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 Actualités de la famine au XXIe siecle.

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B&B

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MessageSujet: Une crise alimentaire majeure se profile   17/2/2008, 19:03

, par Frédéric Lemaître

LE MONDE 08.02.08 14h09 •
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/08/une-crise-alimentaire-majeure-se-profile-par-frederic-lemaitre_1009010_3232.html

Il y a un an, à la fin du mois de janvier, quand les Mexicains sont descendus dans la rue pour protester contre l'augmentation du prix de la galette de maïs, beaucoup ont souri. En septembre, quand le même motif a poussé les associations de consommateurs italiens à boycotter vingt-quatre heures durant l'achat de pâtes, le folklore a également semblé prévaloir. A tort, dans les deux cas. Ces mouvements sont en fait le reflet d'une crise majeure : les difficultés accrues que rencontrent de par le monde des centaines de millions de personnes pour se nourrir. La raison est simple : viande et céréales sont devenus inabordables pour les plus modestes, dans les campagnes mais aussi dans les villes, un phénomène nouveau.

Le Mexique et l'Italie ne sont pas des cas isolés. Les émeutes de la faim se multiplient. Le Maroc, l'Ouzbékistan, le Yémen, la Guinée, la Mauritanie et le Sénégal ont également été le théâtre de manifestations directement liées à l'augmentation du prix de produits alimentaires de première nécessité. "Ce phénomène inquiète bien davantage les gouvernements que l'augmentation du prix de l'essence", confiait, au Forum de Davos en janvier, le responsable d'un grand organisme international.

Signe de l'inquiétude grandissante : alors que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) tente de boucler dans les semaines à venir un accord libéralisant les échanges de produits agricoles, les pays sont, au contraire, de plus en plus nombreux à limiter les exportations de céréales, en instaurant des quotas ou en relevant les taxes de manière parfois prohibitive. Après l'Argentine et l'Ukraine, la Russie et la Chine (exportatrice de maïs) viennent d'adopter de telles politiques restrictives. Leur objectif est clair : privilégier le marché intérieur pour éviter les tensions sociales.

L'envolée des prix en 2007 est, il est vrai, impressionnante. Sur un an, l'indice de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, a bondi de près de 36 %. "En valeur absolue, nous ne sommes pas à des records historiques, mais on a rarement vu de telles variations", constate Abdulreza Abbassian, économiste à la FAO.

Plusieurs facteurs se conjuguent. L'augmentation de la demande, la stagnation de l'offre et les coûts croissants du transport maritime.

L'augmentation de la demande est une bonne nouvelle. En s'embourgeoisant, Brésiliens, Chinois et Indiens adoptent de nouveaux goûts alimentaires. En moins d'une génération, la consommation de viande par Chinois est passée de 20 à 50 kilos, ce qui a une incidence directe sur la demande de céréales fourragères. Vue la croissance économique des pays émergents, tout indique que ce phénomène va se poursuivre.

Comme on dénombre par ailleurs 28,5 millions de bouches supplémentaires à nourrir par an - la population doit passer de 6,5 milliards aujourd'hui à environ 9 milliards dans la deuxième moitié du siècle -, la demande n'est pas près de diminuer.

De son côté, l'offre est à la peine. En raison d'aléas climatiques, les récoltes ont souvent été médiocres voire mauvaises dans plusieurs greniers de la planète comme l'Ukraine et l'Australie. Les stocks n'ont jamais été aussi bas depuis trente ans. L'Europe, qui croulait jadis sous ses réserves, devrait cette année importer 15 millions de tonnes de céréales. Un record.

La flambée des cours du pétrole provoque, de son côté, un double effet négatif : elle renchérit le coût du transport maritime, qui représente désormais le tiers du prix des céréales. Surtout, elle rend les biocarburants de plus en plus attractifs. Sucre, maïs, manioc, oléagineux sont donc détournés de leur finalité nourricière. "Dans certains pays africains, l'huile de palme est directement indexée sur le prix du pétrole. Les Africaines qui font leur marché n'ont plus les moyens de s'en procurer", constate Josette Sheeran, directrice général du Programme alimentaire mondial (PAM). Celle-ci tire la sonnette d'alarme. "Le PAM nourrit environ 90 millions de personnes sur les 860 millions qui souffrent de la faim. L'augmentation des céréales nous oblige à faire un choix : soit nourrir 40 % de moins, soit diminuer de 40 % les portions offertes", résume-t-elle. En Haïti, les plus pauvres en sont réduits à se nourrir de galettes d'argile.

Pression démographique, croissance économique, réchauffement climatique... A ces trois raisons souvent mises en avant s'en ajoute une quatrième, tout aussi fondamentale : l'erreur des politiques menées jusqu'à présent. Dans son rapport sur le développement publié en octobre 2007, la Banque mondiale le reconnaît sans fard : pendant vingt ans, les responsables ont tout bonnement oublié l'agriculture. Alors que 75 % de la population pauvre mondiale vit dans les espaces ruraux, seulement 4 % de l'aide publique va à l'agriculture dans les pays en développement. Prenant le contre-pied de la politique privilégiée jusqu'ici par le Fonds monétaire international (FMI) et par elle-même, la Banque mondiale reconnaît que la croissance de l'agriculture et donc la réduction de la pauvreté dépendent d'investissements publics dans les infrastructures rurales (irrigation, routes, transports, énergie...).

Ces efforts seront d'autant plus nécessaires que le réchauffement climatique constitue, d'après les experts, un danger majeur pour l'agriculture mondiale. "Les zones touchées par la sécheresse en Afrique subsaharienne pourraient augmenter de 60 à 90 millions d'hectares (...) d'ici à 2060. (...) Le nombre de personnes souffrant de malnutrition pourrait augmenter de 600 millions d'ici à 2080", prévoyait l'ONU en 2007. Chaque étude semble plus pessimiste que la précédente. Le 1er février, la revue Science a publié les prévisions de l'université Stanford de Californie selon lesquelles le sud de l'Afrique pourrait perdre plus de 30 % de sa production de maïs, sa principale récolte, d'ici à 2030. De leur côté, l'Indonésie et l'Asie du Sud-Est verraient leurs principales cultures diminuer d'au moins 10 %. "C'est inquiétant. On ne pensait pas que cela irait si vite", reconnaît la FAO.

Il va donc falloir produire davantage. Certains préconisent d'augmenter les surfaces agricoles, mais le réchauffement climatique et l'urbanisation croissante vont plutôt réduire l'espace disponible. Accroître le rendement est également possible. Mais l'agriculture intensive consomme davantage d'eau, un bien qui devient rare et précieux. Reste le développement des organismes génétiquement modifiés, mais leur utilisation est, on le sait, contestée. A l'aube du XXIe siècle, l'agriculture est donc redevenue un problème majeur pour l'humanité.
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neofeel



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MessageSujet: Re: Actualités de la famine au XXIe siecle.   27/5/2008, 10:28

http://www.solidariteetprogres.org/article4196.html

En clair on a trente jours de stock dans l'ue.
Au delà chacun pour sa gueule Smile
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mars72



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MessageSujet: Re: Actualités de la famine au XXIe siecle.   27/5/2008, 12:36

Bonjour,
l'article ne fait pas allusion à un réserve de 30 jours, ou as tu vu cela ?
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neofeel



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MessageSujet: Re: Actualités de la famine au XXIe siecle.   27/5/2008, 15:04

"« souligne que les stocks actuels de céréales de l’Union permettraient de tenir 30jours au maximum et se demande si le niveau de nos stocks alimentaires est suffisant,"

dans le texte, vers la fin quand l'assemblée européenne fait part des ses inquiétudes et préoccupations.
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ziril
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MessageSujet: Actualités de la famine au XXIe siecle.   21/7/2008, 11:32

Conférence de Rima E Laibow
sur le Codex Alimentarius
Médecin
Neurologue

http://www.dailymotion.com/video/x66qcw_le-codex-alimentarius_news

PS: Les outils concret a disposition des mondialistes pour la réduction du cheptel!
De suite on comprend mieux!
affraid affraid






Modif du titre


Dernière édition par ziril le 5/2/2012, 14:59, édité 2 fois
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GarfieldLove

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MessageSujet: Relier les points : Le fantôme de la famine, des inondations et de la farce   1/11/2010, 11:21

Le déversement de BP dans le Golfe du Mexique menace de perturber les courants océaniques fondamentaux qui gardent tempéré le climat de l’Hémisphère Nord. Il inflige aussi une blessure à l’écosystème en empoisonnant et tuant un grand nombre de créatures marines et en perturbant leur cycle de reproduction.

En même temps, le temps global redevient extrême – cette fois sous forme de pluies torrentielles et d’inondations. Dans certains pays, les tempêtes sont arrivées après de graves sécheresses. Ces changements drastiques détruisent les récoltes et affectent nos approvisionnements alimentaires, ce qui en retour affecte les prix alimentaires. Ce ne serait pas la première fois que le monde est confronté à une crise alimentaire, mais maintenant elle arrive deux ans après le début d’une récession économique dont davantage de personnes commencent à réaliser que c’est une « dépression » pleine et entière. Alors que les gens atteignent leur limite de désespoir, il est plus probable qu’ils descendent dans la rue hurler leur colère.

Nos leaders, cependant, ne montrent pas d’intérêt à couvrir les besoins fondamentaux des masses ni à leur donner une justice économique. Au contraire, la guerre est tout ce qu’ils désirent apporter, à commencer par le Moyen-Orient.
Crise alimentaire – le retour

Le changement climatique conduit à de mauvaises récoltes et à des pertes de récoltes qui, en retour, conduisent à des prix alimentaires plus élevés. Cela affecte de manière disproportionnée les pays plus pauvres alors que la majorité des revenus des plus pauvres dans le monde (et ils se comptent par milliards) sert à acheter de la nourriture. L’extrait suivant discute du cas du sucre mais le modèle est répété pour d’autres récoltes :

Les contrats à terme sur le sucre brut peuvent rallier les suffrages alors que le « temps bizarre » freine l’approvisionnement

[...] « Nous avons des stocks de sucre très bas dans le monde et nous avons nombre de problèmes climatiques qui menacent d’affecter la production, » a déclaré le directeur général [du courtier Kingsman SA] Jonathan Kingsman lors d’une interview téléphonique depuis Lausanne en Suisse. « C’est une combinaison qui rend les gens obstinés. »

Les prix ont grimpé de 54 % depuis un minimum de 13 mois atteint le 7 mai sur des signes que les dommages de la sécheresse en Russie et des inondations au Pakistan inciteraient les importations. La Russie a déclaré la semaine dernière que sa production pourrait être 20 % plus faible que les prévisions et le Pakistan a déclaré le 16 août qu’il pouvait commencer à acheter du sucre brut dès décembre pour combler le déficit. La production en Indonésie, l’acheteur le plus grand en Asie du Sud-Est, pourrait manquer sa cible à cause des fortes pluies, a déclaré le gouvernement le 19 août.

« Le temps est bizarre partout, » a dit Kingsman, qui héberge une conférence la semaine prochaine à New Delhi. « Nous avons de terribles inondations au Pakistan, un mélange d’inondations et de temps sec en Chine et de temps humide en Indonésie. Si les problèmes empirent, alors le marché pourrait exploser vers le haut. »

Comme nous l’avons annoncé le mois dernier, la Russie, troisième plus grand exportateur de blé, a interdit l’exportation de toutes les céréales après qu’un été inhabituellement chaud ait causé des incendies de forêt qui ont détruit un tiers des récoltes céréalières. La situation est terrible alors que le Premier ministre Vladimir Poutine a annoncé que l’interdiction ne sera pas levée avant la récolte de l’année prochaine. Le temps sec a aussi endommagé les récoltes au Kazakhstan, en Ukraine, en Argentine, aux États-Unis et dans l’Union Européenne. Des inondations au Canada, en Chine, au Pakistan et en Indonésie ont eu un effet similaire. Les récoltes affectées incluaient le blé, le maïs, le soja et le sucre. Le monde est définitivement non préparé si le cas de l’Inde est un exemple. Les énormes quantités de réserves de céréales du pays pourrissent dans les lieux de stockage.

Il est instructif de se souvenir de ce qui est arrivé en 2008 lorsque le monde a été confronté à la même situation que celle qui se développe actuellement. Alors que 37 pays vivaient de « graves crises alimentaires, » des protestations, des grèves et des émeutes ont éclaté en Égypte, en Haïti, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie, en Éthiopie, à Madagascar, aux Philippines et en Indonésie. Cette fois, le Mozambique a déjà vu des heurts avec la police lorsque sept personnes ont été tuées et des centaines blessées après que le prix du pain ait monté de 25 % au début septembre. Suite à « un grand nombre » de demandes à propos d’inquiétudes « sur une possible répétition de la crise alimentaire de 2007-2008 », l’Organisation Alimentation et Agriculture des Nations Unies discute des pénuries, faisant remarquer que la situation est « très sérieuse » car « deux années d’affilée sans exportations russes créent nettement des troubles. »


La suite ici :


http://www.futurquantique.org/?p=12507




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hildegarde von b

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MessageSujet: les pauvres n'ont plus qu'à crever de faim....   20/6/2011, 21:49

nouvelle directive des ces foireux de bruxelles, les subventions à l'aide alimentaire passent de 500 millions d'€ à à peine plus de 100 millions d'€ ....

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/bruxelles-met-les-pauvres-a-la-diete_257397.html?xtor=EPR-175

quand les trop pauvres meurent qui paient les enterrements ? Evil or Very Mad
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ziril
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MessageSujet: Re: Actualités de la famine au XXIe siecle.   28/7/2011, 00:25

Des millions d'enfants meurent en Afrique, comme jamais auparavant...


Citation :

Il nous faut être vraiment centré sur notre nombril et être stupidement aveugle pour croire que notre monde s'élève en conscience! Est-ce que nos dirigeants font de la corne de l'Afrique un territoire sacrificiel?

...



source: http://spread-the-truth777.blogspot.com/2011/07/des-millions-denfants-meurent-en.html

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ziril
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MessageSujet: Re: Actualités de la famine au XXIe siecle.   5/2/2012, 15:02

Au Mexique, la faim gagne les campagnes




Mexico Correspondance - Les agriculteurs mexicains ont remporté une première victoire contre la sécheresse historique qui frappe la moitié du Mexique. Mardi 24 janvier, le président Felipe Calderon a annoncé un plan d'urgence de 33,8 milliards de pesos (1,9 milliard d'euros) pour affronter les pénuries d'eau dans 19 des 32 Etats du pays.

"Ce succès ne suffira pas devant l'ampleur des dégâts", met cependant en garde Abraham Montes, dirigeant de la Confédération mexicaine paysanne (CNC), membre de la Caravane de la faim qui a parcouru, du 16 au 22 janvier, plus de 2 000 km en direction de Mexico pour dénoncer le manque d'aides publiques.


"Nous sommes les "indignés" des campagnes !", a martelé M. Montes aux côtés de centaines de paysans du nord et du centre du Mexique, qui ont traversé les Etats les plus affectés. A Mexico, les 10 tracteurs et 40 chevaux de la caravane ont bloqué durant trois jours une avenue du centre-ville pour alerter les autorités sur l'urgence de la crise, provoquée par la plus forte sécheresse depuis soixante et onze ans, encore renforcée par le déficit hydrique lié au gel hivernal de 2011.

Conséquence : 2 millions d'hectares de cultures ont été dévastés et 450 000 têtes de bétail sont mortes dans 1 200 municipalités du pays, selon le ministère de l'agriculture."Depuis un an et demi, le manque de pluie nous empêche d'arroser les cultures, de nourrir les bêtes et de produire des graines pour semer la saison prochaine, raconte Roque Solis, éleveur de bovins dans l'Etat de Chihuahua (nord). J'ai déjà perdu 30 de mes 200 vaches. Les autres mourront aussi si l'aide publique n'arrive pas d'ici le mois de mai."

Chihuahua est l'une des régions les plus affectées par la baisse des précipitations, évaluée entre 40 % et 50 % par rapport au niveau pluvial habituel. Même paysage de désolation dans les Etats de Coahuila (nord-ouest), Durango (nord-ouest), Zacatecas (nord) et San Luis Potosi (nord-est), où des carcasses de boeufs gisent sur des sols craquelés. Pis, certaines municipalités n'ont plus d'eau potable. "Les conséquences risquent d'être dramatiques puisque trois de ces cinq Etats produisent 80 % des haricots mexicains, à la base de l'alimentation des populations rurales pauvres. Une part importante de cette production est autoconsommée", s'alarme Alfonso Ramirez Cuellar, dirigeant de l'organisation paysanne El Barzon.

Les 220 000 Indiens Tarahumara sont les plus menacés par la famine. Ils vivent isolés dans les montagnes et canyons arides de l'Etat de Chihuahua. Leur vulnérabilité a ému les Mexicains, après que, mi-janvier, le leader paysan Ramon Gardea a annoncé par Internet les suicides d'une cinquantaine d'Indiens, incapables de nourrir leurs enfants."Cette rumeur est fausse, mais la crise, elle, est bien réelle, avertit Tomas Ruiz, représentant du Conseil suprême des Tarahumara à bord de la Caravane de la faim. En janvier, six Indiens sont morts de faim, après 28 décès similaires en 2011."

Face à l'urgence, les Mexicains se mobilisent pour collecter des vivres dans tout le pays. Le gouvernement a aussi déclenché, en collaboration avec la Croix-Rouge, un plan d'aide qui distribue, depuis le 17 janvier, des milliers de colis humanitaires. "Personne ne mourra du manque d'eau ou de nourriture", s'est engagé, mardi, le président Felipe Calderon, en annonçant son programme contre la sécheresse de près 2 milliards d'euros.

Ce dernier prévoit notamment l'envoi de 40 000 camions-citernes, le forage de puits et la constitution de réserves de maïs et de haricots. "Un investissement sans précédent", a souligné M. Calderon, qui a affirmé que cette sécheresse "était l'une des expressions les plus dramatiques du changement climatique".

Un avis que ne partage pas Humberto Rodarte, spécialiste de l'environnement à l'Institut technologique de Monterrey : "Le réchauffement climatique accentue l'aridité. Mais les conséquences actuelles de la sécheresse sont plutôt liées à la déforestation et à l'irrigation abusive de zones désertiques pour les rendre cultivables. Le plan gouvernemental arrive tard, alors que les Indiens et les petits agriculteurs sont délaissés, depuis des années, par des politiques publiques qui manquent de planification et ne luttent pas assez contre la corruption."

En 2011, seuls 40 % des 937 millions de pesos (54,8 millions d'euros) d'aides contre les pénuries d'eau, alloués à 19 Etats, ont été reversés aux producteurs.

Même scepticisme du côté des organisations paysannes : "Le plan du gouvernement ne règle pas les problèmes de fond, déplore Abraham Montes de la CNC. Sans compter que nos demandes concernant la pénurie de graines ou le contrôle des prix ne sont pas satisfaites."

Mardi, la Caravane de la faim a néanmoins levé son campement au centre de Mexico. Le gouvernement ayant promis de lancer, à partir du 1er février, une nouvelle négociation sur les programmes alimentaires et les aides à la consommation.

"Le temps presse, avertit Alfonso Ramirez Cuellar d'El Barzon. Les prix des aliments de base risquent de flamber." D'autant que la sécheresse devrait perdurer en 2012, selon la Commission nationale de l'eau. "Les migrations des Indiens vers les villes pourraient alors s'accentuer", s'inquiète Abel Rodriguez, spécialiste des Tarahumaras à l'Ecole d'anthropologie de Chihuahua, qui précise qu'environ 20 000 d'entre eux ont déjà quitté leurs terres ancestrales.

Frédéric Saliba


Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/26/au-mexique-la-faim-gagne-les-campagnes_1635032_3244.html

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Bardamu
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MessageSujet: Re: Actualités de la famine au XXIe siecle.   4/5/2012, 12:26

Une carte et un article en lien avec la thématique

Lien vers l'image en taille réelle : http://www.convergencealimentaire.info/wp-content/uploads/2012/04/map.jpg


Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire




Pourquoi cette convergence est-elle néfaste?

Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins interreliés. En voici cinq:


1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

Cette raison est celle qui, d’une certaine façon, englobe toutes les autres. Les profits engendrés par ces compagnies sont gargantuesques: à elle seule, Nestlé a engendré plus de 37 milliards de dollars de profit en 2010. Or, cet argent se convertit rapidement en pouvoir politique. De fait, dans notre système politique, des groupes de pression font sans relâche des efforts afin de faire passer ou bloquer des projets de loi. En général, plus les groupes de pression sont bien financés et organisés, plus ils ont les moyens d’avoir une grande influence sur les décisions prises au final. L’industrie alimentaire mène des activités de lobbying à toutes les échelles: internationales, nationales et locales. De plus, de grands montants sont investis par ces compagnies dans les campagnes référendaires de plusieurs candidats politiques, tous partis confondus. Il serait naïf de croire que ces compagnies investissent tout cet argent (en 2010, Kraft a dépensé un demi-million de dollars en contributions à des candidats politiques américains; Nestlé a, à elle seule, donné près de 300,000$ à la campagne de Schwarzenegger en Californie) sans rien attendre en retour: elles souhaitent avoir leur mot à dire sur les lois qui seront ou ne seront pas adoptées. Quant à savoir pour ou contre quels projets elles feront de la pression, le seul critère qui semble s’appliquer dans leurs choix est celui du profit. Cela est logique et semble légitime, puisqu’il s’agit de compagnies qui, après tout, ont pour mission de faire du profit. Cependant, la pression politique exercée en vue du profit entre souvent en conflit avec l’intérêt de la population, pour qui les politiciens devraient pouvoir travailler sans pressions contraires. Il est néfaste pour tous que l’intérêt de compagnies passe avant celui de la population, surtout lorsqu’il s’agit de domaines aussi importants que celui de la santé publique.

Le dossier de l’étiquettage des produits qui contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM) en est un bon exemple: à ce jour, il est impossible de savoir si les OGM ont un effet dangereux sur la santé ou non. Malgré cela, une majorité des produits disponibles sur les tablettes des supermarchés contiennent déjà des OGM. L’État américain de l’Oregon a tenté, en 2002, d’introduire une loi pour obliger les compagnies à indiquer lesquels de leurs produits contiennent des OGM. On ne parle pas ici de bannir les OGM, ou même d’en réduire l’utilisation, mais seulement d’informer les consommateurs sur leur présence dans les produits achetés, et de leur laisser le choix d’en acheter ou non. Un immense lobby représentant les géants de l’alimentation s’est alors formé, chaque compagnie y contribuant à coups de dizaines milliers de dollars (Pepsico y a investi 127,000$, Procter & Gamble, 80,000$). Au final, le projet de loi n’est pas passé.
http://www.cropchoice.com/leadstrye184.html?recid=1013

Les élus, qui devraient en principe protéger la population, deviennent vite impuissants, surtout si leur élection dépend de fonds avancés par ces mêmes compagnies. Cela devient une forme détournée et légale de corruption, et il est facile de croire que si cela était possible, ces multinationales utiliseraient des moyens plus directs. Unilever a d’ailleurs admis au New York Times avoir donné des pots-de-vin, ou “facilité des paiments” à l’endroit de membres de gouvernements dans certains pays en voie de développement. Unilever ont affirmé ne pas encourager ce genre de pratique, mais la tolérer lorsqu’elle est une « coutume locale ». Autrement dit: si les politiciens en place sont corruptibles et reçoivent déjà des pots-de-vin, aussi bien en profiter!
http://www.reuters.com/article/2011/04/08/us-jj-bribery-idUSTRE7374ZB20110408


2 – Impacts sur la santé

C’est logique: notre santé passe en très grande partie par les aliments que nous comsommons, c’est d’eux que finit par se constituer notre corps. Dans la mesure où une grande majorité des aliments que nous achetons sont fournis par un très petit nombre de compagnies, chacune d’elles a une immense part à jouer sur notre santé, qui repose en partie entre leurs mains. Or, contrairement à ce qu’elles pourront bien affirmer à travers diverses publicités, notre santé ne fait pas partie de leurs préoccupations sincères, bien au contraire.

En 2005, à peu près toutes les multinationales de l’alimentation se sont réunies pour mettre de la pression sur le gouvernement français, qui s’apprêtait à faire passer une loi interdisant les distributrices de sodas et de collations de type « junk food » dans les écoles, ainsi qu’à modifier le genre de publicité entourant les aliments néfastes pour la santé. Une grande partie du projet dût être abandonnée suite aux pressions de l’industrie alimentaire.
http://www.nytimes.com/2006/01/25/international/europe/25obese.html?_r=1

Pire, malgré des études de l’Organisation Mondiale de Santé et de l’UNICEF démontrant que l’utilisation d’un substitut au lait maternel pour nourrir les bébés contribue à la mort de 1,5 millions d’enfants par année dans les pays sous-développés. Nestlé, le plus grand fabriquant de substituts de lait maternel au monde, fait ouvertement la promotion du choix d’utiliser ses substituts même si la mère est en mesure d’allaiter. Ils vont jusqu’à financer les cliniques médicales de pays sous-développés qui acceptent de faire la promotion de leurs subsituts au lait maternel. Ces pratiques sont directement responsables de la mort ou de la santé fragile de millions d’enfants; un boycott international de Nestlé a d’ailleurs cours depuis les années 80 en raison de cette controverse.
http://boycottnestle.blogspot.ca/


3 – Impacts sur l’économie

Économiquement, le nombre restreint de compagnies sur le marché de l’alimentation nous place en situation d’oligopole. Deux conséquences majeures en découlent:

Premièrement, un marché contrôlé par un petit nombre de compagnies présente des « barrières à l’entrée », c’est-à-dire que toute nouvelle compagnie qui tente d’entrer sur ce marché aura la vie difficile, sinon impossible. Par exemple, si un nouveau producteur est assez chanceux pour que son supermarché local accepte de vendre son produit, c’est souvent sur des tablettes quasi inaccessible que son produit sera placé, ce qui encourage très peu les gens à l’acheter, car de fait, les endroits bien en vue sont réservés aux multinationales, qui payent cher pour avoir ce privilège. Un petit producteur n’a simplement pas le budget pour rivaliser avec elles. De plus, les gens sont habitués aux marques des grandes compagnies, et ont d’emblée le réflexe d’acheter ces marques (qui bénéficient aussi d’appui publicitaire massif), ce qui rend la compétition avec elles beaucoup plus difficile. Et si finalement un producteur réussit à percer le marché avec un produit qui intéresse les gens, il est fort probable qu’il soit vite racheté par l’une des multinationales, et sa marque n’en deviendra qu’une autre parmi les centaines qu’elles possèdent déjà. Tout ceci empêche la saine concurrence du marché.
http://current.com/shows/current-tonight/90855744_large-food-conglomerates-go-to-great-lengths-to-hide-that-theyre-the-owners.htm

Deuxièmement, un oligopole mène souvent à un cartel, c’est à dire un petit groupe de compagnies qui fixe les prix à un montant plus élevé que ceux du marché, afin d’augmenter leurs profits sur le dos des consommateurs. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cartel_%28%C3%A9conomie%29 C’est une pratique qui est généralement illégale et relève de la collusion, mais cela n’empêche pas les compagnies de s’y adonner. En avril 2011, Procter & Gamble a dû payer 211 millions d’euros d’amende après avoir été reconnu coupable d’un cartel de fixation des prix en Europe avec Unilever et Henkel. http://www.bbc.co.uk/news/business-13064928 Henkel, la plus petite compagnie des trois (et donc celle qui en profitait le moins), n’a pas été pénalisée, car c’est elle qui a dénoncé le cartel aux autorités.



4 – Impacts sur l’environnement

Les compagnies qui contrôlent l’industrie alimentaire n’ont, en général, pas un dossier environnemental reluisant. En 2001, Kraft a décidé d’investir massivement dans une entreprise de lobbying auprès de l’administration Bush afin de militer contre le protocole de Kyoto. En Chine, Pepsico et Nestlé ont été condamnées pour pollution de cours d’eau.
http://www.polarisinstitute.org/pepsi_and_nestle_backlisted_for_water_pollution_in_china Unilever ont, quant à eux, illégalement déversé 7,4 tonnes de déchets contaminés au mercure à l’entrée de la forêt Pambar Shola en Inde, juste à côté d’une ville à forte densité de population. Unilever a été forcée de fermer cette usine de mercure pour cette raison. C’est aussi sans surprise que Procter & Gamble ont milité afin d’affaiblir des projets de lois environnementales européenes à l’endroit des produits chimiques. En raison des pressions de P&G, la loi adoptée au final en 2003 par le parlement européen ne protège que très peu les citoyens et l’environnement de substances toxiques présentes dans les produits ménagers. Ce “militantisme” anti-environnementaliste dont font preuves ces compagnies n’a qu’un but: s’assurer que la production soit la moins chère possible à court terme. Les dommages causés à plus long terme à la population globale de notre planète, incluant celle des animaux, n’a aucun poids, sinon celui de bien paraître.

Mais l’impact le plus considérable que ces compagnies ont sur l’environnement est peut-être relié à l’utilisation massive d’huile de palme dans leurs aliments. En effet, les impacts dévastateurs (déforestation à grande échelle, délocalisation de communautés locales menant à des situations violentes http://www.peacebrigades.ch/fr/projets-internationaux/colombie/exemple-de-cas/huile-de-palme/ , extinction d’espèces animales, émission de gaz à effet de serre) de l’industrie de l’huile de palme ont été révélés dans les dernières années http://www.independent.co.uk/environment/the-guilty-secrets-of-palm-oil-are-you-unwittingly-contributing-to-the-devastation-of-the-rain-forests-1676218.html , mais l’huile de palme est toujours massivement utilisée dans un foule de produits transformés, principalement en raison de son coût très bas et du fait qu’elle représente un substitut (tout aussi malsain) aux gras trans.
http://www.sciencedaily.com/releases/2009/05/090502084827.htm



5 – Impacts humains

La réputation de plusieurs multinationales quant aux conditions de travail qu’elles imposent à l’étranger n’est plus à faire. Au fil des ans, des compagnies opérant dans de multiples domaines ont été sur la sellette, au centre de plusieurs scandales. Le fait que l’industrie alimentaire se comporte aussi de la sorte n’aura donc probablement rien de surprenant. Malgré cela, la sévérité des actions de certaines de ces compagnies risque d’en surprendre plus d’un.

En 2005, Nestlé a été poursuivie par l’ILRF (International Labor Right Fund) pour trafic d’enfants http://www.nestlecritics.org/index.php?option=com_content&task=view&id=59&Itemid=1 . Ces enfants sont amenés en Côte d’Ivoire à partir des pays environnants pour travailler sur les plantations de cacao utilisées par la compagnie. Malgré plusieurs avertissements lancés à l’endroit de Nestlé afin de les informer de ces pratiques, Nestlé n’a jamais vraiment réagi sur la question avant la poursuite. Une autre poursuite a été lancée aux États-Unis, où Nestlé est accusé de complicité pour esclavage, enlèvement et torture d’enfants dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. C’est sans parler du meurtre d’un dirigeant syndical en Colombie http://www.laborrights.org/end-violence-against-trade-unions/colombia/news/11267 . Ce dernier avait publiquement dénoncé une stratégie sournoise qui permettait à Nestlé de changer l’étiquettage de poudre de lait importée pour qu’elle paraîsse être un produit local. La poudre, souvent passée date, était importée à rabais de pays voisins. La plainte mena à une enquête policière qui confirma les faits et traduit Nestlé en justice pour avoir miné la santé publique. Plusieurs autres meurtres ont mystérieusement frappé les travailleurs qui ont déposé des plaintes contre Nestlé http://www.colombiasolidarity.org.uk/component/content/article/25-news/471-la-rosa-nestle-food-worker-and-leader-of-sinaltrainal-in-colombia-killed-at-his-home . Mais ce genre de pratiques n’est pas le monopole de Nestlé: le dossier de Coca-Cola n’est pas plus reluisant. http://killercoke.org/



Comment réagir?

Difficile de ne pas se sentir impuissant face à des multinationales qui disposent de budgets aussi immenses, d’une grande influence politique et qui peuvent systématiquement se payer les meilleurs avocats pour contrer toute poursuite. Mais les revenus exorbitants de ces compagnies, qui maintiennent ces pratiques, ne poussent pas dans les arbres… ils proviennent de nos poches! Ce sont nous qui leur donnons lorsque, chaque semaine, nous achetons les centaines de produits qu’ils nous offrent au supermarché. L’alimentation représente un marché gigantesque: chacun de nous doit se nourrir pour rester en vie, et ce, à répétition! Nos visites au supermarché sont régulières et représentent, à la somme, une grande partie de nos budgets. Il serait donc erroné de croire que l’impact que chacun de nous a sur cette industrie est minime. Faites l’exercice, et calculez combien d’argent vous consacrez à l’épicerie par année. Mieux encore, tentez de remarquer, à votre prochaine visite, quel pourcentage des produits que vous achetez sont vendus par ces quelques multinationales: vous pourrez ainsi calculer environ combien d’argent vous leur donnez. Le résultat risque d’être surprenant. Ainsi, même si un seul de nous coupe sa contribution, l’impact sera de plusieurs milliers de dollars!

Deux obstacles se posent cependant:

- Il est difficile d’éviter les produits vendus par cette poignée de compagnies. Ils sont partout, et parfois il peut sembler qu’aucune alternative ne s’offre: si on n’achète pas le produit de Nestlé, alors on achète celui de Kraft ou de Pepsico. Mais des alternatives existent, il suffit de les rechercher. Elles demandent parfois un effort supplémentaire, surtout l’effort de faire un peu de recherche sur la provenance des produits que nous choisissons d’acheter (et sur la compagnie qui les fabrique). Cet effort se voit toutefois récompensé au niveau individuel par la conscience de faire un bon choix, et au niveau collectif par de l’argent investi ailleurs que dans ce système oligopolistique.

- Les marques détenues par ces compagnies font partie de nos vies depuis longtemps, elles sont partout. Nous y sommes habitués, parfois attachés. La publicité nous encourage sans cesse à les acheter. Très souvent, il est très difficile de s’imaginer les bannir toutes de nos vies, tout d’un coup, et de changer entièrement nos habitudes en un tournemain; ça n’est tout simplement pas réaliste.

Mais ces obstacles ne doivent pas nous arrêter! D’abord, il peut être pratique d’imprimer notre grand graphique et de le traîner à l’épicerie pour faire le diagnostic de nos habitudes, mais aussi pour regarder les produits disponibles qui n’appartiennent pas à ces compagnies: on prend ainsi conscience des alternatives possibles. Ensuite, il est possible d’essayer les produits qui s’offrent à nous comme alternatives, peut-être que plusieurs nous plairont, et que nos habitudes seront ainsi plus faciles à changer. Il peut aussi être profitable de tenter de changer nos habitudes une par une: au fil du temps, notre impact s’agrandira de plus en plus, et nous ne serons pas aussi déstabilisés. Cette façon de faire est du moins plus réaliste qu’un boycott soudain et inflexible, même si celui-ci est idéalement souhaitable.

Informons-nous!

Ne nous laissons pas manipuler par la publicité, car c’est par l’ignorance que ces compagnies réussissent à avoir un si grand pouvoir. De fait, si tous étaient au fait de leurs agissements, leurs profits seraient en baisse constante: très peu de gens accepteraient d’endosser leurs actions. Une foule d’informations et d’articles sont disponibles sur internet, qui n’attendent que d’être recherchés. Pour ceux que ce sujet intéresse, nous recommandons aussi l’excellent documentaire Food Inc. qui dresse un portrait très large de l’industrie alimentaire aux États-Unis (la situation américaine est fortement similaire à la nôtre). http://www.imdb.com/title/tt1286537/

Finalement, n’hésitez pas à consulter les pages que nous avons créées sur quelques-unes des compagnies, où nous dressons une liste sommaires (et incomplète) de faits intéressants sur chacune. Nous y avons inclus ConAgra, qui ne se trouve pas dans le grand graphique du fait qu’elle est une moins grosse compagnie.
La décision d’y consacrer une page relève de son bulletin éthique scandaleux: nous vous invitons à consulter sa page pour en juger par vous-mêmes. http://www.convergencealimentaire.info/?page_id=54

http://www.convergencealimentaire.info/

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Mon passé, Ô Seigneur, à Ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à Ta Providence.  Padre Pio

Or, si les rituels sont les vêtements du croyant, sa véritable religion ne se situe que dans son cœur. Rahma Alayoubi
                                                                   
Info importante : Je n'ai rien à voir avec le Bardamu qui officie sur le site llp.org et encore moins celui qui officiait sur Quenel+.
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