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 Machiavel Pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique

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Mech

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MessageSujet: Machiavel Pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique   6/2/2014, 11:22

une petite introduction à ce livre récupéré sur ce site:
http://livr-arbitres.com
L’ÉDUCATION, OUTIL TOTALITAIRE


Le développement du mondialisation permet le renforcement de la coopération (et l’aliénation) des états en vue de mettre en place une société uniformisée et uniculturelle aux quatre coins du village planétaire ; dans ce dessein, chaque individu se doit de manger des « Big-Mac », boire du Coca-Cola et s’abrutir devant le modèle culturel américain, sauveur et dominateur du monde, incarné notamment par Independance Day.

Mais, aujourd’hui, après avoir triompher dans le domaine commercial – donc économique – en instaurant un marché mondial par les accords du GATT, et en attendant d’imposer un gouvernement mondial avec à sa tête « Big Brother », les séides révolutionnaires s’attaquent désormais à l’Éducation, secteur essentiel, car ayant trait à la formation intellectuelle et culturelle des individus, donc au devenir des nations. Selon un rapport de l’UNESCO, « celui qui contrôlera, au XXIe siècle, l’éducation aura l’initiative, car l’éducation sera permanente », c’est dire si nos mondialistes en ont conscience !

Vous pourriez nous rétorquer que la hantise du complot nous le fait voir partout, tel une pieuvre étouffant sa proie – l’esprit des peuples –, et qu’en fait, ce ne sont que des supputations de réactionnaires de bas étages. Si seulement, cela pouvait être vrai ! Malheureusement, les faits sont là : en France, à l’aube de l’an 2000, 20% des jeunes de moins de vingt-cinq ans sont illettrés ! On se passerait bien de tel record. Comment un pays, considéré comme la quatrième puissance de la planète, est-il tombé si bas, lui qui dispose de l’école (en fait l’instruction) républicaine (chère à Clemenceau... euh pardon à Jules Ferry), laïque, gratuite et obligatoire jusqu'à seize ans ?

C’est qu’en fait on a changé délibérément le rôle de l’école, ce dernier étant redéfini, il doit permettre un apprentissage de la future vie sociale de l’élève. L’école n’est plus le lieu de la formation intellectuelle mais sociale des enfants. En effet, l’école doit modifier les attitudes et les comportements des enfants qui lui sont confiés en lui inculquant de nouvelles valeurs (tolérance, antiracisme, fraternité, etc.), celles-ci devant changer et renverser les valeurs traditionnelles de notre société.

Mais cette modification des attitudes ne concerne pas seulement notre pays. Elle est orchestrée à l’échelon mondial par les départements « Éducation » des différentes institutions internationales : Unesco, Conseil de l’Europe, Commission de Bruxelles et OCDE. Bien évidemment le ministère de l’Éducation Nationale est concerné, les IUFM ayant été créés à cet effet. Les instructions de l’Unesco sont claires à ce sujet : « Nous souhaitons l’internationalisation et la standardisation de l’Éducation ».

Concrètement, il faut « faire en sorte que tout élève se trouve en position de succès », ce qui se traduit par une baisse sensible de la qualité et du contenu des enseignements (en supprimant les Humanités), ce qui a pour conséquences l’effondrement du niveau scolaire, ce qui permet de rompre avec un système élitiste. Le professeur est devenu un éducateur et un conseiller, sorte de lien entre les parents et l’école. Cette révolution éthique – c’est à dire un renversement des valeurs a pour but d’imposer une nouvelle morale, qui se veut universelle, en neutralisant la transmission familiale des préjugés – est doublée d’une révolution culturelle permettant d’envisager une éducation dans une perspective mondialiste et ainsi d’inculquer aux élèves une attitude interculturelle (où diverses cultures ont fusionné pour donner naissance à une nouvelle culture). L’aboutissement logique de ce processus devrait être « le développement d’une langue internationale pour une telle société globale, qui renforce et promeuve une culture internationale » (Unesco, février 1989)

La finalité d’un tel projet sera la création d’une société duale, où cohabiteront dirigeants et dirigés. Les premiers étant « l’élite du savoir », l’élite méritocratique, dont l’ascension est fondée sur le savoir, les derniers étant le résultat de ce système éducatif déficient, étant peu ou prou instruits car la société future n’aura pas besoin d’un grand nombre de gens instruits, l’Éducation étant séparée en deux : une éducation pour les masses et une éducation de qualité, organisée par le « recrutement de l’élite scolaire au sein de l’élite sociale » (Unesco).

Voici le projet fomenté par nos dirigeants mondialistes. Avons-nous la partie perdue ? Pas encore car il existe de nombreux freins à cette évolution : en effet, les structures sociales et les mentalités populaires ont du mal à se défaire de « l’usage ». De plus, le corps enseignant – le vrai – refuse cet abaissement des niveaux scolaires et ce nivellement par le bas.

Mais c’est à nous, esprits libres, de résister face à cet ennemi sournois, qui tôt au tard échouera comme tous ceux qui ont voulu dominer les hommes en les traitant comme de vulgaires animaux. Clio est là pour nous permettre d’espérer et d’entretenir notre flamme, cette flamme qui brûle en chacun de nous, là où se trouve ce qui fait la richesse de l’homme, car « c’est l’homme qui fait l’histoire et non l’histoire qui fait l’histoire. » (Massis)

Lire à ce sujet : Machiavel Pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique, de Pascal Bernardin.

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Auteur: Pascal Bernardin
Éditions Notre-Dame des Grâces
ISBN: 2-9509570-0-5
18€

Résumé: Ce livre explique toute la soumission de l'éducation au projet mondialiste et eugénique, tout est dedans tout est clair du début à la fin.
Je ne ferais que nommer les chapitres afin d'en comprendre l'importance de son contenu je pense qu'ils sont suffisamment parlant.

Chapitre 1 : Les techniques de manipulation psychologique.
Chapitre 2 : L'application de la psychologie sociale à l’éducation.
Chapitre 3 : L'UNESCO, l'éducation et le contrôle psychologique.
Chapitre 4 : La redéfinition du rôle de l'école et l'enseignement multidimensionnel.
Chapitre 5 : La révolution éthique.
Chapitre 6 : La révolution culturelle: multiculturalisme ou hommage à Gramsci.
Chapitre 7 : Récrire l'histoire.
Chapitre 8 : Les IUFM.
Chapitre 9 : La décentralisation.
Chapitre 10: L'évaluation et l'informatisation du système éductif mondial.
Chapitre 11: L'Europe.
Chapitre 12: La révolution pédagogique en France.
Chapitre 13: La société duale.
Chapitre 14: Le totalitarisme psychopédagogique.
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Mech

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MessageSujet: Re: Machiavel Pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique   7/2/2014, 01:06

J'y ajoute en complément/conséquence cet excellent article récupéré du très instructif site état du monde état d'être

Plus une société est coercitive, plus le risque de maladie mentale est élevé

(Source : NewsOfTomorrow)



La cause profonde des mariages tristes, des familles malheureuses et des problèmes émotionnels et comportementaux, est la même.
Tout au long de l’histoire, des sociétés n’avaient pas toutes les contraintes des nôtres. Bien que ces sociétés aient eu beaucoup moins de « biens de consommation » et moins de ce que la modernité nomme « l’efficacité, » elles avaient aussi beaucoup moins de maladies mentales. Bien sûr, cette réalité est passée sous silence par les champions peu critiques de la modernité et de la psychiatrie classique. La coercition – l’usage de la force physique, légale, chimique, psychologique, financière, ou autre, dans le but de conformer – est propre au travail, à la scolarité et à l’éducation des enfants dans notre société. Cependant, la coercition engendre la peur et le ressentiment, qui engendrent des mariages tristes, des familles malheureuses, et ce que nous appelons la maladie mentale.
 
Sociétés peu coercitives : peu de maladies mentales
Après avoir assisté aux horreurs de la Première Guerre mondiale et avoir écrit Les Révoltés de la Bounty (1932), Charles Nordhoff et James Norman Hall reçurent une commission de Harper’s magazine pour écrire des récits de voyage documentaires sur la vie dans le Pacifique Sud. Leurs témoignages sur les îles de Paumoto, les îles de la Société et les îles Cook ont été publiés sous la forme d’un feuilleton dans Harper’s puis ont été rassemblés dans le livre Faery, terres des mers du Sud (1921). Nordhoff et Hall ont été frappés par le faible degré de coercition dans ces cultures insulaires par rapport à leur propre société, et ils ont été enchantés par ce que devenaient les enfants dans de telles conditions non-coercitives :
Citation :
Il est fascinant de regarder ces jeunes, élevés sans vêtements et sans contraintes… Une fois qu’ils sont sevrés du sein de leurs mères – ce qui n’est souvent pas le cas avant l’âge de deux ans et demi ou trois ans – les enfants des îles apprennent librement à se débrouiller eux-même; il y de quoi manger à la maison, un endroit où dormir, et de quoi se vêtir s’il fait froid – et la responsabilité parentale s’arrête là. L’enfant mange quand il veut, dort quand il veut, où il veut, et s’amuse uniquement par ses propres ressources. En grandissant, on attend de lui quelques petites tâches – cueillir des fruits, aider à la pêche, nettoyer le sol autour de la maison – mais l’injonction de travailler est donnée fortuitement, et suivie fortuitement. La punition n’existe presque pas… [Mais] ces jeunes de couleur grandissent avec étonnamment peu de friction – ils ont un tempérament doux, enjoué, ils ne s’ennuient jamais, et sont rarement querelleurs.

Pour de nombreux peuples autochtones, même la règle de la majorité que la plupart des américains appellent la démocratie est problématique du point de vue de la coercition, car elle engendre des ressentiments dans la minorité. Roland Chrisjohn, membre de la tribu des Iroquois et auteur de The Circle Game, souligne que pour son peuple il est considéré comme utile de passer le temps nécessaire pour parvenir à un consensus, afin d’éviter tout ressentiment. Selon les normes de la civilisation occidentale, ce serait totalement inefficace.
« Parvenir à un consensus pourrait prendre une éternité ! » s’est écrié un participant à une conférence de Chrisjohn. A quoi il a répondu : « Quoi de plus important ? »
De nombreux témoignages indiquent que la maladie mentale n’existe pas dans les sociétés autochtones, où il y a très peu de coercition et où il est bien connu que la coercition engendre un ressentiment qui brise les relations. Le livre Les soins en institution pour les fous aux Etats-Unis et au Canada publié en 1916, rapporte que : « Le Dr. Lillybridge de Virginie, employé par le gouvernement pour surveiller le retrait des Indiens Cherokee en 1827-89, a vu plus de 20,000 Indiens et s’est beaucoup renseigné sur leurs maladies. Il dit n’avoir jamais vu ni entendu parler d’un cas de folie parmi eux. »
Le psychiatre E. Fuller Torrey, a écrit en 1980 dans son livre Schizophrénie et civilisation, « La schizophrénie semble être une maladie de civilisation. » En 1973, Torrey a mené des recherches en Nouvelle-Guinée, qu’il a décrit comme « un pays se prêtant étrangement bien aux recherches épidémiologiques car les dossiers de recensement, même pour les villages les plus reculés, sont remarquablement bons. » En examinant ces dossiers, il a découvert « une différence dans la prévalence de la schizophrénie selon les districts, qui pouvait varier d’un facteur de 20; les districts où la prévalence était la plus élevée étant, en général, ceux qui avaient le plus de contact avec la civilisation occidentale. » Après avoir étudié d’autres études, Torrey conclut :
Citation :
Entre 1828 et 1960, presque tous les observateurs ont convenu que la psychose ou la schizophrénie étaient rares dans les zones technologiquement sous-développées du monde… Le plus frappant… est le consensus remarquable que la folie (dans les premières études) et la schizophrénie (dans des études ultérieures) étaient relativement rares avant le contact avec la civilisation euro-américaine… Mais vers 1950 quelque chose d’intéressant s’est produit… l’idée s’est répandue, dans la littérature psychiatrique, que la schizophrénie avait environ la même prévalence dans toutes les cultures et qu’elle n’était pas une maladie de civilisation.
Pourtant, Torrey est un défenseur de l’idée que les troubles mentaux graves sont dus à des facteurs biologiques et non des facteurs sociaux, et sa charge consiste à faire de l’Alliance Nationale pour les Malades Mentaux (NAMI) une force politique puissante. Comment Torrey parvient-il à concilier son idée que la maladie mentale a pour cause des facteurs biologiques avec ses propres recherches montrant que les troubles mentaux graves sont fortement associés à la civilisation euro-américaine ? Pour Torrey, « parmi les agents possibles, les virus sont les principaux suspects. »
Les agents biochimiques viraux suspectés par Torrey n’ont jamais été découverts. Alors pourquoi n’a-t-il pas pris en compte les effets toxiques de la coercition ? Torrey est un ardent défenseur des traitements coercitifs, y compris la médication forcée. Peut-être que son aveuglement face aux effets néfastes de la coercition l’oblige à proclamer que la maladie mentale ne peut être causée par des facteurs sociaux - même après avoir découvert le lien étroit entre la civilisation euro-américaine et les troubles mentaux graves.
Alors que Torrey n’a fait qu’étudier les dossiers de Nouvelle-Guinée, Jared Diamond a réellement travaillé avec la population de Nouvelle-Guinée pendant près d’un demi-siècle, côtoyant des groupes différents pendant de longues périodes, y compris des tribus de chasseurs-cueilleurs (et d’autres sociétés de petite dimension) où le rôle parental apportait beaucoup d’attention et un minimum de coercition.
Dans From the World Until Yesterday (2012), Diamond rapporte comment le laissez-faire parental n’est « pas inhabituel pour les normes des sociétés de chasseurs-cueilleurs de la planète, dont beaucoup considèrent les jeunes enfants comme des individus autonomes dont les désirs ne doivent pas être contrecarrés. » Diamond conclut que la volonté de contrôler les enfants dans notre société, pour ce qu’on imagine être leur bien, détruit en réalité les traits que nous admirons :
Citation :
D’autres occidentaux et moi-même sommes frappés par la sécurité émotionnelle, la confiance en soi, la curiosité et l’autonomie des membres des sociétés de petites dimensions, que ce soit chez les adultes ou déjà chez les enfants. Nous constatons que les personnes des sociétés de petites dimensions passent beaucoup plus de temps que nous à discuter entre elles, et passent très peu de temps avec les divertissements passifs qu’apportent les étrangers, comme la télévision, les jeux vidéos, et les livres. Nous sommes frappés par le développement précoce des aptitudes sociales de ces enfants. Ce sont des qualités que la plupart d’entre nous admirons, et aimerions voir chez nos propres enfants, mais nous empêchons le développement de ces qualités en classant et notant nos enfants et en leur disant constamment quoi faire.
Conséquences émotionnelles et comportementales de la coercition
Autrefois, quand les médecins prenaient tout leur temps pour vraiment écouter leurs patients parler de leurs vies, il était évident que pour beaucoup, la coercition était la cause de leur malheur. Mais la plupart des médecins, ainsi que des psychiatres, ne se plongent plus dans la vie de leurs patients. Selon le New York Times en 2011 :   »Une étude gouvernementale de 2005 a révélé que seulement 11 pour cent des psychiatres accordait une thérapie par la parole à tous les patients. » L’article souligne qu’il est beaucoup plus rentable pour les psychiatres de faire de la « gestion des médicaments, » qui consiste seulement à relever les symptômes et ajuster la médication. 
Depuis les années 1980, la psychiatrie biochimique en partenariat avec Big Pharma domine la psychiatrie, et a réussi à passer sous silence les vérités sur la coercition, autrefois évidentes pour les professionnels qui écoutaient réellement et longuement leurs patients - des vérités évidentes pour, par exemple, Sigmund Freud (Malaise dans la civilisation, 1929) et R.D. Laing (La Politique de l’expérience, 1967). Ce n’est pas pour autant que la psychanalyse de Freud et l’approche existentielle de Laing ont toujours été thérapeutiques. Mais les médecins qui ne se concentrent que sur les symptômes et prescrivent des médicaments passent à côté de la réalité évidente des répercussions multiples que peuvent avoir les différentes coercitions sociétales sur les coercitions familiales, les ressentiments et les problèmes émotionnels et comportementaux.
La modernité est remplie de coercitions institutionnelles absentes de la plupart des cultures autochtones. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne la scolarité et l’emploi, que la plupart des américains, selon les derniers sondages, trouvent aliénants, inintéressants et pas amusants. Comme je l’ai signalé en juillet, un sondage Gallup publié en janvier 2013 a rapporté que plus les élèves restaient à l’école, moins ils étaient intéressés, et dans le secondaire, seulement 40% d’entre eux disaient être intéressés. Les critiques de l’école, depuis Henry David Thoreau et Paul Goodman jusqu’à John Holt et John Taylor Gatto ont compris qu’une scolarité coercitive et peu engageante était nécessaire pour s’assurer que les jeunes acceptent plus facilement un emploi coercitif et peu engageant. Comme je l’ai signalé dans le même article, un sondage Gallup de juin 2013 a révélé que 70% des américains détestaient leur emploi ou travaillaient comme des zombies.
Un emploi et une scolarité peu engageants exigent toutes sortes de coercitions pour y participer, et les êtres humains payent le prix psychologique. En près de trois décennies de pratique clinique, j’ai découvert que la coercition était souvent la source de la souffrance.
Voici une situation que j’ai vu des centaines de fois. Un enfant ou un adolescent intelligent est moins performant que d’habitude dans une école standard, et commence à avoir des problèmes émotionnels et/ou comportementaux. L’enfant se sent souvent contraint par la scolarisation standard à prêter attention à ce qui est ennuyeux, à faire des devoirs qui n’ont pas de valeur apparente, et de rester dans un bâtiment étouffant et aseptisé. Selon le tempérament de l’enfant, cette contrainte conduit à des résultats différents – jamais positifs.
Certains de ces enfants sont déprimés et anxieux. Ils craignent que leur manque d’attention et d’intérêt se traduira par des conséquences désastreuses dans la vie. Ils croient que comme l’avertissent les autorités, s’ils ont de mauvais résultats à l’école ils devront bosser toute leur vie dans un fast-food. Il est de plus en plus courant pour les médecins de prescrire des antidépresseurs et autres médicaments psychiatriques à ces enfants anxieux et déprimés.
D’autres enfants inattentifs ne sont pas inquiets. Ils ne prennent pas au sérieux leur scolarité ni les avertissements des autorités, et ils trouvent légitime de résister à la coercition. Les professionnels de la santé mentale parlent souvent de « rébellion », et les diagnostiquent avec un « trouble oppositionnel avec provocation », ou un « trouble des conduites ». Leurs parents cherchent souvent à les punir, mais ne parviennent en général pas à briser la résistance de ces enfants. Les parents sont alors frustrés et mécontents du stress que leur cause leur enfant. L’enfant perçoit la frustration et le ressentiment des parents, et pense que ses parents ne l’aiment pas. De sorte que ces enfants cessent d’aimer leurs parents, cessent de faire attention aux sentiments des parents, et cherchent d’autres jeunes qui semblent faire comme eux, même si ces jeunes sont impliqués dans des activités criminelles.
Dans toutes les sociétés, ce qui est culturellement admis est régi par des contraintes comportementales. Par exemple, dans de nombreuses cultures indigènes, les pairs font pression pour être courageux et honnête. Cependant, dans la modernité, nous avons des contraintes institutionnelles qui nous obligent à adopter des comportements que nous ne respectons pas ou n’estimons pas. Les parents, de peur que leurs enfants n’obtiennent pas la reconnaissance nécessaire à un emploi, contraignent systématiquement leurs enfants à se conformer à la scolarité coercitive qu’eux-même trouvaient désagréable quand ils étaient enfants. Et bien que 70% d’entre nous détestions notre travail ou l’accomplissions comme des zombies, nous sommes contraints de chercher et de conserver un emploi par crainte de la pauvreté et de se retrouver sans abri.
Dans notre société, on nous apprend qu’accepter la coercition institutionnelle est nécessaire pour survivre. Nous découvrons différentes manières - y compris les drogues et l’alcool – de nier le ressentiment. Nous dépensons beaucoup d’énergie pour nier les effets létaux de la coercition sur les relations. Et, contrairement à de nombreuses cultures indigènes, nous dépensons peu d’énergie à créer une société ayant une coercition réduite.
Comme nous acceptons la coercition comme allant de soi, nous contraignons facilement les autres dès que l’occasion se présente. Cette opportunité se présente par exemple quand nous devenons des supérieurs hiérarchiques au travail et que nous sentons la sécurité que donne le pouvoir, ou quand, après avoir séduit notre conjoint en étant le moins coercitif possible, nous sentons la sécurité du mariage. Le mariage et les autres relations dégénèrent rapidement quand une personne est obsédée par le contrôle coercitif; ce qui produit du ressentiment chez l’autre personne, qui utilise alors des mesures anti-coercitives.
Nous pouvons contraindre par l’intimidation physique, la critique constante et bien d’autres moyens. De telles contraintes produisent du ressentiment, véritable poison qui tue les relations et crée de graves problèmes émotionnels. La nature interactionnelle de la dépression (1999), édité par les psychologues Thomas Joiner et James Coyne, documente par des centaines d’études la nature interpersonnelle de la dépression. Dans une étude sur les femmes mariées malheureuses, diagnostiquées avec la dépression, 60 pour cent d’entre elles pensaient que leur mariage malheureux était la principale cause de leur dépression. Dans une autre étude, le meilleur indicateur de rechute de la dépression s’est révélé être la réponse à cette seule question : « A quel point votre conjoint vous critique ? »
Dans les années 1970, avant la domination du partenariat Big Pharma/biopsychiatrie, de nombreux professionnels de la santé mentale prenaient au sérieux l’impact de la coercition et du ressentiment sur la santé mentale. Et dans un climat culturel plus favorable que celui d’aujourd’hui pour une réflexion critique de la société, des auteurs comme Erich Fromm, qui ont abordé la relation entre la société et la santé mentale, étaient pris au sérieux, même dans la culture populaire.
Mais alors la psychiatrie s’est acoquinée [b]avec Big Pharma et ses Gros Sous. Leur partenariat a permis de passer sous silence la réalité évidente qu’une société extrêmement coercitive crée une peur et un ressentiment énorme, ce qui se traduit par des mariages tristes, des familles malheureuses et des problèmes émotionnels et comportementaux.[/b]
 
A propos de l’auteur : Bruce E. Levine est un psychologue clinicien en exercice. Son dernier livre s’intitule Allez hop debout ! Unir les populistes, renforcer les vaincus, et vaincre l’élite corporativeSon site est brucelevine.net.


source : http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/de-soi/science-de-l-esprit/plus-une-societe-est-coercitive-plus-le-risque-de-maladie-mentale-est-eleve
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MessageSujet: Re: Machiavel Pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique   11/2/2014, 20:49

Merci pour l'article Mech. Catastrophique effectivement.


Un petit résumé ?

"Et toi même tu vas faire comment maintenant qu'y'a plus forêt, hein toi qui est le nigot là ?"


Dieudonné - Oképi Malin

"Mais je dirais, ha !!! Leurs arbres de la laicité là, non non, mais c'est n'importe quoi. Ce sont les mêmes qui détruisent les forêts hein hein, les BHV là. BHL mais oui ! HAAA ! Ce n'est pas sérieux..."
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