Anti Nouvel Ordre Mondial

Alliance spirituelle contre la subversion mondialiste. Forum d'éveil des consciences par le partage des connaissances et l'esprit de solidarité.
 
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 le CEP - Alexis Carrel par Jacques Chevry

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c.isme

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MessageSujet: le CEP - Alexis Carrel par Jacques Chevry   12/8/2013, 21:09

Tant qu'à faire voilà un autre personnage diabolisé par le système.

http://le-cep.org/larevue.html
Numéro 4

Citation :
Pour l'honneur d'Alexis Carrel
Jacques Chevry

Résumé : Il est des Prix Nobels connus des seuls spécialistes. Il en est dont
l'influence rayonne au loin, tels Carrel et Soljenitsyne qui, pour beaucoup,
furent et demeurent une incitation au dépassement de soi et une lumière
pénétrante sur les carences morales de notre époque.


Outre un savant, Alexis Carrel fut aussi un père spirituel
éminent pour toutes les générations qui se succèdèrent de 1935 à
1968, puis pour un petit nombre d'êtres épris de perfection. Il y a
donc lieu d'honorer sa mémoire à l'heure où des pressions
organisées se proposent de ternir son image.
Sa gloire est d'abord due à ses découvertes scientifiques.
Jean Rostand déclarait : "Alexis Carrel est un des très grands
savants, l'un des plus grands qu'ait eu la France". En 1915, il mit
au point la fameuse eau de Dakin 1 qui, empêchant l'infection des
blessures, sauve ainsi la vie de plus d'un million de soldats ; il fut
à l'origine de la transplantation d'organes et de la transfusion
directe du sang. Il inventa la chirurgie vasculaire et la circulation


1
Ndlr. La meilleure preuve de la grandeur de Carrel est la qualité des hommes
qui furent ses correspondants et ses associés. Outre Dakin, chimiste qui a
laissé son nom au bain désinfectant qui se nommait naguère "eau de Carrel-
Dakin", citons Charles Lindberg, l'aviateur, avec lequel il mit au point le
premier coeur artificiel, en 1936. On put ainsi opérer sur un coeur déficient,
tandis que le coeur artificiel prenait le relais. C'est en 1905 que Carrel avait
réussi la suture des vaisseaux sanguins (ce qui lui valut le Prix Nobel en
1912), et en 1914 qu'il réussit la première opération cardiaque (sur un chien).
Quand on y considère les exploits de la chirurgie actuelle, et qu'on y mesure la
contribution de Carrel, on ne peut que reconnaître en lui un bienfaiteur de
l'humanité.

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extra-corporelle. Ses travaux sont à la base de la chirurgie
thoracique moderne ainsi que de celle de l'aorte ; en 1912 il reçut
le prix Nobel de médecine.
Mais l'oeuvre qui, de loin, laissa la marque la plus profonde
dans l'esprit de ses compatriotes fut "L'homme cet inconnu", livre
de portée universelle, qui parut en 1935. Comme Saint-Exupéry et
Van der Meersch, il prônait le dépassement de soi-même, l'esprit
de recherche et d'aventure ; il déclarait que les valeurs morales et
spirituelles avaient plus d'importance que les valeurs
intellectuelles, et la formation du caractère plus d'importance que
celle de l'intelligence ; qu'il fallait renoncer à la primauté de
l'économique et se refaire moralement et physiquement,
rechercher la force plutôt que le confort.
Le succès fut immédiat et foudroyant : les éditions se
succédèrent de 1935 à 1939. L'ouvrage fut traduit en 22 langues.
Le nombre d'exemplaires vendus en France dépassa le million. La
raison de cet immense succès ? Ce livre d'action et d'espoir
apportait une solution à la crise de la civilisation, permettait à
chacun d'espérer accéder, un jour, à l'élite de la nation, lui ou ses
enfants.
Il fallut attendre notre époque, marquée par une étrange
manie de "chasse aux sorcières", pour voir attaquer Alexis Carrel.
Des meutes de nécrophages se précipitèrent soudain, comme au
sifflet, sur un mort qui ne pouvait plus se défendre ! Six villes :
Limoges, Strasbourg, Sarcelles, Besziers, Mantes-la-Jolie et
Perpignan "débaptisèrent" leur rue "Alexis Carrel 2 ", ajoutons-y
l'université de Lyon qui a renié son nom. Interpellés, certains n'ont
pas répondu ; d'autres présentent d'étranges explications.
Le maire de Limoges nous écrit, le 3 mars 1994 : "Si Alexis
Carrel n'a jamais été jugé, les autorités de la Libération avaient
toutefois engagé avant sa mort en 1944 des poursuites contre lui
pour des faits notoires de collaboration avec l'Allemagne, de
participation au régime de Vichy, et pour des publications
racistes qui ont pu armer idéologiquement le nazisme... Une
lecture attentive de l'ouvrage "L'homme cet inconnu" fait
apparaître des suggestions particulièrement odieuses".

2
Aux six municipalités citées et faut rajouter : le Grand Quevilly, Belfort,
Brest, Montpellier et Bron
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Une accumulation aussi ahurissante de contre-vérités mérite
que l'on s'y arrête.

1) Les autorités de la Libération ont engagédes poursuites

Faux ! Il n'y a jamais eu de poursuites ; le professeur Milliez,
membre de la Résistance de la première heure à Paris, nommé
directeur de cabinet du professeur Vallery-Radot, Secrétaire d'Etat
à la Santé du gouvernement de la Libération présidé par le
Général de Gaulle, écrit : "Que je sache, jamais le professeur
Alexis Carrel n'a été poursuivi pour intelligence avec l'ennemi... Il
n'existe même pas de dossier Carrel dans les ministères ou aux
archives 3 ".

2) Faits notoires de collaboration

Faux ! Malgré tous leurs efforts, ses adversaires ne
parviendront jamais à le faire inculper pour collaboration avec
l'ennemi : un de ses proches collaborateurs, Raymond Paumier,
également résistant, de l'unité "Mère, enfant, école" écrit : "Je ne
suis pas très fier, en tant que Français et résistant, qu'on puisse
s'en prendre à un patriote comme Carrel".
3) Participation au Régime de Vichy
Faux ! Carrel a toujours refusé d'occuper un poste dans le
régime de Vichy. En 1941, il refuse l'offre de Darlan d'assurer les
fonctions de ministre de la Santé publique ; en 1942, il refuse à

3
Ndlr. Lorsque le comité d'épuration de la Fondation française pour l'Etudes
des Problèmes Humains se constitua, on fut bien en peine de trouver matière à
accusation contre Carrel. La seule pièce fut un carton sur lequel un Prix Nobel
allemand, de passage à Paris, se proposait de lui rendre visite. Dans le
personnel de l'Institut, on comptait quatre agents de l'Intelligence Service, qui
opéraient au su de Carrel. Celui qui, en 1942, alors confortablement installé à
New York et comblé d'honneurs, avait choisi de traverser l'Atlantique d'Ouest
en Est, n'était certes pas venu soutenir un régime mais, à l'évidence, mettre ses
indéniables compétences au service de son pays dans l'épreuve.

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nouveau le même portefeuille ; en 1943, il décline une troisième
offre ; en 1944, il refuse le poste d'ambassadeur à Berne.

4) Publications racistes

Encore plus faux ! Carrel a fondé un institut de
psychobiologie, absolument autonome, ne dépendant en aucune
manière de Vichy, en précisant : cette institution se dédiera au
service des hommes civilisés "quelle que soit la nation ou la
race à laquelle ils appartiennent".
En pleine occupation, il a osé déclarer au docteur
Gallavardin : "La théorie raciste des nazis est une ineptie. Les
Juifs constituent une bonne race, ils ont très longtemps maintenu
leur idéal et c'est d'eux qu'est sortie la chrétienté. L'Allemagne ne
possède aucune race pure. Moi, je veux créer une élite
intellectuelle, ce qui n'a rien à voir avec l'aristocratie de l'ancien
régime ou les méthodes de gangsters des SS d'Hitler".
Le docteur Lépine, de l'Institut, déclare : "Rien n'est plus
éloigné de la mystique nazie que la pensée de Carrel".
Le professeur Arnulph, de l'Académie de Médecine,
combattant volontaire de la Résistance, nous dit : "Par
l'encouragement volontaire qu'il a donné à mes études sur les
immigrés, j'ai pu vérifier qu'il n'avait aucune préoccupation
raciste". Notons que ce fut un Israélite, le professeur Robert
Debré, père de Michel Debré, compagnon du Général de Gaulle,
qui a pesé de tout son poids pour que l'héritage de la fondation
Carrel ne fût pas perdu.

5) Ses publications ont aidé idéologiquement le nazisme

C'est matériellement impossible : "L'Homme cet inconnu" a
été publié en 1935, Hitler n'a donc pu s'en inspirer. Porté au
pouvoir en janvier 1933, il a promulgué ses lois antisémites le 7
avril de la même année ; puis la loi sur la stérilisation des
individus frappés de tares héréditaires le 14 juillet, l'interdiction
du métissage, en septembre. Toutes ces idées, venues des Etats-

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Unis, existaient d'ailleurs depuis les années 20 ; elles étaient dans
l'air du temps 4 .
Toujours à Limoges, un certain Richard Trèves (professeur
au CHRU) écrit : "Alexis Carrel se prévalait d'une idéologie
éthiquement contraire à sa vocation de médecin... Ses pensées ont
peut-être (?!) eu une influence en France. Elles prenaient le relais
d'une plus ignominieuse encore, venue d'outre-Rhin :
l'eugénisme".
Nous venons de voir que les idées en questions ne venaient
pas d'Alexis Carrel, mais d'Amérique, et que le nazisme ne lui doit
absolument rien.
Dire que la pensée ou les écrits d'Alexis Carrel ont exercé
une influence nocive en France relève donc de l'imagination la
plus débridée, à moins que ce ne soit l'indice d'une volonté
délibérée de nuire.

4
Ndlr. Les deux déclarations suivantes, données par les plus hautes autorités
académiques américaines, le prouvent abondamment. Elles montrent aussi et
surtout que le racisme contemporain trouve des racines et ses arguments dans
la théorie de l'évolution. Ce n'est pas Moïse mais Darwin qui a inspiré Staline,
puis Hitler. En 1921 Edwin G.Conklin, Professeur de Biologie à Princeton de
1908 à 1933, Président de l'AAAS (American Association for the
Advancement of Science) en 1936, écrivait : "La comparaison des races
modernes avec le Néanderthal ou l'homme de Heidelberg montre que toutes
ont changé, mais il est probable que les races négroïdes ressemblent plus au
type originel que les races jaunes et blanches. Tous ces éléments devraient
inciter ceux qui croient à la supériorité de la race blanche à lutter pour
préserver sa pureté et pour instituer et maintenir la ségrégation des races.
Car plus longtemps on la maintiendra, plus grande deviendra la
prépondérance de la race blanche" (The Direction of Human Evolution,
Scribners's, New York, 1921, p.34).
En 1926 Henry Fairfield Osborn, Professeur de zoologie à l'Université
de Columbia, Président de l'"American Museum de 1908 à 1933, écrivait :
"L'intelligence moyenne du nègre adulte est comparable à celle d'un enfant de
11 ans de l'espèce Homo sapiens" (The Evolution of Human Races, Natural
History, Jan-Feb 1926, rééd. April 1980, p.129). Après avoir lu de telles
citations sous des plumes si autorisées, on comprend cette remarque de
Stephen Jay Gould (Professeur de Paléontologie à Harvard, lui-même
évolutionniste, mais conséquent avec le marxisme matérialiste qu'il professe) :
"Les arguments biologiques pour le racisme peuvent avoir été répandus avant
1859, mais ils se multiplièrent par cent ou par mille avec l'acceptation de la
théorie de l'évolution" (Orthogeny and Phylogeny, Harvard Univ. Press, 1977,
p.127).


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Alexis Carrel a simplement constaté que, de manière
générale, les déficients engendrent des déficients. Il citait l'histoire
de la famille Ruke : parmi les descendants de deux repris de
justice de l'Etat de New York, il y eut 399 prostituées, 181
alcooliques, 170 indigents, 118 criminels et 86 tenanciers de
maisons closes ; dans un certain groupe de familles où le père et la
mère était faibles d'esprit, il y eut 470 enfants faibles d'esprit et
seulement 6 normaux. Alexis Carrel conclut, comme l'aurait fait à
sa place tout homme sensé, que "c'est un véritable crime
d'engendrer une lignée de malades et de dégénérés, de bandits ou
d'idiots ; nous ne devons pas augmenter le nombre des malades,
des faibles d'esprit et des déments... Il ne faut pas chercher à
accroître le nombre de centenaires avant d'avoir trouvé le moyen
de prévenir la dégénérescence".
Et le moyen, ce serait l'eugénisme. Ce dernier pourrait
exercer une grande influence sur les destinées des peuples
civilisés, en empêchant la propagation des fous et des faibles
d'esprit. Mais, précisait-il, "l'eugénisme, pour être utile, doit être
volontaire". Et il ajoutait : "On ne règlera jamais la reproduction
des humains comme celle des animaux... il faut secourir les
faibles, consoler ceux qui pleurent" .
Tout ceci éloigne radicalement ses thèses de celles des
Nazis 5 .
Telle est donc la pensée de celui que Monsieur Trèves
poursuit de sa hargne en écrivant dans le "Populaire du Centre" :
"L'auteur de ces lignes milite depuis cinq ans contre l'appellation
de l'avenue où est situé le centre hospitalier". Donc depuis cinq
ans l'esprit de Richard Trèves, loin d'être préoccupé par les
problèmes urgents qui se posent aujourd'hui à nos compatriotes :
médicaux, sociaux, éducatifs, se fait l'esclave d'une idée fixe :
arracher la plaque Alexis Carrel. Aujourd'hui il est satisfait et
déclare : "Mon combat arrive à son terme et à la réparation d'une
erreur".

5
Ndlr. Ces esprits chagrins qui s'irritent devant "l'eugénisme" tout théorique et
abstrait de Carrel, restent étrangement muet devant l'eugénisme officiel et
remboursé qui fait aujourd'hui de l'échographie une obligation administrative.
Or le but en est bel et bien de supprimer par avortement des milliers d'êtres
humains chez lesquels le gynécologue croit avoir détecté une tare physique.

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On reste abasourdi par un tel comportement, qui n'honore ni
le corps médical, ni la municipalité de Limoges.
Après Limoges, Strasbourg nous offre un bel échantillon de
la mauvaise foi des "débaptiseurs". Son maire, Madame
Trautmann, au cours d'une allocution prononcée le 6 juillet 1993 à
Hautepierre, à l'occasion de la pose de la plaque "Haidi Hautval",
qui remplace celle d'Alexis Carrel, déclare :
"Alexis Carrel, grand médecin dévoyé dans les thèses d'un
eugénisme violent...Haïdi Hautval était une de ces femmes
qu'Alexis Carrel voulait reléguer à des rôles subalternes"...
Passons sur l'accusation "d'eugénisme violent" dont nous
venons de voir qu'elle se fait complice d'une odieuse calomnie et
attardons-nous sur "le rôle subalterne" qu'Alexis Carrel est censé
vouloir réserver aux femmes. Que lisons-nous donc sous sa
plume ?
"En réalité les femmes sont profondément différentes des
hommes, elles doivent développer leurs aptitudes dans la
direction de leur propre nature. Leur rôle dans le progrès de la
civilisation est plus élevé que celui des hommes et il ne faut pas
qu'elles l'abandonnent... Les femmes qui n'ont pas d'enfant sont
moins équilibrées, plus nerveuses que d'autres... On méconnaît en
général l'importance qu'a pour elle la fonction de génération,
cette fonction est indispensable à son développement optimum ;
aussi, il est absurde de détourner la femme de la maternité... Sur
ce plan, il ne faut pas donner aux jeunes filles la même formation
intellectuelle, le même genre de vie, le même idéal qu'aux
garçons... Les éducateurs doivent prendre en compte les
différences organiques et mentales du mâle et de la femelle et leur
rôle naturel... Entre les deux sexes il y a d'irrévocables
différences, il est impératif d'en tenir compte pour la construction
du monde civilisé... Il faudrait que les femmes deviennent mères
pendant leur première jeunesse ; aussi, elles ne seraient pas
séparées de leur enfant par un intervalle temporel si grand que le
temps ne puisse combler... La société moderne a commis la
sérieuse faute de substituer dès le plus bas âge l'école à
l'enseignement familial, elle y a été obligée par la trahison de la
femme ; la femme ne peut plus ou ne veut plus faire son métier de

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femme, d'où un affaiblissement qualitatif autant que quantitatif de
la nation. Une autre faute capitale a été de détourner les jeunes
filles de leur fonction spécifique en leur donnant une éducation
intellectuelle, morale et physique semblable à celle des garçons et
en laissant s'implanter en elles des habitudes de vie et de pensées
qui les éloignaient de leur rôle naturel ; aucune carrière lucrative
ou brillante d'artiste, de docteur, d'avocat n'est une raison valable
pour violer, grâce à des techniques anticonceptionnelles, la loi de
la propagation de l'espèce.
Or aujourd'hui, elles abandonnent leur enfant au
"Kindergarten" pour s'occuper de leur carrière, de leurs
ambitions mondaines, de leur plaisir sexuel, de leurs fantaisies
littéraires ou artistiques ou, simplement pour jouer au bridge,
aller au cinéma, perdre leur temps dans une paresse affairée ;
elles ont ainsi causé l'extinction du groupe familial où l'enfant
grandissait en compagnie d'adultes et apprenait beaucoup d'eux...
Il faut rendre à l'être humain standardisé par la vie moderne, sa
personnalité ; le sexe doit de nouveau être nettement défini ; il
importe que chaque individu soit sans équivoque mâle ou
femelle..."
Observons qu'ici Alexis Carrel parle en homme de science et
en médecin. Qui pourrait le contester sur ce terrain ? D'ailleurs,
tout esprit objectif ne pourra qu'y voir le souci de défendre la
femme dans sa véritable nature et authentique vocation dans le
domaine où elle est "reine et irremplaçable : celui de Mère,
d'Epouse, et d'Educatrice".
On est ébahi d'entendre déclarer que cette vocation
correspond à "un rôle subalterne". Madame Trautmann a-t-elle
donc adopté la formule "Bébé - nounou - mamy" ? Voit-elle en la
machine à écrire un objet plus enrichissant qu'une âme à former ?
Il n'est pas superflu de noter ici que les municipalités, dont
celle de Strasbourg, qui ont "débaptisé" les rues Alexis Carrel sont
socialistes ou communistes ; or, dans son discours de Harvard, en
juin 1978, Solenitsyne rappelait, en la faisant sienne, la
déclaration de l'académicien russe Chafarevitch : "Le socialisme
en général, comme dans toutes ses nuances, aboutit à
l'anéantissement universel de l'essence spirituelle de l'homme et
au nivellement de l'humanité dans la mort".

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Mais quittons Strasbourg pour Lyon, et examinons l'attitude
surprenante de son université. En 1992, une campagne de presse
aussi subite que bien orchestrée présentait Alexis Carrel comme
"raciste, eugéniste, collaborationniste", et allait jusqu'à suggérer
qu'il était l'initiateur des chambres à gaz. Une requête fut alors
présentée au conseil de la faculté de médecine pour lui ôter le nom
d'Alexis Carrel.
Le doyen, Jean-Claude Evreux 2 , et c'est à son honneur,
dédramatisa l'affaire, se dégaga des pressions de toutes sortes dont
il était l'objet ; et le Conseil de faculté décida, par un vote acquis à
une large majorité, de conserver le nom d'Alexis Carrel. C'est
alors que, chose incroyable, le Conseil d'administration de
l'Université passant outre à l'avis de la Faculté, et "condamnant
fermement les thèses qu'Alexis Carrel soutenait dans ses écrits",
inscrivit à l'ordre du jour de la réunion suivante "la question de la
dénomination d'une des composantes de l'Université"(sic).
La proposition de débaptiser la Faculté de médecine,
présentée par l'Université, fut mise en échec dans la séance du 14
décembre 1992, la majorité requise n'ayant pas été obtenue. Il
convient de souligner ici le comportement exemplaire fait du sens
des responsabilités, de solidarité et de sang-froid, du Conseil de
faculté de l'époque, comportement sans lequel l'action courageuse
du doyen, Jean-Claude Evreux aurait été de peu d'effet. Mais le 27
novembre 1995, à la suite d'un harcèlement "anti-Carrel"
incessant, le Conseil "renouvelé" se réunit derechef et, selon les
termes mêmes d'un membre de la commission de 1992, "pour se
débarrasser d'une casserole gênante", décida de renoncer au
parrainage de Carrel. Lorsqu'on apprend que la proposition
liminaire précisait "qu'il n'était pas utile d'avoir lu Carrel pour en
débattre", on ne sait trop s'il faut mépriser davantage la haine,
l'acharnement et la malhonnêteté des procureurs ou la lâcheté,
l'inculture et le conformisme de ceux qui ont laissé faire.
2
Le Professeur Michel Jouvet, de la région lyonnaise, membre de l'Institut et
dont les travaux sur le sommeil ont une notoriété mondiale, s'est publiquement
et avec vigueur, opposé à l'abandon du nom de Carrel (émission "Autrement
dit", France 3, 7 mai 1992).

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Les accusations proférées contre Alexis Carrel ne résistent
pas à un examen sérieux et honnête ; nous sommes donc amenés à
conclure que l'université a cédé aux pressions politiques et
syndicales dont elle a été l'objet ; ce spectacle navrant nous remet
en mémoire certain passage du discours prononcé par Soljenitsyne
à Harvard le 8 juin 1978 :
"Le courage civique a déserté le monde occidental ; ce
déclin du courage est particulièrement sensible dans la classe
dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante...
Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce
déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes et leurs
discours et plus encore dans les considérations théoriques qu'ils
fournissent complaisamment pour prouver que cette manière
d'agir qui fonde la politique d'un Etat sur la lâcheté et la servilité
est pragmatique, rationnelle et justifiée à quelque hauteur
intellectuelle et même morale qu'on se place... alors que leur
langue sèche et que leurs mains se paralysent face aux
gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux
agresseurs et à l'Internationale de la terreur" (L'Express, 19 juin
1978).
Ces propos de Soljenitsyne semblent, hélas ! s'appliquer de
manière exemplaire aux membres du Conseil de l'Université de
Lyon, qui n'eurent pas le courage d'ébaucher une réfutation
pourtant aisée des accusations calomnieuses dirigées contre leur
grand aîné ; ces dernières ne furent d'ailleurs que des prétextes, la
raison véritable de la fureur de "la Bête" se situe ailleurs : Carrel,
comme Soljenitsyne, allait à contre-courant de l'intelligentsia.
Comme lui, il refusait les dogmes et les idées reçues de son
époque.
Nous avons vu plus haut la position d'Alexis Carrel sur la
famille : rôle prépondérant de l'épouse, refus de l'avortement et de
la contraception ; nous avons vu ses déclarations sur l'importance
des valeurs spirituelles, sur la prééminence de la formation du
caractère, nous avons vu son refus de la primauté de
l'économique, son rejet du luxe, son incitation à l'héroïsme.
Il déclarait, que la vie moderne loin de favoriser la vie de
l'esprit, diminue l'intelligence et la moralité de toute la nation ;

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que la primauté de la matière et l'utilitarisme conduisent à la
suppression de la culture intellectuelle, de la beauté et de la
morale ; que la civilisation scientifique nous a fermé le monde de
l'âme ; que l'insuccès des médecins vient de ce qu'ils vivent dans
un monde imaginaire. Il affirmait la nécessité et la valeur du
sacrifice, dénonçait le mythe de l'égalité et affirmait que le
principe démocratique contribue à l'affaiblissement de la
civilisation en empêchant le développement de l'élite. Il constatait
que l'impuissance à élever les inférieurs conduit, pour rétablir
l'égalité, à abaisser tous les enfants au même niveau et affirmait
que la grandeur d'une nation s'obtient en augmentant le nombre
des citoyens supérieurement doués.
Il déclarait que les principes du manifeste communiste
comme ceux de la Révolution française sont des vues
philosophiques et non des vues scientifiques. Pour lui la liberté est
comme un détonant 6 , efficace mais dangereux. Il plaçait l'esprit
de synthèse au-dessus de l'esprit d'analyse, l'intuition au-dessus du
raisonnement, rendait une place d'honneur au sentiment et à la
poésie ; il confirmait que l'ascension de l'esprit est le but suprême
de l'existence. Croyant, il admettait le miracle, déplorait la
disparition du sens du sacré et affirmait la supériorité de la morale
évangélique qui croit au Bien, au Mal, au péché ; il prônait
l'amour de la terre où dorment les ancêtres. Il avait l'audace de
déclarer que la cause essentielle du désastre de 1940, qu'il avait
d'ailleurs prévu de longue date, était d'ordre moral. Il écrivait : "La
jeunesse de la défaite, grossière, débraillée, la cigarette au coin
de la bouche, la barbe en collier, le dos voûté, les mains dans les
poches, était bien représentative de la barbarie anémique dont
s'enorgueillissait la France de cette époque ; son destin était
inévitable, la nature annihile ceux qui s'abandonnent à eux-
mêmes".
Enfin, il nous donnait ce conseil : "Il faut être résolument
anticonformiste. Il est impossible d'accepter les modes de vie et de
pensée qui se sont propagés des villes jusque dans les plus
lointaines campagnes, sans être annihilé spirituellement".
Or, aujourd'hui, nous entendons, comme dans un écho, les
mêmes propos prononcés par Soljénitsyne, dans son discours de

6
Ndlr. Un carburant, par exemple.

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Harvard : "Même la biologie sait cela : il n'est pas bon pour un
être vivant d'être habitué à un trop grand bien être...
L'autolimitation librement consentie est une chose que l'on ne voit
pratiquement jamais... Sous prétexte de contrôle démocratique, on
assure le triomphe de la médiocrité... La société s'est révélée mal
défendue contre les abîmes de la déchéance humaine, par exemple
contre l'utilisation de la liberté pour exercer une violence morale
sur les jeunes en proposant des films pleins de pornographie, de
crimes ou de satanisme... La transformation de notre société en la
vôtre constituerait un abaissement... Ce serait une dérision de
rester à la surface d'un juridisme sans âme, comme vous le faites.
Une âme humaine aspire à quelque chose de plus chaud, de
plus pur que ce peut aujourd'hui lui proposer l'existence de masse
en Occident, que viennent annoncer, telle une carte de visite,
l'écoeurante pression de la publicité, l'abrutissement de la
télévision, et une musique insupportable".
En 1840, dans ses "Mémoires d'Outre-Tombe", le Vicomte
de Chateaubriand ne disait pas autre chose : "Nous avons perdu
dans l'ordre moral ce que nous avons gagné dans l'ordre
matériel. Le temps du désert est revenu, le christianisme
recommence dans la stérilité de la Thébaïde au milieu d'une
idolâtre redoutable, l'idolâtrie de l'homme envers soi"...
A 50 ans d'intervalle, Soljenitsyne redit le message d'Alexis
Carrel et subit la même persécution. Rien d'étonnant à cela : ce
n'est qu'un épisode de l'éternel combat entre le Bien et le Mal, le
royaume de Dieu et celui de Satan, l'Ange et la Bête, l'esprit droit
et l'esprit faux. Mais nous restons pleins d'espérance, car nous en
avons la promesse : la Vérité, à la fin, triomphera.
Alexis Carrel, reposez en paix, sur la même rive que le
Vicomte de Chateaubriand, face à l'infini de la mer : vos amis ont
promis d'honorer votre mémoire : ils vous défendront toujours et
ne vous oublieront jamais.
**********
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Afin de contourner la "conspiration du silence" sur
l'oeuvre profonde salutaire et roborative d'Alexis Carrel,
l'auteur a fait rééditer trois ouvrages :
- Réflexions sur la Conduite de la Vie (22 p.) 120 F
- L'Homme cet inconnu (442 p.) 150 F
- Le Voyage à Lourdes (164 p.) 90 F
Prix franco sur commande auprès de l'Association
Credo : 14 rue Isabey BP 642, 54010 Nancy Cedex.
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le CEP - Alexis Carrel par Jacques Chevry
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