience décisive
 
En 1914 survint l’expérience décisive : une jeune mère de trois enfants, enceinte une quatrième fois, avait avorté seule. Son mari était un ouvrier qui travaillait dur pour faire (sur)vivre sa famille. Amenée à l’hôpital dans un état grave, un médecin ― assisté par M. Sanger ― parvint à la sauver in-extremis après trois semaines de soins intensifs. Au moment de sortir de l’hôpital, la femme, un peu honteuse, demanda timidement comment faire pour ne plus retomber enceinte. L’infirmière, présente à ce moment-là, crut que le médecin lui indiquerait une méthode quelconque. Mais en guise de réponse, il se contenta de rire… Et trois mois plus tard, ce qui devait fatalement arriver arriva. M. Sanger fut réveillée à minuit par l’époux de cette femme qui lui demandait de venir en urgence. Elle raconte :
 
J’arrivai et je la trouvai dans un état désespéré. Une nouvelle conception l’avait envoyée dans les bras d’un avorteur au rabais : elle mourut à quatre heures le même matin, laissant derrière elle trois petits enfants et un mari rendu fou [Ibid., p. 9].
 
M. Sanger poursuit :
 
Je suis retournée à la maison alors que le soleil apparaissait au-dessus des toits […], et je réalisais combien futiles avaient été mes efforts et mon travail. Moi aussi, comme les philanthropes et les assistantes sociales, j’avais traité les symptômes plutôt que la maladie. J’ai jeté mon sac d’infirmière et j’ai annoncé à ma famille que ne m’occuperais plus jamais d’un nouveau cas tant que je ne serais pas parvenue à permettre aux ouvrières américaines de connaître le contrôle des naissances [Id.]. (voir cliché)
 
Tel fut l’origine de l’engagement de M. Sanger, une origine que le docteur Perrel cache soigneusement. On peut certes contester les méthodes prônées (car elles violaient la morale catholique), mais toute personne honnête reconnaîtra que, du point de vue strictement naturel, la démarche de M. Sanger n’était pas criminelle, bien au contraire : dans une société déjà fortement déchristianisée, elle voulait, par simple charité envers ses semblables, éviter les effets désastreux des maternités répétées dont elle avait été un témoin privilégié… A ceux qui la jugeaient, elle lançait :
 
Brossez l’image d’une femme avec cinq ou six petits et qui doit vivre avec les 10 dollars hebdomadaires que gagne un ouvrier. La femme est brisée dans sa santé et dans son esprit, elle n’est plus que la pâle ombre de la femme qu’elle a été. Où est l’homme ou la femme qui me reprocherait de tenter de lui apporter la connaissance qui lui évitera de donner naissance à d’autres enfants voués à une pauvreté et à une misère certaines, et peut-être à la maladie et à la mort.
Dois-je être classée comme immorale parce que je défends les petites familles pour la classe ouvrière […] ?
Mais je vous demande : qu’est-ce qui est plus moral ― exhorter les femmes de cette classe à n’avoir que les enfants qu’elles désirent et dont elles peuvent s’occuper ou les tromper en leur disant qu’elles peuvent se reproduire insouciamment ? Quelle est la définition américaine de la moralité ?[41]
 
M. Sanger devient une militante
 
En mars 1914, elle lança un mensuel : The Woman Rebel (La femme rebelle) dont la devise était : « no gods, no masters » (ni dieux, ni maîtres). On y prônait l’émancipation de la Femme, la libéralisation du mariage et le droit à la contraception, ce qui violait la loi Comstock de 1873 prohibant la vente et la circulation de la « littérature obscène », notion qui englobait les textes en faveur de la « contraception » (prevention of conception)[42]. Pour ce motif, trois livraisons du mensuel furent interdites et, en août 1914, M. Sanger fut condamnée à une courte peine de prison.
 
Nulle trace de racisme
 
Sous le pseudonyme de Bertha Watson, elle s’enfuit en Angleterre. De là, elle fit diffuser 100 000 exemplaire de sa première brochure : Family Limitation (Limitation de la famille). La couverture portait : « Pour diffusion privée ». On n’y trouvait ni discours raciste, ni défense des thèses malthusiennes. L’auteur, qui souhaitait s’adresser à tous (Noirs, Jaunes, Blancs, riches, pauvres…), avait pour unique objectif de faire connaître au public américain, expliquées en langage le plus simple possible (the simplest English), les principales méthodes contraceptives proposées par des médecins français et allemand[43], en dehors naturellement de l’abstinence pure et simple que M. Sanger estimait mauvaise[44]. Elle voulait éviter aux femmes les maternités répétées et non-voulues. Dans l’introduction, elle écrivait avec franchise :
 
Cela paraît peu artistique ou sordide d’insérer un pessaire ou un cachet [vaginal] avant l’acte sexuel. Mais il est beaucoup plus sordide de vous retrouver, quelques années plus tard, chargée d’une demi-douzaine d’enfants non-voulus, sans aide, affamés, mal habillés, accrochés à votre jupe, vous-même n’étant plus que l’ombre de la femme que vous étiez auparavant [Id.].
 
Venaient ensuite, minutieusement décrites, les différentes méthodes contraceptives alors en vogue : douche (pp. 7-9), condom (pp. 9-11), pessaire (pp. 11-12), éponge (pp. 12-13) et cachet vaginal (pp. 13-15).


 
M. Sanger contre l’avortement
 
Je note que jamais M. Sanger ne prôna l’avortement. Dès 1917, elle le qualifia de « honte pour une communauté civilisée »[45]. En 1920, encore, dans un texte intitulé : « Contraceptifs ou avortement ? », elle écrivit :
 
Alors qu’il y a des cas où même la loi [civile] reconnaît qu’un avortement est justifiable s’il est recommandé par un médecin, j’affirme que les centaines de milliers d’avortements pratiqués chaque année aux USA sont une honte pour la civilisation[46].
 
Le message de M. Sanger aux femmes était clair : puisque, pour des raisons personnelles et/ou sociales, il vous est impossible d’élever correctement une grande famille, que l’abstinence n’est pas une bonne méthode et que l’avortement est une honte pour la civilisation, limitez le nombre des naissances à l’aide de moyens chimiques et/ou mécaniques (voir cliché).
 
Pourquoi M. Sanger a pu critiquer les organisations charitables
 
Voilà pourquoi M. Sanger critiquait les œuvres charitables qui, au nom du principe « croissez et multipliez », se préoccupaient uniquement de protéger la grossesse et l’accouchement : pour elle, c’était traiter le symptôme, pas la cause. En 1922, elle publia : Le pivot de la civilisation, avec une introduction de H.G. Wells. Le cinquième chapitre était intitulé : « La cruauté de la charité ». C’est de lui que vous avez extrait la citation sur les « organisations charitables […] symptôme d’une maladie sociale maligne. » Une remise dans le contexte démontre toutefois que l’auteur ne condamnait pas la charité en tant que telle et qu’elle ne voulait pas laisser mourir les pauvres. Voici ce qu’elle écrivait :
 
Même si nous acceptons la charité organisée à sa propre valeur, et accordons qu’elle fait du mieux qu’elle peut, elle reste exposée à une critique plus profonde. Elle révèle un vice fondamental et irrémédiable. Son grand succès, sa grande efficacité, sa grande nécessité à l’ordre social sont eux-mêmes des indications claires. La charité organisée est en elle-même le symptôme d’une maladie sociale maligne.
Ces organisations vastes, complexes, reliées entre elles, qui veulent contrôler et diminuer l’extension de la misère, de l’indigence et de tous les maux menaçants qui émergent d’un sol sinistrement fertile, sont le plus sûr signe que notre civilisation a nourri, nourrit et perpétue en permanence une nombre croissant d’handicapés, de délinquants et de dépendants. Voilà pourquoi ma critique ne pointe pas du doigt l’ « échec » de la philanthropie, mais plutôt, son succès[47].
 
Donné avec les informations indispensables, le sens de ce texte apparaît clairement : M. Sanger expliquait que là où il y avait charité organisée à grande échelle, c’est qu’il y avait pléthore d’handicapés, de délinquants et de dépendants, symptôme évident d’une société malade.
Pour l’auteur, la protection de la petite enfance au sein des familles nombreuses pauvres ne pouvait qu’aggraver le problème, puisqu’elle ne faisait qu’augmenter la disette, la promiscuité et l’enfance abandonnée. Voilà pourquoi, plus loin, elle écrivait :
 
[Cette charité] masque une cruauté stupide, car elle n’est pas assez courageuse pour faire face aux faits déplaisants […]. En effet, il n’est pas dans les intentions de cette philanthropie de donner aux mamans pauvres, sous-nourries et surchargées des taudis, l’opportunité de faire elles-mêmes le choix, de décider si elles veulent mettre régulièrement des enfants au monde. Elle dit seulement : « Croissez et multipliez ; nous sommes préparés à vous aider à le faire ». Alors que la grande majorité des mères réalise les graves responsabilités auxquelles elles font face en gardant en vie et en élevant les enfants qu’elles ont déjà mis au monde, le Centre maternel veut leur apprendre comment en avoir plus. La pauvre femme est renseignée sur la façon d’avoir son septième enfant, quand ce qu’elle veut savoir, c’est comment éviter de mettre au monde son huitième [Id.].
 
Telle est la raison pour laquelle M. Sanger a pu critiquer les « services de maternité pour les femmes des taudis », en les déclarant « nuisibles à la société et à l’espèce »[48], et qu’elle a pu dire : « La charité ne fera que prolonger la misère des inaptes ». Il ne faut pas y voir une volonté d’abandonner les pauvres à la mort, mais un argument en faveur du contrôle des naissances : « Plutôt que de prendre soin, dans des conditions socialement impossibles, d’enfants mis au monde, agissons en amont pour qu’ils ne soient pas conçus ». Telle était, je le répète, le message de M. Sanger.
 
M. Sanger aurait été adepte de la pureté raciale
 
Votre présentation des faits
 
Plus bas, vous écrivez :
 
dès 1921, la Revue pour le contrôle des naissances qu’elle a créée titre : « Le contrôle des naissances, pour créer une race de pur sang ». Tel sera le programme d’Hitler quand il écrit dans Mein Kampf : « L’État doit placer la race au centre de toute la vie ».
 
Nous y voilà ! M. Sanger devançait Hitler puisque, avant même la rédaction de Mein Kampf, elle prônait la pureté raciale. (voir cliché)
 
La citation exacte
 
Seulement, l’expression « une race de sang pur » est surprenante. J’ai tout d’abord cru que vous aviez traduit littéralement « a race of pure blood ». Mais s’il s’était agi, comme vous le prétendez, de pureté raciale, l’auteur anglophone aurait tout simplement écrit : « a pure race » (une race pure). J’ai donc recherché la référence exacte du texte et je me suis procuré l’exemplaire en question de la Birth Control Review (il s’agit du n° 11, vol. V, novembre 1921). J’ai alors pu m’apercevoir :
 
- qu’il ne s’agissait pas d’un titre mais d’une simple phrase mise en exergue sous le titre : « Unity ! » (Unité !). Loin de tout racisme, l’auteur de l’article ― sans doute M. Sanger ― plaidait pour qu’une unité vivante (living unity) existe entre les différents mouvements favorables au contrôle des naissances ;
 
- que la phrase exacte était : « Birth Control. To create a race of throughbreds » (Le contrôle des naissances. Pour créer une race de purs-sangs ») (voir le document). Une rapide recherche m’a permis de découvrir que l’expression n’était pas de M. Sanger, mais du docteur Edward A. Kempf. Dans son livre Le pivot de la civilisation, M. Sanger la citait (référence à l’appui[49]) en guise de conclusion du sixième chapitre intitulé : « Facteurs négligés du problème mondial ». Veuillez, docteur, lire ce sixième chapitre. Vous n’y trouverez aucun développement sur une quelconque « pureté raciale ». M. Sanger expliquait simplement qu’une approche purement économique des problèmes mondiaux était insuffisante, parce qu’elle niait la dimension sexuelle de l’Homme avec toutes ses conséquences (maternités forcées et répétées, pauvreté, mortalité infantile, travail des enfants…). Elle déclarait que le sexe ne devait plus être considéré « comme seulement un acte de propagation » ou « seulement comme une nécessité biologique pour la perpétuation de la race » mais comme « une voie psychique et spirituelle d’expression »[50]. Elle en profitait d’ailleurs pour critiquer les eugénistes en ces termes :
 
C’est cette conception limitée et inhibée du sexe qui vicie tant les pensées et les idées des eugénistes[51].
 
M. Sanger soulignait ensuite que ni les lois restrictives (filles des vieux tabous sexuels) ni la charité ne résoudraient les grands problèmes sociaux de l’heure. Et afin d’appuyer ses affirmations, elle citait le docteur Edward A. Kempf qui, deux ans plus tôt, à la Conférence mondiale des femmes médecins, avait déclaré :
 
L’homme descend d’un anthropoïde ; il a hérité de ses passions qu’il peut seulement affiner sans espérer les castrer sans quoi il tarirait les fontaines d’énergie qui maintiennent la civilisation, gardent vivante la valeur de la vie et embellissent les valeurs du monde…. Aucun problème ne sera résolu par l’élaboration et l’application de lois répressives. Rien ne sera plus désastreux. La société doit faire de la manière de vivre et de l’amélioration [de l’Homme] une valeur pour la personne en la conditionnant à aimer et à rechercher ce qui est aimé de manière à ce que cela ait un effet constructif sur son congénère et que cela lui donne des opportunités convenables. La virilité du corps est détruite par la gourmandise excessive ou par la faim, par le confort excessif ou par la pauvreté, par le travail excessif ou par l’inactivité, par la débauche ou par la pudibonderie intolérante. L’art le plus noble et le plus difficile de tous est la formation de purs-sangs humains [Id.].
 
De façon évidente, E. A. Kempf parlait d’hommes bien constitués, équilibrés et en parfaite santé (un peu comme les chevaux pur-sang), pas de gens « racialement purs ». Et c’est dans ce même sens que la Birth Control Review reprit l’expression, le terme « race » ayant dans ce contexte le sens d’espèce.
Il est donc très malhonnête de citer cette phrase mise en exergue dans une livraison de la Birth Control Review pour en déduire que, sur le plan de la race, M. Sanger aurait eu les mêmes objectifs qu’A. Hitler. Vos méthodes, docteur, sont vraiment déshonnêtes.
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MessageSujet: Re: Margaret Sanger par Vincent Reynouard   12/8/2013, 20:40

M. Sanger aurait voulu éliminer les Noirs
 
Votre présentation des faits
 
Mais ce n’est pas fini. Après avoir faussement allégué que M. Sanger aurait voulu purifier la race et stériliser les noirs, vous écrivez :
 
Ce programme terrifiant dans l’idée de Maragret Sanger va se trouver concrétisé par son Projet Negro. « La masse des nègres particulièrement dans le Sud, continue de se reproduire sans frein ». Que faire ? « Chaque pays aura à décider sa propre forme de coercition, et devra déterminer quand et comment elle devrait être employée. A présent les moyens sont la stérilisation et l’avortement. Peut-être un jour sera-t-il possible d’imposer un contrôle des naissances »
[…]
Les convictions de Margaret Sanger ruissèlent désormais sur le monde. Partant du racisme elles aboutissent à l’eugénisme le plus dur. Mais pour réaliser son programme d’élimination de la race noire elle créa une association nommée Planned Parenthood. C’est cette race qui est éliminée essentiellement par les avortements aux États-Unis car se sont les Noirs qui de facto sont les victimes de l’Holocauste des enfants non-nés. 42 % des avortements sont effectués sur des Noires. Alors que les Afro-américains ne représentent que 12,7 % de l’ensemble de la population américaine [pp. 30-1].
 
Nous sommes donc invités à croire qu’afin d’éliminer la race noire trop fertile :
- M. Sanger a lancé, avec succès, un « Projet Negro » ;
- les moyens utilisés étaient l’avortement, la stérilisation et la contraception ;
- aujourd’hui encore, ce « programme d’élimination de la race noire » perdure puisque, aux USA, 42 % des avortements sont pratiqués sur des Noires, alors que les Afro-américains représentent moins de 15 % de la population.
 
Un constat nullement raciste
 
Personnellement, je ne vois pas en quoi la phrase : « La masse des nègres particulièrement dans le Sud, continue de se reproduire sans frein », aurait une connotation raciste. Il s’agit d’un simple constat. Mais vous auriez pu en citer une autre, bien plus accusatrice, extraite de la Birth Control Review, livraison de juin 1932. Sous le titre : « Les Noirs et le contrôle des naissances » (Black Folk and Birth Control), on lisait :
 
La masse des nègres ignorants continue à se reproduire sans frein et de façon désastreuse, d’où le fait que l’accroissement parmi les nègres, bien plus que l’accroissement parmi les Blancs, intervient au sein de cette fraction de la population la moins intelligente, la moins capable et la moins apte à élever ses enfants correctement[52].
 
De qui est-elle ? De M. Sanger ? D’un chef du Ku Klux Klan ? D’un envoyé d’Hitler aux États-Unis ? Non. Elle est de William Edward Burghardt Du Bois (1868-1963), un leader noir américain, franc-maçon, prix international de la Paix en 1952, prix Lénine de la Paix en 1959, fondateur en 1909 de l’Association nationale pour l’avancement des gens de couleur (National Association for the Advancement of Colored People ; NAACP).
 
Un projet qui fut soutenu par des « antiracistes » et de Noirs
 
Eh ! oui, docteur. Loin d’être vu comme une tentative d’éradication de la race noire aux USA, le Negro Project fut au contraire accueilli, par beaucoup, et avec raison, comme une initiative charitable envers les Noirs les plus démunis, surtout dans le Sud rural, afin de les délivrer du fardeau des familles nombreuses. A ce titre, il fut soutenu non seulement par Eleanor Roosevelt, épouse du Président américain F. D. Roosevelt, mais aussi par les médecins philanthropes Albert et Mary Lasker, qui financèrent le projet, par W.E.B. Dubois, par la Noire Mary McLeod, fondatrice du Conseil national des femmes noires, par Adam Clayton Powell Jr, pasteur de l’église abyssinienne baptiste de Harlem et par bien d’autres, moins connus[53].
 
Une argumentation inepte
 
Afin d’impressionner vos lecteurs, vous affirmez que le Negro Project se poursuit aujourd’hui grâce à l’organisme nommé Planned Parenthood. A l’appui de cette affirmation, vous citez une statistique (récente je suppose) de l’avortement des Noires aux USA. C’est inepte pour deux raisons principales :
- Sachant que le Negro Project a été lancé en 1939 et que, depuis les années 60, l’antiracisme d’État a pénétré la société américaine, comment expliquer qu’aucun leader noir américain ― pas même Martin (Luther) King ― n’ait dénoncé de « terrifiant programme » ? Cet argument vaut encore plus aujourd’hui, avec un Barack Obama à la tête des USA. Le 17 juillet 2007, encore simple candidat, il avait clairement déclaré : « le Planned Parenthood ne sera pas abandonné »[54]. Et aujourd’hui, même si toutes les attentes des partisans du contrôle des naissances ne sont pas satisfaites, il est manifeste que le nouveau Président soutient activement le Planned Parenthood[55]. A supposer que le Negro Project soit un « programme d’élimination de la race noire », comment expliquer que le premier Noir à la tête des USA le soutienne ? C’est absurde.
- vous affirmez qu’aux USA, 42 % des avortements sont pratiqués sur des Noires. Un document paru en 2008 avance un taux de 37 %[56]. Je ne vous chercherai pas querelle pour la différence ; nous sommes dans l’ordre de 4 sur 10. Mais cette simple statistique ne sert nullement votre cause. Pour la servir, il vous faudrait démontrer que ces avortements font chuter le taux de natalité des Noirs à presque zéro. Vous pourriez alors parler d’un « programme d’élimination de la race noire ». Si vous ne le faites pas, c’est que, sur ce point, les chiffres vous donnent tort. Le diagramme montré ici prouve qu’à partir des années 30 notamment, la fertilité des Blancs et celle des Noirs aux USA sont restées très voisines (avec un avantage pour les Noirs de 0,4 à 1 environ) et ont subi les mêmes évolutions. Preuve qu’il n’existe aucun plan d’éradication des Noirs.
Le taux d’avortements plus grand chez les Noires a plusieurs explications très simples. Des recherches menées aux USA ont démontré que :
- l’absence de contraception est plus grande chez les pauvres, le jeunes, les Noirs, les portoricains et les moins instruits[57] ;
-  pour cause de pauvreté, de manque d’instruction ou de contexte social, 19 % des femmes noires connaissent des ratés dans leur contraception (contre 15 % chez les Portoricaines et 10 % chez les femmes blanches)[58].
Il en résulte que 69 % des grossesses chez les Noires sont inattendues, contre 54 % chez les Portoricaines et 40 % chez les Blanches[59]. D’où la plus grande proportion d’avortements chez les premières, afin d’arriver à un taux moyen de 2,4 enfants par femmes. C’est ce plus grand taux d’avortements qui permet aux Noirs d’avoir des familles de grandeur « normale » (comme les Blancs). On peut donc dire que chez eux, l’interruption de grossesse reste une méthode de contraception au même titre que les autres.
 
Conclusion sur M. Sanger
 
Au terme de ces développements, que reste-t-il de la M. Sanger « plus grand monstre de l’histoire de l’Humanité » ? Rien. Car pour prétendre décrire cette femme, vous n’avez reculé devant aucune vilénie : fausses affirmations, citations erronées et/ou hors contexte, invocation abusive de statistiques… Je le répète, les idées de M. Sanger ne sont pas les miennes. Mais cela ne me donne pas le droit de la calomnier. Je reste au contraire persuadé que cette femme était très charitable et qu’elle a cru bien faire, de façon totalement désintéressée. Son erreur est d’avoir voulu proposer de remèdes immédiats alors qu’il eut mieux valu agir pour changer la société (voir M. Sangr dans les années 60). Mais tout le monde n’a pas l’âme d’un réformateur. Petite infirmière, M. Sanger vu les problèmes sous l’angle d’une petite infirmière dans une société déjà fortement déchristianisée. Je ne saurais lui en faire grief et, du fond du cœur, j’espère que Dieu lui fera miséricorde à la vue de ses grands mérites…
 
L’eugénisme chez les antiracistes
 
Avant d’en finir sur le sujet, permettez-moi une dernière citation :
 
Les, couches inférieures de, la population, théoriquement moins douées génétiquement, se reproduisent, elles, relativement trop vite. Il faut ici leur enseigner le contrôle des naissances ; elles ne doivent pas trop facilement bénéficier de secours ou de traitements hospitaliers, car l’élimination de ce dernier élément de sélection naturelle risquerait de trop multiplier les naissances et les chances de survie de leur progéniture. Un chômage prolongé devrait pouvoir justifier la stérilisation, ou du moins l’attribution de secours devrait-elle être conditionnée à l’interdiction d’avoir encore des enfants. Et ainsi de suite. Le gros de notre programme eugénique, autrement dit, devra n’être composé que de palliatifs et de remèdes, au lieu d’être préventif et constructif [Voy. le paragraphe suivant pour la référence.]
 
Qui a écrit cela ? La « raciste » M. Sanger ? Le raciste Hitler ? Non, il s’agit du très antiraciste sir Julian Huxley, qui, de 1946 à 1949, fut le premier secrétaire général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Ce texte, il l’a écrit dans les années 60. On le trouve dans l’encyclopédie Planète. Bilans scientifiques (directeur : Louis Pauwels), et plus précisément dans le tome intitulé : Le dossier de l’hérédité. La science au bord des secrets de la vie[60]. Dans ce même tome, J. Huxley déclare :
 
Il apparaît clairement que l’idée même de race, quand il s’agit de l’homme, est, dans les conditions actuelles, fallacieuse […].
La plupart des prétendus traits raciaux ne sont, en fait, que des traits nationaux ; ils n’ont aucune importance génétique ou eugénique […]. C’est une grossière erreur de méthodologie scientifique que d’affirmer, comme on le fait souvent, que le statut barbare actuel, disons, des Bantous, prouve leur infériorité génétique.
L’Allemagne hitlérienne illustre les dangers d’une parodie de science dans ce domaine. Les théories raciales nazies ne sont qu’une rationalisation du nationalisme germanique, d’une part, de l’antisémitisme, de l’autre […]. La théorie de la suprématie et de la primauté des Nordiques eux-mêmes est fausse, elle n’est qu’un mythe comme les autres, sur lequel les nazis ont édifié une pseudo-religion du nationalisme [Ibid., p. 151, col. B.].
 
Nouvelle preuve que l’eugénisme sur fond de sélection naturelle pouvait être défendu par des antiracistes notoires. Comme je l’écrivais avant de digresser sur M. Sanger, ses partisans se fondaient alors surtout des considérations socio-économiques.

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Notes concernant ce passage uniquement de cette page web trop grande pour un seul message d'édition sur ce forum.

[34] Voy. M. Sanger, Margaret Sanger, An Autobiography (éd. W. W. Norton & Co, New York, 1938), p. 366.
[35] Voy. Docteur R. Le Bec, Raisons médicales de croire au miracle (éd. Bonne Presse, 1949), p. 3.
[36] Voici ce que l’on peut lire sur Wikipedia : « In 1926, Sanger even gave a lecture on birth control to the women's auxiliary of the Ku Klux Klan in Silver Lake, New Jersey [11]. She described it as "one of the weirdest experiences I had in lecturing," and added that she had to use only "the most elementary terms, as though I were trying to make children understand."[11] Sanger's talk was well-received by the group and as a result "a dozen invitations to similar groups were proffered."[11] » La note 11 est la suivante : « Sanger, Margaret (1938). Margaret Sanger, An Autobiography. New York: W. W. Norton. pp. 361, 366–7. ». (voy. http://en.wikipedia.org/wiki/Margaret_Sanger).
[37] « I realize as well as the most conservative moralist that humanity requires that healthy members of the race should make certain sacrifices to preserve from death those unfortunates who are born with hereditary taints. » (voy. le texte intégral de The Pivot of Civilization, disponible à l’adresse suivante : http://www.gutenberg.org/dirs/1/6/8/1689/1689.txt, ch. IV, « La fertilité des mentalement faibles ».)
[38] « Nor do we believe that the community could or should send to the lethal chamber the defective progeny resulting from irresponsible and unintelligent breeding. » (Id.).
[39] Voy., par exemple, Larousse Médical Illustré, sous la direction du docteur Galtier-Boissière, éd. de 1925, pp. 1265-1266 : « Tuberculose et grossesse ».
[40] Voy. M. Sanger, The Case for Birth Control (auto-édité, mai 1917), p. 5.
[41] Voy. M. Sanger, The Case of Birth Control, déjà cité, p. 8.
[42] Sur la loi Comstock, voy. George P. Sanger, The Statuties at large and Proclamations of Unites States of America, from march 1871 to march 1873, ans treaties and postal convention, vol. XVII (Little Brown and Company, Boston, 1873), pp. 598-599.
[43] Voy. M. Sanger, Family Limitation (Review Publishing Company, New York, sans date), p. 3.
[44] Voy. The Case of Birth Control, déjà cité, pp. 186-188. On y trouve citées plusieurs opinions de médecins opposés, pour des raisons médicales, à l’abstinence.
[45] Voy. M. Sanger, The Case of Birth Control, déjà cité, p. 8.
[46] « While there are cases where even the law recognizes an abortion as justifiable if recommended by a physician, I assert that the hundreds of thousands of abortions performed in America each year are a disgrace to civilization. » Voy. M. Sanger, Woman and the New Race (éd. Brentano, New York, 1920), ch. X : « Contraceptifs ou avortement ? », § 23 (livre consultable à l’adresse suivante : http://www.bartleby.com/1013.html).
[47] « Even if we accept organized charity at its own valuation, and grant that it does the best it can, it is exposed to a more profound criticism. It reveals a fundamental and irremediable defect. Its very success, its very efficiency, its very necessity to the social order, are themselves the most unanswerable indictment. Organized charity itself is the symptom of a malignant social disease.
« Those vast, complex, interrelated organizations aiming to control and to diminish the spread of misery and destitution and all the menacing evils that spring out of this sinisterly fertile soil, are the surest sign that our civilization has bred, is breeding and is perpetuating constantly increasing numbers of defectives, delinquents and dependents. My criticism, therefore, is not directed at the "failure" of philanthropy, but rather at its success. » (voy. le texte intégral de The Pivot of Civilization, disponible à l’adresse suivante : http://www.gutenberg.org/dirs/1/6/8/1689/1689.txt).
[48] Dans ce contexte, on rend mieux la pensée de l’auteur en traduisant le terme anglais « race » par « espèce ».
[49] « Proceedings of the International Conference of Women Physicians. Vol. IV, pp. 66-67, New York, 1920. »
[50] « We can hope for no advance until we attain a new conception of sex, not as a merely propagative act, not merely as a biological necessity for the perpetuation of the race, but as a psychic and spiritual avenue of expression. » (voy. M. Sanger, The Pivot of Civilisation, (version électronique disponible sur : http://www.gutenberg.org/dirs/1/6/8/1689/1689.txt.), ch. VI.
[51] « It is the limited, inhibited conception of sex that vitiates so much of the thought and ideation of the Eugenists. » (Id.).
[52] « The mass of ignorant Negroes still breed carelessly and disastrously, so that the increase among Negroes, even more than the increase among whites, is from that portion of the population least intelligent and fit, and least able to rear their children properly. » (voy. The Birth Control Review, vol. XVI, juin 1932, p. 166).
[53] « The Negro Project served African-Americans in the rural South. Other leaders of the African-American community who were involved in the project included Mary McLeod Bethune, founder of the National Council of Negro Women, and Adam Clayton Powell Jr., pastor of the Abyssinian Baptist Church in Harlem.
« The Negro Project was also endorsed by prominent white Americans who were involved in social justice efforts at this time, including Eleanor Roosevelt, the most visible and compassionate supporter of racial equality in her era; and the medical philanthropists, Albert and Mary Lasker, whose financial support made the project possible. » (voy. « The thurh about M. Sanger », consultable à l’adrese suivante : http://www.plannedparenthoodnj.org/library/topic/contraception/margaret_sanger).
[54] « There will always be people, many of goodwill, who do not share my view on the issue of choice. On this fundamental issue, I will not yield and Planned Parenthood will not yield. » (voy. http://www.catholicnewsagency.com/new.php?n=11918).
[55] Voy. par exemple, le communiqué du Planned Parenthood suite à la présentation du budget américain pour 2010 (http://www.plannedparenthood.org/about-us/newsroom/press-releases/planned-parenthood-statement-president-obamas-2010-budget-26882.htm).
[56] Voy. « Facts on Induced Abortion in the United States », consultable sur http://www.guttmacher.org/pubs/fb_inducend_abortion.html.).
[57] Voy. « Facts on Induced… », déjà cité.
[58] Voy. « Conceptive failures rates : new estimated from the 1995 National Survey of Family Growth ». Fam. Plann. Perspect., 1999, mars-avril.
[59] Voy. « Facts on Induced… », déjà cité.
[60] éd. Planète, Paris, sd, p. 160, col. B. Bien qu’il n’y ait pas de date, l’abondante bibliographie en fin de volume s’arrête en 1965. L’ouvrage a donc dû paraître cette année-là, ou peu après…

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