Anti Nouvel Ordre Mondial

Alliance spirituelle contre la subversion mondialiste. Forum d'éveil des consciences par le partage des connaissances et l'esprit de solidarité.
 
PortailLLP site officielAccueilRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Actualités - Lotfi Hadjiat

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Lotfi Hadjiat   13/5/2015, 13:14

L’esprit du mal, par Lotfi Hadjiat



Le XXème siècle n’a eu de cesse d’enterrer la croyance en l’existence de Dieu. Le XXIème siècle n’a et n’aura de cesse d’enterrer au sein des masses la croyance en l’existence de Satan, l’esprit du mal, existence de plus en plus manifeste aujourd’hui. Manifeste en Israël par exemple, où l’extrême-droite de l’extrême-droite est montée au pouvoir au sein du gouvernement Netanyahu, recevant les félicitations de l’Union européenne par la voix de la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Federica Mogherini !! Cette même UE qui condamne pourtant à longueur de journée l’extrême-droite.

Naftali Bennett est désormais ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement Netanyahu (lequel Naftali déclarait il y a peu que tuer un Arabe ne lui posait pas de problème !), et Ayelet Shaked devient la nouvelle ministre de la justice (elle qui préconisait récemment de tuer toutes les mères de martyrs palestiniens comme solution à la résistance palestinienne ! La solution finale…). Les félicitations, je vous dis ! Et dire que tous ces possédés de Charlie traitent Poutine de nouvel Hitler… Mais quand bien même. Hitler était un saint homme à côté de Ayelet Shaked ; rappelons que Hitler sauva la vie d’un Juif, Ernst Moritz Hess, en août 1940. La nomination euro-félicitée de Ayelet Shaked comme ministre de la justice est la preuve évidente de l’action décisive des forces du mal, de l’esprit du mal.

La seule façon de lutter contre l’impact gigantesque de l’esprit du mal, de Satan (que le très influent judéo-sioniste Bernard-Henri Lévy trouve « clairvoyant » et « intelligent »), la seule dissidence s’il y en a une aujourd’hui consiste naturellement à promouvoir l’esprit du bien, le salut spirituel, avant toutes choses. En faisant passer ce dernier avant le salut matériel ou politique. Faire passer son salut matériel ou politique avant son salut spirituel, c’est déjà être converti au judéo-sionisme. Les judéo-sionistes ne reconnaîtront en effet leur messie que s’il leur apporte d’abord le salut matériel et politique. Combattre le judéo-sionisme, qu’incarne si bien Ayelet Shaked, c’est mener un combat moral et spirituel avant le combat politique ou matériel. Les dissidents qui font passer celui-ci avant celui-là sont déjà convertis au judéo-sionisme. Rappelons que Saladin et Saint-Louis faisaient passer le salut spirituel avant le salut politique, précisons encore qu’il n’y a pas eu de famine en France sous le règne de Saint-Louis, et seulement sous son règne.

Il n’y a de dissidence aujourd’hui que la dissidence morale, spirituelle, celle qui mène au chemin mystique. En ces temps très sombres de matérialisme paroxystique, où la concurrence haineuse s’est imposée comme le seul lien social dans les sociétés modernes, parler mystique peut paraître incongru, voire indécent. Ou carrément honteux, à l’heure des bombardements à l’uranium appauvri et au phosphore blanc. Sur les enfants palestiniens, par l’armée israélienne, l’armée la plus morale du monde, selon Netanyahu ! Il arrive pourtant qu’en pleine guerre, aient lieu des événements mystiques. En 1917, par exemple, au cours de la première guerre mondiale, des anges se manifestèrent à Fatima, au Portugal ; une église y fut construite et devint un haut lieu de pèlerinage.

Il se pourrait fort bien que des événements mystiques adviennent prochainement. J’ai relevé ceci parmi les signes majeurs de la fin du monde dans l’eschatologie musulmane, d’après Muslim : « … un Feu sortira du Yémen qui chassera les hommes vers leur lieu de rassemblement… ». Ce « Feu qui sortira du Yemen », ne serait-il pas cette guerre qui se déroule en ce moment-même au Yémen ? Non ?

9 mai 2015 - 13:13
http://www.lelibrepenseur.org/2015/05/09/lesprit-du-mal-par-lotfi-hadjiat/

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   13/5/2015, 13:18

De quoi Hanouna est-il le nom ? par Lotfi Hadjiat




Que n’inflige-t-on pas aux Français avec cette émission « Touche pas à mon poste », animé par Cyril Hanouna. Son émission accablante de vulgarité consiste à se moquer méchamment de ses collègues de la télé, à les salir, à les offenser, à les blesser pour tenter de faire rire mais sans jamais y parvenir. Les Français ont-ils tant à expier pour subir une telle humiliation culturelle ? Même les Algériens ayant vécu la colonisation française ont mal à la France en le regardant, ils se souviennent de ce temps pas si lointain où le regretté Coluche faisait rire aux éclats les Français du cru et les Arabes, en riant des premiers comme des seconds.

Quelle tristesse de voir ce singe obscène tout droit sorti d’un zoo de Tunis piaffer et gesticuler pour obtenir de l’audience, qu’il obtient malheureusement, en se croyant tout permis parce qu’il est juif ; la comparaison évidente avec le talentueux Elie Kakou, le désopilant Popeck, ou l’intarissable Gérard Oury, également juifs, aurait dû démasquer dès le départ cet imposteur à la chemise blanche ouverte, qui admire tant Bernard Henri Lévy… Quelle affliction de voir ce tocard au goût infaillible pour la vulgarité prétendre au titre de nouveaux Molière, de représentant officiel de l’humour français. On pensait avoir touché le fond des chiottes avec Arthur et Michaël Youn, deux autres sommités de la vulgarité. Aux dernières nouvelles, Cyril a présenté sa candidature à la présidence de France Télévision, il a même déposé son dossier auprès du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ! Dire qu’il a besoin d’auteurs pour lui écrire ses vannes pourries. Gageons qu’il se proposera bientôt à la présidence de la république française. Lui qui aime tout le monde. Aimer les gens, voilà le credo bidon de ces rats puant de la télé-poubelle, qui n’aiment que leur carrière de minable et leur pognon infâme.
S’il n’y avait que son manque criant de talent, ses blagues avariées et son rire forcé, un rire atroce de hyène hystérique, mais tout sonne faux chez lui excepté son argent. Cet ambitieux culotté qui se déculotte facilement pour se faire des parts de marché, et qui se plaint de fins de mois difficiles avec 25000 euros de revenu mensuel comme animateur, sans compter ses revenus comme producteur, fait invariablement penser à cet animal horrible qu’on appelle le « diable de Tasmanie ». Voyons ce qu’en dit la revue National Geographic : « Jamais un animal n’aura porté aussi bien son nom. Le diable de Tasmanie est un animal cruel, intrépide, féroce. Il mange tout, les cadavres, les déchets, et va même jusqu’à dormir dans le ventre de ses proies pour ne pas en laisser une miette aux autres prédateurs ».

Cependant, cet arriviste à l’américaine a un grand succès médiatique, tel est le terrible paradoxe. L’inacceptable n’est pas seulement accepté, il est adulé, plébiscité par l’audimat ! Le pire passe désormais pour le meilleur, l’immonde pour l’exquis et la médiocrité agressive pour du génie, telle est l’alchimie abominable de la modernité occidentale. Une alchimie capable de faire passer un crime contre l’humanité pour un bienfait pour l’humanité (bombardements de Dresde) et le racket bancaire pour un service privilégié, une alchimie qui a réussi à s’imposer dans la société à force de manipulation, d’influence, d’argent et de culpabilisation. Hanouna est le nom de la réussite de cette alchimie du mal, dont rien ne semble pouvoir arrêter l’accomplissement. Il est à lui seul un signe de la fin du monde, le visage déformé du mensonge devenu roi. « Tout est accompli », dirait un Galiléen…

Par Lotfi Hadjiat
06/04/2015

https://lacorneilleblog.wordpress.com/2015/04/06/de-quoi-hanouna-est-il-le-nom-par-lotfi-hadjiat/

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   13/5/2015, 13:22

Spinoza et la Thora, par Lotfi Hadjiat




Lorsqu’en 1670, Baruch Spinoza publia son Traité théologico-politique, il le fit sans nom d’auteur et avec une fausse adresse d’éditeur. Mais malgré toutes ces précautions, il fut assez vite repéré, comme en témoigne ce libellé de 1672, qui qualifiait le livre « d’ouvrage fabriqué en Enfer par le Juif renégat en collaboration avec le Diable » ! Spinoza avait eu l’audace d’affirmer que « la liberté de philosopher non seulement est compatible avec le maintien de la piété et la paix de l’état, mais même qu’on ne peut la détruire sans détruire en même temps et la paix de l’état et la piété elle-même ». Le philosophe hollandais soutenait que la Bible est une parole « vicieuse, tronquée, altérée et pleine de discordances, que nous n’en possédons que des fragments, et que l’original du pacte que Dieu a fait avec les Juifs a péri » (ce que dit le Coran), tout en précisant néanmoins que « la vraie religion y est enseignée », pour peu qu’on y vise l’esprit derrière la lettre. Mais son audace ne s’arrêtait pas là. En effet, il eut l’extrême impudence d’affirmer que la Torah fut écrite, non par Moïse, mais par Esdras, un prêtre juif du IVème siècle avant J. C., et que les lois de cette Torah n’étaient pas religieuses mais politiques.

Cependant, le divorce avec sa communauté commença bien plus tôt. Spinoza avait déjà été excommunié de la communauté juive pour propos hérétiques, « horriblement hérétiques », en 1656, alors qu’il n’avait encore rien publié, une excommunication grave et rare, car définitive, appelée « herem » par les rabbins (actuellement, le « herem » est toujours en vigueur en Israël !). « Qu’il soit maudit le jour, qu’il soit maudit la nuit, qu’il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu’il veille. Qu’il soit maudit à son entrée et qu’il soit maudit à sa sortie. Que les fièvres et les purulences les plus malignes infestent son corps », disait l’acte d’exclusion de la Synagogue ! Mais contrairement à Uriel da Costa, un intellectuel juif, qui fut lui aussi excommunié, et qui fut obligé d’accepter une flagellation publique pour être réintégré, le jeune Baruch, âgé de vingt-quatre ans, ne se repentit pas et rompit définitivement avec sa communauté (qui encaissa quand même ses cotisations !). On peut lire dans le chapitre 12 du Traité : « que l’on cesse donc de nous accuser d’impiété, nous qui n’avons rien dit contre la parole de Dieu, et qui ne l’avons pas souillée, et que la juste colère qu’on pourrait avoir retombe sur les anciens, dont la malice a profané et corrompu l’arche de Dieu, le temple, la loi et toutes les choses saintes » (le Coran ne dit pas autre chose).

Les allégations de Spinoza dans son Traité étaient inadmissibles pour la Synagogue. Même le pourtant très éclairé intellectuel juif, Moïse Mendelssohn, qualifia Spinoza un siècle plus tard de « chien crevé », dans une lettre adressée à Lessing. Spinoza affirmait donc que la Torah reçue par le prophète Moïse fut falsifiée par Esdras pour des raisons politiques, et que cette Torah ne pouvait pas avoir été écrite par Moïse puisqu’au « dernier chapitre du Deutéronome, la mort de Moïse se trouve racontée en douze versets » ! Et « que la préface même du Deutéronome, ne peut avoir été écrite par Moïse, puisqu’il ne passa pas le Jourdain » ! Esdras après l’exil à Babylone prôna un retour des exilés juifs à Sion (il fut le premier sioniste), avec la permission d’Artaxerxès Ier, l’empereur Perse (la Judée était alors une province de l’empire perse). Arrivé à Jérusalem, il vit que le judaïsme avait été « oublié », c’est-à-dire qu’il était aux mains des samaritains majoritaires, des païens selon Esdras ! Les samaritains se réclamaient pourtant des lois de Moïse, et se définissaient comme descendants des anciens israélites, mais refusaient la centralité du culte à Jérusalem. Esdras, qui était mandaté par Artaxerxès pour organiser le culte judaïque, se débarrassa alors radicalement de ses rivaux samaritains, en décrétant que seuls ceux revenus d’exil étaient israélites ! Seuls représentants légitime du judaïsme. Et que les samaritains même s’ils se convertissaient ne pouvaient prétendre en faire partie. Le judaïsme fut ainsi dissout dans le sang de la mère israélite esdrassienne, et transmissible par elle uniquement. Esdras installa donc son pouvoir en créant une grande assemblée théologico-politique à Jérusalem, l’ancêtre du Sanhédrin, dont furent exclus les samaritains. Esdras confirma son putsch en fixant par écrit la Torah, la sienne, et en l’imposant politiquement. Et ainsi le judaïsme devint une idéologie politique. Une idéologie radicale qui empêchait tout mariage entre juifs et non-juifs (les samaritains étant considérés comme non-juifs). Naquit ainsi le tout premier racisme d’État de l’histoire de l’humanité. Voilà tout ce que soulevait Spinoza, et ce pourquoi il fut excommunié définitivement ! Ce premier sionisme d’Esdras ressemble à s’y méprendre au sionisme actuel. Un peuple qui arrive sur une terre, qui en chasse ses habitants en prétendant en être les habitants légitimes !

Le racisme d’État inauguré par Esdras existe toujours aujourd’hui en Israël, où le mariage mixte est toujours interdit. Écoutons cette petite histoire très explicite racontée par Uri Regev, rabbin, avocat et directeur de Hiddush, dans une tribune sur le site tenoua.org, en décembre 2013 : « il y a de cela quelques mois, Sara et Tzachi, jeune couple israélien, publiait sur Facebook son histoire. Ils expliquaient la frustration qui les avait saisis lorsqu’ils s’étaient rendus compte qu’il leur était impossible de se marier dans leur propre pays. Sara a été adoptée par une famille juive américaine à l’âge d’un an. Elle a été convertie au judaïsme par un Beth Din [tribunal rabbinique] « massorti » (le judaïsme « massorti » est à mi-chemin entre le judaïsme orthodoxe et le judaïsme réformé). Son engagement et son implication dans la communauté juive l’amenèrent à rencontrer un jeune Israélien, Tzachi, à faire son « alya » puis à préparer son mariage. Mais bientôt, les jeunes gens apprirent qu’il leur était impossible de se marier en Israël pour une seule et simple raison : à cause de sa conversion « massorti », le rabbinat orthodoxe israélien ne considère pas Sara comme juive. Là, vous vous demandez naturellement : mais pourquoi n’ont-ils pas simplement choisi un rabbin non-orthodoxe pour leur mariage ? La réponse est aussi simple qu’inacceptable : Israël ne reconnaît qu’aux seuls rabbins orthodoxes le droit de marier des juifs. Aucun rabbin « massorti » ou libéral ne peut présider à un mariage reconnu par la loi. Le mariage civil n’existe pas en Israël, ni pour les juifs, ni pour les non-juifs. Sara n’est qu’un exemple parmi les centaines de milliers de citoyens israéliens à qui est refusé ce droit humain de base, celui du mariage » !!!!!

Ainsi donc la Torah fut falsifiée. Et la croyance et les rituels religieux furent politisés, faisant du message religieux universel initial une idéologie politique ethnique exclusive. Ainsi « le dieu des hommes de tous les temps » du Moïse initial (Exode 3, 15), devint le dieu ethnique belliqueux « violent et assoiffé de sang », comme disait Freud dans son livre L’homme Moïse et la religion monothéiste. Selon Freud, il y eut deux Moïse, le vrai et son usurpateur madianite ; le vrai fut tué par des israélites et supplanté par un tyran madianite. Freud nous dit que ces deux personnages, le Moïse authentique et l’usurpateur, furent fondus en un seul personnage dans cette Torah falsifiée, tout comme le furent le dieu du vrai Moïse et celui de l’usurpateur. Ce dernier assure à la fin de la Torah, à son peuple, que s’il lui obéit il dominera les nations par le moyen de l’argent : « vous prêterez à beaucoup de nations et vous n’emprunterez point. Le seigneur fera de vous la tête et non la queue » (Deutéronome 28, 12). Lloyd Blankfein obéit donc à cet usurpateur, quand il dit « n’être qu’un banquier faisant le travail de Dieu » !

Même la circoncision fut ethno-politisée ! En effet, la circoncision du cœur demandée par Moïse devint une marque communautaire exclusive. Dans le Deutéronome (10, 16), Moïse dit aux israélites : “circoncisez donc le prépuce de votre cœur, et ne vous « entêtez » plus contre moi”. Après Moïse, le prophète Jérémie proclama encore : “voyez, les jours viennent, dit le Seigneur, où je châtierai tous ceux qui sont circoncis mais encore incirconcis… L’Égypte, Juda, Édom, les enfants d’Ammon, Moab, et tous ceux qui habitent dans le désert… car toutes ces nations sont incirconcises, et toute la maison d’Israël est incirconcise du cœur…” (Jérémie 9, 25). Dans Jérémie (6, 10), nous lisons aussi : « leurs oreilles sont incirconcises, ils ne peuvent pas écouter”. Et dans Jérémie (4, 4) : « circoncisez-vous pour le Seigneur, ôtez le prépuce de votre cœur, ô hommes de Juda et habitants de Jérusalem ; de peur que ma colère ne sorte comme un feu, et ne brûle sans personne pour l’éteindre… ».

C’est donc par cet exclusivisme aveugle que les israélites se sont coupés du reste de l’humanité, « qu’ils se sont séquestrés des autres peuples et se sont attirés leur haine » nous dit Spinoza (chap. III du °Traité°). Pour Spinoza, cette haine explique même le fait « qu’ils aient subsisté si longtemps » (ibid.) ; « que la haine des nations soit pour les Juifs un principe de conservation, c’est ce que nous avons vu par expérience » (ibid.). Cet exclusivisme extrémiste du peuple à la nuque raide, « leur endurcissement au mal » (ibid.) fut donc puni par Dieu par « la ruine de leur empire et les maux qui en sont les suites, sans parler des fléaux particuliers dont ils devaient être accablés par suite de leur dispersion » (ibid.). L’élection des Juifs était donc temporelle et non éternelle, nous dit Spinoza, ils furent choisis, comme d’autres peuples avant et après eux, pour transmettre à tous les peuples le message divin ; mais ils faillirent à cette mission en gardant ce message universel pour eux et en le pervertissant sous forme d’idéologie politico-ethnique radicalement exclusive, instituant notamment une double morale, pour les Juifs et pour les non-Juifs. Dans l’Ancien Testament, le prochain c’est le prochain dans la communauté, c’est le frère, le prochain est juif, et les non-Juifs sont les étrangers. Voici un bon exemple de cette double morale, Deutéronome (23, 21) : « à l’étranger tu pourras prêter à intérêt, mais tu prêteras sans intérêt à ton frère, afin que Yahvé ton Dieu te bénisse en tous tes travaux » (une double morale qui culmine dans le Talmud). La revendication obstinée d’Israël d’être un « État juif », ethniquement juif, montre que la communauté israélite s’entête encore et toujours dans l’exclusivisme ethnique et qu’ils n’ont rien retenue des leçons pourtant douloureuses de leur histoire.

Mais creusons encore la piste de la falsification entrevue par Spinoza, et penchons-nous sur Jacob et Israël. Un des dogmes les plus important de la Torah prétend que les israélites descendent de Jacob, appelé aussi Israël dans ce texte. Mais pourtant, nous pouvons lire dans Nombre (23, 23), le quatrième livre de la Torah : « l’enchantement ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël. Au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël, quelle est l’œuvre de Dieu ». Israël et Jacob seraient donc deux personnes différentes. La lignée d’Israël, nomades errants sans foi ni loi, aurait donc usurpée celle de Jacob, riche de patriarches, de prophètes et de rois. La lignée de Jacob ne serait donc pas israélite, elle ne serait pas juive, et elle aurait apporté la foi et la loi aux israélites. Une lignée de justes qui s’éteint selon l’Église avec Jésus-Christ, et selon l’islam avec son prophète. Jérémie [8,8] dénonçait déjà les mensonges dans la Torah, bien avant ce qu’en fit Esdras : « comment pouvez-vous dire, nous sommes sages, la loi de l’Éternel (la Torah) est avec nous, c’est bien en vain que c’est mise à l’œuvre la plume mensongère des scribes » ! Et avant Jérémie, le prophète Esaïe [59, 1-8] disait aux israélites : « […] pensez-vous que le Seigneur ait l’oreille trop dure pour vous entendre ? Ce sont vos fautes qui dressent une barrière entre vous et Lui […]. Car vous avez du sang sur les mains, vos doigts sont souillés de crimes, vos lèvres profèrent le mensonge, votre langue murmure des perversités […]. Sur votre route, vous semez la violence et le désastre. Vous ne connaissez pas le chemin de la paix ». Esaïe dirait sans doute la même chose aujourd’hui à l’adresse des gouvernements israéliens successifs. Esaïe fut tué par son propre peuple, sous Manassé, pour hérésie, prophète assassiné à l’instar (selon les sources judéo-chrétiennes ) des prophètes Jean-Baptiste, Ézéchiel, Michée, Amos, eux aussi assassinés par des israélites (ce que dit également le Coran). Sans parler de Jésus, dont le Sanhédrin réclama la mort. Cette forte tendance au meurtre trouve son élucidation dans le Coran, pour qui Jacob et Israël sont aussi deux personnes différentes. Sourate 17, versets 2 et 3 : « et Nous avions donné à Moïse le livre dont Nous avions fait un guide pour les enfants d’Israël, en leur prescrivant : ne prenez pas de protecteur en dehors de Moi, ô vous, les descendants de ceux que Nous avons transportés dans l’arche avec Noé, car celui-ci était vraiment un serviteur plein de reconnaissance ». Dans ces versets, Israël est donc bien antérieur à Jacob, puisque les ascendants des fils d’Israël étaient dans l’arche de Noé, et que Jacob arriva après Abraham, qui lui-même arriva bien longtemps après Noé. Israël serait même antérieur à Noé, de plusieurs générations sans doute, puisque ses descendants étaient avec Noé dans l’arche. Mais c’est la sourate 5 (versets 30 et 32) qui nous révèle qui est Israël. Au début de cette sourate, l’histoire des deux fils d’Adam est racontée sans que leur nom soit précisé : « son instinct bestial l’entraîna au meurtre de son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des réprouvés. […] Voilà pourquoi Nous avons prescrit au enfants d’Israël que quiconque tue une personne non coupable de meurtre ou de corruption sur Terre, est considéré comme le meurtrier de l’humanité ». Ce passage fait donc un rapprochement explicite entre Caïn et Israël, et sous-entend très fortement le nom du premier meurtrier de l’humanité : Caïn-Israël. Caïn et Israël seraient donc la même personne. Cette hypothèse est d’autant plus plausible que « isr », en arabe, est la racine verbale de « insister », « s’entêter », et « el » voulant dire, comme en hébreux, la divinité. Ce qui se rapproche grandement de la signification de « Israël » en langue hébraïque : « en lutte contre Dieu ». Caïn-Israël est bien celui qui « s’est entêté » à nier son crime lorsqu’il fut interpellé par Dieu, dans la Genèse (4, 9), et qui entra donc « en lutte contre Dieu ». Les similitudes entre Caïn-Israël et Jacob-Israël dans la Torah sont d’ailleurs flagrantes. Le premier demande à Dieu d’être protégé dans son errance et Dieu met sur lui un signe distinctif (Genèse 4, 15) ; le second demande à Dieu de le bénir et il est béni (Genèse 32, 30).

Il semblerait donc que le texte du Coran confonde tous les mensonges de la Torah entrevus par Spinoza, et la restitue ainsi dans sa vérité d’origine. La quête laïcisée de la vérité, y compris religieuse, plaidée par Spinoza, dans la lignée d’Averroès, est donc un bon chemin pour détruire le mensonge, et pour éclairer la piété.

9 oct 2014
http://axedelaresistance.com/spinoza-et-la-thora-par-lotfi-hadjiat/

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.


Dernière édition par Bardamu le 13/5/2015, 14:30, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   13/5/2015, 13:33

Narcissisme et Lord Byron, par Lotfi Hadjiat




Peut-on encore aimer la vie quand tout autour de nous l’égoïsme et le narcissisme se radicalisent épouvantablement ? Peut-on encore l’aimer quand elle fait de nos semblables des « diables de Tasmanie » ? Le stade suprême du narcissisme, imposé au monde par le radicalisme occidentalo-sioniste, a fait de la vie une ignominie que l’on ne peut plus aimer.

Ce radicalisme est le pire et on en parle si peu. Le narcissisme dévore l’humanité égoïste irréversiblement, jusqu’à la perversion, jusqu’à la monstruosité. Pascal disait déjà « l’homme est un monstre incompréhensible ». Et Hobbes affirmait : « A l’état de nature l’homme est un loup pour l’homme, à l’état social l’homme est un dieu pour l’homme ». Aujourd’hui, l’homme est un loup pour l’homme à l’état social. Et les hommes, et les femmes, devenus loups ultra-narcissiques, s’entretuent entre-eux. La mort ne serait-elle pas préférable à la vie dans ce bas monde déchaîné par les démons ?
Les insoumis à Dieu, comme Onfray, sont heureux dans cette société satanique, ils croient en l’avenir… de leur narcissisme. Et les soumis à Dieu, profondément affligés par cette humanité démoniaque, guettent dans l’actualité les signes du changement, de la justice divine. On est bien obligé de reconnaître que Satan a triomphé : il a mené l’humanité à sa perte. Le narcissisme est la maladie mortelle de l’humanité, le plus grand narcissique étant bien-sûr Satan. Mais les narcissiques ne croient pas en Satan, ils ne croient qu’en eux-mêmes, en vouant sans le savoir un culte à Satan. On ne peut pas être insoumis et à Dieu et à Satan. Car celui qui ne se soumet pas à Dieu se soumet à Satan. Et inversement. Tous ces Charlie qui, sous couvert de laïcité, sont insoumis à tout en blasphémant Dieu et en blasphémant tout (sauf Israël, les Juifs, la franc-maconnerie et la Shoah), sont en fait soumis à Lucifer/Satan, le porteur de lumières déclinantes, que ces possédés préfèrent affubler du masque plus respectable de Prométhée ! Dis-moi qui tu ne blasphèmes pas, je te dirais à qui tu es soumis. Dans sa pièce de théâtre, intitulée Caïn, Lord Byron fait dire à Lucifer, Acte I scène 1 : « Celui qui n’a pas fléchi devant Dieu a fléchi devant moi ». Ce à quoi Caïn répond : « Je ne fléchirai ni devant l’un ni devant l’autre ». Ce à quoi Lucifer/Satan répond : « Tu n’en es pas moins mon adorateur… ne pas adorer Dieu suffit pour te donner à moi ». Ainsi, selon Lord Byron, tout comme Caïn, Charlie n’ayant pas fléchi devant Dieu, il a donc fléchi devant Satan. Les Charlie seraient bien capables de dénoncer Lord Byron pour incitation au terrorisme ! Et d’interdire frénétiquement son œuvre ! Philippe Tesson va-t-il brûler les livres de Byron ?

On pourrait aimer la vie à nouveau mais seulement après un déluge à la Noé, un déluge purificateur où serait noyé impitoyablement toute la méchanceté et l’avidité des hommes, et des femmes, un déluge de soufre enflammé où tous les démons seraient précipités. En attendant ce déluge, en attendant le Messie, envers et contre le narcissisme planétaire qui souille la Terre, on peut aimer la vie… en Dieu.

12 avril 2015
http://www.lelibrepenseur.org/2015/04/12/narcissisme-et-lord-byron-par-lotfi-hadjiat/


_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   13/5/2015, 14:28

Sauver les Juifs du sionisme ?


Cette question peut paraître très provocante dans l’actualité brulante, mais elle n’est qu’un prétexte pour restituer la genèse méconnue de cet État sioniste qui plonge aujourd’hui certains dans la stupeur et la colère, d’autres dans l’incompréhension inavouable, et qui menace d’embrasement nombre de sociétés civiles et de communautés. J’ai la faiblesse de croire que cet éclairage historique contribuera à mettre un terme à la confusion délétère.


Pour trouver un début de lumière sur le sionisme politique, il faut remonter deux siècles en avant, au moins deux. Car depuis la fin du XIXème siècle, le sionisme s’est toujours défini comme la solution politique à l’antisémitisme, sa solution finale, dont l’État d’Israël serait l’aboutissement. Interrogeons donc la genèse de cette solution, et demandons-nous si celle-ci a été, dans sa mise en œuvre, et est aujourd’hui un salut pour les Juifs. On comprendra alors aisément si elle peut être un salut pour les palestiniens.

Il y avait au tout début de cette histoire, une mouvance sioniste culturelle, spirituelle, celle de Ginzberg, ou de Buber un peu plus tard, une mouvance qui s’opposait vigoureusement à celle de Theodor Herzl, politique et militariste ; toutefois, les partisans d’Herzl l’emportèrent et le sionisme devint herzlien à part entière. La solution sioniste consistait à donner une terre-refuge aux Juifs persécutés, ou susceptibles de l’être, en considérant qu’ils sont tous susceptibles de l’être.

Assez rapidement les sionistes choisirent la Palestine comme site de leur futur État. Dès lors, il ne fut plus question de terre-refuge mais de terre promise, vers laquelle la diaspora juive pourrait mettre fin à son exil, c’est en tous cas ce que les sionistes voulurent faire admettre. Car en réalité le peuple de Judée ne fut jamais exilé, leurs descendants peu à peu islamisés sont donc les palestiniens d’aujourd’hui. Les Ashkénazes et Séfarades, d’est et d’ouest, qui furent des peuples judaïsés par les quelques juifs exilés de Jérusalem, n’ont donc aucun droit sur cette terre de Palestine. Ce mythe de la race juive biblique dispersée, du peuple-race en exil requérant son retour en terre promise palestinienne devint donc la mythologie idéologique sioniste (comme l’explique l’historien israélien Schlomo Sand.

En 1917, après le feu vert du premier ministre anglais Balfour au plus puissant des sionistes, Lord Rothschild, les fous de Sion encouragèrent sans protocoles et plus que jamais l’émigration juive vers la Palestine, pour la peupler de Juifs, afin de justifier ensuite la création d’un État juif. Et cet objectif migratoire reçu l’aide considérable d’un sioniste enthousiaste : Hitler. En effet, celui-ci encouragea et soutint beaucoup ce projet sioniste, convergent avec le projet nazi : vider l’Allemagne de ses Juifs.


La collaboration entre sionistes et nazis fut complète avec l’accord de Haavara, signé le 25 août 1933, un accord de transfert de capitaux qui permit le développement économique des premières colonies sionistes par l’achat de produits et matériels allemands, un accord secret qui transgressait le boycott des produits allemands (boycott lancé le 6 août 1933 par le new-yorkais juif sioniste, Samuel Untermeyer,  président du Keren Hayesod, un fonds qui finançait l’émigration et l’installation des Juifs en Palestine, ainsi que la création d’usines et d’entreprises juives toujours en Palestine !), un accord qui resta en vigueur jusqu’en 1942 (le camp d’Auschwitz ouvre ses portes en 1940).

Mais peu à peu, cette immigration se heurta aux populations locales (arabes, juives et chrétiennes). Les Anglais qui avaient mandat sur la Palestine, y stoppèrent alors l’immigration juive, en 1939, avec la publication du troisième Livre blanc, obligeant ainsi l’émigration des Juifs allemands et autrichiens vers d’autres destinations. Les sionistes virent alors pendant quelques mois leur projet tomber à l’eau. Et la seconde guerre mondiale éclata…

Les sionistes voulurent toujours sauver les Juifs des persécutions nazies mais seulement vers la Palestine. En 1938 déjà, juste après la Nuit de cristal, Ben Gourion déclarait : « si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants juifs d’Allemagne en les amenant en Angleterre, et seulement la moitié en Eretz Israël, je choisirais la deuxième solution » .

Ainsi, les sionistes refusèrent obstinément ou sabotèrent toutes les solutions de sauvetage proposées par les Alliés (celle de la République dominicaine par exemple en 1938) ou par les Allemands (qui proposèrent en 1941 et en 1942, de faire transiter tous les Juifs par l’Espagne puis vers l’occident, selon le rabbin Dov Weissmandl, dans « Du plus profond du détroit ») qui n’avaient pas pour destination la Palestine. Ne pouvant plus faire partir les Juifs vers la Palestine, ni hors d’Allemagne et ni hors d’Europe conquise, Hitler s’orienta alors vers la solution concentrationnaire. Mais malgré l’hécatombe, les sionistes refusèrent implacablement tout sauvetage et tout financement de sauvetage si les Juifs n’étaient pas sauvés vers la Palestine !

En 1943, selon Reb Mosche Shonfeld (dans « Holocaust victims accuse »), Yitzhak Greenbaum, chef du Comité de sauvetage des Juifs d’Europe à l’Agence juive de Jérusalem, déclara : « nous devons résister à cette vague qui met les activités sionistes au second plan ; si on me demande de l’argent de l’Appel Juif Uni pour secourir les Juifs d’Europe, je réponds non et encore non », Greenbaum ajouta selon Weissmandl, « une vache en Palestine est plus précieuse que tous les Juifs d’Europe ».

Les sionistes furent donc parmi les responsables de la Shoah. Toutefois, cette hécatombe fut utile pour les sionistes, car elle leur permit de plaider à l’ONU la création d’un État-refuge pour les Juifs, à l’éradication desquels ils avaient pourtant participé ! En effet, les Conseils juifs, dans toute l’Europe, collaborèrent activement avec les nazis en leur fournissant la liste des Juifs et de leurs biens, et en établissant la liste de ceux d’entre eux destinés aux camps. Sans cette collaboration, le nombre de victime aurait été moitié moindre, selon Hannah Arendt  (dans « Eïchmann à Jérusalem »). En France, le Conseil juif s’appelait l’UGIF qui après la guerre devint le CRIF…

Lequel CRIF acquittera tous les collabos juifs de l’UGIF, en récupérant peut-être au passage son pactole ! Quant à l’avocat Rudolph Kastner, responsable du Comité de sauvetage des Juifs hongrois, qui avait collaboré avec le SS Kurt Becher dans la déportation des Juifs hongrois et dans le vol de leurs biens, et qui continua après la guerre sa collaboration avec Becher, riche industriel, après l’avoir sauvé en témoignant en sa faveur au procès de Nuremberg et en 1948, il devint porte-parole du ministère israélien du commerce et de l’industrie (voir ici Au nom de la Torah).

Les puissantes organisations sionistes auraient pu mettre tous les moyens politiques et financiers en œuvre pour éviter l’hécatombe, mais c’était courir le risque, pour eux, de remettre à plus loin ou à jamais la création de leur État. Celui-ci fut ainsi prioritaire… impitoyablement… jusqu’au bout. En outre, les sionistes comprirent vite le profit politique et financier qu’ils pourraient tirer de l’hécatombe (Ben Gourion refusa toujours le bombardement des voies de chemin de fer menant aux camps), ils misèrent très tôt sur l’hécatombe.

Selon Tom Seguev (dans son livre « Le septième million »), dès 1942, les sionistes élaborèrent le projet du mémorial de Yad Vashem pour honorer la mémoire de victimes encore vivantes ! Quant au pactole des réparations, toujours selon Seguev, Ben Gourion reçut un mémorandum sur la question dès 1940. Des millions de Juifs ont donc été sacrifiés par les sionistes sur l’autel d’Israël, le bien-nommé Holocauste… ils ont été sacrifiés pour sauver le projet d’un État-refuge qui était censé les sauver (via l’Agence juive de Jérusalem, présidée par Ben Gourion) mais qui les a sacrifié pour plus tard justifier la création d’un État-pour-sauver-les-Juifs, en criant « plus jamais ça »!

Herzl, l’ami d’Edouard Drumont, écrivait en 1896, dans « L’État des Juifs » : « les antisémites seront nos meilleurs alliés ».


Il eut certainement vu en Hitler le messie d’Israël. À défaut d’État-refuge, Israël est finalement devenu un État racial colonial haï de tous côtés (racialité constitutionnelle unique au monde et sans précédent, hormis les Lois de Nuremberg), un État qui reçoit des milliards à titre de réparations pour les rescapés de l’Holocauste et où ces mêmes rescapés fouillent les poubelles pour se nourrir. http://journalchretien.net/190-israel/9294-quand-les-rescapes-de-la-shoah-vivent-sous-le-seuil-de-pauvrete

Est-il besoin de rajouter après tout ça que le sionisme, accusateur hystérique contre l’antisémitisme, est l’ennemi mortel des Juifs. Celui-ci a conduit les Juifs à la mort et les y conduira encore pour sauver un État qui ne les sauvera pas, et qui sacrifiera avec encore moins de scrupules les palestiniens. Je rappelle que Moshe Dayan revendiquait fièrement Josué comme modèle politique, ce Josué qui génocida tous les peuples du pays de Canaan sans laisser le moindre survivant des peuples qui n’avaient absolument rien fait aux israélites ; un Josué qui ne proposa à ces peuples ni la conversion ni la migration, contrairement à Hitler qui encouragea les Juifs non-sionistes, largement majoritaires, à se « convertir » au sionisme et qui assista l’émigration de dizaines de milliers de Juifs vers la Palestine, et il en aurait fait émigrer beaucoup plus ailleurs qu’en Palestine si les sionistes ne s’y étaient opposés si obstinément. (accord Haavara).

Est-il besoin de rajouter après tout ça que le sionisme, accusateur hystérique contre l’antisémitisme, est l’ennemi mortel des Juifs. Celui-ci a conduit les Juifs à la mort et les y conduira encore pour sauver un État qui ne les sauvera pas, et qui sacrifiera avec encore moins de scrupules les palestiniens. Je rappelle que Moshe Dayan revendiquait fièrement Josué comme modèle politique, ce Josué qui génocida tous les peuples du pays de Canaan sans laisser le moindre survivant des peuples qui n’avaient absolument rien fait aux israélites ; un Josué qui ne proposa à ces peuples ni la conversion ni la migration, contrairement à Hitler qui encouragea les Juifs non-sionistes, largement majoritaires, à se « convertir » au sionisme et qui assista l’émigration de dizaines de milliers de Juifs vers la Palestine, et il en aurait fait émigrer beaucoup plus ailleurs qu’en Palestine si les sionistes ne s’y étaient opposés si obstinément.

Les frontières de l’État d’Israël furent donc dessinées à l’ONU. Mais le plan de partage de 1947 (voté à trois reprises avant que le oui l’emporte, après que les États-Unis aient menacé ou appâté certains États !), non validé par le conseil de sécurité de l’ONU, ne revêtait donc aucun caractère obligatoire.  À défaut de cette résolution du conseil de sécurité, l’illégitime État juif fut donc déclaré indépendant unilatéralement par Ben Gourion en 1948, après avoir rasé des centaines de village palestiniens, et expulsé 700 000 palestiniens. Ben Gourion avouera bien plus tard à Nahum Goldman (dans « Le paradoxe juif ») que les sionistes avaient bien volé la terre aux palestiniens. (voir 10 questions sur le sionisme en anglais : http://www.nkusa.org/Historical_documents/tenquestions.cfm ).

Pour enfoncer le clou de leur illégitimité, les israéliens (du groupe terroriste juif sioniste Lehi assassinèrent quelques mois plus tard le médiateur de l’ONU, le comte Folke Bernadotte. En conclusion, il y a fort à craindre qu’au bout des affrontements de populations, palestiniens et Juifs soient sacrifiés encore et toujours par les fous de Sion et leurs laquais jusqu’à accomplir, si personne ne les arrête, ces délires terrifiants d’Esaïe (60 et 61) qui remontent à l’âge de bronze : « […] Tu te réjouiras, Jérusalem, quand les trésors des nations viendront à toi […] Les nations qui refuseront de te servir périront et seront ruinées […] Vous mangerez les richesse des nations et vous vous glorifierez de leur gloire » Voir ICI

22 août, 2014
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/08/22/sauver-les-juifs-du-sionisme-2/



_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   13/5/2015, 14:41

Le mensonge versus l’islam


Photo : Statue d’Averroès

Tribune de Lotfi Hadjiat

Il ne fait plus de doute aujourd’hui que l’oligarchie mondialiste a lancé une offensive tous azimuts contre l’islam, une offensive lancée juste après le 11 septembre 2001… D’abord parce que l’islam interdit l’usure, une interdiction inflexible, le dernier verrou à faire sauter pour la domination crapulesque mondiale, mais plus généralement, comme le remarque fort justement Pierre Hilard, parce que les traditions musulmanes sont les seules à résister encore à la sodometgomorrhisation mondialiste. Ajoutons que la Russie poutinienne y résiste aussi, et avec beaucoup de succès. Le gros problème de l’oligarchie mondialiste est que son modèle multiculturaliste qu’elle cherche à établir partout à toute force, a donc obligation d’inclure la culture musulmane, une culture qui reste anti-usure ! Les mondialistes s’emploient donc par tous les moyens à dissoudre la tradition musulmane dans la démocratie usuraire jusqu’à la réduire à un folklore sans menace pour leurs intérêts. Et certains anti-mondialistes leur résistent en prônant un retour à la tradition, mais le salut est-il véritablement dans un retour radical à la tradition ?

Les dissidents et tous les accrocs à la tradition ne comprennent pas que le retour à la tradition ne la fait malheureusement pas revivre pour autant. Leur négation de cette modernité nihiliste et perverse, les poussent à s’accrocher aux traditions comme à une branche morte. C’est le problème de tous les combats qui n’arrivent pas à se définir autrement que négativement. Jésus a bien dû abolir la loi traditionnelle pour la faire revivre, en l’accomplissant par la foi. Le retour radical à la tradition manque l’esprit de la tradition, et l’esprit tout court. La dissidence par l’esprit, voilà la plus puissante dissidence. Avec un peu d’esprit on peut mettre en déroute une armée entière. Au IIIème siècle avant J.C., lors du siège de Syracuse par les Romains, Archimède n’a-t-il pas repoussé la flotte romaine avec de simples miroirs, en orientant ingénieusement les miroirs vers les voiles des navires romains qui prirent feu ? Comme les messages religieux qui l’ont précédé, le message de l’islam est une direction morale et spirituelle, en faire un système politique ne peut que le dévoyer (tout comme le christianisme a été dévoyé sitôt qu’il a pris une forme politique institutionnelle). L’islam est en question aujourd’hui car il est sur le point de perdre sa direction spirituelle. L’islam politique radical aujourd’hui écrase l’esprit de l’islam et l’esprit tout court, et je ne parle pas seulement de cette bande de criminels de l’EIIL. C’est bien évidemment l’oligarchie mondialiste qui, pour affaiblir le monde musulman et en prendre le contrôle (surtout au Moyen-Orient), le pousse à ce radicalisme délétère autodestructeur qu’elle finance directement ou indirectement (les États-Unis n’ont pas financé les talibans seulement…), pour justifier ensuite une ingérence armée, au nom de la lutte contre le terrorisme, un terrorisme qu’elle suscitera et armera jusqu’à réduire in fine la culture musulmane à du folklore social sans incidence politique pour cette domination oligarchiste, et à la dépouiller de toute direction spirituelle.

Ceux qui ont fait rayonner l’islam durant l’ère médiévale n’étaient pas des accrocs à la tradition, et ils l’ont fait rayonner envers et contre les accrocs à la tradition de l’époque. Comment faire comprendre à ces dingues de wahhabites et à leurs laquais sunnites, mais aussi à tous les camés à la tradition, que pendant plusieurs siècles les européens sont venus s’instruire à Bagdad, Cordoue et Tolède, et que la civilisation musulmane était la plus raffinée et la plus brillante de son temps, un temps où Roger Bacon s’éclairait non pas à la tradition musulmane mais à la lumière du Traité d’optique d’Ibn al Haytham « Alhazen » (965-1039), le père de l’optique moderne et de la science expérimentale, inventeur de la chambre noire et du sténopé, première forme de l’appareil photographique, inventeur également du premier télescope à eau, découvreur en outre du principe d’inertie, repris plus tard par Galilée, mais aussi de la notion d’attraction des masses, idée reprise par Isaac Newton plusieurs siècles plus tard… En ce temps-là, la civilisation musulmane s’appuyait pourtant sur le même Coran que celui d’aujourd’hui, ce livre n’est donc pas la cause du déclin de cette civilisation, comme le pensent certains islamophobes de plus en plus nombreux, pour la plus grande joie de l’oligarchie. « Ce livre (le Coran) est un rappel qui s’adresse à tout homme qui veut en méditer le sens », dit la sourate du renfrogné ; c’est donc un livre ésotérique qui s’adresse à l’intelligence, et qui ne s’adresse donc pas aux furieux wahhabites, djihadistes, frèresmusulmanistes, salafistes, takfiristes et talibans, un livre dont tous ces forcenés sont finalement les fossoyeurs. La foi véritable éclaire aussi l’esprit. « Tu aimeras le seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ton intelligence », disait Jésus, selon Saint-Matthieu (22, 37), annonçant par cette seule parole le message de l’islam. « La première chose créée par Dieu a été l’intellect » disait le prophète de l’islam. Celui-ci déclarait également : « la raison est la base de ma religion […] la patience est mon manteau, la modestie est mon butin ». Aujourd’hui, il ne faut plus parler de décadence mais d’aliénation, car les musulmans sont de plus en plus étrangers à l’islam, par crainte communautaire, en suivant cette tendance dominante, cette tendance malsaine à vouloir être des dissidents contre la modernité par application aveugle de la tradition, en s’interdisant de la penser, de la comprendre.

Si les non-musulmans anti-usures (et plus généralement l’usure au sens moral, car les hommes sont devenus les usuriers de leurs propres actions, en calculant leurs intérêts dans chacune de leurs actions, convertis ainsi à la religion de l’usure) ne s’allient pas à l’islam, en esprit (comme le pressentait René Guénon, car le véritable esprit de tradition est commun aux religions, un esprit enfoui sous les dogmes et les rites), la vermine mondialiste triomphera totalement. L’offensive contre l’islam est actuellement tellement virulente que certains islamophobes en viennent à nier l’existence de la civilisation arabo-musulmane, en la reléguant au rang de mythe, de légende sans réalité historique. Jack Lang a récemment confirmé cette offensive à l’Institut du Monde Arabe en faisant une grande expo sur le « Hajj » plutôt que sur Ibn-Nafis (le père de la physiologie circulatoire), ou Al-Kindi (devant lequel Pic de la Mirandole fait pâle figure), ou El-Moutanabi (le plus grand poète en langue arabe), ou Abu-al-Qassim (le père de la chirurgie moderne) ou sur Al-Khawarizmi (le fondateur de l’algèbre moderne). Pourquoi cet institut de vendus ne nous explique pas plutôt comment le serment d’Avicenne fut usurpé par le serment dit « d’Hippocrate » ? Ou comment le doute méthodique d’Al-Ghazali, conçu et détaillé dans son livre « Délivrance de l’erreur », fut renommé « doute cartésien » ? Pourquoi ne nous relatent-ils pas, ces traîtres, la gigantesque usurpation intellectuelle que pratiquèrent les européens sur les savants et poètes musulmans ? Pourquoi ne nous parlent-ils pas des valeurs chevaleresques incarnées par Saladin, et propagées après lui dans toute l’Europe, ou de l’amour courtois chanté en Andalousie musulmane et récupéré plus tard par les troubadours.

L’amour courtois est indiscutablement l’exact équivalent, selon le grand spécialiste de la culture occitane, Évariste Lévi-Provençal, de ce que les Arabes d’Espagne appelaient « hubb al-muruwa » (l’amour de noble vertu), codifié dans le traité d’Ibn-Hazm. « La soumission à l’être aimé, typique de l’amour courtois, répond à la notion arabe de « ta’a », qui est analysée finement par Ibn-Hazm », comme le dit si justement Eric Brogniet ; « bien avant les poèmes des troubadours et de Guilhem de Poitiers, où le masculin était utilisé pour désigner l’objet de leur amour, les Arabes d’Espagne, dans leurs zadjals et leurs muwashshas (formes poétiques) utilisaient déjà le masculin saiyidi (monsieur) ou mawlaya (maitre) et non pas le féminin sayyidati ou mawlati… pour s’adresser à l’objet de leur amour ». « La délectation et la morosité, du tourment amoureux que les troubadours appelaient « la joya », existait déjà dans la poésie populaire arabe d’Espagne sous le terme tarab… ». Pour E. Brogniet, « ce sentiment de souffrance amoureuse caractéristique des poèmes des troubadours comme des poètes mozarabes et andalous, trouvera à la Renaissance, chez une Louise Labé ou une Christine de Pisan, des accents prolongés… ». « Pour comprendre cette théorie amoureuse qui découle du principe du cœur séparable et des divisions ternaires de l’amour, nous devons relire Ibn-al-Rumi, par exemple, qui exprimait l’idée que l’acte sexuel devait être le gage, et non pas la condition préalable nécessaire d’une communion spirituelle totale. Dans l’Espagne arabe-andalouse, cette même aspiration à la fusion des cœurs, et non pas à la possession par l’étreinte, ce désir de fusion spirituelle aboutit à la fin du Xe siècle à la notion d’union (Al Waçl en arabe), définie comme joie suprême, un état contemplatif, un haut degré, un bonheur ineffable… ».

Pourquoi ces larbins ne font-ils pas toute une exposition sur cet extraordinaire Ziryab ? Cet affranchi noir originaire d’Irak, qui fut le maître en élégance et en raffinement de la haute société musulmane en Andalousie (et on dit que l’islam ne tolère pas « l’autre » !). Ce poète, chanteur et musicien de génie qui composa des centaines de poèmes mélodiques joués dans tout le bassin méditerranéen, qui créa des styles artistiques et des techniques poétiques et vocales desquelles sortira le flamenco, qui fut le fondateur du raffinement musical de la musique arabo-andalouse, créant à la cour le système des noubas, suite de pièces chantées et dansées, et introduisant dans les chœurs de la nouba des « chanteurs n’ayant pas mué », ces fameuses voix de castrats qui charmeront les mélomanes jusque dans la chapelle pontificale à Rome. Cet innovateur intarissable qui introduisit en Espagne le luth en le perfectionnant, instrument avec lequel fut sans doute chantée la Chanson de Roland. Ce pionnier qui créa le premier conservatoire de musique en Europe, un conservatoire ouvert à tous, qui introduisit en Espagne le jeu d’échecs et de polo, et qui institua à la cour de Cordoue la mode vestimentaire et cosmétique, le raffinement de la cuisine, l’art de la table, l’ordre d’arrivée des plats et l’ornementation. Les civilités et le raffinement dont s’enorgueillissent les européens viennent de la civilisation musulmane andalouse. Voyons ce que disait Nietzsche à ce sujet, dans son livre « L’antéchrist » :
« la merveilleuse civilisation mauresque de l’Espagne, plus voisine en somme de nos sens et de nos goûts que Rome et la Grèce, cette civilisation fut foulée aux pieds (— je ne dis pas par quels pieds —), pourquoi ? Parce qu’elle devait son origine à des instincts nobles, à des instincts d’hommes, parce qu’elle disait Oui à la vie, et encore avec les magnificences rares et raffinées de la vie mauresque !… Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière — une civilisation qui ferait paraître notre dix-neuvième siècle très pauvre et très « tardif ». — Il est vrai qu’ils voulaient faire du butin : l’Orient était riche… Soyons donc impartiaux ! Les Croisades, de la haute piraterie, rien de plus ! La noblesse allemande — noblesse de vikings au fond — se trouvait dans son élément. L’Église savait trop bien comment on met la noblesse allemande de son côté… » !
Le raffinement de l’esprit et de l’amour que la culture européenne revendique fièrement comme « sa » création n’est qu’une continuation du raffinement de la civilisation musulmane médiévale sous le prisme chrétien (comme l’atteste d’ailleurs le personnage d’Averroès figurant en bas à gauche de « L’école d’Athènes », la fameuse fresque peinte par Raphaël en 1508). Béatrice était à Dante ce que Nizam était à Ibn-Arabi un siècle plus tôt : une figure de la sophia-perennis, la sagesse de l’amour divin. « Il n’y a pas de mouvement dans l’univers qui ne soit pas mouvement d’amour » écrivait Ibn-Arabi dans « Les perles de sagesse », avant que Dante ne le reformule un siècle plus tard dans sa « Divine comédie » : « l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles ». Même Ernest Renan, le contempteur en chef de l’islam, le reconnaissait à son corps défendant : « Cette civilisation musulmane, maintenant si abaissée, a été autrefois très brillante. Elle a eu des savants, des philosophes. Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l’Occident chrétien. Pourquoi ce qui a été ne serait-il pas encore ? Voilà le point précis sur lequel je voudrais faire porter le débat. Y a-t-il eu réellement une science musulmane, ou du moins une science admise par l’islam, tolérée par l’islam ? Il y a dans les faits qu’on allègue une très réelle part de vérité. Oui ; de l’an 775 à peu près, jusque vers le milieu du XIIIème siècle, c’est-à-dire pendant cinq cents ans environ, il y a eu dans les pays musulmans des savants, des penseurs très distingués. On peut même dire que, pendant ce temps, le monde musulman a été supérieur, pour la culture intellectuelle, au monde chrétien » (conférence de Renan à la Sorbonne, en 1883). Selon Gustave le Bon qui avait assisté à la conférence, Renan avait même ajouté : « Je ne suis jamais entré dans une mosquée, sans une vive émotion, et, le dirai-je, sans un certain regret de n’être pas musulman « . Quand le cœur parle enfin… Tout compte fait, ce vieil Ernest m’est finalement sympathique…

L’islamophobie est aujourd’hui entretenue et accentuée par l’oligarchie pour que l’opinion dominante n’admette jamais que les lois de la réfraction lumineuse avaient déjà été découvertes par Ibn-Sahl, en 983, bien avant Snell et Descartes, et que cet Ibn-Sahl conçut et réalisa la première lentille à focalisation parfaite. N’admette jamais non plus qu’Averroès fut le père de la laïcité en laïcisant la connaissance par la séparation de l’ordre du savoir et de l’ordre de la foi, en considérant l’intellect humain comme non seulement universel mais impersonnel et éternel, et pouvant par un long travail connaître cette éternité avant la mort physique, une laïcisation de la connaissance qui en Europe produira la Renaissance, malgré les condamnations furieuses et obstinées de l’Eglise ; sans Averroès, sans cette émancipation de l’intelligence, il n’y aurait donc eu ni les averroïstes, ni les anti-averroïstes, ni les alexandristes, ni la Renaissance, ni l’Humanisme, ni les Lumières, ni Descartes, ni Spinoza, ni Kant, ni Hegel. Ce prodigieux génie qui ne voyait aucune contradiction entre Aristote et le Coran, fut le premier à formuler, huit siècles avant Lacan, cette idée que : « ça pense en moi » (le fameux intellect agent séparé). Il fut aussi le premier avec Avicenne à parler « d’intellect matériel », de nombreux siècles avant le matérialisme dialectique. La propagande s’attelle à maintenir une chape de plomb sur les merveilles de l’islam, même quand celles-ci sont visibles au grand jour, comme la cathédrale de Puy-en-Velay, quasi-réplique de la mosquée de Cordoue. Une cathédrale aux portes en bois de cèdre présentant des bordures où des motifs décoratifs et des écritures ont été sculptés, des écritures en langue arabe qui traduites en français donnent : « la souveraineté est à Allah ». Viendra le jour, peut-être, où l’opinion hysterisée par la propagande ira dynamiter cette cathédrale qui inaugure le chemin de Compostelle !

La propagande n’a de cesse de clamer, de hurler, de décréter la différence avec l’islam, jusqu’à l’isoler comme une bête curieuse, en omettant les liens pourtant nombreux qu’il a avec les autres religions, des liens très nombreux. Dans son livre publié en 1948, « De l’unité transcendante des religions », Frithjof Schuon écrivait : « Les religions sont comme des lanternes au verre coloré ; or une lanterne illumine un lieu obscur parce qu’elle est lumineuse et non parce qu’elle est rouge ou bleue ou jaune ou verte. D’une part, la couleur transmet la lumière, mais d’autre part elle la falsifie ; s’il est vrai que sans une telle lanterne colorée on ne verrait rien, il est tout aussi vrai que la visibilité ne s’identifie à aucune couleur ». Mais en dépit de cette unité des religions rigoureusement démontrée par Schuon dans ses livres (en suivant des concepts métaphysiques), la campagne contre l’islam fait rage. Pourtant l’islam reconnaît les esprits, les anges, les archanges, les anges gardiens, les prophètes de l’Ancien-Testament, Noé, Abraham, Lot, Isaac, Ismaël, Jacob, Joseph, Moïse, Elie, Elisée, Jonas, Job, Salomon, David et ses psaumes… L’islam reconnaît également Saint Jean-Baptiste, l’immaculée conception de la Vierge Marie, tous les miracles de Jésus-Christ, le verbe et l’esprit divin en Jésus, reconnu lui-même par l’islam comme le Messie (annoncé et accompagné par le Mahdi à la fin du monde). L’islam a prouvé durant plusieurs siècles sa très haute tolérance, en particulier en Andalousie musulmane, où penseurs musulmans, juifs et chrétiens se rencontraient et étudiaient librement. Quant au philosophe et poète Kabir, il était tout à la fois musulman et hindouiste.

Comme dit précédemment, dans un de mes articles, les versets coraniques qui appellent les musulmans à sévir contre juifs et chrétiens sont évidemment à contextualiser, car ces versets qui apparaissent dans quelques pages seulement s’appliquent à un contexte très précis de guerre entre les premiers musulmans et ceux qui les persécutent à mort, au sens propre, c’est-à-dire les koraïchites et leurs alliées juifs ou chrétiens. Quoi de plus normal que de sévir contre ceux qui nous persécutent obstinément, ou qui nous trahissent en passant à l’ennemi, comme la tribu juive des Banu-Qurayza lors de la bataille du fossé. Selon la Sirâ de Ibn-Ishaq (un historien sur lequel s’appuient quasi-exclusivement les islamophobes, un historien traité d' »imposteur » et de « menteur » par ses contemporains, en particulier le juriste Malik), les hommes furent tués, par décision de juges à laquelle s’en remit le prophète de l’islam, quant aux femmes et aux enfants ils furent épargnés. Mais quand bien même cette histoire serait vraie, cela n’est pas scandaleux ; surtout que la tribu juive des Banu-Nadir avait précédemment comploté pour l’assassinat du prophète de l’islam, mais ceux-ci furent seulement bannis. Je ne vois rien là de scandaleux. Le scandale c’est le million de civils irakiens tués dans cette guerre d’Irak agressive, lancée par Bush en 2003 sur un mensonge monté de toute pièce (la prétendue existence d’armes de destruction massive), pour justifier l’invasion de l’Irak. Un million de civils considérés comme un dégât collatéral par les démocrates défenseurs de l’humanité ! Il est là le scandale insupportable !

« Dieu n’aime pas les agresseurs », précise la sourate de la délibération. Le Coran dit explicitement que seules les guerres défensives sont autorisées, en précisant toujours que conciliation, pardon et paix sont préférables. Le Coran ne dit évidemment jamais qu’il faut toujours sévir en lançant des « guerres saintes » permanentes. Cette folie furieuse n’est sortie que de la tête de djihadistes manipulés et armés par les États-Unis, Israël et les Saoudiens, et ne comprenant rien à l’islam, une folie furieuse reprise en boucle par les petits caporaux de l’islamophobie, Onfray, Redecker, Zemmour… ces menteurs professionnels payés pour faire l’amalgame criminel avec la majorité musulmane qui ne demande qu’à vivre en paix… ces insectes haineux qui ne parlent que des fous d’Allah pour ne pas parler des ultras-fous de Sion qui suscitent et arment les fous d’Allah. La tactique infâme des islamophobes est de criminaliser l’islam en criminalisant son prophète, par des falsifications de l’histoire. En racontant par exemple que les musulmans attaquèrent une caravane koraïchite à Nakhla pendant le mois sacré de Rajab, sans dire qu’il s’agissait d’un petit groupe de musulmans envoyés par le prophète de l’islam pour seulement espionner cette caravane, et qu’ils furent réprimandés par le prophète à leur retour pour avoir combattu pendant un mois sacré. Les islamophobes hurlent aussi que l’islam est antisémite, mais les Juifs n’ont jamais été aussi heureux que dans les pays musulmans ! Et ils y ont été heureux jusqu’à l’arrivé délétère des activistes sionistes, comme nous le relate Jacob Cohen, un Français juif originaire du Maroc. Quant aux mécréants désignés comme tels dans le Coran (pas à chaque page), leur malédiction ne commence qu’au jugement dernier, Dieu les laisse libre de jouir de leur vie terrestre jusqu’à leur mort. La théodicée se réalise après la mort seulement, comme la plupart des théodicées, et puisque les mécréants se foutent de ce qu’il y a après la mort…

En conclusion, je dirais qu’en voulant faire des musulmans un bouc émissaire, un peuple expiatoire, les criminels gangsters oligarchiques ne se doutent pas qu’ils vont peut-être faire de l’islam le lieu du salut, car « là où le péril croît, disait Hölderlin, le salut croît aussi ». L’ultime accusation contre l’islam est qu’il ne tolère pas l’Autre mais l’islam ne tolère pas le mensonge seulement, cependant pour les mondialistes le droit au mensonge c’est le droit de l’Autre ! Et ce droit de l’Autre est l’essence des « droits de l’homme », de la « démocratie »… Ce droit de l’Autre c’est le mensonge qui consiste à faire passer Sodome et Gomorrhe pour l’amour universel, des bombardements massifs à l’uranium appauvri et au phosphore blanc pour les bienfaits de la démocratie, l’usure pour l’entraide humaniste, l’aliénation totale aux désirs sensuels et à l’argent pour la liberté, l’endettement à vie pour l’accès au bonheur, une clique de criminels de guerre incessants et jamais jugés pour l’axe du bien, la soumission inconditionnelle des nations à un État racial colonial pour la paix mondiale, un m’bala´baladin humoriste pour un homme plus dangereux que Goldman Sachs, et le fauteur de guerres et de chaos sanglants récidiviste botulien pour l’archange de l’amitié. La fureur apocalyptique des forces du mal déchaînées contre l’islam s’acharne d’autant plus que l’islam ploie mais ne rompt pas. Le mensonge s’arrêtera sans doute lorsqu’il aura détruit toute la planète.

Lotfi Hadjiat

29 septembre 2014
http://reseauinternational.net/le-mensonge-versus-lislam/

A noter, à la fin de l'article source sur reseauinternational, un conseil de lecture qui m'a fait sourire.... jaune  Razz

Citation :


Voir également :

http://www.lejournaldepersonne.com/2014/09/defendre-islam/


_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Actualités - Lotfi Hadjiat   28/10/2015, 19:32

Voici un auteur qui aborde frontalement des sujets importants avec un talent remarquable. Je conseille vivement la lecture de son dernier livre qui recèle un essai et des aphorismes d'une rare pertinence, textes admirablement écrits qui invitent le lecteur à une réflexion profonde sur des thèmes essentiels à la compréhension du chaos dans lequel nous enferment "les ennemis de l'humanité"...




Vidéo de la conférence de présentation du livre "Les ennemis de l'humanité"





http://editionsfiatlux.com/les-ennemis-de-l-humanite


Merci à Salim de promouvoir des écrits de cette qualité cheers
Et merci aux cameramen qui ont fait du beau boulot pour cette vidéo Génial2

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   26/11/2015, 08:46

Voici une vidéo de FiatLux TV qui est d'une importance capitale pour constater la judaïfication de la société française.

Entretien avec Lotfi Hadjiat #2 : le cas Nadine Morano




Deuxième vidéo d'une série d'entretiens avec M. Lotfi Hadjiat sur des questions d'actualité, de Tradition ou de philosophie. Ce deuxième numéro aura pour sujet l'affaire Nadine Morano et sa sortie concernant la tradition "judéo-chrétienne" de la France. On aimerait avoir son avis sur le contenu de cette vidéo qui prouve une bonne fois pour toute que l'État n'est pas laïc, loin de là puisqu'il finance le culte, reste à savoir lequel ?

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   18/1/2016, 16:21

Conférence de M. Lotfi Hadjiat à sur la modernité

à Bouira (Algérie) le 6 décembre 2015



Voici la conférence donnée par Lotfi Hadjiat, le 6 décembre 2015, à l'université de Bouira, en Algérie. Présentation d'une grande érudition et d'un haut niveau intellectuel. Il présente ici son livre, "Les ennemis de l'humanité", sous le prisme d'une analyse radicale de l'idéologie de la modernité. Analysant en particulier l'évolution historique, au sein de la philosophie, d'une notion-clé, "l'intuition du divin", il nous dévoile sans compromis les enjeux de cette guerre spirituelle au cœur de la guerre idéologique actuelle.




http://www.lelibrepenseur.org/conference-de-m-lotfi-hadjiat-a-bouira-sur-la-modernite-061215/

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Comandirej



Nombre de messages : 1282
Localisation : Paris
Date d'inscription : 12/10/2011

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   11/2/2016, 15:04

La dissidanse et Saint-Louis, par Lotfi Hadjiat


Vomies par le Progrès, les foules d’esclaves accablés s’en vont dans le tumulte sacrifier leur âme au culte de l’argent ; ils ont fléchi devant Satan mais ne le savent pas. Certains leurs disent : « brisez vos chaînes ». Mais ils n’écoutent plus. Les esclaves de Satan ne rêvent plus de liberté car ils se croient libres, libres d’être exploités pour un salaire de misère, libres d’emprunter de l’argent pour se payer des vacances, libres de s’endetter, libres d’emprunter de l’argent pour rembourser leurs dettes… Ils espèrent tous réussir, s’enrichir, pour devenir des esclaves heureux. « Peut-on briser des chaînes de liberté ? », répondent-ils en ricanant. « Oui, si cette liberté est illusoire », leur répliquent certains autres, très peu nombreux, les esclaves de Dieu. « Mais n’êtes-vous pas vous-même des esclaves ? », leur répondent en s’esclaffant les esclaves de Satan. « Notre servitude est la plus douce des libertés », rétorquent les autres. « Vos croyances ne sont que de vieilles fables d’ignorants », leur répondent-ils en s’éloignant. Un esclave de Satan particulièrement accablé se rapproche des esclaves de Dieu et leur demande : « quelle est donc cette douce servitude ? ». « C’est une servitude à la volonté de Dieu ». « Et qu’est-ce que la volonté de Dieu ? ». « Œuvrer pour le bien ». « Et qu’est-ce que le bien ? », fit-il narquois. « C’est de servir l’être plutôt que l’image de l’être ». « Et qu’est-ce que l’être ? », dit-il toujours goguenard. « C’est ce qui n’est pas mû mais qui meut l’infiniment grand comme l’infiniment petit ». « Et qu’est-ce que l’image de l’être ? », s’esclaffa-t-il. « C’est l’homme… Avant sa chute, il était cette image, après la chute l’image se déforma… Avec la modernité, cette déformation devint extrême, modernité initiée par Satan, par la fameuse libido sciendi comme disait Saint-Augustin (ceci dit, la libido sciendi n’est pas forcément un mal, elle peut être un bien quand elle est dirigée vers Dieu, ce que prescrit l’islam, merveilleuse prescription transmise par les averroïstes mais malheureusement détruite par ces matérialistes d’alexandristes à la Renaissance, dans les universités de Padoue et de Bologne notamment). Même s’il n’avait rien compris à l’islam, Pascal avait raison : l’homme est « un monstre incompréhensible »… C’est bien pour cela qu’il doit s’en remettre à Dieu… plus que jamais… », répondit l’autre en souriant. « Sans parler de Dieu, on peut concrètement réorganiser les choses économiquement et politiquement, tu vois ce que je veux dire ?… troc, entraide, réseau solidaire, échange de services, mutualiser les efforts, mutualiser le pouvoir, et pourquoi pas, abolir l’argent… abolir cette grande arnaque qui nous détruit de A à Z… On fait le boulot, pensée virile ! ». « Bien-sûr les bonnes idées ne manquent pas… Mais pour qu’une bonne idée économique ou politique réussisse empiriquement, elle doit être appliquée moralement… Et c’est seulement en s’en remettant à Dieu que l’application morale devient effective… Lutter contre l’évasion fiscale est certes une merveilleuse idée mais totalement inefficiente lorsqu’elle est confiée à Cahuzac !… Sous le règne du pieux roi Saint-Louis, et seulement sous son règne, les Français n’ont pas connu de famine… Le but principal de Saint-Louis n’était pas le salut économique ou matériel de ses sujets mais leur salut moral, spirituel. Quand on vise prioritairement le salut spirituel, le salut économique suit tout naturellement ». Mais l’homme accablé n’écoutait déjà plus et rejoignit la foule en exécutant une danse bizarre, la dissidanse, une danse à trois temps : duplicité, provocation, vulgarité.

http://www.lelibrepenseur.org/la-dissidanse-et-saint-louis-par-lotfi-hadjiat/

_________________
«Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas?» [S.39 - V.9]

«Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte
de leurs propres âmes et celles de leurs familles».
C'est bien cela la perte évidente. [S.39 - V.15]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bardamu
Admin
avatar

Nombre de messages : 6057
Age : 59
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: Actualités - Lotfi Hadjiat   3/1/2017, 22:51

Copié-collé d'un article paru sur le site de Salim : une interview de Lotfi Hadjiat remarquable en tous points, notamment la partie que je me suis permis de surligner en gras :

http://www.lelibrepenseur.org/interview-de-lotfi-hadjiat-par-pilar-baselga/


Interview de Lotfi Hadjiat par Pilar Baselga
15 décembre 2016


À l’occasion d’un passage à Madrid en novembre, le philosophe Lotfi Hadjiat m’a accordé cette interview. Son dernier livre, Les ennemis de l’humanité, aux éditions Fiat Lux, a suscité chez moi beaucoup d’intérêt.

P. Baselga : Bonjour Lotfi.

L. Hadjiat : Bonjour.

P. B. : Pouvez-vous nous résumer votre dernier ouvrage ?

L. H. : J’ai tenté dans ce livre de déceler la cause de la perdition de l’humanité. Et cette cause est dans le désir d’immortalité par la science, en excluant toute idée de Dieu, en défiant Dieu et en transgressant Sa morale. C’est-à-dire de devenir un dieu tout en niant radicalement Dieu. Ce désir naît donc d’une profonde contradiction auto-destructrice, nihiliste, suscitée par Satan, selon la tradition religieuse monothéiste. Un désir qui anime tout particulièrement la franc-maçonnerie. Ce que j’ai voulu montrer, c’est qu’il y a une lignée idéologique qui défie Dieu depuis Caïn (héritier de Satan), et qui s’est perpétuée au fil des siècles, à travers notamment la secte des Caïnites, de la Kabbale juive, et aujourd’hui, des réseaux maçonniques, et qui tente d’imposer cette idéologie à l’ensemble de l’humanité sous la forme d’un système mondialiste.

P. B. : Pensez-vous que la victoire de Donald Trump soit une brèche dans ce système ?

L. H. : Cette victoire électorale de Trump, que j’avais prédite dans plusieurs de mes articles, ne nous sortira pas, je le crains, du gouffre nihiliste, du nihilisme marchand qui a tout envahi. Au contraire, nous y serons plongés plus que jamais. Trump ne veut rien de plus que défendre le business de son pays. Cette victoire qui a fait mentir toute la caste médiatique occidentale est le signal de l’effondrement de la matrice médiatico-politico-financière qui masquait le gouffre de ce nihilisme marchand. Matrice israélite, matrice caïnite qui contrôlait l’opinion, les électeurs et les élections par une propagande implacable et un divertissement impitoyable. Désormais, ce masque est tombé, cette propagande ne fonctionne plus, la victoire de Trump le démontre, comme l’avait déjà montré la victoire du Brexit. Mais après la joie de la victoire, la réalité du nihilisme nous écrasera. Le chaos, le tumulte et la confusion s’amplifieront, s’accentueront… au fil des scandales révélés… des tragédies… jusqu’à l’arrivée du Messie, de la Vérité qui édifiera l’humanité.

P. B. : Doit-on attendre alors simplement le Messie, ou devons-nous chercher une issue en ce chaos ?

L. H. : Il n’y a plus d’issue collective possible, selon moi, ni communautaire, mais seulement individuelle. Il s’agit de s’élever moralement, spirituellement dans cette nuit de l’humanité, en ayant le courage de la vérité. Pour autant, il ne s’agit pas de s’élever au dessus des hommes, car s’élever spirituellement c’est le contraire de s’élever au-dessus des hommes, de vouloir les dominer… Voyons bien que c’est le désir de dominer les hommes qui a perdu les hommes et le monde. Il n’y a plus d’issue terrestre, seulement spirituelle. Les croyants véritables ne cherchent pas d’issue terrestre, et seront peu nombreux au terme de l’histoire de l’humanité.


P. B. : Quelle est selon vous le terme de cette histoire ?

L. H. : Le terme de cette longue et douloureuse histoire est le dévoilement de la vérité qui édifiera l’humanité, la vérité sur la création, la créature et le Créateur. Le mot « apo-calypse » en grec ne veut rien dire d’autre que dé-voilement, dé-couvrement. Cette histoire a commencé par le voilement de la vérité : la chute de l’homme, attiré par l’arbre de la connaissance, par Satan… Vouloir devenir un dieu par la connaissance, tel est le voilement le plus radical de la vérité. Les scientifiques qui, aujourd’hui cherchent à mettre en œuvre une immortalité biologique pour l’homme sont les plus aveugles parmi les aveugles. « La science a fait de nous des dieux avant que nous méritions d’être des hommes », disait fort justement le biologiste Jean Rostand, en 1954.

P. B. : Ne pensez-vous pas que le dévoilement de la vérité a déjà commencé ? Que ce dévoilement sera progressif dans une certaine mesure ?

L. H. : Oui, je pense aussi que la lumière de la vérité se manifeste déjà par des signes annonciateurs. Prenez la théorie évolutionniste, par exemple, qui fut longtemps considérée comme un fait scientifique, et qui aujourd’hui n’est plus qu’une hypothèse grotesque. Cette théorie repose sur un pré-supposé totalement loufoque qui consiste à dire que la toute première molécule d’ADN, d’une complexité extraordinaire, s’est formée en une seule fois, par hasard… imaginez des millions de petits bouts d’ADN disséminés dans l’océan comme autant de pièces d’un puzzle, qui d’un seul coup s’assemblent parfaitement, par pur hasard ! Un coup de dés qui voudrait abolir le miracle de la création divine, abolir l’intelligence divine créatrice, abolir Dieu. C’est Mallarmé à l’envers, un coup de dés jamais n’abolira Dieu. Surtout qu’il s’agit ici de millions de dés ! Ce qui est intéressant dans la molécule d’ADN, c’est cette biosynthèse d’une molécule d’ARN selon une lecture et une transcription parfaitement fidèles de l’ADN. Le secret de la vie est ainsi dans la fidélité rigoureuse… à l’intelligence divine, à Dieu. Le secret de la vie est donc dans une vertu morale : la fidélité. Les scientifiques ne le comprendront jamais.

P. B. : L’Apocalypse édifiera donc surtout les scientifiques ?

L. H. : Oui, il n’est pas exagéré de parler aujourd’hui de fanatisme scientifique, dont le fanatisme religieux n’est finalement qu’une réaction. Le fanatisme néo-libéral actuel ne serait rien sans le fanatisme scientifique, ce dernier étant le nihilisme le plus radical. Voyons bien que les si destructrices spéculations boursières aujourd’hui ne sont qu’une branche de la mathématique ou de la logique. Ce parc El Capricho où nous nous trouvons ici à Madrid, un parc truffé de symboles francs-maçonniques, inaugurait à sa manière, au XVIIIème siècle, le culte de la science, de la raison exclusive, qui exclut Dieu. Ce culte qui triomphe sur toute la planète ne résistera pourtant pas à la venue toute prochaine de la vérité. Sans être exclusive, la raison peut naturellement éclairer notre chemin (c’est ce à quoi nous invite inlassablement le Coran) mais le salut de l’homme n’est pas rationnel mais moral, et le moral n’est pas réductible au rationnel, Kant l’avait bien compris. La destruction de l’homme en revanche est rationnelle, scientifique. Tous ces néo-kantiens qui ont détruit la morale en voulant en faire une science contre l’avis de Kant, sont comme par hasard israélites… Natorp, Cohen, Cassirer…

P. B. : Merci d’avoir répondu à ces questions.

L. H. : C’est moi qui vous remercie

_________________
Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Actualités - Lotfi Hadjiat
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les actualités de la Marine Française
» Mer et marine, toute l'actualité marine.
» Actualité des Années 60
» Magazine de l'actualité poilitique européenne
» actualité

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Anti Nouvel Ordre Mondial :: Nouvel Ordre Mondial :: Actualités/Chroniques :: Personnalités-
Sauter vers: