Anti Nouvel Ordre Mondial

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 Littérature dissidente : La Fuite... nouveau roman de Nicolas Deloffre

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nikemsi



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MessageSujet: Littérature dissidente : La Fuite... nouveau roman de Nicolas Deloffre   17/10/2013, 06:45


Chers amis dissidents et curieux,

Je vous informe que mon nouveau roman intitulé "La fuite" est disponible depuis hier sur le site de l'éditeur http://alexipharmaque.net/catalogue-general/la-fuite-nicolas-deloffre.

Lien du blog : http://ndeloffre.blogspot.com/2013/10/la-fuite-il-est-arrive-faites-passer-le.html

Je vous invite à transmettre l'info autour de vous et surtout à le lire. J'y ai mis du style et de la virilité ! Il vous plaira.
Je suis à la limite de l'incarcération. Wink



Présentation :

Et si la margi­nal­ité en mi­lieu in­su­laire pou­vait revêtir des formes d’ini­ti­a­tion in­édites, jusqu’à faire émerg­er dans l’âme d’un je­une al­coolique er­rant, la volon­té du re­tour à soi, aux mys­tères in­térieurs, dans un com­bat quo­ti­di­en con­tre une force cos­mique suprême ten­dant à chang­er chaque être en amas de par­tic­ules in­ertes.
Et si un in­di­vi­du, li­bre et éclairé, sous la puis­sance d’un vécu âpre, re­tranché dans le renon­ce­ment, sous les im­pul­sions d’une réflexion aux formes de con­s­cience tran­s­cen­dante, pou­vait con­tre­car­r­er ce pro­ces­sus de fuite en avant com­mun à chaque corps atomisé, et dont les am­bi­tions spir­ituelle­ment de­struc­tri­ces sont in­hérentes aux des­seins mé­ta­physiques d’une Terre en fin de Cy­cle.
Et si la dis­si­dence fran­co­phone avait tri­om­phé, à l’échelle d’un in­di­vi­du, loin de cet Hexa­gone pour­ris­sant qui l’au­ra vu naître.
C’est à ces ques­tions que ten­tera de répon­dre ce ro­man sin­guli­er dont l’his­toire se déroule à La Réu­nion, une île plus con­nue pour ses plages et ses re­liefs es­car­pés, que pour la je­u­nesse égarée qu’elle abrite.
En­tre réc­its ésotériques et cri­tiques so­ciales aus­si acerbes que vir­iles, ce ro­man est un péri­ple in­édit, où der­rière une fuite man­i­feste s’en dis­si­mu­lent sou­vent d’autres moins per­cepti­bles.

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MessageSujet: Re: Littérature dissidente : La Fuite... nouveau roman de Nicolas Deloffre   17/11/2013, 12:38

"La fuite" : DEUX EXTRAITS OFFERTS !!!


Chers lecteurs, j'ai décidé d'être généreux en ce dimanche ensoleillé et de vous offrir deux extraits de "La fuite", soit 4 pages.
Le roman est disponible pour 18€ (frais de port inclus) à cette adresse : http://alexipharmaque.net/catalogue-general/la-fuite-nicolas-deloffre

Premières impressions : http://ndeloffre.blogspot.com/2013/11/impressions-dun-des-premiers-lecteurs.html
Dédicace d'un lecteur : http://ndeloffre.blogspot.com/2013/11/impressions-dun-des-premiers-lecteurs.html

Faîtes passer le mot. Et bonne lecture Wink

http://ndeloffre.blogspot.fr/








Pages 66 et 67 :




_________________
«Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?» [S.39 - V.9]

«Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte
de leurs propres âmes et celles de leurs familles».
C'est bien cela la perte évidente. [S.39 - V.15]
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MessageSujet: Re: Littérature dissidente : La Fuite... nouveau roman de Nicolas Deloffre   24/11/2013, 14:05

« La fuite », le roman dissident du moment ! (+ extraits)

Par Salim Laïbi.

Quand on vit dans un monde totalement décadent, où les plus dégénérés des « hommes » se prennent pour de grands artistes talentueux, on ne s’attend plus du tout à avoir la surprise de tenir dans ses mains de véritables petites perles artistiques.

Or, il s’agit bien d’une bombe littéraire qui vient de sortir en toute discrétion chez l’éditeur Alexipharmaque. Ce roman de Nicolas Deloffre, connu aussi sous le pseudonyme de Nikemsi, est un condensé rythmé, stylé et entraînant de ce qu’est capable d’offrir à notre époque une plume virile et libérée. On passe ici, au fil des pages de « La fuite », de descriptions tragi-comiques à des critiques sociales justes et décomplexées, tout en s’arrêtant par endroit sur des réflexions pertinentes, empreintes de métaphysique et de Tradition. Sur un fond d’alcool et de détresse sociale, Deloffre nous expose au travers d’un personnage qui ne cache pas ses parts d’ombres, quelques postures intellectuelles et spirituelles pour une sortie réussie des ténèbres.

Il est important de le préciser, dans ce livre, le système laïco-satanique et la maçonnerie se prennent de grosses quenelles pour notre plus grand le plaisir. Les « sionisto-dépendants » (terme utilisé par Deloffre dans le livre) auront le choix entre changer de paradigme ou finir traumatisés par un surplus de quenelles indigestes pour leur pauvre bien-pensance.

« La fuite » est un livre que l’on a envie de dévorer et de partager, de lire et de relire, de mettre entre toutes les mains. Pour une fois qu’un récit, parfois célinien comme l’évoque Johan Livernette dans la préface, nous apporte autant de plaisir et de vérités à se mettre sous la dent, il serait dommage de passer à côté sans y porter attention.

Ce roman, à la couverture sobre, illustrée par un poème inédit du grand Eustace Mullins, est disponible directement sur le site de l’éditeur mais aussi sur d’autres plateformes de vente en ligne.

Avec l’autorisation de l’auteur, ci-dessous quatre pages à déguster.

Un autre extrait sera offert aux lecteurs de son blog le mercredi 27 novembre au soir.


http://www.lelibrepenseur.org/2013/11/24/la-fuite-le-roman-dissident-du-moment-extraits/


Pages 67 et 68 :




_________________
«Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?» [S.39 - V.9]

«Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte
de leurs propres âmes et celles de leurs familles».
C'est bien cela la perte évidente. [S.39 - V.15]
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MessageSujet: Préface de "La fuite" par Johan Livernette !   24/11/2013, 14:24

Préface de "La fuite" par Johan Livernette !


Le soleil se lève à l’est pour se coucher… à La Réunion ! C’est ce qu’on aurait tendance à penser lorsqu’on lit « La fuite » de Nicolas Deloffre (alias « Nikemsi ») ; un roman populaire narrant le quotidien désenchanté de jeunes Réunionnais se perdant dans la débauche entre les tours et le bistrot, la musique hip-hop et leur piètre condition d’esclave moderne.

C’est une image prise sur le vif. Un cliché nature, sans fard ni artifice. C’est une photographie sur le monde qui nous opprime. Le genre d’introspection qui rappelle les meilleurs documentaires ou films populaires, ceux qui touchent au plus près de la réalité urbaine, comme par exemple « Raï » de Thomas Gilou.

Le récit autobiographique oscille entre lumières et ténèbres, coups de gueule et coups de cœur, vices et vertus, références littéraires et portraits détaillés sans demi-mesure. Le contraste est saisissant entre la lucidité du propos et certains comportements préjudiciables qui, sans les excuser, doivent être perçus comme une faiblesse. La narration y est le plus souvent rythmée, les phrases courtes fusent puis la cadence ralentit pour faire place à l’analyse de ces temps obscurs où les valeurs imprégnant notre société sont inversées. On sent que Nicolas a l’intelligence pour le comprendre -« Satan ne peut rien contre celui qui a la foi »- mais pas encore la volonté car pris par l’effet de groupe, le nombre, un contexte avilissant… C’était du temps d’avant sa conversion à l’islam. Une période de sa vie qu’il a certainement souhaité exorciser à travers cette « fuite ». Ainsi, « convertis-toi et le ciel t’aidera » pourrait être l’adage moral de l’histoire une fois le livre refermé.

Au fil des pages, Nicolas affirme ses avis tranchés. Il définit certains clivages importants : Dieu/Satan, tradition/anti-tradition et d’autres plus originaux : est/ouest. Doué de sens critique, Nikemsi a aussi ses cibles privilégiées comme le métissage forcé, le mondialisme, la franc-maçonnerie, la laïcité, la perte d’identité.

Dans « La fuite », la dégradation des mœurs se veut intergénérationnelle. Elle y est expliquée de manière subtile (pages 43 et 44). On y décèle notamment les ravages de cette laïcité qui a atteint les consciences, et pire encore : les cœurs. Une perversion maçonnique que l’auteur épingle avec raison car destructrice de valeurs, d’identité, de tradition, de saine spiritualité. L’alcool imbibe les pages autant que les principaux personnages de ce roman parsemé de dialogues en créole. Nicolas Deloffre écrira d’ailleurs dépité : « Du rhum et des sabres, voilà ce que les esclavagistes nous ont légué. On jongle avec dans un triste cirque », avant d’avouer que son « mode de vie est un suicide doux. » On fait avec ce qu’on a et on ne peut pas tout avoir. Nicolas l’a compris et se refuse à courir après l’inutile matérialisme qu’il oppose volontiers au salut spirituel.

Son pessimisme ne lui fait point perdre le sens de l’humour et encore moins celui de l’auto-dérision. Son exemple confirme qu’il est difficile et si éprouvant de progresser dans la foi. Surtout en ces temps troubles et propices à l’égarement, l’hédonisme, le matérialisme, le superficiel, la triple concupiscence. Dieu nous met en effet à l’épreuve. Le démon étant omniprésent, notre parcours est semé d’embûches, puisqu’il nous faut « entrer par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par elle ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent. » (Matthieu 7:13-14) C’est cette porte étroite que garde à l’esprit Nicolas, malgré les turpitudes de son quotidien peu reluisant. Et c’est ainsi que de l’intelligence à la volonté, sa bonne conscience le conduisant à l’action, on se doute qu’il finira par franchir le cap menant à la rigueur de la foi.

On n’a aucunement envie de le blâmer, le Nicolas, dans cette descente aux enfers, mais plutôt de l’aider à se sortir de cette mauvaise passe. Tout homme sain d’esprit saura faire preuve d’empathie envers lui et ses camarades, un groupe de jeunes que l’auteur sait rendre attachants du haut de sa plume un tantinet célinienne.

Longuement attendue, la remise en question, sorte d’électrochoc salutaire, viendra d’une improbable rencontre auprès d’une vieille connaissance, lors d’une série de péripéties pour le moins abracadabrantes ; une sorte de voyage en enfer dont on devine l’issue salvatrice. Car au bout de ce labyrinthe de la mort, on espérera, on priera même pour lui afin que cette fuite mémorable débouche sur la rédemption, la vraie vie, et in fine le Paradis : l’objectif non avoué de ce roman tragi-comique servant de tremplin au pamphlet sociétal.

Johan Livernette le 27 octobre 2013


Cet article n’est autre que la préface de « La fuite » de Nicolas Deloffre, un livre en commande sur www.Alexipharmaque.net.

http://johanlivernette.wordpress.com/2013/10/27/nikemsi-objectif-paradis/#more-1895

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MessageSujet: Re: Littérature dissidente : La Fuite... nouveau roman de Nicolas Deloffre   28/11/2013, 15:40


Merci Comandirej d'avoir transmis les différentes informations au sujet du roman.
J'ai entre temps publié d'autres extraits sur mon blog et je vous copie les pages ci-dessous.

http://ndeloffre.blogspot.com/2013/11/la-fuite-la-fin-du-chapitre-7-offerte.html

Merci à tous. Le roman plaît et je reçois de très bons retours.







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MessageSujet: "La fuite", un BEST SELLER dissident !   14/1/2014, 12:38

"La fuite", un BEST SELLER dissident !


Par Nicolas "Nikemsi" Deloffre

Le titre est tapageur, je vous l'accorde, mais à l'échelle d'Alexipharmaque, éditeur indépendant (mais exigeant sur la qualité de ses ouvrages Wink) "La fuite" fait office de véritable Best Seller.

En rupture de stock actuellement et en cours de réimpression (qui sera rapide, rassurez-vous), "La fuite" reste disponible sur le site de l'éditeur mais aussi sur Amazon.fr, qui l'affiche indisponible, mais qui devrait recevoir son nouveau stock très bientôt !

J'espère à présent une diffusion sur Kontre Kulture afin de faire connaitre l'ouvrage à un plus large public, mais cela ne dépend pas de moi. L'avenir nous le dira.

Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir lu ce roman et pour certains d'entre vous, à me contacter directement pour me transmettre vos impressions. Je tiens à vous remercier pour votre soutien et vous invite à partager vos critiques et commentaires du livre sur les différents réseaux sociaux !

Offrez-le pour les fêtes, parlez-en, planter des graines, donnez du plaisir !

Je remercie également mon frère Salim Laïbi qui a promotionné le livre sur son site et qui a initié je pense l'énorme vague de commandes.

Pour terminer, un petit message aux libraires frileux qui trouvent tous les prétextes pour ne pas me mettre en rayon :

Considérez le court texte ci-dessus comme une énième quenelle vous étant directement glissée !

http://ndeloffre.blogspot.fr/2013/12/la-fuite-un-best-seller-dissident.html




La photo ci-dessous est de Brice L., qui après avoir lu "La fuite" avait décidé de se procurer "Jihad, trois jours avec Cyril".

Vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser à mes ouvrages, n'hésitez pas vous aussi à m'envoyer vos photos sur nikemsi974@gmail.com.  


http://ndeloffre.blogspot.fr/2013/12/nouvelle-photo-dun-lecteur-convaincu.html

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MessageSujet: Re: Littérature dissidente : La Fuite... nouveau roman de Nicolas Deloffre   14/1/2014, 13:01

Entretien avec Nicolas Deloffre


Réa­l­i­sé par Pierre Pyr­mont


Votre ro­man, La fuite, s’ins­c­rit dans un réa­l­isme so­cial cer­tain, voire même dans une ma­nière de na­tu­ra­lisme : fa­ta­li­té so­cio­cul­tu­relle, rap­ports de classe, poids de l’hé­ré­di­té éven­tuel­le­ment. Comme genre lit­té­raire, le Na­tu­ra­lisme, vous est-il une ré­fé­r­ence ?

Au-de­là d’un genre lit­té­raire, le Na­tu­ra­lisme est pour moi une per­cep­tion du vi­vant en tant qu’ins­t­ruc­teur chaud et or­ga­nique di­rec­te­ment re­lié et di­ri­gé par l’Ab­so­lu. C’est comme ce­la que je le conçois, quitte à me po­si­tion­ner contre ses dé­fen­seurs et ini­tia­teurs.
Com­p­rendre que l’Unique est le Maître du moindre atome, c’est avan­cer avec la cons­cience qu’une goutte de pluie ne tombe qu’avec Son ac­cord. Ce pos­tu­lat en­ten­du, le mi­c­ro­cosme et le ma­c­ro­cosme de­viennent les mé­dia­teurs entre la vo­lon­té di­vine et la cons­cience hu­maine.
Cette com­p­ré­hen­sion préa­l­able des choses en tant que dis­po­si­tion d’es­p­rit ac­tive en ar­rière-plan de la pen­sée et des sens, peut être con­si­dé­rée comme une sorte de su­p­ra-cons­cience simple, d’ap­p­roche du lan­gage des oi­seaux (que je ne pré­tends maî­t­ri­ser), ou sim­p­le­ment comme une ca­pa­ci­té na­tu­relle (si non-at­ro­p­hiée) et ins­tinc­tive à in­ter­p­ré­ter les signes, la Vie.
Ef­fec­ti­ve­ment le Na­tu­ra­lisme est un genre lit­té­raire qui me cor­res­pon­d­rait le mieux mais pas pour des rai­sons de fi­lia­tion ou de goût pour les œuvres s’y ré­fé­rant, mais sim­p­le­ment par amour des pa­ra­boles et des ana­lo­gies que j’aime per­son­nel­le­ment uti­li­ser et par­ta­ger. C’est mon cô­té pé­da­gogue aus­si, je pense, qui se ma­ni­feste là. Et puis, le réa­l­isme, comme la cri­tique so­ciale, font par­tie de mes objec­tifs fi­naux ; le ré­c­it n’est que pré­texte. Je ne suis pas un ra­con­teur d’his­toire. D’ail­leurs je n’ar­rive à éc­rire qu’en ex­tir­pant du réel de mon pas­sé pour le re­ma­nier et y ex­t­raire sa sève. La plus in­si­g­ni­fiante anec­dote est une pé­p­ite à qui sait lui trou­ver le bon éc­rin.
Pour en re­ve­nir à mes ré­fé­r­ences, j’ai été bou­dieu­sien, néo­marxiste, piètre yo­gi, brah­mane al­coo­lique, rô­nin et tout un tas d’in­car­na­tions in­tel­lec­tuelles plus ép­hé­mères que du­rables, si ce n’est sur d’in­fimes par­celles de con­cepts que j’ai fi­ni par in­té­rio­ri­ser. Je n’ai pas une ré­fé­r­ence par­ti­cu­lière et je suis contre la spé­c­ia­li­sa­tion.
Se for­cer à l’éc­lec­tisme est en­ri­c­his­sant, cher­c­her des bouts de vé­ri­tés ci et là pour les réu­nir est un de­voir. La dif­fi­cul­té étant de ne pas tout mé­lan­ger, ni mê­ler pro­fane et sa­c­ré.
On ne peut pro­g­res­ser sans Maître, mais quand on re­fuse de faire con­fiance à un gou­rou ter­restre, il faut se sou­mettre à Dieu Seul et suivre ses di­rec­tives tex­tuelles mises à jour (Le Co­ran, pour ma part et à prés­ent) et les mes­sages vi­vants lais­sés aux con­tem­p­la­tifs.
Il n’y a pas de phé­no­mène so­cial plus cruel qu’un autre quand on fi­nit par per­ce­voir le monde ain­si. Tout est lo­gique, pré­c­is, éc­rit, or­don­né, y com­p­ris le chaos ac­tuel et la marche for­cée vers le Nou­vel Ordre Mon­dial (pour re­p­rendre les termes de Pierre Hil­lard).

Ce réa­l­isme so­cial est tou­te­fois d’am­p­leur, en tant qu’il est aus­si ana­lyse cri­tique d’une époque – en l’oc­cur­rence notre mo­der­ni­té.
Ana­lyse po­li­tique ? Fon­dée souvent sur les théo­ries du com­p­lot ?
Ana­lyse mé­t­a­po­li­tique ? Fon­dée souvent sur des ca­té­go­ries tra­di­tion­nelles ? Quels sont vos rap­ports avec la Tra­di­tion ?


Je suis un lec­teur de Re­né Gué­non. J’ai com­men­cé à lire sur la Tra­di­tion et l’éso­té­risme à l’âge de 16 ans, au ly­cée. A cette époque je fu­mais et bu­vais énor­mé­ment tout en m’ac­c­ro­c­hant à des lec­tures peu con­ven­tion­nelles. J’avais les pieds dans des sables mou­vants et les mains ag­rip­pées à des anses cé­l­estes.
Je ne suis pas du tout un exemple. J’étais dans l’éga­re­ment, certes, mais telle fut mon ini­tia­tion per­son­nelle, d’une cer­taine ma­nière. Sans maître phy­sique, sim­p­le­ment sou­mis à l’Unique, j’ex­p­lo­rais toutes sortes de ma­nus­c­rits mys­tiques. J’étais le bi­zarre, le phi­lo­sophe, le mis­sion­naire, le mo­ra­li­sa­teur… Soit…
Je suis at­ta­c­hé à la Tra­di­tion, c’est cer­tain. Celle-ci est une trame per­met­tant de dé­co­der les phé­no­mè­nes so­ciaux ac­tuels au­tant qu’un lien entre les dif­fé­r­entes ré­vé­la­tions.
J’uti­lise les ou­tils in­tel­lec­tuels qu’elle pro­pose dans mes ro­mans ; je ne peux y éc­hap­per, je suis for­gé dans son fer. Et puis la Tra­di­tion offre une ap­p­roche glo­bale, une com­p­ré­hen­sion com­p­lète quand on se ré­fère à ses fon­de­ments, qui ne sont autres que les textes sa­c­rés. Ce qu’il faut évi­ter, c’est de vou­loir ap­p­liquer des cons­t­ruc­tions tra­di­tion­nelles exo­té­riques et in­a­dap­tées (car ap­par­te­nant à des pé­r­iodes an­ciennes) à des pro­b­lé­ma­tiques con­tem­po­raines pour lesquelles le seul re­mède sys­té­m­ique ef­fi­cace se doit d’être ac­tua­li­sé et in­cor­rup­tible. Vou­loir ré­c­réer la France Celte, ou res­sus­ci­ter un pa­ga­nisme eu­ro­péen en tant que contre-em­pire à l’hé­gé­mo­nie ul­t­ra­li­bé­rale sa­ta­niste, est d’une naï­ve­té in­so­lente. La Tra­di­tion, tout en con­ser­vant au fil des âges le même noyau, re­vêt des formes dif­fé­r­entes en fonc­tion des époques. L’an­tiqui­té était déjà mo­derne, mais la mo­der­ni­té telle que nous la su­bis­sons aujourd’hui en est sa phase ter­mi­nale. A si­tua­tions ex­t­rêmes, so­lu­tions ex­t­rêmes. D’où les re­p­ré­s­en­ta­tions qu’ont les mo­dernes dé­c­a­d­ents de l’Is­lam, so­lu­tion ul­time vers laquelle nous vien­d­rons tous si l’on se fie à l’es­c­ha­to­lo­gie.

Pour en ve­nir main­te­nant aux théo­ries du com­p­lot dont s’ins­pirent cer­taines idées de mon ro­man, je di­rai une chose : ce­lui qui les ba­laie sous pré­texte qu’elles sont con­no­tées né­ga­ti­ve­ment par nos pros­ti­tuées de jour­na­listes ali­g­nés, est un âne.
Si être cons­pi­ra­tion­niste, c’est ob­ser­ver des faits évi­dents et les mettre en cor­ré­la­tion, alors cette dé­marche re­lève in­du­bi­ta­b­le­ment de l’in­tel­li­gence et du bon sens. In­ver­se­ment, si être bien-pen­sant, c’est faire le choix entre des con­cepts tail­lés sur me­sure et des faits fil­t­rés par des él­ites per­verses, pour en res­sor­tir des opi­nions per­son­nelles in­si­pides, alors nous tom­bons ici dans de la naï­ve­té bo­bo, de la stu­pi­di­té dé­gueu­lasse, ou toute sim­p­le­ment de l’Ig­no­rance avec un grand « I », telle qu’elle doit se ma­ni­fes­ter en fin de Cycle.

En créant du lien et du con­cept entre Tra­di­tion, Es­c­ha­to­lo­gie, Géo­po­li­tique sin­cère et His­toire hon­nête, on fi­nit par avoir l’hon­neur d’être clas­sé dans la ca­té­go­rie des cons­pi­ra­tion­nistes. C’est comme re­ce­voir une que­nelle d’or, ça se mé­rite. Mais il faut ad­mettre qu’il existe dans ce cou­rant comme ail­leurs quelques far­fe­lus.

Vous faites une al­lu­sion cri­tique au na­tio­na­lisme, eu­ro­péen ou autre. En di­riez-vous da­van­tage ?

Je pense qu’il existe aujourd’hui de nou­velles formes de na­tio­na­lisme et qu’il est in­dis­pen­sable de ne pas col­ler au na­tio­na­lisme l’étiquette que lui ap­p­liquent les po­li­tiques et les mé­dias. Je ne pré­tends pas in­si­nuer que le Front Na­tio­nal est dé­bar­ras­sé to­ta­le­ment de son ra­cisme (il suf­fit de voir com­ment Ma­rine Le Pen s’ac­harne sur les Français mu­sul­mans), mais j’ex­p­lique sim­p­le­ment que le na­tio­na­lisme se dé­p­loie en France et en Eu­rope au­t­re­ment que dans les fron­tières où il avait pu être con­fi­né jusqu’à prés­ent.
Il y a le na­tio­na­lisme his­to­rique plu­tôt bour­geois, vieille-France, qui a en­suite évo­lué en un na­tio­na­lisme po­pu­laire, en­ri­c­hi par l’ad­hé­sion des mil­liers d’ou­v­riers tra­his par la gauche. Et nous voyons ap­pa­raître à prés­ent un na­tio­na­lisme co­lo­ré, pro­téi­forme, qui va ras­sem­b­ler tous les Français déçus par le sys­tème po­li­ti­co-mé­dia­tique, des­cen­dants d’im­mi­g­rés y com­p­ris, qui voient dans le rejet de l’Eu­ro et du sys­tème ban­caire, po­li­tique et mé­dia­tique qui le sou­tient dans sa lo­gique d’en­det­te­ment et de des­t­ruc­tion des na­tions, la seule al­ter­na­tive pos­sible per­met­tant d’évi­ter à la France de som­b­rer dans le tiers-mon­disme eu­ro­péen tel qu’il s’an­nonce. Il s’agi­rait plus ici d’une forme de pro­tec­tion­nisme éco­no­mique et cul­tu­rel, où l’exas­pé­ra­tion des va­leurs na­tio­nales se­rait vue comme l’an­ti­corps le plus à même de dé­l­i­v­rer le peuple de la do­mi­na­tion des banques et des lob­bys.
Bien que je ne traite pas di­rec­te­ment de ces ques­tions dans le ro­man, on ressent ef­fec­ti­ve­ment dans les ré­f­lexions du per­son­nage de La fuite, une vo­lon­té de ne pas tom­ber dans les pièges de la pro­pa­gande mer­dia­tique et de pré­s­er­ver la cul­ture réu­nion­naise.
Pour ce qui me con­cerne, j’ai pu être en lien avec bon nombre de dis­si­dents is­sus ou at­ti­rés par le FN, et d’autres y étant to­ta­le­ment al­ler­giques tout en ad­hé­rant à 80% de son dis­cours. Je pense sur ce point que la per­cep­tion de l’Is­lam est un cli­vage dé­ter­mi­nant. Cer­tains es­ti­ment qu’il fau­d­rait éra­diquer com­p­lè­te­ment les Mu­sul­mans, car l’Is­lam rime avec im­mi­g­ra­tion, qui est fac­teur de dum­ping so­cial et de ma­ni­pu­la­tions, et donc vec­teur de con­f­lits in­ternes et d’ap­pau­v­ris­se­ment de l’iden­ti­té na­tio­nale d’ori­gine. D’autres pensent que les Français n’ont pas at­ten­du l’ar­ri­vée des Mu­sul­mans pour perdre leurs va­leurs et leur Ch­ris­tia­nisme, et qu’en ce sens, l’Is­lam non-ma­ni­pu­lé par les Sio­nistes et l’UMPS se­rait fac­teur de re­nou­veau spi­ri­tuel in­dis­pen­sable à l’éman­ci­pa­tion du peuple. J’es­time pour ma part, en tant que Français « de souche » mu­sul­man, qu’il faut vi­ser prio­ri­tai­re­ment la ré­con­ci­lia­tion et con­t­re­car­rer les lo­giques de di­vi­sion de nos oli­garques dé­gé­né­rés. De ce point de vue, je suis un peu so­ra­lien.
En­suite, c’est vrai, j’ai l’avan­tage, en vi­vant à La Réu­nion, d’avoir une vi­sion ex­cen­t­rée du na­tio­na­lisme et de la dis­si­dence na­tio­nale (que j’as­so­cie ici, mais qui sont bien dif­fé­r­ents), tout en en­t­re­te­nant des liens avec cer­tains com­bat­tants cha­ris­ma­tiques. J’ai en ef­fet de bons rap­ports avec Sa­lim Laï­bi, Le Libre Pen­seur, avec qui j’éc­hange par mails et qui a bien vou­lu pu­b­lier un ar­ticle sur La fuite. J’ap­p­ré­c­ie énor­mé­ment le tra­vail de Jo­han Li­ver­nette, que j’ai sol­li­ci­té pour la pré­face, et qui est quelqu’un de sin­cère et de cou­ra­geux. Et puis j’avais eu l’oc­ca­sion d’être en con­tact té­l­é­p­ho­nique ré­gu­lier avec Claude « Adil » Co­vas­si (paix à son âme), le fon­da­teur de Me­ca­no­po­lis, lors de la sor­tie de mon se­cond ro­man Ji­had, trois jours avec Cy­ril. Il avait l’in­ten­tion à l’époque de créer une bou­tique sur Me­ca­no­po­lis et sou­hai­tait y pro­po­ser mon ro­man. Je fus vrai­ment tou­c­hé quand j’ai ap­p­ris sa mort, et comme beau­coup de monde je m’in­ter­roge en­core sur ses cir­cons­tances dou­teuses. Lorsque j’évoque Ji­had, trois jours avec Cy­ril, je ne peux m’em­pê­c­her de rendre hom­mage à Car­line Ar­naud, une femme ex­cep­tion­nelle, qui en est l’édi­t­rice. J’ai beau­coup d’af­fec­tion pour elle. On s’ap­pe­lait souvent il y a quelques an­nées, et elle me com­mu­niquait ses opi­nions sur Fau­ris­son, Dieu­don­né, et d’autres dis­si­dents plus ou moins dia­bo­li­sés par le sys­tème, qu’elle avait la chance de cô­toyer. Elle me ra­con­tait ses voyages en Iran, sa ren­contre avec quelques dis­si­dents cé­lèbres. J’en pro­fite pour lui pas­ser le Sa­lam et lui faire un peu de pub pour son der­nier bouquin, Shoah Sto­ry, qui est en tous points re­marquable par son angle d’ap­p­roche du sujet et la per­ti­nence de son ana­lyse. Et puis Car­line vient tout juste de perdre son pro­cès (ver­dict du 12 Dé­c­embre) contre son an­cien dif­fu­seur qui vou­lait que je change le titre de mon ro­man (le mot « Ji­had » ne plai­sait pas) et y sup­p­rime plu­sieurs pas­sages pour avoir le droit d’être dif­fu­sé. Ce der­nier a fi­ni par ne plus la dif­fu­ser du tout, ni la payer pour ses autres pu­b­li­ca­tions. D’ail­leurs le ro­man n’est dis­po­nible que sur mon site big­car­tel. Comme souvent avec cette caste, c’est ce­lui qui porte plainte et qui est injus­te­ment lé­sé, qui fi­nit par de­voir sor­tir la mon­naie, à mi­ni­ma pour les frais d’ap­pel. Mais bon, Car­line en a vu d’autres.
M’ex­cu­sant pour la grande pa­ren­t­hèse…

La fuite, c’est éga­le­ment un style. Une éc­ri­ture d’une sûre fa­conde et, di­sons, cé­l­i­nienne. Cé­l­ine est-il un de vos éc­ri­vains de pré­di­lec­tion ?
Une éc­ri­ture qui en outre ac­corde une place im­por­tante au créole réu­nion­nais. Lequel, s’il est comme on dit vec­teur de poé­ti­ci­té, pour­rait ap­pa­raître aus­si, tel qu’il rythme le texte, et au-de­là de son im­mé­diate qua­li­té de langue ét­ran­gère, comme un de ces lan­gages se­c­rets (pourquoi pas ini­tia­tiques) qui ob­ligent à rompre avec la lo­gique quo­ti­dienne. Qu’en est-il ? Et y a-t-il à nou­veau là des liens avec la Tra­di­tion ?


Je suis pas­sion­né par Cé­l­ine. Je ne pos­sède cer­tai­ne­ment pas son talent in­i­mi­table, mais j’ap­p­ré­c­ie pro­fon­dé­ment son style à la fois fluide, lé­ger, riche et ryth­mé. Et puis en tant qu’homme, il est un exemple de cou­rage. Que l’on par­tage ou non ses opi­nions, c’est un fait qu’il faut ad­mettre.
J’amasse tout ce qui se rap­porte à son œuvre, ma femme n’en peut plus de voir tous ces livres en­va­hir la mai­son.
J’es­saie pour ce qui me con­cerne d’éc­rire comme je parle. Le style s’im­pose de lui-même, in­f­luen­cé très cer­tai­ne­ment par des an­nées pas­sées à éc­rire des rimes. Je veux que le lec­teur prenne du plai­sir, alors j’éc­ris et réé­c­ris des pa­ra­g­raphes en­tiers jusqu’à par­ve­nir à un dé­bit en­t­raî­nant, tout en al­ter­nant ac­tions, con­tem­p­la­tions, in­t­ros­pec­tions, cri­tiques, des­c­rip­tions, etc. Je veux que le lec­teur ait en­vie de re­lire plu­sieurs fois les mêmes pages ou d’ou­v­rir le livre à n’im­porte quel en­d­roit et d’y trou­ver son compte. Je pense que tout éc­ri­vain par­tage cette vi­sion. Je n’in­vente rien, je fais de mon mieux. Ap­rès j’aime aus­si Mir­beau, mais en vé­ri­té je lis très peu de ro­mans à part du Cé­l­ine. Mes pre­mières lec­tures étaient ac­cès sur de la re­c­herche spi­ri­tuelle, puis sur la cul­ture dans toutes ses formes, du Ja­pon mé­dié­val à l’en­cy­c­lo­pé­die des plantes mé­di­ci­nales, en pas­sant par Ez­ra Pound, Re­ba­tet ou Er­wing Goff­man. Pour ce qui est du créole réu­nion­nais, cette langue a pour moi quelque chose de sa­c­ré. Je l’as­so­cie avant tout à ma pé­r­iode d’er­rance à la Réu­nion, lorsque ve­nant de ma mé­t­ro­pole na­tale, je de­vais me l’ap­p­ro­p­rier pour re­nouer avec une par­tie de mes ra­cines et m’in­té­g­rer dans la ci­té HLM où je vi­vais. Plus im­por­tant que ce rap­port per­son­nel que j’en­t­re­tiens avec la langue créole, c’est son cô­té mar­gi­nal et poé­tique qui me pas­sionne. Pour un créole, par­ler sa langue ma­ter­nelle au gui­c­het d’une ad­mi­nis­t­ra­tion bien française, c’est lui cra­c­her son mé­p­ris à la fi­gure, faire preuve de pro­tec­tion­nisme cul­tu­rel et de fier­té. Mais ce­la se pro­duit ra­re­ment. Beau­coup de Réu­nion­nais son com­p­lexés par leur iden­ti­té. Je me de­vais de mettre en avant cette langue pour dé­fier les idées reçues et res­ter fi­dèle aux per­son­nages.

En­suite, c’est vrai, le créole réu­nion­nais est une cons­t­ruc­tion sym­bo­lique qui mêle vieux français, langues af­ri­caines et in­diennes, et par­fois même an­g­laises ou por­tu­gaises. Cette langue a été for­gée par l’his­toire, et ses as­pects mé­t­a­p­ho­riques lui viennent de cette né­c­es­si­té d’être com­p­rise par une po­pu­la­tion is­sue de trois con­ti­nents dif­fé­r­ents, réu­nis sur une île vol­ca­nique par né­c­es­si­tés ou par con­t­raintes. Ce­ci peut la rendre mys­té­rieuse aux oreilles du néo­p­hyte, qui en y re­t­rou­vant quelques so­no­ri­tés françaises pen­se­ra l’avoir dé­co­dée, mais de­meu­re­ra fi­na­le­ment dans l’in­com­p­ré­hen­sion. D’une même ma­nière, on peut lire le Co­ran ou la Bha­ga­vad-Gî­tâ plu­sieurs fois et ne ja­mais ac­cé­d­er au sens ca­c­hé des ver­sets. Dieu seul est le guide.

J’ai es­sayé de dis­si­mu­ler dans La fuite quelques mes­sages ca­c­hés se ré­fé­rant à l’idée de cycle, de boucle, de re­tour à soi, de spi­rale, de fuite. Et puis les ex­t­raits mu­si­caux n’ont pas été choi­sis au ha­sard, ils cor­res­pondent souvent à l’élé­me­nt prin­ci­pal dé­ve­lop­pé dans les pages alen­tours. Je n’ai rien éc­rit dans le vide, je vou­lais d’un ro­man à la fois ac­ces­sible à tous et pro­fond d’un point de vue sym­bo­lique.
Aux lec­teurs de ju­ger. Je compte d’ail­leurs sur eux pour me trans­mettre leurs im­p­res­sions que je me fe­rai un plai­sir de pu­b­lier sur mon blog :
nde­loffre.blog­s­pot.com

http://alexipharmaque.net/entretiens/entretien-avec-nicolas-deloffre

_________________
«Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?» [S.39 - V.9]

«Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte
de leurs propres âmes et celles de leurs familles».
C'est bien cela la perte évidente. [S.39 - V.15]
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Littérature dissidente : La Fuite... nouveau roman de Nicolas Deloffre
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